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Conseil du 8e arrondissement du 29 novembre 2022 : je vous rends compte



Nous avons tenu le 29 novembre 2022 notre 19e séance du Conseil du 8e arrondissement de la mandature. Au menu, notamment : des subventions discutables de la Ville de Paris pour des théâtres ou des associations en période de difficultés financières, la conversion forcée de la majorité municipale à la vidéoprotection, l'avenir des trottinettes électriques en libre-service dans la capitale, l'amélioration de la sécurité de la piste cyclable rue de la Pépinière, les "nuitées hôtelières" à l'hôtel Cristal Champs Elysées, ou encore les problèmes de sécurité et de pollution rue de Saint-Pétersbourg.

Vous trouverez ici l'ordre du jour initial de la séance et ci-après la synthèse de mes principales interventions.


Les théâtres de la gabegie

La mauvaise gestion des théâtres de la Ville et du Châtelet doit interroger sur leur subventionnement.
La mauvaise gestion des théâtres de la Ville et du Châtelet doit interroger sur leur subventionnement.

Nous avons d'abord discuté de plusieurs projets de délibération (ici et ici) visant à subventionner les associations du Théâtre de la Ville et du Théâtre du Châtelet.

Alors qu'il aurait dû rouvrir en 2019, le Théâtre de la Ville est toujours en travaux depuis 2016. Cette salle majeure de la capitale concerne tout particulièrement le 8e arrondissement puisque le directeur du théâtre, Emmanuel DEMARCY-MOTA, et ses équipes, ont dû trouver refuge à l'Espace Cardin, avenue Gabriel, depuis le début du chantier.

Les travaux dérapent, sur tous les plans : ni le calendrier ni les coûts ne sont tenus. Et la presse rend régulièrement compte de dysfonctionnements inacceptables, principalement imputables à l'absence de concertation entre les différents acteurs du chantier. La réouverture du théâtre est désormais prévue en septembre 2023. Nul ne serait toutefois surpris d'un nouveau retard…

Quant au Théâtre du Châtelet, rouvert en 2019, sa programmation hasardeuse et sa convention collective avantageuse en font un "puits sans fond", qui accuse un déficit budgétaire compris entre 5 et 8 millions d'€.

Dans l'attente d'une volonté politique ferme et précise pour résoudre ces problèmes de mauvaise gestion, je me suis abstenue sur ces projets de délibération.

Illuminations pour les fêtes de fin d'année : quid de la sobriété budgétaire et écologique ?

La Maire de Paris aurait pu réviser le subventionnement des illuminations pour des motifs financiers et environnementaux.
La Maire de Paris aurait pu réviser le subventionnement des illuminations pour des motifs financiers et environnementaux.

Nous avons aussi examiné plusieurs projets de délibération (ici, ici, ici, ici, ici, ici et ici) proposant de subventionner des associations de commerçants, pour un montant total de 273 000 d'€, pour les illuminations de fin d'année de plusieurs voies de l'arrondissement.

Je ne remets évidemment pas en cause le principe des illuminations des rues commerçantes pour Noël et les fêtes de fin d'année. Elles contribuent opportunément à l'animation des rues commerçantes au moment d'une importante activité commerciale, conviviale et familiale.

Je m'étonne toutefois du faible effort financier et environnemental consenti par l'Hôtel de Ville, alors qu'une certaine sobriété budgétaire et énergétique est non seulement souhaitable mais aussi, dans le cas d'espèce, parfaitement possible ! La fuite en avant de la Maire de Paris semble continuer comme si de rien n'était. Plutôt que de diminuer un peu le budget des subventions aux illuminations, et de contribuer ainsi aux économies d'énergie, la Maire de Paris préfère augmenter de 52% la taxe foncière et subventionner la "débauche énergétique".

Les grandes enseignes du luxe et de la mode de l'avenue des Champs-Elysées ont-elles, par exemple, vraiment besoin de l'argent du contribuable parisien pour attirer la clientèle, au moment même où la Fondation Abbé-Pierre alerte à nouveau les pouvoirs publics sur la précarité énergétique ? A fortiori pour financer l'installation d'arbres de Noël au goût plus que douteux...

Je suis aussi intervenue pour déplorer l'arbre de Noël Sephora dressé place Clemenceau, une installation au goût plus que douteux...
Je suis aussi intervenue pour déplorer l'arbre de Noël Sephora dressé place Clemenceau, une installation au goût plus que douteux...

Puisque la Maire de Paris continue d'agir en contradiction avec ses paroles (trop souvent arrogantes) dans les domaines financier et environnemental, sans prévoir de mesures d'économie ou de réforme, je me suis abstenue sur le projet de délibération concernant les Champs-Elysées, par souci du principe et du symbole. J'ai en revanche voté pour les projets de délibération soutenant les illuminations des commerçants de l'avenue Montaigne, la rue du Faubourg-Saint-Honoré, la rue Marboeuf, la rue Vignon, du secteur de l'Europe et du secteur de la Madeleine, des commerçants de proximité dont les associations ont davantage besoin d'être aidées.

