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- Entretien | "Face au chaos, il est urgent de rétablir une autorité implacable", dénonce Catherine LÉCUYER, maire du VIIIe arrondissement de Paris (Valeurs Actuelles)
Catherine LÉCUYER expose à Bruno RETAILLEAU les pillages et autres saccages dans son arrondissement. Cet entretien a été publié sur le site web de l'hebdomadaire Valeurs Actuelles le 26 octobre 2026. L’ENTRETIEN POLITIQUE. Après les violences qui ont frappé plusieurs quartiers de Paris le 17 octobre, Catherine Lécuyer, maire LR du VIIIe arrondissement, dénonce l’impréparation des autorités et raconte la stupeur des commerçants face aux pillages. Au lendemain d’un nouveau week-end sous tension, l’élue revient, de l’intérieur, sur ces journées de chaos et sur la crise de confiance qu’elles ont provoquée. Valeurs actuelles. Votre arrondissement a été particulièrement touché par les violences du week-end des 17 et 18 octobre. Avec le recul, vous attendiez-vous à un tel déferlement ? Catherine Lécuyer. Nous n’avons pas été surpris par les violences, mais par le manque de préparation en amont. Nous n’avons reçu aucune directive. La préfecture de police se voulait plutôt rassurante. Nous nous sommes donc retrouvés seuls face à ce qui nous tombait dessus : des groupes d’émeutiers ultra-violents qui se sont déversées boulevard Malesherbes, place de la Madeleine, boulevard Haussmann, rues de Miromesnil et de Penthièvre, jusqu’au marché Treilhard. Nous avons sans doute été moins touchés que les Xe et XIe arrondissements, mais nous avons pris notre part. J’ai eu l’impression de revivre les Gilets jaunes, en pire. Il y avait beaucoup de jeunes, beaucoup plus violents, ce qui exigeait une anticipation sans faille de la part des pouvoirs publics. Vous mettez directement en cause la stratégie de la Préfecture de police ? Le manque de préparation de l’ensemble des pouvoirs publics concernés était manifeste. On ne nous a pas précisé, par exemple, qu’il existait un protocole de sécurisation des mairies d’arrondissement, lesquelles peuvent constituer des cibles. Il faut notamment les rendre moins visibles, éteindre les lumières, fermer les volets… Nous n’en savions rien ! Nous avons plus de 470 chantiers dans l’arrondissement, avec des barrières partout, des vélos en libre-service qui ont servi à faire des barricades. Rien n’avait été retiré. Avec le recul, je me demande comment tout cela a pu être possible. Le préfet de police a reconnu que le dispositif avait été dimensionné en fonction des renseignements dont il disposait. Une mairie responsable doit aussi travailler de concert avec l’État pour « nettoyer » l’espace public en amont de ces manifestations à risque, une culture de la prévention qui a fait défaut à la Mairie de Paris en amont du 17 octobre. Le préfet a également invité les commerçants à recourir à des dispositifs de sécurité privée. Comment avez-vous accueilli cette déclaration ? L’État ne peut pas sous-traiter ses missions régaliennes. Ce serait une dérive inacceptable. Ce serait le signe d’une forme, sinon de renoncement, du moins de constat que nous entrons dans une période où chacun va devoir s’organiser pour se défendre. Cela a été très mal perçu par les commerçants. J’ai pu avoir des échanges avec le préfet. Il dit beaucoup : « J’assume. » Mais la première épreuve du feu n’a pas été concluante. La sécurité est le premier des droits, il appartient à la puissance publique, et à elle seule, de l’assurer. Aujourd’hui, beaucoup de commerçants disposent de vidéosurveillance : ils assistent depuis leur canapé, en direct, au saccage de leur boutique. C’est extrêmement traumatisant. Vous êtes allée à la rencontre des commerçants victimes des pillages, notamment avec Bruno Retailleau. Qu’avez-vous découvert ? Nous avons volontairement privilégié les petits commerçants plutôt que les grandes enseignes de l’avenue Montaigne ou des Champs-Élysées. Il est particulièrement bouleversant de rencontrer des gens qui voient le fruit du travail de toute une vie partir en fumée. Nous avons vu un opticien pillé, un supermarché G20 vandalisé, un couple de restaurateurs endettés jusqu’au cou, dont la brasserie avait été menacée. Les opticiens et les buralistes ont été particulièrement ciblés. Près de la gare Saint-Lazare, un buraliste a été complètement dévalisé. Aujourd’hui, beaucoup de commerçants disposent de vidéosurveillance : ils assistent depuis leur canapé, en direct, au saccage de leur boutique. C’est extrêmement traumatisant. Ces commerçants sont le poumon économique de Paris ; les abandonner, ce serait condamner l’attractivité de notre ville. Certains habitants et commerçants envisagent-ils désormais de se défendre eux-mêmes ? Le désespoir des Parisiens est immense et la ligne rouge de l’auto-défense pourrait être franchie par certains d’entre eux. Pour le moment, ce sont essentiellement des atteintes aux biens, mais nous sommes à la limite. Nous avons recueilli plusieurs témoignages d’intrusions dans des halls d’immeubles. Beaucoup d’habitants restent profondément marqués par les violences des Gilets jaunes. En tant qu’élue, mon devoir est de leur apporter des garanties d’ordre pour qu’ils n’aient jamais à envisager l’extrémité de se faire justice eux-mêmes. Un individu est entré dans un magasin de plongée sous-marine du VIIIe pour acheter un fusil de chasse sous-marine en expliquant qu’il voulait « tuer du flic ». Il a été mis dehors. Vous avez aussi alerté les autorités sur la présence d’armureries dans votre arrondissement. Pourquoi ?Nous en avons au moins trois ou quatre. C’est un point de vigilance majeur. Je peux vous raconter une anecdote inquiétante : quelques jours avant les violences, un individu est entré dans un magasin de plongée sous-marine du VIIIe pour acheter un fusil de chasse sous-marine en expliquant qu’il voulait « tuer du flic ». Il a été mis dehors. On l’a ensuite retrouvé au Vieux Campeur, dans le Ve arrondissement, où plusieurs individus cherchaient à acheter du matériel du même type. La police est intervenue. Cela montre combien certains commerces sensibles doivent être protégés. Vous avez vous-même parcouru les rues de votre arrondissement au milieu des affrontements. Qu’avez-vous vu ?Une violence inouïe. Place de la Madeleine, le magasin Kenzo venait d’être pillé. Des jeunes couraient les bras chargés de marchandises, poursuivis par les CRS. J’ai vu un individu desceller des pavés et je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander ce qu’il faisait. J’ai ressenti une colère profonde, mais surtout la détermination absolue de la nécessité de rétablir de toute urgence l’autorité républicaine. Mon mari a été bousculé, son téléphone a volé en l’air. Nous nous sommes retrouvés dans les gaz lacrymogènes… Avez-vous eu le sentiment d’assister à une explosion de violence sociale, dirigée contre les quartiers réputés bourgeois ? Il y avait une volonté de détruire les symboles de notre économie . Nous avons vu beaucoup de tags appelant à une guerre sociale. L’Élysée était extrêmement protégé et les casseurs, ne pouvant pas y accéder, se sont rabattus sur les rues adjacentes. Nous avons assisté à de véritables affrontements avec les CRS boulevard Haussmann, rues de Miromesnil et de Penthièvre. Mais il faut rappeler à ceux qui prétendent s’en prendre aux riches que les commerçants du VIIIe n’y habitent pas nécessairement. Ils viennent de partout pour travailler. Ce sont des opticiens, des buralistes, des restaurateurs, des employés de supérettes. Ce sont eux qui paient le prix de ces violences. Nous n’étions pas face à une explosion de colère spontanée, mais face à une criminalité structurée qui appelle une réponse pénale implacable. Avez-vous été surprise par le profil des casseurs ?Oui, dans une certaine mesure. Il y avait beaucoup de jeunes femmes, extrêmement violentes. Cela nous a beaucoup étonnés. Nous avons fait face à une haine pure. Les pillages semblaient très organisés. Des habitants nous ont raconté avoir vu des motos effectuer des repérages, puis des individus venir récupérer les marchandises sorties des magasins. Certains cartons étaient entreposés sous des voitures avant d’être emportés. Nous n’étions pas face à une explosion de colère spontanée, mais face à une criminalité structurée qui appelle une réponse pénale implacable. Quelles mesures réclamez-vous pour éviter que de telles scènes se reproduisent ?La tolérance zéro. Je demande l’interdiction des rassemblements sur les Champs-Élysées, qui sont devenus un symbole et un lieu de défoulement. Il faut aussi réfléchir à la fermeture des stations de métro lorsque les circonstances l’exigent, développer les moyens de surveillance et envisager la reconnaissance faciale. Nous devons également doter Paris d’une véritable Police municipale, pleinement armée et intégrée dans un continuum de sécurité avec la police nationale. Les Parisiens sont à bout. Ils veulent pouvoir vivre et travailler tranquillement. Avez-vous encore confiance dans la capacité de l’État à assurer l’ordre public ? J’ai envie de continuer à croire que la France est un pays fort, que nous avons les moyens d’assurer la sécurité des habitants et de protéger les équipements publics. Mais l’inaction actuelle est coupable . Il y a eu une forme de naïveté. Aujourd’hui, les habitants sont très en colère et la confiance s’effrite. C’est précisément pour cela que nous devons bâtir une alternative crédible et ferme pour la France et Paris. L’ordre public n’est pas une option, c’est le socle de notre société, et la droite est prête à en assumer la responsabilité.
