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- 100 jours d’action pour le 8e : le temps des preuves
Avec les élus de la majorité d'arrondissement. De gauche à droite : Laurence RIOT LAMOTTE (Conseillère d'arrondissement déléguée), Sylvie DAO-BERNA (4e Adjointe), Eric SCHAHL (Premier Adjoint), moi-même, Stéphanie MAMAN (2e Adjointe), Erwan LECLERC (3e Adjoint) et Ronan GUEVEL (Conseiller d'arrondissement délégué). Un peu plus de 100 jours après le début de la mandature, il est temps de vous partager un premier compte rendu de notre action. Traiter des affaires du 8e, ce n'est pas contempler l'arrondissement depuis les bureaux de la Mairie. C'est arpenter le terrain, à hauteur de rencontres. C'est écouter, chercher des solutions, agir. Avec une équipe resserrée, réactive. Notre boussole ? Votre quotidien. Notre méthode ? Le sens des réalités et le souci du résultat. Voici les premiers jalons de notre contrat de confiance. Faire face aux réalités du terrain Même avec une "feuille de route", on est rapidement confronté aux urgences quotidiennes. La réalité s'impose sans délai. Chaque matin, les courriels et les courriers que vous nous adressez nous rappellent les priorités du quotidien : saleté, nuisances, insécurité, désordres en tous genres, etc. Autant d'interpellations et d'alertes qui exigent des réponses, fermes, précises, dans les meilleurs délais. Nous y répondons aussi par des décisions pragmatiques et aussi rapides que possible. Le 29 juin, notre Conseil d'arrondissement a adopté la "Charte de bonne tenue des chantiers du 8e" pour inciter les maîtres d'ouvrage et les maîtres d'oeuvre à respecter des règles plus strictes en matière de réduction du bruit et de maintien de la propreté autour des travaux. De même, face à la récente canicule, nous nous sommes mobilisés aux côtés de nos services et des acteurs privés locaux afin de contribuer à la protection des personnes les plus vulnérables de l'arrondissement, suppléant ainsi les carences - logistiques et organisationnelles - de l'administration centrale parisienne. MÉTHODE & ENGAGEMENT | Une Mairie de proximité, réactive et présente sur le terrain au quotidien pour traiter les urgences, préserver le cadre et la qualité de vie des habitants du 8e arrondissement. Apaiser et entretenir l'espace public La sécurité est la première des libertés. Aux côtés d'Éric SCHAHL, Premier Adjoint chargé de la sécurité, nous soutenons le déploiement d'une police municipale visible et dissuasive. Face aux débordements et aux troubles récurrents constatés sur l'avenue des Champs-Élysées en marge de divers événements festifs ou sportifs, j'ai sollicité le Préfet de police de Paris pour renforcer la prévention et demandé un suivi rigoureux des rassemblements. Nous travaillons également à la planification de l'installation de nouvelles caméras de vidéoprotection pour mieux sécuriser nos rues. L’espace public n’est pas une zone de non-droit ! Qu'est-ce que la propreté si ce n'est le visage d'une certaine dignité et du respect que nous devons à notre cadre de vie ? Avec Sylvie DAO-BERNA, Adjointe chargée notamment de la propreté et de l'espace public, nous luttons activement contre la dégradation des rues. Bien sûr, nous mesurons l'ampleur de la tâche et nous savons que nos démarches demandent une persévérance de chaque instant. Mais nous restons pleinement mobilisés aux côtés des agents pour maintenir la vigilance nécessaire sur l'ensemble de nos quartiers. Je suis la première à déplorer la saleté des rues de Paris et je n'ai de cesse de me mobiliser pour essayer d'améliorer les choses. En tout état de cause, les agents de la propreté exercent un métier difficile dans des conditions souvent dégradées. Je tiens ici à saluer leur professionnalisme et leur dévouement. SÉCURITÉ & TRANQUILLITÉ PUBLIQUE | Objectif "zéro casse" et "zéro rassemblement" : mobilisation permanente auprès du Préfet de Police et déploiement accru de la Police municipale sur les Champs-Élysées et dans nos quartiers. Avoir les pieds sur terre Notre action est guidée par le bon sens et l'écoute des réalités de quartier. Le pragmatisme, c’est savoir ajuster, voire stopper, ce qui échoue manifestement. Là où des plans de circulation ont provoqué des difficultés majeures en asphyxiant les rues de Vézelay puis de Téhéran, nous avons dit "stop" et acté le rétablissement du sens originel de la rue de Monceau (entre le boulevard Malesherbes et la place Rio de Janeiro) d'ici mi-septembre, pour mettre fin à des reports de trafic devenus intenables. C'est ce même sens des réalités qui guide notre action pour la place de Clichy ou nos réserves sur la suppression du sens giratoire de la place de la Concorde, dont nous craignons qu'elle ne permette pas de sécuriser suffisamment la traversée piétonne entre le terre-plein central et les jardins des Champs-Elysées. CIRCULATION & BON SENS | Fin des expérimentations pénalisantes : concertation de terrain et retour acté au sens originel de circulation rue de Monceau. Végétaliser notre arrondissement tout en préservant un maximum les usages de chacun est souhaitable et possible. Nous avons tenu notre promesse au parc Monceau avec la réouverture de l'espace de liberté pour les chiens, après un travail avec la Mairie de Paris pour garantir un usage harmonieux et sécurisé des pelouses. Ce projet s'inscrit dans notre volonté d'améliorer la qualité de vie des propriétaires de chiens dans l'arrondissement. Nous avons enfin obtenu l'accord budgétaire pour végétaliser la rue du Rocher entre les rues de Vienne et de Laborde : engagement honoré. Après les abandons successifs par l'Exécutif des projets de groupe scolaire et d'EHPAD associatif pour transformer la parcelle en friche du 25-27 rue de Constantinople, nous continuons d'échanger pour proposer un projet équilibré intégrant un espace vert de proximité, un centre de Protection maternelle et infantile (PMI) et des logements familiaux. Entre l'installation de la nouvelle municipalité le 6 avril et la réouverture de l'espace de liberté pour les chiens au parc Monceau le 8 juillet, nous avons travaillé avec la Ville de Paris pour reprendre le dispositif de 2025, optimiser les aménagements et bâtir un modèle d'usage sécurisé. Soutenir les familles et l'économie locale Notre arrondissement fait face à un défi démographique majeur. Avec près de 17 000 ménages dont la moitié sont des personnes seules, nous subissons une baisse continue des naissances. Pour encourager nos familles à s’épanouir et s'installer durablement dans le 8e, nous devons faire de nos écoles et de nos commerces des piliers de la vie de quartier. Pour nos enfants, nous restons pleinement engagés. Aux côtés de Stéphanie MAMAN, Adjointe chargée des affaires scolaires, nous dialoguons régulièrement avec la Rectrice de l'Académie de Paris pour préserver l'excellence de nos établissements en dépit des variations d'effectifs. Le 11 juin, nous avons accueilli avec une grande satisfaction l'annonce de la réouverture d'une quatrième division de 6e au collège Chaptal pour la rentrée de septembre 2026. C'est le résultat d'un travail collectif constructif, prouvant que l'action de terrain surclasse toujours les effets de manche. Nous poursuivons nos démarches pour le maintien des quatre divisions de 5e existantes. Lors de notre Conseil d'arrondissement du 29 juin, nous avons par ailleurs adopté à l'unanimité un vœu pour un plan d'isolation thermique global de nos écoles et crèches afin d'offrir enfin de meilleures conditions d'apprentissage et de travail à nos enfants et aux équipes éducatives. Le 8e vit par ses familles et ses commerçants. Avec Erwan LECLERC, Adjoint chargé du Commerce, nous travaillons à accompagner et dynamiser nos commerces de proximité. Des projets sont en cours de réflexion pour redynamiser les secteurs de la place Saint-Augustin, du marché Treilhard ou encore de la place de la Madeleine. Pour le chantier de la rue de Ponthieu, nous avons demandé un phasage très rigoureux des travaux jusqu'à fin octobre afin de limiter au maximum l'impact sur l'activité économique. De plus, nous structurons le fonds de dotation "Paris 8e Mécénat" afin de proposer aux entreprises locales de contribuer, selon leurs souhaits, à la vie associative, sportive, culturelle et patrimoniale de l'arrondissement. FONDS DE DOTATION "PARIS 8e MÉCÉNAT" | Mise en place officielle du fonds de dotation "Paris 8e Mécénat" : création d'un outil d'attractivité innovant permettant de lever des financements privés au service du patrimoine, de la culture et des projets d'embellissement du 8e. Face à la logique purement comptable qui guide parfois les décisions de l'administration, nous avons choisi de porter une voix claire et déterminée : la baisse de la démographie scolaire parisienne doit être l'occasion d'améliorer les conditions d'apprentissage, non un prétexte pour surcharger nos classes. Vous associer davantage La transparence et la démocratie de proximité sont au cœur de notre démarche. Le 2 juin, nous avons réformé notre règlement intérieur. Désormais, chaque séance du Conseil s'achève par un échange direct avec le public. Vous nous interrogez et nous prenons le temps de vous répondre. Nous avons également adopté une nouvelle Charte pour dynamiser nos sept Conseils de quartier, en leur donnant plus de souplesse pour porter des projets d'aménagement concertés. Pour vous associer pleinement à la vie de notre arrondissement, je vous invite à participer à nos moments d'échange réguliers. D'abord, bien sûr, les Conseils de quartier. Ils constituent l'espace privilégié pour co-construire l'avenir de nos espaces et de nos équipements publics. Ensuite, "Le Café de la Maire". Chaque premier vendredi du mois, mon équipe et moi-même venons à votre rencontre dans les différents quartiers du 8e pour échanger de manière informelle sur les problématiques de votre quotidien. Projeter le 8e dans l’avenir Notre action s'inscrit aussi dans le temps long. Dans le cadre du programme d'investissement de la mandature (PIM), nous portons auprès de la Ville de Paris des propositions d'aménagement et d'équipement pour notre arrondissement. Pour l'environnement et le cadre de vie, nous demandons l'étude afin de couvrir le faisceau de Saint-Lazare en "coulée verte", la reconfiguration de la place de Clichy, la restauration de la Madeleine ou encore la création de cœurs piétons (marché Treilhard, places Lévy, Chassaigne-Goyon, Chassériau). Nous souhaitons également une bagagerie solidaire au Temple du Saint-Esprit et un accueil sécurisé pour les femmes victimes de violences en Mairie du 8e arrondissement. L'avenir de nos écoles passe aussi par les bâtiments et notamment la rénovation de Florence, de la façade de Surène, l'isolation thermique de Louis de Funès, l'adaptation de Robert Estienne, le cofinancement Ville-Région de la rénovation de la cité scolaire Chaptal. Sans oublier la sécurisation des trajets scolaires, ce que nous voulons faire avec cinq nouvelles "rues aux écoles" : Alfred de Vigny, Christophe Colomb, Monceau, Roquépine et Surène. Côté sport, nous sollicitons la réouverture du bassin Condorcet et la modernisation de la piscine Jacqueline Auriol. Pour notre patrimoine culturel et cultuel, nous demandons la renaissance du Théâtre de Guignol, la restauration de la rotonde du parc Monceau et de ses grilles extérieures et intérieures, ainsi que celle de nos églises de La Madeleine, Saint-Augustin et Saint-Philippe-du-Roule. Les mobilités et la sécurité devraient être consolidées par de nouvelles pistes cyclables (Haussmann, Friedland, Wagram, Marceau), le retour des bus 21 et 95 rue d'Amsterdam ou encore des radars sonores boulevard Malesherbes. Enfin, la Mairie devrait voir la restauration de sa salle des mariages classée monument historique et son raccordement au réseau Fraîcheur de Paris afin d'être un refuge thermique lors des prochains épisodes de canicule. RESTAURATION DU PATRIMOINE | Achèvement des travaux de restauration des éléments patrimoniaux Guimard de la station de métro Europe : préservation et mise en valeur de ce chef-d'œuvre de l'Art nouveau au cœur de notre arrondissement. Parce que l'entourage de l'accès au métro Europe est inscrit au titre des monuments historiques, il devait être restauré à l'identique, avec le matériau d'origine : la pierre de Comblanchien. Or, l'approvisionnement de ce calcaire bourguignon, dans les dimensions requises, est difficile. Les travaux, pilotés par la RATP, ont enfin pu reprendre dès la livraison de cette pierre tant attendue. Poursuivre avec humilité et rigueur Ce bilan partiel et très provisoire est une toute première étape qui nous invite à poursuivre nos efforts, avec humilité et rigueur. Le chemin est long. Nous restons pleinement mobilisés à votre service pour améliorer le cadre et la qualité de vie et de travail dans le 8e arrondissement. ÉVÉNEMENT HISTORIQUE ET RAYONNEMENT | Venue du Pape en France : célébration d'une grande messe sur la place de la Concorde le samedi 26 septembre 2026. Un événement d'ampleur mondiale accueilli au cœur du 8e arrondissement. Les administrés ont désormais la parole pendant 30 minutes après chaque séance du Conseil d'arrondissement. Afin de pouvoir vous apporter des réponses précises, vos questions peuvent être adressées par email 10 jours avant la séance.
- Bicentenaire du quartier de l’Europe : deux siècles d’une métamorphose parisienne
Deux cents ans après l’intuition d’HAGERMAN et MIGNON, le Quartier de l’Europe demeure un phare : ouvert, audacieux, étincelant. Y marcher, c’est fouler deux siècles d’une histoire vive. En 2026, le 8e arrondissement célèbre un anniversaire d'exception : les 200 ans du quartier de l’Europe. Le 2 février 1826, une ordonnance royale signée par Charles X donnait le coup d'envoi d’une métamorphose urbaine majeure. Champs bucoliques et parcs de fête se sont alors transformés en cœur palpitant du Paris moderne. Un rythme de pierre et d’acier. Une respiration unique. Du charme sauvage aux féeries de Tivoli Avant les façades de taille et les larges perspectives, le secteur offrait un visage champêtre et truculent. À l’Ouest, la Petite Pologne dressait ses cabanes, ses moulins et ses ruisseaux. À l’Est, les Porcherons vibraient aux éclats de voix des cabarets. À "La Grande Pinte" ou "Chez Ramponneau", on trinquait joyeusement sans payer l’octroi. Puis surgit le temps des "folies". En 1766, le financier Simon-Charles BOUTIN y dessine un jardin féerique de huit hectares : la Folie Boutin, qu’il baptise Tivoli. Grottes mystérieuses, ruines romantiques et cascades s'y côtoient. On s’y presse en habits précieux, d’Élisabeth VIGÉE LE BRUN à la haute société des Lumières. Guillotiné sous la Terreur en 1794, BOUTIN laisse un domaine que la Révolution transforme en parc d'attractions populaire. Sous le Directoire, 10 000 Parisiens s’y ruent chaque dimanche. Feux d’artifice éclatants des Ruggieri, ballons aérostats, rires et parures audacieuses... Tivoli est un théâtre de lumière et de liberté ! Jardins de Tivoli (auteur inconnu - Collection en ligne des musées de la Ville de Paris). 1826 : l’intuition visionnaire de HAGERMAN et MIGNON Paris grandit. La ville étouffe dans ses coutures. En 1826, deux hommes perçoivent l’avenir : Jonas-Philip HAGERMAN, banquier suédois audacieux, et Sylvain MIGNON, serrurier du Roi. Leur pari ? Rassembler 50 hectares de friches et de jardins pour réaliser le plus grand lotissement privé de l'époque. Ils confient le dessin des tracés à l'architecte Etienne-Hippolyte GODDE. L'ordonnance du 2 février 1826 scelle leur ambition. Le plan est d'une géométrie parfaite. Au centre, la place de l'Europe, un octogone de 130 m de diamètre. Autour, une étoile de voies larges et aérées. Pionnier de l'urbanisme, le projet impose des règles novatrices : découpage ingénieux des lots, cours intérieures obligatoires pour l'air et la lumière, régulation des hauteurs et interdiction des ateliers polluants, etc. Pour donner une âme à ce réseau, une idée géniale émerge : attribuer à chaque rue le nom d’une capitale ou d'une métropole européenne. Londres, Madrid, Lisbonne, Vienne, Constantinople, Amsterdam, Rome, Naples, Saint-Pétersbourg… Chaque plaque bleue devient un passeport, une fenêtre ouverte sur le monde. L’Europe n’est plus seulement un continent : elle devient une adresse parisienne prestigieuse. Le fer, la vapeur et l’élan haussmannien Si le tracé dessine la toile, le chemin de fer lui souffle sa vitesse. En 1837, les frères PEREIRE inaugurent la première ligne ferroviaire vers Saint-Germain-en-Laye. L’embarcadère de l’Ouest voit le jour : c’est l’acte de naissance de la Gare Saint-Lazare. Le quartier s'adapte, innove, franchit les obstacles. En 1863, le Pont de l'Europe déploie sa structure de fer au-dessus des rails. En 1867, l'église de la Trinité dresse son clocher au bout de la perspective, côté 9e arrondissement. Fait remarquable : ce lotissement privé devance de vingt ans les travaux du Baron HAUSSMANN. Faisant évoluer les hôtels particuliers vers l'immeuble de rapport, l'urbanisme y déploie déjà larges voies, trottoirs alignés, éclairage moderne et immeubles cossus. Vers 1875, la mue est totale. Les anciennes masures ont cédé la place à une architecture d’une régularité remarquable. L’embarcadère de l’Ouest, d’après un document d’époque romantique appartenant à M. PEREIRE. Le berceau des peintres et la ruche des musiciens Un quartier ne vaut que par les artistes qui l'immortalisent. Et le Quartier de l’Europe fut une muse exceptionnelle. Sous les grandes verrières de Saint-Lazare, Claude MONET saisit la vapeur bleue et la force brute des locomotives. Gustave CAILLEBOTTE, au Pont de l'Europe ou rue de Turin, immortalise la lumière grise des trottoirs mouillés et l’élégance des silhouettes au parapluie. En 1911, l’installation du Conservatoire rue de Madrid sous la direction de Gabriel FAURÉ attire une ruche de talents. La rue de Rome devient le sanctuaire de la lutherie mondiale. Artisans d'art, archetiers et luthier y font résonner le bois noble. Du Casino de Paris aux brasseries emblématiques comme Mollard, le quartier vibre au rythme de la création. Gustave CAILLEBOTTE, Le Pont de l'Europe (1876). Gustave CAILLEBOTTE, Rue de Paris, temps de pluie (1877). Gravure du 19e sièce : pont au-dessus des lignes. L'intersection des rues de Moscou et de Turin (la future place de Dublin) vers 1900. La station de métro Europe en 1900. Le pont de l'Europe en 1900. Honorer la mémoire, écrire la suite Deux cents ans après l’intuition d’HAGERMAN et MIGNON, le Quartier de l’Europe demeure un phare : ouvert, audacieux, étincelant. Y marcher, c’est fouler deux siècles d’une histoire vive. Un quartier vivant ne se fige pas dans le marbre. Il se cultive. Il convient donc de préserver ce joyau d'architecture et d'urbanisme tout en répondant aux besoins de notre temps : végétalisation ciblée, soutien au commerce indépendant, mobilités apaisées, protection des luthiers de la rue de Rome, etc. Il nous incombe de préparer cet avenir, sans abîmer notre mémoire collective.
