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  • Votation du 4 février 2024 sur les SUV et l'accélération de la piétonnisation dans le 8e arrondissement : attention à la mobilité des Parisiens et des familles...

    La Mairie de Paris a décidé d'organiser une votation citoyenne le 4 février 2024 par laquelle elle prévoit de demander aux Parisiens de se prononcer sur deux questions, une question d'intérêt parisien et une question d'intérêt local. La question d'intérêt parisien concerne les SUV - acronyme de "sport utility vehicle", en français "véhicule utilitaire sport". Dans le 8e arrondissement, la question d'intérêt local concerne l’accélération de la piétonnisation et de la végétalisation des voies, notamment dans les rues de Monceau et de Liège. Si c'est la deuxième fois qu'une votation est organisée sur un sujet parisien, après les trottinettes en avril 2023, c'est la première fois que les Mairies d'arrondissement ont pu aussi soumettre une question propre à leur arrondissement. Le vote sera ouvert aux seuls Parisiens inscrits sur les listes électorales (les procurations ne sont pas autorisées). Il se déroulera exclusivement en Mairie du 8e arrondissement le dimanche 4 février de 9h à 19h. Le règlement de la votation du 4 février 2024 le rappelle dès son préambule : "en dehors des cas régis par des dispositions législatives ou réglementaires", toute commune peut "associer le public à la conception d'une réforme ou à l'élaboration d'un projet ou d'un acte". Puisqu'il s'agit d'une simple association, il ne s'agit pas, a contrario, d'une décision. Autrement dit, juridiquement, une "votation" n'est ni un "vote", ni un "référendum local décisionnel". Politiquement, la Ville de Paris peut donc ne pas tenir compte des résultats de la votation. Pour ou contre la création d'un tarif SUV à Paris ? La question d'intérêt parisien mise au vote lors de la votation du 4 février concerne les SUV. La Ville de Paris définit sur son site un SUV comme "un type de véhicule qui combine des caractéristiques d'une voiture de tourisme avec celles d'un véhicule utilitaire, souvent caractérisé par sa taille plus grande et son poids plus important : un SUV pèse 200 kg de plus qu’un véhicule standard, mesure 25 cm plus long et 10 cm plus large" (source : page dédiée du site web de la Ville de Paris). Les Parisiens sont appelés à se prononcer pour ou contre l'augmentation des prix de stationnement pour les SUV. En cas de votation positive, la tarification du stationnement pour un véhicule SUV serait ainsi triplée par rapport à celle applicable à un véhicule normal. "Pour ou contre la création d’un tarif spécifique pour le stationnement des voitures individuelles lourdes, encombrantes, polluantes ?" (libellé de la question d'intérêt parisien posée lors de la votation du 4 février) J'observe en premier lieu que l'affiche faisant la publicité de la votation est délibérément trompeuse et "racoleuse", probablement pour mobiliser les électeurs parisiens. Contrairement au libellé exact de la question posée, elle laisse en effet penser que le nombre de SUV pourrait être directement et certainement réduit à l'occasion de la votation. Or, seul les tarifs du stationnement des SUV pourraient l'être. Si l'augmentation de ces tarifs pourrait à son tour entraîner une diminution du nombre des SUV, ce lien de causalité ne serait ni direct ni certain. La mesure concernerait les visiteurs détenteurs d'un SUV dépassant le poids réglementaire, les propriétaires d'un véhicule thermique ou hybride rechargeable de plus d'1,6 tonne, ainsi que les propriétaires de tout type de véhicule de plus de 2 tonnes. D'après Mme HIDALGO, les véhicules concernés par la mesure représenteraient environ 10% du parc automobile sur Paris. Elle ne concernerait pas, en revanche, les résidents parisiens et les professionnels sédentaires stationnés dans leur zone de stationnement autorisés, les artisans, professionnels de santé et éligibles au tarif pro, les personnes à mobilité réduite et titulaires d'une carte mobilité inclusion, ainsi que les chauffeurs de taxi dans les stations dédiées. Je suis opposée à cette initiative municipale, sur le fond comme sur la forme. D'abord, l'exonération des résidents parisiens est beaucoup trop limitée puisque restreinte aux seuls résidents stationnés dans leur zone de stationnement. Les habitants du 8e qui possèdent ce type de véhicule, lequel représente plus de 28% du nombre total de véhicules particuliers dans l'arrondissement, soit plus de 20 000, verraient ainsi les tarifs du stationnement de leur SUV tripler dès lors qu'ils circuleraient dans la capitale et stationneraient hors de leur zone de résidence. C'est inacceptable. Ensuite, pour la Maire de Paris, cette votation du 4 février serait "un message adressé aux constructeurs automobiles. Leur course au profit, qui consiste à vendre délibérément des véhicules toujours plus gros, plus consommateurs et plus chers, met en péril la transition écologique. Avec cette votation, les Parisiens peuvent choisir d’apaiser leur espace public mais aussi défendre un nouveau modèle de société". Mais avec 1,75% des suffrages exprimés au 1er tour de l'élection présidentielle de 2022, plus lourde défaite de l'histoire des socialistes sous la Ve République, dont moins de 23 000 voix à Paris, soit à peine 2,17%, je ne sache pas que Mme HIDALGO ait récemment reçu le moindre mandat des Français et des Parisiens afin de proposer un nouveau "modèle de société"... Au secours ! Si elle pouvait se contenter de ne pas transformer Paris en contre-modèle de ville-capitale, ce serait déjà heureux et bien suffisant. Mme HIDALGO cherche manifestement à arborer l'étendard de l'écologie en sacrifiant les familles parisiennes sur l'autel d'une mesure électoraliste. En compliquant leur circulation automobile dans Paris et en revendiquant ad nauseam une "ville du quart d'heure", sans pour autant (faire) améliorer les transports en commun (certes, cela ne relève pas directement de sa compétence mais du syndicat Île-de-France Mobilités, au sein duquel Paris est toutefois un département membre important parmi d'autres collectivités), la Maire de Paris contribue à aggraver une forme de ségrégation... C'est un peu chacun chez soi, dans son quartier, et les moutons seront bien gardés ! Un tel comportement est décidément emblématique d'une gauche "frelatée", qui prétend d'autant plus dire ce qu'il faudrait faire qu'elle se garde bien de faire ce qu'elle dit... En cas de votation positive, je serai très vigilante afin de prévenir toute évolution de la réglementation qui pénaliserait encore un peu plus la mobilité des familles parisiennes, donc leur facilité et leur qualité de vie. Il faudra notamment que la Mairie de Paris donne des assurances pour que la mesure du triplement des tarifs de stationnement ne soit pas étendue également, à terme, aux résidents parisiens stationnés dans leur zone. Je suis enfin réservée sur la forme de l'initiative. Je déplore le calendrier de l'annonce de cette votation, dans le cadre d'une "communication de crise" de la Maire de Paris qui, pour détourner l'attention publique de "l'affaire Tahiti", a multiplié début novembre les annonces comme autant de contre-feux médiatiques et politiques : après la votation sur les SUV, le "Plan Piéton" 2023-2030, le nouveau "Plan Climat" 2024-2030, l'abaissement à 50 km/h de la vitesse sur le périphérique après les JOP de Paris 2024, etc. Dans le 8e arrondissement, pour ou contre l'accélération de la piétonnisation et de la végétalisation ? Pour la première fois, les mairies d’arrondissement ont aussi pu soumettre à la votation du 4 février 2024 une question d’intérêt local propre à leur arrondissement. Dans le 8e arrondissement, cette question concerne l’accélération de la piétonnisation et de la végétalisation des voies, notamment dans les rues de Monceau et de Liège. "Pour ou contre accélérer la piétonnisation et la végétalisation des voies du 8e arrondissement et plus particulièrement certaines portions de la rue de Monceau et de la rue de Liège ?" (libellé de la question d'intérêt local dans le 8e arrondissement posée lors de la votation du 4 février) Je me réjouis de la nouveauté de principe que représente la mise au vote de questions d'intérêt local dans le cadre des votations organisées par la Mairie de Paris. A priori, c'est une évolution plutôt positive de la démocratie locale participative, sous réserve bien sûr de l'importance et de l'urgence des sujets effectivement traités. Je crois d'ailleurs que cette nouveauté pourrait justifier la réinscription sur les listes électorales à Paris de tous les Parisiens qui préfèrent encore voter en province, là où ils ont parfois le sentiment que leur bulletin de vote est plus utile car pouvant plus facilement faire la différence... Je me réjouis aussi de la prise en considération des rues de Monceau et de Liège, deux aménagements sur lesquels j'ai déjà eu l'occasion de me mobiliser. La formulation de la question d'intérêt local posée le 4 février soulève toutefois d'autres questions. J'ai d'ailleurs écrit un courrier à la Maire du 8e arrondissement : quels tronçons de la rue de Monceau et de la rue Liège seraient concernés par une accélération de la piétonnisation de la végétalisation ? quelles voies précises seraient concernées par une accélération de la piétonnisation et de la végétalisation - hormis la rue de Monceau et la rue de Liège ? la Mairie du 8e arrondissement compte-elle organiser des réunions publiques de concertation avec les riverains sur ces différents projets de piétonnisation et de végétalisation ? quel est l'état final recherché par les Mairies de Paris et du 8e arrondissement en termes de plan de circulation pour le quartier Europe ? Des études d'impact ont-elles été réalisées pour en assurer la cohérence d'ensemble, y compris avec les arrondissements voisins, à commencer par le 9e arrondissement où sont réalisés de nombreux aménagements, notamment rue de Clichy ? En effet, le plan de circulation du quartier Europe a déjà fait l'objet de nombreuses modifications ces quatre dernières années dans le cadre de la démarche municipale "Embellir votre quartier" : "vélorue" rue d'Amsterdam, piste cyclable rue de Londres, deux "rues aux écoles" rue de Florence et rue de Moscou, mise en voie unique de la rue de Saint-Pétersbourg, végétalisation des rues de Clapeyron et de Turin, divers aménagements sur la place de Dublin et à la sortie du métro Liège, fermeture du "barreau" de la rue de Madrid où se trouve l'accès au métro, déviations de plusieurs lignes de bus. Or, la réalisation de ces aménagements se traduit désormais par un véritable "gymkhana" et de nombreux embouteillages dans le quartier, tout particulièrement au niveau de la rue de Liège, depuis la place de l'Europe et jusqu'à son carrefour avec les rues d'Amsterdam et de Moscou. Là aussi, nous devons être très vigilants sur les enjeux de mobilité des familles et, plus largement, de tous les Parisiens pour lesquels cette mobilité est contrainte par divers facteurs - logistiques, physiques, etc. J'alerte à nouveau ici sur l'enjeu de la mobilité des Parisiens, laquelle est au fondement même de notre vie urbaine, et sur les mesures qui peuvent constituer un danger pour celle-ci. Attention au caractère disproportionné des conséquences négatives de certaines mesures présentées comme "écologiques", en l'occurrence la lutte contre les SUV, les piétonnisations et les végétalisations : "enserrer" la mobilité avec une "foultitude" de mesures qui ne sont pas toujours strictement nécessaires, adaptées et proportionnées à l'ensemble des besoins des Parisiens, mais qui répondent plutôt parfois à des considérations purement "idéologiques", c'est prendre le risque d'un rejet de ces mesures, alors perçues par les particuliers et les professionnels comme inutilement "punitives" et "discriminatoires". A fortiori lorsque s'y ajoutent une masse d'autres restrictions de circulation et le renchérissement, voire la suppression, du stationnement payant des automobiles comme des deux-roues... Ces mesures ne sont pas réalistes. Elles sont même nocives, à terme, puisqu'elles tendent à opposer la transition écologique et la justice sociale, l'une et l'autre étant pourtant inséparables...

  • JOP Paris 2024 : réunion publique d'information sur les périmètres de sécurité et de circulation dans le 8e arrondissement

    Une réunion publique d'information des habitants et des acteurs économiques sur les périmètres de sécurité et de circulation dans le 8e arrondissement pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de Paris 2024 était organisée à l'initiative de la Ville de Paris, avec la participation du Comité d'Organisation Paris 2024 et de la Préfecture de police de Paris, mercredi 24 janvier, au Conservatoire à rayonnement régional de Paris, rue de Madrid. Ont participé M. Pierre RABADAN, Adjoint à la Maire de Paris en charge du sport, des Jeux olympiques et paralympiques et de la Seine ; M. Laurent NUNEZ, Préfet de police de Paris ; M. Jérôme FOUCAL, Directeur de l'ordre public et de la circulation (DOPC) au sein de la Préfecture de police de Paris ; Mme Sandrine CARLIN, Commissaire divisionnaire de police du 8e arrondissement ; Mme Laurence OLBRECK, Cheffe de la division de la police municipale dans le 8e arrondissement ; Mme Jeanne d'HAUTESERRE, Maire du 8e arrondissement. La réunion publique a rassemblé beaucoup d'habitants et d'acteurs économiques du 8e arrondissement, porteurs de très nombreuses questions. A six mois de la cérémonie d'ouverture du plus grand événement jamais organisé à Paris et en France (entre 12 et 15 millions de visiteurs supplémentaires sont attendus dans la capitale), cette réunion était aussi l'occasion d'appréhender des situations et de cerner des problèmes non encore identifiés. C'est pourquoi la plupart des informations présentées sont encore susceptibles d'évoluer, notamment les autorisations d'accès aux périmètres de sécurité et de circulation. Les sites de compétition dans le 8e arrondissement Comme le Comité d'organisation Paris 2024 l'a rappelé dans sa présentation, le 8e prend largement sa part à l'organisation et - nous l'espérons tous - à la réussite des JOP de Paris 2024, en accueillant dans la partie Sud du territoire de nombreuses épreuves sportives sur les trois sites de la place de la Concorde, du Grand Palais et du pont Alexandre III. L'arrondissement accueillera également un "site de festivités" dans le parc Monceau. Les périmètres de sécurité dans le 8e arrondissement Pour garantir la sécurité des épreuves, des athlètes et des spectateurs, la Préfecture de police de Paris a établi des périmètres de sécurité et de circulation autour des sites de compétition. Le principal objectif est de réduire les risques terroristes et de sécuriser les flux du public accédant ou quittant un site olympique ou paralympique. Si la Préfecture de police rappelle s'efforcer de limiter au maximum les impacts négatifs des périmètres sur la vie quotidienne des riverains et des acteurs économiques, des perturbations sont à prévoir, dès mars et jusqu'à octobre 2024, en incluant les phases de montage et démontage des sites. La Préfecture de police distingue quatre catégories de périmètres autour de chaque site de compétition, du plus au moins proche du site et donc du plus au moins contraignant : Le périmètre organisateur de Paris 2024. Il est resserré au plus près du site. Seuls les personnes et véhicules accrédités par Paris 2024 ou en possession d'un billet peuvent accéder à l'intérieur du site organisateur. Aucun habitant, commerce ou entreprise n'est situé à l'intérieur du périmètre organisateur. Seules des restrictions de stationnement sont mises en place aux abords de certains sites. Des zones de dépose et de reprise des personnes à mobilité réduite sont prévues à proximité immédiate de chaque site. L’accès des véhicules d’urgence (SAMU, sapeurs-pompiers, police, secouristes) au périmètre organisateur est conditionné à l’autorisation préalable de la Préfecture de police. Le périmètre de protection dit "SILT", suite à la loi du 30 octobre 2017 "renforçant la Sécurité Intérieure et la Lutte contre le Terrorisme". Il jouxte le périmètre organisateur. Seuls sont autorisés à accéder à cette zone les personnes accréditées par Paris 2024 et les spectateurs. La mise en place n'a pas de conséquences directes pour les riverains, commerces et entreprises puisque seuls les accès au site sont neutralisés. Depuis les attentats du 13 novembre 2015, de tels périmètres sont régulièrement mis en œuvre lors de grands événements. Le périmètre "rouge" d’interdiction de la circulation motorisée. Dans ce périmètre, la circulation motorisée des voitures et des deux-roues est interdite. Les services d’urgence et le passage des véhicules justifiant de dérogations spécifiques sont autorisés. Les commerçants et les entreprises, pour leurs salariés et leur clientèle, ne sont pas impactés par l’instauration de ce périmètre. Les livraisons en vélo-cargo sont possibles, en passant par certains points d’accès identifiés et sous réserve de contrôle par les forces de l’ordre. Les taxis peuvent circuler, à condition d'avoir été commandés. Les déplacements des piétons et des cyclistes y restent autorisés en permanence. Le périmètre "bleu" de réglementation de la circulation motorisée. Au sein de ce périmètre, la circulation motorisée des voitures et des deux-roues est réglementée. L'objectif est de réduire les flux de transit aux abords du périmètre rouge. L’accès à ce périmètre est autorisé pour tout type de véhicule dès lors que le conducteur peut justifier son besoin d’accès à la zone : accès au domicile, travail, livraison, dépannage, déménagement, rendez-vous médical. Les déplacements des piétons et des cyclistes y restent autorisés en permanence. Le périmètre "rouge" et le périmètre "bleu" seront activés autour des sites les jours de compétition, pendant un créneau horaire allant de 2h30 avant le début de la première épreuve jusqu'à 1h30 après la fin de la dernière épreuve. Pour accéder aux périmètres de sécurité et de circulation, une inscription préalable obligatoire devra être effectuée en ligne, sur une plateforme dédiée, à partir de mars-avril, afin d'obtenir le "code QR" qui devrait faire office d'autorisation, pour des raisons de praticité éprouvées lors d'événements récents. L'inscription en ligne pourra être effectuée, avec un accompagnement, depuis les Mairies d'arrondissement, notamment celle du 8e. L'obligation d'inscription préalable vaudra aussi pour la venue d'invités ou d'ouvriers à domicile. (vous y trouverez la plupart des réponses à vos questions)