- Point de vue | Sécuriser Paris sans le mettre à l'arrêt
Le fracas du samedi 17 octobre résonne encore dans nos rues. Face aux violences, l'État a failli à sa mission de protection, laissant des quartiers entiers confrontés à des scènes de saccage d'une rare brutalité. Une semaine plus tard, le 24 octobre, l'anticipation et un dispositif de sécurité renforcé ont permis d'éviter que le scénario ne se reproduise à la même échelle. La démonstration est faite : les violences ne sont pas une fatalité. Mais la sécurité ne saurait se payer de la paralysie de Paris. Notre défi est désormais clair : protéger nos quartiers tout en permettant à la capitale de continuer à vivre. Le 17 octobre, une défaillance majeure Des boulevards Haussmann et Malesherbes à la place de la Madeleine, en passant par la rue de Penthièvre et le marché Treilhard, le 8e arrondissement a été durement frappé. À l'échelle parisienne, le bilan matériel est considérable : près de 550 commerces touchés, plus de 420 départs de feu et des dizaines de carrefours dégradés. Derrière ces chiffres, ce sont des commerçants, des salariés et des familles qui ont vu le fruit de leur travail menacé ou détruit. Les casseurs n'ont épargné ni les enseignes prestigieuses de l'avenue Montaigne et du Faubourg Saint-Honoré, ni les commerces de proximité. Opticiens, bouchers, traiteurs, restaurateurs ou buralistes : tous doivent pouvoir exercer leur activité sans craindre de voir leur établissement pillé ou incendié. Il est inacceptable de laisser entendre que la sécurité privée pourrait se substituer à la protection que la puissance publique doit aux citoyens. Cette journée a surtout révélé un défaut majeur d'anticipation. Dans le seul 8e arrondissement, plus de 470 emprises de chantier ont été recensées comme nécessitant une sécurisation. Lorsqu'elles sont insuffisamment protégées, barrières, gravats et équipements peuvent devenir autant de ressources pour les émeutiers. Ces risques auraient dû être anticipés par les autorités compétentes. Autre défaillance : les Maires d'arrondissement, pourtant au plus près du terrain, n'ont pas été suffisamment associés à la gestion de la crise. Comment protéger efficacement les équipements municipaux et les quartiers sans informer ceux qui les connaissent le mieux ? Cette mise à l'écart constitue une erreur de méthode que nous ne pouvons accepter. Le 24 octobre, l'anticipation a fait la différence Dès le lendemain des violences, j'ai demandé au Préfet de police et au Maire de Paris de prendre les mesures nécessaires pour sécuriser les chantiers avant le week-end suivant. Avec mes collègues au Conseil de Paris, nous avons également réclamé d'être associés aux réunions de crise. Le 24 octobre a montré qu'un dispositif anticipé et dissuasif pouvait contribuer à prévenir de nouvelles violences. Retrait de barrières et de mobilier urbain vulnérable, sécurisation des chantiers, neutralisation de certains équipements et présence policière renforcée : les autorités ont enfin pris la mesure des risques. Nous saluons cette mobilisation. Mais son efficacité ne doit pas conduire à une autre impasse : celle d'une capitale sous cloche. De nombreux commerçants, établissements culturels et institutions ont dû renoncer à ouvrir ou protéger leurs vitrines derrière des barricades. Pour ceux qui vivent de leur activité du samedi, chaque fermeture représente une perte immédiate. Pour les Parisiens, c'est une liberté de circuler, de se retrouver et de profiter de leur ville qui recule. Un boulanger, un restaurateur ou un opticien n'a pas vocation à transformer son établissement en bunker chaque week-end. La sécurité doit permettre la vie économique et sociale, pas l'étouffer. Protéger Paris sans l'éteindre À l'approche des prochains week-ends, nous devons sortir de cette alternative absurde entre une ville exposée aux casseurs et une capitale barricadée. L'État doit maintenir un dispositif policier à la hauteur des risques, anticiper les violences annoncées et protéger les personnes comme les commerces. La Ville doit prendre toute sa part dans la sécurisation de l'espace public. Les Maires d'arrondissement doivent être pleinement associés à la préparation des crises et aux décisions qui concernent leurs quartiers. Notre objectif est simple : que les commerçants puissent ouvrir, que les terrasses accueillent leurs clients, que les familles circulent librement et que les Parisiens retrouvent une vie normale. La protection des personnes et des biens ne peut être une réponse improvisée après chaque débordement ; elle doit relever d'une stratégie durable, coordonnée et anticipatrice. Nous ne voulons ni d'une capitale livrée aux casseurs, ni d'une ville condamnée à se barricader pour survivre. La fermeté doit protéger la liberté, et non la restreindre. Paris doit rester une ville vivante, commerçante et libre, parce que la sécurité est la condition première de cette liberté.
- Message de Catherine LÉCUYER suite aux violences dans le 8e arrondissement
Madame, Monsieur, Chers habitants et commerçants du 8e arrondissement, Notre arrondissement s'est réveillé lourdement meurtri par les incendies et les destructions qui ont frappé nos rues ce week-end. Face a cette consternation, je tiens avant tout a vous exprimer ma plus totale solidarité. Mon soutien est inconditionnel envers nos commerçants dont l'outil de travail a été pillé, envers vous, riverains profondément choqués, et envers nos forces de l'ordre. Je condamne par ailleurs de la manière la plus absolue les attaques inacceptables contre nos institutions et symboles républicains. J'adresse à ce titre toute ma solidarité à la Mairie du 10e arrondissement, qui a également subi ces saccages. Face à l'impréparation manifeste de l'Etat et aux discours complaisants de l'extrême gauche, nous ne pouvons rester silencieux. J'exige de la justice une réponse implacable : la tolérance zéro doit s'appliquer et des condamnations exemplaires doivent punir les délinquants et les casseurs. Pour l'avenir, j'exige des actes forts de la part de l'Etat et de la Ville de Paris. Un dispositif de sécurité robuste et dissuasif doit être déployé pour que de telles violences ne se reproduisent plus jamais. A l'échelle de notre arrondissement, nous agissons avec pragmatisme. Les services sont mobilisés pour le nettoyage d'urgence de nos rues. Une cellule d'accompagnement est d'ores et déjà ouverte avec les élus de la Mairie pour aider les victimes, habitants comme commerçants, dans toutes leurs démarches (erwan.leclerc@paris.fr). Je reste pleinement mobilisée sur le terrain, à vos côtés. Fidèlement, Catherine LÉCUYER Maire du 8e arrondissement Conseillère de Paris Avec mon groupe, nous avons immédiatement saisi le Ministre de l'Intérieur pour lui demander une réunion d'urgence avec les Maires d'arrondissement, en présence du Préfet de police de Paris. Des images que nous ne souhaitons plus jamais revoir.
- Communiqué de presse | Nouvelle réquisition du Gymnase Roquépine : Catherine LÉCUYER dénonce un "bricolage inadapté et indigne" et demande la sanctuarisation définitive du site
Alors que le gymnase Roquépine venait d'être restitué aux usagers après une réquisition estivale, la Mairie du 8e arrondissement et les associations sportives viennent d'apprendre avec stupeur sa nouvelle réquisition par la Ville de Paris. Du 26 octobre jusqu'aux vacances de Noël, ce véritable "poumon sportif" sera à nouveau transformé en centre d'hébergement d'urgence. Une décision unilatérale aux conséquences dramatiques pour la santé et le sport local. Le couperet est tombé sans aucune concertation : la Mairie de Paris a informé les associations que le gymnase Roquépine sera réquisitionné à compter du 26 octobre pour l'hébergement d'urgence. Dès la première semaine des vacances de la Toussaint, les horaires seront drastiquement réduits, contraignant les usagers à vider leurs casiers en urgence avant le 23 octobre, date à laquelle le site leur sera définitivement interdit jusqu'à la fin de l'année. Un coup d'arrêt brutal pour les clubs du 8e arrondissement Dans un arrondissement historiquement sous-doté en équipements municipaux, le gymnase Roquépine accueille plus de 150 heures d'activités hebdomadaires. Cette nouvelle fermeture est une véritable catastrophe pour l'Office du Mouvement Sportif (OMS) Paris 8 et l’ensemble des clubs de l'arrondissement. Les acteurs locaux pensaient légitimement que la réquisition de cet été correspondait à la part de solidarité - et de rotation - demandée à l'arrondissement. Il n'en est rien. Le spectre de la crise de 2019 et l'absence de politique pérenne Cette décision ravive les pires souvenirs. Chacun garde en mémoire la crise de 2019 : sept mois d'occupation par 150 personnes soutenues par le DAL dans des conditions d'insalubrité extrêmes (2 douches, 2 sanitaires), aboutissant à la liquidation judiciaire d'un club trentenaire d'escrime et à de lourdes pertes financières pour de nombreuses associations locales, qui n'ont jamais été indemnisées par l'Exécutif parisien. "La solidarité envers les plus vulnérables est un devoir, mais la gestion à la petite semaine de la Ville de Paris ne saurait constituer une politique digne et pérenne », dénonce Catherine LÉCUYER, Maire du 8e arrondissement. "Transformer un complexe sportif en dortoir improvisé relève d'un bricolage inadapté et indigne : un gymnase ne dispose ni de l'intimité ni de l'encadrement médico-social indispensables. L'humanité ne s'improvise pas sur un parquet de sport." L'exigence d'une sanctuarisation Les sportifs, les écoliers et les patients du 8e arrondissement ne doivent plus servir de variable d'ajustement aux manquements de la politique d'hébergement de l'Hôtel de Ville. La Mairie du 8e arrondissement demande : L'étude immédiate de possibilités de report ou de relocalisation de ce centre d'hébergement vers des structures adaptées. L'inscription officielle du gymnase Roquépine sur la liste des sites municipaux sanctuarisés, exclus de toute réquisition, afin de garantir la continuité du service public sportif.
