top of page

Résultats de la recherche

671 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Démocratie participative, commerce de proximité, PMI... En Conseil d'arrondissement, le 8e prend son destin en main

    Le deuxième Conseil d'arrondissement de la mandature, qui s'est tenu le mardi 2 juin, fut un moment d'orientations politiques importantes. Pendant plus de deux heures, nous avons déroulé une feuille de route alternant innovations démocratiques locales, bonne gestion budgétaire et critiques bien senties contre la Mairie de Paris (voir l'ordre du jour). Un Conseil qui pose les fondations d'un arrondissement résolu à ne pas se laisser dicter sa conduite par la Mairie centrale. Récit d'une séance où la démocratie de proximité a repris le volant ! Sommaire Rue du Rocher : la majorité refuse de laisser le chantier au milieu du gué Rendons aux familles leur PMI perdue Parc Monceau : l'expérimentation pour les chiens va enfin pouvoir reprendre Des campagnes de communication contre les incivilités Saint-Augustin : un marché alimentaire pour réveiller le quartier Affichage sauvage : carton rouge contre les pirates du street marketing Sauver la mobilité des artisans et des soignants Démocratie participative : le règlement intérieur fait sa mue Finances 2025 : des comptes tenus à l'euro près Chauffage des écoles, chantiers de voirie... le budget décortiqué Théâtre du Rond-Point : subvention votée, mais attention à l'indépendance artistique Mémoire combattante : une dette d'honneur envers la FNACA Salles obscures : Le Balzac et Le Lincoln mis au régime sec par l'Hôtel de Ville Espace Beaujon : carton plein pour 3AC8 malgré la redevance de la mairie centrale Collèges Condorcet et Gréard : des ordinateurs pour les autres, des miettes pour le 8e Cantines scolaires : simplifier la vie sans perdre en proximité Restaurant Laurent : 5 millions de travaux privés et un zeste de lourdeur administrative Recyclage : l'Est parisien rafle la mise, le 8e vote contre son exclusion "Pastillage" : l'état des finances municipales fait reculer le dogme du PLUb Marchés parisiens : oui au Groupe Bensidoun, haro sur la spoliation commerciale ! Berceaux parisiens : l'enveloppe pour ABC Puériculture votée sur fond de crise de la petite enfance Taxe sur la fête : la tranquillité devient un luxe à Paris Rue du Rocher : la majorité refuse de laisser le chantier au milieu du gué Notre majorité a d'emblée profité de ce conseil pour envoyer un message clair à l’Exécutif parisien : hors de question de laisser l'espace public urbain au milieu du gué. Notre vœu concernait l’achèvement de la "rue aux écoles" sur la rue du Rocher, entre les rues de Vienne et de Laborde. C'est une priorité politique et donc budgétaire. Si la première phase de sécurisation piétonne pour les lycéens de Racine est un succès indiscutable, l’interruption actuelle des travaux prive l’artère de sa cohérence environnementale et esthétique. Le projet initial prévoyait en effet la plantation de 10 arbres et l'installation de 7 jardinières pour briser l’austérité minérale de la chaussée. Les riverains attendent cette respiration verte et nous refusons la politique de la demi-mesure. L’impératif est aussi économique : la réduction du transit automobile ne doit pas faire péricliter les commerces de proximité par manque de passage. La végétalisation doit devenir le moteur de l'attractivité de la voie pour inciter les piétons à flâner et consommer. Constatant que depuis les récents remaniements à l’Hôtel de Ville, les financements semblent plus incertains, notre Conseil a voté à l'unanimité ce vœu exigeant que le Maire de Paris et son Adjoint à l'espace public intègrent d'urgence cet arbitrage budgétaire dans leur feuille de route pour une finalisation rapide sur la période 2026-2027. Rendons aux familles leur PMI perdue "Huit ans que le 8e arrondissement est le grand oublié de la petite enfance. On ne retient pas les parents avec des discours, on les retient avec des berceaux, des médecins et des structures de proximité !" C'est un véritable cri du cœur, mâtiné d'une exigence de justice territoriale, que j'ai porté à travers un vœu demandant que soit recréé un centre de Protection Maternelle et Infantile (PMI) permanent de plein exercice. Depuis la fermeture définitive, le 9 juillet 2018, de l'unique structure de la rue Laure Diébold, le 8e arrondissement est une exception sur la carte parisienne, contraignant les parents et leurs nourrissons à un véritable parcours du combattant médical hors de leurs frontières géographiques. Tout en saluant l'action remarquable de la CPTS Paris 8 qui a déployé un système de "PMI hors les murs" pour colmater les brèches béantes laissées par la municipalité centrale, j'ai rappelé que le nomadisme médical et le "système D" ont leurs limites. La santé des nouveau-nés exige un ancrage physique permanent, des repères et des équipes pluriprofessionnelles stables. La Ville elle-même admet implicitement ce besoin criant en organisant des ateliers de santé ponctuels au numéro 28 de cette même rue Laure Diébold. Nous avons donc voté un vœu demandant que la Mairie de Paris engage une concertation avec l'arrondissement et la CPTS afin d’identifier des locaux adaptés dans le patrimoine public et de sanctuariser les crédits budgétaires nécessaires aux travaux et aux recrutements. Parc Monceau : l'expérimentation pour les chiens va enfin pouvoir reprendre Le conseil a été le théâtre d’un "rebondissement" concernant le vœu relatif à la reprise de l’expérimentation de l’espace de liberté pour les chiens au parc Monceau. J'ai annoncé le retrait pur et simple de ce projet de voeu, devenu nul et non avenu après qu’un accord pragmatique de dernière minute a été conclu avec l'Exécutif parisien. Après le succès de l'édition 2025 financée par la mairie du 8e, la direction des espaces verts (DEVE) avait avancé mi-mai des scénarios de reprise étriqués, sabrant la surface de 5 000 m² à seulement 1 000 ou 2 000 m². Une impasse opérationnelle propice aux conflits d’usages face aux 500 canidés recensés sur le secteur. La négociation politique a débouché sur un compromis. Après plusieurs semaines d'échanges, le dispositif final acté avec la Mairie de Paris fixe la surface à 2 500 m², soit plus du double de l'une des propositions initiales de l’Hôtel de Ville. Le créneau horaire que nous avions préconisé est validé : priorité absolue à la liberté matinale "élargie" de 7 heures à 11 heures, moment où la fréquentation générale du parc est faible. Pour sécuriser le site et préserver les pelouses, des conditions carrées ont été fixées : présence obligatoire d’un animateur canin sur tout le créneau, délimitation stricte par des grilles pour canaliser l'espace et l'hygiène, et présence renforcée de la police municipale pour éviter tout débordement en dehors des heures. L’expérimentation doit reprendre dès ce mois de juin pour le plus grand bonheur des quadrupèdes et de leurs propriétaires. Des campagnes de communication contre les incivilités "Paris ne peut plus être la capitale de l’impunité routière et du laisser-aller écologique ! Le piéton est le roi de l’espace public, pas la cible !" C'est un réquisitoire contre l’incivilité qu’a dressé mon Adjointe Sylvie DAO-BERNA en présentant son vœu visant à faire adhérer au civisme par une communication d'envergure. Nous refusons en effet de fermer les yeux sur deux fléaux du quotidien. D’une part, la "vélorution" parisienne qui vire encore trop souvent à la loi de la jungle, où la massification des nouvelles mobilités transforme le piéton vulnérable en espèce menacée sur ses propres trottoirs, entre feux rouges grillés et refus de priorité. D’autre part, le désastre écologique, financier et sanitaire des jets de mégots sur la voie publique : un seul filtre empoisonne 500 litres d’eau et met dix ans à se dégrader, constituant un véritable sabotage environnemental qui coûte une fortune en frais de ramassage. Face à l'insuffisance d'une approche purement répressive, nous nous étonnons du mutisme de la Ville de Paris, qui dispose pourtant d'une force de frappe médiatique colossale via ses réseaux d'affichage. Le conseil a ainsi adopté à l'unanimité un vœu amendé - exigeant le déploiement sous six mois de deux campagnes de communication "choc" et percutantes sur le mobilier urbain (abribus, colonnes Morris, etc.) à destination de tous les usagers de l'espace public, y compris les automobilistes et les pilotes de trottinettes, avec une densité renforcée dans le 8e arrondissement, vitrine internationale de la capitale, et une rotation annuelle obligatoire pour ancrer durablement ces réflexes civiques. Saint-Augustin : un marché alimentaire pour réveiller le quartier Le secteur Saint-Augustin est en train de perdre son âme commerçante sous les coups de boutoir d’une érosion silencieuse de sa diversité commerciale. Face à ce constat alarmant, accentué par la fermeture temporaire annoncée du Monoprix Saint-Augustin - véritable poumon et locomotive du quartier pour les personnes âgées ou isolées -, mon Adjoint Erwan LECLERC est monté au créneau. "Notre rôle d'élu, c'est d'anticiper, de protéger et d'innover", a-t-il rappelé, refusant d'attendre passivement que le rideau de fer se relève. La solution ? Transformer cette crise en opportunité en lançant l'expérimentation d’un marché alimentaire hebdomadaire de plein vent sur la place Saint-Augustin. Le secteur dispose de tout l'espace et du potentiel nécessaires pour accueillir, un à deux jours par semaine, des artisans de qualité offrant des produits frais et en circuits courts. Conçu en parfaite synergie et complémentarité avec le marché existant de la Madeleine, ce projet vise à réinjecter de la vie et de la convivialité là où le vide menace de s'installer. Le vœu, voté avec enthousiasme, demande à la Ville de Paris d'engager immédiatement une étude de faisabilité pour un test de six mois renouvelables, co-construit avec les riverains, avant d'envisager sa pérennisation. Affichage sauvage : carton rouge contre les pirates du street marketing Le 8e arrondissement, joyau du patrimoine parisien, ne tolérera plus de ressembler à un panneau d’affichage à ciel ouvert pour multinationales sans scrupules. J'ai présenté un vœu ciblant la prolifération de l’affichage sauvage et le street marketing clandestin. En levant un coin du voile : ce fléau n'est pas le fait de militants isolés ou de graffeurs romantiques, mais d'un business ultra-lucratif orchestré par des agences spécialisées (Urban Act, Sauvage 111, Anolis, etc.) qui intègrent cyniquement le coût dérisoire des amendes actuelles dans leurs budgets généraux. Avec ma majorité, nous avons dénoncé la complaisance historique, voire la schizophrénie de l'Exécutif parisien, qui confiait encore récemment ses propres campagnes du Budget participatif ou de la Nuit Blanche à ces agences pirates. "On ne peut pas demander la propreté le jour et financer les saccageurs la nuit", ai-je cinglé. De plus, en négligeant ses propres obligations sur les quotas d'affichage libre, la Ville fragilise juridiquement ses procédures devant le Tribunal administratif. Le conseil d'arrondissement a donc adopté un voeu de rupture : exclusion définitive de ces agences des marchés publics, automatisation de la facturation d'office des frais de nettoyage aux donneurs d'ordre pour les toucher au portefeuille et expérimentation immédiate des rubalises d'enquête pour marquer l'infraction visuelle, tout en interpellant le Gouvernement pour durcir les sanctions pénales contre les exécutants. Sauver la mobilité des artisans et des soignants C’est un plaidoyer vibrant pour les forces vives de l'économie de proximité qu'a délivré mon Adjoint Erwan LECLERC en rapportant le vœu relatif à l'élargissement urgent des codes NAF éligibles au statut de stationnement professionnel. S'appuyant sur le Livre blanc de la CPME Paris de décembre 2025, l'élu a dépeint une capitale qui s'asphyxie et paralyse ceux qui la font vivre. Derrière la vitrine internationale étincelante, l'économie réelle s'effondre : bond historique de 22 % des défaillances d’entreprises en un an et fuite massive de 136 000 habitants en dix ans. Dans cette jungle urbaine, la mobilité est devenue une rupture opérationnelle majeure. Chaque automobiliste perdant 237 heures par an dans les bouchons. La politique de stationnement actuelle, jugée pénalisante par 82 % des chefs d’entreprise, relève du dogmatisme routier pur. Ses conséquences sont dramatiques : un artisan sur dix refuse désormais de prendre des chantiers dans le centre, et un tiers des médecins envisagent d’abandonner les visites à domicile, condamnant les Parisiens les plus fragiles à l’isolement médical. La faute à une arme de bureaucratie massive : une nomenclature de codes NAF obsolète et verrouillée qui exclut indûment la livraison du dernier kilomètre, les déménageurs, le nettoyage industriel, l’aide à domicile ou les ostéopathes. Pour cesser de verbaliser ceux qui nous soignent et nous dépannent, ma majorité a voté un vœu exigeant la révision des critères, la création d'une commission de recours partenariale pour coller au réel des métiers et la mise en place d'un guichet unique au délai de traitement resserré. Démocratie participative : le règlement intérieur fait sa mue "Le règlement intérieur d’une assemblée n’est pas une corvée juridique ou un empilement de règles austères. C'est le cœur battant de notre démocratie locale, la boussole de nos débats et le pacte de confiance qui nous lie aux habitants". C’est par ces mots que j'ai introduit la discussion du nouveau règlement intérieur. Obligation légale post-installation, le 8e arrondissement s'est doté d'un texte qui "secoue un peu les habitudes et dépoussière l'institution". Si le document organise de manière rigoureuse le fonctionnement technique de l'assemblée (quorum, votes, pouvoirs, etc.) et sanctuarise le pluralisme en octroyant à l'opposition un local ainsi qu’un quart de l'espace d'expression dans le bulletin municipal, c’est son Titre VII qui acte un véritable "big bang". Fini les débats sous cloche, place à une démocratie plus "vivante". Le texte introduit de nombreuses innovations : les représentants associatifs du CICA auront désormais voix consultative aux débats, chaque conseil de quartier pourra déposer un vœu par an examiné à l'égal de celui d'un élu, et les séances seront intégralement filmées et retransmises en direct au nom d'un devoir de transparence. Mieux encore, un droit de pétition citoyenne automatique est créé : 1 000 signatures d'habitants, et le sujet s'invite d'office à l'ordre du jour sous deux mois, sans filtre ni censure. Enfin, pour clore les séances officielles, une période d’échanges de trente minutes permettra au public de poser des questions directes d'intérêt local pour des réponses orales immédiates. Un arsenal audacieux adopté à l'unanimité. Finances 2025 : des comptes tenus à l'euro près La froideur apparente de la reddition des comptes n'a pas refroidi l'ardeur de mon Premier Adjoint, Éric SCHAHL, au rapport pour l’avis sur l’exécution du compte de gestion de l’État spécial de l’exercice 2025. Derrière le jargon technique, il a salué un véritable "exercice de vérité" consistant à vérifier la stricte concordance entre les écritures de l'ordonnateur et celles du comptable de la Direction régionale des finances publiques (DRFIP). L'analyse financière de l'année 2025 démontre une discipline et une gestion protectrices de l’argent des contribuables : des dotations perçues à hauteur de 2,95 millions d'euros, des dépenses tenues à 2,73 millions, pour se solder par un excédent de plein droit reporté de 225 948,71 euros. L'analyse par section confirme cette rigueur : l'investissement dégage un solde positif de 46 131,30 euros, tandis que le fonctionnement culmine à près de 180 000 euros d'excédent (en savoir plus). À l'heure où l'argent public se raréfie, le 8e prouve qu'il sait piloter à l'euro près, sans surchauffe ni effets de manche. L'avis rendu a été, en toute logique, favorable. Chauffage des écoles, chantiers de voirie... le budget décortiqué Conformément à la règle s'agissant de l'examen du compte administratif, je me suis éclipsée de la salle du Conseil. "Mais rassurez-vous, la majorité reste à la barre !", a immédiatement lancé le rapporteur Éric SCHAHL. Ce compte administratif 2025, miroir de l’action passée avant son examen final par le Conseil de Paris en juin, révèle un budget tenu au centime près, soit dit en passant à des années-lumière des dérives financières de l'échelon municipal supérieur... Avec 2 730 788,10 euros de dépenses exécutées, le cœur du budget concerne nos équipements de proximité, qui captent près de 79 % des crédits, soit plus de 2,1 millions d'euros. Un choix pleinement assumé par la majorité, malgré l'impact de plein fouet de l'inflation énergétique, les fluides dévorant à eux seuls près de 19 % de l'enveloppe pour chauffer les écoles et éclairer les crèches. Le reste du budget valide la préparation de l'avenir : plus de 8 % injectés dans la rénovation des bâtiments scolaires et de la mairie, et 6,5 % dédiés à l’investissement pur en voirie et mobilier de proximité. Quant au solde positif de 225 948,71 euros, le rapporteur a balayé toute illusion d'optique : ce n'est pas un trésor thésaurisé, mais le reflet de chantiers engagés et de factures en cours de traitement, les 2,63 % de crédits restants devant retourner dans les tuyaux de la Ville lors du budget supplémentaire (en savoir plus). Un compte carré, sain et transparent, validé par un avis favorable enthousiaste. Théâtre du Rond-Point : subvention votée, mais attention à l'indépendance artistique La culture a occupé une place de choix avec l'examen du projet de délibération portant sur le solde de la subvention annuelle de fonctionnement (1 095 000 euros, portant l'aide globale 2026 à 2 190 000 euros) allouée à la SARL Théâtre du Rond-Point. La rapporteure, la conseillère déléguée Laurence RIOT LAMOTTE, a salué le dynamisme exceptionnel de cette institution de l'avenue Franklin D. Roosevelt, véritable vitrine contemporaine dont la hausse de fréquentation auprès des jeunes publics mérite le soutien de la puissance publique pour garantir sa stabilité financière. L'une des évolutions du dossier résidait dans l'avenant intégrant un article 24 dédié à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et à la protection des mineurs. Formalisation d’un protocole interne, désignation d’un référent, formation des équipes et contrôle strict d’honorabilité des encadrants : sur ces sujets, la majorité a (ré)affiché son principe de tolérance zéro absolue. "Pas de quartier pour les prédateurs, pas de subventions pour les complaisants", a martelé l'assemblée. Cependant, les élus ont émis une critique de fond quant à la méthode de la Mairie centrale, alertant contre le risque de transformer ce protocole, adossé à des questionnaires sur la plateforme Paris Asso, en une dérive bureaucratique, inquisitrice ou en "flicage" idéologique. Dénonçant une vision dirigiste et rigide de la politique culturelle à travers des critères parfois RSE déconnectés de l'agilité d'une structure de droit privé, la majorité a voté pour la subvention tout en promettant de veiller comme le lait sur le feu à l'indépendance artistique de la direction. Mémoire combattante : une dette d'honneur envers la FNACA C’est un texte teinté de devoir de mémoire et de tiraillements politiques qu’a rapporté mon Conseiller délégué Ronan GUEVEL concernant la délibération d'attribution d'une enveloppe globale de 42 400 euros à la Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc, Tunisie (FNACA). Localement, le dispositif alloue une subvention de 1 000 euros au dynamique comité du 8e arrondissement, domicilié rue Vernet, qui compte 39 adhérents sous la présidence de Jean-François SALAHUD. Un choix du cœur et du respect pour une structure qui entretient la flamme patriotique et brise l'isolement de nos anciens. Nous avons toutefois refusé de signer un blanc-seing quant à la méthode de la Direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris, fustigeant le triomphe du "saupoudrage budgétaire généralisé". Distribuant les aides à l'aveugle de manière uniforme entre treize comités parisiens, l'Hôtel de Ville apparaît déconnecté des réalités démographiques et du volume réel d’activités des antennes. L'octroi centralisé de 30 000 euros au Comité départemental, sans que les mairies d'arrondissement