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- Bilan d'aujourd'hui et perspectives de demain : ensemble, changeons Paris et le 8e arrondissement !
Sommaire Manifeste Changeons de mode de scrutin à Paris ! Mes dernières mobilisations Mon dernier flyer Manifeste Chère Madame, cher Monsieur, À l'approche des élections municipales, les Parisiens aspirent à un véritable changement après 25 ans de gestion socialo-communiste . Ils veulent une ville plus propre, plus sûre et plus accueillante pour tous. Une ville qui préserve son patrimoine tout en se tournant vers l’avenir, en anticipant les défis climatiques avec des actions concrètes pour un cadre de vie durable et serein. Enfin, ils attendent une gestion financière responsable, après des années de dépenses incontrôlées et d’augmentation des impôts. Pour répondre à ces attentes, la droite ne pourra pas reconquérir Paris seule en 2026. Elle doit rassembler largement pour offrir une alternative crédible et efficace . Rachida DATI incarne cette ambition. Élue parisienne et nationale, elle dispose de l’expérience et de la popularité nécessaires pour devenir la prochaine Maire de Paris. C’est pourquoi je la soutiens. Dans le 8e arrondissement, le besoin de renouveau est tout aussi nécessaire . Trop longtemps, les intérêts de ses habitants ont été négligés au profit d’une gestion passive et complaisante. Il est temps de redonner à cet arrondissement toute sa place et de refuser qu’il soit une simple chambre d’enregistrement des décisions de la Mairie centrale. C’est dans cet esprit de renouveau, pour Paris et pour le 8e arrondissement, que je vous invite à vous engager à nos côtés . Ne laissons pas les autres décider pour nous. Ensemble, changeons Paris et le 8e arrondissement ! Vous pouvez compter sur mes convictions et mon énergie. Changeons de mode de scrutin à Paris ! Je soutiens la réforme de la loi "Paris-Lyon-Marseille" . Elle répond à un enjeu de clarté démocratique, de légitimité du Maire, d'égalité des citoyens. Elle empêchera que le Maire de la capitale puisse être élu en étant minoritaire en voix et / ou en arrondissements remportés. Elle permettra de mettre fin à 25 ans de clientélisme éhonté de la gauche à Paris. L’adoption de la réforme de la loi “PLM” convaincra aussi tous ceux qui vivent à Paris de voter dans la capitale puisque chaque voix comptera dorénavant à égalité pour l’élection du Conseil municipal et du Maire de Paris . Chacun d'entre nous connaît des Parisiens de droite qui sont électeurs en province, dans une ville ou un village où ils ont, certes, des attaches, mais où ils n’habitent pas. En mars 2026, ils devront se demander où leur vote sera le plus utile pour leur cadre et leur qualité de vie quotidienne. Ils peuvent s’inscrire sur les listes électorales parisiennes par internet, auprès de l'une des 17 Mairies d'arrondissement ou par courrier. Mes dernières mobilisations Vous trouverez ci-dessous les principales priorités sur lesquelles je me suis récemment mobilisée comme Conseillère du 8e arrondissement, élue de droite dans l'opposition à la Maire de Paris. Budget et finances Stop au gaspillage > Réduisons la dette sans impôts supplémentaires ni baisse des services. L’argent public mérite mieux > Conditionnons les subventions publiques à une gestion responsable. Un budget participatif vraiment utile > Améliorons les projets pour un impact concret dans le 8e. Cadre et qualité de vie Au service des habitants > Assurons l'utilité du projet “Bright House” pour le secteur Ponthieu. Sus aux abus sur les terrasses > Mettons un terme au passage en force de la Mairie de Paris. Moins de bruit, plus de bien-être > Créons un comité local sur les pollutions sonores et atmosphériques. Halte aux nuisances > Installons des radars sonores boulevard Haussmann et boulevard Malesherbes. Commerce Un supplément d'âme pour le quartier > Préservons les commerces de proximité, notamment dans la rue du Rocher. Des lumières pour le commerce local > Finançons d’abord les illuminations de Noël pour les petits commerçants. Culture L’art pour tous, pas pour une idéologie > Stoppons les programmations culturelles militantes dans les institutions publiques. Démocratie Paris aux Parisiens > Réformons la loi "PLM" pour une élection plus directe des Conseillers municipaux et du Maire de Paris. Donnez vraiment la parole aux citoyens > Organisons des votations sur les vrais enjeux parisiens. Education Affelnet : le choix aux familles > Donnons plus de poids aux résultats scolaires afin de permettre un vrai libre choix des collégiens pour le lycée. Environnement Du vert, pas du béton > Créons un espace vert rue de Constantinople. Un équilibre à trouver > Construisons un espace canin clôturé pour un 8e plus accueillant et serein. Des rues plus vertes, pas plus fermées > Végétalisons, mais sans toujours piétonniser. Logement Non au bétonnage forcé > Ralentissons l’explosion du logement social programmé par le nouveau PLU de Paris. Décider plutôt que subir > Donnons un vrai pouvoir au Maire d’arrondissement sur l’attribution des logements sociaux. Logement et emploi, même combat > Priorisons les travailleurs des secteurs en tension pour l’accès au logement social. Des logements sociaux durables, pas énergivores > Accélérons la rénovation des logements sociaux pour un habitat plus éco-responsable. Transition énergétique oui, absurdités non > Prévenons les dérives induites par les interdictions de la location liées au DPE. Des propriétaires en confiance > Encadrons le droit de préemption et supprimons le plafonnement des loyers pour préserver l’offre de logements privés. Mobilité La liberté en mouvement > Préservons la mobilité contre les mesures de restriction de la circulation excessives (ZTL, ZFE, etc.). La mobilité pour tous les âges > Facilitons les déplacements des aînés à Paris et dans le 8e arr. Chaque famille compte > Exonérons les familles nombreuses du triplement des tarifs de stationnement des SUV. La sécurité avant tout > Tirons les leçons du drame du cycliste Paul VARRY pour une mobilité plus sûre. Partager la rue > Rééquilibrons la piste cyclable du boulevard Malesherbes afin de conserver des places de stationnement pour les riverains. Pour une mobilité durable > Améliorons la circulation et la desserte des bus dans le 8e arr., notamment dans le quartier Europe. Patrimoine Ne plus remettre à demain > Restaurons dès maintenant les grilles du parc Monceau, sans attendre une nouvelle étude préalable. Histoire et élégance > Garantissons une réhabilitation historique et patrimoniale de la place de la Concorde. Propreté Des mesures simples pour une ville plus propre > Adaptons les horaires des agents et utilisons l'IA pour optimiser le service municipal de la propreté. Moins d’idéologie pour plus d’efficacité > Privatisons la collecte des ordures dans tous les arrondissements. Santé La désertification médicale n'est pas une fatalité > Facilitons l'installation des médecins en assouplissant le changement d’usage des locaux. Sécurité Le Code de la route pour tous > Donnons la priorité à la sanction de toutes les infractions au Code de la route. Des pistes plutôt que des pièges > Sécurisons les pistes cyclables de la rue de la Pépinière et du boulevard des Batignolles. Urbanisme La préemption nuit gravement au marché immobilier > Défendons les propriétaires contre le "pastillage" du nouveau PLU de Paris. Les Champs-Élysées pour tous > Élargissons les bénéficiaires et réduisons le financement public du projet "Réenchanter les Champs-Élysées". Moins de bureaux, plus de vision > Assurons une couverture des voies ferrées de la gare Saint-Lazare sans création d'immeubles de bureaux. Mon dernier flyer
- Newsletter - février 2025 | l'essentiel de mon actualité d'élue