  • Conseil du 8e arrondissement du 28 novembre 2023 : je vous rends compte

    Nous avons tenu mardi 28 novembre notre 25e Conseil du 8e arrondissement de la mandature. J'ai concentré mes principales interventions sur les dossiers prioritaires pour les habitants du 8e et pour l'arrondissement. J'ai d'abord dénoncé une nouvelle fois le projet de logements sociaux au 37 avenue George V, un dossier emblématique de la politique idéologique du logement social menée par la Ville de Paris. Je me suis ensuite abstenue voire opposée à plusieurs subventions de la Ville de Paris, soit parce qu'elles n'étaient pas justifiées, soit parce qu'elles bénéficiaient à une institution dont la mauvaise gestion est notoire. Si je me suis abstenue sur le projet de nouveau "Plan Climat", dans l'attente de la nouvelle version enrichie qui nous sera présentée au printemps, j'ai émis un avis favorable sur le "Plan Piéton", une première étape qui va dans le bon sens, même s'il faut aller beaucoup plus loin. Enfin, j'ai défendu deux vœux et posé une question. Le premier avait pour objectif de renforcer de toute urgence la lutte contre les salons de massage dissimulant des activités de prostitution. Le second visait à corriger les externalités négatives, pour la rue de Liège et son carrefour, du nouveau plan de circulation du quartier Europe. Enfin, ma question portait sur l'inversion du sens de la circulation sur le tronçon de la rue de Monceau entre les rues de Téhéran et de Vézelay. Vous trouverez ici l'ordre du jour initial de la séance (ici le relevé des délibérations ainsi que le compte rendu intégral ) et ci-dessous un compte rendu synthétique de mes principales interventions et prises de position. 37 avenue Georges V : un dossier emblématique de la politique idéologique du logement social La délibération 2023 DLH 363 concernait la réalisation au 37 avenue George V d’un programme d'acquisition de 23 logements sociaux par Paris Habitat - 7 logements "PLAI", 9 logements "PLUS" et 7 logements "PLS". Les logements PLAI, financés par le Prêt Locatif Aidé d’Intégration, sont attribués aux locataires en situation de grande précarité. Les logements PLUS, financés par le Prêt Locatif à Usage Social, correspondent aux locations HLM. Les logements PLS, financés par le Prêt Locatif Social, sont attribués aux candidats locataires ne pouvant prétendre aux locations HLM, mais ne disposant pas de revenus suffisants pour se loger dans le privé. Les logements PLI, financés par le Prêt Locatif Intermédiaire et également attribués aux personnes dont les revenus sont trop élevés pour pouvoir être éligible à un logement HLM, mais trop faibles pour se loger dans le parc privé. Le 19 septembre dernier , nous avions déjà examiné la délibération 2023 DU 97 concernant la cession au bailleur social Paris Habitat de l'immeuble situé au 37 avenue George V. Le dossier du 37 avenue George V est emblématique de la politique idéologique du logement social menée par la Maire de Paris. Créer des logements sociaux dans l'un des quartiers les plus chers de la capitale, c'est une provocation gratuite de la gauche vis-à-vis de la droite parisienne coûteuse pour les contribuables parisiens. Deux à trois fois plus de logements sociaux pourraient être en effet créés ailleurs dans des quartiers moins chers… C'est donc une faute politique ! Pourtant, la Maire du 8e arrondissement avait voté "pour" la délibération 2023 DU 97 lors de notre Conseil d'arrondissement du 19 septembre. Puis, l'usage du Conseil de Paris voulant que le groupe vote comme le Maire d'arrondissement sur une délibération qui concerne son arrondissement, les élus du groupe Changer Paris n'ont pas pu s'opposer à cette délibération, comme ils l'auraient voulu, lors du Conseil de Paris début octobre. Ses homologues ne comprennent pas les positions de Mme d'HAUTESERRE... Pour ma part, ma position sur la politique publique du logement social est constante et nuancée. Ce sujet mérite mieux que les caricatures auxquelles la gauche veut réduire le débat. Je suis "POUR" une politique du logement social pour mieux loger à Paris les familles, les classes moyennes et les salariés des métiers en tension. Mais je suis "CONTRE" la politique de production et d'attribution des logements sociaux menée par l'Hôtel de Ville de Paris. Je dénonce la politique des provocations gratuites mais coûteuses du logement social menée par Mme HIDALGO à Paris en général et dans le 8e arrondissement en particulier. A ses yeux, la capitale sera toujours trop déficitaire en logements sociaux, même si elle dépasse déjà le taux légal de 25% prévu par la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU). Sa posture idéologique est la même pour le 8e, bien que notre arrondissement compte déjà 894 logements sociaux, soit une augmentation de + 604% depuis 2001. Cette politique idéologique du logement social représente un coût exorbitant pour le contribuable parisien, raréfie les logements disponibles sur le marché locatif privé et réduit les surfaces de bureaux indispensables au dynamisme économique de la capitale. C'est le cas dans l'arrondissement emblématique du quartier central des affaires qu'est le 8e. La Maire de Paris persévère ainsi sur la voie sans issue de la collectivisation des logements, de la décroissance de l'activité économique, de la bétonisation et de la densification à outrance. Pour ma part, je soutiens les positions et propositions de la droite parisienne sur la politique du logement social. La droite propose un moratoire sur la transformation de logements libres en logements sociaux, le redéploiement des investissements de la préemption vers la rénovation du parc social, et l'inscription de la politique du logement dans une politique plus globale de l'habitat, pour retenir les Parisiens dans la capitale, en préservant une mixité fonctionnelle et sociale qui prenne en compte le cadre et la qualité de vie. Compte tenu de ce qui précède, et dans la mesure où aucune convention ne garantit aujourd'hui que les futurs occupants du 37 avenue George V seront bel et bien des salariés des métiers de l'hôtellerie et de la restauration, ainsi que des familles de la classe moyenne, y compris pour les seuls 6 logements dont la Maire du 8e devrait décider l'attribution, j'ai émis un avis défavorable sur ce projet de délibération. La Maire du 8e n'ayant pas la main sur l'attribution de la majorité des logements sociaux, en votant cette délibération, au mieux elle subit, au pire elle souscrit, finalement, à cette politique de la Maire de Paris. Toute subvention devrait être conditionnée à la bonne gestion La délibération 2023 DAC 50 concernait une subvention d'un montant - astronomique ! - de 12 650 000 euros au bénéfice de l'association du Théâtre de la Ville. Salle majeure de la capitale, le Théâtre de la Ville, rebaptisé Sarah Bernhardt, a enfin rouvert en septembre dernier, après de longs travaux de modernisation. Pour mémoire, pendant le chantier, le directeur du théâtre et ses équipes avaient trouvé refuge dans notre arrondissement, à l'Espace Cardin. Fort d'une équipe d'une centaine de collaborateurs, le directeur du Théâtre, M. Emmanuel DEMARCY-MOTA, dispose désormais d'un budget de fonctionnement de 10 millions d'euros. Ces travaux du Théâtre de la Ville avaient dérapé sur tous les plans. Ni le calendrier ni les coûts n'avaient été tenus. Ils avaient duré sept ans au lieu de trois. Et leur coût s'était élevé à 48 millions d'euros au lieu de 30 millions d'euros, à la charge des contribuables parisiens. La presse avait régulièrement rendu compte de dysfonctionnements inacceptables, faute d'un minimum de concertation entre les différents acteurs du chantier. Mais, depuis, aucun responsable de ces dysfonctionnements n'a été sanctionné... La mauvaise gestion du théâtre d'en face, le Théâtre du Châtelet, devrait nous inviter à la plus grande prudence. Rouvert en 2019, il est en effet un "puits sans fond" qui accuse chaque année un déficit budgétaire de 5 à 8 millions d'euros, en raison d'une convention collective indûment avantageuse et d'une programmation pour le moins hasardeuse. En l'absence de véritable volonté politique de l'Hôtel de Ville d'améliorer la gestion de ses institutions culturelles, je me suis abstenue sur cette subvention au Théâtre de la Ville. Illuminations de Noël : concentrons l'effort financier au bénéfice des commerçants de proximité Nous avons à nouveau examiné cette année sept projets de délibération proposant de subventionner des associations de commerçants pour les illuminations de fin d'année de plusieurs voies de l'arrondissement : la délibération 2023 DAE 226 pour l'association des commerçants de la rue Marboeuf-Sud (3 900 euros), la délibération 2023 DAE 227 pour l'association des commerçants de la rue Vignon (3 300 euros), la délibération 2023 DAE 228 pour l'association Champs de l'Europe (2 800 euros), la délibération 2023 DAE 229 pour le Comité du Faubourg Saint-Honoré (19 800 euros), la délibération 2023 DAE 230 (7 000 euros), la délibération 2023 DAE 231 pour l'association le Carré de la Madeleine (9 300 euros), la délibération 2023 DAE 232 pour le Comité Champs-Elysées (220 000 euros). Cette année, le montant total des subventions pour le 8e arrondissement s'élève à 266 100 euros ; autrement dit, la subvention de 220 000 euros prévue pour le Comité Champs-Elysées représente plus de 82% du montant total des subventions pour notre arrondissement. Par principe, je suis favorable aux illuminations des rues commerçantes pour Noël et les fêtes de fin d'année. Elles contribuent à leur animation au moment d'une importante activité commerciale, conviviale et familiale. Je me réjouis par ailleurs que la Ville de Paris soit respectueuse de la tradition de Noël. Mais je veux distinguer les acteurs économiques : la différence objective de situation entre les commerçants de proximité et les grandes enseignes du luxe et de la mode devrait justifier une différence de traitement dans l'aide financière apportée par les contribuables parisiens. D'autant que nous sommes dans un contexte parisien particulier. D'un côté, la dette de la Ville de Paris dépasse d'ores et déjà les 8 milliards d'euros. La Maire de Paris a augmenté la taxe foncière des Parisiens de + 52%. Sans oublier son déplacement dans "l'affaire Tahiti", d'un coût financier de 60 000 euros. De l'autre côté, la Maire de Paris soutient une écologie "punitive", avec la mise en place à marche forcée de mesures telles que les zones à faibles émissions (ZFE), les zones à trafic limité (ZTL) ou encore la rénovation énergétique des copropriétés et l'interdiction progressive de la location de logement en fonction du diagnostic de performance énergétique (DPE). Sans oublier le même déplacement dans "l'affaire Tahiti", d'un coût carbone d'environ 60 tonnes de CO2. Dans ce contexte qui devrait inviter à une certaine sobriété financière et énergétique, je m'étonne donc que la Maire de Paris ne saisisse pas toutes les occasions qui se présentent à elle de rééquilibrer son bilan budgétaire et son bilan carbone. Elle aurait ainsi pu réviser le subventionnement de certaines illuminations pour des motifs financiers et environnementaux. Lorsque le souhaitable est possible, pourquoi procrastiner ? Ainsi, les grandes enseignes du luxe et de la mode de l'avenue des Champs-Elysées ont-elles vraiment besoin de l'argent du contribuable parisien pour attirer la clientèle ? Le Comité Champs-Elysées a déjà obtenu de Mme HIDALGO que les Parisiens financent des dizaines de millions d'euros pour le "réenchantement" des trottoirs de l'avenue éponyme. Il obtient désormais de la Maire que les Parisiens financent aussi son éclairage de Noël... Compte tenu des circonstances et de la priorité financière qui devrait être accordée aux commerçants de proximité, j'ai émis un avis favorable sur les délibérations soutenant les illuminations des commerçants de la rue Marboeuf, de la rue Vignon, du secteur de l'Europe et du secteur de la Madeleine, des commerçants dont les associations ont besoin d'être aidées. Compte tenu de la faiblesse des montants, j'ai également voté pour les délibérations concernant les Comités de l'avenue Montaigne et de la rue du Faubourg-Saint-Honoré. En revanche, puisque la Maire de Paris continue d'agir en contradiction avec ses paroles dans les domaines financier et environnemental, ainsi que par souci du principe et du symbole, je me suis abstenue sur la délibération concernant le Comité de l'avenue des Champs-Elysées. Restrictions aux déplacements pendant les Jeux : quand serons-nous enfin informés ? La délibération 2023 SG 104 concernait l'actualisation de la maquette financière des JOP 2024, avec des avenants à la convention de financement et aux conventions d’objectifs, ainsi que de nouvelles conventions d’objectifs, avec la SOLIDEO. J'avais prévu de profiter de son examen pour évoquer une nouvelle fois le souhait des habitants d'avoir rapidement des informations sur les restrictions aux déplacements pendant les Jeux. J'avais déjà défendu le 19 septembre un vœu dédié concernant l'information des habitants et des acteurs économiques du 8e arrondissement sur les restrictions à la circulation et aux déplacements pendant les JO. Le 8e arrondissement de Paris accueillera en effet plusieurs épreuves des Jeux du 26 juillet au 8 septembre sur les sites et les abords de la place de la Concorde, du Grand Palais et du pont Alexandre III, soit l'essentiel du quartier des Champs-Elysées. Certains habitants et acteurs économiques de l'arrondissement sont déjà légitimement inquiets du fait des lourdes perturbations, voire des entraves, à leur circulation et à leurs déplacements qui pourraient impacter leur vie quotidienne en raison des besoins de déplacement des athlètes, des délégations étrangères et des visiteurs. Ils redoutent que la privatisation de l'espace public puisse aboutir à les priver de leur liberté d'aller et venir, à leur rue et à leur domicile, de leur liberté de travailler ou encore de leur droit de mener une vie familiale normale. D'autant que, avant et après les épreuves, ils subiront déjà l'installation et la désinstallation sur l'espace public des sites et des aménagements sportifs. Or, certaines prises de parole publiques récentes ne les ont guère rassurés. Le ministre des Transports Clément BEAUNE a ainsi indiqué que la situation des transports serait - je le cite - " hardcore " pendant les JO, tandis que la Maire de Paris Anne HIDALGO a déclaré que la capitale ne serait pas prête dans le domaine des transports pour les JO… Afin qu'ils puissent prendre en temps voulu leurs dispositions personnelles et professionnelles, je demande donc régulièrement à la Maire du 8e si elle peut faire le nécessaire pour que les habitants et les acteurs économiques de l'arrondissement soient informés dans les meilleurs délais des restrictions à la circulation et aux déplacements qui les concerneront à l'été 2024. Au cours du Conseil d'arrondissement, je l'ai également interrogée sur les contraintes sécuritaires qui pourraient être imposées aux habitants. Lancer de telles "alertes" est légitime pour éviter certains écueils des JO, de sorte qu'ils se déroulent le mieux possible pour tous, y compris les Parisiens. Ces réserves étant faites, j'ai d'ailleurs voté pour cette délibération. Au moment même de la rédaction de ces lignes, le Préfet de police de Paris présente pour la première fois au journal Le Parisien des éléments d'information sur le plan de circulation pendant les JO. Nous attendons maintenant de Laurent NUNEZ que ses services précisent localement le détail des restrictions, public par public et rue par rue, et se montrent à l'écoute de l'expression des besoins des habitants et des acteurs économiques dans le cadre de la phase de concertation qui s'ouvre et devrait s'achever mi-janvier. Projet de nouveau "Plan Climat" : une abstention dans l'attente de la version consolidée La délibération 2023 DTEC 23 concernait le projet de Plan Climat de Paris 2024-2030. Avec son nouveau Plan, le quatrième, la Mairie de Paris veut amplifier la lutte contre le changement climatique et accélérer les transformations pour adapter la ville. Conformément au Code de l’environnement, ce projet de nouveau Plan Climat qui nous était présenté une première fois fera ensuite l’objet d’une consultation publique, permettant de recueillir une nouvelle fois les avis des citoyens, ainsi que ceux de la Métropole du Grand Paris, de la Région et de l’État. Une nouvelle version, intégrant ces avis de la consultation publique et des pouvoirs publics, nous sera présentée au printemps 2024 en vue de son adoption définitive. Le Plan définit cinq grands axes, libellés ainsi : 1/ protéger la population face aux conséquences du changement climatique ; 2/ réduire la pollution liée à la circulation automobile ; 3/ massifier la transformation environnementale du bâti ; 4/ accélérer la sortie des énergies fossiles ; 5/ promouvoir et accompagner une économie locale, résiliente et bas carbone. D'ici à 2030, la Ville de Paris s'engage ainsi à atteindre 45% d'énergies renouvelables dans la consommation parisienne et à réduire de 50% ses émissions locales de gaz à effet de serre par rapport à 2004, de 40% l'empreinte carbone du territoire et de 35% les consommations énergétiques. A ce stade du "projet", ma position provisoire sur le nouveau Plan Climat est très réservée mais elle n'est pas encore définitivement arrêtée. Le projet comporte des points positifs. Il est plutôt pragmatique et concret. Il reconnaît qu'il faut vivre avec la hausse des températures et donc prioritairement adapter la ville. Un consensus existe sur l'indispensable lutte contre les îlots de chaleur urbains. Le Plan prévoit notamment des accès à de l’eau et à des lieux rafraîchis, 40 000 mètres carrés de toits peints en blanc sur - entre autres - les écoles et les crèches, un programme de 1 000 toits "anti-surchauffe" pour les derniers étages, la sortie du chauffage au fioul, etc. Mais ce projet de nouveau Plan Climat a des antécédents, dont l'actuel Plan Climat adopté en 2018 à l'unanimité du Conseil de Paris. Or, sa mise en œuvre laborieuse doit nous inviter à la plus grande prudence. De nombreuses mesures irréalistes n'ont pas été tenues. Dans le projet de nouveau Plan Climat, le réalisme de certaines mesures interroge à nouveau : je pense à la création de 300 hectares d'espaces verts dont 30 d'ici à 2026, à la rénovation de 100% des écoles et des crèches d'ici à 2050 ou encore à la mise en place d'un "zéro reste à charge" pour la rénovation des logements des ménages les plus modestes. Le projet de nouveau Plan Climat continue aussi de prévoir des mesures "écologiques" qui ne sont pas strictement nécessaires, adaptées et proportionnées aux souhaits et aux possibilités des Parisiens car elles répondent principalement à des considérations idéologiques. Deux exemples avec les politiques de la rénovation énergétique et de la mobilité. Première politique qui devrait être révisée, la rénovation énergétique . J'alerte à nouveau ici sur certains effets pervers à Paris de la rénovation énergétique à marche forcée des copropriétés et l'interdiction progressive de la location de logement en fonction du diagnostic de performance énergétique (DPE). Le durcissement de la réglementation sur la location de logement en fonction du DPE génère déjà des effets pervers du fait des incertitudes et des anticipations des propriétaires bailleurs. L'interdiction progressive à la location des logements les plus "énergivores" tend à assécher un peu plus un marché locatif déjà très tendu, alors que la construction de logements neufs est au point mort. Certains propriétaires préfèrent vendre leur logement, parce qu'il est déjà une passoire thermique ou parce qu'il va rapidement le devenir. D'autres se replient vers la location meublée touristique saisonnière de type Airbnb, laquelle n'entre toujours pas dans le champ d'application de la réglementation et de son durcissement. Tous se heurtent à l'hyper-complexité du parcours administratif que doivent laborieusement suivre les copropriétés parisiennes désireuses d'intégrer le dispositif "Éco-rénovons Paris+" . La rénovation environnementale du parc parisien de logements sociaux n'est pas davantage satisfaisante. La Ville de Paris compte 260 000 logements dans son parc social. A la date d'aujourd'hui, 32 000 de ces logements sociaux ont été rénovés, soit 13% du parc social parisien. Chaque année, les bailleurs sociaux rénovent 3 000 à 4 000 logements pour un coût d'environ 350 000 millions d'euros. A ce rythme, sans accélération des opérations, il faudra donc attendre 2060 pour que soient rénovés la totalité des logements sociaux du parc social parisien. Un tel délai n'est bien sûr pas acceptable. Aujourd'hui, de trop nombreux locataires Parisiens vivent dans des logements sociaux non-rénovés voire délabrés, une situation qui dégrade leur qualité de vie, parfois leur santé, et qui entrave la lutte contre le réchauffement climatique. Dans le 8e arrondissement, qui compte 894 logements sociaux, c'est par exemple le cas des logements de la rue Laure Diebold. C'est aussi le cas, soit dit en passant, de l'école Louis de Funès. Je déplore d'autant plus cette situation du logement social à Paris qu'elle était prévisible à cause de la pratique municipale des loyers capitalisés reçus des offices HLM, laquelle les a privés d'une partie de la capacité d'autofinancement de la rénovation environnementale de leur parc. Pour accélérer - à budget municipal constant - l'indispensable rénovation énergétique des logements privés et publics, je recommande la réorientation vers cette politique des crédits budgétaires largement gaspillés pour la préemption. Seconde politique à réviser, la mobilité. A Paris, nous voulons tous que les politiques de la mobilité soient "durables" en poursuivant des objectifs de qualité de l'air et de santé publique, tant le trafic routier est responsable de nombreux problèmes de santé, chez les adultes et chez les enfants. Toutefois, j'ai déjà eu l'occasion d'alerter ici sur le caractère disproportionné des externalités négatives de certaines mesures présentées comme "écologiques", à commencer par la "zone à trafic limité" (ZTL) de Paris Centre qui pourrait causer des "effets de bord" dommageables pour notre arrondissement, la voie du boulevard périphérique dédiée au covoiturage, aux transports collectifs et aux taxis, ainsi que la réduction de la vitesse sur le "périph" de 70 à 50 km/h, ou encore la "zone à faibles émissions" du Grand Paris dont l'acronyme ZFE pourrait être synonyme de "zone à "forte exclusion" et "à forts emmerdements". Ces mesures peuvent être dangereuses pour la mobilité des Parisiens. Or, la mobilité est au fondement de la vie urbaine. La corseter avec des mesures qui ne sont pas strictement nécessaires, adaptées et proportionnées aux besoins des Parisiens, mais qui répondent plutôt à des considérations "idéologiques", c'est prendre le risque d'un rejet de mesures perçues par les particuliers et les professionnels comme inutilement "punitives" et "discriminatoires". A fortiori lorsque s'y ajoutent diverses autres restrictions de circulation, le renchérissement du stationnement payant des automobiles comme des deux-roues, voire sa suppression pure et simple, à l'instar du boulevard Malesherbes . Le jusqu'au-boutisme anti-voiture de la Maire de Paris concerne d'ailleurs aussi les voitures… électriques et à hydrogène ! Ces mesures ne sont donc pas réalistes et elles sont même nocives, à terme, puisqu'elles tendent à opposer la transition écologique et la justice sociale, l'une et l'autre étant consubstantielles. J'espère en conséquence que les avis de la consultation publique et des pouvoirs publics contribueront à recalibrer les restrictions à la mobilité aux seules mesures strictement proportionnées aux besoins environnementaux. J'espère aussi que les dispositifs d’accompagnement social de la nécessaire transition écologique seront renforcés, de sorte que la greffe de cette dernière ne fasse pas in fine l’objet d’un rejet par nos concitoyens. Compte tenu de ce qui précède, et dans l'attente de la nouvelle version qui nous sera présentée au printemps, je me suis provisoirement abstenue sur ce projet de nouveau Plan Climat. "Plan Piéton" 2023-2030 : une première étape imparfaite mais qui va dans le bon sens La délibération 2023 DVD 120 concernait l'approbation du plan d'action 2023-2030 "Paris : priorité Piéton !". La sécurité piétonne est devenue l'une des premières préoccupations des Parisiens ces dernières années, alors que se sont multipliés les conflits entre usagers d'un espace public de plus en plus anarchique. Entre 2019 et 2021, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 3 642 piétons ont été accidentés sur la chaussée à Paris (parmi lesquels 52 décès et 273 blessés graves), les accidents sur les trottoirs ont doublé et ceux sur les pistes cyclables ont presque triplé (+ 165%). Usagers majoritaires de l'espace public avec 66% des déplacements à Paris, mais aussi les plus vulnérables, les piétons ont le sentiment de subir la "tyrannie" des autres usagers : pour eux, les mobilités dites "douces" portent bien mal leur adjectif qualificatif, à commencer par le vélo - désormais en première ligne des conflits depuis le retrait des trottinettes. La Maire de Paris a d'ailleurs sa part de responsabilité dans cette situation, tant elle a fait pendant des années du cycliste "l'usager-roi" de l'espace public parisien, un usager avec beaucoup de droits et trop peu de devoirs… Doté de 300 millions d'euros d'investissements, le Plan Piéton 2023-2030 vise principalement à faciliter et sécuriser la marche à Paris. Il est aussi présenté comme un outil de la transformation et de l'adaptation de la ville aux dérèglements climatiques. Ses quatre principaux objectifs affichés sont - tels quels - 1/ l'affirmation de la place et de la priorité du piéton, 2/ l'amélioration des déplacements en créant un réseau piéton plus lisible, 3/ l'élévation des standards de qualité, de sécurité et de confort des espaces piétons, et 4/ l'adaptation de la marche aux enjeux climatiques. Concrètement, le Plan prévoit notamment la création de 100 nouveaux hectares d’espaces piétons d’ici 2030, la poursuite du rééquilibrage de l’espace public en faveur de la marche, l'extension du dispositif "Paris Respire", la facilitation des piétonisations dites "événementielles", l'amélioration de la signalétique des rues parisiennes, la reprise du confort aux arrêts de bus, l'apaisement de la circulation motorisée, le développement des "zones de rencontre", l'élargissement des horaires d'ouverture des parcs et jardins en cas de canicule et en été, la végétalisation des trottoirs, la réduction du bruit à Paris ou encore la multiplication des fontaines à eau. Beaucoup de ces mesures du Plan Piéton sont les bienvenues, sous réserve bien sûr des modalités pratiques de leur mise en œuvre. Toutefois, sa base juridique, le Code de la rue adopté par le Conseil de Paris le 6 juillet dernier, reste très largement au milieu du gué . Pourquoi ? Parce qu'il manque toujours une volonté politique pour renforcer la police municipale et donner la priorité aux sanctions afin de faire respecter le Code de la route. Le Code de la rue est en effet une simple "charte de bonne conduite" recyclant - en les adoucissant - les règles de base du Code de la route pour l'utilisation des voies publiques par les piétons, les cyclistes, les deux-roues, les automobilistes, etc. Certes, j'appelle moi aussi de longue date des campagnes de responsabilisation des cyclistes vis-à-vis des piétons... Mais pas seulement ! Ma conviction est qu'il n'y aura pas de pacification durable du chaos dans l'espace public parisien tant que n'existera pas la volonté politique de renforcer rapidement la police municipale pour donner enfin la priorité aux sanctions du non-respect des dispositions du Code de la route. Mais deux ans après sa mise en place, la Ville de Paris peine à recruter et fidéliser pour sa police municipale, laquelle compte à peine 1 100 agents assermentés (dont 60 seulement dans le 8e arrondissement) sur l'objectif à atteindre de 3 400. Là comme ailleurs, c'est un sursaut d'autorité qu'il nous faut ! N'oublions pas les vertus préventives de la répression afin de prévenir certains usages inacceptables trop souvent faits des mobilités dites "douces". L'adoption du Code de la rue a cependant marqué un bon point important : l'engagement pris de supprimer les pistes cyclables sur les trottoirs d'ici 2030. C'est d'ailleurs sur ce fondement que je suis déjà remontée au créneau pour faire améliorer d'urgence la sécurité des pistes cyclables accidentogènes du boulevard des Batignolles et de la rue de la Pépinière . Compte tenu de ce qui précède et en dépit de ces réserves, j'ai voté pour le Plan Piéton, que je considère comme une toute première étape, certes imparfaite mais qui va dans le bon sens. Il faut maintenant aller beaucoup plus loin ! J'ai ensuite défendu deux vœux et posé une question. Renforcer d'urgence la lutte contre les salons de massage dissimulant des activités de prostitution Mon premier vœu V08 2023 20 avait pour objet que la Mairie de Paris et la Préfecture de police de Paris renforcent d'urgence la lutte contre les salons de massage dissimulant des activités de prostitution. Les salons de massage dissimulant des activités de prostitution se multiplient à Paris depuis plusieurs années, y compris dans le 8e arrondissement. La capitale comptait 371 "salons" de ce type en septembre 2023 selon l'association Zéromacho. Le 8e arrondissement est concerné avec 13 établissements sous surveillance et parfois même des distributions de flyers . Cette situation pose des problèmes locaux, au-delà de l'aspect humanitaire et d'illégalité : un problème de nuisances pour les riverains avec des troubles divers, à la fois de voisinage et à l'ordre public. J'avais déjà interpellé le Préfet de police de Paris, M. Laurent NUNEZ, dans des courriers ici et ici , lequel m'avait répondu par des courriers ici et ici . Depuis 10 ans, en dépit de l'intensification de la lutte, environ la moitié des salons de massage ayant pignon sur rue à Paris dissimule toujours de la prostitution. L'une des difficultés de cette lutte est de nature juridique, les pouvoirs publics devant souvent employer des subterfuges juridiques, tels que l'infraction de "travail dissimulé". Ce statu quo n'est pas satisfaisant. C'est pourquoi j'ai proposé que la Mairie de Paris et la Préfecture de police de Paris renforcent d'urgence et conjointement la lutte contre les salons de massage dissimulant des activités de prostitution, 1/ en faisant agréer les salons de massage de la capitale par la Fédération française de massages bien-être (FFMBE), avec un cadre déontologique excluant notamment toute pratique sexuelle ; 2/ en durcissant les règles d'instruction de la demande d'ouverture d'un établissement recevant du public (ERP) et en la rejetant dès qu'un doute raisonnable subsiste sur l'activité qui y sera réellement pratiquée ; 3/ en multipliant les visites de contrôle pour vérifier si les règles sont respectées, avec l'ambition de visiter chaque salon au moins une fois par an. Rue de Liège : corrigeons les défauts du nouveau plan de circulation du quartier Europe Mon second vœu V08 2023 21 visait à ce que la Mairie de Paris corrige les externalités négatives, pour la rue de Liège et son carrefour, du nouveau plan de circulation du quartier Europe. Le plan de circulation du quartier Europe a fait l'objet de nombreuses modifications ces trois dernières années dans le cadre de la démarche municipale "Embellir votre quartier" lancée en 2021, avec une "vélorue" rue d'Amsterdam, une piste cyclable rue de Londres, deux "rues aux écoles" rue de Florence et rue de Moscou, une mise en voie unique rue de Saint-Pétersbourg, la végétalisation des rues de Clapeyron et de Turin, divers aménagements sur la place de Dublin et à la sortie du métro Liège, ainsi que les déviations de plusieurs lignes de bus. La réalisation de ces aménagements se traduit désormais par un véritable "gymkhana" et de nombreux embouteillages, tout particulièrement au niveau de la rue de Liège, depuis la place de l'Europe et jusqu'à son carrefour avec les rues d'Amsterdam et de Moscou. Ces embouteillages vont jusqu'à figer la circulation au point d'immobiliser les véhicules des services de secours et de sécurité, alors même qu'une clinique privée est établie au n°5 rue de Turin. J'avais déjà écrit à la Mairie de Paris à ce sujet dès 2022 le 29 juin 2022 et je l'avais relancée en début d'année le 22 février 2023 . C'est pourquoi j'ai proposé que nous demandions tous ensemble à la Maire de Paris de corriger ces externalités négatives, pour la rue de Liège et son carrefour, du nouveau plan de circulation du quartier Europe. Dans sa réponse, le Conseiller d'arrondissement en charge de la mobilité et des transports a indiqué que la prochaine fermeture du "barreau" de la rue de Madrid où se trouve l'accès au métro devrait contribuer à tarir la circulation sur la place de l'Europe puis dans la rue de Liège. Il a ajouté que le responsable local de la voirie allait bientôt faire des propositions en concertation avec le 9e arrondissement voisin... Il était temps de concerter ! Je continuerai de suivre très attentivement ce dossier. Inversion de la circulation rue de Monceau : des questions en suspens Ma question orale Q08 2023 08 à la Maire du 8ème arrondissement concernait l'inversion du sens de la circulation sur le tronçon de la rue de Monceau entre les rues de Téhéran et de Vézelay. J'avais été interpellée par de très nombreux habitants et usagers - certains favorables, d'autres défavorables - qui s'interrogeaient sur l'inversion du sens de la circulation sur le tronçon de la rue de Monceau entre les rues de Téhéran et de Vézelay. Ces riverains et usagers s'interrogeaient, notamment : d'abord, sur le caractère définitif ou provisoire de cet aménagement, ainsi que son calendrier précis, le flyer d'information disponible sur le site web de la Mairie du 8e arrondissement mentionnant des dates " à partir du 23 octobre 2023 " et " pour une durée d'un an " ; ensuite, sur les motifs réels de cet aménagement, au-delà de l'invocation d'un souhait qui aurait été exprimé par les riverains dans le cadre de la démarche municipale "Embellir votre quartier", sachant que, si nous souhaitons tous "apaiser" la circulation, nous pouvons avoir des divergences sur les voies et les moyens de parvenir à cet "apaisement" ; enfin, sur l'existence d'une étude d'impact anticipant les diverses conséquences de cet aménagement en termes de reports de circulation et de rallongement des temps de parcours. J'ai donc demandé à la Maire du 8e arrondissement d'apporter des éléments de réponse à leurs trois questions. Dans sa réponse, l'Adjoint au Maire chargé des questions relatives à la démocratie participative et à la vie associative m'a répondu que l'aménagement était bel et bien définitif et que, rétrospectivement, il y avait donc eu une erreur de communication dans le flyer d'information diffusé par la Ville de Paris... Autrement dit, la Mairie de Paris a décidé, circulez, il n'y a plus rien à voir ! Adoption du budget primitif du 8e arrondissement pour l'année 2024 Enfin, nous avions introduit la séance en adoptant à l'unanimité le budget primitif de l'arrondissement pour l'année 2024.