Subventions aux associations : non au financement coûteux de projets redondants ou inutiles

La Maire de Paris ne devrait pas subventionner des associations pour faire ce que ses services municipaux font déjà ou devraient déjà faire...
La Maire de Paris ne devrait pas subventionner des associations pour faire ce que ses services municipaux font déjà ou devraient déjà faire...

Après avoir voté pour la délibération prévoyant une subvention de 10 000 € en faveur de l'Office du Mouvement Sportif du 8e arrondissement, l'OMS jouant un rôle décisif pour dynamiser la pratique sportive dans l'arrondissement, je me suis en revanche opposée au subventionnement à hauteur de 93 000 € (!) de trois associations "œuvrant pour la prévention des déchets et la sensibilisation des Parisiens". A la lecture de ce projet de délibération, nous réalisons combien la Maire de Paris continue de creuser la dette municipale pour des projets associatifs au mieux redondants avec l'action municipale, au pire inutiles, parfois même clientélistes, lorsque ces dépenses profitent à des associations qui ne sont que le relais voire le faux-nez de la direction de la communication de l'Hôtel de Ville...

À Paris, la propreté mobilise déjà plus de 600 millions € par an et plus de 6 900 agents ! Et la Maire s’est encore engagée à augmenter à 1 milliard € le budget dédié à l'entretien et à la rénovation des rues de la capitale. Si les résultats ne sont pas à la hauteur des ressources humaines et matérielles mobilisées, ce n'est donc pas faute de moyens... C'est pourquoi il ne faut pas sempiternellement continuer de les augmenter. Il faut en revanche mener d'urgence les indispensables réformes politiques et administratives du service municipal de la propreté pour retrouver l’efficacité perdue depuis, désormais, une vingtaine d'années !

Je crois d'ailleurs que la Maire de Paris a conscience des limites de sa mauvaise gestion financière et c'est la raison pour laquelle elle recourt systématiquement à la procédure du "vote bloqué" pour faire adopter les subventions aux associations. Cette procédure oblige les élus à se prononcer par un seul vote sur une délibération qui concerne plusieurs associations, plutôt que de voter subvention par subvention, association par association. Ce faisant, les élus se retrouvent souvent contraints d'approuver de mauvaises subventions de crainte d'en rejeter de bonnes…


Vidéoprotection : une conversion forcée de la majorité municipale tardive mais bienvenue

Les mêmes mauvais chiffres de la délinquance, qui ont déjà contraint la majorité municipale à évoluer sur la vidéoprotection, la contraindront probablement bientôt à évoluer aussi sur l'armement létal de la police municipale.
Les mêmes mauvais chiffres de la délinquance, qui ont déjà contraint la majorité municipale à évoluer sur la vidéoprotection, la contraindront probablement bientôt à évoluer aussi sur l'armement létal de la police municipale.

Nous avons finalement examiné une délibération concernant les modalités de la participation financière de la Ville de Paris à l'extension du Plan de vidéoprotection de Paris (PVPP). Enfin ! Je me suis félicitée que la Ville de Paris soutienne enfin l'extension du PVPP en mettant à disposition son espace public et en participant au financement de l’achat et de l’installation de caméras.

Profondément divisée sur la vidéoprotection (les Verts appelant régulièrement à s'opposer à ce qu'ils continuent de qualifier de "vidéosurveillance"), la majorité municipale a en effet trop longtemps freiné le déploiement du PVPP. Alors que Paris est une ville-capitale, son réseau de vidéoprotection est encore embryonnaire et compte de nombreuses "zones blanches" non couvertes. Ce retard est directement imputable à l'idéologie - coupable - de l'Exécutif parisien. Mais les chiffres de la délinquance lui imposent désormais de rompre avec le fatalisme.

Si la vidéoprotection doit s’accompagner d’autres mesures dans le cadre d’une politique de sécurité globale, elle constitue un outil utile pour prévenir la délinquance - en particulier dans les lieux fermés - et elle emporte un effet déterminant dans l’efficacité de la réponse policière. C'est pourquoi je suis favorable à son développement, par exemple en doublant le nombre de caméras de vidéoprotection équipant les rues de Paris, en renforçant l'équipement des parties communes dans le parc de logements sociaux, ou encore en garantissant, après négociations avec la RATP, une couverture intégrale et fonctionnelle de toutes les rames et stations du métro parisien.