Vous trouverez ci-après l'essentiel de mon actualité d'élue au cours des dernières semaines. Au sommaire, notamment : Vos réponses au questionnaire sur la mobilité des aînés dans l'espace public et les transports collectifs du 8e L'essentiel du Conseil de Paris de février 2025 - en moins de 5 minutes Point de vue | Vite, Paris doit devenir une ville intelligente ! Une autre politique du logement est possible à Paris Point de vue | Changeons de mode de scrutin à Paris pour plus de démocratie et moins de clientélisme dans la capitale Sans oublier les rubriques "Le chiffre" , "Le saviez-vous ?" , "L'image" , "Le 8e engagé" , "Dans les médias " et "L'agenda" . Sur ces sujets comme sur tous les autres concernant le 8e arrondissement et plus largement Paris, je reste à votre entière écoute et disposition. Vos commentaires, vos observations et vos suggestions par retour d'email sont toujours les bienvenus. N'hésitez pas, enfin, à rediffuser cette newsletter à vos proches susceptibles d'être intéressés par ces sujets. Catherine LÉCUYER Conseillère du 8e arrondissement de Paris (groupe Changer Paris) VOTRE AVIS NOUS INTÉRESSE ! Propreté, circulation, stationnement, sécurité, environnement, familles, éducation, logement, économie, solidarité, culture, sport, démocratie... Vous avez des observations ou des suggestions à formuler, ou des questions à poser, concernant votre rue, votre quartier, le 8e arrondissement ou encore Paris ? Exprimez-vous en cliquant sur le bouton ci-dessous ! Je répondrai personnellement à chacun d'entre vous. LES ACTUALITÉS Vos réponses au questionnaire sur la mobilité des aînés dans l'espace public et les transports collectifs du 8e Dans la perspective d'améliorer la mobilité des aînés dans l'espace public et dans les transports collectifs du 8e arrondissement, j'ai voulu réaliser un "audit", sous la forme d'un questionnaire en ligne , de sorte de poser un diagnostic sur la situation et de formuler des propositions d'améliorations pour adapter cet espace public et ces transports collectifs aux besoins spécifiques des personnes âgées dans l'arrondissement. Plus de 300 habitants du 8e arrondissement ont répondu au questionnaire en ligne depuis l'automne 2024. Vous trouverez ci-après la synthèse des éléments de diagnostic et de proposition d'amélioration de l'existant. Lire la suite L'essentiel du Conseil de Paris de février 2025 - en moins de 5 minutes Le dernier Conseil de Paris s'est tenu du mardi 11 au vendredi 14 février . Je veux ici vous rendre brièvement compte des débats et sujets les plus emblématiques à l'ordre du jour. Sommaire Plein soutien à Nelly GARNIER La propagande municipale bat son plein Terrasses estivales : pouvoir suspendre les autorisations Réforme de la loi "PLM" : ne lâchons pas la proie pour l'ombre Hausse de la fiscalité : promesse à nouveau trahie Affelnet : le 8e se mobilise (enfin) Liberté pour Boualem SANSAL ! Lire la suite Point de vue | Vite, Paris doit devenir une ville intelligente ! Certes, Paris vient d'accueillir au Grand Palais le Sommet pour l'action sur l'IA. Mais quid sur le terrain ? La capitale est à la traîne pour intégrer l'IA afin d'améliorer l'efficacité des services publics et la qualité de vie des Parisiens . Elle semble paralysée par un attentisme préoccupant, perdant des chances de modernisation. Lire la suite Une autre politique du logement est possible à Paris Je veux évoquer la politique du logement de la Mairie de Paris alors que je me trouve devant le 37 avenue George V où elle prévoit de créer des logements sociaux. Cette politique du logement est un fiasco car elle est réductrice, dogmatique, ruineuse et contre-productive. Lire / voir la suite Point de vue | Changeons de mode de scrutin à Paris pour plus de démocratie et moins de clientélisme dans la capitale La proposition de loi déposée le 15 octobre dernier par quatre députés de Paris - dont Sylvain MAILLARD - pour réformer le mode de scrutin dans la capitale pourrait finalement être examinée et adoptée d'ici l'été . Comme le font tous les six ans près de 40 millions d'électeurs dans plus de 34 000 communes françaises, les électeurs parisiens pourront alors élire directement - dès 2026 - leurs conseillers municipaux dans une circonscription territoriale unique et non arrondissement par arrondissement. Je soutiens cette réforme. Voici brièvement pourquoi. Lire la suite Pétition "Donnez-nous un vrai choix de lycée à Paris" Après avoir moi-même défendu au dernier Conseil du 8e arrondissement un vœu pour que la Ville de Paris fasse améliorer la procédure Affelnet afin de restaurer une capacité de choix pour tous les collégiens dans leur quartier, en donnant plus de poids aux résultats scolaires, je vous encourage à signer la pétition en ligne "Donnez-nous un vrai choix de lycée à Paris" lancée par des parents d'élèves du collège Condorcet. LE CHIFFRE 11%, c'est le pourcentage de la hausse du taux départemental parisien sur les frais de notaire que la Maire de Paris a fait adopter dès le 1er Conseil de Paris de l'année , trahissant à nouveau la promesse de la candidate en campagne de ne pas augmenter les impôts, après avoir augmenté la taxe foncière de +52% en 2023. Concrètement, à compter du 1er avril, pour l'achat d'un bien de 500 000 euros dans la capitale, ces frais de notaire augmenteront de 2 500 euros. Cette nouvelle baisse du pouvoir d'achat immobilier des Parisiens va compliquer un peu plus l'accès à la propriété des classes moyennes et accélérer encore la fuite des familles. LE SAVIEZ-VOUS ? Terrasses et tranquillité sont solubles, mais dans la fermeté En 2023, Paris comptait 23 000 terrasses sur 2,5% de ses trottoirs , soit des hausses respectives de +25% et +60% depuis 2018. En 2022, les droits d'occupation du domaine public perçus par la Ville pour les terrasses se sont élevés à plus de 38 millions d'euros. Dans son rapport "Ville de Paris - Les terrasses implantées sur le domaine public" publié le 28 janvier 2025, la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France déplore que le nouveau Règlement des terrasses et étalages de 2021 , adopté afin de pérenniser les dispositifs dérogatoires mis en place pendant la crise sanitaire, et qui prévoit notamment des terrasses estivales du 1er avril au 31 octobre, " s’avère d’une grande complexité et présente des défauts, en particulier en termes de partage harmonieux de l’espace public entre les différents usagers " . La juridiction financière régionale dresse plusieurs constats : d'une part, un développement des terrasses sur le domaine public qui est "source de protestations de la part de certains riverains et associations" ; d'autre part, un contrôle du respect des autorisations de terrasses aujourd'hui affaibli par la reconduction tacite des autorisations et la faiblesse du montant des amendes en cas d'infraction. Elle formule en conséquence plusieurs recommandations , parmi lesquelles le réexamen périodique des autorisations de terrasses tous les 5 ans et l'association des riverains aux réunions des commissions de régulation des débits de boissons et aux comités d'arrondissement sur le bruit lorsqu'ils existent. L'IMAGE Après avoir voté lors du Conseil d'arrondissement du 28 janvier "contre" mon vœu pour que la Ville de Paris fasse améliorer la procédure Affelnet, afin de restaurer une capacité de choix pour tous les collégiens dans leur quartier en donnant plus de poids aux résultats scolaires, les mêmes élus du 8e arrondissement membres du Conseil de Paris ont finalement déposé un vœu en Conseil de Paris allant dans le même sens que le mien. Je me félicite d'avoir une nouvelle fois lancé l'alerte et ne réclame aucun "droit d'auteur", tout en regrettant à nouveau la réaction à retardement de la majorité du 8e . Je veux voir dans cette hypocrisie un hommage du vice à la vertu... Malheureusement, ces élus n'ont pas su faire adopter leur vœu par le Conseil de Paris ! LE 8E ENGAGÉ Le Foyer de la Madeleine Créé en 1969, le Foyer de la Madeleine est un restaurant associatif géré par des bénévoles et situé dans la crypte de l'église de la Madeleine . Il est ouvert à tous, "habitants du quartier et travailleurs, étudiants et retraités, touristes internationaux et provinciaux", y compris aux personnes à mobilité réduite, et propose des repas à un prix très accessible. Les personnes en situation de précarité ou de solitude bénéficient d'un tarif adapté. Le Foyer est aussi "un espace de partage et de respect, où chacun peut se sentir à sa place". Pour en savoir plus : https://foyerdelamadeleine.fr . DANS LES MÉDIAS "Une voie parisienne pourrait bientôt prendre le nom du peintre Gustave Caillebotte" , Zig Zag, 30 novembre 2024 "Bienvenue à la Hidalgo Academy… Le théâtre de la Concorde ouvre à Paris" , Valeurs Actuelles, 18 novembre 2024 "Pour les propriétaires, c’est une sorte de hold-up ! : ce "pastillage" de la mairie de Paris qui suscite la colère" , Le Figaro, 18 novembre 2024 ZTL Paris Centre : un projet ni souhaitable ni opérationnel ("Bienvenue en Île-de-France", Le Figaro TV, 18 novembre 2024) L'AGENDA Dimanche 23 mars 2025 de 9 h à 19 h | Mairie du 8e arrondissement : votation sur le développement des "rues-jardins" dans la capitale. Mardi 25 mars 2025 19 h | Mairie du 8e arrondissement : 33e Conseil du 8e arrondissement de la mandature*. Mardi 20 mai 2025 19 h | Mairie du 8e arrondissement : 34e Conseil du 8e arrondissement de la mandature*. Mardi 17 juin 2025 19 h | Mairie du 8e arrondissement : 35e Conseil du 8e arrondissement de la mandature*. * Les séances du Conseil du 8e arrondissement se tiennent à la Mairie du 8e arrondissement et sont ouvertes au public.