  • Périmètres de sécurité et de circulation pendant les Jeux Olympiques : premières informations

    Je les réclamais de longue date afin que les habitants et les acteurs économiques du 8e - l'arrondissement le plus impacté de la capitale - puissent prendre à temps leurs dispositions personnelles et professionnelles : le Préfet de police de Paris a enfin présenté de premiers éléments d'information sur le plan de circulation et les restrictions aux déplacements pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de Paris 2024. Laurent NUNEZ répondra d'ailleurs aux questions des habitants et des acteurs économiques du 8e arrondissement lors d'une réunion publique en Mairie du 8e arrondissement le mercredi 24 janvier à 19h. D'ici-là, j'espère que les services de la Préfecture de police de Paris se montreront à l'écoute de l'expression des besoins de l'arrondissement dans le cadre de la phase de concertation qui s'ouvre pour s'achever mi-janvier. Revue des restrictions La Préfecture de police de Paris distingue différents périmètres de sécurité et de circulation dans Paris et dans le 8e arrondissement pour les JO. Le principal objectif est de réduire les risques terroristes et de sécuriser les flux du public accédant ou quittant un site olympique ou paralympique. Les "périmètres organisateurs" de Paris 2024 enserreront au plus près les sites de compétition olympiques ou paralympiques. Aucun habitant, commerce ou entreprise n'est situé à l'intérieur. Ces périmètres seront présents depuis les premières installations en mars 2024 jusqu'au terme des désinstallations en octobre 2024. Seuls les personnes et véhicules accrédités par Paris 2024 ou en possession d'un billet pourront accéder à l'intérieur. Les "périmètres de protection" dits "SILT" (suite à la loi du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme) seront accolés aux périmètres organisateurs. Seuls les spectateurs et les personnes accréditées par Paris 2024 pourront y accéder. Leur mise en place n'aura pas de conséquences pour les riverains, commerces et entreprises, à ceci près que ces périmètres se traduisent par la neutralisation de la plupart des accès. Depuis les attentats de 2015, de tels périmètres sont régulièrement mis en œuvre lors de grands événements. Au sein des "périmètres rouges", la circulation motorisée (voitures et deux-roues) sera interdite. Les services d’urgence et le passage des véhicules justifiant de dérogations spécifiques seront autorisés. Les déplacements piétons et cyclistes seront en permanence autorisés. Les commerçants ou les entreprises, pour leurs salariés et leur clientèle, ne seront pas impactés par l’instauration de ces périmètres. Les livraisons en vélo-cargo seront possibles en passant par certains points d’accès identifiés et sous réserve de contrôle par les forces de l’ordre. Enfin, au sein des "périmètres bleus", la circulation motorisée sera réglementée. L'objectif est de réduire les flux de transit aux abords du périmètre rouge. L’accès à ces périmètres sera autorisé pour tout type de véhicule lorsque le conducteur pourra justifier de son besoin d’accès en zone bleue : accès au domicile, travail, livraison, dépannage, déménagement, rendez-vous médical. Les déplacements des piétons et cyclistes y seront autorisés en permanence. Les périmètres "rouges" et "bleus" seront activés autour des sites les jours de compétition pendant un créneau horaire allant de 2h30 avant le début de la première épreuve jusqu'à 1h après la fin de la dernière épreuve. Vous trouverez ici les réponses à la plupart de vos questions et ici la possibilité de vous abonner à une lettre d'information sur les JO adaptée en fonction de votre profil. Ma position de principe : un "plan B" plutôt qu'un "confinement olympique" Ma position de principe sur ces périmètres de sécurité et de circulation est de bon sens. Bien sûr, un événement exceptionnel tel que les JO justifie des mesures exceptionnelles pour assurer la sécurité des athlètes, des spectateurs et des riverains, pendant la tenue des Jeux et pendant les phases de montage puis de démontage des sites ; mais les impacts négatifs sur la vie quotidienne des Parisiens devront être strictement nécessaires, adaptés et proportionnés aux besoins d'organisation des épreuves. Si les impacts négatifs devaient être trop importants compte tenu de la difficulté à sécuriser un événement ou un site, aboutissant à un quasi "confinement olympique", je souscris alors à la suggestion de l'ancien Directeur général de la police nationale, actuel Conseiller de Paris du 17e arrondissement et vice-président de la région Île-de-France chargé de la sécurité, Frédéric PÉCHENARD : une option de repli ou un "plan B" doit être anticipé pour le cas où les circonstances sécuritaires compliqueraient l'organisation dans de bonnes conditions de la cérémonie d'ouverture sur la Seine et de certaines épreuves. Adapter un dispositif de sécurité à l'actualité de la menace, ce n'est pas céder quoi que ce soit à qui que ce soit, c'est être lucide, réaliste et responsable.

  • Révision du PLU : du 8 janvier au 29 février 2024, les Parisiens vont enfin avoir voix au chapitre !

    Cela faisait longtemps - déjà... plusieurs années ! - que les Parisiens entendaient parler de la révision du Plan local d'urbanisme (PLU) de Paris et du futur PLU bioclimatique . Jusqu'à présent, ils n'avaient pas encore eu leur mot à dire sur ce document, à la fois réglementaire et stratégique, qui trace les perspectives du Paris des années 2030 . Conformément aux dispositions du Code de l'environnement s'agissant d'opérations susceptibles d'affecter l'environnement, un arrêté municipal du 15 novembre 2023 a ouvert une enquête publique sur le futur PLU bioclimatique de Paris. Les Parisiens auront enfin voix au chapitre. Ils pourront s'exprimer et faire valoir leurs intérêts, y compris sur la liste des 97 emplacements "pastillés" ou réservés pour la création de logements sociaux  dans le 8e arrondissement. Le projet de PLU bioclimatique a été arrêté par le Conseil de Paris du 5 juin 2023 avec l'adoption de la délibération 2023 DU 33 "PLU - révision - bilan de la concertation et arrêt du projet". L’étape suivante est précisément celle de l’enquête publique, du 8 janvier au 29 février 2024. Au terme de cette enquête, le projet de PLU bioclimatique fera l'objet d'un vote définitif du Conseil de Paris, en décembre 2024. Puis, en cas d'adoption, il sera opposable à compter du 15 janvier 2025. Le futur PLU bioclimatique de Paris couvre l'intégralité du territoire de la Commune de Paris , à l'exception des sites patrimoniaux du Marais, du 7e arrondissement et du jardin du Luxembourg, lesquels sont régis par des dispositions particulières. Il comprend les 5 parties suivantes : un rapport de présentation ; le projet d'aménagement et de développement durables ; des orientations d’aménagement et de programmation ; un règlement ; des annexes . Le futur PLU bioclimatique poursuit cinq principales finalités : un développement urbain équilibré, la lutte contre le changement climatique, la préservation des ressources naturelles, la préservation du patrimoine naturel et paysager, et enfin la santé environnementale des populations. Quelques liens et documents essentiels pour en savoir plus sur le PLU en vigueur et le projet de futur PLU bioclimatique : le PLU de Paris en vigueur , le projet de futur PLU bioclimatique , le tome 2 du règlement du futur PLU bioclimatique (qui comprend notamment les diverses prescriptions d'urbanisme pour des logements sociaux, des espaces verts et des espaces de logistique urbaine), la liste des servitudes d’utilité publique affectant l’utilisation du sol , les périmètres des biens inscrits au patrimoine mondial de l'humanité et de leur zone tampon , la liste des immeubles et lots de biens immobiliers soumis au droit de préemption urbain renforcé (DPUR) . Le logement social, un enjeu crucial J'avais voté "contre" ce projet de PLU bioclimatique lors de notre Conseil du 8e arrondissement du 22 mai . Pourquoi ? Parce qu'il poursuit sur la voie sans issue de la collectivisation des logements, de la décroissance de l'activité économique, de la bétonisation et de la densification à outrance. Autant d'axes d'une politique d'urbanisme contraire à l'intérêt de Paris et des Parisiens, une politique qui a déjà provoqué la fuite de plus de 125 000 habitants en à peine 10 ans. J'avais particulièrement dénoncé la politique d'accélération à marche forcée du logement social menée par la Maire de Paris et sa majorité . En l'état du projet, 97 parcelles de terrain du 8e arrondissement font l'objet d'une prescription d'urbanisme  et sont réservées pour réaliser certains types de logements, en l’occurrence exclusivement des logements sociaux . Quoique cette prescription d'urbanisme porte directement atteinte à leur droit fondamental de propriété, les propriétaires de ces parcelles dites "pastillées" n'ont jamais été destinataires de la moindre communication pour les informer directement de la prescription d'urbanisme dont leur parcelle de terrain allait faire l'objet. Pour Mme HIDALGO, la capitale sera toujours trop déficitaire en logements sociaux , bien qu'elle dépasse d'ores et déjà le taux légal de 25% prévu par l'article 55 de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU). Cette politique du logement social est particulièrement critiquable. Elle raréfie les logements disponibles sur le marché locatif privé : 600 des 1 000 parcelles réservées pour du logement social par le futur PLU bioclimatique sur l'ensemble de Paris sont des logements. Elle représente un coût exorbitant pour le contribuable parisien : le rachat des 1 000 parcelles préemptées dans Paris coûterait entre 60 et 100 milliards d'euros ; et pour cause, puisque la Ville de Paris se félicite par exemple de créer des logements sociaux avenue George V et se réjouit d'en prévoir la réalisation de nouveaux sur l'avenue des Champs-Elysées... Elle raréfie les surfaces de bureaux , pourtant indispensables au dynamisme économique de la capitale, a fortiori dans l'arrondissement emblématique du quartier central des affaires qu'est le 8e. Les autres enjeux : les espaces verts et de logistique urbaine Parmi les autres enjeux du futur PLU bioclimatique pour le 8e arrondissement, figurent les parcelles qui font l'objet d'une prescription d'urbanisme pour des espaces verts ou pour des espaces de logistique urbaine . Le projet de couverture des voies ferrées de Saint-Lazare est désormais inscrit au futur PLU bioclimatique . Il devrait concerner la partie de l'emprise ferroviaire comprise entre la place de l'Europe et le boulevard des Batignolles. Un tel projet était envisagé et réclamé de longue date par de nombreux élus et habitants des 8e et 17e arrondissements, tant cette "autoroute ferroviaire" - en dépit de sa valeur patrimoniale historique, à laquelle chacun peut être sensible - constitue une frontière qui sépare les quartiers qu'elle traverse et génère des nuisances sonores pour les riverains immédiats. J'avais d'ailleurs moi-même proposé dans mon projet pour le 8e , lors de la campagne des élections municipales de 2020, de " lancer avec le 17e arrondissement une concertation sur la couverture des voies ferrées de la gare Saint-Lazare, une couverture garantie sans bureaux ". Je me suis donc félicitée que le Conseil de Paris ait adopté le 5 juin 2023 le vœu présenté par le Maire du 17e arrondissement pour qu'une concertation soit organisée entre tous les acteurs impliqués dans ce projet de couverture. Lors de notre Conseil du 8e arrondissement du 20 juin 2023 , j'ai défendu à nouveau un vœu pour que notre Mairie du 8e arrondissement soit force de propositions innovantes pour le contenu et le financement de ce projet de couverture des voies ferrées de Saint-Lazare. Toujours au sujet des espaces verts, je regrette en revanche que le futur PLU bioclimatique ne soit pas plus ambitieux pour la végétalisation de l'opération de construction du 25-27 rue de Constantinople . Pour mémoire, le projet prévoit un groupe scolaire de 8 classes, près de 50 logements sociaux et une cuisine de production. Certes, le calendrier du projet a dérapé et les pouvoirs publics hésitent probablement à alourdir son cahier des charges. J'avais pourtant très tôt alerté  la Maire de Paris et la Maire du 8e arrondissement sur la sous-évaluation de la pollution du site de l'ancien garage Peugeot, et donc sur le calendrier et le coût de sa dépollution. Au cours de la séance de notre Conseil d'arrondissement du 19 septembre 2023 , il m'avait été indiqué que la délivrance du permis de construire avait pris un peu de retard pour, précisément, intégrer les contraintes du futur PLU bioclimatique. J'espère que le projet initialement envisagé, très dense et minéral, pourra être davantage végétalisé, afin de répondre aux besoins et aux attentes des habitants. La Maire du 8e arrondissement avait pris l'engagement, lors de notre Conseil d'arrondissement du 22 mai dernier , d'organiser une réunion publique d'information des habitants début 2024 et une livraison de l'école pour la rentrée scolaire 2026 : je veillerai au respect des engagements pris et de leur calendrier. L'autre enjeu important du futur PLU bioclimatique pour notre arrondissement concerne les prescriptions d'urbanisme pour des espaces de logistique urbaine. Le 8e est notamment concerné par l'espace de logistique urbaine "Bright House" projeté sur l'ancien parking du 66 avenue des Champs-Elysées - avec une porte d'entrée des véhicules au 49 rue de Ponthieu et une rampe de sortie des véhicules au 128 rue La Boétie. Lors de notre Conseil d'arrondissement du 6 novembre 2023 , j'ai posé une question orale  à la Maire du 8e arrondissement sur l'utilité locale de l'espace de logistique urbaine "Bright House" pour les habitants et les commerçants du quartier de la rue de Ponthieu . J'avais écrit un courrier dès juillet  à ce sujet à David BELLIARD, Adjoint à la maire de Paris en charge de la transformation de l’espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie. Cet espace, présenté comme "pilote", soulève en effet des questions légitimes. L'association des riverains de la rue de Ponthieu, "Ponthieu D'Abords", est d'ailleurs très mobilisée et vigilante sur le contenu de ce projet. En l'état, il servira d'abord pour l'acheminement de flux de marchandises approvisionnant des magasins sur l'avenue des Champs-Elysées, plutôt que de profiter aux acteurs économiques du quartier et contribuer ainsi à réduire les flux de marchandises dans le secteur. Ce serait alors la "double peine" pour les habitants et les commerçants du quartier, lesquels subiraient les inconvénients du projet en termes d'aggravation de la congestion routière, des nuisances sonores, de la pollution atmosphérique, sans bénéficier du moindre de ses avantages en termes de logistique. Ce serait alors une énième confirmation de ce que les intérêts des acteurs économiques de l'avenue des Champs-Elysées prévalent une nouvelle fois, aux dépens des intérêts des commerçants et des habitants du quartier des Champs-Elysées... Plusieurs autres espaces de logistique urbaine sont projetés dans le 8e arrondissement dans les périmètres de la gare Saint-Lazare, de la rue de Saint-Pétersbourg (à proximité du boulevard des Batignolles), du 49-51 rue La Boétie, des rues de Berri et de Washington, du 37 avenue Pierre 1er de Serbie, de l'avenue Franklin D. Roosevelt (à proximité du rond-point des Champs-Elysées) et du 24 avenue de Wagram. Cinquante-trois jours pour donner un (simple) avis L'enquête publique sur le projet de futur PLU bioclimatique va se dérouler sous l’égide d’une commission d’enquête indépendante désignée par le Tribunal administratif de Paris . Elle sera présidée par M. Marcel LINET, ingénieur général honoraire des Ponts et Chaussées. Elle comptera 9 commissaires enquêteurs titulaires et 3 suppléants. Cette enquête publique vise à permettre au public de prendre connaissance du projet de futur PLU bioclimatique et de formuler des observations auprès de la commission d'enquête indépendante . Au terme de cette enquête, le commissaire enquêteur rend un rapport et des conclusions motivées. Le rapport fait état des contre-propositions formulées au cours de l’enquête ainsi que des réponses apportées le cas échéant. L’ensemble de ces documents est rendu public. A noter : la personne publique organisatrice n'est pas tenue par le sens de l'avis - positif ou négatif - rendu par la commission d'enquête publique . La procédure de piétonnisation des voies sur berge Georges Pompidou nous l'avait rappelé en 2016 ... L'objectif d'une enquête publique est d'abord et avant tout de permettre à la personne publique organisatrice - en l'occurrence la Ville de Paris - de disposer des éléments nécessaires à son information. Si la Maire de Paris ne sera pas juridiquement tenue par l'avis rendu par la commission d'enquête publique, j'encourage toutefois tous les Parisiens - et en particulier les propriétaires du 8e arrondissement visés par une prescription d'urbanisme - à saisir les occasions qui leur sont offertes de faire connaître et de faire valoir leur position . Dans un premier temps, un avis défavorable de la commission d'enquête pourra peut-être influer politiquement sur la décision finale. A défaut, et dans un second temps, un avis défavorable pourra sûrement servir de "point d'appui" pour un éventuel recours juridique ultérieur. En pratique, l'enquête publique se tiendra dans les Mairies d’arrondissement pendant 53 jours consécutifs, du lundi 8 janvier à 8h30 au jeudi 29 février 2024 à 17h . En Mairie du 8e arrondissement, la Commission d'enquête tiendra des permanences et un registre papier le vendredi 12 janvier 2024 de 9h à 12h, le samedi 3 février de 9h à 12h et le jeudi 22 février de 14h à 19h15. Vous pourrez aussi formuler vos observations : par courriel à l'adresse participer@enquete-publique-plu-paris.fr ; en ligne sur le site de la Mairie de Paris ; ou p ar courrier à l’attention de M. Marcel LINET, Président de la commission d’enquête sur le PLU (adresse : Mairie Paris Centre, 2, rue Eugène-Spuller, 75003 Paris).

  • Joyeux Noël et bonne année !

    Chers amis, La période de Noël et des fêtes de fin d'année est un moment à part. Nous pouvons prendre du recul sur l'actualité, de la hauteur sur notre monde, du temps pour nos familles et pour les autres. Je veux en profiter pour évoquer un peu moins Paris et un peu plus la France. Aujourd'hui, la crise semble partout et sans fin. Aux portes de l'Europe, nous assistons, impuissants, au retour du tragique. La France, elle, plonge dans les classements internationaux sur l'éducation et perd la maîtrise de sa politique migratoire. Les faits d'ultraviolence s'y multiplient. Ils reflètent la perte de repères et de valeurs d'une société devenue sans foi ni loi. Notre communauté nationale se lézarde. Qu'il s'agisse de sécurité, de pouvoir d'achat, d'environnement, les Français semblent attendre Godot : nul ne répond vraiment à leurs préoccupations, ni pour la fin du jour, ni pour la fin du mois, ni pour la fin du monde. À Paris, le cadre et la qualité de vie se dégradent malgré une dette de bientôt 10 milliards d’euros. Propreté, sécurité, mobilité : le service public municipal n'est pas satisfaisant. Et tous les voyants financiers sont passés au rouge, avec des recettes en baisse et des dépenses en hausse. Chers amis, Pour bien agir, j'ai toujours considéré qu'il fallait être lucide, oser nommer les choses, mais aussi être optimiste. Il y a toujours de l'espérance. Nous avons des raisons d'être optimistes. Les Français créent, innovent, agissent, se mobilisent, dans tous les domaines. Et lorsque les circonstances l'exigent, les Français sont capables d'un sursaut, de se ressaisir, pour impulser un nouvel élan. Ce sursaut, je l'appelle de mes vœux pour la France, un sursaut d'affirmation et d'autorité. La France peut et doit s'aimer davantage. Elle occupe une place singulière dans le monde. Elle est porteuse de valeurs universelles. Elle a toujours été attachée au dépassement et à l'ouverture. Elle doit maintenant s'attacher également à sa continuité et à l'affirmation de soi. La France, ce n'est ni le relativisme, ni le communautarisme. La France, c'est un héritage dont nous devons être fiers. C'est ce désir de partager une grande et belle histoire ; de faire de grandes choses, ensemble, au présent ; et de se projeter collectivement dans le futur. Éducation, famille, civisme : ces valeurs fondamentales guident la réussite de notre vie individuelle et collective. L'éducation est sûrement la mère de toutes les batailles. Et il n'y a pas de vie en société sans respect des règles. Je leur attache donc une importance toute particulière. Elles orientent largement mon action d'élue. Chers amis, En cette période de fêtes, je veux d'abord avoir une pensée toute particulière pour tous les Français et tous les Parisiens qui souffrent des difficultés de la vie et de la solitude, ainsi que pour nos soldats déployés à travers le monde pour défendre nos intérêts et nos valeurs. Chers amis, Je vous souhaite un joyeux Noël et de bonnes fêtes de fin d'année. Et je vous adresse, à vous-mêmes, à vos familles, à vos proches, à tous ceux qui vous sont chers, mes meilleurs vœux de bonheur, de santé et de réussite pour la nouvelle année 2024.