- Face à l'antisémitisme, n'oublions jamais : le 8e arrondissement rend hommage à la famille BIBAS
Ce mardi 6 octobre 2026, j'ai eu l'honneur d'inaugurer au cœur du parc Monceau "l'allée Ariel, Kfir et Shiri Bibas", victimes de la barbarie terroriste du 7 octobre 2023. Cet hommage constitue un acte de résistance mémorielle essentiel face à l'antisémitisme, pour que jamais nous n'oubliions cette innocence fracassée. Le refus de l'oubli face à l'innommable L'émotion et un lourd silence ont envahi notre parc Monceau, d'ordinaire le royaume incontesté des enfants et le poumon de nos familles. Lors d'une cérémonie bouleversante, j'ai eu le privilège, entourée du Maire de Paris, du Président du CRIF, de la porte-parole de Women United for Peace et d'un représentant de la famille BIBAS, d'inaugurer "l'allée Ariel, Kfir et Shiri Bibas". La nuit est tombée en plein jour le 7 octobre 2023 au kibboutz Nir Oz, où la terreur a frappé de façon aveugle et méthodique. L'image de Shiri, une mère terrorisée servant d'ultime bouclier d'amour à ses jeunes fils face aux bourreaux armés, est devenue le symbole absolu de l'innocence fracassée et d'une haine antisémite insoutenable. Ariel n'avait que 4 ans, et Kfir, à peine 9 mois. Assassinés dans les ténèbres de leur captivité, ils laissent un père, Yarden, sorti de cet enfer au début de l'année 2025 et condamné à survivre aux siens. Graver leurs noms dans le sol de notre arrondissement, en dérogeant exceptionnellement à la règle administrative des cinq ans, constituait une urgence morale absolue. Un engagement sans trêve contre l'antisémitisme L'écrin de lumière et de dignité que leur offre aujourd'hui le parc Monceau vient enlacer paisiblement l'allée de la Comtesse de Ségur. L'ombre protectrice de la littérature enfantine veillera pour toujours sur ces deux petits garçons à qui l'on a arraché le droit de grandir. Notre démarche dépasse le seul recueillement, car c'est avant tout un acte de résistance par la mémoire. Face à un tel crime contre l'humanité, l'impuissance est un piège et le silence, une compromission. Nous formons un seul et même bloc face à l'antisémitisme. Cette mémoire est désormais ancrée au cœur du 8e arrondissement, mais notre devoir ne s'arrête pas là. Aux côtés de Jérémy REDLER, Maire du 16e arrondissement, et des élus de mon groupe, nous demandons qu'un lieu parisien soit dédié aux victimes du 7 octobre 2023. La lutte contre la haine antisémite sera implacable, sans trêve ni faiblesse. Ils voulaient les effacer, nous avons le devoir de les rendre éternels, et soyez assurés que nous resterons toujours en première ligne pour défendre cette mémoire au service de nos valeurs. Cette mémoire est désormais ancrée au cœur du 8e arrondissement, mais notre devoir ne s'arrête pas là. Aux côtés de Jérémy REDLER, Maire du 16e arrondissement, de Geoffroy BOULARD, Maire du 17e arrondissement, et des élus de notre groupe, nous demandons qu'un lieu parisien soit dédié aux victimes du 7 octobre 2023.
- Sécurité, cadre de vie, familles et mémoire : au Conseil du 8e, nous agissons avec pragmatisme pour protéger notre arrondissement
Réuni le mardi 29 septembre, le Conseil du 8e arrondissement a porté des exigences fortes pour la sécurité, la santé, le cadre de vie et l'excellence éducative de nos quartiers. Face aux défis du quotidien et à certains arbitrages de la Mairie de Paris, notre majorité d'arrondissement oppose le pragmatisme du terrain pour défendre et valoriser le 8e, ses habitants et tous ses acteurs. Sécurité, cadre de vie et patrimoine : protéger et embellir le 8e arrondissement J'ai ouvert cette séance par un hommage solennel à Alyette DEBRAY-MAUDUY, tragiquement fauchée à vélo près du pont de la Concorde, en exigeant la sécurisation immédiate des carrefours dangereux et des détecteurs sonores d'angles morts sur les poids lourds. J’ai aussi tenu à souligner que cinq jours après cette tragédie, la première visite historique du pape Léon XIV à Paris marquée par un rassemblement populaire exceptionnel sur les Champs-Élysées et la même place de la Concorde avait dépassé les clivages pour unir l'ensemble de la société française, croyants et non-croyants, dans un élan mémorable d'espérance, de paix et de fraternité. Après l'ouverture administrative de nos travaux, notre majorité s'est mobilisée pour la protection des habitants en réclamant le doublement du plan de vidéoprotection et le passage à 180 sites équipés de caméras algorithmiques dans le 8e (V08 2026 20), ainsi que le déploiement de capteurs intelligents dans le quartier de l'Europe pour réduire de 25 % les nuisances sonores et cibler les dépôts sauvages (V08 2026 15). Notre ambition écologique se veut tout aussi concrète : avec le Maire du 17e arrondissement, je porte la création d'un comité de préfiguration et le lancement d'une étude indépendante dès début 2027 pour la couverture végétalisée des voies ferrées de Saint-Lazare, afin d'offrir 4,5 hectares d'îlot de fraîcheur et de protéger les riverains de la rue de Rome d'un bruit excédant de 21 décibels les normes sanitaires (V08 2026 17). Dans ce même secteur, en réponse à une question citoyenne sur la friche du 25/27 rue de Constantinople, nous défendons au titre du Programme d'investissement de la mandature un pôle mixte d'excellence alliant espace vert, logements, PMI et gériatrie, ainsi qu'un cœur piéton place Jean-Pierre Lévy. En matière d'urbanisme et d'espace public, nous avons soutenu la cession pragmatique de droits fonciers rue La Boétie pour accompagner la restructuration d'un immeuble (2026 DU 126), le nouveau contrat d'exploitation publicitaire réduisant de 16 % la surface d'affichage tout en sécurisant près de 19 millions d'euros de recettes (2026 DFA 37), ainsi que des projets de réduction des déchets malgré un fléchage privilégiant l'Est parisien (2026 DPE 36). Nous avons également approuvé avec réserve la rénovation thermique de dix logements sociaux au 41 rue de Rome en exigeant une stricte maîtrise des coûts (2026 DLH 95), ainsi que l'investissement privé de 2 millions d'euros par Louis Vuitton pour embellir les rues Bassano et Galilée, tout en rappelant que la Ville ne doit pas abdiquer sa maîtrise d'ouvrage sur le domaine public (2026 DVD 89). Enfin, j'ai appelé au rejet de la délibération annulant les études du site patrimonial remarquable des rives de la Seine, refusant que la Mairie de Paris contourne le Plan de sauvegarde exigé par l'État au détriment de notre patrimoine historique (2026 DU 83). Santé, familles et éducation : défendre nos services de proximité et nos établissements scolaires Parce que la qualité de vie des familles est au cœur de notre engagement, nous avons adopté un vœu demandant l'exclusion des professionnels de santé de l'article 4 bis du règlement des changements d'usage, une règle qui plafonne à 50 m² l'installation en rez-de-chaussée dans le seul 8e arrondissement et bloque des projets vitaux comme au 6 Square du Roule (V08 2026 16). Nous avons également soutenu dans un esprit transpartisan l'organisation d'un événement de prévention du VIH et de lutte contre la sérophobie le 1er décembre (08 2026 21). Pour protéger notre jeunesse face à la surexposition aux écrans, nous lançons une véritable pause numérique aux abords des écoles et un kit d'accompagnement à la déconnexion pour les parents (V08 2026 19), tout en appuyant les résidences artistiques dans les crèches en exigeant que nos établissements ne soient plus oubliés par l'Hôtel de Ville (2026 DFPE 265). Sur le plan scolaire, notre majorité exige l'inscription des crédits d'études de rénovation de la cité scolaire Chaptal au Programme d'investissement 2026-2032 pour remédier à la vétusté du bâti (V08 2026 18). Par pragmatisme pour la sécurité et le cadre de vie des élèves des collèges Condorcet et Octave Gréard, nous avons voté les dotations de travaux d'urgence (2026 DASCO 66), les crédits d'actions éducatives et de prévention malgré une grille tarifaire pénalisante (2026 DASCO 73), les subventions du budget participatif des collèges en dépit de la maigre enveloppe allouée à notre arrondissement (2026 DASCO 74), la rénovation du plateau sportif de Condorcet attendue depuis trois ans (2026 DASCO 88), ainsi que le maintien des franchises des agents logés pour préserver le budget des établissements (2026 DASCO 92). En revanche, nous nous sommes abstenus sur les dotations des collèges autonomes pour dénoncer la ponction forcée dans leurs fonds de roulement (2026 DASCO 76) et avons voté contre la baisse de 3,4 % des crédits des collèges imbriqués comme Chaptal, qui sanctionne l'excellence et entérine le départ des familles parisiennes (2026 DASCO 77). Mémoire, culture, solidarité et rigueur dans la gestion locale Ce Conseil a également été marqué par une profonde émotion lors du vote unanime attribuant le nom de Shiri, Ariel et Kfir Bibas à une allée du parc Monceau, inscrivant dans le marbre de notre arrondissement la mémoire de ces victimes de la barbarie terroriste du 7 octobre 2023 et notre lutte implacable contre l'antisémitisme (2026 DEVE 36). Dans ce même devoir de mémoire, nous avons approuvé la pose d'une plaque au 89 boulevard Haussmann en hommage à la résistante Suzanne Cointe (2026 DAC 299). Attachés au rayonnement culturel et à l'engagement de terrain, nous avons soutenu l'aide à la modernisation de notre cinéma indépendant Le Balzac (2026 DAC 348), le partenariat équilibré du Futur Festival au Théâtre de la Concorde (2026 DDCT 174), ainsi que les subventions du fonds solidarité au profit de l'Ordre de Malte, d'Anim&Tap Education et de la Compagnie Xadur (2026 DSOL 112). Nous restons toutefois des vigies intraitables sur l'utilisation de l'argent public : nous avons émis de vives réserves sur le financement de structures militantes au Théâtre de la Concorde (2026 DDCT 173) et sur une enveloppe associative de 209 500 euros excluant trop le 8e arrondissement - nous l'avons tout de même votée pour ne pas priver l'utile association Les Amis de la place de Clichy d'une aide précieuse (2026 DDCT 113). Enfin, pour assurer la continuité du service public au sein de nos 52 équipements de proximité, de la bibliothèque Jean d'Ormesson au conservatoire Camille Saint-Saëns, nous avons validé les inventaires annuels (2026 DDCT 145 et 08 2026 31) ainsi que le cadre des dotations de gestion et d'investissement (2026 DDCT 171 et 2026 DDCT 172), tout en exigeant de la Mairie centrale des moyens financiers à la hauteur des charges transférées. Conclusion Fidèle à son engagement, mon équipe municipale poursuit son action déterminée sur le terrain et je porterai ces combats dès la semaine prochaine au Conseil de Paris, avec Eric SCHAHL, pour défendre l'intérêt des habitants du 8e arrondissement.