- L'essentiel du Conseil de Paris de février 2025 - en moins de 5 minutes
Le dernier Conseil de Paris s'est tenu du mardi 11 au vendredi 14 février. Je veux ici vous rendre brièvement compte des débats et sujets les plus emblématiques à l'ordre du jour . Sommaire Plein soutien à Nelly GARNIER La propagande municipale bat son plein Terrasses estivales : pouvoir suspendre les autorisations Réforme de la loi "PLM" : ne lâchons pas la proie pour l'ombre Hausse de la fiscalité : promesse à nouveau trahie Affelnet : le 8e se mobilise (enfin) Liberté pour Boualem SANSAL ! Plein soutien à Nelly GARNIER J'apporte d'abord mon plein soutien à Nelly GARNIER après que la Maire de Paris a convoqué une séance exceptionnelle du Conseil de Paris vendredi 14 février pour engager contre elles des poursuites du chef de diffamation ou injure publique. Au cours de la séance du 12 février, l'élue du 11e arrondissement a simplement rappelé l'évidence du laxisme sécuritaire de la gauche parisienne : " la gauche parisienne est dans le déni, et le bras qui a porté un coup fatal au jeune Elias a aussi été armé par votre déni. Il a été armé par votre idéologie de l'excuse et votre aveuglement ". Après le meutre d'Elias dans le 14e arrondissement et une année 2024 au cours de laquelle 130 agressions à l'arme blanche ont eu lieu dans les établissements scolaires de la capitale, cette gauche parisienne n'avait rien trouvé de mieux que de diffuser un flyer titré " Porter un couteau, c'est se mettre en danger, pas se protéger ". C'est la même gauche qui avait retardé la création de la police municipale avant de changer d'avis, in extremis , en 2020. Sur le fond, Nelly GARNIER a donc eu raison. Sur la forme, elle a fait mouche, au vu de la réaction de la Maire de Paris. Pour paraphraser l'ancien Président SARKOZY, "lorsque la vérité blesse, c'est la faute de la vérité"... Alors que les propos de Nelly GARNIER relèvent du légitime débat d'idées démocratique, je condamne l'instrumentalisation du droit faite par la Maire de Paris à des fins politiques pour bâillonner la voix de son opposition municipale . Et je déplore une nouvelle fois, très vivement, que la Maire du 8e arrondissement ait préféré voter avec Mme HIDALGO contre sa collègue Nelly GARNIER et sa propre famille politique. La propagande municipale bat son plein La majorité du Conseil de Paris s'est félicitée de réduire progressivement la publicité commerciale dans l'espace public à l'occasion du renouvellement du contrat de concession des mobiliers urbains d'information. Pour autant, le nombre des supports publicitaires encombrant les rues restera inchangé. Les Parisiens seront sûrement heureux d'apprendre que c'est la propagande municipale qui remplacera peu à peu la publicité commerciale et qu'ils devront probablement s'acquitter de 34 millions d'euros chaque année pour compenser la perte de recettes publicitaires. Autrement dit, la réclame est trompeuse mais pas gracieuse. Terrasses estivales : pouvoir suspendre les autorisations Suite à la publication par la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France de son rapport sur les terrasses implantées sur le domaine public de la Ville de Paris , dans lequel elle constate que le nouveau Règlement des terrasses et étalages de 2021 " s'avère d'une grande complexité et présente des défauts, en particulier en termes de partage harmonieux de l'espace public entre les différents usagers ", je salue le vœu qu'ont déposé les élus du groupe Changer Paris (Républicains, Centristes et Indépendants) afin que les Maires d'arrondissement puissent suspendre les terrasses estivales générant diverses nuisances à l'occasion du renouvellement périodique des autorisations. J'approuve aussi leur proposition d'instaurer un " permis à points " qui " associerait à chaque type d'infraction un retrait de points prédéfini, en complément des décisions administratives ". Réforme de la loi "PLM" : ne lâchons pas la proie pour l'ombre Alors que le projet de réforme du mode de scrutin pour les élections municipales à Paris est une occasion historique de répondre à un triple enjeu de clarté démocratique, de légitimité du Maire de Paris et d'égalité des citoyens, je regrette la division des élus de la droite parisienne, laquelle risque de priver les Parisiens d'une évolution utile pour mettre fin à une anomalie démocratique . Les pourfendeurs de la réforme invoquent un soi-disant "tripatouillage" pour obtenir un vrai immobilisme qu'ils croient plus conforme à leur confort politique et à leurs intérêts électoraux. Bien sûr, il faudra réviser plus largement le statut de Paris pour améliorer, à droit constant, la répartition des compétences entre le Maire de Paris et les Maires d'arrondissement en transférant des compétences de proximité du premier aux seconds et en conférant à ces derniers une autorité fonctionnelle et hiérarchique renforcée sur les services municipaux déconcentrés dans leurs arrondissements. Mais ne lâchons pas la proie pour l'ombre et ressaisissons-nous d'ici à l'examen du texte à l'Assemblée nationale le 20 mars ! Hausse de la fiscalité : promesse à nouveau trahie La Maire de Paris a profité du 1er Conseil de Paris de l'année pour trahir à nouveau la promesse de la candidate en campagne de ne pas augmenter les impôts. Après avoir augmenté la taxe foncière de +62% en 2023, elle a fait adopter une hausse de +11% du taux départemental parisien sur les frais de notaire . Concrètement, à compter du 1er avril, pour l'achat d'un bien de 500 000 euros dans la capitale, ces frais de notaire augmenteront de 2 500 euros. Cette nouvelle baisse du pouvoir d'achat immobilier des Parisiens va compliquer un peu plus l'accès à la propriété des classes moyennes et accélérer encore la fuite des familles. Affelnet : le 8e se mobilise (enfin) Après avoir voté lors du Conseil d'arrondissement du 28 janvier "contre" mon vœu pour que la Ville de Paris fasse améliorer la procédure Affelnet, afin de restaurer une capacité de choix pour tous les collégiens dans leur quartier en donnant plus de poids aux résultats scolaires, les mêmes élus du 8e ont finalement déposé un vœu dans ce sens en Conseil de Paris. Je me félicite d'avoir une nouvelle fois lancé l'alerte tout en regrettant les réactions à retardement de la majorité du 8e . Ce vœu n'a pas été adopté en Conseil de Paris. Il aurait peut-être eu plus de succès s'il avait été préalablement adopté en Conseil d'arrondissement... Liberté pour Boualem SANSAL ! Je salue enfin l'adoption du vœu de la Sénatrice Catherine DUMAS pour que la Ville de Paris se mobilise en faveur de la libération de Boualem SANSAL . Le 8e arrondissement aurait pu être pionnier aussi sur cette mobilisation s'il avait voté mon vœu lors du Conseil d'arrondissement du 28 janvier.
- Vos réponses au questionnaire sur la mobilité des aînés dans l'espace public et les transports collectifs du 8e
La principale proposition pour faciliter les déplacements de proximité des aînés est la sécurisation des trottoirs et des traversées piétonnes. Dans la perspective d'améliorer la mobilité des aînés dans l'espace public et dans les transports collectifs du 8e arrondissement, j'ai voulu réaliser un "audit", sous la forme d'un questionnaire en ligne , de sorte de poser un diagnostic sur la situation et de formuler des propositions d'améliorations pour adapter cet espace public et ces transports collectifs aux besoins spécifiques des personnes âgées dans l'arrondissement. Plus de 300 habitants du 8e arrondissement ont répondu au questionnaire en ligne depuis l'automne 2024. Vous trouverez ci-après la synthèse des éléments de diagnostic et de proposition d'amélioration de l'existant. Sommaire Les principaux freins aux déplacements des aînés Les principales propositions pour faciliter les déplacements des aînés Les suites politiques Les principaux freins aux déplacements des aînés Les principaux freins aux déplacements à pied des aînés sont le difficile partage de l'espace public avec les autres usagers, les traversées dangereuses, les trottoirs encombrés, l'absence de bancs et l'étroitesse des trottoirs . Les principaux freins à leurs déplacements à vélo sont les discontinuités des aménagements cyclables et l'absence de possibilité de garer un vélo à domicile. Le principal frein à leur utilisation des transports en commun est l'accès difficile à la station ou au quai, faute d'ascenseur ou d'escalator. Ce frein vaut pour les personnes âgées, les personnes à mobilité réduite et les familles. Les répondants ont précisé les freins généraux suivants à la mobilité des aînés : l'incivilité de tous les usagers de l'espace public, et plus particulièrement des cyclistes vis-à-vis des piétons comme des automobilistes ; les trottoirs dégradés, étroits, en travaux et encombrés, avec des impédimentas divers : mobiliers urbains, terrasses, etc. ; la circulation des trottinettes et des vélos sur les trottoirs ; la dangerosité des "smombies" (ces piétons qui marchent en visionnant leur téléphone portable) sur les trottoirs mais aussi sur la chaussée ; les pistes cyclables à double sens, difficiles à traverser ; la trop faible présence sur le terrain de forces de la police nationale comme de la police municipale ; le manque de places de stationnement pour vélos sécurisées ; la difficulté d'accès des bus à la montée et à la descente ; les arrêts d'autobus intercalés entre une piste cyclable et une rue ; la longueur et l'irrégularité du temps d'attente des bus ; la modification des arrêts et des trajets des lignes de bus. Les répondants ont aussi localisé certains des "points noirs" du 8e arrondissement : la dangerosité de la piste cyclable sur le terre-plein du boulevard des Batignolles ; la traversée dangereuse de la place de Clichy ; les trottoirs dégradés de l'avenue Ruysdael ; la vitesse excessive sur le boulevard Haussmann et la rue La Boétie ; l'invasion des terrasses et des files d'attente à l'heure du déjeuner rue de Miromesnil, rue de Cambacérès, rue d'Astorg, rue La Boétie ; l'irrégularité du trottoir du boulevard Malesherbes ; la suppression des bancs sur la place de Dublin ; la traversée dangereuse du boulevard de Courcelles ; la dangerosité du sol de la jonction entre la rue de Moscou et la rue de Bucarest ; la modification des arrêts et des trajets des lignes de bus 52, 83, 84, 93 et 94. Les principales propositions pour faciliter les déplacements des aînés Les principales propositions pour faciliter les déplacements de proximité des aînés sont la sécurisation des trottoirs et des traversées piétonnes, le respect des feux par les vélos et les trottinettes, la mise en place d'un mobilier urbain de repos selon un maillage plus régulier (bancs, etc.). Les principales propositions pour faciliter les déplacements en bus des aînés sont la formation des conducteurs à l'accueil des seniors (attendre qu'ils soient assis, faciliter la descente / montée avec un bon accostage, etc.), l'amélioration des performances des lignes de bus, la garantie de fréquences attractives et stables, y compris en heures creuses, le soir et le dimanche. La principale proposition pour faciliter les déplacements à vélo des aînés est de permettre le stationnement à domicile et à destination. Les principales propositions pour faciliter la cohabitation des différents usagers et des différentes générations sont l'éducation de la population, l'aménagement du partage de l'espace public, la suppression des pistes cyclables sur les trottoirs, le respect de la priorité des piétons, l'amélioration du respect du code de la route. Une proposition originale - et dérogatoire - a enfin été formulée pour faciliter les déplacements des aînés : l'autorisation de la circulation des aînés en voiture dans les zones de restriction générale, telles que les zones piétonnes ou les zones à trafic limité. Les répondants ont explicité et précisé les propositions suivantes pour faciliter la mobilité des aînés : combattre l'incivisme par l'éducation, la prévention et si besoin la répression ; renforcer l'enseignement du code de la route au lycée ; réserver exclusivement aux résidents de nombreuses places de stationnement, à l'instar de Londres ; accroître le nombre de bancs dans la rue ; verbaliser systématiquement les deux roues, motorisés ou non, circulant sur les trottoirs ; rendre l'immatriculation des vélos obligatoire afin de pouvoir systématiser la verbalisation des infractions ; restaurer certaines des places de stationnement supprimées ; repenser la signalétique des passages pour piétons, à l'instar du modèle britannique avec le décompte du temps de passage ; maintenir la desserte des bus lors des manifestations sur la voie publique. Les suites politiques Je me suis d'abord rendue sur le terrain pour confirmer / infirmer les "points noirs" localisés dans le 8e arrondissement . Je suis déjà intervenue - et continuerai de le faire - sur les sujets de la piste cyclable du boulevard des Batignolles et de la place de Clichy. Je prévois d'intervenir aussi sur les sujets "prioritaires" suivants : la suppression des bancs sur la place de Dublin ; la dangerosité du sol de la jonction entre la rue de Moscou et la rue de Bucarest ; la gestion des terrasses et des files d'attente rue de Miromesnil, rue de Cambacérès, rue d'Astorg, rue La Boétie. Je porterai ensuite en Conseil d'arrondissement les thèmes "prioritaires" suivants pour la mobilité des aînés et relevant de la compétence municipale : densifier le maillage en mobilier urbain de repos (bancs, etc.), un projet qui pourrait être porté aussi par les Conseils de quartier via leur budget d'investissement ; proposer que le 8e arrondissement teste le décompteur de temps d'attente piéton sur les feux des traversées piétonnes les plus dangereuses pour les aînés ou les plus fréquentées par les aînés. Quoique ce thème ne relève pas directement de la compétence municipale, je plaiderai enfin pour l'obligation d'immatriculation des vélos et des engins de déplacement personnels motorisés, afin de faciliter leur verbalisation (et de prévenir leur vol).