  • Retour exclusif sur les assemblées des Conseils de quartier du 8e arr. de novembre et décembre 2023

    Les sept Conseils de quartier du 8e arrondissement ont tenu leurs Assemblées plénières de l'automne 2023 du lundi 20 novembre au jeudi 7 décembre. Les sujets d'intérêt local et parisien étaient nombreux : périmètres de sécurité et de circulation pendant les JO, piste cyclable boulevard Malesherbes, transformation de l'avenue des Champs-Elysées, piste cyclable "Olympiste", enquête publique sur la révision du PLU de Paris, lauréats du Budget participatif 2023, votation citoyenne sur les "SUV", bilan de l'activité de la police municipale, divers autres aménagements et travaux sur l'espace public. Je regrette la faible participation de représentants des principaux services de la Ville de Paris (urbanisme, voirie, propreté) sans lesquels de trop nombreuses questions des habitants sont restées sans réponse... Je veux d'abord évoquer ici brièvement les actualités communes à plusieurs Conseils de quartier avant d'évoquer l'ordre du jour propre à chacun d'entre eux. Périmètres de sécurité et de circulation pendant les JO : premières informations Je les réclamais de longue date afin que les habitants et les acteurs économiques du 8e - l'arrondissement le plus impacté de la capitale ! - puissent prendre à temps leurs dispositions personnelles et professionnelles : le Préfet de police de Paris a enfin présenté de premiers éléments d'information sur le plan de circulation et les restrictions aux déplacements pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de Paris 2024. La Préfecture de police de Paris distingue différents périmètres de sécurité et de circulation dans Paris et dans le 8e arrondissement, avec, du plus au moins restrictif, le "périmètre organisateur" (accès pour les seuls accrédités), le "périmètre de protection" dit SILT (accès pour les spectateurs), le "périmètre rouge" (accès motorisé interdit) et le "périmètre bleu" (accès motorisé réglementé). Laurent NUNEZ répondra aux questions des habitants et des acteurs économiques du 8e arrondissement lors d'une réunion publique en Mairie du 8e arrondissement le mercredi 24 janvier à 19h. D'ici-là, j'espère que les services de la Préfecture de police de Paris se montreront à l'écoute de l'expression des besoins de l'arrondissement dans le cadre de la phase de concertation qui s'ouvre pour s'achever mi-janvier. Les Parisiens doivent recevoir l'assurance qu'ils ne subiront pas un véritable "confinement olympique" de leurs activités personnelles et professionnelles, au moment où les différentes parties prenantes - Maire de Paris, Présidente de la Région Île-de-France, Préfet d'Île-de-France, Président de la RATP, ministre des Transports, etc. - enchaînent les déclarations à l'emporte-pièce, anxiogènes et controversées, sur la capacité d'absorption des transports du Grand Paris, l'obsolescence du réseau, les prix des billets, les appels à télétravailler ou à partir en vacances et bien sûr les périmètres de sécurité et de circulation... Les Parisiens du 8e arrondissement attendent aussi que soient prises toutes les mesures de maintien de l'ordre public pour la sécurité, la tranquillité et la salubrité du "site de festivités" projeté - sans la moindre concertation - dans le parc Monceau pendant les Jeux, comme je l'avais défendu dans un voeu présenté au cours du Conseil d'arrondissement du 19 septembre et un courrier adressé à la Maire du 8e arrondissement. Piste cyclable boulevard Malesherbes : l'équilibre est rompu Les habitants des Conseils de quartier Elysée-Madeleine, Saint-Augustin et Monceau sont particulièrement concernés par ce projet d'aménagement. Comme vous le savez, j'ai pris l'initiative d'une pétition en ligne pour rééquilibrer le projet initial d'aménagement de cette piste cyclable. Pourquoi ? Car, en l'état, le projet prévoit toujours la suppression de l'intégralité des places de stationnement latérales (hors zones de livraison, stationnement des personnes handicapées et taxis) sur tout le linéaire du boulevard dans le 8e arrondissement, soit près de 200 places sur environ 1 500 mètres depuis la place de la Madeleine jusqu'au boulevard de Courcelles. En novembre, un "collectif" de riverains du boulevard Malesherbes s'est constitué pour porter également le combat au plan juridique, en intentant un recours gracieux et un recours contentieux contre la suppression des places de stationnement du boulevard Malesherbes. Vous trouverez ici son email pour le cas où vous souhaiteriez rentrer en contact. La transformation de l'avenue des Champs-Elysées Parmi les aménagements communs à plusieurs Conseils de quartier figurait aussi la transformation de l'avenue des Champs-Elysées. Son "embellissement" avant les Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de Paris 2024 concerne les quatre Conseils de quartier Hoche-Friedland, Saint-Philippe du Roule, Triangle d'Or et Elysée-Madeleine. Un "réaménagement global" suivra après 2024. Sur la partie haute de l'avenue des Champs-Elysées, les travaux - remplacement des refuges piétons, rénovation des intersections, réparation des trottoirs dallés, restauration des bancs Wilmotte et végétalisation des 450 pieds d'arbres - doivent être achevés au cours de ce mois de décembre 2023. La végétalisation des pieds d'arbres n'étant pas pleinement satisfaisante, les services techniques prévoient d'en reprendre environ 10%. Cette situation était prévisible. J'avais d'ailleurs alerté sur le montant du budget annuel, l'inesthétisme, les mauvais usages et les difficultés à entretenir ces nouveaux pieds d'arbres... Concernant la partie basse de l'avenue des Champs-Elysées, les travaux sont terminés sur les allées. Les travaux sur les avenues Marigny et Matignon sont en voie d'achèvement d'ici mi-décembre. Enfin, le jardin des Ambassadeurs a rouvert le 6 novembre. Le renforcement des strates végétales et l'harmonisation du mobilier dans les jardins des Champs-Elysées sont en cours. Pour le Carré Grand-Palais, les travaux de plantations ont été livrés à l'été 2023 et les travaux de restauration des sols engagés à l'automne seront livrés en janvier 2024. Le Carré Ledoyen, le jardin Nouvelle France et l'avenue Dutuit seront également livrés en janvier 2024. Lancé fin 2023, l'aménagement de l'avenue Winston Churchill sera achevé au premier trimestre 2024. J'ai exprimé mes réserves sur le projet de piste cyclable, réserves partagées par l'association Paris en Selle : simple voie non protégée, cette "piste" risque d'être utilisée à contre-emploi comme une zone de dépose pour les touristes qui se rendent dans l'un des deux Palais bordant l'avenue. Place de la Concorde, après la rénovation des guérites et la restauration des Fontaines des Mers et des Fleuves, il reste 33 candélabres à restaurer sur les 173 que compte la place. Le Louvre mène des travaux de restauration de l'enceinte des Tuileries (grille, balustrades, lions) jusqu'au printemps 2024. Piste cyclable "Olympiste" : la montagne accouche d'une souris Un autre aménagement commun à plusieurs Conseils de quartier est celui de la piste cyclable dite "Olympiste", projetée dans la perspective des Jeux Olympiques depuis la place de l'Etoile jusqu'au carrefour Haussmann / Tronchet, via l'avenue de Friedland et le boulevard Haussmann. Le projet concerne les cinq Conseils de quartier Hoche-Friedland, Saint-Philippe du Roule, Monceau, Elysée-Madeleine et Saint-Augustin. La montagne accouche finalement d'une souris ! Contrairement au projet présenté lors des réunions des Conseils de quartier en juin, la nouvelle version se contente de créer un couloir de bus ouvert aux cyclistes sur l'ensemble de l'avenue de Friedland. Certes, la crainte que j'avais alors exprimée tombe : l'aménagement ne contraindra pas les usagers du bus à franchir - à leurs risques et périls - la piste cyclable "Olympiste" pour accéder à leur arrêt. Mais j'aurais préféré un projet sécurisé pour les cyclistes comme pour les piétons, plutôt qu'un nouvel aménagement bâclé au 1er semestre 2024 pour tenir le calendrier des Jeux. Révision du PLU de Paris : les Parisiens ont enfin la parole Par arrêté municipal en date du 15 novembre 2023, la Maire de Paris a ouvert une enquête publique sur le futur Plan local d'urbanisme (PLU) bioclimatique de Paris. Les Parisiens pourront enfin s'exprimer et faire valoir leurs intérêts, y compris sur la liste des 97 emplacements "pastillés" ou réservés pour la création de logements sociaux dans le 8e arrondissement. Cette enquête se tiendra dans les mairies d’arrondissement du lundi 8 janvier 2024 au jeudi 29 février 2024. En Mairie du 8e, la Commission d'enquête tiendra des permanences le 12 janvier de 9h à 12h, le 3 février de 9h à 12h et le 22 février de 14h à 19h15. Vous pourrez formuler vos observations sur le registre papier disponible en Mairie du 8e arrondissement, à l'adresse participer@enquete-publique-plu-paris.fr ou encore en ligne sur le site de la Mairie de Paris. Au terme de l'enquête publique, le PLU bioclimatique fera l'objet d'un vote définitif du Conseil de Paris en décembre 2024 puis, en cas d'adoption, sera opposable à compter du 15 janvier 2025. Les lauréats du Budget participatif 2023 Les Conseils de quartier ont été l'occasion d'un point sur la réalisation des projets lauréats du Budget participatif 2022 et l'annonce des projets lauréats de l'édition 2023. Au terme du vote de 3 663 participants, les projets lauréats de l'édition 2023 sont la restauration du dôme de l'église Saint-Augustin (200 000 euros), la contribution à la rénovation de sa façade Ouest (200 000 euros), la réduction de la vitesse des véhicules et la sécurisation des passages pour piétons (210 000 euros) et la rénovation du gymnase du collège Condorcet (320 000 euros). J'observe que le montant du Budget participatif alloué au 8e arrondissement a été divisé par quatre entre 2022 et 2023. Manifestement, la Maire du 8e n'obtient pas autant qu'elle le prétend de la Maire de Paris pour notre arrondissement... Votation citoyenne sur les "SUV" : attention aux familles... La Maire de Paris a décidé d'organiser une votation citoyenne le 4 février 2024 par laquelle elle prévoit de demander aux Parisiens de se prononcer "pour ou contre l'augmentation des prix de stationnement pour les SUV (hors stationnement résidentiel)". Le vote sera ouvert aux seuls Parisiens inscrits sur les listes électorales. Il se déroulera en Mairie du 8e arrondissement de 9h à 19h. SUV : de quoi parle-t-on ? "Concrètement, les propriétaires d’un véhicule thermique ou hybride rechargeable de plus de 1,6 tonne, ainsi que ceux d’un véhicule électrique de 2 tonnes ou plus, seraient concernés par cette hausse. Ils représentent "10 % du parc automobile sur Paris", selon Anne HIDALGO, bien que ce changement tarifaire touchera surtout les non-Parisiens. Comme prévu, les locaux possédant la carte de résident seront en effet exemptés de cette augmentation du tarif de stationnement." (source : Le Parisien du 8 décembre 2023). Je prendrai prochainement position sur le fond de la votation et le déroulement de la campagne. Je serai vigilante afin de prévenir toute évolution de la réglementation qui pénaliserait une nouvelle fois les familles parisiennes. En tout état de cause, je dénonce le calendrier de l'annonce de cette votation, dans le cadre d'une communication de crise de la Maire de Paris qui, pour détourner l'attention publique de "l'affaire Tahiti", a multiplié en l'espace de quelques jours les annonces comme autant de contre-feux médiatiques et politiques : après la votation sur les SUV, le "Plan Piéton" 2023-2030, le nouveau "Plan Climat" 2024-2030, l'abaissement à 50 km/h de la vitesse sur le périphérique après les JOP de Paris 2024, etc. Conseil de quartier Hoche-Friedland le 20 novembre L'Assemblée plénière du Conseil de quartier Hoche-Friedland s'est réunie le lundi 20 novembre à 19h à l'école Louis de Funès. La Maire du 8e arrondissement était représentée par l'un de ses Adjoints. Le Comité d'animation du Conseil de quartier s'était préalablement réuni le 2 octobre. Vous trouverez ici la présentation projetée au cours de la réunion du 20 novembre. Laurence OLBRECK, Cheffe de la division de la police municipale dans le 8e arrondissement, a présenté un bilan de l'activité dans le quartier pendant cinq mois, du 1er juin au 31 octobre. 405 missions ont été conduites. 209 interventions ont été effectuées sur demande des habitants, de la mairie d'arrondissement ou de la salle de commandement. 6 314 PV ont été dressés pour infraction au Code de la route, dont 90 à l'encontre de cyclistes ou de trottinettes, notamment des deux-roues empruntant les couloirs de bus avenue de Wagram. 211 PV ont été dressés pour des incivilités : mégots, vente à la sauvette, nuisances, épanchement d'urine, déjections canines, terrasses, etc. A ma demande d'un point de situation sur la lutte contre les troubles à l'ordre public rue de Washington, la police municipale a fait état d'une "amélioration". Toutefois, des riverains ont fait part, eux, de leur sentiment d'insécurité, qu'ils éprouvent trop souvent en rentrant chez eux, principalement les vendredis et samedis soirs, avec de nombreuses voitures indûment arrêtées en double-file... Dans l'actualité des chantiers ont été évoqués les travaux achevés de l'avenue Hoche et la réflexion en cours sur la reprise des trottoirs d'une partie de l'avenue ; les travaux de réfection des sols des trottoirs de la place de Charles de Gaulle / de l'Etoile (achèvement prévu en janvier 2024) ; ainsi que la réflexion en cours sur une rénovation légère, avant les JO, du tunnel de l'Etoile (fermé à la circulation depuis 2015). Pour mémoire, je m'étais mobilisée de longue date en faveur d'une remise aux normes et d'une réouverture à la circulation générale de ce tunnel autrefois très utile pour les habitants du 8e et du quartier. Aujourd'hui, ce tunnel est sous-exploité : il est réservé aux cyclistes mais la plupart d'entre eux considèrent son infrastructure trop anxiogène. Un participant a interpellé l'Adjoint de la Maire du 8e arrondissement sur le projet "One Monceau", la restructuration lourde d'un immeuble de bureaux situé aux 59-65 rue de Courcelles / 3 avenue Hoche et 220 rue du Faubourg Saint-Honoré. Compte tenu de l'ampleur de la restructuration, qui concerne 40 000 m², j'ai suggéré que la Mairie du 8e prenne l'initiative de proposer aux maîtres d’ouvrage la signature d’une “charte de qualité de chantier”. Cette charte aurait un triple objectif : veiller à la qualité environnementale du chantier, garantir aux riverains la mise en œuvre de toutes les précautions nécessaires à leur tranquillité et à leurs activités, et économiser les consommations de matériaux et d’énergie. Un autre participant s'est interrogé sur le projet de bâche publicitaire sur l'immeuble du siège social du groupe de médias et de communication Vivendi au n°42 avenue de Friedland. A Paris, le Règlement local de la Publicité, des Enseignes et Préenseignes (RLP) fixe les règles applicables à la publicité, aux pré-enseignes et aux enseignes. Tout dispositif publicitaire installé sur la voie publique doit impérativement être autorisé par la Ville de Paris et soumis à la Taxe locale sur la publicité extérieure (TLPE). Les palissades de chantier peuvent également supporter de la publicité, à titre temporaire et sur autorisation, à condition que la surface de l'affichage publicitaire ne dépasse pas 50% de la surface de la bâche de chantier. Toutefois, de trop nombreuses campagnes publicitaires menées par les annonceurs dans Paris transgressent la lettre et contournent l'esprit du RLP, dégradant le cadre de vie et les finances des Parisiens. En effet, les campagnes d'affichages sauvages se multiplient, comme je l'ai régulièrement dénoncé ces dernières années dans le 8e arrondissement. Il en va de même pour les bâches publicitaires surdimensionnées, comme nous pouvons le constater sur le magasin Louis Vuitton des Champs-Elysées. Le secrétaire général de LVMH, également président du Comité des Champs-Elysées, devrait pourtant donner le bon exemple pour "la plus belle avenue du monde"... C'est pourquoi j'appelle la Maire de Paris à renforcer les actions de prévention, de contrôle et de répression pour mieux faire respecter le RLP et protéger le cadre de vie des Parisiens. Conseil de quartier Monceau le 21 novembre L'Assemblée plénière du Conseil de quartier Monceau s'est réunie le mardi 21 novembre à l'école Monceau. La Maire du 8e arrondissement était à nouveau représentée par l'un de ses Adjoints. Le Comité d'animation du Conseil de quartier s'était préalablement réuni le 2 octobre. Vous trouverez ici la présentation projetée au cours de la réunion du 21 novembre. Laurence OLBRECK a présenté un bilan de l'activité de la police municipale dans le quartier pendant dix mois, du 1er janvier au 31 octobre 2022. 371 missions ont été effectuées. 92 interventions ont été réalisées sur demande des habitants, de la Mairie d'arrondissement ou de la salle de commandement. 1 811 PV ont été dressés pour infraction au Code de la route, 332 l'ont été pour des incivilités, dont 180 liées au non-respect du règlement du parc Monceau, avec notamment de la consommation d'alcool. Dans le parc Monceau, l'allée vers les nouvelles toilettes de l'aire de jeux a été achevée cet été. La rénovation de la piste de roller et la mise en sécurité du platane ont été validées par la Commission des sites en novembre. Les travaux seront réalisés au 1er trimestre 2024. Infesté par un champignon qui entraîne des chutes de branche importantes, le platane sera bientôt remplacé. Un point de situation a été fait - mieux vaut tard que jamais... - sur les nombreux travaux de l'avenue de Messine. Au droit des n°8-12, une emprise de moindre superficie restera en place jusqu'à la fin janvier 2024 pour le chantier SNCF ÉOLE du prolongement du RER E ; l'exploitation de la ligne doit démarrer en avril 2024. Lors de la "marche exploratoire" effectuée avec les riverains le 17 octobre, lesquels la demandaient depuis de nombreux mois, il a été convenu que seraient réalisés au premier trimestre 2024 la remise en peinture des bancs, la réfection des pieds d'arbres, le maintien de la station de recharge pour véhicules électriques et la création d'une zone de livraison ainsi que d'une place GIG-GIC devant la pharmacie du bas de l'avenue. En tout état de cause, la chaussée, dans un état aujourd'hui déplorable, devra être remise en état par l'intervenant, à savoir SNCF ÉOLE. J'ai exprimé mon vif regret qu'aucune réfection de la partie haute de l'avenue - dont les trottoirs, les pieds d'arbres et les plates-bandes sont également très dégradés - ne soit prévue, en dépit de mes demandes régulières. A la question des riverains de savoir si le stationnement en épi pouvait être maintenu avenue de Messine, les services de la Ville de Paris ont répondu qu'un tel aménagement n'était plus aux normes incendies et qu'une réflexion était en cours sur l'évolution de ces places de stationnement. Au deuxième et troisième trimestres 2024, la place de Narvik sera réaménagée avec une reprise des traversées piétonnes et l'élargissement des "musoirs". Quatre arbres seront plantés, dans le respect des perspectives d'alignement. L'inversion du tronçon de la rue de Monceau entre les rues de Téhéran et de Vézelay a été réalisée le 23 octobre - j'étais d'ailleurs intervenue à ce sujet en posant une question orale dès notre Conseil du 8e arrondissement du 28 novembre. Au cours du Conseil de quartier, j'ai regretté que la Mairie du 8e arrondissement n'ait pas insisté auprès de la Mairie de Paris pour obtenir la réalisation d'une étude d'impact en amont de l'aménagement, pour la rue de Monceau et les rues adjacentes. L'aménagement de la rue de Monceau prévoit la plantation de 15 arbres, la création de 217 m² de jardinière en pleine terre et la pose de 56 arceaux vélo - alors même que ceux déjà installés seraient sous-utilisés d'après les riverains, ce qui peut interroger sur la pertinence du choix de l'emplacement. Parmi ces riverains, les avis divergent sur l'inversion de la rue de Monceau, suivant qu'ils habitent en amont ou en aval de l'aménagement. Conseil de quartier Saint-Augustin le 23 novembre L'Assemblée plénière du Conseil de quartier Saint-Augustin s'est réunie le jeudi 23 novembre en Mairie du 8e arrondissement. La Maire du 8e arrondissement était présente, avec l'un de ses Adjoints. Le Comité d'animation du Conseil de quartier s'était préalablement réuni le 11 octobre. Vous trouverez ici la présentation projetée au cours de la réunion du 23 novembre. Un bilan de l'activité de la police municipale dans le quartier pendant cinq mois, du 1er juin au 31 octobre, a été présenté. 478 missions ont été menées. 81 interventions ont été effectuées sur demande des habitants, de la mairie d'arrondissement ou de la salle de commandement. 2 627 PV ont été dressés pour infraction au Code de la route, dont 365 à l'encontre de vélos et de trottinettes, notamment pour franchissement des feux rouges. Enfin, 318 PV ont verbalisé des incivilités, dont 169 contre des terrasses ou des étalages gênants. Certains participants ont regretté le manque de finesse de ce bilan d'activité, le terme "incivilités" pouvant couvrir un large éventail d'infractions, depuis le simple jet de mégot de cigarette jusqu'à l'agression... Concernant l'aménagement de la piste cyclable du boulevard Malesherbes, les travaux se poursuivent : la sécurisation des traversées piétonnes est en cours d'achèvement et la section Courcelles - Saint-Augustin devrait être aménagée d'ici la fin de l'année. J'alerte d'ailleurs sur l'insécurité des traversées piétonnes le temps des travaux ; nombre de riverains et usagers s'en plaignent. Toutes les zones de livraison pourront être utilisées par les particuliers pour leurs besoins avec un disque européen de stationnement (disponible à l'accueil de la Mairie du 8e) d'une durée maximum de 30 minutes. Les travaux de l'aménagement du parvis de l'église Saint-Augustin sont en cours jusqu'au printemps 2024. Les barrières devant l'église sont reprises pour prévenir le passage des deux-roues motorisés. Des travaux de modernisation de l'éclairage public avenue César Caire, boulevard Malesherbes et boulevard Haussmann, sont simultanément menés jusqu'à la fin du mois de décembre 2023. La sécurité du square Bergson a été une nouvelle fois évoquée. J'ai demandé à la police de faire un point de situation. J'avais déjà proposé il y a plusieurs années l'installation de caméras de vidéoprotection et le renforcement des patrouilles des forces de l'ordre pour y lutter contre le trafic de drogue. S'agissant des aménagements des rues aux écoles Naples, Rocher et Monceau, peu d'habitants remettent en cause ces aménagements. Ils rempliraient leur objectif de sécuriser les abords des établissements scolaires. Il est en revanche regrettable qu'aucune étude d'impact ne soit conduite pour anticiper leurs effets collatéraux sur les rues voisines. Le calendrier prévisionnel est le suivant : les principes d'aménagement (végétalisation, arbres, stationnements vélos) seront validés lors du prochain Conseil de quartier au printemps 2024 puis les travaux réalisés après les JO de 2024. D'ici-là, une réunion sera organisée sur place, rue du Rocher, au premier trimestre 2024, pour informer les riverains sur la suite de ce projet de cette "rue aux écoles", entre la rue de Vienne et la rue Laborde, qui affiche l'objectif de renforcer la sécurité des lycééns du lycée Racine. L'immeuble des 15-17 rue de Rome fait l'objet d'une rénovation à destination inchangée - commerces et bureaux. Aux étages, l'immeuble doit être ravalé et les menuiseries extérieures remplacées. La célèbre marquise d'origine doit être également ravalée tandis que la devanture commerciale fera l'objet d'une réfection. Les évolutions du bâtiment du 15-17 rue de Rome et de sa marquise depuis la fin du 19e siècle. La mise en oeuvre des doubles sens cyclables dans le quartier. Elle est en cours. Cet aménagement nécessite de reprendre certains passages piétons et mobiliers urbains. Dans la mesure où la mise aux normes pompiers exige une largeur de chaussée de 4 mètres, des places de stationnement devraient être supprimées. Conformément au Code de la route, des stationnements vélos sont créés en amont des passages piétons pour améliorer la visibilité des carrefours. Rappel du droit en vigueur : l'article R110-2 du code de la route définit la zone 30 comme une "section ou ensemble de sections de voies constituant une zone affectée à la circulation de tous les usagers". "Dans cette zone, la vitesse des véhicules est limitée à 30 km/ h" et "toutes les chaussées sont à double sens pour les cyclistes, les conducteurs de cyclomobiles légers et les conducteurs d'engins de déplacement personnel motorisés, sauf dispositions différentes prises par l'autorité investie du pouvoir de police." Si un double sens cyclable est bien signalé, les cyclistes venant des deux sens contraires ne peuvent pas pour autant rouler sur la même bande cyclable dans les deux sens. Un cycliste doit en effet toujours rouler à sa droite : à droite de la chaussée dans le sens de circulation des véhicules (même s’il n’y a pas de bande cyclable) et à droite sur la bande cyclable aménagée à cet effet, dans le sens contraire des véhicules. Nous avons appris au cours de la réunion que la piste cyclable de la rue de la Pépinière ferait l'objet de travaux de réaménagement à compter de 2025. Je m'en félicite puisque je réclame de longue date la sécurisation de cette piste cyclable particulièrement accidentogène. Et je veillerai à ce que ce réaménagement comprenne aussi la sécurisation pour les piétons du carrefour de la place Saint-Augustin. La rue Joseph Sansboeuf, qui relie les rues de Laborde et de la Pépinière, sera requalifiée au premier trimestre 2024, avec la plantation d'arbres et la création d'une zone de livraison et d'une place GIG/GIC. Enfin, des riverains de la rue de la Bienfaisance ont dénoncé le nouveau plan de circulation du quartier, ainsi que les nombreuses emprises de chantier, et ont exprimé - eux aussi - leurs réserves sur l'aménagement des abords de l'église Saint-Augustin. Conseil de quartier Europe le 30 novembre L'Assemblée plénière du Conseil de quartier Europe s'est réunie le jeudi 30 novembre à l'école Moscou. La Maire du 8e arrondissement était présente, avec deux de ses Adjoints. Le Comité d'animation du Conseil de quartier s'était préalablement réuni le 4 octobre. Vous trouverez ici la présentation projetée au cours de la réunion du 30 novembre. Un bilan de l'activité de la police municipale dans le quartier pendant cinq mois, du 1er juin au 31 octobre 2023, a été présenté. Elle a effectué 378 missions sur le terrain. 77 interventions ont été menées sur demande des habitants, de la Mairie d'arrondissement ou de la salle de commandement. 2 937 PV ont été dressés pour des infractions au Code de la route, dont 116 à l'encontre de vélos et de trottinettes. Rue de Saint-Pétersbourg, le nouveau sens unique de circulation est souvent transgressé par des non-riverains qui ne sont pas autorisés à l'emprunter. Dans le quartier, la limitation de vitesse à 30 km/h est aussi régulièrement enfreinte. Focus sur les "coussins berlinois". Ces ralentisseurs sont reconnaissables à leur fabrication en caoutchouc, à l'instar de ceux installés rue de Saint-Pétersbourg. Ils sont constitués d’une plaque carrée surélevée qui peut atteindre 6 à 7 centimètres de haut. S’ils sont efficaces pour ralentir les voitures, ces plateaux sont moins utiles pour les deux-roues qui circulent de part et d'autre, ainsi que pour les bus dont la largeur des roues dépasse celle du ralentisseur. Ils sont réputés présenter un risque de glissade pour les motards par temps de pluie du fait de leur fabrication en caoutchouc. Les coussins berlinois sont régis par le décret n°94-447 du 27 mai 1994 relatif aux caractéristiques et aux conditions de réalisation des ralentisseurs de type dos d'âne ou de type trapézoïdal. Les alternatives au coussin berlinois sont le "cassis" ou le "gendarme couché". Un point d'avancement de la démarche municipale "Embellir votre quartier" lancée en 2021 a été réalisé. Les travaux de la rue de Londres sont achevés. Des difficultés liées au stationnement sauvage ont été signalées à la Police municipale. Les trottoirs de la place de l'Europe sont en cours de reprise, après les interventions sur le réseau d'éclairage public. Les travaux de la place de Dublin devraient être achevés le 22 décembre. Pour mémoire, les trottoirs sont élargis à 5 mètres sur le côté pair de la rue et des barrières sont installés à l'angle Dublin / Moscou pour sécuriser les piétons. Les travaux de la rue Clapeyron sont programmés jusqu'en février 2024. Concernant la rue de Saint-Pétersbourg, les aménagements définitifs seront réalisés à l'hiver 2024 - 2025. La ligne 80 devrait être détournée sur le boulevard des Batignolles puis la rue de Rome. La ligne 66 doit demeurer sur la rue de Rome. Seules les lignes 21 (dans le sens descendant) et 95 continueront de circuler rue de Saint-Pétersbourg. Ces trois dernières années, le plan de circulation du quartier Europe a fait l'objet de nombreuses modifications dans le cadre de cette démarche municipale "Embellir votre quartier", avec une "vélorue" rue d'Amsterdam, une piste cyclable rue de Londres, deux "rues aux écoles" rue de Florence et rue de Moscou, une mise en voie unique rue de Saint-Pétersbourg, la végétalisation des rues de Clapeyron et de Turin, divers aménagements sur la place de Dublin et à la sortie du métro Liège, ainsi que les déviations de plusieurs lignes de bus. Pour les habitants, les aménagements réalisés se traduisent aussi par un véritable "gymkhana" et de très nombreux embouteillages qui vont jusqu'à figer la circulation, y compris celle des véhicules des services de secours et de sécurité, tout particulièrement sur la place de l'Europe et dans le secteur de la rue de Liège. J'avais moi-même récemment saisi la Mairie de Paris dans un courrier puis posé une question orale à la Maire du 8e arrondissement pour faire corriger certaines de ces externalités négatives du nouveau plan de circulation du quartier Europe. Toutefois, aucune solution satisfaisante n'est proposée pour le moment. En Conseil d'arrondissement, le 28 novembre, la Maire d'arrondissement avait évoqué la fermeture projetée du "barreau" de la rue de Madrid au droit du métro Europe, ainsi que la concertation des 8e et 9e arrondissements pour trouver des pistes d'amélioration. Nous ne pouvons que regretter une initiative aussi tardive. Même le "célèbre" chroniqueur de l'émission "C dans l'air" sur France 5, Patrick COHEN, a rendu compte de certains aménagements aberrants récemment réalisés dans le quartier en évoquant des riverains, ceux de la rue d'Amsterdam, qui découvrent du jour au lendemain que leurs lignes de bus ont été supprimées ! Le "collectif" des riverains de la rue de Saint-Pétersbourg a regretté que sa proposition d'un déplacement de quelques mètres de l'arrêt de bus qui se trouve actuellement en haut de la rue de Saint-Pétersbourg, de sorte que les bus puissent s'arrêter sans déborder et gêner la circulation sur le boulevard des Batignolles, n'ait toujours pas été étudiée par les services de la RATP et de la voirie municipale. Une solution existe pourtant, sans occulter les devantures commerciales du haut de la rue. Conseil de quartier Triangle d'Or le 4 décembre L'Assemblée plénière du Conseil de quartier Triangle d'Or s'est réunie le lundi 4 décembre à l'école Robert Estienne. La Maire du 8e arrondissement était présente, avec deux de ses Adjoints. La police municipale était représentée. Le Comité d'animation du Conseil de quartier s'était préalablement réuni le 9 octobre. Vous trouverez ici la présentation projetée au cours de la réunion du 4 décembre. Un bilan de l'activité de la police municipale dans le quartier pendant cinq mois, du 1er juin au 31 octobre 2023, a été présenté. Elle a effectué 663 missions sur le terrain. 303 interventions ont été menées sur demande des habitants, de la Mairie d'arrondissement ou de la salle de commandement. 7 757 PV ont été dressés pour des infractions au Code de la route. Enfin, 525 PV ont été dressés pour incivilités, dont 288 pour des terrasses et des étalages gênants. Dans l'actualité des chantiers, les travaux de sécurisation des traversées piétonnes de l'avenue George V à l'angle avec la rue Quentin Bauchart - sécurisation que je réclamais de longue date - sont terminés. Idem pour la réfection de la chaussée entre Alma et Marboeuf. La sécurisation des traversées piétonnes avec l'avenue Pierre 1er de Serbie doit être achevée mi-décembre. Avenue Marceau, la sécurisation du carrefour avec la rue Quentin Bauchart sera également achevée mi-décembre 2023. Avenue Montaigne, la réfection en cours des trottoirs à l'issue des travaux d'éclairage sera achevée le 31 décembre. Les ralentisseurs rues Pierre Charron et Clément Marot seront installés début 2024. Enfin, l'aménagement de la "rue aux écoles" Robert Estienne sera réalisé du 1er janvier au 31 mars 2024. Conseil de quartier Elysée-Madeleine le 6 décembre L'Assemblée plénière du Conseil de quartier Elysée-Madeleine s'est réunie le mercredi 6 décembre à l'école Surène. La Maire du 8e arrondissement était représentée par deux de ses Adjoints. La police municipale était également représentée. Le Comité d'animation du Conseil de quartier s'était préalablement réuni le 9 octobre. Vous trouverez ici la présentation projetée au cours de la réunion du 6 décembre. Un bilan de l'activité de la police municipale dans le quartier pendant cinq mois, du 1er juin au 31 octobre 2023, a été présenté. Elle a effectué 526 missions sur le terrain. 297 interventions ont été menées sur demande des habitants, de la Mairie d'arrondissement ou de la salle de commandement. 3 208 PV ont été dressés pour des infractions au Code de la route, dont 143 à l'encontre de vélos et de trottinettes. Enfin, 395 PV ont été dressés pour incivilités, dont 164 pour des terrasses et des étalages gênants. Le puits de secours ÉOLE (RER E) est en train d'être libéré de ses emprises. Leur retrait ainsi que celui de la base vie devrait être achevé début 2024. Pour mémoire, l'exploitation du RER E doit démarrer en avril entre Haussmann-Saint-Lazare et Nanterre la Folie. Rue des Mathurins, les travaux de renouvellement de la chaussée entre Tronchet et Arcade ont été finalisés. Le cadencement des feux tricolores donnant sur la rue Tronchet sera modifié de sorte de fluidifier la circulation en provenance de la rue des Mathurins. Enfin, les travaux de la piste cyclable à l'intersection de la rue Duphot et de la place de la Madeleine seront réalisés pendant deux mois, du 1er janvier au 1er mars 2024. Conseil de quartier Saint-Philippe du Roule le 7 décembre L'Assemblée plénière du Conseil de quartier Saint-Philippe du Roule s'est réunie jeudi 7 décembre à l'école Paul Baudry. La Maire du 8e arrondissement était accompagnée de deux élus de sa majorité. La police municipale était représentée par une importante délégation. Une fois n'est pas coutume, un représentant de la Direction de la voirie et des déplacements (DVD) de la Ville de Paris était également présent. Le Comité d'animation du Conseil de quartier s'était préalablement réuni le 11 octobre. Vous trouverez ici la présentation projetée au cours de la réunion du 7 décembre. Un bilan de l'activité de la police municipale dans le quartier pendant cinq mois, du 1er juin au 31 octobre 2023, a été présenté par Laurence OLBRECK, cheffe de la police municipale du 8e, et par Véronique DAVOINE, adjointe au chef de brigade. La police municipale a effectué 406 missions sur le terrain. 212 interventions ont été menées sur demande des habitants, de la Mairie d'arrondissement ou de la salle de commandement. 2 927 PV ont été dressés pour des infractions au Code de la route, dont 56 à l'encontre de vélos et de trottinettes. Enfin, 395 PV ont été dressés pour incivilités, dont 164 pour des terrasses et des étalages gênants. Plusieurs habitants ont déploré les très nombreux troubles à la sécurité, à la tranquillité et à la salubrité publiques - à toutes heures du jour et de la nuit - dans le secteur des rues de Ponthieu, Paul Baudry et Frédéric Bastiat (notamment à l'angle de ces deux dernières) : trafics de stupéfiants, attroupements bruyants, rixes et incivilités diverses, conduites dangereuses de véhicules motorisés, etc. A leur demande d'installation de caméras de vidéoprotection, la police municipale a répondu qu'un tel projet relevait de la compétence de la Préfecture de police de Paris... Je soutiens la demande des riverains et je vais l'appuyer. J'ai mentionné les problèmes des nuisances générées par le restaurant L'Afrodisiac rue de Courcelles et par les bars à chicha et les établissements de nuit dans la rue du Colisée. Des habitants ont aussi évoqué le Café Chic, établissement défavorablement connu des riverains et de la police. Le calendrier prévisionnel des chantiers a été présenté par le représentant de la DVD, Marc LOMBAERDE. Les travaux de la rue de Ponthieu seront réalisés au premier semestre 2024. Les études sont encore en cours. Conformément aux souhaits des habitants et des commerçants, mobilisés notamment dans l'association Ponthieu D'Abord(S), et contrairement aux attentes des porteurs du projet d'espace de logistique urbaine "Bright House", le sens de circulation du haut de la rue de Ponthieu ne serait finalement pas inversé comme cela fut un temps envisagé. Avec les riverains directement concernés, je m'en réjouis. L'aménagement définitif de la rue Paul Baudry sera livré à l'automne 2024. Les stationnements devraient être supprimés en intégralité. Les barrières Vauban seront remplacées par la pose d'une barrière fixe. Plusieurs riverains ont regretté l'absence de plan de l'aménagement projeté... En raison de travaux réalisés par Fraîcheur de Paris jusqu'en février, le carrefour des rues d'Artois et de Berri sera aménagé et sécurisé en mars 2024. Là aussi, l'absence de plan est regrettée. Des "coussins berlinois" seront installés au niveau du carrefour des rues d'Artois et du Commandant Rivière. Les travaux sur les places Théodore Chassériau et Chassaigne-Goyon devraient intervenir au premier trimestre 2024. La discussion sur le projet n'est pas finalisée. Enfin, la mise en conformité des arrêts de bus 154 rue du Faubourg Saint-Honoré et 1 rue Myron Herrick sont en voie d'achèvement.