- Canicules à Paris : le devoir d'anticipation reste en panne sèche
Le changement climatique n'est plus une hypothèse lointaine discutée dans les salons. C’est une réalité brûlante qui tape sur le bitume parisien et s'engouffre dans nos appartements. La question n'est plus de savoir s'il faut agir, mais si l’Exécutif parisien a anticipé. Et après ce printemps et cet été 2026 sous haute tension, la réponse est un "NON" catégorique. Au Conseil de Paris, j’ai porté la voix des habitants du 8e arrondissement et de tous les Parisiens qui étouffent sous les postures dogmatiques d'une municipalité qui gère les crises à la petite semaine au lieu de planifier l'avenir. Chronique d'un chaos annoncé Rien de ce que nous vivons n’est une surprise. Dès 2023, la revue scientifique The Lancet plaçait Paris en tête des villes européennes les plus mortelles face aux vagues de chaleur. Notre capitale est prise au piège d'un urbanisme hyper-minéralisé qui transforme chaque rue bitumée en un accumulateur thermique, un véritable radiateur nocturne qui ne s'éteint jamais. Le diagnostic était sur la table. Quelle a été la réponse de l'Exécutif ? Une commande passée dans la panique la plus totale : 1 200 climatiseurs d’appoint pour 620 écoles. Soit à peine deux appareils par établissement, à "l'efficacité relative" - selon les propres mots de la majorité. Pire encore, ces équipements ont été livrés si tard que les derniers cartons sont arrivés pendant les vacances scolaires. Climatiser des salles de classe vides : voilà le chef-d’œuvre opérationnel de ce prétendu "changement de doctrine". L’écologie de façade face au mur du réel La politique environnementale ne peut pas se résumer à des promesses de transition non financées. L'Exécutif excelle dans l'affichage, mais recule devant l'exécution budgétaire : 12 millions d’euros retirés pour la transition écologique des écoles, 2 millions annulés pour les énergies renouvelables, budgets pour les pieds d'arbres rayés d’un trait de plume... Soit les budgets votés sont des mirages que la majorité municipale n'exécute pas, soit ses dispositifs ne fonctionnent pas. Dans les deux cas, le compte n'y est pas pour les Parisiens. Le fond du problème est idéologique. Cette majorité s'obstine à opposer l’atténuation du changement climatique à l’adaptation. C'est une erreur politique et humaine majeure. L’atténuation prépare le monde de demain ; l’adaptation protège les vies d’aujourd’hui. Il ne faut pas choisir, il faut mener les deux de front. Personne ne songerait à interdire le chauffage dans une crèche ou un EHPAD en hiver sous prétexte qu’il faut d’abord lutter contre le froid global. Pourquoi ce bon sens élémentaire s'évapore-t-il dès qu'il s'agit de protéger nos enfants et nos aînés de la canicule ? À force de s'enfermer dans le dogme, l'Exécutif en vient à formuler des propositions baroques, comme la réquisition des bâtiments privés climatisés. C’est une véritable "soviétisation de la fraîcheur" qui trahit un paradoxe insoutenable : interdire la climatisation dans nos équipements publics, mais compter sur celle des autres dès que l'air devient irrespirable. Tout cela alors que la Ville affiche près de 10 milliards d’euros de dette sans que Paris ne soit préparée au choc. Il y a trois ans, la Mission d’information et d'évaluation (MIE) "Paris à 50 degrés" votait 85 recommandations unanimes. Trois ans plus tard, aucun suivi sérieux n'est assuré. La municipalité a tout simplement enterré ses propres travaux. Le service public en panne de fraîcheur dans le 8e Pendant que les discours s'enchaînent, le service public recule. Au plus fort de la chaleur, alors que la Ville enjoint les Parisiens à chercher des îlots de fraîcheur, les piscines municipales ferment leurs bassins dès 18 heures. Dans le 8e, la situation de la piscine Jacqueline Auriol est devenue inadmissible. C’est l’unique piscine publique de l'arrondissement, et elle est fermée près d’un jour sur deux depuis le mois de mai en raison de grèves perlées, d’arrêts maladies à répétition et de défaillances techniques chroniques. C'est une triple peine pour les familles et les seniors du quartier qui se retrouvent privés du seul refuge aquatique de proximité. Je dénonce vivement la mauvaise gestion des piscines parisiennes en période de canicule en général, et spécifiquement celle de la piscine Jacqueline Auriol dans le 8e arrondissement. Face aux grèves, aux arrêts maladies ou encore aux pannes, je tiens à rappeler que la Mairie du 8e arrondissement n'est pas responsable, la Ville de Paris gérant seule les budgets et le personnel. L'Adjoint au Maire de Paris chargé du sport, Maxime SAUVAGE, a lui-même reconnu la spécificité du problème particulièrement aigu de la piscine Jacqueline Auriol. S'il le faut, je demanderai que cette piscine ne soit plus gérée en régie municipale mais en délégation de service public. Je tiens à saluer le bon réflexe de la victime et le professionnalisme exemplaire des agents qui ont permis l'interpellation du suspect. Pour un bouclier climatique pragmatique Face à cette gestion de crise permanente, nous proposons une approche pragmatique, lucide et débarrassée de toute posture idéologique. Nous demandons à la Ville de Paris de déployer enfin une programmation pluriannuelle d'investissement, adossée à un calendrier ferme, un budget sécurisé et un suivi public transparent des 85 recommandations de la MIE. L’adaptation de Paris doit devenir une priorité contractuelle, avec une obligation de résultats. Nos écoles, nos crèches et nos EHPAD doivent être sanctuarisés en priorité. Les Parisiens n'attendent plus des campagnes de communication de crise. Ils attendent, tout simplement, une ville qui les protège et qui les sécurise.
- Rythmes scolaires à Paris : le verdict des familles face aux esquives de l’Hôtel de Ville
Le verdict est tombé, net et sans appel. Les conclusions de la Convention citoyenne sur les rythmes scolaires à Paris sont désormais publiques. Réunis pendant un mois, 80 parents d'élèves tirés au sort ont tranché : une majorité claire se dégage pour réclamer le retour immédiat à la semaine de 4 jours. C’est le choix du bon sens, le choix du terrain. Et que fait l'Exécutif parisien face à ce signal limpide ? Il temporise. Il bégaye. Le Maire de Paris, Emmanuel GRÉGOIRE, repousse l’arbitrage à la fin de l’année 2026 pour une hypothétique mise en œuvre à la rentrée 2027. Sous prétexte d'éviter un choix "arbitraire", la municipalité refuse de trancher, alors que le cap lui est dicté par son propre outil de concertation. Lors de mon intervention en Conseil de Paris le 15 juillet dans le débat organisé à ce sujet, j’ai donc voulu porter la voix des familles du 8e arrondissement et de toute la capitale face à cette énième esquive politique. Nous ne pouvons plus attendre. La réalité du terrain n’obéit pas aux calendriers électoraux. Une usine à gaz qui épuise nos enfants Il aura fallu treize ans pour que la Ville reconnaisse enfin que l’organisation actuelle n’est "clairement pas satisfaisante". Treize ans d'obstination. Depuis 2013 et la loi Peillon, Paris s’est murée dans une exception devenue intenable. Notre modèle actuel est une machine lourde, rigide, une usine à gaz chronométrée qui fragmente les journées et épuise les enfants. À force de vouloir tout empiler - les savoirs fondamentaux, le périscolaire, les fameux "TAP" du mardi et du vendredi après-midi -, nous avons transformé le rythme de nos petits en une course d'obstacles permanente. Dès le mardi soir, dans nos écoles, les visages sont tirés. Le mercredi matin est devenu une contrainte de plus. On nous promettait l’éveil culturel ; la réalité du terrain, c'est trop souvent une garderie par défaut, faute d’encadrement qualifié. Pendant ce temps, 90 % des communes de France ont choisi le pragmatisme. Elles ont arrêté de s’épuiser. Elles sont revenues aux 4 jours, non pas par conservatisme, mais pour redonner de l'air aux familles et du sommeil aux enfants. Paris ne peut plus rester seule dans son couloir, agrippée à un totem idéologique qui ne produit plus que de la lassitude. Une crise sociale et sécuritaire systémique Aujourd’hui, le diagnostic n’est plus seulement technique ou pédagogique. Il est alarmant. Notre système n’est pas seulement fatigant : il a failli à protéger nos enfants. Le chiffre brut fait froid dans le dos : 132 animateurs ont été suspendus depuis le début de l’année 2026 à Paris, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles ou sexistes. C'est le révélateur tragique d'un naufrage systémique, reconnu à demi-mot par le Maire lui-même. La municipalité annonce en urgence un plan de 20 millions d’euros, complété par 10 millions d’euros pour sécuriser les toilettes ou les espaces isolés, et le recrutement de 15 contrôleurs pour des inspections inopinées. Sécuriser les locaux, s'assurer qu'aucun enfant ne soit laissé seul avec un adulte, c'est le strict minimum, et je soutiens évidemment chaque euro utile à la protection des petits Parisiens. Mais ne nous trompons pas de cible. On ne répare pas une structure profondément bancale avec des rustines financières. Le fond du problème est ailleurs : il réside dans la précarité érigée en modèle de gestion. Sur 13 500 animateurs que compte la Ville de Paris, 10 000 sont des vacataires. Promettre la contractualisation de 2 000 d'entre eux sur trois ans est un pansement dérisoire sur une voie d'eau. Tant que la Ville s'entêtera à maintenir la semaine de 4 jours et demi, en cherchant de savants lissages ou des regroupements artificiels le vendredi après-midi, elle condamnera ces agents à des contrats hachés et à des temps partiels subis. Le "sous-effectif chronique" dénoncé par les syndicats restera la règle. Sortir du dogme : le choix de la clarté La politique n’est pas une affaire d’orgueil dogmatique. Reconnaître qu’un dispositif s’est essoufflé n’est pas un aveu de faiblesse, c’est une preuve de respect pour les Parisiens. À la rentrée, trois scénarios vont être soumis au vote des conseils d’école. N'imposons pas aux enseignants, aux parents et aux directeurs des compromis boiteux qui ne feront que prolonger l'agonie des rythmes actuels. Ayons le courage de la clarté. Regrouper le temps périscolaire le mercredi, c'est la seule clé pour bâtir une filière stable, pérenne, attractive, avec des professionnels mieux formés, mieux rémunérés et mieux encadrés. Pour la sécurité absolue de nos enfants, pour la dignité des professionnels du périscolaire et pour le bon sens quotidien des familles, cessons de procrastiner. Paris doit acter, dès maintenant et sans détour, le retour à la semaine des 4 jours.
- Rue du Rocher : arbitrage obtenu, bientôt du vert !
Tenir nos engagements est une priorité. C’est bientôt une réalité. L'Exécutif de la Mairie de Paris vient de valider l’arbitrage budgétaire pour achever l’aménagement de la rue du Rocher, entre la rue de Vienne et la rue de Laborde. Le budget de 800 000 euros est sécurisé. Nous avons été entendus. Une politique de la demi-mesure Souvenez-vous. D’un côté, une première phase : la transformation de la rue du Rocher en "rue aux écoles" a sécurisé les abords du lycée Racine. Mais de l’autre, un goût d’inachevé. Un chantier stoppé net par la campagne municipale, laissant un sentiment d'abandon. Un décor resté stérile : pas un seul bourgeon, aucun souffle de nature. Juste une chaussée traitée, sans âme, perçue comme austère et peu hospitalière au quotidien. Bref, le visage gris d’une politique de la demi-mesure. Pour les riverains comme pour nos commerçants de proximité, ce statu quo était devenu intenable. Végétaliser n’est pas un caprice esthétique ou un simple supplément d’âme : c’est le cœur même du projet, la condition sine qua non de sa réussite. Nous nous y étions engagés : nous en avions fait une priorité pour l'arrondissement. En haut de la pile Avec le changement de l’Exécutif parisien, le budget de la seconde phase menaçait de s’évaporer, faisant peser une hypothèque sur l'avenir du projet. Dès le 11 mai dernier, j’ai donc entamé un dialogue constructif avec l’Adjoint au Maire de Paris chargé de l’espace public, Thomas CHEVANDIER. Cet échange a porté ses fruits. Le 2 juin, en Conseil d’arrondissement, avec ma majorité, nous présentions un vœu. Ce vœu pour l'achèvement rapide des travaux a d’ailleurs été adopté à l’unanimité, soutenu par l'ensemble des élus, majorité comme opposition. Pourquoi ? Parce que le bien-être des habitants n’a pas de couleur politique. La rue du Rocher s'est retrouvée en haut de la pile des priorités du 8e arrondissement, aux côtés du projet de la rue de Ponthieu. Et l’arbitrage est tombé, favorable. L’enveloppe de 800 000 euros va être débloquée. L’argent public est devenu rare et les finances de la Ville sont aujourd’hui dans le rouge vif. Dans ce contexte de disette budgétaire généralisée, obtenir des financements de l'Hôtel de Ville demande aujourd'hui une persévérance de chaque instant. Rien n’est automatique, rien n’est offert. Chaque arbre à planter, chaque pavé à sceller exige dorénavant une bataille administrative de tous les instants. Face à la centralisation parisienne et à des caisses vides, les Mairies d’arrondissement doivent pleinement s'impliquer et défendre avec conviction chaque projet de proximité. 10 arbres, 7 jardinières, 65 m² de respiration Concrètement, qu’allons-nous faire ? Ramener un peu de fraîcheur et d'esthétique là où le bitume et le tout-minéral avaient fini par s’imposer. Le projet de végétalisation, qui sera mené sur la période 2026-2027, prévoit : La plantation en pleine terre de 10 arbres de haute tige ; L’installation de 7 grandes jardinières en granit pour habiller les trottoirs élargis ; La création de 65 m² d’espaces végétalisés au total. Cet aménagement n'est pas un simple ornement. Ces arbres vont tamiser le bruit, adoucir la chaleur étouffante de l'été et purifier l’air. C’est la nature réintroduite pour offrir aux riverains un environnement plus sain, apaisé et fier de son allure. Avant-projet d'aménagement de la "rue aux écoles" rue du Rocher entre la rue de Vienne et la rue de Laborde. Faire de la rue du Rocher une "destination" Cet aménagement est aussi une planche de salut pour le tissu commercial du quartier. La réduction du transit automobile a profondément modifié les flux. Moins de voitures, ce sont des clients de passage en moins pour les boutiques. Pour ne pas pénaliser durablement nos commerçants, la rue du Rocher doit changer de statut. Elle ne doit plus être un couloir d’évitement, mais une destination. Un lieu où l’on choisit de venir, de s'arrêter, de flâner. L’ombre des feuillages, la noblesse du granit, la fraîcheur des massifs : voilà les meilleurs leviers pour retenir les piétons, encourager la flânerie et restaurer l’attractivité de nos vitrines. Un travail qui commence Cette bonne nouvelle est le fruit de la mobilisation constante des riverains, de la patience de nos commerçants qui tiennent bon, et de l'unité des élus de l'arrondissement. C'est la preuve qu'en portant ses dossiers, le 8e sait se faire entendre. L’arbitrage est obtenu, le budget est sécurisé, mais le plus dur reste à faire : traduire ces lignes financières en pavés posés et en racines plantées. Nos services techniques de la STV Nord-Ouest sont déjà sur le pont pour que le calendrier de réalisation soit tenu sur 2026-2027. Je suivrai chaque étape de ce chantier avec la même exigence. Nous vous devons cette cohérence, nous vous devons ce respect des engagements et de la parole donnée. Le cap est fixé. Rendez-vous très vite, rue du Rocher, sous les arbres.
- Parc Monceau : l’espace de liberté pour les chiens rouvre. Promesse tenue !