n’aient le moindre droit de regard sur les actions de transmission mémorielle menées dans leurs propres écoles, illustre la dérive jacobine "canal historique" de l'Exécutif parisien. Refusant de prendre les bénévoles et les anciens combattants en otages de ces désaccords politiques, nous avons néanmoins voté favorablement, tout en exigeant une refonte totale de ce système de subventionnement des associations. Salles obscures : Le Balzac et Le Lincoln mis au régime sec par l'Hôtel de Ville La délibération 2026 DAC 347, rapportée par la Conseillère déléguée Laurence RIOT LAMOTTE, a provoqué une passe d’armes feutrée sur les orientations culturelles de Paris. Le texte prévoit une enveloppe de 934 500 euros pour soutenir 37 salles de cinéma indépendantes d'Art et Essai. Dans le 8e, deux bastions historiques des Champs-Élysées sont concernés : Le Balzac (38 000 euros) et Le Lincoln (15 000 euros). Si la majorité s'est réjouie de la reconduction de ces aides indispensables pour des structures qui font rayonner le 7e art et participent à l'éducation à l'image des jeunes, elle a mis en lumière une différence de traitement financier révoltante. Face aux loyers et aux charges d’exploitation qui flambent sur les Champs-Élysées, ces dotations ne représentent que la portion congrue de leurs budgets respectifs : 3 % pour Le Balzac et à peine 1,7 % pour Le Lincoln. Nous avons aussi pointé du doigt les choix dogmatiques de la Mairie centrale qui privilégie massivement de nouveaux modèles militants, à l'instar de l'affichage politique autour de la réouverture du cinéma La Clef dans le 5e arrondissement, subventionné pour un projet de programmation collective bénévole déconnecté des réalités du marché et basé sur la tarification au "prix libre". Exigeant que l'argent du contribuable serve à consolider le tissu économique de proximité plutôt qu'à financer des utopies sociologiques de quartier, la majorité a voté pour, afin de soutenir ses exploitants en détresse, tout en dénonçant une politique culturelle à deux vitesses. Espace Beaujon : carton plein pour 3AC8 malgré la redevance de la mairie centrale La gestion du Centre Paris Anim’ Beaujon, fleuron de l’animation locale situé rue du Faubourg Saint-Honoré, arrivait à un tournant contractuel. Le rapporteur, mon Conseiller délégué Ronan GUEVEL, a présenté le projet de délibération visant à confier sa gestion par délégation de service public à l’association 3AC8 pour une durée de cinq ans. Un choix pragmatique et d'excellence pleinement soutenu par la majorité, qui a salué le bilan de ce partenaire de confiance aux commandes depuis 2021. L’association affiche une gestion financière saine et rigoureuse, matérialisée par un taux de couverture des charges par les recettes propres culminant à 64 % après négociations. Le projet d'animation est solide : plus de 4 500 heures d’activités régulières, des ateliers numériques, le festival Révolutions et une intégration intergénérationnelle exemplaire avec la Résidence Beaucour pour seniors. Pour autant, la tentation centralisatrice de la Mairie centrale a fait grincer des dents. Notre majorité a vivement déploré l'exigence par l'Hôtel de Ville d'une redevance annuelle de 13 500 euros sur cet équipement de proximité, laquelle s'apparente à une "taxe injuste sur l'animation locale" consistant à faire les poches des quartiers pour renflouer les caisses centrales. Regrettant également le manque d'autonomie financière réelle face aux arbitrages centralisés de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) de la Ville de Paris, la lourdeur idéologique des clauses d'affichage obligatoires et la volonté de formater la jeunesse locale en l'alignant de force sur le dispositif parisien "Quartier Jeunes", le conseil a toutefois voté pour la convention, exclusivement dans l'intérêt supérieur des habitants du 8e. Collèges Condorcet et Gréard : des ordinateurs pour les autres, des miettes pour le 8e Le budget des collèges parisiens est passé sous la loupe attentive de mon Adjointe Stéphanie MAMAN, rapporteure de la délibération DASCO 26 relative aux dotations complémentaires de fonctionnement, d’équipement et de travaux pour 2026. L’effort financier fléché vers les deux établissements publics locaux du 8e arrondissement a été salué comme une série de mesures de bon sens : le collège Octave Gréard décroche une enveloppe de 2 000 euros pour la valorisation et l'entretien de sa cour Oasis, et les collèges Condorcet et Gréard reçoivent chacun un forfait de 1 175 euros pour la matière d’œuvre, redonnant de l'autonomie concrète aux agents de terrain pour exécuter les petites réparations sans s'enliser dans la paperasse administrative. De même, la prise en charge de travaux de sécurisation technique urgents (9 163 euros pour le portail et le système incendie de Gréard, 6 861 euros pour l’ascenseur et la dératisation à Condorcet) a été validée comme le strict minimum vital. Mais le vernis de cette générosité s’est vite écaillé lors de l’examen du volet investissement technologique. La majorité a déploré avec une iniquité territoriale : alors que la Ville de Paris débloque 154 000 euros pour renouveler intégralement les parcs informatiques de onze collèges parisiens à raison de vingt ordinateurs neufs par établissement, aucun collège du 8e arrondissement n’a été intégré au dispositif. "Nos collégiens n'auraient-ils pas droit, eux aussi, à la modernité technologique ? Sont-ils condamnés à coder sur des machines d'un autre temps ?", s’est interrogée Stéphanie MAMAN. Même oubli pour les subventions d'équipement de rechange administratifs ou de réfectoires qui volent vers d'autres horizons. Refusant toute obstruction stérile qui pénaliserait la sécurité des enfants, la majorité a voté en faveur des crédits tout en promettant de mener la bataille pour que le 8e cesse d'être l'angle mort de la transition numérique scolaire. Cantines scolaires : simplifier la vie sans perdre en proximité Trois délibérations concernant les Caisses des écoles (DASCO 35, 36 et 43), rapportées par Stéphanie MAMAN, présentaient ensuite un double visage : d'un côté, la promesse d'une modernisation du service public attendue pour les parents d'élèves ; de l'autre, la menace d'une mainmise bureaucratique croissante de l'Hôtel de Ville. Si la majorité du 8e arrondissement a voté en faveur de ces délibérations au nom de la simplification administrative et de la sécurité des données, ce choix s'est accompagné d'un "coup de griffe" contre la tentation centralisatrice de la Mairie de Paris. Cette réforme administrative soulève trois principaux enjeux. Certes, l'intégration de la Caisse des écoles du 8e au dispositif "Paris Familles" dès ce 1er septembre 2026 offre un parcours fluide aux usagers (paiement en ligne, inscriptions unifiées, etc.). Sur le plan opérationnel, déléguer la gestion comptable et le recouvrement des impayés aux services centraux offre aussi l'avantage de libérer la Caisse des écoles, lui permettant de se recentrer sur ce qui compte vraiment : la qualité de l'assiette, les circuits courts et la sécurité sanitaire. Pour autant, la majorité refuse de voir les relations humaines et le calcul du quotient familial "dissous" dans de froids algorithmes ou des chatbots parisiens. Paris n'est pas un bloc monolithique et les mairies d'arrondissement doivent pouvoir conserver leurs interlocuteurs en chair et en os ainsi que leur agilité de terrain. Enfin, nous devrons veiller à ce que l'Hôtel de Ville, en centralisant la perception des recettes familiales, ne réalise pas un véritable hold-up sur l'autonomie budgétaire des arrondissements, transformant les Caisses des écoles en simple quémandeuses de subventions compensatoires. Les glissements sémantiques du contrat (où le terme "confie" remplace "délègue") et la réduction du préavis de rupture à trois mois peuvent apparaître de ce point de vue comme des manœuvres pour ravaler l'arrondissement au rang de simple exécutant technique. En clair, la majorité a voté "pour" ces délibérations afin de contribuer à améliorer le confort des familles, mais elle sera très vigilante pour que la modernisation numérique ne serve pas de cheval de Troie à un double mouvement de recentralisation politique et de désengagement financier de la Mairie centrale. Oui à la simplification de la vie des parents et de la Caisse des écoles, mais non à la perte de proximité ! Restaurant Laurent : 5 millions de travaux privés et un zeste de lourdeur administrative C’est un "monument" de la gastronomie et de l’événementiel du 8e arrondissement qui s'est invité à l'ordre du jour avec la délibération 2026 DFA 16 rapportée par mon Adjoint Erwan LECLERC. Il s’agissait d’autoriser l’avenant n°2 au contrat de concession de travaux de l’établissement historique "Laurent", somptueux pavillon municipal niché avenue Gabriel au sein du Carré Marigny, sur la promenade des Champs-Élysées. Cet avenant visait à acter une clarification radicale de sa gouvernance à la suite d’une restructuration actionnariale : la cession complète des parts de Vinocea à la société Noctis Event, menée par Laurent de GOURCUFF, qui possède désormais 100 % du capital social et détient l’intégralité des pouvoirs de direction. Le premier enseignement de ce dossier est un succès éclatant pour le domaine public : le programme contractuel d'investissements de restructuration lourde, s'élevant à un montant minimal de 5,3 millions d'euros hors taxes, a été réalisé en quasi-totalité par l'exploitant privé à ses frais exclusifs, dans le strict respect des contraintes d’urbanisme. "Pas un seul euro n'a été puisé dans la poche du contribuable parisien !", s'est félicité la majorité, saluant la pertinence d'un modèle qui fait "respirer" les finances publiques. En revanche, le dossier a soulevé un paradoxe bureaucratique typiquement parisien : l’obligation réglementaire de déployer l’artillerie lourde d’un avenant d’infrastructure soumis au vote du conseil d’arrondissement pour acter une simple cession interne d’actions, qualifiée par ailleurs de "modification non substantielle" par le Code de la commande publique. Déplorant ce temps administratif précieux perdu alors que les garanties d'actionnaire unique et l'honoraire de support de 5 % du chiffre d'affaires suffisaient amplement à rassurer le concédant, notre majorité a voté favorablement pour soutenir l'emploi, le prestige et le dynamisme économique de ce lieu d'excellence. Recyclage : l'Est parisien rafle la mise, le 8e vote contre son exclusion Le ton est monté d'un cran lors de la présentation par Sylvie DAO-BERNA du projet de délibération 2026 DPE 20, portant sur l'octroi de 636 000 euros de subventions et la signature de conventions avec 25 structures œuvrant pour le réemploi et l’économie circulaire. Sur le papier, le texte coche toutes les cases du bon sens environnemental : s'inscrire dans le Programme Local de Prévention des Déchets (PLPDMA) pour réduire drastiquement la production de détritus d'ici 2030, soutenir l’insertion sociale via des emplois non délocalisables et systématiser des clauses contraignantes de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Le diable se cache pourtant sur la carte géographique de la répartition des fonds. L’examen financier révèle une distorsion géographique flagrante de la part de l'Exécutif parisien : alors que 16 structures desservent les quartiers de la politique de la ville et que les subventions se concentrent massivement sur les arrondissements de l'Est parisien (10e, 14e, 19e, 20e) qui captent plus de la moitié de l'enveloppe, le Centre de Paris et le 8e arrondissement en particulier sont royalement oubliés. Aucune ressourcerie, recyclerie ni aucun projet lauréat n'est implanté ou planifié sur le territoire. Face à cette écologie à deux vitesses qui tend à léser les habitants de l'Ouest parisien qui seraient désireux de réparer ou recycler au coin de leur rue, la majorité a refusé de jouer les spectateurs dociles. "Puisque notre avis semble importer si peu à l'Hôtel de Ville, nous n’allons pas bêtement applaudir notre propre exclusion", a-t-elle cinglé, émettant un vote défavorable massif pour dénoncer ce manque évident d’équité territoriale. "Pastillage" : l'état des finances municipales fait reculer le dogme du PLUb C'est à un retour brutal du principe de réalité financière qu'a assisté l'assemblée lors de la présentation, par mon Adjointe Sylvie DAO-BERNA, de la délibération 2026 DU 57, portant sur les mises en demeure d'acquérir des biens immobiliers faisant l'objet d'un droit de délaissement. Conséquence directe de l'adoption en novembre 2024 du Plan Local d'Urbanisme dit "bioclimatique" (PLUb), document "ultra-dogmatique" qui avait multiplié les emplacements réservés pour mener des préemptions massives de logement social ou d’espaces verts, tout particulièrement dans le 8e arrondissement. Mais l’arroseur se retrouve aujourd'hui bloqué par sa propre loi. Activant leur contrepartie légale via l'article L.151-41 du code de l'urbanisme, les propriétaires ont enclenché leur droit de délaissement, mettant la Ville en demeure d'acquérir leurs biens sous un an. Aux prises avec des finances municipales très dégradées, l'idéologie s'est effondrée : la Mairie de Paris s'est révélée financièrement incapable d'assumer la vague qu'elle a elle-même provoquée. Sur quinze adresses parisiennes où la Direction de l'urbanisme a dû capituler et acter une renonciation expresse par absence totale d'équilibre financier, six se situent dans le seul 8e arrondissement, au cœur de zones aux valeurs foncières très élevées. Les chiffres donnent le vertige : l'ensemble rue de Rome / rue de Stockholm estimé jusqu'à 67 millions d'euros, le 46 rue de la Boétie évalué à 57 millions, le 63 boulevard Haussmann à 40,1 millions, sans oublier le 62 rue de la Boétie (30,3 millions), le 6 rue de Téhéran (20,2 millions) et le 146 boulevard Haussmann (32,76 millions). Tenter de préempter ces centaines de millions d'actifs, grevés d'indemnités d'éviction commerciales colossales pour y faire du logement social, aurait été une pure folie budgétaire pour des finances municipales déjà exsangues. Saluant ce réalisme pragmatique - tardif ! - qui libère les propriétaires locaux d'un carcan devenu inopposable, la majorité a voté pour la renonciation, tout en exigeant officiellement la suppression définitive du PLUb de toutes les réserves d'urbanisme ayant essuyé un refus d'acquisition. Marchés parisiens : oui au Groupe Bensidoun, haro sur la spoliation commerciale ! Mon Adjoint Erwan LECLERC a ensuite présenté le projet de délibération 2026 DAE 95 relatif au renouvellement pour six ans des concessions des marchés découverts parisiens. Le lot du secteur B - incluant le 8e arrondissement - est attribué à la SARL Groupe Bensidoun, opérateur historique d’expérience. La majorité a acté avec satisfaction l’intégration de clauses environnementales et de bon sens à travers une écologie du quotidien non punitive : tri à la source des biodéchets, suppression des sacs plastiques à usage unique, valorisation solidaire des invendus ou paniers de saison à prix modérés pour soutenir le pouvoir d’achat. Le déploiement d’espaces de convivialité pour dynamiser la vie de quartier a également été bien accueilli. Cependant, la majorité a regretté la manière dont la Ville de Paris continue de maltraiter ses marchés alimentaires de semaine, à l'instar du marché de la Madeleine, asphyxiant les marchands sous les contraintes sans leur offrir de vrais débouchés commerciaux. C'est précisément pour pallier cette passivité administrative centrale que la Mairie du 8e arrondissement a pris les devants en décidant de lancer une expérimentation sur le secteur Saint-Augustin. L'enfer contractuel se loge par ailleurs dans les détails financiers du texte municipal : une redevance variable fixée au niveau dérisoire de 0,05 % du chiffre d'affaires, doublée d'un mécanisme de taxation punitive sur les dépassements de recettes s'apparentant à une véritable spoliation de la performance commerciale. De même, la contribution incitative au traitement des déchets, pouvant atteindre le plafond exorbitant de 800 000 euros par an si des objectifs de tri d’une rigidité absolue ne sont pas atteints, s’apparente à une fiscalité déguisée faisant peser un risque financier indu sur les concessionnaires. Fustigeant également une centralisation bureaucratique tatillonne via le logiciel OCV pour la gestion des listes d’attente des commerçants, la majorité n'en a pas moins voté pour afin de sécuriser l'activité des marchés tout en promettant d'agir en vigie intraitable lors des comités de suivi. Berceaux parisiens : l'enveloppe pour ABC Puériculture votée sur fond de crise de la petite enfance Stéphanie MAMAN a présenté la délibération 2026 DFPE 224 actant l’attribution d’une enveloppe globale de subventions de fonctionnement de 16 834 431 euros au profit de huit grandes associations du "groupe 1" gérant des crèches de plus de 100 places. Pour le territoire du 8e arrondissement, l’enjeu est réel puisque la délibération valide le conventionnement pluriannuel de l'association ABC Puériculture à hauteur de 9 074 670 euros pour l’exercice 2026, afin de sécuriser le fonctionnement courant de son réseau de 25 établissements parisiens, dont la crèche "Coquin'Ours" au 7 rue de la Bienfaisance. Si la majorité d'arrondissement a salué et accueilli favorablement ce soutien financier majeur, indispensable pour enrayer l'hémorragie démographique des familles qui vide Paris de ses forces vives, les élus ont refusé de signer pour autant un chèque en blanc. Ce partenariat valide l'efficacité de la gestion associative privée, capable de rationaliser et d’optimiser chaque euro grâce au coût forfaitaire par place tout en maintenant un accueil de qualité pour nos enfants. La majorité a également salué l'obligation faite aux structures de participer aux commissions d'attribution des mairies d'arrondissement, garantissant un contrôle humain de proximité. Cependant, les élus ont émis de sérieuses réserves sur la centralisation et la fragilité chronique d'un secteur géré "à l'aveugle" par l’Hôtel de Ville. Le texte passe sous silence les failles du financement national par la prestation de service unique (PSU) et la multiplication inquiétante des fermetures de berceaux. Dénonçant la rigidité des indicateurs imposés pour optimiser les taux d'occupation, la majorité a dénoncé une pression bureaucratique et administrative indue sur des structures déjà en sous-effectif aigu et confrontées à une pénurie de professionnels de la petite enfance. On ne gère pas l'humain avec des feuilles de calcul rigides ! La majorité a finalement voté "pour" cette délibération afin de soutenir le quotidien des parents, tout en exigeant un bilan d'étape strict et sans concession de l’utilisation de chaque denier public. Taxe sur la fête : la tranquillité devient un luxe à Paris Le conseil d'arrondissement s'est enfin penché sur un texte qui interroge les fondements mêmes de la gratuité de la sécurité républicaine : la délibération 2026 DPMP 9, rapportée par le Premier Adjoint Éric SCHAHL, visait à facturer les services de sécurisation spécifiques de la Police municipale lors d'événements privés. Si la majorité approuve le principe comptable de mettre fin à une gratuité injustifiée pour des manifestations récréatives ou sportives, elle refuse de valider la philosophie politique qui sous-tend ce texte. Faire payer le barriérage ou le matériel anti-bélier revient en réalité à faire payer l'insécurité aux organisateurs. C'est l'aveu implicite qu'il n'est plus possible de faire la fête sereinement à Paris sans sortir le chéquier. Et l'arsenal tarifaire est assommant : un barème horaire majoré de 5 % pour frais de gestion, qui double la nuit et le dimanche pour culminer à 90 euros de l'heure pour la catégorie A, sans compter les forfaits d'amortissement des véhicules. C'est un coup de massue pour l'attractivité de nos quartiers, d'autant que la Ville s'octroie le droit discrétionnaire de refuser une demande ou de facturer en cas d'annulation. Nous avons donc dénoncé un manque de courage politique flagrant de l'Exécutif parisien, qui demande toujours plus à ses agents mais sans renforcement significatif des ressources humaines et matérielles. Rappelant notre exigence d'une force de 5 000 agents armés pour garantir la tranquillité publique, nous avons fait le choix de la cohérence républicaine : nous nous sommes abstenus.