- Point de vue | Changeons de mode de scrutin à Paris pour plus de démocratie et moins de clientélisme dans la capitale
La réforme du mode de scrutin répondra à un triple enjeu de clarté démocratique, de légitimité du Maire de Paris et d'égalité des citoyens. La proposition de loi déposée le 15 octobre dernier par quatre députés de Paris - dont Sylvain MAILLARD - pour réformer le mode de scrutin dans la capitale pourrait finalement être examinée et adoptée d'ici l'été . Comme le font tous les six ans près de 40 millions d'électeurs dans plus de 34 000 communes françaises, les électeurs parisiens pourront alors élire directement - dès 2026 - leurs conseillers municipaux dans une circonscription territoriale unique et non arrondissement par arrondissement. Je soutiens cette réforme. Voici brièvement pourquoi. Le mode de scrutin pour les élections municipales à Paris est unique en France : les électeurs n'élisent pas directement le Conseil municipal ou Conseil de Paris (qui élit ensuite le Maire) dans une circonscription territoriale unique ; ils élisent au niveau de l'arrondissement ou du secteur les Conseillers d'arrondissement qui composent ensuite une partie du Conseil de Paris (qui élit enfin le Maire). La composition du Conseil de Paris est donc déterminée par les Conseillers d'arrondissement alors que dans les autres communes de France les électeurs choisissent directement la composition de leur Conseil municipal. L'élection du Maire de Paris s'effectue ainsi au terme d'un "double" scrutin indirect, alors qu'il est élu partout ailleurs au terme d'un "simple" scrutin indirect. Pour en savoir plus, voir mon précédent post à ce sujet . Logique territoriale v. logique démocratique En créant des élus d'arrondissement et des secteurs électoraux dans la loi "Paris - Lyon - Marseille" de 1982, le législateur avait privilégié une logique territoriale sur une logique démocratique. Il en a résulté des distorsions territoriales de la démocratie locale. Première distorsion territoriale : un Maire de Paris peut être élu en étant minoritaire en voix et / ou minoritaire en arrondissements remportés . En 2020, il suffisait par exemple qu’un candidat récolte 50,01 % des voix dans les 10e, 13e, 14e, 15e, 16e, 18e, 19e et 20e arrondissements (soit 8 arrondissements sur 20), sans obtenir la moindre voix dans les 12 autres arrondissements, pour obtenir une majorité absolue de 82 des 163 sièges du Conseil de Paris et se faire élire Maire avec seulement 31 % des suffrages exprimés sur l’ensemble de la ville, comme l'avait démontré un député dans l'exposé des motifs de sa proposition de loi en 2020. Le mode de scrutin actuel favorise dès lors les campagnes électorales fondées sur une stratégie de sectorisation et de mobilisation d'une géographie et d'un camp , avec des arrondissements "à mobiliser", d'autres "à basculer", d'autres encore "à délaisser", suivant qu'ils sont plus ou moins favorables aux candidats. Seconde distorsion territoriale : les citoyens n'ont pas tous "la même voix au chapitre" électoral . La voix d'un Parisien qui vote pour la liste perdante d'un arrondissement sera peu ou pas représentée au Conseil de Paris. Elle est "perdue". C'est l'exemple classique de l'électeur de gauche dans le 8e arrondissement ou de l'électeur de droite dans le 20e arrondissement, lesquels peuvent légitimement s'interroger sur leur représentation. L'intérêt à voter étant moindre pour ces électeurs "localement minoritaires", un effet démobilisateur entraîne une abstention plus élevée que la moyenne pour les élections municipales. Clarté, légitimité, égalité Si la réforme est adoptée, l'attribution des sièges au Conseil de Paris ne sera plus déterminée au niveau de l'arrondissement mais au niveau de la ville dans une circonscription territoriale unique , de sorte que la composition du conseil municipal reflétera mieux la volonté des électeurs de toute la commune et non la seule volonté des électeurs de certains secteurs "clefs". Concrètement, l'élection du Conseil de Paris et les élections des Conseils d'arrondissement seront distinguées. Les électeurs parisiens voteront 2 fois le même jour, avec 2 urnes et 2 bulletins, pour élire leurs Conseillers de Paris et pour élire leurs Conseillers d'arrondissement. "Municipaliser" ainsi le scrutin dans une circonscription territoriale unique répondra à un triple enjeu de clarté démocratique, de légitimité du Maire de Paris et d'égalité des citoyens . Un candidat à la Mairie de Paris devra s'efforcer de convaincre une majorité des Parisiens, en toute transparence , plutôt qu'une majorité des Conseillers de Paris, dans une certaine opacité. "Découpler" les votes pour le Conseil d'arrondissement et pour le Conseil de Paris permettra aussi de panacher la continuité et la rupture : lors du même scrutin, il deviendra possible de voter pour le changement à l'un des deux niveaux, l'arrondissement ou la capitale, et au contraire pour la permanence à l'autre. Vous vivez à Paris ? Votez à Paris ! Propreté, circulation, sécurité, finances, fiscalité, logement, patrimoine… : en mars 2026, les élections municipales désigneront pour 6 ans les élus en charge du quotidien de Paris et des Parisiens. Alors que chaque voix comptera pour mettre un terme à plus de 25 ans de gauchisme municipal, de nombreux Parisiens de droite sont électeurs en province, dans une ville ou un village où ils ont certes des attaches mais où ils n'habitent pas. En mars 2026, demandez-vous où votre vote sera le plus utile pour votre cadre et votre qualité de vie quotidienne. Ne laissez personne décider à votre place de votre vie de tous les jours. Vous pouvez vous inscrire sur les listes électorales parisiennes par internet , auprès de l'une des 17 Mairies d'arrondissement (quel que soit votre arrondissement de domicile) ou par courrier . Transférer des compétences de proximité Afin d'équilibrer les effets potentiellement "centripètes" de cette réforme du mode de scrutin, il faudra réviser plus largement le statut de Paris pour améliorer la répartition des compétences entre la Mairie de Paris et les Mairies d'arrondissement en transférant des compétences de proximité de la première aux secondes . L'arrondissement a en effet vocation à être l'échelon de référence des compétences en matière de propreté, de voirie, d'urbanisme et de logement social. Il faut renforcer le rôle des Maires d'arrondissement parce qu'ils sont les décideurs de proximité ayant la connaissance la plus fine du territoire et des besoins de leur arrondissement . Sans aller jusqu'à l'attribution d'une personnalité morale aux arrondissements, l'exercice de ces nouvelles compétences pourra s'effectuer par des avis conformes ou par des délégations obligatoires de compétences. Gauche et clientélisme Si l'issue de l'élection municipale à Paris est in fine moins déterminée par le mode de scrutin que par la dynamique politique, les opposants à la réforme n'en auront pas moins beau jeu de dénoncer ad nauseam un "tripatouillage électoral" en arguant que le projet intervient à moins d'un an de l'échéance. La Maire de Paris et les prétendants à sa succession à gauche ont d'ores et déjà manifesté leur opposition à toute évolution du mode de scrutin dans la capitale. C'est dans leur intérêt électoral bien compris. Pratiquant de longue date une politique de population clientéliste dans les arrondissements de la capitale décisifs pour son maintien au pouvoir , la gauche fait semblant de ne pas voir le problème démocratique du déficit de représentativité du Conseil de Paris. C'est l'ultime raison de soutenir cette réforme du mode de scrutin : mettre un terme à un quart de siècle de clientélisme politique éhonté de la gauche dans la capitale. La composition du Conseil de Paris en fonction du système électoral, par arrondissement ou dans une circonscription électorale unique.
- Point de vue | Vite, Paris doit devenir une ville intelligente !