Avec Aminata NIAKATÉ, Adjointe au Maire de Paris chargée de la végétalisation de l’espace public, de la biodiversité et de la condition animale, que je tiens à remercier pour le compromis que nous avons su trouver afin de reprendre l'expérimentation de l'espace de liberté pour les chiens dans le parc Monceau. Le dialogue porte ses fruits, et l'action de proximité se concrétise. À tous les propriétaires de chiens de notre arrondissement, à vous qui attendiez avec tant d’enthousiasme le retour de ce projet important, merci pour votre patience. Votre engagement et votre dynamisme ont été le moteur de notre mobilisation. Aujourd’hui, les grilles s’ouvrent. L’expérimentation reprend. La promesse est tenue. Un joyau partagé Le rôle d’un maire d’arrondissement est de répondre aux attentes du quotidien avec du bon sens, de l'énergie et un sens aigu du pragmatisme. Entre l'installation de la nouvelle municipalité en avril et la réouverture de ce mercredi 8 juillet, nous avons travaillé main dans la main avec la Ville de Paris au cours d'une instruction technique et politique approfondie. Deux mois utiles pour reprendre le dispositif, optimiser les aménagements et bâtir un modèle d'usage sécurisé. Des élus responsables agissent pour le bonheur de tous les usagers dans un cadre parfaitement serein. Le parc Monceau est un joyau partagé, un espace de convivialité et de rencontre où chaque usager doit pouvoir s’épanouir. Le bien-être de nos compagnons à quatre pattes devait s’accorder avec la tranquillité des familles et des promeneurs. Pour cette "saison 2", nous avons donc choisi le juste équilibre à travers un triptyque d’usage clair, innovant et harmonieux pour un partage réussi de l'espace public. Une sécurité totale par un espace dédié Une belle zone de 2 000 m² sanctuarisée a été aménagée au cœur du parc. C'est un périmètre qui permet aux chiens de se dépenser et de jouer en toute liberté sans laisse, tout en garantissant une totale sérénité aux joggers, aux sportifs et aux promeneurs. C'est la solution idéale pour que chacun profite du parc à son rythme. La carte de l'espace canin temporaire et des allées autorisées aux chiens en laisse. Une flexibilité maximale calquée sur la vie du parc La plus grande souplesse possible est offerte pour nos compagnons. L’espace de liberté franchit en effet une nouvelle étape puisqu'il s'aligne désormais sur les horaires officiels d'ouverture et de fermeture du parc Monceau. Tant que les grilles du parc sont ouvertes, l'espace l'est aussi. Un accompagnement humain La clé de voûte de cette réouverture réussie, c’est l’esprit de partage. Pour l'animer, un éducateur canin professionnel et qualifié est présent sur les lieux aux heures de pointe, entre 7h et 11h. Son rôle est d'accompagner, de conseiller gratuitement les maîtres, de guider les propriétaires et de veiller à la parfaite harmonie du site. Et parce que la proximité se traduit concrètement par des actes forts, la Mairie du 8e a pris ses responsabilités : nous finançons intégralement le coût de cette présence humaine sur notre budget propre... pourtant ô combien modeste ! Cet effort financier est un investissement de conviction pour la qualité de vie du quartier. La Ville de Paris et la Mairie du 8e ont finalement su unir leurs forces pour réussir cette reprise. Nous avons posé un cadre valorisant, ouvert les portes et financé un encadrement de qualité. Désormais, la balle est aussi dans le camp des propriétaires de chiens pour faire rayonner ce projet. La réussite de ces trois mois - qui nous mènera en toute convivialité jusqu'au 8 octobre - repose sur la responsabilité et le civisme de chaque maître. Prouvons tous ensemble que le bon sens de proximité est la plus belle clé pour faire vivre notre bien commun. L'espace est ouvert. Faisons-en un succès collectif !
- Écoles, piscines, chantiers, commerces : le Conseil d'arrondissement déploie un bouclier d'action concret pour le 8e
Le Conseil du 8e arrondissement du 29 juin 2026 avec, de gauche à droite, Laurence RIOT-LAMOTTE, Erwan LECLERC, Eric SCHAHL, Catherine LECUYER, Sylvie DAO-BERNA, Ronan GUEVEL et Théa FOURDRINIER. Stéphanie MAMAN était excusée car elle devait participer à plusieurs Conseils d'école. Cliquez ici pour (re)visionner tout ou partie du Conseil du 8e arrondissement en vidéo J'ai tenu à précéder la séance de notre Conseil du 8e arrondissement par un premier bilan provisoire de la crise de la canicule qui vient de frapper Paris. Face à la "fournaise" que nous avons tous subie de plein fouet, j'ai d'abord salué le professionnalisme et le dévouement exemplaires des agents qui se sont engagés pour garantir la continuité du service public. Mais j'ai aussi déploré l'improvisation et le manque d’anticipation de l'Hôtel de Ville de Paris. J'ai opposé l’impératif immédiat de "l’adaptation", premier des boucliers humains, au dogmatisme de "l’atténuation" lointaine. Malgré nos ressources matérielles et humaines très modestes, la Mairie du 8e arrondissement a au contraire multiplié les mesures d'urgence, en ouvrant une salle rafraîchie à la Mairie, en prospectant de grands lieux partenaires pour des moments de fraîcheur (un grand merci au Petit Palais, à l'Hôtel Le Collectionneur et au cinéma Pathé Wepler), et en commandant en urgence 50 climatiseurs mobiles pour nos crèches et écoles. Pour sortir d'une gestion "à la petite semaine", nous avons fait le choix de l'ambition et du volontarisme à travers trois vœux déposés et défendus à l'occasion du Conseil d'arrondissement. Sommaire Un bouclier thermique global pour sanctuariser nos écoles et crèches Mobilisation générale pour élargir l’ouverture des piscines Des chaises-bancs patrimoniales pour nos aînés Collège Chaptal : action de terrain v. posture de tribune Une nouvelle Charte pour muscler les 7 Conseils de quartier Chantiers privés et publics : notre Charte contre toutes les nuisances Associations historiques : plein soutien à nos veilleurs de mémoire Le Théâtre de la Concorde trouve son bar-buvette Sport de proximité : l’héritage malmené des JO Solidarité Seniors : Octave & Arpège face au défi du grand âge Accueil de la petite enfance : pour un service public moderne et humain Salon d'Automne : l'excellence place de la Concorde Insertion professionnelle : une abstention de principe Le Fonds d'animation locale "Vie associative et citoyenne" mobilisé pour des projets utiles Plan alimentation durable : le verre est à moitié plein Le quartier Beaujon bientôt territoire zéro déchet ? A venir : du compostage de proximité dans l'arrondissement Pratiques artistiques amateurs : faire vivre l'école Octave et Arpège Cinq associations aidées par le Fonds d'animation locale "Culture" Champs-Élysées : le kiosque innovant de Timescope plébiscité L'avenir conditionnel de la logistique urbaine Paris Initiative Entreprise : un bouclier pour les entrepreneurs Questions / réponses avec le public : du pragmatisme face aux dysfonctionnements du quotidien Un bouclier thermique global pour sanctuariser nos écoles et crèches Sur ce premier voeu dont j'ai été la rapporteure, j'ai rappelé que face à la multiplication et au prolongement dramatique des vagues de chaleur estivales, la protection de notre jeunesse et de l'ensemble du personnel éducatif est devenue pour moi un impératif absolu de santé publique. Nos établissements doivent demeurer des sanctuaires de confort thermique. Avec ma majorité, nous avons exigé un diagnostic territorial sans complaisance pour repérer les "points noirs" du bâti scolaire. Le vœu planifie le déploiement de solutions passives et lourdes comme l'accélération massive de l'isolation, la généralisation du cool roofing par des peintures blanches réfléchissantes, la transformation de toutes nos cours de récréation en cours oasis végétalisées, et le raccordement systématique de nos structures au réseau de froid décarboné de Fraîcheur de Paris, fort du succès déjà validé sur le site Monceau. L'instauration d'un suivi annuel strict doté d'indicateurs transparents nous permettra d’évaluer pas à pas la performance énergétique bâtiment par bâtiment. Notre Conseil refusant de laisser les enfants en première ligne, mon vœu a été adopté à l'unanimité. Mobilisation générale pour élargir l’ouverture des piscines Rapporteure de ce deuxième vœu de bon sens, j'ai affirmé que face aux projections climatiques annonçant des pointes probables à 50°C, fermer les rideaux des bassins municipaux dès 18 heures ou couper les lignes d'eau au plus fort de la chaleur a constitué une aberration organisationnelle. Dès l'exercice de crise d'octobre 2023, ces bassins ont pourtant été identifiés comme des bouées de sauvetage thermiques indispensables. Plutôt que de piloter à vue en achetant frénétiquement des climatiseurs mobiles livrés au compte-gouttes, j'ai donc soutenu que la Ville devait libérer la puissance de son patrimoine bâti. Concrètement, ce vœu pragmatique a enjoint la Mairie centrale d’activer un protocole de choc dès le déclenchement des alertes canicule en imposant un élargissement massif des horaires des piscines municipales, allant au besoin jusqu’à l’ouverture continue 24 h / 24 lors des dômes de chaleur. Pour rendre la mesure viable, nous avons réclamé un plan d’urgence pour les ressources humaines et matérielles avec des plannings adaptés et des primes de crise attractives négociées en amont avec les syndicats pour les maîtres-nageurs et agents de sécurité, complété sans dogmatisme par des renforts privés ou associatifs en cas d'absentéisme. Enfin, pour éviter que ces havres de fraîcheur ne tournent à la foire d’empoigne, j'ai demandé le déploiement de la Police municipale pour réguler les flux aux abords, tout en demandant de sanctuariser les budgets de maintenance lourde pour la filtration et le traitement intensif des eaux. Ce voeu a été adopté par la majorité, avec l'abstention de l'opposition. Plus d'une cinquantaine de personnes ont assisté à la séance du Conseil d'arrondissement - sur place et en ligne. Des chaises-bancs patrimoniales pour nos aînés Pour ce troisième voeu déposé et défendu par Sylvie DAO-BERNA, nous avons réaffirmé que face au vieillissement de la population, l'accessibilité réelle de nos rues et le maintien à domicile de nos aînés constituent des exigences de santé publique et d'inclusion sociale qui ne pouvaient plus souffrir d'angles morts. Pouvoir s’arrêter régulièrement pour reprendre son souffle lors d'une simple course quotidienne s'est imposé comme la condition essentielle pour rompre l'isolement social et l’érosion urbaine des plus vulnérables. Pour sortir du faux dilemme opposant l’accueil légitime des passants à l'inquiétude légitime des riverains face aux risques d'attroupements, nous, élus de la majorité, avons proposé une solution d'assises compactes sous la forme d'une chaise-banc individuelle fixe. Ce mobilier monoplace, doté d'un piétement métallique robuste et de lattes de bois au vert parisien réglementaire, s’intègre harmonieusement dans notre patrimoine visuel traditionnel. Sa géométrie interdit physiquement tout allongement abusif, offrant une respiration urbaine fine et protectrice sans induire de squats. Concrètement, nous avons demandé à la Ville de Paris de lancer sans délai un diagnostic de terrain minutieux avec notre Mairie d'arrondissement pour cartographier les parcours de nos seniors et les trottoirs trop étroits, avant de planifier un déploiement strict respectant un espacement de 1,20 mètre. Ce vœu a été adopté par la majorité. Collège Chaptal : action de terrain v. posture de tribune J'ai pris la parole lors de la discussion du quatrième vœu, déposé par l'élue d'opposition Théa FOURDRINIER, qui s'est inquiétée des 139 fermetures nettes de classes annoncées par l'Éducation nationale dans l'Académie de Paris et a ciblé la menace de suppression d'une division de 5e au collège Chaptal. Si nous avons partagé sans ambiguïté l’objectif de défense absolue de l'école publique, j'ai dénoncé une divergence radicale de méthode en lui lançant que l'opposition commente quand nous agissons, et qu'elle regrette quand nous construisons. La preuve par les résultats est là, puisque la réouverture obtenue de la classe de 6e à Chaptal pour cette rentrée 2026 a démontré que nos démarches et nos plaidoyers quotidiens auprès du Rectorat ont payé. Et nous sommes déjà mobilisés en faveur du maintien de la 4e classe de 5e au collège Chaptal pour la rentrée scolaire 2026-2027. Ce vœu de l'opposition enfonçait donc des portes déjà largement ouvertes par notre action et feignait d’ignorer ses propres contradictions politiques car, plutôt que de rédiger de longues doléances, il lui aurait suffi de décrocher son téléphone pour convaincre le Maire de Paris, son ami, de soutenir notre Mairie d'arrondissement. Face à un texte superfétatoire qui n’apportait rien à l'édifice opérationnel, nous avons pris nos responsabilités et les élus de la majorité ont rejeté ce vœu. Une nouvelle Charte pour muscler les 7 Conseils de quartier Notre rapporteur Ronan GUÉVEL a présenté la délibération 08 2026 24 insufflant un vent de renouveau démocratique au cœur de nos instances participatives locales, portées par le succès historique de près de 300 candidatures citoyennes enregistrées cette année. Pour moderniser l’animation de nos 7 Conseils consultatifs et leur donner du muscle face au centralisme parisien, nous avons soutenu dans leur nouvelle Charte quatre innovations majeures. D'abord, nous avons abaissé l’âge minimal d'éligibilité à 16 ans pour parier sur l'énergie civique de notre jeunesse. Ensuite, nous avons instauré de stricts garde-fous démocratiques en limitant le cumul à 2 mandats consécutifs pour favoriser le renouvellement des visages, tout en confiant la présidence des comités d'animation directement aux habitants. Plus puissant encore, nous avons ancré un droit de vœu annuel formel permettant aux conseils de quartier de nous saisir officiellement 30 jours avant les séances, et nous avons autorisé la mutualisation stratégique de leurs budgets d’investissement. Cette souplesse comptable permettra aux Conseillers de quartier de financer collectivement des projets d'aménagement d'ampleur inédite. La délibération a été adoptée par les élus de la majorité, l'opposition s'abstenant. Chantiers privés et publics : notre Charte contre toutes les nuisances Présenté par notre rapporteure Sylvie DAO-BERNA, la délibération 08 2026 25 a rappelé que notre arrondissement subit une densité exceptionnelle de travaux qui, bien que légitimes pour moderniser nos quartiers, empoisonnent parfois le quotidien des riverains par des nuisances sonores, de la poussière et des trottoirs obstrués. Face à cela, le dernier protocole de partenariat de la Ville de Paris de 2021 souffre d'un angle mort juridique puisqu'il encadre exclusivement la voirie publique, laissant le champ libre aux chantiers privés. Nous, élus de la majorité, avons rédigé une Charte de bonne conduite des chantiers du 8e arrondissement imposant six engagements politiquement opposables à l'ensemble des maîtres d'ouvrage publics et privés. Nous avons ainsi instauré l'obligation d'informer les riverains 15 jours avant le démarrage de tout chantier long, interdit les bruits matinaux ou tardifs, garanti le maintien de la propreté des emprises et sanctuarisé l’accessibilité pour nos aînés. Nous avons également innové en créant un guichet unique garantissant aux habitants une réponse écrite sous 5 jours ouvrés en cas de manquement, les récidives pouvant entraîner la suspension de leurs facilités logistiques de voirie. La Charte de bonne conduite des chantiers a été adoptée. C'est une bonne nouvelle pour aider la Mairie d'arrondissement à assumer sa mission de médiation de proximité. Associations historiques : plein soutien à nos veilleurs de mémoire Laurence RIOT LAMOTTE a rapporté la délibération 2026 DAC 62 prévoyant le versement d'une enveloppe globale de 27 000 € de subventions de fonctionnement à 11 associations historiques parisiennes, gardiennes de notre identité commune. Dans notre arrondissement, nous nous sommes réjouis de voir la prestigieuse Société Historique et Archéologique des 8e et 17e arrondissements confortée à hauteur d’une aide de 2 000 €. Animée bénévolement par Danièle PRÉVOST depuis la rue de Lisbonne, cette structure réalise un travail culturel admirable, avec des conférences prévues en 2026 sur Colette, Spontini ou la famille des Rothschild. Tout en saluant l'engagement exceptionnel de ces bénévoles, nous avons regretté la pingrerie et le "deux poids, deux mesures" de la Mairie centrale. Allouer une telle somme pour couvrir à l'année l'histoire d'un territoire aussi dense, alors que d’autres structures reçoivent plus du double comme le Vieux Montmartre qui culmine à 5 500 €, s'apparente à une "aumône de papier". Nous avons finalement adopté le texte à l'unanimité pour ne pas priver nos bénévoles d'oxygène. Le Théâtre de la Concorde trouve son bar-buvette Erwan LECLERC a rapporté la délibération 2026 DDCT 134 visant l'exploitation d'un bar-buvette au Théâtre de la Concorde. Après deux consultations infructueuses en 2024 et 2025, l'Hôtel de Ville a enfin présenté un projet ficelé, porté par la société Le Traiteur Argentin, classée en première position face au concurrent unique Boya. Ce projet a satisfait les principaux critères : une logistique solide adaptée à l'absence de cuisine autonome de production sur place et un modèle d'économie circulaire adossé au zéro déchet avec contenants réutilisables. Du point de vue financier, l'exploitant a garanti une redevance plancher de 12 000 € par an adossée à un intéressement variable de 8,5 % du chiffre d'affaires. Si nous nous sommes réjouis de voir ce dossier sortir de l’ornière pour animer le site, nous nous sommes interrogés sur le manque flagrant d’émulation économique avec seulement deux candidats. Des cahiers des charges parisiens trop rigides découragent les talents locaux. Ces réserves exprimées, nous avons adopté cette délibération à l'unanimité. Sport de proximité : l’héritage malmené des JO Laurence RIOT LAMOTTE a rapporté la délibération 2026 DJS 108 octroyant 3 600 € de subventions annuelles de fonctionnement répartis entre deux clubs exemplaires de notre arrondissement, œuvrant pour l’inclusion par le sport. D’un côté, l’Association sportive du lycée Racine, rue du Rocher, a reçu 1 100 € pour ouvrir le multisport scolaire à 140 adhérents et développer le tir à l'arc ou la musculation adaptés aux élèves handicapés. De l’autre, l’Expatriés International Triathlon Club of Paris, rue Laure Diebold, a obtenu 2 500 € pour ses 270 membres de 25 nationalités, proposant des entraînements solidaires de guidage pour athlètes malvoyants. Nous avons regretté le gouffre entre les discours de l’Hôtel de Ville sur "l’héritage" des Jeux de 2024 et la réalité budgétaire, puisque l'AS du lycée Racine réclame 4 000 € pour financer son essor quand la Ville lui a jeté une aumône de 1 100 €. La Mairie centrale a brandi des totems bureaucratiques, empilé les critères complexes et appliqué un bonus-malus comptable qui a étouffé l'ambition de nos clubs au lieu de la libérer, alors même qu'ils ont dû faire avec un manque d'infrastructures sportives dans notre secteur. Refusant l’obstruction qui punirait d'abord nos sportifs de quartier, nous avons adopté la délibération à l'unanimité. Solidarité Seniors : Octave & Arpège face au défi du grand âge La délibération 2026 DSOL 49 répartissait un montant global de 32 875 € de subventions de fonctionnement entre 9 associations parisiennes au titre du Schéma Seniors. J'ai salué l’engagement admirable de ces acteurs qui recousent au quotidien le tissu déchiré de la solitude de nos aînés. Mais j'ai rappelé les limites de l'ambition de l'exécutif. À l'échelle d'une capitale confrontée au défi du vieillissement, une telle somme relève davantage du saupoudrage que de la contribution à une véritable politique publique. Les structures ont pourtant besoin d'investissements structurelles pérennes. Heureusement, nous nous sommes réjouis de la reconnaissance d'Octave et Arpège dans le 8e, dont la "Troupe du 3e Acte", dotée de 5 000 €, a prouvé que le talent n’a pas d'âge en écrivant une pièce inédite sur les enjeux climatiques. Nous avons finalement adopté cette délibération à l'unanimité. Accueil de la petite enfance : pour un service public moderne et humain J'ai rapporté la délibération 2026 DFPE 253 sur l'approbation du nouveau règlement de fonctionnement des