  • Finale de la Ligue des champions : mobilisation générale pour la sécurité du 8e arrondissement

    Ce samedi 30 mai, le quartier des Champs-Élysées va se transformer en une véritable "forteresse" à l'approche de la finale PSG-Arsenal. Si nous nous réjouissons de la fête sportive, nous ne pouvons accepter la paralysie totale de la vie locale et de l'activité économique de notre arrondissement sans son corollaire, la sécurité des biens et des personnes. Ce matin, j'étais l'invitée d'Aude RASO sur ICI Paris Île-de-France pour me faire le porte-voix des riverains et des commerçants fatigués de subir. Mon message est direct et sans concession : nous refusons la "double peine". Nos administrés acceptent les contraintes mais ils exigent la sécurité ! Ils ne doivent pas subir d'abord des restrictions massives qui gâchent leur quotidien, puis des violences ou des dégradations en marge du match. Les souvenirs de la nuit du 6 au 7 mai dernier - avec ses tirs de mortiers et ses 127 interpellations - sont encore douloureusement vifs. Nous ne voulons pas revivre ce scénario. J'ai officiellement appelé la Préfecture de police et la Ville de Paris à une mobilisation générale autour d'un objectif non négociable : le "zéro casse". J'ai exigé des forces policières massives pour saturer l'avenue et les rues résidentielles adjacentes, des contrôles filtrants hermétiques et une tolérance zéro avec interpellations immédiates au moindre débordement. Une finale de foot n'est pas un permis de saccager. Pas un riverain ne doit passer le week-end dans l'angoisse ni un commerce baisser le rideau dans la peur. Le Parisien - Paris a rendu compte de mon appel dans son édition du 28 mai 2026. Le Préfet de police de Paris, M. Patrice FAURE, a répondu le 29 mai à mon courrier du 25 mai. Mon courrier du 25 mai 2026 au Préfet de police de Paris, M. Patrice FAURE. La réponse du Préfet de police de Paris à mon courrier, en date du 29 mai 2026. Valeurs Actuelles a rendu compte de mon appel dans son édition du 3 juin 2026.

  • Compte-rendu du Conseil de Paris des 19-20 mai 2026 : une exigence pour notre capitale