L'IA peut contribuer à faire de Paris une ville plus fluide, plus propre, plus sûre, plus inclusive. Bien sûr, elle n'est pas le remède contre tous les maux de la capitale. Mais elle peut apporter des éléments de réponse. Pendant que l'IA révolutionne la vie urbaine, Paris somnole. La Conseillère du 8e arrondissement (groupe Changer Paris) tire la sonnette d'alarme : il faut agir vite pour transformer les services municipaux et le territoire grâce à l'IA. Certes, Paris vient d'accueillir au Grand Palais le Sommet pour l'action sur l'IA. Mais quid sur le terrain ? La capitale est à la traîne pour intégrer l'IA afin d'améliorer l'efficacité des services publics et la qualité de vie des Parisiens. Elle semble paralysée par un attentisme préoccupant, perdant des chances de modernisation. Un potentiel immense L'IA peut contribuer à faire de Paris une ville plus fluide, plus propre, plus sûre, plus inclusive. Bien sûr, elle n'est pas le remède contre tous les maux de la capitale. Mais elle peut apporter des éléments de réponse. Imaginez donc. Plus d'IA dans l'administration, ce n'est pas "moins d'humain" mais au contraire "mieux d'humain". Des tâches administratives automatisées peuvent permettre aux agents municipaux de se concentrer sur les missions à forte valeur ajoutée au contact des Parisiens. Des chatbots textuels et vocaux disponibles en dehors des heures ouvrables peuvent assister les habitants dans leurs démarches administratives 24/7, répondant plus rapidement et plus efficacement à plus de questions. Ces outils peuvent aussi aider les agents au contact du public, ré-humanisant ainsi des relations administration-administrés enfin débarrassées de la lourdeur bureaucratique. Ce n'est pas tout. L'IA peut optimiser la sécurité de l'espace public, fluidifier les transports, réduire la consommation énergétique des bâtiments, améliorer le taux d’usage des espaces immobiliers, optimiser toutes les ressources. Des caméras dotées d'IA peuvent détecter les comportements anormaux sur l'espace public. Des capteurs intelligents peuvent ajuster la signalisation en temps réel pour réduire les embouteillages, modifier les itinéraires et faciliter la vie des personnes en situation de handicap en fonction de l'affluence, détecter les zones à risque pour sécuriser les pistes cyclables ou encore préserver le patrimoine en permettant une surveillance et une maintenance préventive des monuments historiques. Enfin, les bâtiments connectés peuvent optimiser leur consommation d'énergie, contribuant à réduire la pollution et favoriser l'économie circulaire. Paris à la traîne La capitale manque de vision. Contrairement aux villes européennes pionnières - Amsterdam, Copenhague, Helsinki, Barcelone -, Paris exploite peu le potentiel de l'IA. Aujourd'hui, elle n'y est utilisée que pour relever certains déchets, identifier des dégradations dans la rue, retranscrire des appels téléphoniques, régler quelques feux tricolores. Inutile de chercher un budget dédié à l'IA : il n'en existe pas ! Dans son budget 2025, la Ville se contente de créer un poste sur l'intelligence artificielle au sein du Bureau innovation de la Direction de l'attractivité… La belle affaire ! Fin janvier, la Ville de Paris organisait une journée pédagogique sur l'IA, se demandant encore "si", non pas "comment", elle pouvait améliorer le quotidien des Parisiens. C'est en mai seulement qu'elle remettra un rapport sur l’utilisation de l’IA par ses services. Ce retard pénalise les Parisiens qui attendent des améliorations tangibles pour leurs démarches administratives, la mobilité, la sécurité, la culture, l'éducation. La révolution de l'intelligence de demain se joue aujourd'hui. L'IA est un levier puissant pour transformer la ville. La capitale doit la placer au service de l'amélioration du cadre et de la qualité de vie des Parisiens. Ces derniers veulent des actes concrets, une ambition claire, une volonté politique ferme. Ils méritent une ville qui innove et utilise toutes les ressources à sa disposition pour leur offrir un cadre de vie à la hauteur de leurs aspirations. Priorité à l'action Il est temps de donner à Paris les moyens de briller comme une capitale d'innovation et de progrès. L'IA sera l'un des thèmes de la campagne des élections municipales de mars 2026. Le futur Maire de Paris devra présenter une vision, une stratégie, une gouvernance pour faire de l'IA la source de nouveaux progrès urbains, et être capable de prendre des mesures fortes dans ce sens dès les tout premiers jours de son mandat. Pour cela, il faut intégrer l'IA dans une vision globale de la gestion et du pilotage de la ville, soutenir la recherche, encourager les partenariats publics-privés, garantir la fiabilité des réponses, l'équité des algorithmes, la protection des données et le respect de la vie privée. À l'heure où les métropoles du monde entier embrassent les potentialités de l'IA pour améliorer la qualité de vie de leurs habitants, la Ville de Paris doit enfin évoluer au rythme des Parisiens !
- Une autre politique du logement est possible à Paris
Je veux évoquer la politique du logement de la Mairie de Paris alors que je me trouve devant le 37 avenue George V où elle prévoit de créer des logements sociaux. Cette politique du logement est un fiasco car elle est réductrice, dogmatique, ruineuse et contre-productive. Cette politique du logement est réductrice . Elle est désormais réduite au seul logement social depuis la disparition de la politique de soutien à l'accession sociale à la propriété. La Mairie de Paris a manifestement pris le parti des locataires contre les propriétaires. Cette politique du logement social est dogmatique . Elle poursuit l’objectif de 40 % de logements publics d’ici à 2035, dont 30 % de logements sociaux, bien au-delà de l'obligation légale de 25%. Pour cela, la Mairie de Paris réserve des emplacements de bureaux ou d'habitations sur lesquels elle impose des servitudes d'urbanisme pour la réalisation de logements sociaux. C'est le fameux "pastillage" qui porte atteinte au droit de propriété. Cette politique du logement social est ruineuse . Elle est le 1er poste d'investissement de la Ville. Le budget d’investissement alloué au logement social s'élève à 428 millions € pour 2025, dont 250 millions pour la seule préemption. Le dossier du 37 avenue George V est emblématique de cette politique ruineuse. La Maire de Paris se félicite d'y créer des logements sociaux alors qu'elle pourrait en réaliser 2 à 3 fois plus dans des quartiers moins chers ! Cette politique du logement social est contre-productive . 260 000 ménages sont en attente d'un logement social à Paris. La Mairie a multiplié le nombre de demandeurs de logements sociaux tout en aggravant la pénurie de logements par la préemption et le reconventionnement. Elle a encadré les loyers tout en laissant Airbnb se développer à bride abattue. Elle a privé les bailleurs sociaux des moyens d'entretenir et de rénover les logements sociaux avec sa manœuvre comptable des loyers capitalisés. Finalement, la politique du logement de la Mairie de Paris est un fiasco . Chaque année, plus de 12 000 Parisiens quittent la capitale, parmi lesquels de nombreuses familles qui peinent à s'y loger. Avec la socialisation en cours du marché de l'immobilier, seuls les plus aisés et les plus aidés parviennent à se loger dans Paris. Heureusement, une autre politique publique du logement est possible à Paris . Voici quelques propositions : encadrer le droit de préemption, supprimer le plafonnement des loyers, relancer l'accession sociale à la propriété, donner la priorité aux métiers en tension pour le logement social, ou encore supprimer les lois SRU et DALO. Pour mettre en œuvre cette autre politique du logement, il faut attendre 2026 et l'alternance politique que les Parisiens méritent. A la place qui est la mienne, je prendrai toute ma part à la reconquête de Paris par la droite.
- Newsletter - janvier 2025 | l'essentiel de mon actualité d'élue
Vous trouverez ci-après l'essentiel de mon actualité d'élue au cours des dernières semaines . Au sommaire, notamment : Conseil du 8e arrondissement du 28 janvier 2025 : je vous rends compte Votation sur les "rues-jardins" le 23 mars 2025 : végétalisons sans nécessairement piétonniser Liberté pour Boualem SANSAL ! La Mairie du 8e arrondissement doit se mobiliser elle aussi Budget de la Ville de Paris : du bon et du mauvais investissement municipal Budget participatif 2025 : à vos bonnes idées, prêts, déposez vos projets ! Point de vue | La Maire de Paris doit maintenant rendre publique sa vision pour l'avenir des Champs-Élysées Sans oublier les rubriques "Le chiffre" , "Le saviez-vous ?" , "L'image" , "Le 8e engagé" , "Dans les médias" et "L'agenda" . Sur ces sujets comme sur tous les autres concernant le 8e arrondissement et plus largement Paris, je reste à votre entière écoute et disposition . Vos commentaires, vos observations et vos suggestions par retour d'email sont toujours les bienvenus. N'hésitez pas, enfin, à rediffuser cette newsletter à vos proches susceptibles d'être intéressés par ces sujets. Catherine LÉCUYER Conseillère du 8e arrondissement de Paris (groupe Changer Paris) VOTRE AVIS NOUS INTÉRESSE ! Propreté, circulation, stationnement, sécurité, environnement, familles, éducation, logement, économie, solidarité, culture, sport, démocratie... Vous avez des observations ou des suggestions à formuler, ou des questions à poser, concernant votre rue, votre quartier, le 8e arrondissement ou encore Paris ? Exprimez-vous en cliquant sur le bouton ci-dessous ! Je répondrai personnellement à chacun d'entre vous. LES ACTUALITÉS Conseil du 8e arrondissement du 28 janvier 2025 : je vous rends compte Nous avons tenu mardi 28 janvier 2025 notre 32e Conseil du 8e arrondissement de la mandature . Vous trouverez ici l'ordre du jour initial de la séance et ci-dessous un compte rendu synthétique de mes principales interventions. En dépit des actualités parisiennes, cet ordre du jour était à nouveau étonnamment léger . La Mairie de Paris se concentre manifestement d'ores et déjà sur la valorisation de son mauvais bilan et sa communication préélectorale. Pour ma part, j'ai défendu deux vœux, posé une question orale et concentré mes principales interventions sur les dossiers que je considère être prioritaires pour les habitants du 8e et pour l'arrondissement. Sommaire Une simple déconcentration n'est évidemment pas une véritable décentralisation Changement d'usage des locaux d'habitation : la modification du Règlement municipal s'arrête au milieu du gué Affelnet : tous les collégiens doivent avoir le choix Liberté pour Boualem SANSAL ! A quand des radars sonores sur les boulevards Haussmann et Malesherbes ? Lire la suite Pétition "Donnez-nous un vrai choix de lycée à Paris" Après avoir moi-même défendu au dernier Conseil du 8e arrondissement un vœu pour que la Ville de Paris fasse améliorer la procédure Affelnet afin de restaurer une capacité de choix pour tous les collégiens dans leur quartier, en donnant plus de poids