  • Newsletter - novembre 2023 | L'essentiel de mon actualité d'élue

    Vous trouverez ci-après l'essentiel de mon actualité d'élue au cours des dernières semaines. Au sommaire, notamment, les deux Conseils du 8e arrondissement des 6 et 28 novembre, "l'affaire Tahiti", ô combien emblématique de la mauvaise gestion d'Anne HIDALGO, ou encore la pétition pour rééquilibrer le projet initial d'aménagement de la piste cyclable du boulevard Malesherbes. Sans oublier les rubriques "Le chiffre", "Le saviez-vous ?" ou "L'image". Sur ces sujets comme sur tous les autres concernant le 8e arrondissement et plus largement Paris, je reste à votre entière écoute et disposition . Vos commentaires, vos observations et vos suggestions par retour d'email sont toujours les bienvenus. N'hésitez pas enfin à rediffuser cette newsletter à vos proches susceptibles d'être intéressés par ces sujets. Catherine LÉCUYER Conseillère du 8e arrondissement de Paris (divers droite) Lire la newsletter sur le site >>> RÉPONDEZ A NOTRE ENQUÊTE "MON CHIEN DANS LE 8E" LES ACTUALITÉS Conseil du 8e arrondissement du 28 novembre : je vous rends compte Nous avons tenu mardi 28 novembre notre 25e Conseil du 8e arrondissement de la mandature . J'ai concentré mes principales interventions sur les dossiers prioritaires pour les habitants du 8e et pour l'arrondissement. J'ai d'abord dénoncé une nouvelle fois le projet de logements sociaux au 37 avenue George V, un dossier emblématique de la politique idéologique du logement social menée par la Ville de Paris . Je me suis ensuite abstenue voire opposée à plusieurs subventions de la Ville de Paris, soit parce qu'elles n'étaient pas justifiées, soit parce qu'elles bénéficiaient à une institution dont la mauvaise gestion est notoire. Si je me suis abstenue sur le projet de nouveau "Plan Climat", dans l'attente de la nouvelle version enrichie qui nous sera présentée au printemps, j'ai émis un avis favorable sur le "Plan Piéton", une première étape qui va dans le bon sens, même s'il faut aller beaucoup plus loin. Enfin, j'ai défendu deux vœux et posé une question . Le premier avait pour objectif de renforcer de toute urgence la lutte contre les salons de massage dissimulant des activités de prostitution. Le second visait à corriger les externalités négatives, pour la rue de Liège et son carrefour, du nouveau plan de circulation du quartier Europe. Enfin, ma question portait sur l'inversion du sens de la circulation sur le tronçon de la rue de Monceau entre les rues de Téhéran et de Vézelay. Lire la suite "L'affaire Tahiti", emblématique de la mauvaise gestion d'Anne HIDALGO Le déplacement de la Maire de Paris en Nouvelle-Calédonie puis en Polynésie française pour une semaine officielle de travail public (du 16 au 22 octobre) puis deux semaines officieuses de vacances privées (du 23 octobre au 5 novembre) est très vivement critiqué par les oppositions municipales, lesquelles dénoncent un faux " voyage JO alibi " pour de vraies " vacances déguisées ". La polémique ne manquera pas d'animer le Conseil de Paris du 14 au 17 novembre. En tout état de cause, cette "affaire" dite "Tahiti" est emblématique de plusieurs des défauts majeurs de la gestion de la Ville par Anne HIDALGO, aux dépens des intérêts de Paris et des Parisiens . Lire la suite Conseil du 8e arrondissement du 6 novembre : je vous rends compte Nous avons tenu lundi 6 novembre notre 24e Conseil du 8e arrondissement de la mandature . J'ai concentré mes principales interventions sur les dossiers que je crois être prioritaires pour les habitants du 8e et pour l'arrondissement. J'ai d'abord soutenu la demande des locataires d'améliorer leurs conditions de vie dans les immeubles de logements sociaux de la ZAC Beaujon . Une fois n'est pas coutume, j'ai ensuite approuvé la politique du logement social voulue par la Mairie de Paris en faveur des métiers en tension et notamment du personnel soignant de l'AP-HP. J'ai aussi plaidé pour accélérer la rénovation environnementale des logements sociaux du parc parisien. Puis j'ai une nouvelle fois alerté sur les effets pervers, à Paris, de la rénovation énergétique à marche forcée des copropriétés. J'ai par ailleurs regretté le manque d'ambition du "contrat jeunesse" du 8e arrondissement, alors même que ses éléments de constat et de diagnostic sont pourtant bons. J'ai enfin défendu deux vœux et posé une question . Mon premier vœu portait sur les motifs et les calendriers de réalisation des "rues aux écoles" dans le 8e arrondissement, dans un contexte général de grand chambardement des plans de circulation, de reports massifs de circulation et de rallongements des temps de parcours. Mon second vœu visait à rééquilibrer le projet d'aménagement de la piste cyclable du boulevard Malesherbes. Je considère en effet que la mesure de suppression de l'intégralité des places de stationnement n'est pas strictement nécessaire, adaptée et proportionnée aux besoins du projet. Lire la suite Pétition pour rééquilibrer le projet initial d'aménagement de la piste cyclable du bd Malesherbes Oui, il faut développer les infrastructures du vélo à Paris , pour mieux accompagner et répondre aux nouveaux besoins et aux nouvelles attentes des Parisiens en termes de mobilité durable. Oui, il faut sécuriser l'actuelle voie cyclable du bd Malesherbes. Toutefois, le projet d'aménagement de la piste cyclable du bd Malesherbes prévoit la suppression de l'intégralité des places de stationnement latérales (hors zones de livraison, stationnement des personnes handicapées et taxis) sur tout le linéaire du boulevard dans le 8e arrondissement, soit près de 200 places sur environ 1 500 mètres depuis la place de la Madeleine jusqu'au bd de Courcelles. De nombreux riverains du bd Malesherbes m'ont interpellée à ce sujet. Cette mesure de suppression de l'intégralité des places de stationnement n'apparaît pas strictement nécessaire, adaptée et proportionnée aux besoins du projet d'aménagement de la piste cyclable bd Malesherbes . De plus, elle ne sera accompagnée d'aucune mesure de "compensation" pour les riverains du bd Malesherbes - ni création de places de stationnement à proximité immédiate, ni élargissement du périmètre de la carte de stationnement résidentiel - et elle s'inscrit dans un contexte général de suppression de nombreuses places de stationnement dans le quartier. Elle rompt finalement l'équilibre que chaque aménagement devrait préserver entre les intérêts des différents usagers de l'espace public. Lire la suite >>> SIGNER ICI LA PÉTITION LE CHIFFRE C'est le coût financier (60 000 euros) et le coût carbone (60 tonnes) du déplacement d'Anne HIDALGO en Nouvelle-Calédonie puis en Polynésie française pour une semaine officielle de travail public (du 16 au 22 octobre) puis deux semaines officieuses de vacances privées (du 23 octobre au 5 novembre), une "affaire" dite "Tahiti" emblématique de plusieurs des défauts majeurs de la gestion de la Ville par la Maire de Paris, aux dépens des intérêts de Paris et des Parisiens. LE SAVIEZ-VOUS ? Abaissement de la vitesse sur le périphérique : peut-être plus difficile en 2024 qu'en 2014 En 2014, la vitesse avait été abaissée sur le périphérique par un décret du Premier ministre d'alors. C'est par un décret n°2014-3 du 3 janvier 2014, "relatif à la vitesse maximale autorisée sur le boulevard périphérique de Paris" et à la signature du Premier ministre d'alors Manuel VALLS, que la vitesse maximale autorisée sur le boulevard périphérique de Paris avait été abaissée de 80 à 70 km/h en 2014. Compte tenu de ses mauvaises relations notoires avec l'Exécutif, la Maire de Paris aura probablement davantage de difficultés à obtenir un décret pour l'abaisser à 50 km/h en 2024. A moins que les liens tissés entre Elisabeth BORNE, actuelle Première ministre, et Anne HIDALGO, actuelle Maire de Paris, lorsque la première était directrice générale de l'urbanisme à la mairie de Paris (2008-2013) et la seconde première adjointe au Maire de Paris (2001-2014), ne facilite l'édiction d'un tel décret ? A suivre... L'IMAGE A droite, seule la Maire du 8e arrondissement décida de rester assise à sa place. Mercredi 15 novembre après-midi, l'ensemble des élus du groupe Changer Paris décida de quitter l'hémicycle du Conseil de Paris afin de protester contre un propos d'Anne HIDALGO qui, interpellée par la droite sur "l'affaire Tahiti", venait d'exciper éhontément de l'absence de Rachida DATI au voyage mémoriel qu'elle effectue chaque début d'année au camp de concentration nazi d'Auschwitz en Pologne. Seule la Maire du 8e arrondissement décida alors de rester assise à sa place. Le symbole spatial est fort : Jeanne d'HAUTESERRE venait de choisir son camp et de trahir ses mandants. L'AGENDA Mercredi 6 décembre 19 h : réunion publique en assemblée plénière du Conseil de quartier Elysée-Madeleine à l'école Surène. Jeudi 7 décembre 19 h : réunion publique en assemblée plénière du Conseil de quartier Saint-Philippe-du-Roule à l'école Paul Baudry. Mardi 23 janvier 2024 19 h : 26e conseil du 8e arrondissement de la mandature. Mardi 07 mai 2024 19 h : 27e conseil du 8e arrondissement de la mandature. Mardi 11 juin 2024 19 h : 28e conseil du 8e arrondissement de la mandature. Les séances du Conseil du 8e arrondissement se tiennent à la mairie du 8e arrondissement et sont ouvertes au public.