    Le Conseil de Paris qui vient de s'achever a, une fois de plus, mis en lumière deux visions différentes de notre capitale (ordre du jour ici et ici). D'un côté, un exécutif municipal - quoi qu'il en dise - enfermé dans ses dogmes, qui gère le déclin de Paris avec une froideur bureaucratique sidérante. De l'autre, notre groupe "Paris Liberté !", dont les collègues se battent pied à pied, vœu après vœu, pour redonner du souffle, de la sécurité, de la fluidité, de l'équité, de la beauté à notre ville. Une ville n'est pas un concept abstrait, c'est un organisme vivant. Et aujourd'hui, cet organisme souffre. Lors de ces deux jours de débats, je suis montée au créneau sur plusieurs urgences pour notre arrondissement et pour tout Paris. Voici ce que nous avons défendu, sans concession. Sommaire Fermetures de classes : protéger nos écoles de la politique du vide Affelnet : rétablir l'équité pour nos collégiens face à la tyrannie d'un algorithme Espace public et propreté : finissons-en avec le laboratoire idéologique Place de Clichy : pour un réaménagement global et concerté Gaz hilarant et rodéos : siffler la fin de l'impunité sur les Champs-Elysées Préserver la Concorde : l'Histoire ne se privatise pas Fermetures de classes : protéger nos écoles de la politique du vide Une ville qui perd ses familles est une ville qui capitule. En dix ans, 140 000 Parisiens ont fui notre capitale - dont 18 000 pour la seule année 2025 -, faisant de Paris la triste capitale de l'exode urbain. C'est l'équivalent de la ville du Mans qui a purement et simplement déserté ! Ce sont nos familles qui fuient en premier, et avec elles, nos écoles se vident : les effectifs ont fondu de 15 % depuis 2014, soit 39 000 élèves évaporés. C'est ce que j'ai rappelé dans mon intervention au nom du groupe "Paris Liberté !" dans le débat organisé sur les fermetures de classes. Face à cette crise, la faucheuse administrative frappe sans relâche. Mais ne nous trompons pas de cible : le Rectorat n’est pas le coupable, il est seulement contraint de composer avec la douloureuse réalité façonnée par la majorité municipale depuis 25 ans. Sous l'ancienne mandature, 520 classes ont été supprimées, et 141 fermetures ont encore été actées dans le premier degré pour la seule rentrée 2025. Depuis 2014, les écoles parisiennes se vident. Les effectifs ont fondu de 15 %. 39 000 élèves se sont évaporés, dont 15 000 rien que depuis 2020. À la rentrée 2025, nous avons encore perdu 3 200 élèves dans le premier degré et 1 100 dans le second. Dans notre 8e arrondissement, nous subissons de plein fouet cette gestion froide et désincarnée. Je pense avec gravité aux projets de fermetures inacceptables qui menacent l'école Florence et l'école Robert Estienne. Fermer ces classes, c'est dégrader l’enseignement, saboter le suivi individualisé et sacrifier les élèves les plus vulnérables, à commencer par ceux en situation de handicap. C'est, au fond, l'égalité des chances qui est passée à la broyeuse ! Mais la folie idéologique de la gauche ne s'arrête pas là. La guerre municipale contre l’enseignement privé reprend de plus belle. Le crime de ces écoles ? Être demandées par des familles qui cherchent simplement mieux pour leurs enfants... La majorité parisienne rêve désormais à supprimer des classes dans le privé, voire à couper les financements légalement dus à Stanislas. La nouvelle majorité municipale parisienne ne supporte ni le mérite, ni la concurrence, ni l’ascenseur social. Son idéal reste tragiquement inchangé : que tout le monde coule ensemble, mais dans une parfaite égalité. Face à cela, la Ville répond par un désinvestissement absolu, divisant par deux ses budgets pour nos 626 écoles publiques depuis 2014. Quel cynisme. Nous proposons une alternative concrète : recentrons d'urgence les investissements municipaux sur la rénovation du bâti de nos établissements qui tombe en ruine, et faisons des classes qui se vident des lieux d'accueil solidaires pour les associations œuvrant dans le domaine du handicap. Pour inverser la vapeur et mettre fin aux scandales qui sévissent trop souvent dans le périscolaire parisien, la résignation n'est pas une option. Par chance, le 8e n'est pas concerné et je tiens personnellement à saluer le professionnalisme et le dévouement des acteurs du périscolaire dans notre arrondissement. Mais dans d'autres arrondissements, le périscolaire parisien est en échec, entre pénurie de personnel, opacité institutionnelle et déni de la Ville. La récente révélation par la presse de l'embauche d'un animateur pourtant déjà accusé de violences sexuelles prouve cette dérive inacceptable. Pour protéger nos élèves, une seule issue : le retour à la semaine de 4 jours pour recruter, enfin, des professionnels qualifiés et dignes de confiance. Notre pugnacité a toutefois fini par payer. Depuis deux mois, notre groupe exigeait le lancement d'une Mission d'information et d'évaluation (MIE) transpartisane sur le scandale du périscolaire à Paris. Elle est enfin acceptée. C'est une condition absolue pour réformer ce système. Nous devons redonner de la qualité au temps de l'enfant et rompre avec des rythmes qui épuisent les élèves et désorganisent les foyers. Nous exigeons le retour à la semaine de quatre jours pleins (lundi, mardi, jeudi et vendredi, de 8h30 à 16h30) afin de sanctuariser le mercredi pour en faire un temps périscolaire de haute qualité, encadré par des professionnels qualifiés. Enfin, pour stabiliser nos équipes, loger ceux qui instruisent et encadrent nos enfants doit devenir la priorité des priorités pour l'accès au logement social. L’école publique n’est pas un centre de coûts, c’est le cœur battant de notre République. Redonnons enfin aux familles un Paris sûr, attractif et protecteur, un Paris qu’elles n’auront plus jamais envie de fuir. Affelnet : rétablir l'équité pour nos collégiens face à la tyrannie d'un algorithme J'ai tenu à associer ma collègue Inès de RAGUENEL à mon voeu et à mon intervention sur ce sujet, car le constat que nous dressons ensemble est accablant. À l'origine, Affelnet devait être un outil de justice, garantissant un équilibre subtil entre mérite, proximité géographique et origine sociale. Aujourd'hui, les chiffres nous hurlent que cet équilibre est rompu ! Le récent classement publié par Le Figaro, basé sur l'Indice de Position Sociale (IPS), le prouve : la réforme est un naufrage. En voulant forcer la mixité sociale, la gauche a provoqué exactement l'inverse : une fuite accélérée des familles vers l'enseignement privé. Les données donnent le vertige. Dans le top 100 des établissements les plus favorisés d'Île-de-France, le nombre de lycées privés est passé de 73 à 83 entre 2020 et 2026, et l'IPS moyen de ces lycées parisiens a bondi de 134 à 143. Pendant ce temps, on assiste à un nivellement par le bas dramatique : nos fleurons publics s'effondrent. Henri-IV dégringole de la 37e à la 74e place, et Louis-le-Grand recule de la 86e à la 90e ! Pourquoi ? Parce que le cœur de la machine est vicié par ce fameux IPS. Dans le 8e arrondissement, comme dans les autres arrondissements centraux, nos collégiens, même excellents, n'ont plus aucune chance d'accéder à leur lycée de quartier. Leur origine géographique agit comme un "malus" couperet ; le bonus IPS de leur collège écrase tout le reste. Certes, nous saluons les progrès actés par le rectorat pour 2026, comme la fin de cette magie comptable absurde où un 15 valait un 20 et le retour à l'évaluation des notes au réel. Mais ne nous y trompons pas, ce n'est qu'une rustine sur un système opaque. Tant que le bonus IPS primera, les effets de bord resteront graves : des familles angoissées, des élèves lancés dans une course infernale à la surperformance et une pression intolérable sur la notation des professeurs. Avec les élus du groupe "Paris Liberté !", nous exigeons d'ouvrir la "boîte noire". Nous réclamons une transparence absolue du nouvel algorithme pour dissiper ce brouillard institutionnel. Nous plaidons activement pour une réduction drastique du poids de cet IPS, afin que le travail et les résultats scolaires redeviennent la boussole prioritaire de l'affectation. Enfin, il faut réviser en urgence cette sectorisation géographique injuste pour rendre à nos élèves un accès naturel à leurs lycées de proximité. Il est grand temps d'arrêter de pénaliser l'excellence ! Espace public et propreté : finissons-en avec le laboratoire idéologique Les Parisiens n'attendent de nous qu'une seule chose : régler les problèmes les uns après les autres. Au premier rang d'entre eux : la propreté. Le constat est accablant : 85 % des Parisiens considèrent que leur ville est sale. Paris est devenu le révélateur de 25 ans d'improvisation municipale : saleté, insécurité, circulation illisible, mobilier dégradé, beauté sacrifiée. Et le plus incroyable ? Avec sa communication relative à l'entretien, l'amélioration et la transformation de l'espace public parisien, la majorité a feint aujourd'hui de découvrir les conséquences de ses propres choix... Non, l'espace public n'est pas un laboratoire idéologique ! C'est le lieu de vie quotidien de millions de Parisiens qui exigent moins de communication et davantage d'efficacité. Le sens de l’histoire commande de confier aux Maires d’arrondissement toute la gestion de proximité, car ils connaissent les vrais besoins du terrain. Pour un Paris propre, des solutions existent. La privatisation totale du nettoiement et de la collecte des déchets est une mesure de bon sens qui permettrait d'économiser 50 M€/an pour une qualité de service supérieure ! Le droit au beau passe déjà par le devoir de savoir entretenir nos rues. C'est aussi pour cela que mon collègue Jérémy REDLER a exigé la création d’une brigade "urgence propreté" dédiée aux dépôts sauvages, dotée d’un camion spécifique, pour intervenir 7j/7 à la demande du Maire d'arrondissement. Enfin, l’esthétique d’une ville ne se décrète pas depuis un bureau. Elle se construit avec des spécialistes. En refusant une instance collégiale, le Maire de Paris fait le choix de la verticalité hors-sol plutôt que du dialogue. Place de Clichy : pour un réaménagement global et concerté La place de Clichy est un carrefour stratégique, un nœud névralgique à la croisée de quatre arrondissements (le 8e, le 9e, le 17e et le 18e). Pourtant, ce pôle de mobilité historique est aujourd'hui asphyxié, victime d'une gestion au coup par coup qui relève du cautère sur une jambe de bois. Il est temps de mettre un terme définitif au traitement fragmenté de cet espace public. Nous avons porté un vœu, avec mes collègues Maires des arrondissements voisins, Delphine BÜRKLI et Geoffroy BOULARD, pour exiger une méthode nouvelle. Un tel chantier ne peut pas se faire en catimini ou de manière désordonnée. Nous avons formellement demandé à la Ville de Paris de lancer dans les plus brefs délais une grande concertation élargie inter-arrondissements. Notre objectif est double : fluidifier la circulation générale qui frise l'infarctus quotidien, et mieux partager l'espace pour protéger nos usagers vulnérables, qu'ils soient piétons ou cyclistes. Pour garantir l'efficacité de ce projet, nous avons exigé la création d'un comité de pilotage permanent, co-piloté personnellement par les Maires des quatre arrondissements concernés. Nous serons intraitables sur le suivi de ce dossier vital pour l'attractivité du nord de notre arrondissement. Gaz hilarant et rodéos : siffler la fin de l'impunité sur les Champs-Elysées Chaque week-end, la plus belle avenue du monde est transformée par une minorité de délinquants en zone de non-droit. La consommation de protoxyde d'azote (le fameux "gaz hilarant", qui ne fait plus rire personne) couplée à des conduites dangereuses et des rodéos urbains est devenue un fléau intolérable. Cette combinaison explosive menace directement la vie des Parisiens, des visiteurs, et empoisonne le quotidien de nos riverains et commerçants. Face à cette délinquance routière qui banalise la mise en danger de la vie d'autrui, mon Premier Adjoint, Eric SCHAHL, et moi avons exigé dans un voeu que la Ville décrète une politique de tolérance zéro. Il faut soutenir massivement les effectifs de terrain de notre Commissariat. Nous avons réclamé un déploiement massif de la Police municipale chaque week-end pour des opérations "coup de poing", ainsi que la saisie et la mise en fourrière systématique de tout véhicule impliqué dans ces agissements. Mais il faut aller plus loin en frappant à la source : cibler les vendeurs à la sauvette et les commerces peu scrupuleux, et surtout, saisir le Gouvernement pour que la consommation de ce gaz au volant devienne une circonstance aggravante majeure au pénal, au même titre que l'alcool ou les stupéfiants. La recréation est terminée. Préserver la Concorde : l'Histoire ne se privatise pas Enfin, j'avais prévu d'intervenir à l'occasion de la communication du Maire de Paris sur l'espace public pour dénoncer la dérive inquiétante que subit la place de la Concorde. Joyau absolu de notre architecture classique et de notre héritage historique, ce site majestueux subit une suroccupation événementielle et commerciale sans précédent. Sous couvert d'animations, la Ville multiplie les concessions qui privatisent l'espace public et dénaturent l'esthétique même de ce monument à ciel ouvert. Une place historique n'est pas un parc d'attractions ni un panneau publicitaire géant ! Notre devoir est de préserver la majesté de l'espace parisien, de respecter l'intégrité de ses perspectives et de protéger la tranquillité de ceux qui y vivent. Nous avons fermement demandé l'instauration d'une charte stricte pour réguler drastiquement ces événements. Le rayonnement de Paris passe par l'élégance et la préservation de son histoire, non par sa marchandisation frénétique. Dans cette même logique de vigilance absolue sur notre domaine public, mon collègue Pierre LISCIA est d'ailleurs intervenu sur les problèmes que soulève l'attribution du contrat de concession pour l'organisation du Marathon et du semi-marathon de Paris pour les éditions 2027 à 2030.

  • Commémoration du 81e anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945

    Les élus en écharpe de gauche à droite : Stéphanie MAMAN, Sylvain MAILLARD, Erwan LECLERC, Catherine LECUYER, Ronan GUEVEL et Théa FOURDRINIER. Jeudi 7 mai, nous avons commémoré le 81e anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 au pied du Monument aux Morts de la Mairie du 8e arrondissement de Paris. À cette occasion, j'ai prononcé un discours devant les multiples représentants institutionnels, associatifs et citoyens présents - les représentants des autorités civiles et militaires, la Présidente de la section du 8e arrondissement du Souvenir français, les représentants des associations patriotiques, les porte-drapeaux, les élus du 8e et des élèves du Collège Condorcet qui, conviés pour participer à ce moment de transmission, ont lu un magnifique texte rédigé par eux. Hommage aux disparus La date du 8 mai 1945 marque la fin de l'occupation nazie et le retour à la liberté. Je suis d'ailleurs revenue sur l'annonce de la victoire par le Général de GAULLE, diffusée à la radio. "La guerre a été gagnée ! Voici la victoire ! C'est la victoire des Nations Unies et c'est la victoire de la France !" (Général de GAULLE) Cette victoire, s'il n'avait pas de prix, a eu un coût. Elle a été acquise par l'engagement de nombreuses personnes ayant sacrifié leur jeunesse. Les formes de résistance menées durant cette période furent diverses : la constitution de maquis, l'impression de tracts clandestins, les combats sur les barricades, la souffrance endurée dans les camps de la mort, etc. C'est l'action collective de tous ces individus qui a permis la restauration de nos libertés fondamentales. La mémoire, un engagement actif Mon intervention a également porté sur la nécessité de maintenir la mémoire collective. La paix est une construction fragile nécessitant d'être consolidée par la tolérance et la justice, elle n'est pas un acquis définitif. Le devoir de mémoire n'est pas un acte ponctuel, mais un exercice quotidien, que nous pouvons comparer à un muscle qui s'atrophie s'il n'est pas utilisé. Elie WIESEL, rescapé des camps de la mort et Prix Nobel de la Paix l'a écrit : "Le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l'oubli." (Elise WIESEL) La transmission aux jeunes générations Je me suis enfin adressée spécifiquement aux jeunes en général et aux élèves du Collège Condorcet en particulier. J'ai appelé cette jeunesse à la vigilance, en lui demandant de ne pas laisser la banalité du mal s'installer, de lutter contre l'injustice et de protéger la liberté acquise par les générations précédentes.

  • Retour sur notre 1er Conseil d’arrondissement du 5 mai 2026

    De gauche à droite : Laurence RIOT LAMOTTE, Stéphanie MAMAN, Eric SCHAHL, Catherine LECUYER, Erwan LECLERC, Sylvie DAO, Ronan GUEVEL et Théa FOURDRINIER. Ce mardi 5 mai 2026 marquait le coup d'envoi de notre premier véritable conseil de travail. Le temps de l'installation est révolu, l'heure est désormais à l'action. Notre boussole pour ce mandat est claire : pragmatisme, terrain, efficacité. Pas de discours creux mais des actes concrets. Voici l'essentiel de ce qu'il faut retenir de cette séance pour la vie quotidienne de notre arrondissement. L'action sociale dans le 8e avec la Maison des Solidarités Culture : une équipe sur le pont pour le Conservatoire Éducation : au plus près de nos élèves Prendre soin des équipements de notre cadre de vie Repenser la place de Clichy dans sa globalité Défendre notre patrimoine face à la banalisation L'action sociale dans le 8e avec la Maison des Solidarités La solidarité, ce ne sont pas de grandes déclarations d'intention sans lendemain, c'est une présence discrète auprès de ceux qui traversent des moments difficiles. Nous avons procédé au renouvellement des membres du Comité de gestion de la Maison des Solidarités du 8e. Ce Comité, que j'ai l'honneur de présider, administre la section locale qui assure le fonctionnement de l'aide sociale facultative. Il ne s'agit pas de bureaucratie, mais d'une instance qui désigne une commission permanente se réunissant au moins une fois par semaine pour traiter, dossier par dossier, les demandes des administrés. Afin de porter cette mission essentielle, cinq élus ont été désignés pour représenter notre conseil : Eric SCHAHL, Stéphanie MAMAN, Erwan LECLERC, Sylvie DAO et Théa FOURDRINIER. Leur engagement contribuera à faire en sorte que personne, dans notre arrondissement, ne soit laissé sur le bord du chemin. Culture : une équipe sur le pont pour le Conservatoire Le 8e arrondissement est un écrin culturel et le Conservatoire municipal Camille Saint-Saëns en est l'une des pièces maîtresses. Cet établissement est bien plus qu'une école de musique ou de danse : c'est un lieu de vie et de transmission essentiel pour nos jeunes. Comme le prévoit la loi, chaque conservatoire dispose d'un conseil d'établissement dont nous devons fixer la composition. En tant que Maire, j'en assure la présidence de droit. Pour m'épauler dans le suivi de cet équipement qui fait notre fierté, nous avons nommé une équipe mêlant l'expérience de nos élus et l'expertise de citoyens engagés. Siégeront ainsi, pour la durée du mandat : Eric SCHAHL, Erwan LECLERC, Laurence RIOT LAMOTTE, Ronan GUÉVEL et Théa FOURDRINIER. Ils seront accompagnés de deux personnalités qualifiées, dont l'apport extérieur sera précieux : Priscilla NAIKEN et Alain-Pierre LÉVY. Ensemble, nous veillerons à ce que le Conservatoire reste ce pôle d'excellence accessible à tous. Éducation : au plus près de nos élèves Nos écoles sont le socle de la République. Assurer un lien permanent et fluide entre la Mairie d'arrondissement, les directions d'écoles, les enseignants et les parents d'élèves est une priorité. Nous avons donc désigné nos représentants, titulaires et suppléants, pour siéger dans chaque instance scolaire. C'est une mission de terrain, d'écoute et de vigilance constante. Pour nos écoles maternelles et élémentaires, l'équipe est mobilisée partout : de l'école maternelle Bienfaisance avec Stéphanie MAMAN et Ronan GUÉVEL à l'école Roquépine avec Sylvie DAO-BERNA et Laurence RIOT LAMOTTE. Nous serons présents à l'école Moscou, avec notamment Erwan LECLERC, ainsi que dans les groupes scolaires Paul Baudry, Robert Estienne et Monceau, où nous assurerons une veille attentive. La responsabilité de la "commune siège" est majeure dans le pilotage des établissements du second degré. Pour nos collèges et lycées, nous avons donc désigné des binômes de confiance pour les conseils d'administration : Stéphanie MAMAN et Ronan GUÉVEL au collège et au lycée Chaptal, au lycée Racine ainsi qu'au collège Octave Gréard, Erwan LECLERC et Laurence RIOT LAMOTTE au collège Condorcet. Prendre soin des équipements de notre cadre de vie Gérer le 8e arrondissement, c'est aussi entretenir un patrimoine de proximité exceptionnel. Conformément à la loi "démocratie de proximité" du 27 février 2002, nous avons actualisé l'inventaire des équipements dont notre Conseil d'arrondissement a la charge directe. Ce document dense est le reflet de notre action quotidienne pour votre cadre de vie. Il englobe d'abord le secteur de la petite enfance avec les haltes-garderies et les crèches collectives, à l'image des établissements des rues Laure Diebold et Maleville qui accueillent nos enfants. Notre engagement irrigue également la culture et le sport, de la Bibliothèque Agustina Bessa-Luís à la Médiathèque Jean d'Ormesson, sans oublier le gymnase Roquépine et le centre Paris Anim' Beaujon. Notre environnement naturel de proximité fait l'objet de la même exigence : nous veillons sur les promenades, sur les squares historiques comme Louis XVI et Marcel Pagnol, ainsi que sur les multiples jardinières et bacs qui végétalisent nos places, de la Madeleine à l'avenue Van Dyck. Enfin, ce maillage territorial inclut les services citoyens essentiels, allant de la Mairie d'arrondissement elle-même aux bains-douches Rome, en passant par l'indispensable Maison de la vie associative et citoyenne (MVAC). Loin d'être une simple énumération administrative, cet inventaire rigoureusement tenu à jour est la garantie du bon fonctionnement de nos services publics de proximité. Repenser la place de Clichy dans sa globalité La place de Clichy est plus qu'une simple intersection : c'est un carrefour stratégique, un nœud névralgique à la croisée de quatre arrondissements parisiens (8e, 9e, 17e et 18e). Après que les emprises de chantier des travaux de la RATP ont enfin été déposées, il est temps de voir plus grand. Nous refusons la poursuite d'une gestion "au coup par coup" et le traitement fragmenté de cet espace public historique. Notre ambition est la suivante : débloquer ce carrefour en fluidifiant la circulation générale et en redonnant toute leur place aux transports en commun (bus) ainsi qu'aux piétons, tout en protégeant les usagers vulnérables pour garantir un espace sécurisé. Pour y parvenir, la méthode doit changer : un chantier de cette ampleur exige un projet d'ensemble concerté. Par le vœu de la majorité adopté en Conseil d'arrondissement, nous avons demandé à la Ville de Paris le lancement d'une grande concertation élargie et inter-arrondissements pour aboutir à un plan de réaménagement global. Nous sollicitons aussi l'instauration d'un comité de pilotage permanent, co-piloté personnellement par les Maires des quatre arrondissements limitrophes. C'est la seule garantie d'un portage politique fort pour obtenir une mise en œuvre opérationnelle et rapide des solutions d'aménagement. Défendre notre patrimoine face à la banalisation Notre arrondissement est riche d'un patrimoine commercial et architectural qu'il nous incombe de défendre face à la standardisation. Nous avons exprimé, à travers un vœu de notre majorité, notre vive inquiétude concernant la devanture historique de l'ancienne teinturerie Pouyanne, située au 57 boulevard Haussmann. Le nouveau locataire a fait part de son intention de ne pas conserver les panneaux anciens, et une déclaration préalable a été déposée pour modifier cette devanture en rez-de-chaussée. Plus préoccupant encore, le projet architectural prévoyant une réfection en bois et vitraux noirs a été validé par l'Architecte des bâtiments de France, actant la dépose définitive des vitraux actuels qui portent le nom de l'enseigne. Si les façades de la cour intérieure de cet immeuble bénéficient d'une inscription aux monuments historiques, cette protection ne s'étend pas à la devanture sur rue, la rendant vulnérable. Par ce vœu largement adopté, nous avons demandé à la Ville de Paris d'étudier en urgence, en lien avec la Direction de l'urbanisme et la Conservatrice des monuments historiques, toutes les voies de recours et de dialogue avec le propriétaire et le locataire pour que cette devanture reste en l'état. Nous réclamons également que l'avis de la Commission du Vieux Paris soit formellement sollicité afin d'éviter une banalisation architecturale du boulevard Haussmann. Enfin, si le maintien sur site s'avérait juridiquement impossible, nous exigeons que la Ville garantisse la sauvegarde matérielle des vitraux et panneaux anciens. Le locataire a proposé de les remettre au Musée Carnavalet, mais l'institution n'a pas encore formulé d'accord : nous voulons des garanties sur leur dépôt officiel et sécurisé.