- Journées du patrimoine : entre splendeur et misère
Tout au long du week-end, les différents espaces de la Mairie ont accueilli des concerts proposés par le Conservatoire Camille Saint-Saëns et le Conservatoire à Rayonnement Régional. Ce week-end, l'enthousiasme était au rendez-vous. Pour la 43e édition des Journées européennes du patrimoine, l'Hôtel Cail a ouvert grand ses portes, célébrant un siècle de vie commune au cœur du 8e arrondissement. Un succès populaire, une plongée suspendue dans les ors du Second Empire. Mais au-delà de cet événement très réussi, l'ombre d'un certain déclin plane sur le patrimoine de proximité. Protéger notre héritage n'est plus une évidence, c'est un combat de chaque instant. Ce week-end, nous avons célébré le centenaire de l'installation de la Mairie du 8e arrondissement dans les murs de l'Hôtel Cail, un événement qui a rassemblé près de 2 000 curieux et riverains, venus honorer cet anniversaire historique. L'occasion de redécouvrir les splendeurs de ce chef-d'œuvre de l'architecture du Second Empire, depuis ses boiseries minutieusement ouvragées jusqu'à ses plafonds richement ornés. En mêlant visites guidées de notre patrimoine historique, concerts et moments de convivialité dans les espaces majestueux de l'ancien hôtel particulier, nous avons rendu hommage à cent années de vie civique au cœur d'un bâtiment emblématique de la capitale. Dans la cour, la salle des mariages et le salon de la vénerie, plusieurs formations se sont succédé pour faire résonner les œuvres de compositeurs du début du XXe siècle. Des comédiens en costume ont fait revivre les personnages qui ont marqué l'histoire du lieu. De Jean-François CAIL à la maîtresse de maison, en passant par un artisan des ateliers Cail et un témoin des événements de 1871, les visiteurs ont découvert les différentes vies de ce bâtiment devenu, un siècle plus tard, la maison commune du 8e arrondissement. L'écrin préservé et le délaissement ordinaire Le thème de cette édition des Journées du patrimoine, "Patrimoine en péril", a sonné juste. Trop juste. Pendant deux jours, la Mairie a vibré. Franchir le porche de l'Hôtel Cail, c'est en effet mesurer l'héritage laissé par l'audace industrielle de Jean-François CAIL et le génie architectural d'Albert LABOURET. Pourtant, sitôt le porche franchi, la magie vacille. Si l'Hôtel Cail brille, notre patrimoine de proximité, lui, s'effrite dans un silence préoccupant. Le vrai péril à Paris, c'est ce délaissement municipal du quotidien. Prenez notre "petit" patrimoine - plus ou moins populaire : le célèbre théâtre de Guignol des Champs-Élysées, laissé à l'abandon. Nos kiosques, nos grilles historiques, nos fontaines. Tout ce mobilier, véritable ADN de nos quartiers, est sacrifié sur l'autel de la négligence. Des projets pour l'esthétique parisienne Face à cette lente usure, l'exécutif parisien détourne trop souvent le regard. Parfois même, il attaque. Sous couvert d'une transition écologique instrumentalisée, l'Hôtel de Ville s'aventure à saccager l'harmonie urbaine au profit d'aménagements bâclés. Les architectes des Bâtiments de France, vigies acharnées de notre beauté, sont alors raillés et rabaissés au rang d'empêcheurs de tourner en rond. L'idéologie piétine la transmission. Face à ce rouleau compresseur, notre devoir n'est pas de contempler le passé avec nostalgie, mais de défendre l'avenir avec humilité et ambition. Fiers de nos racines, nous devons continuer d'y bâtir nos projets. Dans cette perspective, plusieurs grands projets méritent notre mobilisation. Il s'agit d'abord de sanctuariser la place de la Concorde par une réhabilitation historique respectueuse, en la libérant enfin de l'excès d'événementiel commercial. Il faut ensuite sublimer le parc Monceau, rendre ce joyau à ses promeneurs en restaurant sa rotonde, ses quatre grilles historiques et ses allées. Nous devons enfin sauver de l'usure nos édifices cultuels - je pense notamment à l'église Saint-Augustin - en lançant leur rénovation d'envergure grâce à la mobilisation active du mécénat privé. Le patrimoine est une chair vivante, un repère commun. L'émotion de ce centenaire de la Mairie au sein de l'Hôtel Cail nous oblige : ne laissons pas le délaissement ordinaire ou l'aveuglement idéologique gommer l'identité du 8e arrondissement.
- Visite papale : le 8e arrondissement à l'heure de l'Histoire
Le Pape Léon XIV arrive à Paris. L'Histoire s'invite près de chez nous. Les 25 et 26 septembre, notre arrondissement sera le cœur battant de cet événement mondial, de la réception solennelle au Palais de l'Élysée le vendredi, à la messe géante sur la place de la Concorde le samedi, en passant par la descente de l'avenue des Champs-Élysées en papamobile. Accueillir une telle ferveur est bien sûr un honneur pour notre territoire. Un dispositif de sécurité strict Le dispositif de sécurité exigé est d'une ampleur inédite. Nous parlons de vastes périmètres antiterroristes, les fameux dispositifs "SILT", qui vont quadriller les quartiers. Des stations de métro majeures seront fermées et les rames y passeront sans marquer l'arrêt : Concorde, Franklin D. Roosevelt, Charles-de-Gaulle - Étoile, George V. Les lignes 1, 8, 9, 12, 13, ainsi que les principaux nœuds de RER, subiront des perturbations. Avec près de 600 000 fidèles attendus rien que sur l'avenue des Champs-Élysées et l'arrivée de 1 000 autocars, la fréquentation de l'espace public sera exceptionnelle ! La place de la Concorde sera totalement fermée à la circulation pendant plusieurs jours. Le timing est millimétré. Vendredi matin, le Pape rencontre le Président de la République à l'Élysée. Samedi, dès 14h15, le Souverain Pontife s'installera dans sa papamobile au rond-point de l'Étoile pour une descente historique. La messe débutera à 15h sur la place de la Concorde. Des centaines de milliers de regards. Une logistique titanesque. Les services municipaux sont sur le pont depuis des semaines. Dépose des mobiliers urbains, sécurisation des chantiers en cours, déminage des espaces publics... Rien n'est laissé au hasard. L'itinéraire du Pape à Paris les 25 et 26 septembre (source : France Info). Dans ces zones sous très haute protection, la règle est simple : la sécurité d'abord. Les professionnels appelés à intervenir devront présenter une pièce d'identité et un justificatif pour franchir les points de filtrage. Les interventions d'urgence seront traitées au cas par cas, sous le contrôle direct de la Préfecture de Police. Votre boussole La sécurité de chacun prime avant tout. Notre rôle est d'être à vos côtés sur le terrain au quotidien. Pour trier l'information, éclairer votre route, aider à surmonter certaines difficultés. Nous avons décrypté les directives, les plans de la Préfecture, les arrêtés de circulation et de stationnement. Anticipez au mieux. Consultez. Organisez-vous. Ne "subissez" pas ce bel événement. Toutes les informations pratiques, les cartes des périmètres de sécurité, les horaires d'ouverture et de fermeture des axes, l'essentiel est centralisé sur le site de la Mairie du 8e arrondissement. Retrouvez les principales mesures, mises à jour en temps réel, sur le lien suivant : https://mairie08.paris.fr/pages/visite-du-pape-a-paris-toutes-les-informations-pratiques-dans-le-8e-arrondissement-36207 Passons ce cap ensemble, avec ordre, pour que rien ne gâche cette parenthèse historique. Merci pour votre immense compréhension face à ces défis inédits. Les 25 et 26 septembre, le 8e arrondissement se tiendra debout, fier et accueillant.
- Près de 200 volontaires pour lancer L’Heure Civique : le 8e s’engage !