  • Conseil du 8e arrondissement du 6 novembre 2023 : je vous rends compte

    Nous avons tenu lundi 6 novembre notre 24e Conseil du 8e arrondissement de la mandature. J'ai concentré mes principales interventions sur les dossiers que je crois être prioritaires pour les habitants du 8e et pour l'arrondissement . J'ai d'abord soutenu la demande des locataires d'améliorer leurs conditions de vie dans les immeubles de logements sociaux de la ZAC Beaujon. Une fois n'est pas coutume, j'ai ensuite approuvé la politique du logement social voulue par la Mairie de Paris en faveur des métiers en tension et notamment du personnel soignant de l'AP-HP. J'ai aussi plaidé pour accélérer la rénovation environnementale des logements sociaux du parc parisien. Puis j'ai une nouvelle fois alerté sur les effets pervers, à Paris, de la rénovation énergétique à marche forcée des copropriétés. J'ai par ailleurs regretté le manque d'ambition du "contrat jeunesse" du 8e arrondissement, alors même que ses éléments de constat et de diagnostic sont pourtant bons. J'ai enfin défendu deux vœux et posé une question . Mon premier vœu portait sur les motifs et les calendriers de réalisation des "rues aux écoles" dans le 8e arrondissement, dans un contexte général de grand chambardement des plans de circulation, de reports massifs de circulation et de rallongements des temps de parcours. Mon second vœu visait à rééquilibrer le projet d'aménagement de la piste cyclable du boulevard Malesherbes. Je considère en effet que la mesure de suppression de l'intégralité des places de stationnement n'est pas strictement nécessaire, adaptée et proportionnée aux besoins du projet. Pour conclure, j'ai interrogé la Maire du 8e arrondissement sur l'utilité locale de l'espace de logistique urbaine "Bright House" pour les habitants et les commerçants du quartier de la rue de Ponthieu. Vous trouverez ici l'ordre du jour initial de la séance , ici le relevé des délibérations , ici le compte rendu intégral et ci-dessous un compte rendu synthétique de mes principales interventions et prises de position. ZAC Beaujon : améliorer enfin les conditions des locataires de logements sociaux J'ai profité de l'examen de la délibération 2023 DU 98 , qui concernait notamment l'opération de la ZAC Beaujon , pour alerter une nouvelle fois (voir notamment ma dernière question en Conseil d'arrondissement le 9 mars 2023) sur les problèmes nombreux et persistants que subissent les habitants de plusieurs immeubles de logements sociaux de la ZAC Beaujon livrés en 2015 et gérés depuis par Élogie-Siemp . Dès la livraison, alors même que ces logements étaient supposés répondre aux toutes dernières normes environnementales, des défauts et des malfaçons ont en effet été constatés aux n°8, 22 et 30 rue Laure Diebold : mauvaise isolation thermique, éléments extérieurs défectueux, panneaux solaires installés en toiture sans raccordement, etc. Depuis, ces problèmes persistent. Récemment, je me suis rendue sur place à la demande de l'AMICALE CNL du 22 rue Laure Diebold. Je partage l'essentiel du point de situation sur les problèmes que les locataires m'ont présentés et qu'ils soumettent régulièrement à Élogie-Siemp : le changement des chaudières à gaz n'ayant jamais servi, le dysfonctionnement de la Ventilation mécanique contrôlée (VMC), l'apparition de moisissures sur les planchers, les dépenses occasionnées par des tiers mais imputées aux locataires, le délabrement et la chute de volets en bois de la façade, etc. Alors que l'approche du 10e anniversaire de la livraison de certains des lots du projet de la ZAC Beaujon est synonyme d'expiration de leur garantie décennale, ni Élogie-Siemp directement concerné, ni la Mairie de Paris indirectement concernée, ne se mobilise avec l'énergie attendue pour répondre et faire répondre rapidement aux réclamations et aux attentes des locataires des logements sociaux de la rue Laure Diebold. J'ai donc demandé à la Mairie du 8e arrondissement les actions qu'elle comptait mener, et suivant quel calendrier, pour faire enfin améliorer la condition des locataires de logements sociaux de la rue Laure Diebold. Oui à une politique du logement social pour loger les métiers en tension ! Nous avons examiné une délibération 2023 DLH 287 concernant " l'adoption de la convention relative à la délégation à l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris de droits uniques sur des logements de la Ville de Paris du patrimoine de Paris Habitat ". J'ai régulièrement l'occasion d'intervenir en Conseil d'arrondissement sur la politique du logement social de la Mairie de Paris. Si je suis souvent défavorable à la politique de production et d'attribution des logements sociaux menée par l'Hôtel de Ville de Paris, je suis favorable à une politique du logement social pour mieux loger les métiers en tension, les familles et les classes moyennes . C'est pourquoi, une fois n'est pas coutume, j'ai salué cette délibération par laquelle la Mairie de Paris va mobiliser 500 logements sociaux du contingent de la Ville et des arrondissements au profit des agents de l'AP-HP , de sorte que des infirmiers et des infirmières puissent se loger au plus près des hôpitaux, et de pouvoir, à terme, rouvrir des lits au sein des hôpitaux parisiens. Et j'en ai profité pour soumettre une proposition à la Maire du 8e arrondissement : qu'une partie significative des 50 logements sociaux prévus dans l'opération des 25-27 rue de Constantinople leur soit réservée. Par souci de cohérence, j'ai donc émis un avis favorable sur ce projet de délibération visant à mieux loger le personnel soignant des établissements de santé. Accélérer la rénovation environnementale des logements sociaux à Paris La communication 2023 DLH 326 concernait une présentation de l'activité de soutien à la rénovation environnementale du parc parisien de logements sociaux. La Ville de Paris compte 260 000 logements dans son parc social. A la date d'aujourd'hui, 32 000 de ces logements sociaux ont été rénovés, soit 13% du parc social parisien. Chaque année, les bailleurs sociaux rénovent 3 000 à 4 000 logements. A ce rythme, il faudra donc attendre 2060 pour que soient rénovés la totalité des logements sociaux du parc social parisien . Un tel délai n'est bien sûr pas acceptable ! Aujourd'hui, de trop nombreux locataires Parisiens vivent dans des logements sociaux non-rénovés voire délabrés, une situation qui dégrade leur qualité de vie, parfois leur santé , et qui entrave la lutte contre le réchauffement climatique. Dans le 8e arrondissement, qui compte 894 logements sociaux, c'est par exemple le cas des logements de la rue Laure Diebold, que j'ai évoqués plus haut. Je déplore d'autant plus cette situation du logement social à Paris qu'elle était prévisible à cause de la pratique municipale des loyers capitalisés reçus des offices HLM , laquelle les a privés d'une partie de la capacité d'autofinancement de la rénovation environnementale de leur parc. C'est pourquoi j'ai proposé que les bailleurs sociaux réalisent et communiquent aux élus un état des lieux sur les logements sociaux qui restent à rénover, arrondissement par arrondissement, en suggérant un ordre de rénovation par priorité décroissante, et qu'ils indiquent les voies et les moyens d'une stratégie de rénovation environnementale accélérée de sorte que la totalité du parc social parisien le soit d'ici 2032 . Rénovation énergétique à marche forcée des copropriétés : attention aux effets pervers à Paris Nous avons ensuite débattu d'une communication 2023 DLH 327 dans laquelle la Mairie de Paris présentait son activité de soutien à la rénovation environnementale des copropriétés parisiennes. Les aides municipales à la rénovation des copropriétés sont utiles . Dans le cadre du Plan Climat, la Ville de Paris a lancé en 2016 le programme "Éco-rénovons Paris" afin de proposer des aides financières et un accompagnement gratuit pour encourager les copropriétés privées parisiennes à réaliser les travaux de rénovation énergétique et environnementale des immeubles d'habitat les plus énergivores. Ce dispositif municipal a été opportunément renforcé en 2022 et renommé " Éco-rénovons Paris+ ". Au cours de mon intervention, j'ai toutefois pointé l'hyper-complexité du parcours administratif que doivent laborieusement suivre les copropriétés parisiennes désireuses d'intégrer le dispositif "Éco-rénovons Paris+". A ce titre, la réunion organisée le 27 septembre par la Mairie du 8e était la bienvenue. Même si certains participants en sont ressortis avec plus de questions que de réponses... Surtout, j'ai à nouveau alerté sur certains effets pervers à Paris de la rénovation énergétique à marche forcée des copropriétés et l'interdiction progressive de la location de logement en fonction du diagnostic de performance énergétique (DPE) . Le Gouvernement a récemment confirmé sa politique de durcissement de la réglementation sur la location de logement en fonction du DPE. Conformément aux dispositions de la loi du 22 août 2021, les propriétaires n'avaient déjà plus le droit d'augmenter les loyers des biens classés F ou G depuis le 24 août 2022 et les logements classés G+ étaient interdits à la location depuis le 1er janvier 2023. Un décret du 18 août 2023 a confirmé le calendrier de la montée en puissance de l'interdiction de location : les logements classés G seront interdits à la location dès le 1er janvier 2025, ceux classés F le 1er janvier 2028 et ceux classés E le 1er janvier 2034. Selon l'Institut Paris Région, Paris compte environ 600 000 logements classés E, F et G, représentant jusqu'à 66% des logements loués dans le parc privé, dont 320 000 étiquetés F ou G, autrement dit des "passoires thermiques" difficiles à chauffer l'hiver et à rafraîchir l'été. Bien que le 8e soit l'arrondissement le moins concerné de Paris grâce à la qualité de son bâti, l'Insee n'en chiffrait pas moins en 2018 à 51,7% le taux des logements privés classés E, F ou G bientôt interdits à la location. Pour les propriétaires de logements donnés à la location, le décret du 18 août pose un problème de calendrier pour la réalisation des travaux de rénovation conditionnant la possibilité de continuer à louer . Le délai est très bref : moins de 18 mois avant l'interdiction de la classe G, à la condition de disposer d'emblée des moyens nécessaires. De plus, les assemblées générales de copropriétaires qui décident le lancement de tels travaux s'étalent généralement sur plusieurs années. Et nul ne saurait exclure une pénurie d'artisans qualifiés dans la période, ainsi qu'une inflation subséquente des prix des travaux. A Paris, le durcissement de la réglementation sur la location de logement en fonction du DPE génère d'ores et déjà des effets pervers du fait des incertitudes et des anticipations des propriétaires bailleurs . L'interdiction progressive à la location des logements les plus "énergivores" tend en effet à assécher un peu plus un marché locatif déjà très tendu, alors que la construction de logements neufs est au point mort. Certains propriétaires préfèrent vendre leur logement, parce qu'il est déjà une passoire thermique ou parce qu'il va rapidement le devenir. D'autres se replient vers la location meublée touristique saisonnière de type Airbnb, laquelle n'entre toujours pas dans le champ d'application de la réglementation et de son durcissement. Les bonnes intentions écologiques paveraient-elles un enfer quotidien pour tous, propriétaires bailleurs comme locataires ? La suite est prévisible. Ce sont d'abord les parties prenantes les plus fragiles et vulnérables du marché du logement qui sont, et qui seront, impactées par cette évolution, trop rapide et trop peu accompagnée, de la réglementation : les petits propriétaires bailleurs n'ayant pas le temps et / ou les moyens de réaliser les travaux de rénovation, et les locataires modestes qui peinent de plus en plus à trouver une location sur le marché. Un marché noir de la location de logements contrevenant aux normes énergétiques pourrait même prospérer au point de rencontre entre l'offre des premiers et la demande des seconds... A terme, l'éco-rénovation des logements est bien sûr vertueuse sur le plan environnemental comme sur le plan social , puisqu'elle permet aussi de diminuer les factures énergétiques et de revaloriser le patrimoine immobilier. Mais dans l'intervalle, le Gouvernement devra probablement ajuster à la fois le calendrier de l'interdiction de la location et les aides financières d'accompagnement de la mise aux normes des propriétaires bailleurs. Et la Mairie de Paris devra en conséquence en tenir compte pour son propre dispositif d'aides et d'accompagnement. Contrat jeunesse du 8e arrondissement : un bon constat mais un manque d'ambition La délibération 2023 DJS 113 portait sur le "Contrat Jeunesse du 8e arrondissement" conclu entre la Ville de Paris et la Mairie du 8e arrondissement . Les contrats jeunesse d’arrondissement (CJA) conclus entre la Ville de Paris et les Mairies d’arrondissement visent à définir et formaliser les orientations des politiques municipales à mener dans chaque arrondissement en direction des jeunes de 14 à 25 ans, en fonction des spécificités et des priorités locales, telles qu'elles sont identifiées dans le diagnostic établi par la Mairie d’arrondissement, la Direction Jeunesse et Sport (DJS), les référents jeunesse de territoires (RJT), les acteurs intervenant auprès des jeunes et les jeunes eux-mêmes. Le contrat qui nous était soumis est le premier dont se dote le 8e arrondissement. Autant son volet "constat" ou "diagnostic" est intéressant et pertinent, autant son volet "actions" ou "axes de travail" manque - à ce stade - d'ambition . Cette réserve étant exprimée, j'ai toutefois voté pour ce projet de délibération, en espérant pouvoir bientôt constater ses effets positifs concrets sur l'offre jeunesse de l'arrondissement. "Rues aux écoles" dans le 8e arrondissement : véritables expérimentations ou simples tests ? J'ai ensuite défendu deux vœux et posé une question sur des sujets de préoccupation très concrets pour les habitants et les acteurs économiques de l'arrondissement. Mon premier vœu portrait sur les motifs et les calendriers de réalisation des "rues aux écoles" dans le 8ème arrondissement . Trois "rues aux écoles" ont déjà été aménagées, dans les rues de la Bienfaisance, de Florence et de Moscou. Cinq "rues aux écoles" sont en cours d'expérimentation, dans les rues Robert Estienne, Paul Baudry, du Rocher, de Naples et de Monceau. Quatre autres "rues aux écoles" sont envisagées, dans les rues de Bucarest, Roquépine, de Surène et dans l'allée Van Dyck. Les "rues aux écoles" permettent incontestablement de renforcer la sécurité des piétons , à commencer par celle des élèves et de leurs parents, et de réduire la pollution atmosphérique imputable à la circulation générale. Le 8e arrondissement figure d'ailleurs déjà parmi les trois premiers arrondissements de Paris en termes de réalisation de "rues aux écoles". Mais ces "rues aux écoles" s’inscrivent aussi dans un contexte général de grand chambardement des plans de circulation , de reports massifs de circulation et de rallongement significatif des temps de parcours dans le 8e arrondissement. Si la méthode municipale de l'expérimentation est a priori positive, c'est à la condition sine qua non que la transformation de l'essai ne soit pas systématique, ce qui reviendrait à faire de cette expérimentation le faux-nez d'une décision déjà prise, et donc un simple "essai" ou "test". N'oublions pas que la pérennisation des "coronapistes" mises en place pendant la période de la crise de la Covid est apparue, rétrospectivement, comme une méthode commode pour la Mairie de Paris afin de désamorcer les critiques, de prendre de cours l'organisation des opposants et de faire passer en force ses projets, à l'instar de la "vélorue" rue d'Amsterdam, réalisée sans la moindre concertation... Pour ma part, je considère que l'information des citoyens est un fondement élémentaire de la démocratie, a fortiori lorsque, au niveau local, elle se veut "participative" . Et d'importants problèmes sont d'ores et déjà signalés sur ces expérimentations, notamment rue de Vienne suite à la fermeture de la partie inférieure de la rue du Rocher. C'est pourquoi j'ai proposé que la Maire du 8e arrondissement informe les riverains directs, ainsi que les habitants des rues voisines, du calendrier dans lequel s’inscrivent ces expérimentations , communique les critères à l’aune desquels ces expérimentations seront considérées, ou non, comme concluantes, et concerte les habitants afin de leur permettre de s’exprimer sur les points positifs et / ou les pistes d’amélioration pour chaque projet. La majorité a voté contre mon vœu . La Maire du 8e arrondissement a précisé que les expérimentations seraient bientôt "pérennisées", confirmant qu'elles sont de facto de simples tests d'aménagements définitifs. Je le regrette vivement. Les Conseils de quartier devraient toutefois avoir leur mot à dire sur les modalités de mise en oeuvre. Il faut rééquilibrer le projet d'aménagement de la piste cyclable du boulevard Malesherbes Mon second vœu portait sur le rééquilibrage du projet initial d'aménagement de la piste cyclable du boulevard Malesherbes . Oui, bien sûr, il faut développer les infrastructures du vélo à Paris, pour mieux accompagner et répondre aux nouveaux besoins et aux nouvelles attentes des Parisiens en termes de mobilité. Oui, bien sûr aussi, il faut sécuriser l'actuelle voie cyclable du boulevard Malesherbes. Mais le projet d'aménagement de la piste cyclable du boulevard Malesherbes prévoit la suppression de l'intégralité des places de stationnement latérales sur tout le linéaire du boulevard dans le 8e arrondissement , soit près de 200 places sur 1 500 mètres depuis la place de la Madeleine jusqu'au boulevard de Courcelles. Je considère que cette mesure de suppression de l'intégralité des places de stationnement n'est pas strictement nécessaire, adaptée et proportionnée aux besoins du projet d'aménagement de la piste cyclable du boulevard Malesherbes. De plus, elle ne sera accompagnée d'aucune mesure de "compensation" pour les riverains du boulevard - ni création de places de stationnement à proximité immédiate, ni élargissement du périmètre de la carte de stationnement résidentiel. Elle ne tient donc pas compte des différents états de vie et de mobilité des habitants. Autrement dit, elle rompt l'équilibre que chaque aménagement devrait préserver entre les intérêts des différents usagers de l'espace public. Ce n'est malheureusement pas la première fois ! La Mairie de Paris est coutumière des aménagements de voirie "100% idéologiques - 0% concertation" qui reviennent finalement à dresser les différents usagers de l'espace public les uns contre les autres. C'est pourquoi j'ai proposé que la Mairie de Paris amende et rééquilibre le projet initial d'aménagement de la piste cyclable du boulevard Malesherbes : en conservant un minimum de places de stationnement boulevard Malesherbes sur la bande technique prévue dans le projet d'aménagement pour les zones de livraison, le stationnement des personnes handicapées et les taxis ; en développant une offre alternative de places de stationnement résidentiel - en surface et en souterrain - à proximité immédiate du boulevard Malesherbes ; en garantissant la possibilité de s'arrêter brièvement au droit de chez soi pour décharger son véhicule ; et en préservant les bornes de recharge pour voitures électriques du boulevard Malesherbes. Par souci d'obtenir des résultats, en plus de courriers à David BELLIARD, Adjoint à la Maire de Paris en charge notamment des mobilités, j'ai indiqué que j'avais dû me résoudre à porter les propositions de ce vœu par la voie d' une pétition en ligne . A la date du lundi 6 novembre, cette pétition était d'ores et déjà signée par plus de 1 500 riverains du boulevard Malesherbes et des voies adjacentes . J'ai rappelé que ces pétitionnaires comptaient sur notre Conseil du 8e arrondissement pour défendre efficacement leurs intérêts auprès de la Mairie de Paris. La Maire du 8e arrondissement et sa majorité ont à nouveau rejeté mon vœu . De plus, ils n'envisagent pas davantage de défendre les intérêts des riverains du boulevard en Conseil de Paris mi-novembre... C'est pourtant leur rôle premier ! Les riverains bénéficieront toutefois d'une "compensation" : des "disques de stationnement" (à retirer en Mairie du 8e arrondissement) leur permettront de s'arrêter 30 mn sur une zone de livraison à proximité de leur domicile pour leurs besoins de chargement / déchargement. La mobilisation des pétitionnaires y est probablement pour quelque chose. Je les en félicite ! Quelles initiatives pour l'utilité locale du projet Bright House ? J'ai enfin posé une question orale à la Maire du 8e arrondissement sur l'utilité locale de l'espace de logistique urbaine "Bright House" pour les habitants et les commerçants du quartier de la rue de Ponthieu. J'avais écrit un courrier dès juillet à ce sujet à David BELLIARD, Adjoint à la maire de Paris en charge de la transformation de l’espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie. L'espace de logistique urbaine "Bright House" projeté sur l'ancien parking du 66 avenue des Champs-Elysées - avec une porte d'entrée des véhicules au 49 rue de Ponthieu et une rampe de sortie des véhicules au 128 rue La Boétie - soulève de très vives préoccupations parmi les commerçants et les habitants du quartier de la rue de Ponthieu . En effet, en l'état, l'espace servira d'abord pour l'acheminement de flux de marchandises approvisionnant des magasins sur l'avenue des Champs-Elysées, plutôt que de profiter aux acteurs économiques du quartier et contribuer ainsi à réduire les flux de marchandises dans le secteur. Ce serait alors la "double peine" pour les habitants et les commerçants du quartier, lesquels subiraient les inconvénients du projet en termes d'aggravation de la congestion routière, des nuisances sonores, de la pollution atmosphérique, sans bénéficier du moindre de ses avantages en termes de logistique. Ce serait alors la confirmation de ce que les intérêts des acteurs économiques de l'avenue des Champs-Elysées prévalent une nouvelle fois aux dépens des intérêts des commerçants et des habitants du quartier des Champs-Elysées. Ma question était donc de connaître les initiatives que la Maire du 8e avait déjà prises et qu'elle comptait encore prendre pour que ce projet pilote d'espace de logistique urbaine de 62 millions d'euros soit utile aussi pour les commerçants et les habitants du quartier de la rue de Ponthieu. Les élus de la majorité ne prévoient aucune initiative pour "infléchir" le projet dans un sens plus favorable aux besoins et aux attentes du quartier... Les commerçants et les habitants apprécieront !