aux résultats scolaires, je vous encourage à signer la pétition en ligne "Donnez-nous un vrai choix de lycée à Paris" lancée par des parents d'élèves du collège Condorcet. Votation sur les "rues-jardins" le 23 mars 2025 : végétalisons sans nécessairement piétonniser La Mairie de Paris a décidé d'organiser le dimanche 23 mars 2025 une nouvelle "votation citoyenne" par laquelle elle prévoit de consulter les Parisiens sur l'accélération de la végétalisation dans la capitale , en développant ce qu'elle appelle les "rues-jardins", anciennement "rues végétales". Chaque Maire d'arrondissement pourra aussi soumettre une question propre à son arrondissement sur un sujet d'intérêt local. Le vote sera ouvert aux Parisiens inscrits sur les listes électorales (les procurations ne sont pas autorisées) et aux Parisiens de 16-18 ans de nationalité française (après avoir rempli un formulaire spécifique). Il se déroulera de 9 heures à 19 heures dans les 218 bureaux de vote répartis dans 34 lieux dans tous les arrondissements. Dans le 8e arrondissement, le vote se déroulera exclusivement en Mairie du 8e arrondissement (3 rue de Lisbonne). Lire la suite Liberté pour Boualem SANSAL ! La Mairie du 8e arrondissement doit se mobiliser elle aussi L'écrivain franco-algérien de 75 ans Boualem SANSAL est maintenu en détention en Algérie de manière totalement arbitraire depuis son arrestation le 16 novembre 2024 . Son œuvre, traduite dans le monde entier, compte une vingtaine de titres dans lesquels l'écrivain manifeste de grandes qualités littéraires et d'engagement. Celui qui fut Directeur général du Ministère algérien de l’Industrie a notamment le courage de critiquer l'islamisme, ainsi que certaines régressions dangereuses du pouvoir et de la société algérienne, tout en continuant de vivre à proximité de la capitale Alger. Nul n'est prophète en son pays et Boualem SANSAL a de longue date accepté l’idée d’être un écrivain reconnu à l’étranger plutôt qu'en Algérie, exprimant tout haut ce que de nombreux Algériens pensent tout bas. Boualem SANSAL est ainsi un "combattant de la liberté" auquel la France et l’Allemagne ont proposé l’asile politique. Lire la suite Budget de la Ville de Paris : du bon et du mauvais investissement municipal Comme nous l'avons déjà vu , le budget 2025 de la Ville de Paris s'inscrit dans une trajectoire des finances municipales insoutenable, laquelle génère une dette abyssale et insulte l'avenir - financier et fiscal - de Paris et des Parisiens . Cette année, par exemple, les 1,7 milliard d'euros prévus pour l'investissement et les 0,3 milliard d'euros prévus pour les remboursements d'emprunts ne sont couverts que par 0,6 milliard d'euros d'épargne brute sur le fonctionnement et 0,5 milliard d'euros de recettes d'investissement. D'où l'endettement supplémentaire pour couvrir le milliard d'euros non couvert. Lire la suite Budget participatif 2025 : à vos bonnes idées, prêts, déposez vos projets ! Quelles que soient les critiques légitimes que l'on peut émettre à l'endroit de cette démarche de la Mairie de Paris, notamment sur le corps électoral (il suffit en effet de déclarer habiter Paris - sans condition de nationalité - et avoir plus de 7 ans...), les habitants du 8e arrondissement ont par réalisme un double intérêt à participer au Budget participatif . D'une part, pour le 8e, arrondissement parmi les moins peuplés de la capitale, dont le "budget" est modeste, c'est une source utile de financements supplémentaires pour contribuer à améliorer le cadre et la qualité de vie. En 2024, l'enveloppement de 880 000 euros allouée au 8e arrondissement dans le cadre du Budget participatif représentait ainsi près du tiers du budget, dit "état spécial d'arrondissement" , plafonnant à 2,7 millions d'euros pour l'année. D'autre part, prendre part au Budget participatif, c'est choisir de ne pas subir , c'est décider de son propre chef pour ne pas endurer la banalité, l'insuffisance, souvent la médiocrité, de certains projets portés ou "poussés" par la Mairie de Paris. Lire la suite Point de vue | La Maire de Paris doit maintenant rendre publique sa vision pour l'avenir des Champs-Élysées La fermeture de la FNAC des Champs-Élysées est emblématique de l'éviction des commerces culturels populaires de la plus belle avenue du monde alors que les grands groupes du luxe multiplient les ouvertures d'enseignes. Depuis les fermetures du Gaumont Marignan et de l'UGC Normandie, il ne reste qu'un cinéma sur les Champs. La Ville de Paris doit bientôt réaliser un réaménagement global de l'avenue, qu'elle présente dans la continuité des propositions de l'étude "Réenchanter les Champs-Élysées" remises par le Comité Champs-Élysées en mai 2024. Il est encore temps de s'interroger sur l'avenir de l'avenue. Lire la suite LE CHIFFRE C’est en km/h la vitesse moyenne à laquelle les autobus parisiens ont roulé en 2024, contre 9,54 km/h en 2022 et 15 km/h en 2000 . En constante diminution depuis plusieurs années, la vitesse des autobus est désormais bien plus proche de la marche à pied (entre 4 et 6 km/h) que du métro (25 km/h). L'Association des usagers des transports (AUT) d'Île-de-France avait estimé en 2021 que les autobus passaient 39% de leur temps à l'arrêt, du fait des difficultés de circulation et des feux de circulation. La principale explication est la suivante : l'autobus est le grand oublié de la politique des mobilités de la Ville de Paris qui n'en a jamais fait un mode de transport prioritaire dans son "mix-mobilité" ; et les aménagements de sa politique du tout-vélo ont contribué à ralentir sa vitesse de circulation. LE SAVIEZ-VOUS ? 40% de logements publics à Paris d'ici 2035 ! Avec sa "Stratégie logement 2035" présentée dès 2022, la majorité municipale s'est fixé l’objectif de 40 % de logements publics d’ici à 2035, dont 30 % de logements sociaux et 10 % de logements abordables . Pour atteindre l'objectif supra-légal de 30% de logements sociaux (alors que Paris a déjà dépassé le niveau de 25% prescrit par la loi "Solidarité et renouvellement urbain" - SRU), la Mairie de Paris compte actionner deux leviers, certains diront "chevaux de Troie", créés et adoptés au cours du Conseil de Paris de novembre 2024 : le nouveau Plan local d'urbanisme bioclimatique (PLUb) et la Foncière du logement abordable . Avec le PLUb, la Mairie de Paris a rendu obligatoire l'intégration d'une part de logement social dans toute nouvelle construction , y compris les bureaux, et en cas de gros travaux. Ce faisant, elle favorise la préemption d’immeubles pour la création de logements sociaux. Grâce à la Foncière du logement abordable, elle va pouvoir acheter des immeubles pour les convertir en immeubles de logement locatif - soit sociaux, soit abordables - puis les confier à des bailleurs sociaux qui loueront à des prix " au moins inférieurs de 25% à ceux du marché ". La Foncière " achètera des immeubles entiers, comportant une part importante de logements vacants et nécessitant des travaux de rénovation énergétique ", précise la Ville de Paris sur son site web . " C’est pourquoi aucun arrondissement n’est privilégié pour ces opérations, qui dépendront avant tout des opportunités de marché " : aucun arrondissement n'étant "privilégié", tous seront ciblés. CQFD. Après la hausse de la taxe foncière de +62%, conjuguée à la suppression de la taxe d'habitation, la Maire de Paris veut plus que jamais faire de la capitale une ville de locataires et non de propriétaires. Les mânes des avocats du roi Au cours de son procès devant la Convention nationale après la journée du 10 août 1792 et son emprisonnement, le roi Louis XVI a bénéficié de la défense de trois avocats : François Denis Tronchet, Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes et Raymond de Sèze . Le 11 décembre 1792, le procès débute en présence de l’accusé. Le procès se clôt le 26 décembre. Le 20 janvier 1793, une délégation de la Convention se rend à la prison du Temple chargée d’annoncer le verdict au condamné et de l’informer que la sentence sera mise en œuvre dès le lendemain. Le 21 janvier 1793 à 10 h 22, le roi est guillotiné sur la place de la Révolution, l'actuelle place de la Concorde. Aujourd'hui, les mânes des avocats du roi sont toujours présents à proximité immédiate de la plus grande place de Paris et de la rue Royale , sur le boulevard Malesherbes, la rue Tronchet et la rue de Sèze. Dernière minute Le Conseil du 8e arrondissement du 28 janvier a voté le changement de nom du marché découvert alimentaire "Aguesseau", seul marché découvert alimentaire du 8e arrondissement, en marché découvert alimentaire "Madeleine" . Jouxtant l'église éponyme, situé sur la place du même nom, pleinement intégré au quartier, ce marché portera ainsi un nom enfin plus en concordance avec son lieu d'implantation. L'IMAGE Au secours, les "communistes" reviennent ! C'est une carte de vœux pour le moins originale que l'Adjoint à la Maire de Paris en charge du commerce a adressée aux commerçants parisiens... En guise de message, l'élu communiste Nicolas BONNET OULALDJ n'a rien trouvé de mieux que de dénoncer " les ravages du capitalisme " à des femmes et des hommes qui, tous les jours, font vivre la liberté des échanges pour apporter aux Parisiens les biens et les produits dont ils ont besoin. Combien d'euros la Ville de Paris a-t-elle dépensé pour financer l'autopromotion d'un élu communiste et sa contestation radicale de l'ordre établi ? LE 8E ENGAGÉ Valoriser les métiers de l'artisanat d'art Une jeune diplômée de l'Ecole Boulle expose sa création. La Mairie du 8e arrondissement a organisé du 14 au 18 janvier une exposition "Artisans d'art" afin de mettre en valeur les métiers de l'ébénisterie, de la marqueterie, de la tapisserie ou encore de la joaillerie, des métiers d'art et de passion qui font la fierté de Paris et des Parisiens. De jeunes diplômés de la prestigieuse Ecole Boulle ont notamment exposé leurs créations. Nos jeunes ont décidément du talent ! DANS LES MÉDIAS "Une voie parisienne pourrait bientôt prendre le nom du peintre Gustave Caillebotte" , Zig Zag , 30 novembre 2024 "Bienvenue à la Hidalgo Academy… Le théâtre de la Concorde ouvre à Paris" , Valeurs Actuelles , 18 novembre 2024 "Pour les propriétaires, c’est une sorte de hold-up ! : ce "pastillage" de la mairie de Paris qui suscite la colère" , Le Figaro , 18 novembre 2024 ZTL Paris Centre : un projet ni souhaitable ni opérationnel ("Bienvenue en Île-de-France", Le Figaro TV , 18 novembre 2024) L'AGENDA Dimanche 23 mars 2025 de 9 h à 19 h | Mairie du 8e arrondissement : votation sur le développement des "rues-jardins" dans la capitale. Mardi 25 mars 2025 19 h | Mairie du 8e arrondissement : 33e Conseil du 8e arrondissement de la mandature*. Mardi 20 mai 2025 19 h | Mairie du 8e arrondissement : 34e Conseil du 8e arrondissement de la mandature*. Mardi 17 juin 2025 19 h | Mairie du 8e arrondissement : 35e Conseil du 8e arrondissement de la mandature*. * Les séances du Conseil du 8e arrondissement se tiennent à la Mairie du 8e arrondissement et sont ouvertes au public.