Près de 200 habitants ont répondu présent pour le lancement de "L’Heure Civique 8e" à la Mairie d'arrondissement le 1er septembre. Cette mobilisation collective massive démontre notre volonté farouche de retisser des passerelles de confiance et d’agir concrètement pour nos quartiers et nos voisins. De l’Europe à la Madeleine, du Faubourg-du-Roule à Monceau, cette affluence exceptionnelle prouve que le civisme de proximité n'est pas un vain mot : vous êtes nombreux à refuser l'indifférence et à choisir d'investir un peu de votre temps pour veiller les uns sur les autres. À hauteur d'yeux On enferme trop souvent le 8e arrondissement dans sa carte postale institutionnelle, ses ministères feutrés ou les vitrines de gala. Notre arrondissement est avant tout un quartier vivant. De l'Europe à la Madeleine, de Monceau au Faubourg-du-Roule, des milliers de familles et d'aînés y composent une communauté humaine particulièrement attachante. Mais derrière la pierre de taille haussmannienne, l'isolement frappe en silence. Dans les étages élevés sans ascenseur des rues de Rome, de Liège, de Courcelles ou de Lisbonne, la moindre course devient un parcours d'obstacles. Lors de cette soirée inaugurale, aux côtés de mon collègue Geoffroy BOULARD, maire du 17e, d'Atanase PERIFAN, le fondateur du dispositif national de L'Heure Civique, l'enthousiasme était palpable : nos voisins ne demandent qu'à tendre la main. Le bon sens Pendant des années, certains ont cru pouvoir administrer la générosité depuis des bureaux feutrés. À grand renfort de plans de communication coûteux et de formulaires dématérialisés, ils se sont perdus dans une approche technocratique qui décourage jusqu'aux bonnes volontés. La solidarité ne se décrète pas par circulaire : elle se vit sur le palier et dans le quartier. L'Heure Civique prend le contre-pied exact de ces schémas rigides. Ce dispositif national d'entraide apporte une réponse directe, souple et dénuée de lourdeur institutionnelle. Il redonne confiance aux riverains et valorise ce que le cœur de nos quartiers a de plus précieux : la bienveillance spontanée. Le dispositif de L'Heure Civique repose sur un principe fondamental : la complémentarité et non la substitution aux services publics. Les bénévoles interviennent en appui, jamais en remplacement des missions professionnelles des agents. Bâtir le maillage Ce bel élan populaire nous oblige. Pour transformer l’essai et ancrer cette énergie au coin de nos rues, j’en ai confié le pilotage politique à Ronan GUÉVEL, mon Adjoint chargé notamment de la vie associative, épaulé pour l'opérationnel sur le terrain par Sophie BOYER-CHAMMARD, ancienne élue de l'arrondissement. Pour tisser un réseau solide, nous allons associer les piliers de proximité. Les Conseils de quartier, bien sûr, mais aussi la Maison des Solidarités du 8e, seront étroitement articulés au dispositif pour cartographier les besoins oubliés et faire le lien avec les volontaires. Nous allons également activer les commerces sentinelles. Pharmaciens, boulangers et artisans constitueront une veille bienveillante pour nous aider à repérer les fragilités silencieuses. Propreté et sécurité aussi Pour donner corps à cette dynamique, je souhaite aussi engager nos forces sur deux priorités collectives majeures. D'une part, organiser des opérations citoyennes de nettoyage ciblé sur les points noirs d'insalubrité identifiés par les riverains afin de rendre à nos rues leur netteté et leur dignité ; ces opérations de nettoyage participatif pourront aussi concerner certains espaces verts, à commencer par le parc Monceau. D'autre part, bâtir une brigade de volontaires dévoués pour pourvoir l'ensemble des points écoles du 8e arrondissement, garantissant ainsi chaque matin et chaque soir des traversées parfaitement sécurisées à tous nos enfants. Engagez-vous ! Cette belle aventure collective ne fait que commencer. Rejoignez sans tarder notre réseau de volontaires sur paris8.lheurecivique.fr. Engagez-vous et faisons battre ensemble le cœur solidaire du 8e arrondissement ! Le journaliste Paul ABRAN a rendu compte de notre lancement dans l'édition du Parisien - Paris du 5 septembre.
- Point de vue | À Paris, la norme administrative tue la médecine de proximité
L’histoire serait presque drôle si elle ne touchait pas à ce que nous avons de plus précieux : la possibilité de se soigner au bas de chez soi. Il y a peu, deux jeunes médecins parfaitement qualifiés se présentent en Mairie avec un projet exemplaire : reprendre un cabinet en rez-de-chaussée dans le 8e arrondissement. La patientèle les attend, les besoins sont manifestes, les praticiens sortants prêts à passer le flambeau. C’était compter sans l'enfer normatif parisien. Après un calvaire administratif, le couperet tombe : impossibilité de s'installer sans s'acquitter de pénalités financières exorbitantes. La raison ? Une petite ligne réglementaire qui étouffe à elle seule l’avenir médical de nos quartiers. Le piège des 50 m² Derrière cet épisode scandaleux se cache un verrou juridique méconnu : l’article 4 bis du règlement municipal des changements d’usage. Ce texte impose une restriction unique à Paris, réservée au seul 8e arrondissement : il limite strictement à 50 m² la surface pouvant faire l’objet d’un changement d'usage sans compensation pour l’exercice d’une profession libérale en rez-de-chaussée. Pensée à l'origine pour sanctuariser le logement face à la spéculation, cette règle appliquée aveuglément aux soignants vire à l'absurdité économique et sanitaire. Comment imaginer qu’un cabinet médical moderne puisse tenir dans 50 m² ? Entre les normes impératives d’accessibilité PMR, la salle d’attente et les espaces techniques, tout projet crédible dépasse ce seuil. Exiger de jeunes médecins des compensations financières au coût prohibitif - comme s'il s'agissait de fonds de pension ou de loueurs touristiques - pour quelques mètres carrés de soin supplémentaires relève du dogmatisme pur. Zéro logement, zéro soignant L'argument de la Mairie centrale est invariable : "il faut protéger le logement". Bien sûr. Mais de quoi parle-t-on sur le terrain ? Ces locaux en rez-de-chaussée, sombres, bruyants car sur des axes passants, n'attirent pas les familles. Y rétablir une habitabilité décente exigerait des travaux colossaux. Bloquer des soignants n'a jamais créé le moindre logement familial. Cela réussit uniquement à condamner la permanence des soins. C’est la double peine : zéro appartement gagné, un quartier privé de praticiens. Le temps presse. Dans les cinq ans, une part prépondérante de nos médecins de secteur 1 et 2 partiront à la retraite. Si la réglementation continue d’interdire la transmission de leurs locaux aux jeunes successeurs, l'Hôtel de Ville aura contribué à fabriquer de toutes pièces un désert médical au cœur de Paris. Le choc de bon sens Face à cette paralysie, la résignation n'est pas une option. J’interpelle l'Exécutif parisien pour exiger une mesure d'urgence : exclure explicitement et exclusivement les professionnels de santé du champ d’application de l’article 4 bis. Il ne s’agit pas d’ouvrir une brèche commerciale, mais d'adapter la règle à l'exigence de santé publique. Cela passe d'abord par une exonération automatique de compensation pour tout local en rez-de-chaussée destiné à des professionnels de santé. Cela exige ensuite une instruction accélérée des dossiers pour bannir définitivement l'inertie administrative. Cela nécessite enfin d'accorder un avis conforme à la Mairie d’arrondissement afin de valider sans délai les installations au plus près des besoins réels du terrain. Protéger le logement est une nécessité ; garantir l'accès aux soins est une obligation vitale. En tant qu'élue de terrain, je refuse que le dogme réglementaire sacrifie la santé des Parisiens. Secouons la poussière des normes obsolètes et redonnons enfin à la médecine de proximité la liberté d'exister à Paris. MISE A JOUR | Le Parisien rend compte de cette problématique dans les pages Paris de son édition du 20 août 2026 sous la plume du journaliste Thomas RIDEAU :
- Gymnase Roquépine : après la fin de la réquisition, l'exigence d'une sanctuarisation
Le soulagement s'accompagne d'une vigilance légitime. Chacun garde en mémoire la crise de 2019 : 7 mois d'occupation illégale par 150 personnes soutenues par le DAL. La fin de la réquisition du gymnase Roquépine en cette fin du mois d'août répond à une exigence constante portée par la Mairie du 8ᵉ arrondissement : rendre les lieux aux usagers avant les rentrées scolaire et sportive. Et parce que l'humanité ne s'improvise pas sur un parquet de sport, je renouvelle ma demande d'une sanctuarisation de cet équipement d'intérêt général indispensable à notre vie locale. Un poumon sportif de proximité fragilisé À deux pas de Saint-Augustin, le gymnase Roquépine n’est pas une infrastructure ordinaire. Dans un arrondissement historiquement sous-doté en équipements municipaux, il constitue un véritable poumon de la vie associative, scolaire et familiale avec plus de 150 heures d'activités hebdomadaires pour nos écoliers, nos collégiens, nos aînés ainsi que nos clubs et pratiquants passionnés de sport. Pourtant, durant une grande partie de l’été, ses portes sont restées closes aux usagers habituels après sa réquisition par l’Hôtel de Ville au titre de l’hébergement d’urgence. Si le départ des occupants s'effectue à temps pour la reprise de septembre, ce soulagement légitime impose la vigilance face aux méthodes employées. Chacun garde en mémoire la crise de 2019 : 7 mois d'occupation illégale par 150 personnes soutenues par l'association "Droit au logement" dans des conditions d'insalubrité extrêmes avec seulement 2 douches et 2 sanitaires, la fermeture contrainte de 2 bureaux de vote aux élections européennes de mai 2019, la liquidation judiciaire du club trentenaire "Paris Escrime", ainsi que les lourdes pertes financières infligées aux structures partenaires de proximité - l'Institut Eva Ruchpaul, l'AGF8, Tai Chi Wu, Gym Suédoise, Dynamic Sport, le DSMCL et l'APBGL -, rompant pendant de longs mois le service public dû aux usagers. Sortir du bricolage et sanctuariser le site La solidarité envers les personnes les plus vulnérables constitue bien sûr un devoir républicain. Mais la gestion à la petite semaine ne saurait constituer une politique pérenne, digne et respectueuse des individus. Transformer un complexe sportif de proximité en dortoir improvisé relève d'un bricolage inadapté et indigne qui fragilise l'ensemble d'un équilibre local sans apporter de solution sociale durable. Un gymnase ne dispose ni des espaces d'intimité nécessaires ni de l'encadrement médico-social indispensable à un accompagnement digne et individualisé. Par ailleurs, les dégradations matérielles accélérées subies par les sols spécialisés et les blocs techniques engendrent d'importants frais de remise en état financés par les contribuables parisiens. Enfin, malgré le vœu que j’ai fait adopter au Conseil de Paris dès octobre 2019 et mes relances constantes auprès de l'Exécutif parisien, les préjudices financiers subis par les associations locales n'ont jamais été - ne sont jamais - indemnisés. Les sportifs du 8ᵉ arrondissement ne doivent plus servir de variable d'ajustement de cette politique de l'Hôtel de Ville. Je demande une remise en état soignée, une désinfection intégrale et des contrôles techniques rigoureux pour garantir une réouverture impeccable dès le 1er septembre. Je sollicite aussi l'inscription du gymnase Roquépine sur la liste des sites municipaux sanctuarisés exclus de toute réquisition. Je veillerai enfin à la sécurisation contractuelle des 150 heures d'activités hebdomadaires au bénéfice de nos jeunes, de nos aînés et de l'ensemble de nos associations de quartier. La pratique sportive et l'épanouissement des enfants sont des priorités. Ensemble, refusons la fatalité et protégeons durablement nos équipements de proximité.