structures municipales d’accueil de la petite enfance. Les crèches sont un service de proximité essentiel à nos familles. J'ai salué des choix de bon sens, comme les forfaits horaires différenciés adaptés aux besoins réels des foyers, l’élargissement protecteur des exonérations tarifaires pour les accueils adaptés et la sanctuarisation de l’admission d’urgence pour les enfants vulnérables ou handicapés. Nous avons toutefois exprimé une préoccupation. La délibération tend, sous couvert de modernisation, à imposer le déploiement généralisé d'un système de badgeage informatique obligatoire pour enregistrer les entrées et sorties des bébés. Pressée par la peur de devoir rendre des comptes à la CAF lors des contrôles a posteriori, la Ville transforme ainsi ses crèches en "usines à pointer". Ceci étant dit, nous avons émis un avis favorable. Salon d'Automne : l'excellence place de la Concorde J'ai rapporté la délibération 2026 DAE 86 concernant une convention d’un an avec la société ABELIS pour l’organisation conjointe de la foire "Moderne Art Fair" et du mythique Salon d'Automne sur la place de la Concorde, du 12 octobre au 2 novembre 2026. Si je souhaite de longue date réduire la suroccupation événementielle commerciale de cette place royale d'exception, confisquée et défigurée par exemple en 2018 près d'un jour sur deux par des manifestations marchandes, c'est aussi pour mieux valoriser son occupation par des événements patrimoniaux. Dans le cas d'espèce, nous avons précisément su séparer le bon grain de l'ivraie. Le Salon d'Automne est une vénérable institution populaire née en 1903, dont la valeur culturelle et artistique est historiquement reconnue. Le projet respecte pleinement l’âme du site tout en valorisant nos artistes, s'engageant contractuellement à offrir une gratuité totale aux moins de 14 ans et étudiants en art, ainsi que 600 visites guidées scolaires. Telles sont les raisons pour lesquelles nous avons adopté cette délibération à l'unanimité. Insertion professionnelle : une abstention de principe Erwan LECLERC a rapporté la délibération 2026 DAE 106 agglomérant une enveloppe massive de 3 115 000 € de subventions destinées à 100 structures de l'insertion par l'activité économique. Certes, ce tremplin social concret a permis de soutenir des milliers de salariés parisiens les plus éloignés de l'emploi. Et nous soutenons pleinement sur le fond le principe même de l'insertion professionnelle par l'activité. Mais nous avons pointé du doigt la cause réelle de cette détresse, que le document lui-même a reconnue noir sur blanc : ces structures ont été étranglées par des délais de paiement et des versements de subventions anormalement longs de la part de la municipalité parisienne. L’administration centrale a créé elle-même la crisis par sa lourdeur bureaucratique avant de se présenter en sauveur. Sur la forme, l'exécutif nous a de surcroît imposé un vote groupé d'un volume - liant 100 conventions distinctes en une seule décision globale - ne permettant pas aux élus de faire leur travail de contrôle individualisé sur les fonds publics. Face à ce déni démocratique, la majorité a choisi l’abstention de principe. Le Fonds d'animation locale "Vie associative et citoyenne" mobilisé pour des projets utiles Rapportée par Ronan GUÉVEL, la délibération 2026 DDCT 100 a attribué une enveloppe globale de 10 000 € de subventions de fonctionnement répartis entre 6 structures au titre du Fonds d'animation locale (FAL) de notre arrondissement. Si le dispositif a mis en lumière le paradoxe d’une mairie centrale qui empile les concepts ronflants d'Acte 2 de la territorialisation tout en distribuant des enveloppes minimalistes, ce texte a été le fruit direct de nos choix de terrain. Ces crédits, que nous avons fléchés avec soin, ont ciblé des projets utiles, avec par exemple 1 500 € pour l'association 3AC8 pour ses animations culturelles estivales au parc Monceau et 2 500 € à l’Office du Mouvement Sportif pour faire vivre l'héritage des Jeux de Paris 2024 auprès de toutes les générations. Cette délibération a été adoptée à l'unanimité. Plan alimentation durable : le verre est à moitié plein J'ai rapportée la délibération 2026 DEVE 46 pour souligner que nous avons une fois de plus assisté à un grand numéro municipal de claquettes vertes où les intentions ont brillé tandis que le tiroir-caisse grincait. Notre Caisse des écoles du 8e arrondissement, désireuse d'offrir le meilleur à nos enfants, avait déposé un projet global chiffré à 28 000 € pour acquérir des balances de précision et batteurs pour fabriquer des goûters maison, déployer des centrifugeuses anti-gaspillage dans 7 établissements scolaires, et investir dans des gobelets durables en inox pour éliminer le plastique pour 1 600 enfants. Mais l'arbitrage central a coupé, raboté et trié, et notre enveloppe finale s'est vue amputée de près d’un quart pour s'établir à 21 391 €, évinçant totalement les gobelets durables pour nos petits de maternelle. C'est le paradoxe permanent de cette gouvernance qui vote des plans à n'en plus finir à longueur de tribunes mais resserre les cordons de la bourse dès qu'il faut armer les mains de ceux qui font tourner nos cuisines. Ne boudant pas notre plaisir face au verre à moitié plein, nous nous sommes réjouis que ces crédits aillent directement sur le terrain pour la santé de nos rationnaires et avons émis un avis favorable. Le quartier Beaujon bientôt territoire zéro déchet ? Sylvie DAO-BERNA a rapporté la délibération 2026 DPE 21 attribuant 124 000 € de subventions à 9 associations œuvrant sur les territoires zéro déchet. Dans notre 8e arrondissement, c'est l'association 3 S Séjour Sportif Solidaire qui anime le quartier Beaujon depuis 2024. Le travail accompli par ces bénévoles constitue un modèle d'économie circulaire et de solidarité locale, fort de ses 84 animations l'an passé. Grâce à l’octroi d'une subvention de 10 000 € que nous avons soutenue, la structure pourra pérenniser son action, déployer des collectes en pied d’immeuble, lancer des ateliers de couture et de réparation de vélos, et poursuivre la sensibilisation des élèves de l'école Louis de Funès. Nous avons déploré cependant l’asymétrie géographique flagrante imposée par l’exécutif parisien car quatre territoires de la géographie prioritaire ont capté à eux seuls plus de 61 % de la manne financière globale avec 76 000 €. Cette politique partisane rationne les budgets de l'ouest parisien tout en affichant l'objectif de réduire les déchets de 100 000 tonnes d'ici 2030. Afin de protéger nos acteurs locaux, nous avons émis un avis favorable à l'unanimité. A venir : du compostage de proximité dans l'arrondissement J'ai rapporté la délibération 2026 DPE 25 visant à accompagner la valorisation à la source de nos déchets alimentaires, à travers l'octroi de 34 700 € de subventions de fonctionnement répartis entre trois associations. Pour notre arrondissement, la bonne nouvelle a résidé dans l’extension territoriale de l’association L’Accueillette du 9e au territoire du 8e. Forte de l’enveloppe principale de 25 000 €, cette structure va venir faire germer un nouveau réseau local, offrant un précieux soutien logistique et des ateliers pratiques aux copropriétés et établissements scolaires de notre arrondissement. Nous avons émis un avis favorable unanime sur cette délibération. Pratiques artistiques amateurs : faire vivre l'école Octave et Arpège Rapportée par Laurence RIOT LAMOTTE, la délibération 2026 DAC 191 visait à allouer une enveloppe globale de 40 000 € à 10 associations parisiennes de pratiques artistiques amateurs, dont l’offre de proximité vient utilement compléter l’action indispensable de nos conservatoires municipaux. Pour le 8e, l’association Octave et Arpège s'est vue allouer une subvention de fonctionnement de 3 000 €. Depuis 1991, cette école réalise un admirable travail musical et théâtral pour 350 élèves, impliquant directement les familles à travers des cours adaptés et innovants, avec depuis 2026 de nouveaux cours de musique assistée par ordinateur, complétant parfaitement le conservatoire Camille Saint-Saëns. Nous avons bien sûr regretté la petitesse de ce montant car 3 000 € pour couvrir l’année d’une telle école représente à peine 0,57 % de son budget global d’action. Malgré cette gestion au compte-gouttes, la délibération a été adoptée à l'unanimité. Cinq associations aidées par le Fonds d'animation locale "Culture" Rapportée par Laurence RIOT LAMOTTE, la délibération 2026 DAC 365 concernait des subventions d'un montant de 10 000 € au total pour 5 associations au titre du Fonds d'animation locale (FAL) "culture" attribué au 8e arrondissement. En tête, La Girafe Lyrique a obtenu 4 000 € pour un concert choral participatif d’excellence au Théâtre des Champs-Élysées, dont l’intégralité des bénéfices est reversée à l’Institut Pasteur pour la recherche sur la santé mentale, thématique majeure de l’année. Nous avons soutenu également à hauteur de 1 500 € chacun Allegro Pianissimo pour l’initiation musicale d'enfants porteurs de handicaps, Les Amis de la place Clichy pour un parcours d'expositions célébrant le bicentenaire de la photographie dans nos commerces, L’Invincible Été pour ses ateliers chorégraphiques, et Magriff pour ses performances poétiques de rue, menant à une adoption unanime. Champs-Élysées : le kiosque innovant de Timescope plébiscité Rapportée par Erwan LECLERC, la délibération 2026 DAE 147 concernait l'attribution d'un emplacement commercial sur le domaine public au 115 de l’avenue des Champs-Élysées pour l'exploitation expérimentale d'un kiosque hors presse pour une durée de cinq ans. C’est le projet "Time Travel Kiosk" de la société Timescope, qui l’a emporté, s'appuyant sur l'expertise de 150 expériences immersives en Europe. Les utilisateurs pourront voyager dans le temps pendant 15 minutes, découvrant l’histoire de la plus belle avenue du monde du XVIIe siècle à ses mutations contemporaines. L'ancrage économique local est réel grâce à un partenariat fort avec le Comité des Champs-Élysées, un cofinancement à 50/50 des 291 000 € d’investissement, un tarif accessible fixé à 9,90 €, une billetterie dématérialisée et la création de 5 emplois directs. L'opération est saine pour les finances municipales puisqu'elle devrait rapporter une redevance annuelle de 35 910 € à la Ville. Malgré la méthode centralisatrice de l’Hôtel de Ville qui n'a associé notre Mairie du 8e arrondissement que pour la sélection finale, nous avons émis un avis favorable unanime sur cette délibération. L'avenir conditionnel de la logistique urbaine Rapportée par Sylvie DAO-BERNA, la délibération 2026 DVD 66 méritait notre attention car elle abordait l'avenir de la logistique parisienne, un enjeu pour l'activité économique et la qualité de vie dans l'arrondissement. Les actions soutenues allaient globalement dans le bon sens puisque l’accompagnement proposé par l’association Certibruit pour 5 000 € est positif pour les quartiers résidentiels. Favoriser les livraisons silencieuses en horaires décalés, grâce à des matériels certifiés sous la barre des 62 décibels, est une réponse pragmatique pour désengorger les axes saturés en journée tout en protégeant le sommeil des riverains. De même, l’essor de la cyclo-logistique porté par Les Boîtes à Vélo-France par deux subventions de 25 000 € offre des solutions d'avenir pour le dernier kilomètre. Là comme ailleurs, la prise en compte de l'intérêt des riverains est déterminante. Cette condition rappelée, nous avons émis un avis favorable unanime sur cette délibération. Paris Initiative Entreprise : un bouclier pour les entrepreneurs Rapportée par Erwan LECLERC, la délibération 2025 DAE 11 concernait le soutien financier à l'association Paris Initiative Entreprise pour la mise en œuvre du "Dispositif Local d'Accompagnement". Ne boudons pas notre plaisir : un taux de survie à 5 ans de 87 % pour les entreprises accompagnées par Paris Initiative Entreprise constitue une performance et un bouclier contre la précarité entrepreneuriale. L'association, idéalement implantée boulevard Malesherbes, a prouvé l'efficacité des prêts d'honneur et des diagnostics ciblés. Le "Dispositif Local d'Accompagnement" a démontré son utilité concrète en soutenant plus de 300 emplois l'an dernier. Nous avons simplement regretté les angles morts de la politique de la Mairie centrale : à force de flécher la plupart des dispositifs vers les seuls critères de l’économie sociale et solidaire, elle a tendance à oublier en chemin tout un pan du commerce traditionnel. Nos artisans, TPE de quartier et indépendants ont subi de plein fouet l'inflation et les crises de mobilité sans jamais voir la couleur de ces ingénieries gratuites... Afin d'encourager nos entrepreneurs locaux, nous avons finalement émis un avis favorable pour que la Ville de Paris soutienne l'association Paris Initiative Entreprise (avec une enveloppe de 70 000 € et une adhésion de 500 €). Questions / réponses avec le public : du pragmatisme face aux dysfonctionnements du quotidien Pour cette première permise par notre nouveau Règlement intérieur, j'ai répondu de façon à trois questions de deux administrés importantes pour la vie de nos quartiers. Interrogée en premier lieu sur les aberrations successives ayant fractionné la circulation de la rue de Monceau entre le boulevard Malesherbes et l'avenue de Messine, j'ai partagé le constat exaspéré des riverains. Les multiples essais pratiqués depuis 2024 pour couper le trafic de transit ont engendré des reports de circulation non prévus et chaotiques, saturant la rue de Vézelay puis déversant début 2026 un flux massif depuis la rue de Téhéran. Tranchant avec pragmatisme, j'ai décidé de dire "stop" et j'ai demandé à la Direction de la voirie et des déplacements (DVD) de la Ville de Paris le rétablissement intégral du plan de circulation initial, qui a été confirmé pour une réalisation à la mi-septembre. C'est un retour à la raison rendu d'autant plus nécessaire que la création de la "rue aux écoles" en haut de la rue de Monceau limite le risque de report en provenance du boulevard des Batignolles. La même personne m'a alertée sur la dangerosité des comportements de nombreux cyclistes et le sentiment d'insécurité que font naître chez elle les contre-sens cyclables. J'ai rappelé le cadre réglementaire. En vertu de l'article R412-28-1 du Code de la route, les "zones 30" sont de plein droit à double sens pour les cyclistes et l'autorité de police ne peut y déroger qu'en cas de péril technique documenté, faisant de la suppression de ce contre-sens une impossibilité légale. En revanche, si la loi a accordé un droit, elle a également imposé des devoirs, et pour responsabiliser les usagers, nous, élus de la majorité, avons fait adopter lors de notre précédent conseil un vœu exigeant que la Ville de Paris lance des campagnes massives de communication. En tout état de cause, le respect de la vulnérabilité des usagers les plus fragiles reste une obligation d’ordre public. La seconde question a porté sur le devenir des travaux de végétalisation de la rue et de la place François 1er, promis pour 2025 dans le cadre de la programmation "Embellir votre quartier - Triangle d'Or", validée en Copil fin 2024 et présentée aux habitants. Ma réponse a été factuelle. A la suite du changement de mandature à l’Hôtel de Ville et compte tenu de l’évolution des orientations financières globales de la municipalité parisienne, les arbitrages centraux ont changé. La Ville de Paris a décidé de concentrer ses finances sur une seule opération structurante majeure par arrondissement, gelant tous les autres projets initialement projetés, ce qui fait que le lancement des travaux n’est officiellement plus d’actualité. Avec ma majorité, nous restons pleinement mobilisés pour engager un dialogue budgétaire offensif en vue du Budget primitif 2027 et nous ne manquerons pas de revenir vers vous dès que des arbitrages fermes nous seront communiqués.
- Canicule rouge, piscines closes : l'urgence d'agir
Samedi 27 et dimanche 28 juin, les usagers venus trouver refuge à la piscine Jacqueline Auriol ont une nouvelle fois trouvé une porte close et une affichette laconique : "Grève des maîtres-nageurs". Cette semaine, Paris étouffait, le thermomètre s’affolait, le bitume fondait, et la capitale traversait une semaine inédite de vigilance rouge canicule. Face à cette urgence climatique et sanitaire, quel fut le réflexe légitime de chaque habitant ? Chercher un îlot de fraîcheur. Pourtant, samedi 27 et dimanche 28 juin, les usagers venus trouver refuge à la piscine Jacqueline Auriol n'ont trouvé qu'une porte close. Un coup de massue pour les familles, les seniors et les sportifs du 8e arrondissement. Pendant que le site internet de la Ville de Paris affichait en page d'accueil des alertes clignotantes appelant à la plus grande vigilance et au rafraîchissement des corps, ses propres infrastructures de baignade baissaient le rideau. Ce décalage est inacceptable. Un constat accablant : le service public à sec La situation actuelle n'est plus tenable. Je ne parle pas ici d'un simple désagrément de loisir, mais d'une rupture caractérisée de la continuité du service public en période de crise. Comment la Mairie Centrale peut-elle se laisser surprendre par un conflit social prévisible en plein pic de chaleur annoncé depuis des jours ? En période de vigilance rouge, l'accès à l'eau n'est plus un confort, c'est une mesure de salut public. Laisser les bassins vides, c’est abandonner les Parisiens les plus vulnérables face à la canicule. Cette déconnexion permanente entre les discours d'adaptation au changement climatique et la réalité opérationnelle du terrain doit cesser. Rappelons une réalité politique et administrative : la gestion du personnel, le dialogue social et les budgets des piscines relèvent exclusivement de la Mairie Centrale. Les Mairies d'arrondissement, en première ligne face au mécontentement légitime des riverains, se retrouvent les mains liées, privées de tout pouvoir de réquisition ou de gestion directe, et la plupart du temps mises devant le fait accompli. Mes propositions : pour un bouclier fraîcheur garanti Face à cette inertie, je refuse de baisser les bras. Nous ne pouvons pas nous contenter de déplorer le statu quo à chaque pic de chaleur. Il faut réinventer la gouvernance des équipements de crise. Je veux donc porter des propositions fermes et pragmatiques : 1. Instauration d'un service minimum d’urgence canicule Le droit de grève est un principe constitutionnel que personne ne conteste. Cependant, la protection de la vie humaine et la santé publique en cas de crise climatique majeure doivent primer. Nous demandons la mise en place d'un protocole de service minimum contraignant. Dès le déclenchement de la vigilance orange ou rouge par Météo-France, un nombre plancher de maîtres-nageurs et de personnels de sécurité doit être légalement réquisitionné pour maintenir les bassins ouverts. 2. Décentralisation de la gestion des équipements de proximité La centralisation outrancière de la Ville de Paris paralyse l'action. Il faut donner aux Mairies d'arrondissement l'autonomie et les leviers juridiques nécessaires pour piloter leurs propres infrastructures. Si la Mairie Centrale échoue à régler un conflit social, la Mairie d'arrondissement doit pouvoir contractualiser en urgence avec des structures privées ou des maîtres-nageurs certifiés indépendants pour assurer l'ouverture des lignes d'eau. 3. Création d’une cellule de crise "eau et fraîcheur" interconnectée Il est indispensable de créer une task-force municipale capable de réorienter les effectifs non grévistes d'un arrondissement à l'autre en quelques heures. Si une piscine dispose de personnels disponibles ailleurs dans Paris, ils doivent être redéployés prioritairement vers les zones les plus denses et les équipements stratégiques comme Jacqueline Auriol. L'urgence d'agir Le climat change, nos règles du jeu doivent changer aussi. On ne combat pas une canicule historique avec des communiqués de presse et des fiches de conseils théoriques. On la combat en ouvrant grand les portes des services publics de fraîcheur. Avec mon équipe, nous restons pleinement mobilisés pour que la Mairie de Paris sorte de sa torpeur politique et administrative, et assume enfin ses responsabilités logistiques. Les Parisiens ne demandent pas la lune, ils demandent simplement que leurs services publics fonctionnent quand ils en ont le plus besoin.