- En faisant adopter le nouveau PLU, Anne HIDALGO "braque" les propriétaires - le 8e arrondissement est dans son collimateur
Au terme de quatre années de délibérations pendant lesquelles j'aurais été la seule élue du 8e arrondissement à toujours m'opposer à ce projet , le nouveau Plan local d'urbanisme bioclimatique (PLUb) de Paris a été adopté le 20 novembre par la majorité municipale du Conseil de Paris . Avec ce nouveau PLU bioclimatique, Anne HIDALGO accélère à marche forcée sa politique du logement social, en poursuivant un objectif idéologique qui va bien au-delà de l'obligation prévue par la loi de 25% de logements sociaux d'ici 2025. Pour cela, la Mairie de Paris réserve des emplacements de bureaux ou d'habitations sur lesquels elle impose des servitudes d'urbanisme pour la réalisation de logements sociaux à l'occasion d'opérations immobilières. C'est le fameux "pastillage" . Ces servitudes portent directement atteinte au droit fondamental de propriété. Je les dénonce sur le fond pour leur incohérence et sur la forme pour leur arbitraire. Sur le fond, la Mairie de Paris dévalorise les immeubles, dissuade les rénovations nécessaires et oriente la transformation du marché de bureau vers l'hôtellerie. Sur la forme, elle a pastillé à l'aveugle et dans l'opacité, puis elle n'a jamais daigné en informer les propriétaires d'immeubles grevés d'une servitude. La Mairie de Paris a pastillé "à l'aveugle" au point de réserver un emplacement au 40 boulevard Malesherbes. Or, le 40 boulevard Malesherbes est la propriété de l'organisation européenne pour la recherche nucléaire (le CERN), laquelle est liée avec l'Etat français par un accord de 1972 qui stipule que "les biens et avoirs de l'Organisation, où qu'ils se trouvent, sont exempts de perquisition, confiscation, réquisition et d'expropriation ou de toute autre forme de contrainte". Pour ne pas enfreindre le droit international par inadvertance, la Mairie de Paris a donc dû amender son propre projet pour supprimer cet emplacement réservé... Le 8e arrondissement compte ainsi 83 emplacements réservés pour réaliser exclusivement des logements sociaux. C'est inacceptable ! Dans certaines rues du quartier Triangle d'or, 50% des immeubles de bureaux ont été pastillés, comme si la Mairie de Paris cherchait à bouter l'activité tertiaire hors du quartier central des affaires... Si je suis favorable à une politique du logement social pour mieux loger les familles et les classes moyennes, je suis et je resterai opposée à la politique de production et d'attribution des logements sociaux menée par Anne HIDALGO . Cette politique de la préemption d'habitations et de bureaux pour les transformer en logements sociaux représente un coût exorbitant pour les contribuables parisiens. La Mairie de Paris se félicite même de créer des logements sociaux avenue George V ou avenue des Champs-Elysées, alors qu'elle pourrait en réaliser deux à trois fois plus dans des quartiers moins chers et que le pouvoir d'achat des futurs résidents au quotidien ne correspond pas à la réalité économique du quartier... Résultat : chaque année, il y a toujours plus de demandeurs de logement social et toujours plus de logements sociaux dégradés, toujours moins de diversité sociale et toujours moins de logements disponibles sur le marché locatif privé . CQFD ! Le 8e étant tout particulièrement impacté par les projets d'expropriation insidieuse d'Anne HIDALGO, j'avais proposé au groupe Changer Paris de déposer et défendre un ultime amendement visant à supprimer 16 de ces 83 emplacements encore réservés par le PLUb dans l'arrondissement . Le 8e compte en effet le dixième des 828 emplacements réservés pour des logements sociaux dans l'ensemble de Paris. Dans l'arrondissement, des immeubles de logements non vacants sont pastillés, des immeubles venant de faire l'objet ou allant faire l'objet d'une restructuration lourde font aussi l'objet d'un emplacement réservé, d'autres immeubles ont été soudainement pastillés dans la plus complète opacité entre la concertation du PLUb (novembre 2022) et l'arrêt de l'avant-projet de PLUb (mai 2023), certains immeubles pastillés sont des immeubles qui devront supprimer des mètres carrés de logement existants pour créer des logements sociaux. Afficher la liste des 16 emplacements réservés supplémentaires dont la suppression était souhaitée. 1-3 rue de Cerisoles / 26 rue Clément Marot 1-5 rue de Berne / 3 rue de Saint-Pétersbourg 4 rue Cambaceres / 6 place des Saussaies 5 rue la Boétie 6 rue Lincoln 7 rue du Boccador 9 rue du Boccador 10 rue La Boétie 10 rue de Vézelay 10-12 rue de la Trémoille / 7 rue du Boccador 12 rue Chateaubriand 22 rue de Naples 24 rue de la Trémoille / 12 rue Clément Marot 35 rue Marbeuf 59-63 rue du Rocher 129 rue de Provence / 72 boulevard Haussmann / 1 rue du Havre A l'instar de tous les amendements de l'opposition, sans exception, cet amendement a été rejeté par la Maire de Paris et ses alliés. Manifestement, la "ville inclusive" promue ad nauseam par la majorité s'arrête aux murs de l'Hôtel de Ville et à l'enceinte du Conseil de Paris. Ainsi l'Exécutif parisien créé-t-il inutilement une insécurité juridique potentielle dont l'effet réel est de dévaloriser ipso facto toutes les parcelles pastillées . Il reconnaît pourtant lui-même avoir pastillé bien au-delà du strict nécessaire puisque, compte tenu de leur coût potentiel pour les finances municipales, une infime minorité seulement des prescriptions d'urbanisme pourra être réalisée. Pour mémoire, seuls 130 des 416 emplacements pastillés dans le précédent PLU avaient finalement permis de réaliser des logements sociaux. C'est en quelque sorte une expropriation potentielle pour cause, non pas d'utilité, mais d'inutilité publique... Dans un article du Figaro titré "Logements sociaux : ce pastillage de la mairie de Paris qui suscite la colère des propriétaires" , la journaliste Stéphane KOVACKS avait rendu compte de mon combat contre ces atteintes de la Mairie de Paris au droit fondamental de propriété . Extrait de Stéphane KOVACS, "Logements sociaux : ce pastillage de la mairie de Paris qui suscite la colère des propriétaires", Le Figaro, 18 novembre 2024. Stéphane KOVACS, "Logements sociaux : ce pastillage de la mairie de Paris qui suscite la colère des propriétaires", Le Figaro, 18 novembre 2024. La mobilisation collective contre la "chasse aux sorcières" a payé ! Dans le contexte délétère de la suspension du versement des subventions municipales à l'école Stanislas, j'avais été le premier élu parisien à appeler dès février 2024 la Maire de Paris à stopper sa "chasse aux sorcières" contre l'enseignement privé confessionnel dans la capitale - en l'occurrence le collège Saint-Jean-Gabriel dans le 4e arrondissement ; le lycée Lavoisier dans le 5e arrondissement ; l'école Saint Marie de Sion dans le 6e arrondissement ; l'école Saint-Eloi, le collège Saint-Clotilde et le lycée Saint-Michel de Picpus dans le 12e arrondissement ; les groupes scolaires Saint-Vincent de Paul et Notre-Dame de France dans le 13e arrondissement ; le lycée Saint-Michel des Batignolles et le groupe scolaire Ohr Kitov dans le 17e arrondissement. Dans son avis, la commission d'enquête avait elle aussi recommandé de supprimer ces emplacements réservés grevant les parcelles d'établissements scolaires privés. La mouture finale du PLUb adoptée le 20 novembre a finalement supprimé l'intégralité de ces emplacements réservés, y compris ceux grevant les parcelles des paroisses des églises Notre-Dame d'Auteuil et Sainte-Jeanne-de-Chantal dans le 16e arrondissement. A la suite de l'annulation du permis de construire délivré pour la réalisation d'un groupe scolaire sur la parcelle du 25-27 rue de Constantinople, il apparaît utile et opportun d'y créer un espace vert, compatible avec les recommandations de l'Agence régionale de santé. J'avais donc fait déposer et défendre par le groupe Changer Paris un amendement proposant que la réserve pour la réalisation de logements sociaux grevant cette parcelle soit transformée en réserve pour la réalisation d'un espace vert . A l'instar de tous les autres amendements de l'opposition, cet amendement a été retoqué par la majorité municipale.