  • Préserver l'équilibre

    Oui, il faut développer les infrastructures vélo et la piste cyclable boulevard Malesherbes est nécessaire. Mais supprimer sans crier gare l'intégralité des près de 200 places de stationnement est une mesure radicale disproportionnée. La Mairie de Paris est coutumière des aménagements de voirie 100% idéologiques-0% concertation qui reviennent à dresser les usagers de l'espace public les uns contre les autres. STOP aux passages en force ! > Signez la pétition Catherine LÉCUYER ("tribune" publiée dans Paris Huitième n°147 de novembre-décembre 2023)

  • "L'affaire Tahiti", emblématique de la mauvaise gestion d'Anne HIDALGO

    Le déplacement de la Maire de Paris en Nouvelle-Calédonie puis en Polynésie française pour une semaine officielle de travail public (du 16 au 22 octobre) puis deux semaines officieuses de vacances privées (du 23 octobre au 5 novembre) est très vivement critiqué par les oppositions municipales, lesquelles dénoncent un faux "voyage JO alibi" pour de vraies "vacances déguisées". La polémique ne manquera pas d'animer le Conseil de Paris du 14 au 17 novembre. En tout état de cause, cette "affaire" dite "Tahiti" est emblématique de plusieurs des défauts majeurs de la gestion de la Ville par Anne HIDALGO, aux dépens des intérêts de Paris et des Parisiens. Quelle justification ? Premièrement, cette "affaire" est emblématique des biais de justification. De la visite du site de l'épreuve de surf des prochains Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de Paris 2024, où s'étaient pourtant déjà rendus cet été le Président du Comité d'organisation de Paris 2024 et la ministre des Sports, à la visite de l'allée de l'île des Pins inaugurée à l'occasion des 150 ans de la Commune de Paris, en passant par la préparation des prochaines éditions de la Nuit Blanche ou encore la valorisation du "Carnaval Tropical" organisé chaque année sur l'avenue des Champs-Elysées, le caractère "officiel" du déplacement, de même que son intérêt pour la capitale et pour ses habitants, n'est toujours pas clairement établi. Sur-administration Deuxièmement, elle est emblématique de la "sur-administration" de la capitale. Dans le cadre de son déplacement, la Maire de Paris était accompagnée d'une délégation composée de ses Adjoints aux Sports et aux Outre-mer, mais aussi de son Directeur de cabinet et de sa Cheffe de cabinet, des effectifs pour le moins pléthoriques qui ne correspondent ni aux besoins ni aux usages pour ce type de déplacement. Opacité Troisièmement, "l'affaire" est emblématique d'une opacité, d'une désinformation et d'une communication erratique récurrentes. Alors qu'aucune photo du séjour officiel n'avait été publiée pendant le déplacement, de crainte de l'évident "contraste" défavorable avec le contexte de crises internationales, de conflit armé entre Israël et le Hamas et de montée de l'antisémitisme en France et à Paris, Anne HIDALGO a en revanche publié le 19 octobre sur ses réseaux sociaux des images d'elle pédalant à vélo dans les rues de... Paris ! Une fois le pot aux roses découvert, la communication de crise a été pour le moins erratique, avec une succession de versions contradictoires et de motivations changeantes. Défausse de responsabilité Quatrièmement, elle est emblématique d'une tendance de la Maire de Paris à se défausser de sa responsabilité. L'avis du 10 novembre rendu par la Commission de Déontologie de la Ville de Paris, neuf membres nommés par la Maire de Paris qui ont plutôt vocation à conseiller a priori sur le respect des principes déontologiques pour prévenir une infraction ou un conflit d'intérêt, et non à "régulariser" a posteriori, apparaît comme un essai maladroit de "blanchiment administratif". La Commission de déontologie de la Ville de Paris comprend neuf membres nommés par le Conseil de Paris : un professeur des Universités, un membre du Conseil d’État en fonction ou honoraire, un membre de la Cour de Cassation en fonction ou honoraire, un membre de la Cour des Comptes en fonction ou honoraire, des personnalités qualifiées compétentes en matière de déontologie. Le Président de la Commission de déontologie de la Ville de Paris est nommé par la Maire de Paris parmi les membres de la Commission. Les membres de la commission à la date du 14 novembre 2023 sont Yves CHARPENEL (Premier avocat général honoraire près la Cour de Cassation - Président de la CDVP et Référent des Elus et Collaborateurs), Marie-Françoise LEBON-BLANCHARD (Magistrate honoraire de l’ordre judiciaire et ancienne inspectrice générale adjointe - Personnalité qualifiée - Référente Agents de la CDVP), Catherine HIRSCH (Procureure générale honoraire près la Cour des Comptes - Personnalité qualifiée - Correspondant des Opérateurs de la Ville de Paris), Eliane HOULETTE (Procureur de la République Financier honoraire - Personnalité qualifiée), Airelle NIEPCE (Maître des requêtes au Conseil d’État), Sophie MOATI (Présidente honoraire de chambre à la Cour des Comptes), Pascal BEAUVAIS (Agrégé de droit privé et sciences criminelles et professeur des universités), René DOSIÈRE (Universitaire - ancien Député - Personnalité qualifiée), Robert GELLI (Magistrat judiciaire honoraire et déontologue de la Haute Autorité pour la Santé - Personnalité qualifiée). Il est d'ailleurs intéressant de revenir sur les débats du Conseil de Paris des 11, 12 et 13 octobre 2022 au cours duquel les élus avaient délibéré sur la réforme des dispositifs déontologiques de la Ville de Paris et la création de la Commission de déontologie de la Ville de Paris (voir les pages 43 à 48 du Bulletin Officiel de la Ville de Paris rendant compte de ces débats). Passons sur l'habituelle autosatisfaction de la Maire de Paris, louant "un dispositif déontologique qui fait de Paris une ville pionnière" et des initiatives "saluées à l’échelle nationale et internationale", se félicitant que la Ville de Paris "soit parfois critiquée pour ses actions, ce qui est normal, mais jamais pour le non-respect des principes déontologiques", sans oublier de se réjouir de contribuer à "rétablir de la transparence et donc de la confiance avec nos concitoyens"... Tout va donc très bien dans le meilleur des mondes déontologiques ! Le Maire du 17e arrondissement, Geoffroy BOULARD, avait pourtant déjà proposé d'améliorer le processus de désignation des membres de la Commission de déontologie de la Ville de Paris en prévoyant, avant leur nomination, une étape préalable d'audition et de validation par l'assemblée délibérante qu'est le Conseil de Paris. Inopportun Cinquième et dernièrement, cette "affaire" est emblématique d'une certaine inconvenance. Ce déplacement d'un coût financier de 60 000 euros et d'un coût carbone d'environ 60 tonnes de CO2 est effectué au moment même où la Maire de Paris est responsable de l'augmentation de la taxe foncière des Parisiens de + 52%, ainsi que d'une dette de la Ville de Paris dépassant les 8 milliards d'euros, et où elle soutient tous azimuts une écologie "punitive" avec la mise en place à marche forcée de mesures telles que les zones à faibles émissions (ZFE), les zones à trafic limité (ZTL) ou encore la rénovation énergétique des copropriétés et l'interdiction progressive de la location de logement en fonction du diagnostic de performance énergétique (DPE). Alors, certes, d'aucuns verront dans ce déplacement quelques motifs d'espoir : Anne HIDALGO nuirait d'autant moins à Paris qu'elle se tiendrait à distance de la capitale... Mais si les Parisiens sont devenus pour elle une préoccupation secondaire, le temps est peut-être venu qu'elle cède sa place. Nul n'est irremplaçable et certains le sont encore moins que d'autre.

  • Piste cyclable boulevard Malesherbes : à la recherche de l'équilibre perdu

    Une réunion publique d'information sur le projet de piste cyclable boulevard Malesherbes a été organisée le 26 septembre par la "Mission vélo" de la direction de la voirie et des déplacements (DVD) de la Ville de Paris et la Mairie du 8e arrondissement, représentée par le Conseiller d’arrondissement en charge de la mobilité et des transports - en l'absence de la Maire. Si je suis généralement favorable au principe du développement des infrastructures du vélo à Paris, pour mieux accompagner et répondre aux nouveaux besoins et aux nouvelles attentes des Parisiens en termes de mobilité, je suis en l'occurrence réservée sur certaines modalités de ce projet qui rompent l'équilibre à préserver entre les différents usagers de l'espace public. Une présentation powerpoint a été projetée au cours de la réunion. L'objectif affiché du projet d'aménagement de la piste cyclable est de livrer en mai 2024 une piste cyclable "sécurisée" et "cohérente" pour les cyclistes de 1 500 m, depuis la place de la Madeleine (exclue) jusqu'au boulevard de Courcelles (exclu), sur un axe du réseau principal du Plan Vélo, la ligne V3 du Vélopolitain, et de permettre des liaisons grâce aux connexions avec les pistes adjacentes. Le coût de l'aménagement pour la Ville de Paris s'élève à 5 millions d'euros. Le projet de piste cyclable boulevard Malesherbes s'inscrit dans le réseau francilien de pistes cyclables dit "Vélopolitain", un projet d'aménagement initié en 2019 par des associations, puis repris par la Mairie de Paris, dont le principe est d'aménager des itinéraires cyclables le long des lignes du métro parisien. Concrètement, suivant le tronçon du bd Malesherbes, les pistes cyclables, latérales et unidirectionnelles, vont être finalement larges de 2 m à 2,7 m, et non plus de 4 m, à la demande de la Préfecture de police. Elles seront protégées de la circulation générale par un séparateur en granit de 5 cm, une hauteur techniquement franchissable par les pompiers et esthétiquement acceptable pour l'architecte des bâtiments de France (ABF). Ce séparateur est interrompu aux carrefours et aux passages de portes cochères. L'ABF s'étant opposé à la pose d'un revêtement de type "enrobé" plus adapté pour le vélo à proximité du parc Monceau, le pavage actuel perdurera, après reprise des nids-de-poule les plus accidentogènes. Les traversées piétonnes des quatre principaux carrefours du boulevard vont être sécurisées (Lisbonne - Malesherbes - Miromesnil ; Bienfaisance - Malesherbes ; Lavoisier - Malesherbes - Mathurins - Roquépine ; Anjou - Chauveau Lagarde - Malesherbes), avec des refuges axiaux pour une traversée en deux temps, des feux et une sonorisation pour les piétons. Les arrêts de bus vont être déportés sur un quai intercalé entre la piste cyclable et la circulation générale. Des zones pour la livraison, le stationnement des personnes à mobilité réduite et les taxis sont toutes maintenues, y compris la station de taxi place Saint Augustin. Enfin, tous les stationnements latéraux vont être supprimés. Voici les différentes planches du plan d'aménagement de la piste cyclable : planche n°1 planche n°2 planche n°3 planche n°4 planche n°5 Deux modalités de ce projet d'aménagement ne sont pas satisfaisantes. D'abord, je ne suis pas favorable à la suppression de toutes les places latérales de stationnement, laquelle pénalise trop lourdement les riverains d'un linéaire de 1,5 km. D'autant que cette suppression intervient sans contrepartie pour les riverains (ni création de places de stationnement à proximité, ni élargissement du périmètre de la carte de stationnement résidentiel), dès le tout début des travaux, et qu'un flou juridique semble persister sur la possibilité de s'arrêter seul brièvement au droit de chez soi, sur une zone de livraison, pour décharger son véhicule. Ensuite, je reste réservée sur le déport des arrêts bus. A l'instar des craintes que j'avais pu exprimer dès 2018 concernant l'avenue des Champs-Elysées, un tel déport met en danger les piétons usagers des bus - parmi lesquels nombre de personnes à mobilité réduite, puisque le métro reste largement inaccessible... - en les obligeant à traverser une piste cyclable pour embarquer / débarquer. Et les précautions prises par la Ville de Paris, principalement les dos d'âne, les "pincements" de voie et la signalétique au droit des points d'arrêt bus, ne suffisent manifestement pas à rassurer. Autrement dit, je regrette des arbitrages trop défavorables aux riverains et aux piétons. Lorsqu'un aménagement met en conflit les intérêts divergents de plusieurs usagers de l'espace public, je crois que nous avons tous intérêt à préserver un certain équilibre. Un cycliste peut lui aussi avoir à son tour besoin de prendre le bus ou de décharger son véhicule... Et c'est pourquoi je regrette vivement l'avis "favorable" émis par la Maire du 8e arrondissement le 19 septembre, sans la moindre réserve, sur le permis d'aménagement de la piste cyclable du boulevard Malesherbes. Plusieurs préoccupations exprimées par les habitants devront enfin recevoir des réponses plus satisfaisantes de la part de la Ville de Paris. Je retiens notamment la vitesse excessive des véhicules sur la majeure partie du boulevard Malesherbes, la jonction des pistes cyclables du boulevard Haussmann et de la rue de la Pépinière, la dangerosité de la sortie du parking Madeleine-Tronchet pour les cyclistes. Je tiens aussi à rappeler que la Mairie de Paris, en adoptant fin juin le "Code de la rue", a pris l'engagement de supprimer les pistes cyclables sur les trottoirs et qu'il lui incombe donc d'améliorer d'urgence la sécurité des pistes cyclables du boulevard des Batignolles et de la rue de la Pépinière. Quel est le calendrier des travaux ? Alors que l'encre du compte rendu de la réunion publique d'information avait à peine séché, les travaux d'amélioration des traversées piétonnes des quatre principaux carrefours avaient déjà démarré pour deux mois. Suivra la réalisation des pistes cyclables sur le tronçon Courcelles - Saint Augustin puis le tronçon Saint Augustin - Madeleine pendant cinq mois, jusqu'en mai 2024. Je regrette bien sûr ce "télescopage" entre la réunion d'information et le début du chantier. Les différents éléments constitutifs du permis d'aménager de la piste cyclable du boulevard Malesherbes :

  • Participez aux Assemblées plénières des Conseils de quartier du 8e, pour vous informer et pour agir

    Réunions publiques d'information ouvertes à tous les habitants et tous les commerçants du quartier concerné, les Assemblées plénières des sept Conseils de quartier du 8e arrondissement de l'automne 2023 sont organisées du lundi 20 novembre au jeudi 7 décembre 2023 : Hoche-Friedland : le lundi 20 novembre à 19h à l'école Louis de Funès (à noter dans l'actualité des travaux présentée lors de la réunion du Comité d'animation : l'avenue Hoche, l'avenue des Champs-Elysées et la place de l'Etoile) Monceau : le mardi 21 novembre à 19h à l'école Monceau (à noter dans l'actualité des travaux présentée lors de la réunion du Comité d'animation : le parc Monceau et l'avenue de Messine) Saint-Augustin : le jeudi 23 novembre à 19h en Mairie du 8e arrondissement (à noter dans l'actualité des travaux présentée lors de la réunion du Comité d'animation : la piste cyclable boulevard Malesherbes et le parvis de l'église Saint-Augustin) Europe : le jeudi 30 novembre à 19h à l'école Moscou (à noter dans l'actualité des travaux présentée lors de la réunion du Comité d'animation : la démarche "Embellir votre quartier", la rue de Saint-Pétersbourg, la place de Dublin et la rue Clapeyron) Triangle d'Or : le lundi 4 décembre à 19h à l'école Robert Estienne (à noter dans l'actualité des travaux présentée lors de la réunion du Comité d'animation : la place de l'Etoile, l'avenue des Champs-Elysées, les jardins des Champs-Elysées, l'avenue Winston Churchill et la place de la Concorde) Elysée-Madeleine : le mercredi 6 décembre à 19h à l'école Surène (à noter dans l'actualité des travaux présentée lors de la réunion du Comité d'animation : la piste cyclable boulevard Malesherbes, l'avenue des Champs-Elysées, la rue Duphot et la rue des Mathurins Saint-Philippe du Roule : le jeudi 7 décembre à 19h à l'école Paul Baudry (à noter dans l'actualité des travaux présentée lors de la réunion du Comité d'animation : l'avenue des Champs-Elysées, les jardins des Champs-Elysées, les places Théodore Chassériau et Chassaigne-Goyon) Les sujets d'intérêt local sont nombreux et divers pour chacun des Conseils de quartier de l'arrondissement : actualité des aménagements et des travaux sur l'espace public, y compris la finalisation des "rues aux écoles", réalisation des projets lauréats du Budget participatif 2022 et annonce des projets lauréats de l'édition 2023, enquête publique sur le futur Plan local d'urbanisme (PLU) bioclimatique, présentation de l'activité de la police municipale, etc. Les Conseils de quartier sont les principales structures d'animation de la démocratie locale participative. Participer aux réunions publiques des Conseils de quartier, c'est l'occasion unique de vous tenir informés des projets locaux dans votre quartier et de faire entendre votre voix sur vos préoccupations, vos besoins, vos attentes. Je vous encourage donc à y participer. Pour ma part, je participe à toutes les réunions publiques, sauf empêchement. C'est donc aussi une occasion pour nous de nous retrouver ou de faire connaissance et d'échanger. Cet automne, vous avez une bonne raison supplémentaire de participer aux Assemblées plénières des Conseils de quartier de l'arrondissement : ils sont en cours de renouvellement, depuis le 1er octobre et jusqu'au 29 décembre. Pour présenter votre candidature, vous devez être âgé de plus de 16 ans et habiter le 8e arrondissement. Votre candidature est à déclarer sur le site web de la Mairie du 8e arrondissement ou par courrier à l'attention de Mme la Maire. Le tirage au sort sera organisé le 17 janvier 2024 et les premiers comités d'animation se réuniront en février. Vous trouverez ci-après des éléments d'information sur les sept Conseils de quartier du 8e arrondissement, avec leur découpage administratif, leur sectionnement par rue et leur Charte adoptée en 2020. Conseil de quartier Saint-Augustin Le quartier Saint-Augustin est composé des rues suivantes : Rue Andrieux, Rue d'Anjou (du n°65 au n°75 et du n°74 au n°80), Rue de l'Arcade (du n°56 au n°62 et du n°55 au n°61), Boulevard des Batignolles (du n°45 au n°63 ), Rue de Bernoulli, Rue de la Bienfaisance (du n°1 au n°31 et du n°2 au n°38 ), Avenue César Caire, Rue de Constantinople, Rue de Copenhague, Boulevard de Courcelles (du n°1 au n°15), Impasse Dany, Rue d’Édimbourg, Place Gabriel Péri, Rue du Général Foy, Boulevard Haussmann (du n°72 au n°132), Place du Havre, Rue du Havre (du n°1 au n°17), Place Henri Bergson, Rue de l'Isly, Rue Joseph Sansboeuf, Rue Laborde, Rue Larribe, Rue de Lisbonne (du n°2 au n°14 et du n°1 au n°11), Rue de Madrid, Boulevard Malesherbes (du n°48 au n°70 et du n°55 au n°87), Rue de Miromesnil (du n°87 au n°107 et du n°58 au n°110), Rue de Monceau (du n°85 au n°97 et du n°76 au n°92), Rue de Naples (du n°2 au n°42 et du n°1 n°53), Rue Pasquier (du n°40 au n°46 et du n°31 au n°43), Rue Pelouze, Rue de la Pépinière, Rue Portalis, Place Prosper Goubaud, Rue de Provence (du n°120 au n°128 et du n°129 au n°133), Rue de Rigny, Rue du Rocher, Rue de Rome (du n°1 au n°73 et du n°4 au n°82 ), Rue Roy (du n°6 au n°8 et du n°5 au n°9), Place Saint-Augustin (du n°5 au n°11 et le n°4), Rue Saint-Lazare (du n°106 bis au n°110 et du n°111 au n°125), Rue de Stockholm, Rue de Vienne. Conseil de quartier Europe Le quartier Europe est composé des rues suivantes : Impasse d'Amsterdam, Cours d'Amsterdam, Rue d'Amsterdam (du n°21 au n°93), Boulevard des Batignolles (du n°5 au n°41 bis), Rue de Berne, Rue de Bucarest, Rue Clapeyron, Place de Clichy (n°3), Place de Dublin, Place de l'Europe, Rue de Florence, Rue de Liège, Rue de Londres, Rue de Moscou, Rue de Saint-Pétersbourg Rue de Turin. Conseil de quartier Elysée-Madeleine Le quartier Élysée-Madeleine est composé des rues suivantes : Rue d'Aguesseau, Rue de l'Arcade (du n°1 au n°45 et du n°2 au n°42), Rue d'Argenson, Rue d'Astorg, Place Beauvau, Cité Berryer, Rue de la Boétie (du n°2 au n°38 et du n°3 au n°37), Rue Boissy d'Anglas, Rue Cambacérès, Rue de Castellane, Avenue des Champs-Elysées (le n°18), Rue Chauveau-Lagarde, Rue du Cirque, Rue de Duras, Rue de l' Elysée, Rue du Faubourg Saint-Honoré (du n°2 au n°116 et du n°1 au n°79), Avenue Gabriel, Rue Greffulhe, Boulevard Haussmann (du n°55 au n°121), Rue Lavoisier, Boulevard de la Madeleine (du n°14 au n°16 et du n°25 au n°27), Passage de la Madeleine, Place de la Madeleine, Boulevard Malesherbes (du n°2 au n°44 et du n°1 au n°47), Avenue Marigny, Rue des Mathurins (du n°30 au n°66 et du n°21 ter au n°61), Rue de Miromesnil (du n°2 au n°56 et du n°1 au n°53), Rue Montalivet, Rue Pasquier (du n°1 au n°29 et du n°2 au n°36), Rue de Penthièvre (du n°2 au n°24 et du n°1 au n°31), Passage Puteau (du n°2 au n°4), Cité Retiro, Rue Richepance, Rue Roquepine, Rue Roy (du n°1 au n°3 et du n°2 au n°4), Rue Royale, Rue Saint-Florentin, Rue Saint-Honoré (du n°408 au n°422 et du n°273 au n°283), Place des Saussaies, Rue des Saussaies, Rue de Seze (le n°4), Rue de Surène, Rue Tronchet, Rue Tronson-du-Coudray, Rue Vignon, Rue de la Ville l'Évêque. Conseil de quartier Saint-Philippe-du-Roule Le quartier Saint-Philippe-du-Roule est composé des rues suivantes: Rue d'Artois, Rue de la Baume, Rue de Berri, Rue de la Boétie (du n°40 au n°130 et du n°45 au n°109), Avenue des Champs-Élysées (du n°22 au n°104), Rond-point des Champs-Élysées (du n°4 au n°14), Place Chassaigne-Goyon, Rue du Colisée, Rue du Commandant Rivière, Rue de Courcelles (du n°2 au n°28 et du n°1 au n°31 bis), Avenue Delcassé, Rue du Faubourg Saint-Honoré (du n°118 au n°190 et du n°83 au n°167), Impasse Fortin, Avenue Franklin Roosevelt, Rue Frédéric Bastiat, Boulevard Haussmann (du n°123 au n°175), Rue Jean Mermoz, Avenue Matignon, Rue Myron Herrick, Rue Paul Cézanne, Rue de Penthièvre (du n°28 au n°38 et du n°37 au n°45), Avenue Percier, Rue de Ponthieu, Rue Rabelais, Passage Saint-Philippe du Roule, Rue Saint-Philippe du Roule. Conseil de quartier Triangle d'Or Le quartier Triangle d'Or est composé des rues suivantes : Cours Albert Ier, Place de l'Alma (du n°3 au n°7), Impasse d'Antin, Rue de Bassano (du n°23 au n°39 et du n°34 au n°58), Rue Bayard, Rue du Boccador, Impasse Bourdin, Place du Canada, Rue de Cerisoles, Rue Chambiges, Avenue des Champs-Élysées (numéros impairs), Rue Christophe Colomb, Place Clemenceau, Rue Clément Marot, Port de la Concorde (le n°1), Port de la Conférence, Impasse du Docteur Jacques Bertillon, Avenue Dutuit, Avenue Edouard Tuck, Rue Euler, Place François Ier, Rue François Ier, Avenue Franklin Roosevelt (du n°1 au n°43 et le n°2 bis), Rue Galilée, Avenue du Général Eisenhower, Avenue Georges-V, Place Henri Dunant, Rue Jean Goujon, Rue de Lincoln, Rue de Magellan, Rue Marbeuf Avenue Marceau (numéros pairs), Passage de Marignan, Rue de Marignan, Avenue Montaigne, Avenue Pierre-Ier de Serbie (du n°35 au n°43 et du n°30 au n°42), Rue Presbourg, Avenue du Président Wilson (du n°2 au n°6), Rue Quentin-Bauchard, Cours la Reine, Place de la Reine Astrid, Rue de la Renaissance, Impasse Ruffin, Avenue de Selves, Rue de la Trémoille, Rue Vernet, Avenue Winston Churchill. Conseil de quartier Hoche-Friedland Le quartier Hoche-Friedland est composé des rues suivantes : Rue Arsène Houssaye, Rue Balzac, Avenue Beaucour, Rue Beaujon, Rue Berryer, Avenue Bertie Albrecht, Avenue des Champs-Élysées (du n°114 au n°156), Rue Chateaubriand, Boulevard de Courcelles (du n°55 au n°91), Rue de Courcelles (du n°69 au n°77), Rue Daru, Rue du Faubourg Saint-Honoré (du n°177 au n°241 et du n°202 au n°272), Avenue de Friedland, Place Georges Guillaumin, Avenue Hoche, Rue Lamennais, Rue de Monceau (du n°1 au n°23 et du n°2 au n°18), Rue de la Neva Villa, Nouvelle Cité Odiot, Rue Pierre le Grand, Square du Roule, Place du Souvenir, Place des Ternes (du n°2 au n°4), Rue de Tilsitt, Avenue de Wagram (du n°2 au n°46), Villa Wagram Saint-Honoré, Rue Washington. Conseil de quartier Monceau Le quartier Monceau est composé des rues suivantes : Rue Alfred de Vigny, Square Beaujon, Rue de la Bienfaisance (du n°40 au n°54 et du n°33 au n°51), Rue Corvetto, Boulevard de Courcelles (du n°33 au n°67 et du n°30 au n°94), Rue du Docteur Lancereau, Place du Général Brocard, Boulevard Haussmann (du n°134 au n°188), Rue de Lisbonne (du n°13 au n°57 et du n°16 au n°68), Boulevard Malesherbes (du n°72 au n°92 et du n°89 au n°121), Rue Maleville, Avenue de Messine, Rue de Messine, Rue Louis Murat, Rue de Miromesnil (du n°55 au n°85), Rue Mollien, Rue de Monceau (du n°20 au n°74 et du n°25 au n°83), Rue Murillo, Rue de Naples (du n°44 au n°46 et le n°55), Place de Narvik, Place du Pérou, Rue Rembrandt, Place Rio de Janeiro, Avenue Ruysdaël, Rue Treilhard, Rue de Téhéran, Avenue Valois, Avenue Van Dyck, Avenue Velasquez, Rue de Vézelay.