- Canicule à Paris : la Mairie du 8e arrondissement agit
Une opération « ciné-fraîcheur » au Pathé Wepler : nous avons négocié et pris en charge financièrement une projection spéciale ce jeudi après-midi. Près de 250 élèves de l'arrondissement ont ainsi pu être mis à l'abri de la chaleur étouffante dans des salles parfaitement climatisées. Nous avons passé la mi-temps de cette semaine de crise inédite due à la canicule. Le constat sur le terrain est sans appel. D’un côté, une administration centrale hors-jeu, incapable d'anticiper, de gérer et de protéger les Parisiens, notamment nos enfants ; de l’autre, des mairies d’arrondissement qui déploient toute leur énergie pour pallier les défaillances de l'État et de la Ville. En tant qu'élus de proximité, nous refusons de regarder les bras croisés nos écoles se transformer en étuves, nos espaces publics se dégrader et les familles être prises en otages par une gestion bureaucratique totalement dépassée. J'ai consacré l'essentiel de la semaine à réaliser la tournée des établissements et des publics les plus "sensibles" et "vulnérables" du 8e arrondissement. Seulement 2 climatiseurs livrés et déjà 4 écoles fermées Depuis le début de cet épisode de chaleur extrême, la Mairie de Paris et l’Éducation Nationale brillent par leur absence, leur immobilisme et des opérations de communication "venteuses". Nous assistons à un véritable "black-out" : la communication envers les parents et les équipes éducatives est souvent inexistante ou au mieux délivrée au compte-gouttes à des heures indues, plongeant chacun dans l'incertitude la plus totale. Sur le terrain, la réalité dément cruellement les effets d'annonce : les fontaines à eau sont trop souvent hors service et la carte des points de fraîcheur promise par la Mairie de Paris reste inaccessible au moment où les habitants en ont le plus besoin. Sur le plan logistique, la situation dans les établissements scolaires trahit une impréparation coupable. Le Maire de Paris a bien annoncé dans l'urgence l'achat de 1 200 climatiseurs. Mais la réalité de cette première salve est dérisoire : seuls 150 appareils sont effectivement en cours de répartission pour l'ensemble des 620 établissements parisiens ! Pour le 8e arrondissement, au moment de la rédaction de ces lignes, l'Hôtel de Ville n'avait été capable de livrer que 2 pauvres climatiseurs pour l'ensemble des 9 écoles du 8e arrondissement ! À la crèche Laure Diebold, l'équipe déploie les moyens du bord pour maintenir une température respirable et assurer le bien-être des enfants malgré l'absence d'infrastructures adaptées. L'heure de la débrouille : faute de structures d'ombrage pérennes, c'est une couverture de survie qui fait office de bouclier thermique improvisé pour les écoliers et les enseignants de l'école Louis de Funès. Une protection réfléchissante et insolite contre le soleil de plomb. Au niveau parisien, seuls 36 climatiseurs ont été partagés entre les mairies des 6e, 7e, 8e, 15e, 16e et 17e arrondissements, alors que ces secteurs comptent un total de 168 écoles. Face à cette pénurie organisée, je refuse qu'une logique partisane ou des arbitrages opaques créent un traitement différencié entre l'est et l'ouest parisien au détriment de la santé des enfants. C’est pourquoi, avec mes collègues du groupe "Paris Liberté !", nous avons exigé la publication des critères d'attribution (exposition des bâtiments, températures relevées, présence d'enfants vulnérables) et du calendrier complet de déploiement. À force de naviguer à vue et de refuser d'anticiper, la machine administrative a fini par craquer sous le coup des "autorisations spéciales d'absence" (ASA). L'Éducation nationale a ainsi dû acter la fermeture - brutale - de quatre établissements scolaires de l'arrondissement, paralysés par un manque d'effectifs : École primaire Bienfaisance : 100% des professeurs des écoles sont absents. École maternelle Bienfaisance : 100% des professeurs ainsi que la directrice manquent à l'appel. École primaire Robert Estienne : 100% des enseignants du niveau élémentaire sont absents. École primaire Baudry : 100% des professeurs et le directeur sont absents. Jeudi 17h, nous sommes informés de la probable fermeture ce vendredi des écoles Florence et Surène... Cette paralysie laisse des centaines de familles du 8e sans solution de garde du jour au lendemain, prises au piège d'un système qui s'effondre à la moindre alerte météo ! Face à la vague de chaleur intense de ces derniers jours, nos enseignants ont fait preuve d'un professionnalisme et d'un dévouement exemplaires. Ici à l'école Monceau. Au sein de la résidence Beaucour, les équipes se mobilisent quotidiennement avec bienveillance et dynamisme pour garantir le confort, la sécurité et le bien-être des résidents. Pas de budget, mais des idées Cette situation met en lumière un paradoxe insupportable, comble de la gestion parisienne : l'Hôtel de Ville dispose de moyens financiers, matériels et humains colossaux qu'il ne mobilise pas ou qu'il déploie avec une lenteur exaspérante. À l’inverse, à l'instar de nombreuses Mairies d'arrondissement, la Mairie du 8e arrondissement, dépourvue de budget autonome d'investissement pour ce type de crise, a réussi à débloquer des solutions concrètes et immédiates là où l'administration centrale échouait. C'est l'illustration parfaite de notre méthode de terrain : dans le 8e, nous n’avons pas le budget de la Mairie centrale, mais nous avons des idées et une volonté politique à toute épreuve ! Face à l'inertie, nous nous substituons aux carences de l'exécutif pour protéger les habitants. Une semaine sur le terrain au plus près des habitants. J'ai multiplié les déplacements pour dresser un diagnostic précis des problématiques locales. Une démarche de proximité essentielle pour constater les réalités du terrain, échanger avec les riverains et coordonner immédiatement des solutions concrètes. A l'accueil de la piscine Jacqueline Auriol. Des oasis de fraîcheur activées sur le terrain Face à ce chaos et à la démission des autorités centrales, la Mairie du 8e arrondissement a refusé de céder au fatalisme. Contraints de pallier seuls l'absence de réponse opérationnelle de l'exécutif central, nous avons pris nos responsabilités. Plutôt que d'attendre les livraisons hypothétiques de la Mairie centrale, nous avons pris l’initiative de passer commande, sur nos propres ressources, de 40 climatiseurs mobiles (pour un budget d'environ 20 K€). Initialement attendus ce jeudi, un retard de livraison bien indépendant de notre volonté décale légèrement leur arrivée. Dès leur réception, ils seront déployés en urgence afin d'équiper chaque école et crèche de l'arrondissement d'au moins deux appareils et d'y créer de véritables oasis de fraîcheur. Parce que l'urgence pour vos enfants était immédiate, nous avons aussi multiplié les solutions de repli temporaires ce jeudi : Un accueil au Petit Palais : grâce à un accord trouvé avec la Direction du musée, que je tiens ici à remercier, les enfants et leurs parents ont pu bénéficier dès 10h00 d'un accès libre et entièrement gratuit au parcours permanent. Un espace culturel exceptionnel et parfaitement rafraîchi. Une opération "ciné-fraîcheur" au Pathé Wepler : nous avons négocié et pris en charge financièrement (pour un budget d'environ 1 K€) une projection spéciale ce jeudi après-midi. Près de 250 élèves de l'arrondissement ont ainsi pu être mis à l'abri de la chaleur étouffante dans des salles parfaitement climatisées. Un refuge municipal ouvert 7j/7 : la "salle rafraîchie" aménagée au sein de la Mairie du 8e arrondissement reste ouverte en continu. Pour faire face à la persistance des fortes températures cette fin de semaine, ses horaires sont élargis : elle vous accueillera tous les jours, y compris ce samedi et ce dimanche de 10h00 à 18h00. Au cinéma Pathé Wepler, aux côtés du Directeur, Arnaud GANNE, et de mon Adjointe chargée notamment des Affaires scolaires, Stéphanie MAMAN. Pourquoi le ramassage des poubelles coince Cette gestion de crise en surchauffe ne touche pas que nos écoles ; elle affecte l'ensemble de l'espace public et les agents qui le font vivre. Vous êtes nombreux à nous signaler des difficultés logistiques, notamment concernant le ramassage des poubelles dans l'arrondissement, tout particulièrement dans le quartier Europe et au sein du Parc Monceau. Nous tenons à vous apporter une explication transparente : le rythme des tournées est actuellement perturbé en raison des conditions de travail très dégradées subies par les agents de propreté. Travailler de longues heures sous un soleil de plomb, manipuler des charges lourdes par des températures extrêmes sans vêtement adapté ni aménagement suffisant des horaires par la Mairie centrale met les organismes à rude épreuve. Par solidarité avec ces personnels en première ligne et pour garantir leur sécurité, des adaptations de service sont nécessaires. Vous êtes nombreux à nous signaler des difficultés concernant le ramassage des poubelles dans l'arrondissement, tout particulièrement dans le quartier Europe et au sein du Parc Monceau. Ce jeudi matin au parc Monceau. Une nouvelle fois, la Mairie de Paris n'a pas fait le nécessaire afin de permettre à ses collaborateurs de travailler dans de bonnes conditions. À vos côtés face à la crise Sachez que toute l’équipe de votre Mairie d'arrondissement - moi-même, Eric, Stéphanie, Erwan, Sylvie, Laurence et Ronan - reste pleinement mobilisée, à votre écoute et à votre entière disposition pour vous accompagner et vous orienter au fil des heures. Cette crise de la gestion urbaine et scolaire n'est pas la nôtre. Elle est le pur produit d'un manque d'anticipation chronique de la Ville de Paris et des services de l'État. Mais parce qu'il s'agit de la santé de vos enfants, de votre quotidien de parents et de la qualité de notre cadre de vie, nous considérons qu'il nous incombe d'agir au-delà de nos compétences. Tous les Parisiens doivent être protégés, et de la même manière. Vous pouvez compter sur notre engagement total, notre transparence et notre réactivité. Nous restons sur le terrain, à vos côtés.
- Établissements scolaires du 8e : la Mairie d'arrondissement défend l'excellence
C’est une avancée importante pour les familles, les enfants et l'avenir de l'enseignement public au cœur de notre arrondissement. Le 11 juin, la nouvelle est tombée, officielle : la réouverture d’une quatrième division de 6e au collège Chaptal est actée pour la rentrée de septembre 2026. Ce succès est le résultat direct d'une mobilisation collective sans relâche. Avec mon Adjointe chargée des affaires scolaires, Stéphanie MAMAN, nous y avons modestement contribué dès ma prise de poste en tant que Maire du 8e arrondissement. Face à la logique purement comptable qui guide parfois les décisions de l'administration, nous avons en effet choisi de porter une voix claire et déterminée : la baisse démographique parisienne doit être l'occasion d'améliorer les conditions d'apprentissage, non un prétexte pour surcharger nos classes. La mobilisation pour le collège Chaptal : préserver un établissement phare Le collège Chaptal est un verrou de l'attractivité du service public entre le 8e et le 17e arrondissement. J'avais personnellement alerté par un courrier la Rectrice de l'Académie de Paris, Mme Julie BENETTI, aux côtés du Maire du 17e Geoffroy BOULARD et du Député du 8e Sylvain MAILLARD. Les remontées des directeurs des écoles Boursault, Louis de Funès, Bienfaisance et Florence étaient limpides : entre 106 et 112 élèves étaient attendus en 6e pour la rentrée. Maintenir seulement trois divisions relevait de l'impasse mathématique. Une telle orientation administrative aurait conduit à deux issues inacceptables. D'une part, des classes surchargées à plus de 35 élèves, incompatibles avec la réussite scolaire. D'autre part, l’éviction administrative d’une quinzaine d’élèves de notre secteur, brisant la continuité territoriale et familiale. Chaptal est le seul collège public du 8e à proposer une option de classe bilingue allemand / anglais dès la 6e. Cette spécificité pédagogique est un atout maître pour retenir les familles dans le public et consolider la mixité scolaire face à la concurrence. Affaiblir Chaptal aurait constitué un recul pour les parents, qui avaient salué les progressions notables liées aux récentes ouvertures de classes. Le Rectorat a fini par faire sienne cette exigence de bon sens. Nous nous en réjouissons. La réouverture d'une 4e division de 6e pour septembre 2026 est une satisfaction. Pour pérenniser ce succès et stabiliser durablement l'offre pédagogique, nous continuerons de demander un réexamen de la sectorisation incluant l'école Truffaut, afin de garantir structurellement quatre divisions par niveau. Défendre la continuité pédagogique Si la réouverture d’une quatrième division de 6e pour la rentrée 2026-2027 a marqué une victoire pour les familles du 8e arrondissement, un nouveau point de vigilance requiert aujourd'hui toute notre énergie. Face à la vive inquiétude légitimement exprimée par les associations de parents d'élèves (FCPE et PEEP), j’ai adressé le vendredi 19 juin un nouveau courrier officiel à la Rectrice de l’académie de Paris. L’enjeu actuel est d'obtenir le maintien indispensable de la quatrième classe de 5e au collège Chaptal. Supprimer l'une de ces classes à la rentrée prochaine reviendrait à surcharger brutalement les effectifs d'une génération entière d’élèves. Il serait particulièrement regrettable et incohérent que la dynamique positive engagée pour le niveau 6e soit immédiatement fragilisée l'année suivante par une détérioration des conditions d'apprentissage de nos enfants. Avec Stéphanie MAMAN, nous soutenons avec force la démarche des familles. Nous rappelons fermement à l'Académie qu'il ne s'agit pas ici d'une demande de moyens supplémentaires, mais de la simple reconduction d'une organisation existante pour des élèves déjà scolarisés au sein de l'établissement. L'excellence de notre service public éducatif et le bon sens ne peuvent se négocier à la baisse. Nous attendons désormais une confirmation rapide des services du Rectorat afin d'assurer à la communauté éducative la sérénité qu'elle mérite. DERNIÈRE MINUTE. Sur proposition d’Eric SCHAHL, conseiller régional et Premier Adjoint à la Maire du 8e, le Conseil régional d’Île-de-France adopte ce vendredi 26 juin une subvention de 150 000 € pour l’ouverture d’une classe préparatoire TSI (technologie et sciences industrielles) au lycée Chaptal. Cette subvention permettra d’équiper de nouveaux laboratoires de matériel pédagogique afin de mettre en œuvre des activités expérimentales en sciences de l’ingénieur et en sciences physiques. Une vigilance globale sur l'ensemble des écoles Lors de notre rendez-vous du 21 avril 2026 avec la Rectrice et le Directeur de l'Académie de Paris, nous avions plaidé les dossiers de plusieurs autres établissements. À l’école élémentaire Florence, nous nous étions opposées au projet de fermeture de classe : face aux locaux trop petits et à la chaleur estivale atteignant 35°C, surcharger les classes est physiquement impossible. L'Académie s'était engagée à revoir sa mesure si les 191 élèves se confirmaient. À l’école Robert Estienne, nous avions exigé et obtenu du Rectorat le traitement rapide de la crise managériale profonde. Enfin, nous avions poussé pour une réforme de la procédure Affelnet, nos collèges (Chaptal, Racine, Condorcet) étant injustement pénalisés par un malus IPS artificiel. L'école publique doit valoriser le mérite scolaire ! La réouverture de la 4e division à Chaptal le prouve : quand il existe une mobilisation collective menée avec détermination pour refuser une gestion comptable à court terme, l'excellence triomphe. Comptez sur l'entière mobilisation de mon équipe pour que l'école publique du 8e arrondissement reste une référence.