- 100 jours d’action pour le 8e : le temps des preuves
Avec les élus de la majorité d'arrondissement. De gauche à droite : Laurence RIOT LAMOTTE (Conseillère d'arrondissement déléguée), Sylvie DAO-BERNA (4e Adjointe), Eric SCHAHL (Premier Adjoint), moi-même, Stéphanie MAMAN (2e Adjointe), Erwan LECLERC (3e Adjoint) et Ronan GUEVEL (Conseiller d'arrondissement délégué). Un peu plus de 100 jours après le début de la mandature, il est temps de vous partager un premier compte rendu de notre action. Traiter des affaires du 8e, ce n'est pas contempler l'arrondissement depuis les bureaux de la Mairie. C'est arpenter le terrain, à hauteur de rencontres. C'est écouter, chercher des solutions, agir. Avec une équipe resserrée, réactive. Notre boussole ? Votre quotidien. Notre méthode ? Le sens des réalités et le souci du résultat. Voici les premiers jalons de notre contrat de confiance. Faire face aux réalités du terrain Même avec une "feuille de route", on est rapidement confronté aux urgences quotidiennes. La réalité s'impose sans délai. Chaque matin, les courriels et les courriers que vous nous adressez nous rappellent les priorités du quotidien : saleté, nuisances, insécurité, désordres en tous genres, etc. Autant d'interpellations et d'alertes qui exigent des réponses, fermes, précises, dans les meilleurs délais. Nous y répondons aussi par des décisions pragmatiques et aussi rapides que possible. Le 29 juin, notre Conseil d'arrondissement a adopté la "Charte de bonne tenue des chantiers du 8e" pour inciter les maîtres d'ouvrage et les maîtres d'oeuvre à respecter des règles plus strictes en matière de réduction du bruit et de maintien de la propreté autour des travaux. De même, face à la récente canicule, nous nous sommes mobilisés aux côtés de nos services et des acteurs privés locaux afin de contribuer à la protection des personnes les plus vulnérables de l'arrondissement, suppléant ainsi les carences - logistiques et organisationnelles - de l'administration centrale parisienne. MÉTHODE & ENGAGEMENT | Une Mairie de proximité, réactive et présente sur le terrain au quotidien pour traiter les urgences, préserver le cadre et la qualité de vie des habitants du 8e arrondissement. Apaiser et entretenir l'espace public La sécurité est la première des libertés. Aux côtés d'Éric SCHAHL, Premier Adjoint chargé de la sécurité, nous soutenons le déploiement d'une police municipale visible et dissuasive. Face aux débordements et aux troubles récurrents constatés sur l'avenue des Champs-Élysées en marge de divers événements festifs ou sportifs, j'ai sollicité le Préfet de police de Paris pour renforcer la prévention et demandé un suivi rigoureux des rassemblements. Nous travaillons également à la planification de l'installation de nouvelles caméras de vidéoprotection pour mieux sécuriser nos rues. L’espace public n’est pas une zone de non-droit ! Qu'est-ce que la propreté si ce n'est le visage d'une certaine dignité et du respect que nous devons à notre cadre de vie ? Avec Sylvie DAO-BERNA, Adjointe chargée notamment de la propreté et de l'espace public, nous luttons activement contre la dégradation des rues. Bien sûr, nous mesurons l'ampleur de la tâche et nous savons que nos démarches demandent une persévérance de chaque instant. Mais nous restons pleinement mobilisés aux côtés des agents pour maintenir la vigilance nécessaire sur l'ensemble de nos quartiers. Je suis la première à déplorer la saleté des rues de Paris et je n'ai de cesse de me mobiliser pour essayer d'améliorer les choses. En tout état de cause, les agents de la propreté exercent un métier difficile dans des conditions souvent dégradées. Je tiens ici à saluer leur professionnalisme et leur dévouement. SÉCURITÉ & TRANQUILLITÉ PUBLIQUE | Objectif "zéro casse" et "zéro rassemblement" : mobilisation permanente auprès du Préfet de Police et déploiement accru de la Police municipale sur les Champs-Élysées et dans nos quartiers. Avoir les pieds sur terre Notre action est guidée par le bon sens et l'écoute des réalités de quartier. Le pragmatisme, c’est savoir ajuster, voire stopper, ce qui échoue manifestement. Là où des plans de circulation ont provoqué des difficultés majeures en asphyxiant les rues de Vézelay puis de Téhéran, nous avons dit "stop" et acté le rétablissement du sens originel de la rue de Monceau (entre le boulevard Malesherbes et la place Rio de Janeiro) d'ici mi-septembre, pour mettre fin à des reports de trafic devenus intenables. C'est ce même sens des réalités qui guide notre action pour la place de Clichy ou nos réserves sur la suppression du sens giratoire de la place de la Concorde, dont nous craignons qu'elle ne permette pas de sécuriser suffisamment la traversée piétonne entre le terre-plein central et les jardins des Champs-Elysées. CIRCULATION & BON SENS | Fin des expérimentations pénalisantes : concertation de terrain et retour acté au sens originel de circulation rue de Monceau. Végétaliser notre arrondissement tout en préservant un maximum les usages de chacun est souhaitable et possible. Nous avons tenu notre promesse au parc Monceau avec la réouverture de l'espace de liberté pour les chiens, après un travail avec la Mairie de Paris pour garantir un usage harmonieux et sécurisé des pelouses. Ce projet s'inscrit dans notre volonté d'améliorer la qualité de vie des propriétaires de chiens dans l'arrondissement. Nous avons enfin obtenu l'accord budgétaire pour végétaliser la rue du Rocher entre les rues de Vienne et de Laborde : engagement honoré. Après les abandons successifs par l'Exécutif des projets de groupe scolaire et d'EHPAD associatif pour transformer la parcelle en friche du 25-27 rue de Constantinople, nous continuons d'échanger pour proposer un projet équilibré intégrant un espace vert de proximité, un centre de Protection maternelle et infantile (PMI) et des logements familiaux. Entre l'installation de la nouvelle municipalité le 6 avril et la réouverture de l'espace de liberté pour les chiens au parc Monceau le 8 juillet, nous avons travaillé avec la Ville de Paris pour reprendre le dispositif de 2025, optimiser les aménagements et bâtir un modèle d'usage sécurisé. Soutenir les familles et l'économie locale Notre arrondissement fait face à un défi démographique majeur. Avec près de 17 000 ménages dont la moitié sont des personnes seules, nous subissons une baisse continue des naissances. Pour encourager nos familles à s’épanouir et s'installer durablement dans le 8e, nous devons faire de nos écoles et de nos commerces des piliers de la vie de quartier. Pour nos enfants, nous restons pleinement engagés. Aux côtés de Stéphanie MAMAN, Adjointe chargée des affaires scolaires, nous dialoguons régulièrement avec la Rectrice de l'Académie de Paris pour préserver l'excellence de nos établissements en dépit des variations d'effectifs. Le 11 juin, nous avons accueilli avec une grande satisfaction l'annonce de la réouverture d'une quatrième division de 6e au collège Chaptal pour la rentrée de septembre 2026. C'est le résultat d'un travail collectif constructif, prouvant que l'action de terrain surclasse toujours les effets de manche. Nous poursuivons nos démarches pour le maintien des quatre divisions de 5e existantes. Lors de notre Conseil d'arrondissement du 29 juin, nous avons par ailleurs adopté à l'unanimité un vœu pour un plan d'isolation thermique global de nos écoles et crèches afin d'offrir enfin de meilleures conditions d'apprentissage et de travail à nos enfants et aux équipes éducatives. Le 8e vit par ses familles et ses commerçants. Avec Erwan LECLERC, Adjoint chargé du Commerce, nous travaillons à accompagner et dynamiser nos commerces de proximité. Des projets sont en cours de réflexion pour redynamiser les secteurs de la place Saint-Augustin, du marché Treilhard ou encore de la place de la Madeleine. Pour le chantier de la rue de Ponthieu, nous avons demandé un phasage très rigoureux des travaux jusqu'à fin octobre afin de limiter au maximum l'impact sur l'activité économique. De plus, nous structurons le fonds de dotation "Paris 8e Mécénat" afin de proposer aux entreprises locales de contribuer, selon leurs souhaits, à la vie associative, sportive, culturelle et patrimoniale de l'arrondissement. FONDS DE DOTATION "PARIS 8e MÉCÉNAT" | Mise en place officielle du fonds de dotation "Paris 8e Mécénat" : création d'un outil d'attractivité innovant permettant de lever des financements privés au service du patrimoine, de la culture et des projets d'embellissement du 8e. Face à la logique purement comptable qui guide parfois les décisions de l'administration, nous avons choisi de porter une voix claire et déterminée : la baisse de la démographie scolaire parisienne doit être l'occasion d'améliorer les conditions d'apprentissage, non un prétexte pour surcharger nos classes. Vous associer davantage La transparence et la démocratie de proximité sont au cœur de notre démarche. Le 2 juin, nous avons réformé notre règlement