Je me félicite aussi et surtout que la présente délibération prévoie le déploiement de 3 caméras de vidéoprotection supplémentaires dans notre arrondissement, à l'angle des rues Washington et Lamennais, à l'angle des rues d'Artois et de Berri, et à l'angle des rues Marboeuf et Clément Marot. Ces caméras pourront utilement contribuer à prévenir et / ou réprimer certaines occupations gênantes de jeunes et les trop nombreux troubles à l'ordre public déplorés en fin de soirée à proximité de la rue de Ponthieu.

Extrait des récapitulatifs des demandes dans le cadre du PVPP 2022-2026 pour le 8e arrondissement.
Extrait des récapitulatifs des demandes dans le cadre du PVPP 2022-2026 pour le 8e arrondissement.

Compte tenu de ce qui précède, j'ai bien sûr voté "pour" ce projet de délibération.

Avenir des trottinettes dans la capitale : la parole aux Parisiens !

La micro-mobilité est un sujet trop grave pour être laissé à la discrétion de la seule Maire de Paris : les Parisiens doivent pouvoir s'exprimer sur l'évolution de la régulation qu'ils souhaitent.
La micro-mobilité est un sujet trop grave pour être laissé à la discrétion de la seule Maire de Paris : les Parisiens doivent pouvoir s'exprimer sur l'évolution de la régulation qu'ils souhaitent.

J'ai défendu un 1er vœu sur l'enjeu prioritaire de la régulation des trottinettes électriques en libre service dans la capitale. Si cette utilisation des trottinettes électriques est massive à Paris, avec 400 000 usagers uniques mensuels en 2022 et 1,7 millions de trajets en octobre (+71% en un an), elle est aussi génératrice d'usages anarchiques de l'espace public, d'accidents graves et d'un mauvais bilan écologique. L'interdiction de la circulation et du stationnement des trottinettes électriques sur les trottoirs, à plus d'un passager ou encore avec des écouteurs, n'est ni respectée, ni sanctionnée. La circulation des trottinettes électriques en libre-service est ainsi devenue la principale menace à la sécurité des piétons sur les trottoirs, à commencer par les plus vulnérables d’entre eux, âgés ou à mobilité réduite. C'est d'ailleurs ce qui est systématiquement ressorti dans toutes nos récentes réunions de Conseil de quartier…

A la lecture des "ballons d'essai" plus ou moins subtilement lancés par l'Hôtel de Ville dans la presse, la Maire de Paris envisagerait d'interdire les trottinettes électriques en libre-service en ne renouvelant pas, à son expiration en février 2023, la convention conclue avec les trois opérateurs (Dott, Lime et Tier) qui exploitent 15 000 engins partagés à Paris.

Il existe pourtant des outils pour une "riposte graduée" dans le sens d'un renforcement de la régulation. Les opérateurs proposent des options pour renforcer la régulation de l'utilisation des trottinettes électriques en libre-service : immatriculation des véhicules, enregistrement de la carte d'identité des clients, etc. Il pourrait être techniquement faisable d'interdire et / ou de sanctionner la circulation et le stationnement sur les trottoirs, ou la conduite à plus d'un passager. Enfin, les campagnes de verbalisation pourraient être généralisées - dans le temps et dans l'espace - par les services de police.

Je considère que l'importance des enjeux justifie que les électeurs de Paris puissent décider s'ils veulent, ou non, d’un projet d'interdiction ou de régulation renforcée des trottinettes électriques en libre-service dans la capitale. Les articles L01112-1 et suivants du code général des collectivités territoriales encadrent la procédure dite du "référendum local", procédure qui permet aux électeurs d'une collectivité territoriale, sous certaines conditions, de décider par leur vote de la mise en œuvre ou non d’un projet concernant une affaire locale. Cette procédure du référendum local présente des garanties démocratiques, notamment en réservant le vote aux seuls électeurs parisiens, et non à l’ensemble des habitants comme la procédure du "Budget participatif".

C'est pourquoi j'ai proposé le vœu suivant : que la Maire de Paris organise un référendum local décisionnel sur l'avenir des trottinettes électriques en libre-service dans la capitale.

Améliorer d'urgence la sécurité de la piste cyclable rue de la Pépinière

L'actuelle piste cyclable rue de la Pépinière met en danger tous les usagers de l'espace public : il faut la réaménager de toute urgence.
L'actuelle piste cyclable rue de la Pépinière met en danger tous les usagers de l'espace public : il faut la réaménager de toute urgence.

J'ai défendu un 2nd vœu concernant la sécurité de la piste cyclable unidirectionnelle aménagée sur le trottoir de la rue de la Pépinière, à contresens de la circulation générale. Cette piste est génératrice de conflits d'usage entre les cyclistes et les piétons, d'autant plus que le trottoir est étroit et les flux piétons importants. Ces conflits d'usage sont tout particulièrement nombreux sur le tronçon de la piste cyclable à son intersection avec la place Saint-Augustin. Enfin, cette piste cyclable sur trottoir est difficile à détecter par les déficients visuels, d'autant plus que le marquage au sol différencie peu l'espace cycliste de l'espace piéton.