- Faisons vibrer l’esprit du 18 Juin dans le 8e arrondissement
La grande fierté de cette journée nationale commémorative réside dans sa force de transmission. Je veux saluer la participation active et exemplaire des collégiens d’Octave Gréard. Une voix dans la nuit. Une étincelle face à l’effondrement. Il y a 86 ans, le 18 juin 1940, la France s’asphyxiait dans le renoncement. Souvenons-nous de ce début de mois de juin critique, de l'exode, de ces millions de civils fuyant éperdus sur les routes l'avancée inexorable des troupes allemandes. Souvenons-nous du traumatisme du 14 juin, ce jour terrible où l’ennemi défilait dans les rues de notre capitale, à Paris. L'ombre de la servitude s’allongeait sur notre sol, et le maréchal PETAIN s’apprêtait à négocier les conditions d’un armistice. C’était l’heure sombre des genoux à terre. Pourtant, au cœur du désastre, un homme refuse la fatalité. Sous-secrétaire d'État à la Défense nationale et à la Guerre, envoyé à Londres pour arracher des renforts, le Général de GAULLE fait le choix de l’insoumission. Face au consensus de l’abandon qui s'installe à Bordeaux, il repart dès le 17 juin. Le 18 juin au soir, sur les ondes de la BBC, son cri brise le silence de la capitulation : "Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas". Ce jour-là, de GAULLE n’a pas seulement prononcé un discours : il a insufflé une force, rallumé le flambeau de l’espérance et fondé la France Libre. Dès l'été 1940, quelques milliers de volontaires le rejoignaient pour poursuivre le combat aux côtés des Alliés. Cet acte de foi, célébré chaque année depuis 1941, est devenu le symbole absolu du refus de la défaite. La mémoire face au présent : une boussole pour notre action De GAULLE nous crie par-dessus le gouffre des décennies que l'histoire n'est jamais écrite d’avance, et que la France n'est elle-même que lorsqu'elle est debout. Ce jeudi 18 juin 2026, nous nous sommes rassemblés devant le Monument aux Morts de la Mairie du 8e arrondissement pour commémorer cet appel fondateur. Aux côtés de Ronan GUEVEL, Conseiller délégué au Monde combattant, des élus et des associations d'anciens combattants, nous avons honoré ceux qui ont bravé l'impossible pour que nous soyons libres. Venir ici, ce n'est pas accomplir un simple rite formel ou une politesse de calendrier. C'est affirmer que l’esprit du 18 Juin est un souffle vivant. Une boussole pour notre engagement républicain et notre unité. Cet héritage ne doit pas être figé sous le vernis des commémorations. Il est une arme contre les lâchetés contemporaines, les renoncements confortables et les fragmentations qui menacent notre pacte social. De GAULLE nous crie par-dessus le gouffre des décennies que l'histoire n'est jamais écrite d’avance, et que la France n'est elle-même que lorsqu'elle est debout. La jeunesse du 8e : cœur battant de la transmission La grande fierté de cette journée nationale commémorative réside dans sa force de transmission. Je veux saluer la participation active et exemplaire des collégiens d’Octave Gréard. Leur présence est le vecteur essentiel du souvenir, le pont indispensable entre le sacrifice d'hier et le monde de demain. En s'associant à ces hommages, ils engagent une réflexion profonde sur nos valeurs républicaines. La liberté n’est pas un acquis de naissance, c’est un plébiscite de chaque instant. Le courage de 1940 doit être leur carburant pour bâtir l'avenir. Ne laissons pas la flamme s’éteindre sous la cendre de l’indifférence. Faisons vibrer l’esprit de Résistance dans notre quotidien, dans nos engagements. Ensemble, faisons résonner l’esprit du 18 Juin !
- Victoire pour le patrimoine parisien : la Mairie recule et retire sa délibération sur la Commission du Vieux Paris !
C’est une victoire pour tous les amoureux de Paris, de son histoire et de sa beauté de pierre. Face à notre mobilisation collective à la veille du Conseil de Paris, l’Exécutif a finalement renoncé : le projet de délibération 2026 DU 85, qui visait à déshabiller et museler la Commission du Vieux Paris (CVP), a été retiré de l’ordre du jour du Conseil de Paris. La mobilisation a payé ! Le dogme de la vitesse face au bon sens historique Sous couvert d’une prétendue "modernisation", l’Hôtel de Ville s’apprêtait à perpétrer un véritable sabotage démocratique et patrimonial. L’objectif de l'exécutif était clair : neutraliser cette institution historique, fondée en 1897, sous prétexte qu’elle engendrait des "délais supplémentaires" dans l’instruction des permis d’urbanisme. La sauvegarde de nos chefs-d'œuvre architecturaux était ainsi sacrifiée sur l'autel de la vitesse pour complaire à des promoteurs pressés. En voulant limiter les débats et imposer le cadrage de la Direction de l'urbanisme, la Mairie cherchait tout simplement à casser le "thermomètre". C'était sans compter sur notre détermination. La mise au pas démocratique vire au fiasco Ce retrait de la délibération marque le coup d'arrêt d'une manœuvre perverse. La Mairie de Paris souhaitait exclure purement et simplement le collège des élus parisiens de la Commission pour la transformer en un comité d'experts dociles, triés sur le volet et placés sous perfusion administrative. Pour achever de dissoudre son identité, il était prévu d'y injecter de force les dogmes du PLU bioclimatique, transformant une instance d'analyse historique et esthétique en chambre d'enregistrement de façades végétalisées standardisées... En refusant de nommer un Adjoint de plein exercice dédié au Patrimoine, l'Exécutif affichait déjà un certain mépris pour notre histoire. Cette délibération devait parachever l'œuvre d'effacement. Nous leur avons rappelé une vérité essentielle : Paris n’est pas un gisement de mètres carrés à liquider, c’est - bien au contraire - un héritage à chérir ! La vigilance continue Grâce à notre mobilisation commune en amont du Conseil de Paris, nous avons fait reculer le cynisme politique. Depuis 128 ans, la Commission du Vieux Paris veille comme une sentinelle indocile sur l’âme de notre capitale. Elle continuera donc d'exercer son rôle de contre-pouvoir indépendant. Si la vigilance reste entière face aux futures tentations et tentatives de l'Exécutif, ce premier succès prouve que la résistance culturelle et politique porte ses fruits. Paris et les Parisiens viennent de gagné une bataille décisive pour leur identité ! L'hebdomadaire Valeurs Actuelles a rendu compte le 15 juin de ce "grand rétropédalage".
- Une nouvelle dynamique pour la démocratie de proximité dans le 8e arrondissement
Les nouveaux membres des 7 Conseils de quartier incarnent désormais les forces vives et le visage pluriel des citoyens engagés de notre arrondissement. Ce mercredi 17 juin 2026 marque une étape dans la vie démocratique de notre arrondissement. Avec le Conseiller d'arrondissement délégué chargé notamment de la démocratie locale, Ronan GUEVEL, nous avons procédé à la réunion plénière d'installation des sept nouveaux Conseils de quartier du 8e arrondissement. Qu'ils soient habitant tiré au sort, représentant associatif, acteur économique ou élu de terrain, ces Conseillers de quartier incarnent désormais les forces vives et le visage pluriel des citoyens engagés de notre arrondissement. Nous tenons à leur exprimer notre gratitude pour leur engagement au service du bien commun. Aux côtés de Ronan, qui pilote cette refonte de la démocratie locale dans notre arrondissement (voir sa présentation), nous l’avons affirmé d’une seule voix dès l’ouverture de cette séance : l’édition 2026 de nos instances locales n’est pas une simple formalité administrative ou une reconduction à l’identique du passé. C’est un nouveau départ. Notre ambition commune repose sur une double exigence : donner plus de place aux citoyens et leur octroyer un réel pouvoir d’agir. Trois innovations majeures structurent désormais l'action des Conseils de quartier, à commencer par le doublement du collège des habitants, puisqu'il passe de 5 à 10 citoyens tirés au sort au sein de chaque conseil. C'est le choix délibéré d'élargir le cercle de la discussion et de fortifier la légitimité de la parole citoyenne. De plus, nous instaurons une gouvernance 100 % citoyenne : la présidence des comités d'animation ne sera plus exercée par un élu de la majorité, mais par un habitant, désigné par ses pairs dès la rentrée. Les élus restent à leurs côtés comme facilitateurs, mais la conduite des débats leur appartient. Enfin, l'introduction du droit de vœu direct constitue l'évolution politique la plus significative. Chaque Conseil de quartier disposera de la faculté de déposer un vœu annuel directement devant le Conseil d’arrondissement. Leurs propositions ne seront plus seulement consultatives : elles s'inviteront officiellement à la table de l'assemblée délibérante. Trois innovations majeures structurent désormais l'action des Conseils de quartier, à commencer par le doublement du collège des habitants, puisqu'il passe de 5 à 10 citoyens tirés au sort au sein de chaque conseil. Le rôle des Conseillers de quartier sera notamment de veiller au quotidien sur notre espace public en assurant la remontée des informations du terrain, en signalant les anomalies, en proposant des animations culturelles ou festives et en concevant des aménagements concrets. Pour vous accompagner et faire le lien direct avec les différentes parties prenantes des Conseils de quartier, vous pourrez compter sur vos élus référents : Ronan GUÉVEL pour les quartiers Saint-Augustin et Monceau, Eric SCHAHL pour Triangle d'Or, Stéphanie MAMAN pour Saint-Philippe-du-Roule, Erwan LECLERC pour Europe, Sylvie DAO-BERNA pour Hoche-Friedland et Laurence RIOT LAMOTTE pour Elysée-Madeleine. En tant qu'élu délégué à la démocratie locale, Ronan assurera également la coordination générale de ces instances. Parce qu'il n'y a pas de responsabilité sans moyens, chaque instance disposera de dotations budgétaires annuelles propres, avec 3 306 € en budget de fonctionnement pour animer la vie de vos quartiers, et 8 264 € en budget d'investissement pour transformer matériellement notre environnement. La mutualisation budgétaire est parfaitement envisageable. En associant les enveloppes financières de plusieurs Conseils de quartier, ils seront capables de concentrer leurs efforts afin de porter des projets d'aménagement plus ambitieux et structurants pour plusieurs d'entre eux, voire l'ensemble du 8e arrondissement. Dès le mois de septembre, les comités d'animation se réuniront pour désigner leurs présidents et structurer leurs groupes de travail, notamment via des boucles d'échange WhatsApp pour garantir la réactivité de leur communication quotidienne. En novembre et décembre se tiendront les premières assemblées publiques ouvertes à tous les habitants de l'arrondissement. La Mairie reste enfin pleinement mobilisée sur le suivi des 27 projets adoptés dans le cadre du Budget participatif en cours dans l'arrondissement. D'ici la fin de l'année 2026, trois livraisons majeures sont attendues : la requalification de la rue de Ponthieu dont les travaux débutent ce 29 juin, le renouvellement du mobilier de propreté et la restauration de la Naumachie au parc Monceau, ainsi que le rafraîchissement des salles de classe du Collège Condorcet. Pour conclure, les Conseils de quartier ne sont ni des chambres d'enregistrement passives, ni des lieux de contestation stérile. Ce sont des laboratoires d'idées et des relais d'information essentiels. Ils n'ont pas le pouvoir de décision juridique, mais ils détiennent un atout irremplaçable : l'expertise d'usage et le bon sens de terrain. Qu'ils proposent, qu'ils innovent, qu'ils (nous) bousculent ! Car c'est ensemble que nous bâtirons le 8e arrondissement de demain.
- Mon entrée à la Commission du Vieux Paris, au chevet de notre patrimoine architectural et urbain
Le patrimoine parisien se niche aussi bien dans la majesté d’une grande place que dans l’authenticité d’une devanture de quartier. Ici la devanture commerciale du 57 boulevard Haussmann. C’est avec un sens aigu des responsabilités que je m'apprête à siéger au sein de la Commission du Vieux Paris. Désignée par mon groupe "Paris Liberté !" pour y représenter notre vision de la capitale, je n’envisage pas cette nomination comme une simple ligne sur un parcours institutionnel. C’est un poste d’observation stratégique pour défendre un Paris qui s’abîme trop souvent sous les coups de boutoir du laisser-aller, de la dégradation de l'espace public et du vandalisme contemporain. Face à la standardisation rampante, au délogement de notre mémoire collective et aux projets d’urbanisme déconnectés, je m'efforcerai de porter haut la voix du bon sens, de l’esthétique et de la fidélité au patrimoine architectural et urbain de la capitale. Cette arrivée au sein de la Commission s’inscrit d’ailleurs pour moi sous le signe d’une complicité de travail et d'une vision partagée. J’y retrouve avec plaisir Jean-François LEGARET, reconduit à la présidence de la Commission. Une proximité de convictions, une amitié politique de longue date et une méthode commune nous unissent, bien décidés à ce que la Commission du Vieux Paris soit le parlement du bon goût, de la rigueur et de la préservation. Ensemble, nous partageons une conviction : si Paris n’est pas un musée figé sous cloche, il est encore moins un laboratoire à ciel ouvert pour expérimentations visuelles douteuses. C’est un héritage vivant, une harmonie fragile que nous devons transmettre intacte aux générations futures. Un même combat de la Concorde au boulevard Haussmann Pour moi, le patrimoine n’est pas une notion abstraite, poussiéreuse ou réservée aux seuls manuels d'histoire de l’art. C’est le décor de nos vies, le ciment de notre quotidien, ce qui fait qu'une avenue parisienne ne ressemblera jamais à aucune autre. Notre action publique récente en témoigne : chaque fois que l’identité d’un quartier ou la beauté d'un monument est menacée par des projets hors-sol ou par le cynisme de certains exploitants, nous nous dressons en première ligne. C'est le sens profond de ma position sur le réaménagement de la place de la Concorde. Je défends une vision pragmatique : le maintien d'une circulation giratoire fluide pour éviter le chaos routier et faciliter les traversées piétonnes via l'élargissement du terre-plein central, ainsi que l'instauration de garde-fous stricts contre la privatisation événementielle commerciale de la place. Pour moi, la Concorde doit rester un espace de respiration, de perspective et d’admiration, pas une foire commerciale permanente au profit de structures éphémères. Cette vigilance clinique pour le tissu urbain, je la déploie également au niveau des commerces remarquables de nos quartiers. Récemment, c'est au 57 boulevard Haussmann que j'ai tapé du poing sur la table. Face à la menace de destruction de la devanture historique de l’ancienne teinturerie Pouyanne - une véritable pépite visuelle ornée de vitraux anciens -, j'ai immédiatement sonné le tocsin. En faisant adopter un vœu par ma majorité lors du conseil d'arrondissement du 5 mai, j'ai demandé que la Ville de Paris mette en œuvre toutes les voies de recours et de dialogue pour stopper ce projet validé à la hâte par l’administration. C’est la preuve concrète que le patrimoine parisien se niche aussi bien dans la majesté d’une grande place que dans l’authenticité d’une devanture d'un commerce de quartier, et que l'urbanisme commercial ne peut s'affranchir du respect de la mémoire des lieux. Le beau, première des écologies Derrière ces combats sur le terrain se cache une conviction philosophique et politique profonde, que j'entends bien faire valoir au sein de la Commission du Vieux Paris : seul le beau est durable, et donc profondément écologique. À l’heure où les discours technocratiques opposent trop souvent modernité environnementale et préservation historique, je veux inverser la logique avec force : le beau est la première des écologies. Un bâtiment harmonieux, un mobilier urbain dessiné avec soin, une place respectée dans ses lignes historiques traversent les siècles précisément parce qu'on les aime, qu'on les entretient et qu’on refuse de les détruire. À l'inverse, l'enlaidissement produit du jetable : les aménagements low-cost à base de blocs de béton jaunes, de barrières en plastique et de bitume hâtif s’abîment en quelques mois et finissent à la décharge de l'histoire urbaine. Protéger notre patrimoine, c’est refuser la culture du déchet appliquée à l'architecture. Mon entrée à la Commission du Vieux Paris est donc la suite logique de cette écologie du bon sens. Dans notre arrondissement, véritable vitrine de Paris et de la France aux yeux du monde, je veux mener cette bataille culturelle et administrative de tous les jours. Qu’il s’agisse de lutter contre la prolifération des affichages sauvages qui balafrent les façades en pierre de taille, d'imposer des "chartes de qualité de chantier" pour limiter les nuisances visuelles des travaux, ou de veiller jalousement sur le patrimoine historique - des grilles du parc Monceau jusqu'à la renaissance des marionnettes du théâtre de Guignol -, je ne laisserai rien passer. Alors que la Commission examine chaque année des centaines de projets d’urbanisme d’envergure, j'y exprimerai une voix forte, documentée et profondément enracinée dans la réalité de notre espace public. Aux côtés de Jean-François LEGARET, je rappellerai un message clair et net : la durabilité est indissociable de l'esthétique. L'histoire de Paris doit s’écrire au futur, bien sûr, mais en refusant de rayer son passé. Je dispose désormais d'un levier supplémentaire pour faire rayonner un esprit de résistance patrimoniale. Pour que Paris, fidèle à sa grandeur, demeure pour toujours la capitale mondiale de l’élégance, de la beauté et de la durabilité.