  • Point de vue | JO Paris 2024 : l’État doit tenir ses promesses d'indemnisation des commerçants

    Sur 700 demandes d'indemnisation post-JO, seuls 11 dossiers ont été validés. L'État doit agir davantage pour les commerçants. Promesses grandiloquentes, discours lénifiants et puis... rien ou presque ! En ce mois d'avril 2026, la nouvelle est tombée comme un couperet pour le commerce parisien, suscitant une colère aussi légitime que profonde. En tant que Maire du 8e arrondissement, cœur battant de l'économie et du tourisme parisien, je déplore le mépris évident avec lequel l'État traite nos commerçants. Le bilan de la commission d’indemnisation post-JO est une insulte au bon sens et au travail acharné de nos entrepreneurs. 11 dossiers acceptés sur… 700 ! Rappelons-nous les grands sourires de juin 2024. L'ex-Premier ministre Gabriel ATTAL annonçait alors la création d'une commission d'indemnisation pour soutenir les professionnels impactés. Une plateforme dédiée a finalement vu le jour en mai 2025, gérée par la préfecture de région et la préfecture de police. Nos commerçants y ont cru. Ils ont espéré une véritable reconnaissance de leurs préjudices. Un an plus tard, le verdict tombe, effarant. Sur environ 700 demandes déposées avec rigueur par des professionnels aux abois, seuls 11 dossiers ont reçu un avis favorable. Pire encore, ces rarissimes dédommagements ne concernent que l'activité fluviale. Pour nos restaurateurs, nos hôteliers, nos gérants de boutiques, c'est le zéro pointé. Les représentants syndicaux, de l'Umih au GHR, ont les mots durs mais justes : nous assistons à une "imposture totale", une véritable "mascarade". L'éléphant a bel et bien accouché d'une souris. Bienvenue en absurdie Comment l'administration ose-t-elle rejeter ces dossiers au motif que la baisse du chiffre d'affaires ne serait pas liée aux restrictions des Jeux ? C’est une négation pure et simple de la réalité du terrain ! Des barrières ont fleuri sur nos trottoirs dès le mois de mars 2024, perturbant gravement l'accès aux commerces dans les quartiers mis sous cloche. Dans l’enfer des QR codes, la circulation était restreinte, conditionnée à l'obtention d'un sésame numérique que presque personne ne possédait. Face à ces zones rouges asphyxiées, de nombreux gérants ont été contraints de fermer temporairement leurs portes et de placer leurs équipes en chômage partiel. Pourtant, cette commission « fantôme » a décidé de n'indemniser que la très courte période du 18 au 26 juillet, ignorant délibérément que la capitale avait été désertée dès le mois de juin en raison de l'angoisse suscitée par ces mêmes restrictions. C'est d'une hypocrisie sans nom. Frank DELVAU, Président de l'Umih Île-de-France, le résume parfaitement : "ce fut une tartuferie totale". Le cauchemar financier de nos commerçants Derrière cette froideur bureaucratique, il y a pourtant des drames humains et financiers. Les pertes ne se chiffrent pas en "bricoles", mais atteignent pour certains des millions d'euros ! L'exemple d'un gérant de prêt-à-porter, situé tout près d'un site éphémère comme nous en avons tant connus dans le 8e, est tristement emblématique : 54 000 euros de perte de chiffre d'affaires, des arriérés de loyer non réglés et une "épée de Damoclès" au-dessus de la tête. Et que dire de ce temps et de cet argent gaspillés par les professionnels pour payer des experts et des cabinets de conseil afin de constituer des dossiers que l'on savait d'avance voués à l'échec ? L'exemple ci-dessous d'un autre commerçant du 8e arrondissement est lui aussi emblématique. La concomitance de la perte de chiffre d'affaires et des JO était pourtant évidente. Mais cela n'a pas empêché l'Etat de refuser toute indemnisation en invoquant que la baisse de chiffre d'affaires aurait été "limitée" et n'excédant pas "les sujétions auxquelles [la société] pouvait normalement être soumise dans le cadre de la sécurisation d'un événement sportif exceptionnel tels que les JOP 2024". Dans ces conditions, il est légitime de se demander quoi et qui pouvait bien être éligible à une indemnisation ! Pour ce commerçant du 8e arrondissement, la concomitance entre la perte de chiffre d'affaires et les JO était pourtant évidente. Il en allait de même pour son excédent brut d'exploitation. Rendre des comptes Ne laissons pas passer ce scandale. Exigeons du Gouvernement des actes immédiats. D’abord, une évolution radicale des critères d'éligibilité pour enfin prendre en compte la réalité du désastre économique subi par nos quartiers. Ensuite, un réexamen systématique des dossiers déjà déposés et rejetés de manière injuste. Enfin, un accompagnement digne de ce nom avec une communication transparente. Nos commerçants parisiens, et tout particulièrement ceux du 8e arrondissement, ont supporté l'essentiel des contraintes d'un événement qui a fait rayonner la France entière. Ils en ont été les artisans silencieux et sacrifiés. Le temps des illusions est révolu. Battons-nous sans relâche pour que cette injustice soit réparée et que nos commerces obtiennent enfin le respect et les indemnisations qui leur sont dus.

  • Écouter, décider, agir : au travail pour le 8e !

    Dès les premiers jours de la nouvelle mandature, j'ai souhaité engager un dialogue franc et constructif avec l'ensemble des parties prenantes de la Mairie du 8e. Nous avons reçu un mandat clair : améliorer votre cadre et votre qualité de vie dans le 8e arrondissement. Dès les premiers jours de la nouvelle mandature ouverte le 6 avril, pour l'accomplissement de notre mission au service des administrés de l'arrondissement, j'ai souhaité engager un dialogue franc et constructif avec l'ensemble des parties prenantes de la Mairie du 8e. J'ai donc principalement consacré ces deux premières semaines à une série de rendez-vous importants - agents territoriaux, associations et entreprises locales, comités divers, Maire de Paris et certains de ses Adjoints, Préfecture de Police, Commissariat, Éducation nationale, services sociaux et de santé, etc. L'objectif de cette démarche est d'instaurer un rapport de confiance exigeant avec les services de la Ville et de l'État, tout en fixant un cap à la hauteur de notre ambition. Voici les premiers jalons concrets de notre action commune pour notre arrondissement. L'ordre au coin de la rue La sécurité est le premier de nos droits et le socle incontournable de notre vivre-ensemble. Lors de mes échanges avec le Commissaire central du 8e arrondissement puis avec le Directeur de cabinet du Préfet de police de Paris, nous avons brossé le panorama sécuritaire du 8e arrondissement : Champs-Elysées, caméras de vidéo-protection, établissements de nuit, etc. Nous sommes convenus d'une action stricte et coordonnée contre les nuisances nocturnes. Il est bien sûr impératif d'éradiquer le fléau du protoxyde d'azote, trop souvent couplé à des conduites dangereuses sur les Champs-Élysées durant les soirées de fin de semaine, comme j'ai pu récemment le rappeler dans l'hebdomadaire Valeurs Actuelles. Des "irritants" locaux ont aussi été évoqués, à l'instar de la fourrière à ciel ouvert rue du Faubourg Saint-Honoré. En parfaite complémentarité, j'ai demandé à la Cheffe de la Police municipale dans le 8e de mobiliser des patrouilles pédestres quotidiennes sur le secteur Laure Diebold. L'objectif ? Entraver les attroupements et les menus trafics qui s'approprient indûment l'espace public. A l'angle de la rue de la Baume et de l'avenue Percier, la situation d'une personne à la rue en grande errance est devenue intenable. Cette situation est indigne depuis de trop nombreux mois, d'abord pour cette SDF dans la détresse, ensuite pour les habitants et les usagers. Mais elle est devenue critique en termes d'ordre public suite à des intrusions inacceptables dans les locaux d'une école de danse à proximité. J'ai reçu plusieurs riverains subissant diverses nuisances. Puis j'ai demandé au Préfet de police de Paris l'évacuation de cette personne à la rue et une orientation vers une prise en charge médicale et psychiatrique adaptée. Nous réfléchissons par ailleurs à un nouvel aménagement urbain. Je suis également remontée au créneau concernant la situation de la place Georges Guillaumin. Une procédure de justice est en cours pour une évacuation du campement. Celle-ci pourrait intervenir en septembre. J'ai par ailleurs informé les services de la Direction de la voirie et des déplacements (DVD) et de la Direction des espaces verts et de l'environnement (DEVE) de la Ville de Paris que je souhaite porter un projet de végétalisation ambitieuse de la place. Un trouble dans la rue ? Ne restez pas simple témoin : composez le 17. Sans vos yeux, la police voit moins bien. Il lui est plus difficile d'évaluer ou de résoudre votre problème. Ayez le réflexe Police Secours. Ce numéro est gratuit, l'action est rapide. Face au désordre, ne subissez plus : donnez l'alerte. Un espace public respecté La propreté et l'entretien de notre espace public s'imposent comme des priorités absolues. Avec le Chef de la division territoriale de propreté du 8e arrondissement, j'ai partagé un constat sans appel, largement soutenu par vos témoignages quotidiens : le plan de nettoyage actuel n'est manifestement plus en phase avec la réalité de nos rues. Afin de ne plus avancer à l'aveugle, j'ai demandé un accès au back-office de l'application "Dans Ma Rue" pour les services de la Mairie du 8e, ce qui nous permettra d'améliorer le pilotage et la précision des interventions. Du côté de nos "poumons verts", j'ai rappelé au Chef de la Direction des espaces verts et de l'environnement (DEVE) du 8e l'urgence de lancer le diagnostic des grilles classées du parc Monceau. A la suite d'un échange - à ma demande - avec l'Adjoint à la Maire de Paris en charge notamment des Espaces verts, un protocole correctif est en cours d'élaboration pour relancer sereinement l'expérimentation de l'espace de liberté pour les chiens dans le parc Monceau, tout en garantissant la tranquillité de tous les usagers. Manifestement, il y avait eu un quiproquo entre les précédentes équipes municipales... A moins que la campagne électorale n'ait justifié certaines approximations... Nous avons aussi évoqué l'indispensable qualité et entretien de la végétalisation de l'espace public, l'évolution des usages des jardins des Champs-Elysées ou encore la dégradation des grillettes aux abords du Théâtre de la Concorde. En termes d'incivilités, chaque jour est malheureusement à Paris un éternel recommencement... Les services de la propreté sont au travail pour restaurer la pyramide du parc Monceau dans les meilleurs délais. Aux abords du Théâtre de la Concorde, 20 mètres de grillette parisienne restent à positionner après la résolution d'un problème de rupture d'approvisionnement. Sur le front de l'urbanisme, j'ai fait part à la Cheffe de la circonscription ouest de la Direction de l'urbanisme (DU) de notre position contre le développement prédateur des meublés de tourisme qui vident nos immeubles, ainsi que contre la privatisation sauvage des trottoirs par certaines terrasses - la majorité des cafés et restaurants respectant bien sûr la réglementation. Je lui ai également demandé que la Ville de Paris mette tout en œuvre pour conserver sur place la devanture historique de l'ancienne teinturerie Pouyanne du 57 boulevard Haussmann, ou, si cela s'avère juridiquement impossible, d'en garantir la sauvegarde matérielle au sein des collections du Musée Carnavalet. La devanture historique de l'ancienne teinturerie Pouyanne du 57 boulevard Haussmann doit être sauvée. Il y a urgence ! Le temps de s'offrir une petite remise en beauté éditoriale pour épouser pleinement le nouveau souffle de cette mandature et votre magazine du 8e revient très vite sous presse ! Nous peaufinons les derniers détails d'une formule toujours plus intéressante, avec de nouvelles rubriques tels que le carnet du jour ou le courrier des lecteurs, prête à tourner une nouvelle page pour mieux vous raconter notre arrondissement et tous ceux qui en font battre le cœur. Enfin, avec Geoffroy BOULARD, le Maire du 17e arrondissement voisin, et mon ami, nous avons échangé à bâtons rompus sur les différents sujets communs au 8e et au 17e pour le bon avancement desquels la bonne coopération inter-arrondissements sera décisive, à commencer par le réaménagement de la place de Clichy pour fluidifier la circulation générale et redonner toute leur place aux transports en commun (bus) et aux piétons. Avec Geoffroy BOULARD, nous nous engageons à porter politiquement ensemble les sujets qui appellent une coopération inter-arrondissements 8"-17" efficace. Sanctuariser l'école, protéger nos familles L'attractivité de notre arrondissement repose intimement sur l'excellence de nos écoles et la solidité de notre offre de soins. J'ai donc tenu à rencontrer rapidement la Direction de l'Académie de Paris et l'Inspecteur de l'Éducation nationale compétent dans le 8e. Nous avons évoqué la situation de l'école Robert Estienne et j'ai obtenu de la Rectrice un engagement personnel fort pour qu'elle soit apaisée d'ici la rentrée de septembre. Je me suis également opposée à la fermeture annoncée d'une classe à l'école élémentaire Florence. J'ai dénoncé l'impossibilité physique d'accueillir davantage d'élèves dans des salles qui atteignent allègrement les 35 degrés dès les premières chaleurs. Parallèlement, comme j'avais déjà pris l'initiative de le faire dans un courrier avec le Maire du 17e arrondissement Geoffroy BOULARD et le Député de la circonscription Sylvain MAILLARD, j'ai à nouveau défendu le maintien d'une 4e division de sixième et de l'option bilangue au collège Chaptal, véritables marqueurs de notre excellence publique. J'ai également fait remonté les doléances des parents d'élèves concernant le dispositif Affelnet et la nécessité de l'assouplir. Pour la petite enfance, nous portons avec la Cheffe de la Circonscription des affaires scolaires et de la petite enfance (CASPE) du 8e le projet ambitieux d'une "crèche d'urgence" et de la réouverture d'une PMI. Dans ce même esprit de protection et de sécurisation de nos enfants, j'ai rappelé aux responsables locaux de la voirie ma ferme volonté d'installer des barrières en quinconce sur la "rue aux écoles" Monceau, où je me suis une nouvelle fois déplacée cette semaine. Cette demande a été acceptée et ces équipements, dont la fabrication nécessite un délai d'un mois, seront posés dans les meilleurs délais pour garantir des trajets scolaires sereins. Je lui ai également fait part de mon souhait de réaliser des aménagements végétalisés de qualité pour améliorer les usages locaux sur la place Georges Guillaumin et à l'intersection des rues du Faubourg Saint-Honoré et de Berri. J'ai par ailleurs demandé au Chef de la Section locale d'urbanisme (SLA) de la Direction des Constructions Publiques et de l'Architecture (DCPA) une vigilance méticuleuse sur les chantiers estivaux de la crèche Saint-Honoré. En matière de santé, main dans la main avec la direction de la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé de Paris 8, nous continuerons de nous battre pour faire sauter le verrou administratif absurde qui limite les surfaces médicales en rez-de-chaussée à 50 m², bloquant ainsi l'installation vitale de nouveaux médecins. Les solutions remontent du terrain Au-delà des dossiers techniques et du rythme soutenu des réunions, la présence sur le terrain est indispensable à l'efficacité et à l'équilibre de ma mission. On n'administre bien que de près. Lors de mon immersion matinale à l'école Paul Baudry, j'ai pu constater le dynamisme de notre centre de loisirs bilingue et le dévouement des équipes d'animation. Immersion garantie à l'école Paul Baudry ! Nos enfants du 8e profitent des vacances dans notre centre de loisirs bilingue. Apprendre en s'amusant, c'est le meilleur secret pour devenir fluent ! Un grand bravo aux équipes d'animation ! Ce contact direct avec ceux qui font le 8e s'est prolongé au "Chalet Monceau", une institution de notre parc où j'ai rencontré la famille passionnée qui est aux commandes de cet établissement. Leur engagement quotidien nous prouve que les produits d'excellence ont un avenir et que l'entrepreneuriat local possède des valeurs que nous devons chérir. Terrain, proximité et accessibilité : avec ceux qui font le 8e au "Chalet Monceau", une institution de notre parc où j'ai rencontré la famille passionnée qui est aux commandes de cet établissement. Le petit théâtre de Guignol du parc Monceau va bientôt rouvrir. La culture de l'excellence pour tous Le rayonnement de notre arrondissement passe par la défense acharnée de son âme culturelle, de sa solidarité et de sa vitalité économique. J'ai sollicité la Directrice des affaires culturelles de la Ville de Paris pour plaider - notamment - une vision strictement patrimoniale du futur aménagement de la place de la Concorde, refusant qu'elle ne devienne une simple zone d'exploitation commerciale. J'ai réclamé un plan de sauvetage pour le Théâtre de Guignol et assuré les directions de nos précieux cinémas indépendants, Le Balzac et le Lincoln, de mon soutien pour le maintien d'une offre culturelle dans le quartier des Champs-Elysées. Cette exigence d'excellence culturelle s'applique tout autant à nos établissements municipaux. J'ai ainsi tenu à mener personnellement les auditions des candidats à la future direction du Conservatoire municipal Camille Saint-Saens. Avec un seul et unique critère de choix : le haut niveau pédagogique offert à nos élèves. Convaincue que la Mairie doit être bien plus qu'un simple centre administratif, je souhaite en faire un véritable écrin ouvert à la valorisation des talents et à la célébration du mérite. Mettre nos salons à la disposition de ceux qui portent haut nos couleurs est ainsi une manière très concrète de soutenir l'excellence et de faire vivre notre institution. Depuis plus de 25 ans, l'association "Les Toques Françaises" accomplit un travail remarquable pour faire rayonner la gastronomie française et défendre l'authenticité de nos terroirs. Sur le terrain de la solidarité, pour épauler les formidables distributions alimentaires de la paroisse Saint-Augustin, j'ai demandé au Directeur de l'attractivité et de l'emploi (DAE) de la Ville de Paris d'étudier sans l'attribution d'un kiosque vacant sur la place de la Madeleine. Enfin, nous contribuer à amplifier le dynamisme des acteurs de l'artisanat d'excellence grâce à un véritable "partenariat public-privé" sans précédent avec la Présidence du Comité Faubourg Saint-Honoré, lequel financera à hauteur de la moitié un aménagement de qualité sur la rue éponyme. Le pouvoir d'agir Cependant, toutes ces ambitions se heurtent encore trop souvent au mur d'une centralisation municipale étouffante. C'est pourquoi, chaque fois que l'occasion se présente, je réitère fermement notre demande d'obtenir une autorité hiérarchique directe sur les agents de la propreté, de la voirie et de la police municipale affectés à notre territoire. Ce combat pour une véritable décentralisation est au cœur des échanges que nous avons actuellement avec les Inspecteurs généraux de l'administration dans le cadre de leur mission portant sur l'évaluation du fonctionnement et de l'exercice des compétences des mairies d'arrondissement de Paris. * Le diagnostic est posé, la méthode est claire. Mon équipe et moi sommes d'ores et déjà pleinement engagés pour transformer ces orientations en améliorations concrètes pour votre quotidien !