  • Conseil du 8e arrondissement de Paris du 19 septembre 2023 : je vous rends compte

    Nous avons tenu mardi 19 septembre notre 23e Conseil du 8e arrondissement de la mandature. Je suis principalement intervenue sur le projet du 25-27 rue de Constantinople, la politique du logement social de la Mairie de Paris, la liberté d'aller et de venir des riverains du Palais de l'Elysée, l'information des habitants et des acteurs économiques sur les restrictions à la circulation et aux déplacements pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de Paris 2024, le "site de festivités" projeté dans le parc Monceau pendant ces mêmes Jeux, ou encore la restructuration du réseau des lignes de bus dans le quartier Europe et la rue de Saint-Pétersbourg. Vous trouverez ici l'ordre du jour initial de la séance (+ ici pour information la liste des équipements de proximité inscrits à l’inventaire de la Mairie du 8e arrondissement), ici le compte rendu intégral et ci-dessous un compte rendu synthétique de mes principales interventions et prises de position. Projet des 25-27 rue de Constantinople : maîtriser le calendrier, verdir le contenu A l'occasion de l'examen de la délibération 2023 DU 22 concernant la signature d'un protocole transactionnel sur l'immeuble du n°25 rue de Constantinople entre la Ville de Paris d'une part, Stellantis et PSA d'autre part, j'ai rappelé que l'opération de construction prévue au 25-27 - avec un groupe scolaire de 8 classes, près de 50 logements sociaux et une cuisine de production - était attendue depuis déjà 10 ans. Le calendrier du projet a en effet dérapé. J'avais pourtant très tôt alerté la Maire de Paris et la Maire du 8e arrondissement sur la sous-évaluation de la pollution du site de l'ancien garage, et donc sur le calendrier et le coût de sa dépollution. Mais il est difficile d'être prophète en son pays... Quatre mois plus tard, le permis de construire n'est toujours pas autorisé et affiché. Certes, un permis a été déposé le 19 juillet dernier. La description est la suivante : "Construction d’un bâtiment à R+8 sur 1 niveau de sous-sol à destination de Service Public ou d’intérêt Collectif, d'habitation. Surface créée: 6200.0 m²". Mais son instruction semble traîner... Au cours de la séance de notre Conseil du 19 septembre, j'ai essayé d'obtenir des assurances sur le calendrier et le contenu du projet. J'ai demandé à la Maire du 8e arrondissement de confirmer le calendrier annoncé lors de notre précédent Conseil d'arrondissement du 22 mai dernier, avec une réunion publique d'information des habitants début 2024 et une livraison de l'école pour la rentrée scolaire 2026. Le permis devrait être validé d'ici la fin de l'année, le temps de prendre en compte les nouvelles contraintes du Plan local d'urbanisme (PLU) bioclimatique. J'espère que le projet initialement envisagé, très dense et minéral, pourra être davantage végétalisé, afin de répondre aux besoins et aux attentes des habitants, comme la Maire du 8e l'a annoncé en Conseil d'arrondissement. J'ai finalement voté pour ce projet de délibération. Logement social : non à la politique d'accélération à marche forcée ! Nous avons ensuite examiné le projet de délibération 2023 DU 97 concernant la cession au bailleur social Paris Habitat de l'immeuble situé au n°37 avenue George V. J'en ai donc profité pour rappeler ma position constante sur la politique publique du logement social. Je suis favorable à une politique du logement social pour mieux loger les familles et les classes moyennes. Mais je suis défavorable à la politique de production et d'attribution des logements sociaux menée par l'Hôtel de Ville de Paris. J'ai à nouveau dénoncé la politique d'accélération à marche forcée du logement social menée par Mme HIDALGO dans la capitale en général et dans le 8e arrondissement en particulier. A ses yeux, la capitale sera de toute façon toujours trop déficitaire en logements sociaux, même si elle dépasse déjà le taux légal de 25% prévu par la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU). Même posture idéologique de sa part pour le 8e, bien que notre arrondissement compte déjà 894 logements sociaux, soit une augmentation de + 604% depuis 2001. Cette politique du logement social est d'autant plus critiquable qu'elle raréfie les logements disponibles sur le marché locatif privé, qu'elle représente un coût exorbitant pour le contribuable parisien et qu'elle raréfie les surfaces de bureaux pourtant indispensables au dynamisme économique de la capitale, a fortiori dans l'arrondissement emblématique du quartier central des affaires qu'est le 8e. La Maire de Paris persévère ainsi sur la voie sans issue de la collectivisation des logements, de la décroissance de l'activité économique, de la bétonisation et de la densification à outrance. Le dossier de l'immeuble du 37 avenue George V est emblématique de cette politique de Gribouille du logement social. Il est enlisé depuis bientôt 15 ans et le risque de dérapage des coûts est très élevé. De plus plus, créer des logements sociaux dans l'un des quartiers les plus chers de la capitale, ce n'est pas seulement une "provocation électorale", c'est aussi une "faute politique" puisque 2 à 3 fois plus de logements pourraient être créés ailleurs dans des quartiers moins chers. C'est pour toutes ces raisons que je soutiens les principales positions et propositions de la droite et du Groupe Changer Paris au Conseil de Paris : un moratoire sur la transformation de logements libres en logements sociaux, le redéploiement des investissements de la préemption vers la rénovation du parc social, et l'inscription de la politique du logement dans une politique plus globale de l'habitat, pour retenir les Parisiens dans la capitale, en préservant une mixité fonctionnelle et sociale qui prenne en compte le cadre et la qualité de vie. Certes, dans le cas d'espèce, la programmation prévoit aussi la réalisation d'un cabinet médical et de deux locaux commerciaux. J'espère que ces réalisations seront utiles et appréciées dans ce secteur du quartier Triangle d'Or, lequel manque de médecins et de commerçants. Mais je n'en reste pas moins opposée au volet "logement social" de cette programmation particulièrement coûteuse puisqu'elle s'élève à plus de 40 millions d'euros pour le contribuable parisien. La majorité d'arrondissement prétend que la Ville de Paris réalise ainsi une affaire en cédant l'immeuble à Paris Habitat. Mais ce dernier est un office public de l'habitat (OPH), autrement dit un établissement public compétent en matière de logement social : c'est donc toujours la même "poche" du contribuable parisien, qui perd ce qu'il gagne d'un côté ! La Maire du 8e arrondissement a également indiqué que "l'objectif est d'y loger en priorité les salariés des hôtels, cafés et restaurants de l'arrondissement qui ne peuvent obtenir de logement sur le marché privé". Mais, concrètement, elle ne dispose d'aucun levier à actionner pour atteindre cet objectif. Il s'agit donc là d'un vœu pieu. En cohérence, j'ai donc voté contre sur ce projet de délibération. Les riverains de l'Elysée doivent être libres d'aller et de venir Si le projet de délibération 2023 DVD 67 concernait l'aménagement et la sécurisation des accès à la rue Boissy d'Anglas à l'angle de laquelle se trouve l'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique, je suis revenue sur le sujet connexe de la liberté d'aller et de venir des riverains du Palais de l'Elysée. Pour mémoire, l’arrêté préfectoral n°2016-01162 du 14 septembre 2016 autorise la circulation des piétons sur le trottoir côté pair de la rue du Faubourg Saint-Honoré au droit du Palais de l’Élysée, entre la rue des Saussaies et la rue de Duras. Mais les consignes, ou plutôt les absences de consignes, données aux forces de l’ordre qui surveillent les abords du Palais de l’Élysée aboutissent à ce que la circulation des piétons - riverains et passants - soit régulièrement compliquée, voire interdite, sans que cela apparaisse strictement nécessaire, adapté et proportionné à la situation sécuritaire - par ailleurs évidemment bien compréhensible. Cette complication récurrente s’apparente à une atteinte grave et répétée à la liberté d’aller et de venir des riverains, ainsi qu’à la pleine jouissance de leur droit de propriété, et dégrade significativement le cadre et la qualité de vie et de travail dans le secteur. J'avais d'ailleurs défendu un vœu le 9 mars 2022 pour que notre Conseil du 8e arrondissement demande à la Maire de Paris de prendre l’initiative d’organiser dans les meilleurs délais la réunion des différentes parties prenantes au dossier - le Palais de l’Élysée, la Préfecture de police de Paris, la Mairie du 8e arrondissement, un représentant des habitants et un représentant des commerçants du tronçon concerné de la rue du Faubourg Saint-Honoré - afin d’identifier les voies et les moyens d’améliorer la circulation de tous les piétons - riverains et passants - sur ce trottoir des numéros pairs de la rue du Faubourg Saint-Honoré, au droit du Palais de l’Élysée. A date, cette réunion n'a toujours pas été provoquée. J'ai donc demander à la Maire du 8e arrondissement les initiatives qu'elle comptait - enfin ! - prendre pour essayer de solutionner le problème de ces riverains. Manifestement, aucune... En l'absence de toute réponse satisfaisante, j'ai voté contre ce projet de délibération. Restrictions aux déplacements pendant les Jeux : quand serons-nous informés pour prendre nos dispositions ? J'ai défendu un premier vœu concernant l'information des habitants et des acteurs économiques du 8e arrondissement sur les restrictions à la circulation et aux déplacements pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de Paris 2024. Le 8e arrondissement de Paris accueillera en effet plusieurs épreuves des Jeux du 26 juillet au 8 septembre sur les sites et les abords de la place de la Concorde, du Grand Palais et du pont Alexandre III, soit l'essentiel du quartier des Champs-Elysées. Certains habitants et acteurs économiques de l'arrondissement sont légitimement inquiets de vivre "45 jours en enfer" du fait des lourdes perturbations, voire des entraves, à leur circulation et à leurs déplacements qui pourraient impacter leur vie quotidienne en raison des besoins de déplacement des athlètes, des délégations étrangères et des visiteurs. Ils redoutent que la privatisation de l'espace public puisse aboutir à les priver de leur liberté d'aller et venir (à leur rue et à leur domicile, mais aussi dans et hors Paris pendant une période estivale propice aux week-ends à la campagne), de leur liberté de travailler ou encore de leur droit de mener une vie familiale normale. D'autant que, avant et après les épreuves, ils subiront déjà l'installation et la désinstallation sur l'espace public des sites et des aménagements sportifs. C'est pourquoi j'ai proposé que le Conseil du 8e arrondissement demande à la Mairie de Paris et à la Préfecture de police de Paris de faire le nécessaire pour que les habitants et les acteurs économiques du 8e arrondissement soient informés dans les meilleurs délais des restrictions à la circulation et aux déplacements qui les concerneront à l'été 2024, afin qu'ils puissent prendre en temps voulu leurs dispositions personnelles et professionnelles. J'ai également demandé à la Maire du 8e arrondissement la communication complémentaire qu'elle envisageait pour s'assurer que les habitants et les acteurs économiques soient bien informés ? La Maire du 8e arrondissement et les élus de sa majorité ont voté contre ce vœu, par conséquent rejeté. Circulez (pour ceux qui le peuvent !), il n'y aurait rien à voir... Je regrette que, pour me discréditer, ils entretiennent une confusion volontaire entre mes alertes, qui visent précisément à éviter certains écueils, et une posture - qui n'est pas la mienne - systématiquement négative vis-à-vis des JOP de Paris 2024. Maintenir l'ordre public sur le futur "site de festivités" du parc Monceau Mon second vœu portait sur le "site de festivités" projeté dans le parc Monceau pendant les JOP de Paris 2024. La Ville de Paris a présenté le 24 juillet les "sites de festivités" gratuits et ouverts au public qui seront aménagés dans la plupart des arrondissements de la capitale pendant les Jeux pour proposer la retransmission des épreuves, des animations sportives et culturelles, ainsi que des espaces de restauration. Dans le 8e arrondissement, le choix a été fait de retenir le parc Monceau pour être le "site de festivités" tout au long des JOP de Paris, du 26 juillet au 8 septembre. J'avais écrit à la Maire du 8e arrondissement dans un courrier en date du 25 juillet, mais je n'ai bien sûr reçu aucune réponse... C'est pourquoi j'ai proposé que le Conseil du 8e arrondissement demande à la Mairie de Paris d'organiser une réunion publique d'information, ouverte à tous, pour présenter : les raisons qui ont présidé au choix du parc Monceau, parc fragile s'il en est, alors même que son patrimoine est malheureusement déjà dégradé depuis de nombreuses années, par l'usure du temps, par les incivilités, parfois même des actes de vandalisme, et par une gestion "à la petite semaine", sans vision ni ambition ; la jauge et la durée prévisionnelle d'occupation du parc Monceau, comprenant l'installation et la désinstallation des aménagements du site ; les animations sportives et culturelles qui seront programmées dans le parc Monceau ; les mesures qui seront prises pour maintenir l'ordre public - dans toutes ses composantes : sécurité, tranquillité, salubrité - à l'intérieur et dans les environs immédiats du parc Monceau ; les protections renforcées qui seront dédiées au patrimoine architectural et paysager du parc Monceau pour prévenir certaines externalités négatives inhérentes aux affluences et aux usages exceptionnels ; et les modalités suivant lesquelles les habitants du 8e arrondissement pourront bénéficier de ce "site de festivité" dans le parc Monceau. Invoquant l'absence de lieu alternatif et la bonne coopération avec la Mairie de Paris, la majorité d'arrondissement se réjouit du choix du parc Monceau parmi les "sites de festivités". Elle prévoit une présentation à l'occasion d'une prochaine réunion du Conseil de quartier Monceau. J'espère que nous n'aurons pas à regretter le rejet de mon vœu... Améliorer la circulation et la desserte des bus dans le quartier Europe et la rue de Saint-Pétersbourg J'ai enfin posé une question orale à la Maire du 8e arrondissement sur le relevé de décisions de la réunion de travail organisée avec le syndicat Île-de-France Mobilités (IDFM) sur la restructuration du réseau des lignes de bus dans le quartier Europe et la rue de Saint-Pétersbourg. Mme d'HAUTESERRE devait en effet tenir en juillet une réunion de travail avec des représentants d'IDFM pour finaliser la restructuration du réseau des lignes de bus dans le quartier Europe et notamment étudier les voies et les moyens d’apaiser et de sécuriser la rue de Saint-Pétersbourg. Riverains et usagers de la rue de Saint-Pétersbourg subissent depuis 2020 les externalités négatives du réaménagement de la rue voisine d'Amsterdam en "vélorue", avec notamment les reports des lignes de bus 21 et 95 qui ont transformé leur rue en une véritable "autoroute à autobus", générant des embouteillages, des comportements routiers dangereux et des pollutions atmosphérique et sonore mettant en danger leur sécurité et leur santé. Sans oublier que les riverains de la rue d'Amsterdam se retrouvent désormais éloignés des lignes de bus... J'ai donc demandé à la Maire du 8e quelles décisions concertées avaient été prises lors de cette réunion pour améliorer la circulation et la desserte des bus dans le quartier Europe en général et dans la rue de Saint-Pétersbourg en particulier. Dans sa réponse, Mme d'HAUTESERRE a confirmé la tenue de cette réunion en juillet. Les options envisagées doivent encore être confirmées : la ligne de bus 80 devrait être dévoyée sur le boulevard des Batignolles. L’étude est en cours car le tourne-à-gauche du bus 80 sur la rue de Rome ne doit pas être dangereux pour les cyclistes ; les lignes 21 descendante et 95 devraient continuer de circuler rue de Saint-Pétersbourg ; le nombre des bus serait toutefois réduit de 37 à 19 par jour ; la ligne 66 emprunterait la rue de Rome. En tout état de cause, une nouvelle réunion se tiendra prochainement avec les conclusions des études approfondies. A date, nous pouvons rendre compte avec certitude d'une décision et d'un constat : la décision est négative : la RATP a confirmé la circulation de bus articulés ou "accordéons" dans la rue de Londres, ce qui ne manquera pas de compliquer les croisements des lignes de bus sur la place de l'Europe... le constat est positif : la baisse de la circulation rue de Saint-Pétersbourg est très sensible depuis la mise en place de l'expérimentation. A suivre d'autant plus attentivement que de nombreuses autres questions concernant le réaménagement du quartier restent à ce jour sans réponse.

  • Newsletter - octobre 2023 | L'essentiel de mon actualité d'élue

    Vous trouverez ci-après l'essentiel de mon actualité d'élue au cours des dernières semaines. Au sommaire, notamment, la pétition pour rééquilibrer le projet initial d'aménagement de la piste cyclable du boulevard Malesherbes, le rôle de la Commission du Vieux Paris au service du patrimoine architectural et urbain de la capitale, le renforcement de la lutte contre les salons de massage dissimulant des activités de prostitution, des éléments de bilan de mi-mandat, etc. Sans oublier les rubriques "Le chiffre", "Le saviez-vous ?" ou "L'image". Pour ne rien manquer de mon actualité, je vous invite à suivre mes différents canaux de communication numérique - le site, la page Facebook, le compte Instagram, le profil LinkedIn, le compte Twitter et la chaîne Youtube. Je vous invite à les suivre en vous abonnant et en les partageant autour de vous - dans vos familles, à vos amis, entre collègues, et plus largement à tous ceux qui, dans vos divers réseaux, peuvent avoir de la sympathie pour nos actions et nos idées. Sur ces sujets comme sur tous les autres concernant le 8e arrondissement et plus largement Paris, je reste à votre entière écoute et disposition. Vos commentaires, vos observations et vos suggestions par retour d'email sont toujours les bienvenus. N'hésitez pas enfin à rediffuser cette newsletter à vos proches susceptibles d'être intéressés par ces sujets. Catherine LÉCUYER Conseillère du 8e arrondissement de Paris (divers droite) LES ACTUALITÉS Pétition pour rééquilibrer le projet initial d'aménagement de la piste cyclable du bd Malesherbes Oui, il faut développer les infrastructures du vélo à Paris, pour mieux accompagner et répondre aux nouveaux besoins et aux nouvelles attentes des Parisiens en termes de mobilité durable. Oui, il faut sécuriser l'actuelle voie cyclable du bd Malesherbes. Toutefois, le projet d'aménagement de la piste cyclable du bd Malesherbes prévoit la suppression de l'intégralité des places de stationnement latérales (hors zones de livraison, stationnement des personnes handicapées et taxis) sur tout le linéaire du boulevard dans le 8e arrondissement, soit près de 200 places sur environ 1 500 mètres depuis la place de la Madeleine jusqu'au bd de Courcelles. De nombreux riverains du bd Malesherbes m'ont interpellée à ce sujet. Cette mesure de suppression de l'intégralité des places de stationnement n'apparaît pas strictement nécessaire, adaptée et proportionnée aux besoins du projet d'aménagement de la piste cyclable bd Malesherbes. De plus, elle ne sera accompagnée d'aucune mesure de "compensation" pour les riverains du bd Malesherbes - ni création de places de stationnement à proximité immédiate, ni élargissement du périmètre de la carte de stationnement résidentiel - et elle s'inscrit dans un contexte général de suppression de nombreuses places de stationnement dans le quartier. Elle rompt finalement l'équilibre que chaque aménagement devrait préserver entre les intérêts des différents usagers de l'espace public. Lire la suite >>> SIGNER ICI LA PÉTITION La Commission du Vieux Paris, au service du patrimoine architectural et urbain de la capitale Une communication relative à la présentation du bilan 2022 de la Commission du Vieux Paris est inscrite à l'ordre du jour du prochain Conseil de Paris du 14 au 17 novembre 2023. Le 8e étant un arrondissement "d'amoureux du patrimoine", comme l'illustre entre autres l'activité de la Société historique et archéologique (SHA) des 8e et 17e arrondissements de Paris, je veux revenir brièvement sur le rôle et les travaux récents de la Commission du Vieux Paris. Créée par le Conseil de Paris en 1897, la Commission du Vieux Paris est un "comité consultatif" municipal qui conseille le Maire de Paris en matière de préservation et de mise en valeur du patrimoine architectural et urbain de la capitale. Suivant ses statuts, ce comité "a pour mission de conseiller le Maire de Paris pour la protection du patrimoine parisien sous ses aspects historiques, artistiques, esthétiques, archéologiques, architecturaux, paysagers et urbains". La qualité de ses débats et de ses conseils sur des sujets éminemment importants pour Paris et les Parisiens en font une institution désormais établie dont l'expertise est reconnue. Afin de mener à bien ses missions, la Commission du Vieux Paris est appuyée par le Département de l’Histoire de l’Architecture et de l’Archéologie de Paris (DHAAP). Lire la suite Renforçons d'urgence la lutte contre les salons de massage dissimulant des activités de prostitution Depuis plusieurs années, les faux salons de massage dissimulant de vraies activités de prostitution se multiplient à Paris, y compris dans le 8e arrondissement. Selon l'association Zéromacho, la capitale compterait 371 "salons" de ce type en septembre 2023. Sans même évoquer le problème plus global de la traite des êtres humains, cette situation pose de très graves problèmes locaux. D'abord un problème d'illégalité. Chacune des parties prenantes est en infraction : la loi condamne le client d'un(e) prostitué(e) d'une peine contraventionnelle, le proxénète et le tenancier d'un lieu de prostitution d'une peine délictuelle. La situation pose ensuite un problème de nuisances pour les riverains. Compte tenu des flux de fréquentation et de certaines activités interlopes connexes, cette prostitution génère des troubles divers, à la fois de voisinage et à l'ordre public, dans ses différentes composantes de sécurité, de tranquillité et de salubrité publique. Cela fait donc maintenant plusieurs années que j'interpelle les pouvoirs publics sur ce sujet, en Conseil de Paris comme en Conseil d'arrondissement. Lire la suite Bilan de mi-mandat | 2020-2023 Trois ans après le début de la mandature 2020-2026, je veux vous rendre compte de mon action à votre service comme conseillère du 8e arrondissement de Paris, élue divers droite dans l'opposition à la Maire de Paris, Mme HIDALGO. Au cours de ces trois années, j’ai continué de me mobiliser à votre service et de combattre le fatalisme de l'immobilisme idéologique et des résignations quotidiennes. Je me suis rendue à votre rencontre pour échanger sur vos besoins, vos attentes, vos espoirs. Je suis intervenue à tous les Conseils du 8e arrondissement et j'ai participé à tous les Conseils de quartier. Ce bilan partiel ne prétend pas à l’exhaustivité mais présente 30 priorités sur lesquelles je me suis mobilisée depuis 2020. Des priorités qui ne sont pas le simple catalogue des réalisations de l'Hôtel de Ville dans notre arrondissement... Bien au contraire ! Pour approfondir votre lecture, je vous invite à parcourir mon site web. Sur ces sujets comme sur les autres, je reste à votre entière écoute et disposition. Lire la suite LE CHIFFRE C'est le nombre de logements sociaux dont l'aménagement est prévu par la Maire de Paris dans l'immeuble du n°37 avenue Georges V. Enlisé depuis 15 ans, le dossier est emblématique d'une politique de Gribouille du logement social. Créer des logements sociaux dans l'un des quartiers les plus chers de la capitale est inconséquent puisque 2 à 3 fois plus de logements pourraient être créés ailleurs dans des quartiers moins chers. LE SAVIEZ-VOUS ? L'ancien réservoir de Monceau Le réservoir de Monceau le 17 mai 1898 (Crédit photo : Pierre Emonts, 1898). Construit au 19e siècle dans le 8e arrondissement à proximité du parc Monceau et à l'ouest de l'aqueduc de Ceinture, à l'angle du boulevard des Batignolles et de la rue de Constantinople, le réservoir de Monceau, d'une capacité de près de 10 000 m3, a servi à l'alimentation en eau de Paris et des Parisiens jusqu'au début du 20e siècle. "Monceau" signifie petite butte et le réservoir de Monceau bénéficiait en effet d'une situation en altitude pour fournir l'eau grâce au principe de la mécanique des fluides dit "des vases communicants", à l'instar des autres réservoirs de Paris construits dans les secteurs de Chaillot, Montmartre, Belleville ou Ménilmontant. L'IMAGE Le 22 avenue Montaigne, côté cour, en 1919 (Crédits : © Charles Lansiaux / DHAAP). Cette photo prise le 23 mai 1919 est celle de la façade sur cour de l'hôtel particulier de style mauresque du baron et diplomate français Jules de LESSEPS, plus jeune frère de Ferdinand de LESSEPS, au n°22 de l'avenue Montaigne. Le diplomate servit principalement les intérêts de la France en Afrique du Nord, notamment auprès du beylicat ou royaume de Tunis. L'AGENDA Lundi 6 novembre 19 h : 24e Conseil du 8e arrondissement de la mandature en Mairie. Les séances du Conseil d'arrondissement sont publiques et ouvertes à tous.

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