- Démocratie participative, commerce de proximité, PMI... En Conseil d'arrondissement, le 8e prend son destin en main
Le deuxième Conseil d'arrondissement de la mandature, qui s'est tenu le mardi 2 juin, fut un moment d'orientations politiques importantes. Pendant plus de deux heures, nous avons déroulé une feuille de route alternant innovations démocratiques locales, bonne gestion budgétaire et critiques bien senties contre la Mairie de Paris (voir l'ordre du jour). Un Conseil qui pose les fondations d'un arrondissement résolu à ne pas se laisser dicter sa conduite par la Mairie centrale. Récit d'une séance où la démocratie de proximité a repris le volant ! Sommaire Rue du Rocher : la majorité refuse de laisser le chantier au milieu du gué Rendons aux familles leur PMI perdue Parc Monceau : l'expérimentation pour les chiens va enfin pouvoir reprendre Des campagnes de communication contre les incivilités Saint-Augustin : un marché alimentaire pour réveiller le quartier Affichage sauvage : carton rouge contre les pirates du street marketing Sauver la mobilité des artisans et des soignants Démocratie participative : le règlement intérieur fait sa mue Finances 2025 : des comptes tenus à l'euro près Chauffage des écoles, chantiers de voirie... le budget décortiqué Théâtre du Rond-Point : subvention votée, mais attention à l'indépendance artistique Mémoire combattante : une dette d'honneur envers la FNACA Salles obscures : Le Balzac et Le Lincoln mis au régime sec par l'Hôtel de Ville Espace Beaujon : carton plein pour 3AC8 malgré la redevance de la mairie centrale Collèges Condorcet et Gréard : des ordinateurs pour les autres, des miettes pour le 8e Cantines scolaires : simplifier la vie sans perdre en proximité Restaurant Laurent : 5 millions de travaux privés et un zeste de lourdeur administrative Recyclage : l'Est parisien rafle la mise, le 8e vote contre son exclusion "Pastillage" : l'état des finances municipales fait reculer le dogme du PLUb Marchés parisiens : oui au Groupe Bensidoun, haro sur la spoliation commerciale ! Berceaux parisiens : l'enveloppe pour ABC Puériculture votée sur fond de crise de la petite enfance Taxe sur la fête : la tranquillité devient un luxe à Paris Rue du Rocher : la majorité refuse de laisser le chantier au milieu du gué Notre majorité a d'emblée profité de ce conseil pour envoyer un message clair à l’Exécutif parisien : hors de question de laisser l'espace public urbain au milieu du gué. Notre vœu concernait l’achèvement de la "rue aux écoles" sur la rue du Rocher, entre les rues de Vienne et de Laborde. C'est une priorité politique et donc budgétaire. Si la première phase de sécurisation piétonne pour les lycéens de Racine est un succès indiscutable, l’interruption actuelle des travaux prive l’artère de sa cohérence environnementale et esthétique. Le projet initial prévoyait en effet la plantation de 10 arbres et l'installation de 7 jardinières pour briser l’austérité minérale de la chaussée. Les riverains attendent cette respiration verte et nous refusons la politique de la demi-mesure. L’impératif est aussi économique : la réduction du transit automobile ne doit pas faire péricliter les commerces de proximité par manque de passage. La végétalisation doit devenir le moteur de l'attractivité de la voie pour inciter les piétons à flâner et consommer. Constatant que depuis les récents remaniements à l’Hôtel de Ville, les financements semblent plus incertains, notre Conseil a voté à l'unanimité ce vœu exigeant que le Maire de Paris et son Adjoint à l'espace public intègrent d'urgence cet arbitrage budgétaire dans leur feuille de route pour une finalisation rapide sur la période 2026-2027. Rendons aux familles leur PMI perdue "Huit ans que le 8e arrondissement est le grand oublié de la petite enfance. On ne retient pas les parents avec des discours, on les retient avec des berceaux, des médecins et des structures de proximité !" C'est un véritable cri du cœur, mâtiné d'une exigence de justice territoriale, que j'ai porté à travers un vœu demandant que soit recréé un centre de Protection Maternelle et Infantile (PMI) permanent de plein exercice. Depuis la fermeture définitive, le 9 juillet 2018, de l'unique structure de la rue Laure Diébold, le 8e arrondissement est une exception sur la carte parisienne, contraignant les parents et leurs nourrissons à un véritable parcours du combattant médical hors de leurs frontières géographiques. Tout en saluant l'action remarquable de la CPTS Paris 8 qui a déployé un système de "PMI hors les murs" pour colmater les brèches béantes laissées par la municipalité centrale, j'ai rappelé que le nomadisme médical et le "système D" ont leurs limites. La santé des nouveau-nés exige un ancrage physique permanent, des repères et des équipes pluriprofessionnelles stables. La Ville elle-même admet implicitement ce besoin criant en organisant des ateliers de santé ponctuels au numéro 28 de cette même rue Laure Diébold. Nous avons donc voté un vœu demandant que la Mairie de Paris engage une concertation avec l'arrondissement et la CPTS afin d’identifier des locaux adaptés dans le patrimoine public et de sanctuariser les crédits budgétaires nécessaires aux travaux et aux recrutements. Parc Monceau : l'expérimentation pour les chiens va enfin pouvoir reprendre Le conseil a été le théâtre d’un "rebondissement" concernant le vœu relatif à la reprise de l’expérimentation de l’espace de liberté pour les chiens au parc Monceau. J'ai annoncé le retrait pur et simple de ce projet de voeu, devenu nul et non avenu après qu’un accord pragmatique de dernière minute a été conclu avec l'Exécutif parisien. Après le succès de l'édition 2025 financée par la mairie du 8e, la direction des espaces verts (DEVE) avait avancé mi-mai des scénarios de reprise étriqués, sabrant la surface de 5 000 m² à seulement 1 000 ou 2 000 m². Une impasse opérationnelle propice aux conflits d’usages face aux 500 canidés recensés sur le secteur. La négociation politique a débouché sur un compromis. Après plusieurs semaines d'échanges, le dispositif final acté avec la Mairie de Paris fixe la surface à 2 500 m², soit plus du double de l'une des propositions initiales de l’Hôtel de Ville. Le créneau horaire que nous avions préconisé est validé : priorité absolue à la liberté matinale "élargie" de 7 heures à 11 heures, moment où la fréquentation générale du parc est faible. Pour sécuriser le site et préserver les pelouses, des conditions carrées ont été fixées : présence obligatoire d’un animateur canin sur tout le créneau, délimitation stricte par des grilles pour canaliser l'espace et l'hygiène, et présence renforcée de la police municipale pour éviter tout débordement en dehors des heures. L’expérimentation doit reprendre dès ce mois de juin pour le plus grand bonheur des quadrupèdes et de leurs propriétaires. Des campagnes de communication contre les incivilités "Paris ne peut plus être la capitale de l’impunité routière et du laisser-aller écologique ! Le piéton est le roi de l’espace public, pas la cible !" C'est un réquisitoire contre l’incivilité qu’a dressé mon Adjointe Sylvie DAO-BERNA en présentant son vœu visant à faire adhérer au civisme par une communication d'envergure. Nous refusons en effet de fermer les yeux sur deux fléaux du quotidien. D’une part, la "vélorution" parisienne qui vire encore trop souvent à la loi de la jungle, où la massification des nouvelles mobilités transforme le piéton vulnérable en espèce menacée sur ses propres trottoirs, entre feux rouges grillés et refus de priorité. D’autre part, le désastre écologique, financier et sanitaire des jets de mégots sur la voie publique : un seul filtre empoisonne 500 litres d’eau et met dix ans à se dégrader, constituant un véritable sabotage environnemental qui coûte une fortune en frais de ramassage. Face à l'insuffisance d'une approche purement répressive, nous nous étonnons du mutisme de la Ville de Paris, qui dispose pourtant d'une force de frappe médiatique colossale via ses réseaux d'affichage. Le conseil a ainsi adopté à l'unanimité un vœu amendé - exigeant le déploiement sous six mois de deux campagnes de communication "choc" et percutantes sur le mobilier urbain (abribus, colonnes Morris, etc.) à destination de tous les usagers de l'espace public, y compris les automobilistes et les pilotes de trottinettes, avec une densité renforcée dans le 8e arrondissement, vitrine internationale de la capitale, et une rotation annuelle obligatoire pour ancrer durablement ces réflexes civiques. Saint-Augustin : un marché alimentaire pour réveiller le quartier Le secteur Saint-Augustin est en train de perdre son âme commerçante sous les coups de boutoir d’une érosion silencieuse de sa diversité commerciale. Face à ce constat alarmant, accentué par la fermeture temporaire annoncée du Monoprix Saint-Augustin - véritable poumon et locomotive du quartier pour les personnes âgées ou isolées -, mon Adjoint Erwan LECLERC est monté au créneau. "Notre rôle d'élu, c'est d'anticiper, de protéger et d'innover", a-t-il rappelé, refusant d'attendre passivement que le rideau de fer se relève. La solution ? Transformer cette crise en opportunité en lançant l'expérimentation d’un marché alimentaire hebdomadaire de plein vent sur la place Saint-Augustin. Le secteur dispose de tout l'espace et du potentiel nécessaires pour accueillir, un à deux jours par semaine, des artisans de qualité offrant des produits frais et en circuits courts. Conçu en parfaite synergie et complémentarité avec le marché existant de la Madeleine, ce projet vise à réinjecter de la vie et de la convivialité là où le vide menace de s'installer. Le vœu, voté avec enthousiasme, demande à la Ville de Paris d'engager immédiatement une étude de faisabilité pour un test de six mois renouvelables, co-construit avec les riverains, avant d'envisager sa pérennisation. Affichage sauvage : carton rouge contre les pirates du street marketing Le 8e arrondissement, joyau du patrimoine parisien, ne tolérera plus de ressembler à un panneau d’affichage à ciel ouvert pour multinationales sans scrupules. J'ai présenté un vœu ciblant la prolifération de l’affichage sauvage et le street marketing clandestin. En levant un coin du voile : ce fléau n'est pas le fait de militants isolés ou de graffeurs romantiques, mais d'un business ultra-lucratif orchestré par des agences spécialisées (Urban Act, Sauvage 111, Anolis, etc.) qui intègrent cyniquement le coût dérisoire des amendes actuelles dans leurs budgets généraux. Avec ma majorité, nous avons dénoncé la complaisance historique, voire la schizophrénie de l'Exécutif parisien, qui confiait encore récemment ses propres campagnes du Budget participatif ou de la Nuit Blanche à ces agences pirates. "On ne peut pas demander la propreté le jour et financer les saccageurs la nuit", ai-je cinglé. De plus, en négligeant ses propres obligations sur les quotas d'affichage libre, la Ville fragilise juridiquement ses procédures devant le Tribunal administratif. Le conseil d'arrondissement a donc adopté un voeu de rupture : exclusion définitive de ces agences des marchés publics, automatisation de la facturation d'office des frais de nettoyage aux donneurs d'ordre pour les toucher au portefeuille et expérimentation immédiate des rubalises d'enquête pour marquer l'infraction visuelle, tout en interpellant le Gouvernement pour durcir les sanctions pénales contre les exécutants. Sauver la mobilité des artisans et des soignants C’est un plaidoyer vibrant pour les forces vives de l'économie de proximité qu'a délivré mon Adjoint Erwan LECLERC en rapportant le vœu relatif à l'élargissement urgent des codes NAF éligibles au statut de stationnement professionnel. S'appuyant sur le Livre blanc de la CPME Paris de décembre 2025, l'élu a dépeint une capitale qui s'asphyxie et paralyse ceux qui la font vivre. Derrière la vitrine internationale étincelante, l'économie réelle s'effondre : bond historique de 22 % des défaillances d’entreprises en un an et fuite massive de 136 000 habitants en dix ans. Dans cette jungle urbaine, la mobilité est devenue une rupture opérationnelle majeure. Chaque automobiliste perdant 237 heures par an dans les bouchons. La politique de stationnement actuelle, jugée pénalisante par 82 % des chefs d’entreprise, relève du dogmatisme routier pur. Ses conséquences sont dramatiques : un artisan sur dix refuse désormais de prendre des chantiers dans le centre, et un tiers des médecins envisagent d’abandonner les visites à domicile, condamnant les Parisiens les plus fragiles à l’isolement médical. La faute à une arme de bureaucratie massive : une nomenclature de codes NAF obsolète et verrouillée qui exclut indûment la livraison du dernier kilomètre, les déménageurs, le nettoyage industriel, l’aide à domicile ou les ostéopathes. Pour cesser de verbaliser ceux qui nous soignent et nous dépannent, ma majorité a voté un vœu exigeant la révision des critères, la création d'une commission de recours partenariale pour coller au réel des métiers et la mise en place d'un guichet unique au délai de traitement resserré. Démocratie participative : le règlement intérieur fait sa mue "Le règlement intérieur d’une assemblée n’est pas une corvée juridique ou un empilement de règles austères. C'est le cœur battant de notre démocratie locale, la boussole de nos débats et le pacte de confiance qui nous lie aux habitants". C’est par ces mots que j'ai introduit la discussion du nouveau règlement intérieur. Obligation légale post-installation, le 8e arrondissement s'est doté d'un texte qui "secoue un peu les habitudes et dépoussière l'institution". Si le document organise de manière rigoureuse le fonctionnement technique de l'assemblée (quorum, votes, pouvoirs, etc.) et sanctuarise le pluralisme en octroyant à l'opposition un local ainsi qu’un quart de l'espace d'expression dans le bulletin municipal, c’est son Titre VII qui acte un véritable "big bang". Fini les débats sous cloche, place à une démocratie plus "vivante". Le texte introduit de nombreuses innovations : les représentants associatifs du CICA auront désormais voix consultative aux débats, chaque conseil de quartier pourra déposer un vœu par an examiné à l'égal de celui d'un élu, et les séances seront intégralement filmées et retransmises en direct au nom d'un devoir de transparence. Mieux encore, un droit de pétition citoyenne automatique est créé : 1 000 signatures d'habitants, et le sujet s'invite d'office à l'ordre du jour sous deux mois, sans filtre ni censure. Enfin, pour clore les séances officielles, une période d’échanges de trente minutes permettra au public de poser des questions directes d'intérêt local pour des réponses orales immédiates. Un arsenal audacieux adopté à l'unanimité. Finances 2025 : des comptes tenus à l'euro près La froideur apparente de la reddition des comptes n'a pas refroidi l'ardeur de mon Premier Adjoint, Éric SCHAHL, au rapport pour l’avis sur l’exécution du compte de gestion de l’État spécial de l’exercice 2025. Derrière le jargon technique, il a salué un véritable "exercice de vérité" consistant à vérifier la stricte concordance entre les écritures de l'ordonnateur et celles du comptable de la Direction régionale des finances publiques (DRFIP). L'analyse financière de l'année 2025 démontre une discipline et une gestion protectrices de l’argent des contribuables : des dotations perçues à hauteur de 2,95 millions d'euros, des dépenses tenues à 2,73 millions, pour se solder par un excédent de plein droit reporté de 225 948,71 euros. L'analyse par section confirme cette rigueur : l'investissement dégage un solde positif de 46 131,30 euros, tandis que le fonctionnement culmine à près de 180 000 euros d'excédent (en savoir plus). À l'heure où l'argent public se raréfie, le 8e prouve qu'il sait piloter à l'euro près, sans surchauffe ni effets de manche. L'avis rendu a été, en toute logique, favorable. Chauffage des écoles, chantiers de voirie... le budget décortiqué Conformément à la règle s'agissant de l'examen du compte administratif, je me suis éclipsée de la salle du Conseil. "Mais rassurez-vous, la majorité reste à la barre !", a immédiatement lancé le rapporteur Éric SCHAHL. Ce compte administratif 2025, miroir de l’action passée avant son examen final par le Conseil de Paris en juin, révèle un budget tenu au centime près, soit dit en passant à des années-lumière des dérives financières de l'échelon municipal supérieur... Avec 2 730 788,10 euros de dépenses exécutées, le cœur du budget concerne nos équipements de proximité, qui captent près de 79 % des crédits, soit plus de 2,1 millions d'euros. Un choix pleinement assumé par la majorité, malgré l'impact de plein fouet de l'inflation énergétique, les fluides dévorant à eux seuls près de 19 % de l'enveloppe pour chauffer les écoles et éclairer les crèches. Le reste du budget valide la préparation de l'avenir : plus de 8 % injectés dans la rénovation des bâtiments scolaires et de la mairie, et 6,5 % dédiés à l’investissement pur en voirie et mobilier de proximité. Quant au solde positif de 225 948,71 euros, le rapporteur a balayé toute illusion d'optique : ce n'est pas un trésor thésaurisé, mais le reflet de chantiers engagés et de factures en cours de traitement, les 2,63 % de crédits restants devant retourner dans les tuyaux de la Ville lors du budget supplémentaire (en savoir plus). Un compte carré, sain et transparent, validé par un avis favorable enthousiaste. Théâtre du Rond-Point : subvention votée, mais attention à l'indépendance artistique La culture a occupé une place de choix avec l'examen du projet de délibération portant sur le solde de la subvention annuelle de fonctionnement (1 095 000 euros, portant l'aide globale 2026 à 2 190 000 euros) allouée à la SARL Théâtre du Rond-Point. La rapporteure, la conseillère déléguée Laurence RIOT LAMOTTE, a salué le dynamisme exceptionnel de cette institution de l'avenue Franklin D. Roosevelt, véritable vitrine contemporaine dont la hausse de fréquentation auprès des jeunes publics mérite le soutien de la puissance publique pour garantir sa stabilité financière. L'une des évolutions du dossier résidait dans l'avenant intégrant un article 24 dédié à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et à la protection des mineurs. Formalisation d’un protocole interne, désignation d’un référent, formation des équipes et contrôle strict d’honorabilité des encadrants : sur ces sujets, la majorité a (ré)affiché son principe de tolérance zéro absolue. "Pas de quartier pour les prédateurs, pas de subventions pour les complaisants", a martelé l'assemblée. Cependant, les élus ont émis une critique de fond quant à la méthode de la Mairie centrale, alertant contre le risque de transformer ce protocole, adossé à des questionnaires sur la plateforme Paris Asso, en une dérive bureaucratique, inquisitrice ou en "flicage" idéologique. Dénonçant une vision dirigiste et rigide de la politique culturelle à travers des critères parfois RSE déconnectés de l'agilité d'une structure de droit privé, la majorité a voté pour la subvention tout en promettant de veiller comme le lait sur le feu à l'indépendance artistique de la direction. Mémoire combattante : une dette d'honneur envers la FNACA C’est un texte teinté de devoir de mémoire et de tiraillements politiques qu’a rapporté mon Conseiller délégué Ronan GUEVEL concernant la délibération d'attribution d'une enveloppe globale de 42 400 euros à la Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc, Tunisie (FNACA). Localement, le dispositif alloue une subvention de 1 000 euros au dynamique comité du 8e arrondissement, domicilié rue Vernet, qui compte 39 adhérents sous la présidence de Jean-François SALAHUD. Un choix du cœur et du respect pour une structure qui entretient la flamme patriotique et brise l'isolement de nos anciens. Nous avons toutefois refusé de signer un blanc-seing quant à la méthode de la Direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris, fustigeant le triomphe du "saupoudrage budgétaire généralisé". Distribuant les aides à l'aveugle de manière uniforme entre treize comités parisiens, l'Hôtel de Ville apparaît déconnecté des réalités démographiques et du volume réel d’activités des antennes. L'octroi centralisé de 30 000 euros au Comité départemental, sans que les mairies d'arrondissement n’aient le moindre droit de regard sur les actions de