  • Logement, périscolaire, solidarité, attractivité : le mauvais départ de la nouvelle majorité au premier Conseil de Paris

    Ce mardi 14 avril 2026 s'est tenu le tout premier Conseil de Paris de la nouvelle mandature , suite au Conseil d'installation . L'ordre du jour comportait quatre communications. La première était relative à la lutte contre la spéculation et les logements inoccupés ainsi qu'à l'action de la brigade de protection du logement. La deuxième portait sur la protection et les temps de l'enfant à l'école . La troisième concernait la situation du " sans-abrisme " à Paris et la mise en œuvre du Plan "Zéro enfant à la rue". Enfin, la quatrième était relative à l’avenir du Parc des Princes et à la reprise des discussions avec le Paris Saint-Germain. Je veux revenir ici sur ces enjeux qui touchent au cœur du quotidien des familles, de la sécurité de nos enfants et du rayonnement de notre capitale. Libérer le logement : le pari de l'offre et de la confiance retrouvée La majorité municipale a ouvert la séance avec sa communication sur l'inoccupation et la création d'une brigade de protection du logement. Avec mon groupe, nous nous sommes opposés à cette politique de gribouille bureaucratique et punitive qui, loin de résoudre la crise, ne fait que la figer. Il est d’abord nécessaire de rétablir la vérité sur les chiffres de la vacance, particulièrement dans le 8e arrondissement, afin de cesser de stigmatiser inutilement les propriétaires. Si l'Atelier parisien d'urbanisme (APUR) considère que 36 % des logements de notre arrondissement sont inoccupés, il ne faut pas faire d'amalgames trompeurs. Près des deux tiers (63 %) de ces biens sont en réalité identifiés comme des résidences secondaires et à peine 4 % du parc, soit environ 1 100 biens, se sont avérés véritablement vacants depuis plus de deux ans. Bien souvent, un logement est simplement vide de manière transitoire, entre deux locataires ou durant de longs travaux de rénovation. Le constat global porté par notre groupe est sans appel : la politique menée depuis un quart de siècle a contribué à exclure les classes moyennes de Paris et à rigidifier le marché au point que le logement est devenu le principal motif de départ des familles. En cinquante ans, les loyers parisiens ont été multipliés par 18, alors que les prix à la consommation n'augmentaient que de 10 fois selon l'Insee, illustrant un décrochage dramatique du pouvoir d'achat. Malgré le financement de 95 000 logements sociaux entre 2006 et 2020, la crise persiste, prouvant les limites d'une stratégie centrée sur un seul levier qui atteint désormais les obligations de la loi SRU avec 25 % du parc. Plutôt que de transformer l'Hôtel de Ville en tribunal anti-propriétaires avec des comités de surveillance et des menaces d'expropriation, nous portons une alternative fondée sur l'incitation. Nous exigeons un rééquilibrage de la politique municipale pour recréer de la mixité sociale et de la mobilité, car une part importante des demandeurs de logements sociaux est déjà logée dans ce parc, faute de parcours résidentiel fluide. Notre groupe a émis le vœu que la Ville favorise enfin l'accession à la propriété pour tous les locataires, qu'ils résident dans le parc social ou privé. Pour mobiliser les 130 000 logements inoccupés à l'échelle de la capitale, nous proposons la mise en œuvre de baux à réhabilitation. Ce dispositif permettrait à la collectivité ou à sa foncière de financer la rénovation thermique de logements privés vacants dont les propriétaires n'ont pas les moyens d'engager des travaux lourds. En contrepartie d'une gestion temporaire, ces biens seraient remis sur le marché locatif à des tarifs accessibles, alliant transition écologique et augmentation de l'offre. Seul un choc de confiance, incluant une garantie municipale contre les loyers impayés et la fin de l'encadrement des loyers, redonnera de l'air au marché immobilier parisien. Protéger nos enfants : vers une excellence du temps périscolaire La sécurité et l'épanouissement de nos enfants doivent être une priorité absolue. Les chiffres rendus publics pour ce seul premier trimestre 2026 sont accablants : 78 agents ont été suspendus à l'échelle de Paris, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. Si le 8e arrondissement est aujourd'hui épargné, nous restons d'une vigilance totale avec la mise en place de "conseils du périscolaire" pour assurer un suivi de proximité. Nous exigeons une transparence totale avec la création d'une Mission d’information et d’évaluation (MIE) transpartisane dédiée à l'avenir de ce service essentiel. Notre plan d'action contient des actions à court, moyen et long termes. Il propose la présence systématique de binômes d'animateurs pour qu'aucun enfant ne se retrouve jamais seul avec un adulte, ainsi qu'un contrôle drastique - et permanent, tout au long de la carrière - du casier judiciaire et du fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV) pour l'ensemble du personnel. Enfin, la généralisation de la semaine de 4 jours est le pilier indispensable pour stabiliser les équipes et recruter des professionnels exclusivement diplômés et formés. C'est en offrant un rythme scolaire apaisé que nous garantirons la qualité de l'accueil que les parents parisiens sont en droit d'attendre. Solidarité responsable : agir avec dignité pour les plus vulnérables Zéro enfant à la rue d'ici l'hiver 2026 est un objectif que nous partageons. La situation actuelle, où près de 4 000 personnes restent sans solution d'hébergement malgré les sollicitations du 115, n'est pas satisfaisante. Cependant, l'engagement de la Ville ne doit pas servir de prétexte à un désengagement de l'État. En finançant désormais près de 7 000 places, la Ville supplée les carences nationales avec les impôts des Parisiens. Nous exprimons une vive inquiétude quant à la création de méga-structures comme le campement humanitaire de 500 places envisagé par la majorité. Si la solidarité est un impératif, elle ne doit pas se faire au détriment de la tranquillité publique et de la sérénité des quartiers populaires. Nous privilégions une insertion durable par le logement plutôt que des structures collectives massives. La Ville doit exiger une contractualisation claire avec l'État pour garantir une répartition nationale de l'effort et des solutions de sortie pérennes. Fier de nos couleurs : ancrer durablement le PSG au cœur de Paris L'histoire du Paris Saint-Germain et celle du Parc des Princes sont indissociables de l'identité de notre capitale. Le stade actuel doit évoluer pour répondre aux standards européens et nous saluons la reprise nécessaire du dialogue pour maintenir le club à Paris. Laisser partir le PSG hors de nos murs serait une erreur historique majeure pour l'attractivité internationale et l'économie locale. Nous soutenons donc l'exploration de solutions juridiques pérennes , comme la vente du stade ou un bail emphytéotique, afin de permettre au club d'investir sereinement dans la modernisation de son enceinte historique. Ce projet doit être l'occasion d'une requalification véritablement ambitieuse de la Porte de Saint-Cloud en un quartier de vie végétalisé et apaisé. Nous veillerons scrupuleusement à ce que les recettes issues de cet accord foncier soient intégralement et en toute transparence réinjectées dans le sport de proximité et l'entretien de nos espaces verts. Comme l'a rappelé mon collègue et ami Maire du 16e arrondissement, Jeremy REDLER, " l'enjeu du Parc des Princes de demain, ce n'est pas juste celui de l'agrandissement, c'est de bâtir un modèle du stade du futur, qui tienne compte des riverains et des commerçants à proximité, et qui adapte les transports qui le desservent ". Avec Eric SCHAHL, mon 1er Adjoint à la Mairie du 8e arrondissement, également Conseiller de Paris, dans l'hémicycle de l'Hôtel de Ville ce 14 avril.

  • Top départ de notre travail pour le 8e arrondissement !