Comme nous le savons, les Parisiens attendent des pistes cyclables unidirectionnelles en site propre, c'est-à-dire séparées et protégées à la fois de la circulation générale des véhicules motorisés et des flux piétons. Et les habitants du 8e arrondissement attendent de longue date que la sécurité de la piste cyclable rue de la Pépinière soit améliorée, à l'instar par exemple du projet concernant le boulevard Malesherbes.

C'est pourquoi j'ai proposé que la Maire de Paris améliore la sécurité de la piste cyclable rue de la Pépinière, avec par exemple un aménagement en site propre sur la chaussée, de sorte d'être séparée et protégée des véhicules et des piétons.

Hôtel Cristal Champs Elysées : les riverains en attente d'information

Les riverains ne s'opposent pas au principe des nuitées hôtelières, quoiqu'elles sont très coûteuses, mais veulent être tenus informés.
Les riverains ne s'opposent pas au principe des nuitées hôtelières, quoiqu'elles sont très coûteuses, mais veulent être tenus informés.

J'ai enfin posé une question orale à la Maire du 8e arrondissement sur les "nuitées hôtelières" à l'hôtel Cristal Champs Elysées. Depuis plusieurs mois et dans le cadre du dispositif d'hébergement d'urgence, il semblerait que cet hôtel situé 9 rue Washington accueille des personnes sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale.

En attente d'information, les riverains s'interrogent. Si le recours aux nuitées hôtelières est une solution d'urgence par défaut, faute de places dans les structures d'hébergement d'urgence, notamment pendant la période hivernale ou en cas de crise, les principes de l'inconditionnalité de l'accueil et de la continuité de la prise en charge ont toutefois pour conséquence qu'il n'y a aucune limite de séjour.

J'ai donc demandé à Mme Jeanne d'HAUTESERRE de nous indiquer quelle organisation gère quel type de public pour combien de temps à l'hôtel Cristal Champs Elysées ; les démarches qui ont été menées par les pouvoirs publics pour orienter ces personnes vers un logement ou des places d'hébergement collectif ou en diffus, avec bien sûr un accompagnement social, conformément au plan de réduction des coûteuses nuitées hôtelières ; ainsi que le nombre d'hôtels du 8e arrondissement assurant actuellement des nuitées hôtelières.

Dans sa réponse, la Maire du 8e arrondissement a confirmé que l'hôtel avait signé une convention triennnale avec la Préfecture de police de Paris pour accueillir 70 hommes d'origine afghane qui travaillent et sont gérés par la Croix-Rouge.

 

Rue Saint-Pétersbourg : tout va très bien, madame la marquise...


La congestion de la rue de Saint-Pétersbourg, suite au dévoiement des bus de la rue d'Amsterdam, pose des problèmes de sécurité des piétons et de santé des riverains.
La congestion de la rue de Saint-Pétersbourg, suite au dévoiement des bus de la rue d'Amsterdam, pose des problèmes de sécurité des piétons et de santé des riverains.

Pour répondre dans les meilleurs délais au mécontentement exprimé par les riverains de la rue de Saint-Pétersbourg au cours de l'assemblée plénière du Conseil de quartier Europe du 24 novembre, confrontés à l'attentisme des élus et des services sur les problèmes de sécurité des piétons et de santé des riverains dans leur rue, j'ai déposé un nouveau vœu pour interpeller la Maire de Paris lors de notre conseil d'arrondissement du 29 novembre et lui demander de rétablir les bus sur la rue d'Amsterdam. J'étais déjà intervenue avant la réunion publique du 24 novembre. J'avais en effet défendu un vœu sur la rue de Saint-Saint-Pétersbourg lors de notre conseil d'arrondissement du 2 novembre. Puis j'avais saisi le syndicat des transports Île-de-France Mobilités. Depuis cette réunion, j'avais aussi interpellé les autres parties prenantes de ce dossier : la Mairie de Paris et la Mairie du 8e arrondissement. De leur côté, des riverains ont pris l'initiative de lancer une pétition sur la plateforme change.org "pour apaiser et sécuriser la rue de Saint-Pétersbourg".

La position de la majorité municipale fut, une fois de plus, inconséquente. Si la Maire et ses colistiers partagent le diagnostic des problèmes que pose la rue de Saint-Pétersbourg pour la sécurité des piétons et la santé des riverains, ils ont d'abord refusé de délibérer sur le vœu que je déposais "séance tenante" ; et ils ont ensuite indiqué qu'il n'y avait pas urgence à résoudre ces problèmes, renvoyant au prochaine conseil d'arrondissement prévu en mars 2023...

Je m'élève contre cette résignation confinant au fatalisme ! Je vais donc continuer de me mobiliser activement aux côtés des riverains inquiets.

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