transmission mémorielle menées dans leurs propres écoles, illustre la dérive jacobine "canal historique" de l'Exécutif parisien. Refusant de prendre les bénévoles et les anciens combattants en otages de ces désaccords politiques, nous avons néanmoins voté favorablement, tout en exigeant une refonte totale de ce système de subventionnement des associations. Salles obscures : Le Balzac et Le Lincoln mis au régime sec par l'Hôtel de Ville La délibération 2026 DAC 347, rapportée par la Conseillère déléguée Laurence RIOT LAMOTTE, a provoqué une passe d’armes feutrée sur les orientations culturelles de Paris. Le texte prévoit une enveloppe de 934 500 euros pour soutenir 37 salles de cinéma indépendantes d'Art et Essai. Dans le 8e, deux bastions historiques des Champs-Élysées sont concernés : Le Balzac (38 000 euros) et Le Lincoln (15 000 euros). Si la majorité s'est réjouie de la reconduction de ces aides indispensables pour des structures qui font rayonner le 7e art et participent à l'éducation à l'image des jeunes, elle a mis en lumière une différence de traitement financier révoltante. Face aux loyers et aux charges d’exploitation qui flambent sur les Champs-Élysées, ces dotations ne représentent que la portion congrue de leurs budgets respectifs : 3 % pour Le Balzac et à peine 1,7 % pour Le Lincoln. Nous avons aussi pointé du doigt les choix dogmatiques de la Mairie centrale qui privilégie massivement de nouveaux modèles militants, à l'instar de l'affichage politique autour de la réouverture du cinéma La Clef dans le 5e arrondissement, subventionné pour un projet de programmation collective bénévole déconnecté des réalités du marché et basé sur la tarification au "prix libre". Exigeant que l'argent du contribuable serve à consolider le tissu économique de proximité plutôt qu'à financer des utopies sociologiques de quartier, la majorité a voté pour, afin de soutenir ses exploitants en détresse, tout en dénonçant une politique culturelle à deux vitesses. Espace Beaujon : carton plein pour 3AC8 malgré la redevance de la mairie centrale La gestion du Centre Paris Anim’ Beaujon, fleuron de l’animation locale situé rue du Faubourg Saint-Honoré, arrivait à un tournant contractuel. Le rapporteur, mon Conseiller délégué Ronan GUEVEL, a présenté le projet de délibération visant à confier sa gestion par délégation de service public à l’association 3AC8 pour une durée de cinq ans. Un choix pragmatique et d'excellence pleinement soutenu par la majorité, qui a salué le bilan de ce partenaire de confiance aux commandes depuis 2021. L’association affiche une gestion financière saine et rigoureuse, matérialisée par un taux de couverture des charges par les recettes propres culminant à 64 % après négociations. Le projet d'animation est solide : plus de 4 500 heures d’activités régulières, des ateliers numériques, le festival Révolutions et une intégration intergénérationnelle exemplaire avec la Résidence Beaucour pour seniors. Pour autant, la tentation centralisatrice de la Mairie centrale a fait grincer des dents. Notre majorité a vivement déploré l'exigence par l'Hôtel de Ville d'une redevance annuelle de 13 500 euros sur cet équipement de proximité, laquelle s'apparente à une "taxe injuste sur l'animation locale" consistant à faire les poches des quartiers pour renflouer les caisses centrales. Regrettant également le manque d'autonomie financière réelle face aux arbitrages centralisés de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) de la Ville de Paris, la lourdeur idéologique des clauses d'affichage obligatoires et la volonté de formater la jeunesse locale en l'alignant de force sur le dispositif parisien "Quartier Jeunes", le conseil a toutefois voté pour la convention, exclusivement dans l'intérêt supérieur des habitants du 8e. Collèges Condorcet et Gréard : des ordinateurs pour les autres, des miettes pour le 8e Le budget des collèges parisiens est passé sous la loupe attentive de mon Adjointe Stéphanie MAMAN, rapporteure de la délibération DASCO 26 relative aux dotations complémentaires de fonctionnement, d’équipement et de travaux pour 2026. L’effort financier fléché vers les deux établissements publics locaux du 8e arrondissement a été salué comme une série de mesures de bon sens : le collège Octave Gréard décroche une enveloppe de 2 000 euros pour la valorisation et l'entretien de sa cour Oasis, et les collèges Condorcet et Gréard reçoivent chacun un forfait de 1 175 euros pour la matière d’œuvre, redonnant de l'autonomie concrète aux agents de terrain pour exécuter les petites réparations sans s'enliser dans la paperasse administrative. De même, la prise en charge de travaux de sécurisation technique urgents (9 163 euros pour le portail et le système incendie de Gréard, 6 861 euros pour l’ascenseur et la dératisation à Condorcet) a été validée comme le strict minimum vital. Mais le vernis de cette générosité s’est vite écaillé lors de l’examen du volet investissement technologique. La majorité a déploré avec une iniquité territoriale : alors que la Ville de Paris débloque 154 000 euros pour renouveler intégralement les parcs informatiques de onze collèges parisiens à raison de vingt ordinateurs neufs par établissement, aucun collège du 8e arrondissement n’a été intégré au dispositif. "Nos collégiens n'auraient-ils pas droit, eux aussi, à la modernité technologique ? Sont-ils condamnés à coder sur des machines d'un autre temps ?", s’est interrogée Stéphanie MAMAN. Même oubli pour les subventions d'équipement de rechange administratifs ou de réfectoires qui volent vers d'autres horizons. Refusant toute obstruction stérile qui pénaliserait la sécurité des enfants, la majorité a voté en faveur des crédits tout en promettant de mener la bataille pour que le 8e cesse d'être l'angle mort de la transition numérique scolaire. Cantines scolaires : simplifier la vie sans perdre en proximité Trois délibérations concernant les Caisses des écoles (DASCO 35, 36 et 43), rapportées par Stéphanie MAMAN, présentaient ensuite un double visage : d'un côté, la promesse d'une modernisation du service public attendue pour les parents d'élèves ; de l'autre, la menace d'une mainmise bureaucratique croissante de l'Hôtel de Ville. Si la majorité du 8e arrondissement a voté en faveur de ces délibérations au nom de la simplification administrative et de la sécurité des données, ce choix s'est accompagné d'un "coup de griffe" contre la tentation centralisatrice de la Mairie de Paris. Cette réforme administrative soulève trois principaux enjeux. Certes, l'intégration de la Caisse des écoles du 8e au dispositif "Paris Familles" dès ce 1er septembre 2026 offre un parcours fluide aux usagers (paiement en ligne, inscriptions unifiées, etc.). Sur le plan opérationnel, déléguer la gestion comptable et le recouvrement des impayés aux services centraux offre aussi l'avantage de libérer la Caisse des écoles, lui permettant de se recentrer sur ce qui compte vraiment : la qualité de l'assiette, les circuits courts et la sécurité sanitaire. Pour autant, la majorité refuse de voir les relations humaines et le calcul du quotient familial "dissous" dans de froids algorithmes ou des chatbots parisiens. Paris n'est pas un bloc monolithique et les mairies d'arrondissement doivent pouvoir conserver leurs interlocuteurs en chair et en os ainsi que leur agilité de terrain. Enfin, nous devrons veiller à ce que l'Hôtel de Ville, en centralisant la perception des recettes familiales, ne réalise pas un véritable hold-up sur l'autonomie budgétaire des arrondissements, transformant les Caisses des écoles en simple quémandeuses de subventions compensatoires. Les glissements sémantiques du contrat (où le terme "confie" remplace "délègue") et la réduction du préavis de rupture à trois mois peuvent apparaître de ce point de vue comme des manœuvres pour ravaler l'arrondissement au rang de simple exécutant technique. En clair, la majorité a voté "pour" ces délibérations afin de contribuer à améliorer le confort des familles, mais elle sera très vigilante pour que la modernisation numérique ne serve pas de cheval de Troie à un double mouvement de recentralisation politique et de désengagement financier de la Mairie centrale. Oui à la simplification de la vie des parents et de la Caisse des écoles, mais non à la perte de proximité ! Restaurant Laurent : 5 millions de travaux privés et un zeste de lourdeur administrative C’est un "monument" de la gastronomie et de l’événementiel du 8e arrondissement qui s'est invité à l'ordre du jour avec la délibération 2026 DFA 16 rapportée par mon Adjoint Erwan LECLERC. Il s’agissait d’autoriser l’avenant n°2 au contrat de concession de travaux de l’établissement historique "Laurent", somptueux pavillon municipal niché avenue Gabriel au sein du Carré Marigny, sur la promenade des Champs-Élysées. Cet avenant visait à acter une clarification radicale de sa gouvernance à la suite d’une restructuration actionnariale : la cession complète des parts de Vinocea à la société Noctis Event, menée par Laurent de GOURCUFF, qui possède désormais 100 % du capital social et détient l’intégralité des pouvoirs de direction. Le premier enseignement de ce dossier est un succès éclatant pour le domaine public : le programme contractuel d'investissements de restructuration lourde, s'élevant à un montant minimal de 5,3 millions d'euros hors taxes, a été réalisé en quasi-totalité par l'exploitant privé à ses frais exclusifs, dans le strict respect des contraintes d’urbanisme. "Pas un seul euro n'a été puisé dans la poche du contribuable parisien !", s'est félicité la majorité, saluant la pertinence d'un modèle qui fait "respirer" les finances publiques. En revanche, le dossier a soulevé un paradoxe bureaucratique typiquement parisien : l’obligation réglementaire de déployer l’artillerie lourde d’un avenant d’infrastructure soumis au vote du conseil d’arrondissement pour acter une simple cession interne d’actions, qualifiée par ailleurs de "modification non substantielle" par le Code de la commande publique. Déplorant ce temps administratif précieux perdu alors que les garanties d'actionnaire unique et l'honoraire de support de 5 % du chiffre d'affaires suffisaient amplement à rassurer le concédant, notre majorité a voté favorablement pour soutenir l'emploi, le prestige et le dynamisme économique de ce lieu d'excellence. Recyclage : l'Est parisien rafle la mise, le 8e vote contre son exclusion Le ton est monté d'un cran lors de la présentation par Sylvie DAO-BERNA du projet de délibération 2026 DPE 20, portant sur l'octroi de 636 000 euros de subventions et la signature de conventions avec 25 structures œuvrant pour le réemploi et l’économie circulaire. Sur le papier, le texte coche toutes les cases du bon sens environnemental : s'inscrire dans le Programme Local de Prévention des Déchets (PLPDMA) pour réduire drastiquement la production de détritus d'ici 2030, soutenir l’insertion sociale via des emplois non délocalisables et systématiser des clauses contraignantes de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Le diable se cache pourtant sur la carte géographique de la répartition des fonds. L’examen financier révèle une distorsion géographique flagrante de la part de l'Exécutif parisien : alors que 16 structures desservent les quartiers de la politique de la ville et que les subventions se concentrent massivement sur les arrondissements de l'Est parisien (10e, 14e, 19e, 20e) qui captent plus de la moitié de l'enveloppe, le Centre de Paris et le 8e arrondissement en particulier sont royalement oubliés. Aucune ressourcerie, recyclerie ni aucun projet lauréat n'est implanté ou planifié sur le territoire. Face à cette écologie à deux vitesses qui tend à léser les habitants de l'Ouest parisien qui seraient désireux de réparer ou recycler au coin de leur rue, la majorité a refusé de jouer les spectateurs dociles. "Puisque notre avis semble importer si peu à l'Hôtel de Ville, nous n’allons pas bêtement applaudir notre propre exclusion", a-t-elle cinglé, émettant un vote défavorable massif pour dénoncer ce manque évident d’équité territoriale. "Pastillage" : l'état des finances municipales fait reculer le dogme du PLUb C'est à un retour brutal du principe de réalité financière qu'a assisté l'assemblée lors de la présentation, par mon Adjointe Sylvie DAO-BERNA, de la délibération 2026 DU 57, portant sur les mises en demeure d'acquérir des biens immobiliers faisant l'objet d'un droit de délaissement. Conséquence directe de l'adoption en novembre 2024 du Plan Local d'Urbanisme dit "bioclimatique" (PLUb), document "ultra-dogmatique" qui avait multiplié les emplacements réservés pour mener des préemptions massives de logement social ou d’espaces verts, tout particulièrement dans le 8e arrondissement. Mais l’arroseur se retrouve aujourd'hui bloqué par sa propre loi. Activant leur contrepartie légale via l'article L.151-41 du code de l'urbanisme, les propriétaires ont enclenché leur droit de délaissement, mettant la Ville en demeure d'acquérir leurs biens sous un an. Aux prises avec des finances municipales très dégradées, l'idéologie s'est effondrée : la Mairie de Paris s'est révélée financièrement incapable d'assumer la vague qu'elle a elle-même provoquée. Sur quinze adresses parisiennes où la Direction de l'urbanisme a dû capituler et acter une renonciation expresse par absence totale d'équilibre financier, six se situent dans le seul 8e arrondissement, au cœur de zones aux valeurs foncières très élevées. Les chiffres donnent le vertige : l'ensemble rue de Rome / rue de Stockholm estimé jusqu'à 67 millions d'euros, le 46 rue de la Boétie évalué à 57 millions, le 63 boulevard Haussmann à 40,1 millions, sans oublier le 62 rue de la Boétie (30,3 millions), le 6 rue de Téhéran (20,2 millions) et le 146 boulevard Haussmann (32,76 millions). Tenter de préempter ces centaines de millions d'actifs, grevés d'indemnités d'éviction commerciales colossales pour y faire du logement social, aurait été une pure folie budgétaire pour des finances municipales déjà exsangues. Saluant ce réalisme pragmatique - tardif ! - qui libère les propriétaires locaux d'un carcan devenu inopposable, la majorité a voté pour la renonciation, tout en exigeant officiellement la suppression définitive du PLUb de toutes les réserves d'urbanisme ayant essuyé un refus d'acquisition. Marchés parisiens : oui au Groupe Bensidoun, haro sur la spoliation commerciale ! Mon Adjoint Erwan LECLERC a ensuite présenté le projet de délibération 2026 DAE 95 relatif au renouvellement pour six ans des concessions des marchés découverts parisiens. Le lot du secteur B - incluant le 8e arrondissement - est attribué à la SARL Groupe Bensidoun, opérateur historique d’expérience. La majorité a acté avec satisfaction l’intégration de clauses environnementales et de bon sens à travers une écologie du quotidien non punitive : tri à la source des biodéchets, suppression des sacs plastiques à usage unique, valorisation solidaire des invendus ou paniers de saison à prix modérés pour soutenir le pouvoir d’achat. Le déploiement d’espaces de convivialité pour dynamiser la vie de quartier a également été bien accueilli. Cependant, la majorité a regretté la manière dont la Ville de Paris continue de maltraiter ses marchés alimentaires de semaine, à l'instar du marché de la Madeleine, asphyxiant les marchands sous les contraintes sans leur offrir de vrais débouchés commerciaux. C'est précisément pour pallier cette passivité administrative centrale que la Mairie du 8e arrondissement a pris les devants en décidant de lancer une expérimentation sur le secteur Saint-Augustin. L'enfer contractuel se loge par ailleurs dans les détails financiers du texte municipal : une redevance variable fixée au niveau dérisoire de 0,05 % du chiffre d'affaires, doublée d'un mécanisme de taxation punitive sur les dépassements de recettes s'apparentant à une véritable spoliation de la performance commerciale. De même, la contribution incitative au traitement des déchets, pouvant atteindre le plafond exorbitant de 800 000 euros par an si des objectifs de tri d’une rigidité absolue ne sont pas atteints, s’apparente à une fiscalité déguisée faisant peser un risque financier indu sur les concessionnaires. Fustigeant également une centralisation bureaucratique tatillonne via le logiciel OCV pour la gestion des listes d’attente des commerçants, la majorité n'en a pas moins voté pour afin de sécuriser l'activité des marchés tout en promettant d'agir en vigie intraitable lors des comités de suivi. Berceaux parisiens : l'enveloppe pour ABC Puériculture votée sur fond de crise de la petite enfance Stéphanie MAMAN a présenté la délibération 2026 DFPE 224 actant l’attribution d’une enveloppe globale de subventions de fonctionnement de 16 834 431 euros au profit de huit grandes associations du "groupe 1" gérant des crèches de plus de 100 places. Pour le territoire du 8e arrondissement, l’enjeu est réel puisque la délibération valide le conventionnement pluriannuel de l'association ABC Puériculture à hauteur de 9 074 670 euros pour l’exercice 2026, afin de sécuriser le fonctionnement courant de son réseau de 25 établissements parisiens, dont la crèche "Coquin'Ours" au 7 rue de la Bienfaisance. Si la majorité d'arrondissement a salué et accueilli favorablement ce soutien financier majeur, indispensable pour enrayer l'hémorragie démographique des familles qui vide Paris de ses forces vives, les élus ont refusé de signer pour autant un chèque en blanc. Ce partenariat valide l'efficacité de la gestion associative privée, capable de rationaliser et d’optimiser chaque euro grâce au coût forfaitaire par place tout en maintenant un accueil de qualité pour nos enfants. La majorité a également salué l'obligation faite aux structures de participer aux commissions d'attribution des mairies d'arrondissement, garantissant un contrôle humain de proximité. Cependant, les élus ont émis de sérieuses réserves sur la centralisation et la fragilité chronique d'un secteur géré "à l'aveugle" par l’Hôtel de Ville. Le texte passe sous silence les failles du financement national par la prestation de service unique (PSU) et la multiplication inquiétante des fermetures de berceaux. Dénonçant la rigidité des indicateurs imposés pour optimiser les taux d'occupation, la majorité a dénoncé une pression bureaucratique et administrative indue sur des structures déjà en sous-effectif aigu et confrontées à une pénurie de professionnels de la petite enfance. On ne gère pas l'humain avec des feuilles de calcul rigides ! La majorité a finalement voté "pour" cette délibération afin de soutenir le quotidien des parents, tout en exigeant un bilan d'étape strict et sans concession de l’utilisation de chaque denier public. Taxe sur la fête : la tranquillité devient un luxe à Paris Le conseil d'arrondissement s'est enfin penché sur un texte qui interroge les fondements mêmes de la gratuité de la sécurité républicaine : la délibération 2026 DPMP 9, rapportée par le Premier Adjoint Éric SCHAHL, visait à facturer les services de sécurisation spécifiques de la Police municipale lors d'événements privés. Si la majorité approuve le principe comptable de mettre fin à une gratuité injustifiée pour des manifestations récréatives ou sportives, elle refuse de valider la philosophie politique qui sous-tend ce texte. Faire payer le barriérage ou le matériel anti-bélier revient en réalité à faire payer l'insécurité aux organisateurs. C'est l'aveu implicite qu'il n'est plus possible de faire la fête sereinement à Paris sans sortir le chéquier. Et l'arsenal tarifaire est assommant : un barème horaire majoré de 5 % pour frais de gestion, qui double la nuit et le dimanche pour culminer à 90 euros de l'heure pour la catégorie A, sans compter les forfaits d'amortissement des véhicules. C'est un coup de massue pour l'attractivité de nos quartiers, d'autant que la Ville s'octroie le droit discrétionnaire de refuser une demande ou de facturer en cas d'annulation. Nous avons donc dénoncé un manque de courage politique flagrant de l'Exécutif parisien, qui demande toujours plus à ses agents mais sans renforcement significatif des ressources humaines et matérielles. Rappelant notre exigence d'une force de 5 000 agents armés pour garantir la tranquillité publique, nous avons fait le choix de la cohérence républicaine : nous nous sommes abstenus.