    De gauche à droite, les élus de la majorité du 8e arrondissement : Ronan GUEVEL, Sylvie DAO, Eric SCHAHL, Catherine LECUYER, Stéphanie MAMAN, Erwan LECLERC et Laurence RIOT LAMOTTE. Ce lundi 6 avril 2026, c'est avec émotion et détermination que j'ai revêtu l'écharpe de Maire du 8e arrondissement. Retour sur le Conseil d'installation solennel qui marque le top départ de notre travail pour le 8e. Une élection sous le signe de l'intérêt général Le tout premier Conseil d'arrondissement obéit au formalisme juridique du Code général des collectivités territoriales (CGCT). L'ordre du jour de ce premier rendez-vous est traditionnellement exclusivement consacré aux élections internes du Maire et de ses Adjoints. Sous la présidence solennelle de notre doyenne d’âge, Sylvie DAO, et avec l'aide des benjamins de notre Conseil, Théa FOURDRINIER et Erwan LECLERC, la démocratie locale s'est donc exprimée. Mon collègue Éric SCHAHL a présenté ma candidature au nom de notre majorité. À l'issue d'un vote à bulletin secret, j'ai été officiellement déclarée élue Maire du 8e arrondissement de Paris à la majorité absolue. Recevoir cette écharpe aux franges dorées des mains de la doyenne fut un instant de grande gravité. Ma première pensée a été pour vous. Je tiens à remercier du fond du cœur les électrices et les électeurs qui nous ont accordé leur confiance. La campagne étant terminée, j'ai pris un engagement ferme : faire de l'intérêt général et de la défense inlassable de notre arrondissement et de ses habitants l'unique boussole de notre action collective. J'ai par ailleurs été très claire : je serai la Maire de toutes et de tous. Que vous ayez voté pour nous, fait un autre choix, ou que vous vous soyez abstenus, la Mairie du 8e est votre maison. Une équipe resserrée immédiatement opérationnelle Pour répondre à vos attentes, il nous fallait une équipe resserrée, compétente et directement opérationnelle . Je suis fière de vous présenter les nouveaux Adjoints et Conseillers d'arrondissement délégués élus afin de mener à bien notre mandat à votre service : Éric SCHAHL , 1er Adjoint, chargé de la sécurité, des finances, de l'urbanisme commercial et des projets économiques. Stéphanie MAMAN , 2e Adjointe, chargée des politiques éducatives et familiales, des affaires sociales, de la santé et du lien intergénérationnel. Erwan LECLERC , 3e Adjoint, chargé du commerce, de l'artisanat, de la vitalité économique, du mécénat et de l'attractivité territoriale. Sylvie DAO , 4e Adjointe, chargée de la propreté, de l'espace public, des espaces verts, des mobilités, de l'urbanisme et de la transition écologique. Laurence RIOT LAMOTTE , Conseillère déléguée d'arrondissement, chargée de la culture, de la jeunesse et des sports. Ronan GUÉVEL , Conseiller délégué d'arrondissement, chargé de la démocratie locale, de la vie associative, du monde combattant, de l’innovation, du numérique et de l’IA. L'élection s'est achevée après la remise de leurs écharpes et la lecture obligatoire de la Charte de l'élu local qui nous rappelle nos devoirs d'impartialité, d'assiduité et de probité. Dès aujourd'hui, nous sommes au travail ! De gauche à droite : Théa FOURDRINIER, représentante de l'opposition socialiste du 8e arrondissement, Frédéric BAUDIN-CULLIERE, Directeur général des services de la Mairie du 8e arrondissement, moi-même et Erwan LECLERC. La Charte de l'élu local rappelle aux leurs devoirs d'impartialité, d'assiduité et de probité. Nos priorités pour vous À travers les votes des 15 et 22 mars, votre message a été clair : vous avez exprimé une exigence de tous les instants et une volonté forte de changement en mieux. Vous avez dit votre fierté de vivre dans le 8e, un arrondissement d'exception, mais vous n'avez pas caché votre lassitude face à la dégradation de votre cadre et de votre qualité de vie. Le 8e est le visage de la France aux yeux du monde et le cœur battant de l'économie parisienne et francilienne, mais il est avant tout un village. C'est l'arrondissement de nos familles, de nos commerçants de proximité, de nos écoles... Nos grandes priorités sont claires : la sécurité, la propreté, l'environnement, la circulation, les transports, le commerce de proximité, le logement, la préservation de notre patrimoine. Nous allons agir dans ce sens, avec une méthode : la proximité, le terrain, la culture du résultat. Le 8e va faire entendre sa voix Je tiens à vous faire une promesse : la Mairie ne sera plus une simple chambre d'enregistrement des souhaits de l'Hôtel de Ville. Nous travaillerons bien sûr avec la Mairie centrale en partenaires loyaux quand l'intérêt de Paris sera en jeu. Mais nous serons des partenaires très exigeants chaque fois qu'il s'agira de défendre les intérêts des habitants et des acteurs divers du 8e. Pour réussir, nous pourrons compter sur le professionnalisme et le dévouement exemplaire des agents de notre Mairie, et au-delà de la Mairie de Paris , dont l'expertise technique et la présence sur le terrain sont indispensables. Mon équipe et moi-même serons à leur écoute, respectueux de leur travail et attentifs à leurs conditions d'exercice. Le temps de la campagne électorale et des discours laisse désormais place au temps de l'action. Vous nous avez élus pour agir, pour protéger et pour embellir notre arrondissement. Nous serons au rendez-vous. S'il fallait une preuve que la démocratie locale est bien vivante dans le 8e arrondissement : une centaine de personnes a participé au Conseil d'installation... un lundi matin de Pâques !

  • Conseil du 8e arrondissement du 26 janvier 2026 : je vous rends compte

    Nous avons tenu lundi 26 janvier 2026 notre 39e et dernier Conseil du 8e arrondissement de la mandature . Vous trouverez ici l'ordre du jour de la séance, ici le compte rendu intégral et ci-dessous un compte rendu synthétique de mes principales interventions. J'ai posé une question orale à la Maire du 8e arrondissement, défendu deux vœux à l'attention de la Ville de Paris, et concentré mes principales interventions sur les dossiers que je considère être prioritaires pour les habitants du 8e et pour l'arrondissement. Sommaire Notre démocratie a besoin de la contradiction exigeante École maternelle Monceau : la sécurité des enfants n'est pas une option RER E / EOLE : les nuisances aux riverains du 8e doivent cesser Après l'avenue Ruysdaël, mettre en sécurité les installations électriques de voirie Place de la Concorde : oui à la réhabilitation, mais sous haute surveillance ! Notre démocratie a besoin de contradiction exigeante Lors de cette ultime séance du Conseil du 8e arrondissement de la mandature, j'ai tenu à remercier mes collègues élus et à leur rappeler ce qui avait guidé chacune de mes interventions durant ces six années de mandat : l'intérêt supérieur des habitants du 8e . Voici le texte de mon projet d'intervention : Madame la Maire, mes chers Collègues, Nous y sommes. 39e et dernier Conseil de cette mandature. Si j'ai tenu mon rôle d'opposante avec la vigueur et la vigilance que vous me connaissez, je n'ai jamais perdu de vue notre seule boussole commune : l'intérêt des habitants du 8e arrondissement. La démocratie locale ne vit pas du consensus mou, elle se nourrit de la contradiction exigeante. Nos désaccords ont été francs, mais ils ont été nécessaires. Car c’est du choc des idées que jaillit, sinon la lumière, du moins la vitalité de notre arrondissement. Je tenais donc à vous remercier pour ces échanges. Au-delà des étiquettes et des clivages, nous avons eu l'honneur de servir la République à l'échelle de notre arrondissement et de nos quartiers. Je vous remercie. École maternelle Monceau : la sécurité des enfants n'est pas une option Mon premier vœu avait pour objectif de tirer une nouvelle fois la sonnette d’alarme pour améliorer la situation sécuritaire inacceptable qui perdure devant l’école maternelle du 15 rue de Monceau. La sécurité aux abords de nos écoles devait être la priorité absolue de la Ville de Paris. Mais en supprimant les barrières de protection qui existaient auparavant, la Mairie de Paris a exposé nos enfants au danger . Aujourd’hui, la configuration de la voirie et l'absence de protections physiques exposent directement les élèves et leurs familles aux véhicules motorisés et aux deux-roues qui circulent souvent à vive allure. Face aux alertes répétées des parents d’élèves et des riverains. l’attente de solutions pérennes ou d'études préalables ne saurait justifier le maintien d’une situation qui met chaque jour en péril la sécurité des tout-petits . C’est pourquoi j’ai défendu un vœu proposant des actions concrètes et immédiates . Mes demandes à la Ville de Paris étaient les suivantes : Sécuriser tout de suite : j'ai demandé l'installation sans délai d'une protection physique continue et efficace - comme des barrières - à hauteur de l'entrée et de la sortie de l'école. Renforcer la présence humaine et la signalisation : il est urgent de rétablir un "point école" et de renforcer les contrôles en attendant des aménagements définitifs. Revoir la copie : la Ville doit conduire une évaluation rapide de cet aménagement de voirie pour garantir durablement la sécurité de tous. La majorité d'arrondissement m'a répondu que des barrières dites "croix de Saint André" devaient être prochainement reposées au droit de l'école et que l'installation d'une caméra de vidéoprotection avait été demandée place Gérard Oury, en amont du tronçon concerné, en complément de celle existant déjà, en aval, place Maurice Couve de Murville. Une concertation devrait par ailleurs être organisée pour l'étape suivante de l'aménagement, à savoir la fermeture des barrières avec un cadenas. Avec ce vœu, j'entendais mettre la Mairie de Paris face à ses responsabilités car la sécurité de nos enfants ne se négocie pas. Je resterai vigilante pour que ces mesures de bon sens soient appliquées au plus vite. Post-scriptum : dès mardi matin 27 janvier, j'ai été une nouvelle fois interpellée par les parents d'élèves au sujet des dysfonctionnements de la "rue aux écoles" Monceau suite à un nouvel incident grave, cette fois entre un parent d'élève et un automobiliste. J'ai donc immédiatement écrit un nouveau courrier à la Maire du 8e arrondissement. Photo prise mardi matin 27 janvier : récemment cassée, la barrière amovible a été retirée et remplacée par 2 palissades de chantier. RER E / EOLE : les nuisances aux riverains du 8e doivent cesser ! Mon second vœu avait pour objet que la Ville de Paris fasse réduire les nuisances vibratoires et le bruit solidien générés par le prolongement du RER E (EOLE) dans le 8e arrondissement. Je suis intervenue pour porter la voix de certains habitants dont le quotidien est impacté depuis la mise en service du prolongement du RER E. L'arrivée d'Eole est une prouesse technique et un progrès pour la mobilité. Mais pour les riverains du 8e, c’est aussi aujourd'hui une source de nuisances . Depuis l’ouverture de la ligne, les signalements se multiplient. Rue de la Pépinière, boulevard Haussmann, place Saint-Augustin, rue Roy, rue de Laborde... Partout le même constat. Ce ne sont pas de simples bruits de fond, mais des nuisances vibratoires intenses et des "bruits solidiens" (grondements sourds) qui remontent jusqu'aux étages élevés à chaque passage de rame. Ces nuisances portent atteinte à la santé, au sommeil et à la tranquillité des habitants, sans parler de l'impact sur nos commerces et nos hôtels . De plus, nous parlons d'un bâti ancien, haussmannien, dont les structures n'ont jamais été conçues pour encaisser de telles secousses. Devons-nous attendre que des fissures apparaissent pour réagir ? Pourtant, les technologies ferroviaires modernes (dalles flottantes, tapis anti-vibratiles) permettent aujourd'hui d'éviter cela . Si le bruit passe, c'est qu'il y a eu des économies de bouts de chandelle ou des ratés dans la conception. La Ville de Paris, qui affiche de grandes ambitions avec son "Plan d'amélioration de l'environnement sonore" (PAES), doit maintenant passer des discours aux actes. Elle doit être le relais des inquiétudes des riverains auprès de la SNCF et d'Île-de-France Mobilités . Par le vœu que j'ai défendu hier, j'ai demandé à la Maire de Paris des actions concrètes et immédiates : L'urgence politique : saisir immédiatement la Présidente d’Île-de-France Mobilités et les directions de la SNCF pour leur exposer la gravité de la situation. La transparence technique : lancer une expertise acoustique indépendante , mandatée par une tierce partie, avec des mesures in situ dans les appartements touchés. Nous voulons objectif la situation sur les décibels et les vibrations. Des mesures immédiates : sans attendre les rapports, il faut réduire la vitesse des trains dans les zones critiques et procéder au meulage des rails pour limiter les frottements. Des travaux lourds si nécessaire : si des défauts d'isolement sont prouvés, il faut exiger un calendrier précis de travaux correctifs (pose de résilients, traitement des voies). Un suivi rigoureux : la mise en place d'un Comité de suivi réunissant élus, opérateurs et les représentants des riverains pour garantir que les promesses seront tenues. Parce que la nécessaire modernisation des transports en commun doit se faire en tenant compte de la santé et de la tranquillité des habitants du 8e arrondissement, je suivrai ce dossier avec beaucoup d'attention . Après l'avenue Ruysdaël, mettre en sécurité les installations électriques de voirie Ma question orale adressée à la Maire du 8e arrondissement portait sur les accidents par électrocution qui se sont produits avenue Ruysdaël le 6 janvier et la mise en sécurité des installations électriques de voirie . Sur cet axe fréquenté menant au parc Monceau, un dysfonctionnement des installations souterraines d'éclairage public a transformé une simple plaque métallique de trottoir en piège mortel. Bilan : de violentes décharges électriques ont frappé plusieurs animaux, tuant l'un d'eux et blessant sérieusement une propriétaire qui tentait de le secourir. Cet événement a provoqué un émoi légitime, notamment au sein du "Monceau Dog Club" et parmi les riverains. Ce drame met en lumière l'état de délabrement de certaines de nos infrastructures et les probables défaillances de maintenance de la part de la société Cielis - quoique l'équipement en cause ait pourtant fait l'objet de deux inspections par an, la dernière en septembre 2025, nous a indiqué la Maire du 8e. Si les services techniques indiquent que le danger immédiat est écarté, le prestataire ayant déjà retiré une centaines de boîtiers sous trottoir et s'étant engagé à tous les retirer, j'ai demandé à la Mairie des actions claires : Tolérance zéro sur la maintenance , avec des mesures concrètes imposées à Cielis et Enedis pour garantir qu'aucune autre installation de voirie ne présente un danger de mort par électrocution. Un audit général immédiat et complet de toutes les installations au sol de l'arrondissement. Nous ne devons pas attendre un nouveau drame pour agir. En tant qu'élue, je ne lâcherai rien tant que la sécurité des habitants du 8e ne sera pas totalement garantie . Place de la Concorde : oui à la réhabilitation, mais sous haute surveillance ! Je me suis enfin exprimée sur un dossier majeur pour notre patrimoine : l’avenir de la place de la Concorde. La délibération 2026 DVD 30 portait sur le transfert de gestion des fossés de Charles X de l’État vers la Ville de Paris. Cet outil juridique est indispensable pour lancer l'aménagement du site. Pour autant, ma position est claire : oui au réaménagement, mais pas à n'importe quel prix. Il doit s'agir d'une réhabilitation à vocation historique et patrimoniale avant tout . L'équipe lauréate, Philippe PROST et Bruel DELMAR, propose un projet qui respecte l'essentiel de mes exigences . Je me réjouis de voir que trois de mes quatre critères fondamentaux ont été entendus : Le respect absolu de l'histoire et du patrimoine de la place. Une végétalisation de qualité et basse , pour ne pas dénaturer les perspectives. L’interdiction des occupations événementielles commerciales : la Concorde doit rester un lieu d’intérêt national et ne pas devenir une foire commerciale. Si la direction est bonne, la mise en œuvre sera décisive. La vigilance est de mise. Il va y avoir du travail. Je serai très attentive aux points suivants : La qualité du mobilier urbain et des végétaux choisis. L'entretien rigoureux des pelouses et des surfaces minérales : nous ne tolérerons aucune dégradation. Le respect du "zéro commercial" : aucune dérive ne devra être acceptée sur ce point. La place de la Concorde est un symbole national. Son réaménagement doit être fidèle à l'esprit des lieux, maîtrisé et respectueux. Comptez sur moi pour y veiller. Vue aérienne de la place de la Concorde (crédit photo : Philippe PROST et Bruel DELMAR).