intérieur. Désormais, chaque séance du Conseil s'achève par un échange direct avec le public. Vous nous interrogez et nous prenons le temps de vous répondre. Nous avons également adopté une nouvelle Charte pour dynamiser nos sept Conseils de quartier, en leur donnant plus de souplesse pour porter des projets d'aménagement concertés. Pour vous associer pleinement à la vie de notre arrondissement, je vous invite à participer à nos moments d'échange réguliers. D'abord, bien sûr, les Conseils de quartier. Ils constituent l'espace privilégié pour co-construire l'avenir de nos espaces et de nos équipements publics. Ensuite, "Le Café de la Maire". Chaque premier vendredi du mois, mon équipe et moi-même venons à votre rencontre dans les différents quartiers du 8e pour échanger de manière informelle sur les problématiques de votre quotidien. Projeter le 8e dans l’avenir Notre action s'inscrit aussi dans le temps long. Dans le cadre du programme d'investissement de la mandature (PIM), nous portons auprès de la Ville de Paris des propositions d'aménagement et d'équipement pour notre arrondissement. Pour l'environnement et le cadre de vie, nous demandons l'étude afin de couvrir le faisceau de Saint-Lazare en "coulée verte", la reconfiguration de la place de Clichy, la restauration de la Madeleine ou encore la création de cœurs piétons (place Georges Guillaumin, marché Treilhard, place Jean-Pierre Lévy). Nous souhaitons également une bagagerie solidaire au Temple du Saint-Esprit et un accueil sécurisé pour les femmes victimes de violences en Mairie du 8e arrondissement. L'avenir de nos écoles passe aussi par les bâtiments et notamment la rénovation de Florence, de la façade de Surène, l'isolation thermique de Louis de Funès, l'adaptation de Robert Estienne, le cofinancement Ville-Région de la rénovation de la cité scolaire Chaptal. Sans oublier la sécurisation des trajets scolaires, ce que nous voulons faire avec cinq nouvelles "rues aux écoles" : Alfred de Vigny, Christophe Colomb, Monceau, Roquépine et Surène. Côté sport, nous sollicitons la réouverture du bassin Condorcet et la modernisation de la piscine Jacqueline Auriol. Pour notre patrimoine culturel et cultuel, nous demandons la renaissance du Théâtre de Guignol, la restauration de la rotonde du parc Monceau et de ses grilles extérieures et intérieures, ainsi que celle de nos églises de La Madeleine, Saint-Augustin et Saint-Philippe-du-Roule. Les mobilités et la sécurité devraient être consolidées par de nouvelles pistes cyclables (Haussmann, Friedland, Wagram, Marceau), le retour des bus 21 et 95 rue d'Amsterdam ou encore des radars sonores boulevard Malesherbes. Enfin, la Mairie devrait voir la restauration de sa salle des mariages classée monument historique et son raccordement au réseau Fraîcheur de Paris afin d'être un refuge thermique lors des prochains épisodes de canicule. RESTAURATION DU PATRIMOINE | Achèvement des travaux de restauration des éléments patrimoniaux Guimard de la station de métro Europe : préservation et mise en valeur de ce chef-d'œuvre de l'Art nouveau au cœur de notre arrondissement. Parce que l'entourage de l'accès au métro Europe est inscrit au titre des monuments historiques, il devait être restauré à l'identique, avec le matériau d'origine : la pierre de Comblanchien. Or, l'approvisionnement de ce calcaire bourguignon, dans les dimensions requises, est difficile. Les travaux, pilotés par la RATP, ont enfin pu reprendre dès la livraison de cette pierre tant attendue. Poursuivre avec humilité et rigueur Ce bilan partiel et très provisoire est une toute première étape qui nous invite à poursuivre nos efforts, avec humilité et rigueur. Le chemin est long. Nous restons pleinement mobilisés à votre service pour améliorer le cadre et la qualité de vie et de travail dans le 8e arrondissement. ÉVÉNEMENT HISTORIQUE ET RAYONNEMENT | Venue du Pape en France : célébration d'une grande messe sur la place de la Concorde le samedi 26 septembre 2026. Un événement d'ampleur mondiale accueilli au cœur du 8e arrondissement. Les administrés ont désormais la parole pendant 30 minutes après chaque séance du Conseil d'arrondissement. Afin de pouvoir vous apporter des réponses précises, vos questions peuvent être adressées par email 10 jours avant la séance.
- Le retour du marché de Noël sur les Champs-Élysées, une victoire du bon sens
Le bas de l'avenue des Champs-Élysées ne devrait plus être seulement traversé à la hâte, mais redevenir un lieu de promenade, de partage et de chaleur humaine. L'annonce faite ce 4 août 2026 par Le Parisien est une bonne nouvelle pour notre capitale - et une information "rafraîchissante" en cette période de fortes chaleurs : près de dix ans après sa suppression, le marché de Noël devrait faire son retour sur l'avenue des Champs-Élysées. Pour tous ceux qui chérissent le 8e arrondissement et l'esprit authentique des fêtes, c'est une satisfaction. C'est la victoire du bon sens et de l'exigence pour le patrimoine parisien et l'art de vivre qui fait la renommée de notre capitale. Le bas de l'avenue des Champs-Élysées ne devrait plus être seulement traversé à la hâte, mais redevenir un lieu de promenade, de partage et de chaleur humaine. L’exigence plutôt que l'abandon En 2017, la Mairie de Paris décidait d'interrompre le marché de Noël historique. Le constat d'alors était indiscutable : chalets dépareillés, bimbeloteries industrielles importées du bout du monde, nourriture de médiocre qualité, esthétique indigne de la plus belle avenue du monde. Ce marché avait perdu son âme, dérivant vers une foire commerciale impersonnelle. Mais face à ces dérives, l'exécutif municipal avait choisi la facilité : supprimer purement et simplement l'événement. Supprimer plutôt que corriger. Effacer plutôt que sublimer. J’ai regretté cette politique du renoncement. Pourquoi priver les Parisiens et les visiteurs d'un moment d'émerveillement populaire sous prétexte qu'une organisation avait défailli ? Pourquoi condamner le 8e arrondissement au vide événementiel hivernal au lieu d'élever le niveau d'exigence ? Depuis 2017, au Conseil du 8e arrondissement comme au Conseil de Paris, j'ai donc mené un combat de conviction : ne jamais subir le déclin qualitatif, mais imposer l'excellence. Paris ne doit céder ni à la médiocrité marchande, ni à l'extinction de ses traditions festives. Une feuille de route pour l'excellence Le 5 novembre 2024, j’avais encore déposé lors du Conseil du 8e arrondissement un vœu (V08 2024 15) exigeant le retour d'un marché de Noël de qualité sur l'avenue basse des Champs-Élysées. J'y fixais trois principes. L'artisanat d'art et le savoir-faire au cœur du village. Inspirons-nous des modèles municipaux qui font la renommée de Strasbourg ou de Reims. Le futur marché de Noël doit devenir la vitrine rayonnante des talents français. Artisans d'art, créateurs franciliens, maîtres chocolatiers et producteurs de nos terroirs doivent peupler les chalets. Les produits industriels à bas coût en seront bannis. Une implantation exacte et respectueuse. Le marché doit s'épanouir sur l'avenue basse, sous le couvert végétal. C'est là que réside sa véritable féerie. En revanche, j'ai toujours défendu la protection absolue de la place de la Concorde. Ce joyau national ne doit pas devenir une foire commerciale. La Concorde garde sa solennité ; les festivités trouvent leur juste place sur l'avenue basse. Le respect strict des règles et du cadre de vie. Il est impératif d'appliquer la Charte des marchés de Noël de la Ville de Paris de 2015. J'exige un contrôle rigoureux : tout manquement qualitatif entraînera le retrait immédiat de l'emplacement. La propreté, la sécurité, la beauté de notre environnement et la quiétude des riverains constituent des priorités absolues et non négociables. Quand le bon sens rassemble Si cette vision s'est imposée, c'est d’abord et avant tout parce qu'elle répond aux attentes des habitants du 8e et des Parisiens. Elle s'appuie aussi sur le travail des acteurs du quartier. Je salue l'étude "Réenchanter les Champs-Élysées" du Comité Champs-Élysées, dont la proposition n°60 préconisait ce retour exigeant. Lorsque élus locaux, commerçants, artisans et riverains s'unissent pour le beau, la résignation s'efface. L'Exécutif parisien a fini par entendre la voix de l'intérêt général que beaucoup portaient depuis des années. Merci aux habitants du 8e dont le soutien et l'attachement au cadre de vie ont nourri ce combat. Cette belle avancée est la vôtre. Une annonce n'est qu'un début ; la réussite résidera dans l'exécution. Comme Maire du 8e et Conseillère de Paris, je suivrai pas à pas ce dossier. Je serai vigilante pour que le cahier des charges soit honoré, la sélection irréprochable et l'organisation garante de la sécurité, de la propreté et de la sérénité du quartier. Ensemble, nous allons prouver qu'il est possible de concilier tradition et excellence, rayonnement et respect d'un quartier. Les Champs-Élysées vont retrouver leur étincelle de Noël.
- Bicentenaire du quartier de l’Europe : deux siècles d’une métamorphose parisienne
Deux cents ans après l’intuition d’HAGERMAN et MIGNON, le Quartier de l’Europe demeure un phare : ouvert, audacieux, étincelant. Y marcher, c’est fouler deux siècles d’une histoire vive. En 2026, le 8e arrondissement célèbre un anniversaire d'exception : les 200 ans du quartier de l’Europe. Le 2 février 1826, une ordonnance royale signée par Charles X donnait le coup d'envoi d’une métamorphose urbaine majeure. Champs bucoliques et parcs de fête se sont alors transformés en cœur palpitant du Paris moderne. Un rythme de pierre et d’acier. Une respiration unique. Du charme sauvage aux féeries de Tivoli Avant les façades de taille et les larges perspectives, le secteur offrait un visage champêtre et truculent. À l’Ouest, la Petite Pologne dressait ses cabanes, ses moulins et ses ruisseaux. À l’Est, les Porcherons vibraient aux éclats de voix des cabarets. À "La Grande Pinte" ou "Chez Ramponneau", on trinquait joyeusement sans payer l’octroi. Puis surgit le temps des "folies". En 1766, le financier Simon-Charles BOUTIN y dessine un jardin féerique de huit hectares : la Folie Boutin, qu’il baptise Tivoli. Grottes mystérieuses, ruines romantiques et cascades s'y côtoient. On s’y presse en habits précieux, d’Élisabeth VIGÉE LE BRUN à la haute société des Lumières. Guillotiné sous la Terreur en 1794, BOUTIN laisse un domaine que la Révolution transforme en parc d'attractions populaire. Sous le Directoire, 10 000 Parisiens s’y ruent chaque dimanche. Feux d’artifice éclatants des Ruggieri, ballons aérostats, rires et parures audacieuses... Tivoli est un théâtre de lumière et de liberté ! Jardins de Tivoli (auteur inconnu - Collection en ligne des musées de la Ville de Paris). 1826 : l’intuition visionnaire de HAGERMAN et MIGNON Paris grandit. La ville étouffe dans ses coutures. En 1826, deux hommes perçoivent l’avenir : Jonas-Philip HAGERMAN, banquier suédois audacieux, et Sylvain MIGNON, serrurier du Roi. Leur pari ? Rassembler 50 hectares de friches et de jardins pour réaliser le plus grand lotissement privé de l'époque. Ils confient le dessin des tracés à l'architecte Etienne-Hippolyte GODDE. L'ordonnance du 2 février 1826 scelle leur ambition. Le plan est d'une géométrie parfaite. Au centre, la place de l'Europe, un octogone de 130 m de diamètre. Autour, une étoile de voies larges et aérées. Pionnier de l'urbanisme, le projet impose des règles novatrices : découpage ingénieux des lots, cours intérieures obligatoires pour l'air et la lumière, régulation des hauteurs et interdiction des ateliers polluants, etc. Pour donner une âme à ce réseau, une idée géniale émerge : attribuer à chaque rue le nom d’une capitale ou d'une métropole européenne. Londres, Madrid, Lisbonne, Vienne, Constantinople, Amsterdam, Rome, Naples, Saint-Pétersbourg… Chaque plaque bleue devient un passeport, une fenêtre ouverte sur le monde. L’Europe n’est plus seulement un continent : elle devient une adresse parisienne prestigieuse. Le fer, la vapeur et l’élan haussmannien Si le tracé dessine la toile, le chemin de fer lui souffle sa vitesse. En 1837, les frères PEREIRE inaugurent la première ligne ferroviaire vers Saint-Germain-en-Laye. L’embarcadère de l’Ouest voit le jour : c’est l’acte de naissance de la Gare Saint-Lazare. Le quartier s'adapte, innove, franchit les obstacles. En 1863, le Pont de l'Europe déploie sa structure de fer au-dessus des rails. En 1867, l'église de la Trinité dresse son clocher au bout de la perspective, côté 9e arrondissement. Fait remarquable : ce lotissement privé devance de vingt ans les travaux du Baron HAUSSMANN. Faisant évoluer les hôtels particuliers vers l'immeuble de rapport, l'urbanisme y déploie déjà larges voies, trottoirs alignés, éclairage moderne et immeubles cossus. Vers 1875, la mue est totale. Les anciennes masures ont cédé la place à une architecture d’une régularité remarquable. L’embarcadère de l’Ouest, d’après un document d’époque romantique appartenant à M. PEREIRE. Le berceau des peintres et la ruche des musiciens Un quartier ne vaut que par les artistes qui l'immortalisent. Et le Quartier de l’Europe fut une muse exceptionnelle. Sous les grandes verrières de Saint-Lazare, Claude MONET saisit la vapeur bleue et la force brute des locomotives. Gustave CAILLEBOTTE, au Pont de l'Europe ou rue de Turin, immortalise la lumière grise des trottoirs mouillés et l’élégance des silhouettes au parapluie. En 1911, l’installation du Conservatoire rue de Madrid sous la direction de Gabriel FAURÉ attire une ruche de talents. La rue de Rome devient le sanctuaire de la lutherie mondiale. Artisans d'art, archetiers et luthier y font résonner le bois noble. Du Casino de Paris aux brasseries emblématiques comme Mollard, le quartier vibre au rythme de la création. Gustave CAILLEBOTTE, Le Pont de l'Europe (1876). Gustave CAILLEBOTTE, Rue de Paris, temps de pluie (1877). Gravure du 19e sièce : pont au-dessus des lignes. L'intersection des rues de Moscou et de Turin (la future place de Dublin) vers 1900. La station de métro Europe en 1900. Le pont de l'Europe en 1900. Honorer la mémoire, écrire la suite Deux cents ans après l’intuition d’HAGERMAN et MIGNON, le Quartier de l’Europe demeure un phare : ouvert, audacieux, étincelant. Y marcher, c’est fouler deux siècles d’une histoire vive. Un quartier vivant ne se fige pas dans le marbre. Il se cultive. Il convient donc de préserver ce joyau d'architecture et d'urbanisme tout en répondant aux besoins de notre temps : végétalisation ciblée, soutien au commerce indépendant, mobilités apaisées, protection des luthiers de la rue de Rome, etc. Il nous incombe de préparer cet avenir, sans abîmer notre mémoire collective.
- Canicules à Paris : le devoir d'anticipation reste en panne sèche
Le changement climatique n'est plus une hypothèse lointaine discutée dans les salons. C’est une réalité brûlante qui tape sur le bitume parisien et s'engouffre dans nos appartements. La question n'est plus de savoir s'il faut agir, mais si l’Exécutif parisien a anticipé. Et après ce printemps et cet été 2026 sous haute tension, la réponse est un "NON" catégorique. Au Conseil de Paris, j’ai porté la voix des habitants du 8e arrondissement et de tous les Parisiens qui étouffent sous les postures dogmatiques d'une municipalité qui gère les crises à la petite semaine au lieu de planifier l'avenir. Chronique d'un chaos annoncé Rien de ce que nous vivons n’est une surprise. Dès 2023, la revue scientifique The Lancet plaçait Paris en tête des villes européennes les plus mortelles face aux vagues de chaleur. Notre capitale est prise au piège d'un urbanisme hyper-minéralisé qui transforme chaque rue bitumée en un accumulateur thermique, un véritable radiateur nocturne qui ne s'éteint jamais. Le diagnostic était sur la table. Quelle a été la réponse de l'Exécutif ? Une commande passée dans la panique la plus totale : 1 200 climatiseurs d’appoint pour 620 écoles. Soit à peine deux appareils par établissement, à "l'efficacité relative" - selon les propres mots de la majorité. Pire encore, ces équipements ont été livrés si tard que les derniers cartons sont arrivés pendant les vacances scolaires. Climatiser des salles de classe vides : voilà le chef-d’œuvre opérationnel de ce prétendu "changement de doctrine". L’écologie de façade face au mur du réel La politique environnementale ne peut pas se résumer à des promesses de transition non financées. L'Exécutif excelle dans l'affichage, mais recule devant l'exécution budgétaire : 12 millions d’euros retirés pour la transition écologique des écoles, 2 millions annulés pour les énergies renouvelables, budgets pour les pieds d'arbres rayés d’un trait de plume... Soit les budgets votés sont des mirages que la majorité municipale n'exécute pas, soit ses dispositifs ne fonctionnent pas. Dans les deux cas, le compte n'y est pas pour les Parisiens. Le fond du problème est idéologique. Cette majorité s'obstine à opposer l’atténuation du changement climatique à l’adaptation. C'est une erreur politique et humaine majeure. L’atténuation prépare le monde de demain ; l’adaptation protège les vies d’aujourd’hui. Il ne faut pas choisir, il faut mener les deux de front. Personne ne songerait à interdire le chauffage dans une crèche ou un EHPAD en hiver sous prétexte qu’il faut d’abord lutter contre le froid global. Pourquoi ce bon sens élémentaire s'évapore-t-il dès qu'il s'agit de protéger nos enfants et nos aînés de la canicule ? À force de s'enfermer dans le dogme, l'Exécutif en vient à formuler des propositions baroques, comme la réquisition des bâtiments privés climatisés. C’est une véritable "soviétisation de la fraîcheur" qui trahit un paradoxe insoutenable : interdire la climatisation dans nos équipements publics, mais compter sur celle des autres dès que l'air devient irrespirable. Tout cela alors que la Ville affiche près de 10 milliards d’euros de dette sans que Paris ne soit préparée au choc. Il y a trois ans, la Mission d’information et d'évaluation (MIE) "Paris à 50 degrés" votait 85 recommandations unanimes. Trois ans plus tard, aucun suivi sérieux n'est assuré. La municipalité a tout simplement enterré ses propres travaux. Le service public en panne de fraîcheur dans le 8e Pendant que les discours s'enchaînent, le service public recule. Au plus fort de la chaleur, alors que la Ville enjoint les Parisiens à chercher des îlots de fraîcheur, les piscines municipales ferment leurs bassins dès 18 heures. Dans le 8e, la situation de la piscine Jacqueline Auriol est devenue inadmissible. C’est l’unique piscine publique de l'arrondissement, et elle est fermée près d’un jour sur deux depuis le mois de mai en raison de grèves perlées, d’arrêts maladies à répétition et de défaillances techniques chroniques. C'est une triple peine pour les familles et les seniors du quartier qui se retrouvent privés du seul refuge aquatique de proximité. Je dénonce vivement la mauvaise gestion des piscines parisiennes en période de canicule en général, et spécifiquement celle de la piscine Jacqueline Auriol dans le 8e arrondissement. Face aux grèves, aux arrêts maladies ou encore aux pannes, je tiens à rappeler que la Mairie du 8e arrondissement n'est pas responsable, la Ville de Paris gérant seule les budgets et le personnel. L'Adjoint au Maire de Paris chargé du sport, Maxime SAUVAGE, a lui-même reconnu la spécificité du problème particulièrement aigu de la piscine Jacqueline Auriol. S'il le faut, je demanderai que cette piscine ne soit plus gérée en régie municipale mais en délégation de service public. Je tiens à saluer le bon réflexe de la victime et le professionnalisme exemplaire des agents qui ont permis l'interpellation du suspect. Pour un bouclier climatique pragmatique Face à cette gestion de crise permanente, nous proposons une approche pragmatique, lucide et débarrassée de toute posture idéologique. Nous demandons à la Ville de Paris de déployer enfin une programmation pluriannuelle d'investissement, adossée à un calendrier ferme, un budget sécurisé et un suivi public transparent des 85 recommandations de la MIE. L’adaptation de Paris doit devenir une priorité contractuelle, avec une obligation de résultats. Nos écoles, nos crèches et nos EHPAD doivent être sanctuarisés en priorité. Les Parisiens n'attendent plus des campagnes de communication de crise. Ils attendent, tout simplement, une ville qui les protège et qui les sécurise.