  • Installation du Conseil de Paris : une nouvelle donne, de vieilles habitudes et une opposition si besoin résolue

    Séance d'installation du nouveau Conseil de Paris élu le 22 mars 2026. Photo prise par mon collègue Eric SCHAHL, lui aussi Conseiller de Paris et élu du 8e arrondissement. Ce dimanche 29 mars s'est tenu la séance d'installation du nouveau Conseil de Paris élu le 22 mars. C’est avec fierté et sens des responsabilités que j’ai retrouvé les bancs de cet hémicycle en tant que Conseillère de Paris élue du 8e arrondissement, aux côtés de mon collègue et ami Eric SCHAHL, lui aussi Conseiller de Paris et élu du 8e arrondissement. Ensemble, au sein de notre nouveau groupe "Paris Liberté !", qui succède avec une énergie renouvelée au groupe "Changer Paris" , nous portons la voix de tous les Parisiens qui souhaitent une vision plus ambitieuse et une meilleure gestion pour notre capitale. Ce premier Conseil a vu l'élection du socialiste Emmanuel GREGOIRE à la Mairie de Paris. En républicaine convaincue, je tiens à souhaiter sincèrement le succès de cette nouvelle municipalité. Pourquoi ? Tout simplement parce que l'enjeu dépasse nos clivages : il s'agit de Paris, de notre cadre de vie, et du quotidien de millions d'habitants qui ne peuvent plus se permettre de voir leur ville décliner. Malheureusement, les premières décisions de ce nouvel exécutif nous obligent déjà à tirer la sonnette d'alarme. Une "armée mexicaine" à rebours de l'efficacité La première décision d’Emmanuel GREGOIRE va exactement à l'encontre de ce qu’il faudrait pour redresser Paris : la nomination d'une véritable armée mexicaine composée de 36 adjoints . Les Parisiens, qui subissent une pression fiscale écrasante, attendent de l’efficacité, de la rationalisation et des économies. Au lieu de cela, nous assistons à un saupoudrage des responsabilités, des délégations souvent redondantes et parfois illisibles, une dispersion des portefeuilles qui dilue l'action municipale au lieu de la renforcer. Gouverner, c'est choisir. Ici, le choix semble avoir été de satisfaire les équilibres internes d'une coalition fragile plutôt que de servir l'intérêt général. Liste des Adjoints au Maire de Paris élus le 29 mars 2026. Le patrimoine sacrifié, la culture orientée S'il y a un point qui illustre tristement ce casting pléthorique et pourtant incomplet, c'est bien l'absence - stupéfiante - d'un adjoint dédié au Patrimoine . L’une des adjointes les plus remarquées et respectées de la précédente mandature était justement Karen TAÏEB, qui avait su mener un travail de fond indispensable. Le ton de cette nouvelle mandature est donné : elle n’est pas remplacée. Ignorer le patrimoine dans une ville-monde historique comme Paris est une faute politique majeure. Pire encore, la délégation à la Culture s'est rétrécie, tout en prenant un inquiétant air de propagande avec l’ajout inédit des "médias libres". La culture parisienne mérite un rayonnement international, pas d'être transformée en instrument de militantisme. L'ombre de LFI sur l'Exécutif parisien Première prise de parole du nouveau Maire de Paris et première confirmation glaçante : d’anciens membres de LFI sont bel et bien aux manettes ! La nomination de Laurent SOREL comme Adjoint en est la preuve flagrante . Confier des responsabilités exécutives à un élu qui s'est illustré par ses outrances - l'élu même qu'Anne HIDALGO se félicitait de ne pas compter dans sa propre majorité en 2023 - est irresponsable. C'est une entrée en matière particulièrement éclairante sur les compromissions idéologiques de cette nouvelle majorité. Paris, capitale de la tolérance et de l'universalisme, mérite infiniment mieux que 4 Adjoints communistes et 9 Conseillers de Paris insoumis rivalisant de dogmatisme et de sectarisme ! Urgence pour nos familles : le défi du périscolaire Face à ces dérives, notre groupe ne restera pas les bras croisés. La gestion du quotidien doit redevenir la priorité. C'est pourquoi nous demandons la mise en place urgente d'une Mission d'information et d'évaluation (MIE) sur le périscolaire . Il est grand temps de mettre fin à l’omerta qui règne sur l'organisation et l'encadrement des temps périscolaires de nos enfants, de dresser un bilan transparent des dysfonctionnements actuels, et de proposer enfin des solutions efficaces pour soulager les familles parisiennes et garantir un encadrement de qualité . Je tiens d'ailleurs à remercier chaleureusement notre co-président, Grégory CANAL, d’avoir porté cette exigence avec force et clarté dès ce premier Conseil de Paris, là où le nouveau Maire de Paris n'a pas même dédié un Adjoint au périscolaire... "Paris Liberté !" : une opposition stimulante et républicaine Le discours de Grégory CANAL a tracé une ligne claire pour les années à venir. En tant que premier groupe d’opposition, "Paris Liberté !" incarnera une force de proposition stimulante, pugnace, mais toujours profondément républicaine. Nous serons le bouclier des Parisiens. Face aux blocages administratifs, face à la folie des préemptions abusives, face aux menaces d’expropriation qui pèsent sur les propriétaires et les classes moyennes, notre détermination est totale. La bataille pour redonner à Paris sa liberté ne fait que commencer. Vous pouvez compter sur mon engagement pour le 8e arrondissement et pour Paris. Voir la vidéo du Conseil de Paris d'installation du dimanche 29 mars 2026. Lire le discours du nouveau Maire de Paris à cette occasion.

  • Point de vue | 36 adjoints, mais aucun dédié au patrimoine : un oubli préoccupant pour l'âme de Paris

    36 adjoints à la Mairie, pas un seul pour le patrimoine ! Cette anomalie menace l'âme de la capitale. Vite, un gardien du temple parisien ! Paris est une ville unique au monde, où chaque pierre, chaque église et chaque pont murmure notre histoire commune. Qu'il s'agisse de Notre-Dame ou de la Tour Eiffel, des fontaines de nos quartiers, des passages couverts, des grilles majestueuses du parc Monceau ou même du petit théâtre de Guignol des Champs-Elysées, ce patrimoine exceptionnel n’est en aucun cas un simple décor. Il constitue véritablement l’âme de notre capitale, le cœur battant de son identité, ainsi que le moteur indispensable de son attractivité. C’est précisément la raison pour laquelle l’organisation du nouvel exécutif municipal suscite aujourd'hui la surprise et l'incompréhension : sur une équipe particulièrement fournie de 36 adjoints, aucun n’est officiellement chargé de la question du patrimoine. Cette situation fait peser une menace sur l'identité même de Paris. Des responsabilités pourtant immenses Cette absence s'avère d'autant plus préoccupante que la responsabilité de la Ville en la matière demeure immense. La municipalité a en effet la charge et le devoir d'être la gardienne de dizaines d’églises, de centaines de statues, de ponts, de fontaines, sans oublier un patrimoine mobilier et architectural d'une richesse exceptionnelle. Par ailleurs, la Ville pilote actuellement des chantiers historiques d'une envergure inédite, allant du réaménagement du parvis de Notre-Dame et de la place de la Concorde, jusqu'à la restauration indispensable d’édifices emblématiques. Le patrimoine apparaît aujourd'hui comme le grand oublié du début de cette nouvelle mandature. Ce constat dépasse d'ailleurs largement les clivages politiques : preuve de l'urgence de la situation, l’ancienne adjointe au patrimoine, Karen TAÏEB, s’en est elle-même publiquement émue, s’interrogeant légitimement sur le suivi des grands chantiers engagés ces dernières années. Un tel joyau architectural et culturel ne peut décemment pas se gérer en pilote automatique. Sans un élu spécifiquement dédié à cette mission, il devient impossible de garantir une vision cohérente ou de porter politiquement ces sujets cruciaux sur le temps long. La préservation de Paris exige en effet une vigilance de chaque instant, une coordination rigoureuse de tous les acteurs impliqués et, surtout, une incarnation politique claire. À défaut de cette organisation, nous courons inévitablement à la dilution des responsabilités et à l’affaiblissement de toute ambition pour notre ville. Cynisme municipal ? Cette exigence de préservation avait pourtant été reconnue par la majorité reconduite. En 2021, Premier Adjoint, Emmanuel GREGOIRE avait lui-même porté le Manifeste pour une nouvelle esthétique parisienne , une démarche louable censée refonder les principes d’aménagement de notre espace public. L'ambition affichée semblait alors structurée : simplification du mobilier urbain, protection des éléments historiques et amélioration globale de la qualité des aménagements. Plus récemment encore, durant la campagne municipale, il promettait des propositions concrètes, telles que des investissements renforcés, une véritable valorisation des monuments et même la nomination d’un "directeur artistique". Dès lors, comment comprendre que ces enjeux vitaux ne fassent aujourd’hui l’objet d’aucune délégation clairement identifiée ? L'Exécutif envoie un signal profondément paradoxal : celui d’une municipalité qui clame haut et fort son attachement à la beauté de Paris, mais qui peine à en organiser concrètement la défense. Le beau n’est pourtant pas un luxe ; c’est le cœur même de notre cadre de vie quotidien. Face aux transformations urbaines contemporaines, les Parisiens formulent une attente à la fois simple et vitale : celle de vivre dans une ville harmonieuse, lisible et belle. Un impératif de survie Le patrimoine parisien ne peut en aucun cas rester dans l’angle mort de l’action municipale. Notre métropole ne peut tout simplement pas se permettre de reléguer son héritage au second plan. Car c’est bien ce patrimoine qui forge la singularité de Paris à travers le monde entier, nourrissant son rayonnement culturel et son attractivité incontestable. Dans une capitale où l’Histoire jaillit à chaque coin de rue, l’absence d'un "gardien du temple" interroge toutes celles et ceux qui aiment cette ville. C'est pourquoi je demande solennellement au nouveau Maire de Paris de nommer un Adjoint exclusivement dédié au patrimoine. Il ne s'agit pas là d'un simple geste symbolique, mais d'une décision de bon sens. C’est donner un cap clair, confier une véritable responsabilité et offrir une incarnation forte à cette politique essentielle. Nommer un élu spécifiquement chargé du patrimoine, c’est affirmer que la capitale assume pleinement son rang : celui d'une ville capable de protéger son riche passé tout en préparant sereinement son avenir. Ne nous y trompons pas : sans la figure d'un gardien vigilant, même les plus majestueux édifices de notre histoire finiront par s’effacer. Il faut une action forte en faveur de notre héritage commun !

  • MERCI ! Au travail pour le 8e

    Nota bene : l'élection formelle du nouveau Maire du 8e arrondissement se tiendra lors du Conseil d'arrondissement d'installation le lundi 6 avril. Les Adjoints au Maire seront également élus au cours de cette séance. Résultats du 2nd tour des élections municipales le 22 mars pour l'élection du Conseil d'arrondissement dans le 8e arrondissement. Résultats du 2nd tour des élections municipales le 22 mars pour l'élection du Conseil de Paris dans le 8e arrondissement. Madame, Monsieur, Dimanche, la démocratie s’est exprimée. Vous m'avez accordé votre confiance en m'élisant Maire du 8e arrondissement avec 57,11% des suffrages exprimés et 7 des 8 élus au Conseil d'arrondissement. Je tiens tout d’abord à remercier l’ensemble des électrices et des électeurs qui ont pris le temps de se déplacer aux urnes . La vitalité de notre République repose sur votre voix.  Mes remerciements les plus sincères vont également aux personnels de la mairie et aux citoyens engagés  qui ont tenu nos bureaux de vote tout au long de cette journée. Votre dévouement discret, mais essentiel, est le pilier de nos institutions. J’adresse aussi un salut républicain aux autres candidats . Si nos projets diffèrent, nous partageons le même attachement à notre arrondissement. Les débats de cette campagne ont fait vivre notre démocratie locale. Aux électeurs qui m’ont accordé leur confiance, je veux exprimer ma gratitude . Vous m’avez fait l’honneur de me confier les clés de notre mairie. Cette victoire m'oblige profondément. Je tiens à m'adresser tout particulièrement à mes colistiers, avec qui j'ai partagé chaque étape de ce beau combat . À vous qui êtes élus ce soir à mes côtés, je vous adresse mes félicitations les plus chaleureuses : c’est unis que nous avons convaincu, et c'est en équipe municipale soudée que nous allons maintenant agir. Je veux ensuite rendre un hommage appuyé à mon équipe de campagne . Votre énergie, votre loyauté et votre présence inlassable sur le terrain ont rendu ce moment possible et ont fait de notre aventure collective un moment humainement inoubliable.  Enfin, à ma famille, qui m'a soutenue avec la patience infinie qu'exige une telle aventure  : du fond du cœur, merci. La campagne électorale achevée, je serai désormais la Maire de toutes les habitantes et de tous les habitants , sans aucune distinction, quel qu'ait été leur vote.  Puisque la gauche se maintient à l'Hôtel de Ville de Paris, mon action de Maire d'arrondissement n'en sera que plus utile. Tout en portant nos propres projets locaux, mon rôle sera aussi de protéger les administrés du 8e et notre arrondissement contre certains projets de la Mairie centrale.  Face aux défis qui nous attendent, je n’aurai qu’une seule et unique boussole  : l’intérêt général des Parisiens du 8e et de notre arrondissement, pour défendre notre cadre de vie, notre sécurité, notre excellence.

  • L'heure du choix pour Paris et le 8e !

    Chers habitants du 8e arrondissement, ce dimanche 22 mars, nous avons une chance historique : celle de faire enfin basculer Paris avec Rachida DATI ! Face à nous ? Emmanuel GRÉGOIRE, le premier adjoint du déclin parisien. La dette, la saleté, la fuite des habitants, les scandales du périscolaire et de Paris Habitat... c'est lui ! Le voir aujourd'hui s'improviser "sauveur" de la capitale, c'est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité ! Face à cet échec, notre projet pour changer Paris en mieux est radical : police municipale armée, propreté 24h/24 et fin de la gabegie à tous les étages ! Dans le 8e, vous nous avez placés en tête à 40 % au premier tour. Merci du fond du cœur ! Mais dimanche, il nous faut plus, il nous faut une majorité forte. Pourquoi ? Parce qu'une majorité large, c’est l’assurance d’être mieux écoutés par l'Hôtel de Ville. C'est la garantie de pouvoir appliquer notre projet local : la sécurité de proximité, la fin de la "pagaille urbaine", le retour du "Beau". Avec une courte avance, on gère. Avec une majorité forte, on protège et on transforme en mieux ! À tous les électeurs de la droite et du centre qui n'ont pas voté pour notre liste au 1er tour, je vous le dis avec franchise : nos visions pour le 8e se rejoignent sur l'essentiel . Et la réalité mathématique est cruelle : voter pour certains candidats difficilement qualifiés pour le 2nd tour est inutile. Ne faites pas le jeu de la gauche ! L'heure est au rassemblement. Votons utile. Enfin, face à la gauche et aux insoumis, l'abstention est notre véritable ennemi. Dimanche, chaque voix comptera. Ne laissez personne décider à votre place ! Alors, mobilisez vos proches, allez voter. Donnez-nous une majorité forte pour agir, pour faire gagner Paris avec Rachida DATI et pour faire gagner le 8e arrondissement avec notre liste !

  • Mobilisation générale pour faire gagner Paris et le 8e arrondissement !

    Ce dimanche 22 mars, nous faisons face à un choix fondamental et définitif pour l'avenir de notre ville. La triangulaire qui s'annonce au 2nd tour face au socialiste Emmanuel GRÉGOIRE et à l'insoumise Sophia CHIKIROU offre à notre candidate Rachida DATI une chance historique de faire basculer Paris à droite. L'enseignement du 1er tour est clair : si tous ceux qui veulent le changement se mobilisent, nous pouvons gagner. C'est pourquoi nous avons décidé d'unir nos forces pour Paris avec l'ensemble de nos partenaires de la droite et du centre. L'urgence de l'alternance avec Rachida DATI Face à la gauche, l'abstention est notre plus grand danger. Le système électoral parisien est simple : dimanche, la liste arrivant en tête remportera automatiquement une prime de 25 % des sièges, ce qui lui garantira la Mairie de Paris. Chaque voix compte, et notre objectif est unique : battre la gauche. Emmanuel GRÉGOIRE a été le Premier adjoint du déclin parisien. Il était aux manettes quand la dette a explosé, quand la saleté s'est installée et quand les Parisiens ont commencé à fuir. Il ne peut pas s'improviser aujourd'hui comme un sauveur... c'est un peu le copilote qui veut vous donner des leçons de conduite après avoir crashé la voiture ! Face à la continuité de l'échec, nous portons au contraire un projet ambitieux pour refaire de Paris une ville sûre, propre et bien gérée. Dès notre élection, nous déploierons une police municipale armée, un plan de propreté 24h/24, un budget rectificatif pour stopper les dépenses inutiles. Clarté et rassemblement dans le 8e arrondissement Pour que Paris bascule, notre arrondissement doit lui aussi prendre toute sa part dans cette dynamique. Le 15 mars, en hissant notre liste en tête à 40 % dans le 8e, vous avez exigé un nouvel élan pour tourner la page d'une gestion à bout de souffle. Notre vision pour le 8e s'inscrit en parfaite synergie avec l'alternance parisienne portée par Rachida DATI . Comme vous pouvez le lire en détail dans notre circulaire du 2nd tour que vous recevez ces jours-ci dans vos boîtes aux lettres, nous voulons renouer avec l'essentiel : sécurité de proximité, propreté exigeante, retour du "Beau", fin de la pagaille urbaine, etc. Le changement, en mieux, est finalement à portée de vote à Paris et dans le 8e. J'en appelle donc à tous les électeurs de la droite et du centre : nos convictions se rejoignent sur l'essentiel . Alors dimanche, retournez aux urnes, convainquez vos proches et donnez-nous, à la liste de Rachida DATI comme à la mienne, une majorité forte pour agir et faire gagner notre capitale et notre arrondissement ! Recto de notre profession de foi du 2nd tour. Verso de notre profession de foi du 2nd tour.

bottom of page