- Liberté pour Boualem SANSAL ! La Mairie du 8e arrondissement doit se mobiliser elle aussi
L'écrivain franco-algérien de 75 ans Boualem SANSAL est maintenu en détention en Algérie de manière totalement arbitraire depuis son arrestation le 16 novembre 2024. Son œuvre, traduite dans le monde entier, compte une vingtaine de titres dans lesquels l'écrivain manifeste de grandes qualités littéraires et d'engagement . Celui qui fut Directeur général du Ministère algérien de l’Industrie a notamment le courage de critiquer l'islamisme, ainsi que certaines régressions dangereuses du pouvoir et de la société algérienne, tout en continuant de vivre à proximité de la capitale Alger. Nul n'est prophète en son pays et Boualem SANSAL a de longue date accepté l’idée d’être un écrivain reconnu à l’étranger plutôt qu'en Algérie, exprimant tout haut ce que de nombreux Algériens pensent tout bas. Boualem SANSAL est ainsi un "combattant de la liberté" auquel la France et l’Allemagne ont proposé l’asile politique. " Comme Soljenitsyne, c’est un mathématicien brillant qui entre en littérature tardivement pour dénoncer le mal. Comme Soljenitsyne a démystifié la Russie soviétique, Sansal démystifie l’Algérie du FLN. Comme Soljenitsyne a dénoncé l’aveuglement des Occidentaux face au communisme, il dénonce notre aveuglement face à l’islamisme. " (Jean-François COLOSIMO cité par Alexandre DEVECCHIO dans Le Figaro Magazine ) Nous ne pouvons pas tolérer qu’un compatriote soit emprisonné pour ses idées . Nous ne pouvons pas davantage tolérer qu'un compatriote soit emprisonné pour servir de "monnaie d'échange" dans le cadre d'une guerre mémorielle entretenue par l'Algérie à l'encontre de la France et d'un marchandage d'Alger pour obtenir une inflexion de notre politique de rapprochement franco-marocain qu'elle réprouve. Un Comité de soutien à Boualem SANSAL a été créé à l'initiative de la Revue politique et parlementaire . Présidé par Mme Catherine CAMUS, fille du lauréat du prix Nobel de littérature (1957), le Comité de soutien " demande aux autorités françaises de tout mettre en oeuvre pour que Boualem SANSAL soit libéré le plus rapidement ". C'est pourquoi je défendrai un vœu en Conseil du 8e arrondissement le mardi 28 janvier pour que la Mairie du 8e arrondissement expose - elle aussi - le portrait de l'écrivain franco-algérien, avec un message de soutien , sur la façade de l'hôtel Cail jusqu'à sa libération.
- Budget de la Ville de Paris : du bon et du mauvais investissement municipal
Comme nous l'avons déjà vu , le budget 2025 de la Ville de Paris s'inscrit dans une trajectoire des finances municipales insoutenable, laquelle génère une dette abyssale et insulte l'avenir - financier et fiscal - de Paris et des Parisiens . Cette année, par exemple, les 1,7 milliard d'euros prévus pour l'investissement et les 0,3 milliard d'euros prévus pour les remboursements d'emprunts ne sont couverts que par 0,6 milliard d'euros d'épargne brute sur le fonctionnement et 0,5 milliard d'euros de recettes d'investissement. D'où l'endettement supplémentaire pour couvrir le milliard d'euros non couvert. Sommaire Des mots "sésames" L'habitat réduit au logement social, lequel dysfonctionne Les grands travaux aux dépens de la voirie du quotidien L'autobus grand oublié de la politique des mobilités Des mots "sésames" Pour sa défense, l'exécutif excipe que le niveau des dépenses d'investissement serait exigé par les impératifs du logement et de la transition écologique . A l'écouter, les mots "investissement", "logement", "environnement" seraient de véritables "sésames" justifiant d'ouvrir toujours plus grand les vannes de la dépense municipale. Mais l'Hôtel de Ville est-il raisonnable et responsable lorsqu'il continue d'investir à fonds perdu dans le logement social pour atteindre l'objectif supra-légal de 30% de logements sociaux d'ici à 2030 , alors que Paris a déjà dépassé le niveau de 25% prescrit par la loi "Solidarité et renouvellement urbain" (SRU) ? Pour ma part, je considère qu'1 euro investi à mauvais escient est toujours 1 euro de dépense inutile. Avec un peu de recul, en prenant les 8 années de 2018 à 2025, le montant global des investissements s'élève à 12,5 milliards d'euros, ce qui explique largement l'endettement de 9,4 milliards d'euros prévu fin 2025 . En moyenne, les dépenses d'investissement ont atteint 1,6 milliard d'euros par an. Leur montant n'a jamais été inférieur à 1,3 milliard d'euros, même en 2020 en plein cœur de la crise de la Covid. Parmi les politiques publiques qui composent ces dépenses d'investissement, la politique "aménagement des territoires et habitat" représente 5 milliards d'euros, soit 40% du total des investissements, la politique "culture, vie sociale, jeunesse, sport et loisirs" 1,5 milliard d'euros (12%), la politique "transport" 1,5 milliard d'euros (12%), la politique "services généraux" 1,4 milliard d'euros (11%). Les montants des investissements dans les politiques de la sécurité, de l'enseignement, de l'action sociale, de l'action économique et de l'environnement sont moins substantiels. Ventilation des dépenses d'investissement par politique publique sur la période 2018-2025. L'habitat réduit au logement social, lequel dysfonctionne Le premier poste d'investissement est de loin le logement social, avec 3,3 milliards d'euros de dépenses sur la période 2018-2025 , soit l'essentiel de la politique "Aménagement des territoires et habitat", parmi lesquelles 1,4 milliard d'euros d'acquisitions, 1,1 milliard d'euros de subventions versées aux bailleurs sociaux, 0,5 milliard d'euros de crédits délégués par l'Etat (aides à la pierre) et 0,3 milliard d'euros de rachats d'actifs liés au conventionnement de logements - en fait de l'acquisition déguisée. A contrario, la politique de soutien municipal à l'accès au logement et à l'accession à la propriété , après avoir été réduite comme une peau de chagrin en 2018 (2,2 milliards d'euros) puis 2019 (0,4 milliard d'euros), a disparu depuis 2020 . Autrement dit, la Ville réduit désormais sa politique de l'habitat à la politique du logement social. Encore faudrait-il que cette dernière fonctionne... Dans le domaine du logement social comme ailleurs, l'Exécutif municipal est dans une fuite en avant budgétaire . Alors que Paris a déjà dépassé le niveau de 25% de logements sociaux prescrit par la loi SRU, il préfère préempter des logements privés pour la réalisation de nouveaux logements sociaux plutôt que d'entretenir et rénover le parc social existant. Aujourd'hui, sur les 260 000 logements du parc social de la Ville de Paris, seuls 35 000 ont été rénovés, soit moins de 15% du parc. Chaque année, les bailleurs sociaux rénovent 3 000 à 4 000 logements. A ce rythme, il faudrait donc attendre au moins l'année 2070 pour que soient rénovés la totalité des logements sociaux du parc social parisien. Cette situation était cousue de fil blanc en raison de la pratique municipale des loyers capitalisés reçus des offices HLM, laquelle les a privés d'une partie de la capacité d'autofinancement de la rénovation énergétique de leur parc. Alors que les Parisiens sont toujours à la recherche de logements accessibles, la Maire de Paris a finalement accentué la pénurie de logements , en se contentant de reconventionner des logements privés, en destinant 30% seulement des logements sociaux aux classes moyennes, en manquant de volonté politique pour favoriser l’accession sociale à la propriété, en augmentant de près de 5% les droits de mutation. Les grands travaux aux dépens de la voirie du quotidien Les travaux de voirie au sens large constituent un autre poste d'investissement important, avec 1,2 milliard d'euros de dépenses sur la période 2018-2025 , parmi lesquelles 427 millions d'euros pour les dépenses de voirie, 404 millions d'euros pour les aménagements sur la voirie, 233 millions d'euros pour les circulations douces, 73 millions d'euros pour la démarche "Embellir votre quartier". Et pour cause ! La Maire de Paris n'a eu de cesse d'investir dans l'accessoire aux dépens du principal . Elle a multiplié les dépenses de grands travaux d'urbanisme et de voirie pendant que les nids-de-poule éclosaient un peu partout sur un espace public à l'abandon . Généralement, le coût élevé de ces grands travaux est inversement proportionnel à leur utilité pour la vie quotidienne des Parisiens et de ceux qui travaillent à Paris : "réenchantement des Champs-Élysées", transformation des abords de la Tour Eiffel et de la place du Trocadéro, piétonnisation du pont d'Iéna, multiplication des opérations "Embellir votre quartier"... Sans oublier certains projets culturels ni faits ni à faire : le Pavillon des Sources, le Square de Notre-Dame... Ces grands travaux siphonnent le budget dédié à l'entretien et à la rénovation du petit patrimoine de voirie. Et ce sans la moindre prévisibilité budgétaire puisque la Maire de Paris a abandonné l'ambition de faire adopter un Programme d'investissement de la mandature (PIM) permettant de pluriannualiser les dépenses d'investissement pour les années 2020-2026. Là comme ailleurs, la Maire de Paris doit faire plus, et faire mieux, pour la vie quotidienne des Parisiens . Y compris, s'il le faut, puisque la décision politique revient à arbitrer et à "trancher", en privilégiant les habitants sur les touristes lorsque leurs intérêts s'avèrent difficiles à concilier, voire contradictoires. L'autobus grand oublié de la politique des mobilités Les transports publics de voyageurs sont aussi un poste d'investissement significatif, avec 0,8 milliard d'euros de dépenses sur la période 2018-2025 . Cette politique comprend quatre principaux chantiers : l'extension du tramway T3b (Porte de la Chapelle - Porte Dauphine) pour 270 millions d'euros, l’extension du RER E vers l’Ouest pour 221 millions d'euros, le prolongement de la ligne 14 St Lazare-St Ouen pour 173 millions d'euros, et le prolongement et l’adaptation de la ligne 11 pour 63 millions d'euros. Si ce poste de dépense appelle au premier abord moins de commentaire, il confirme en négatif que l'autobus est le grand oublié de la politique des mobilités de la Ville de Paris . Selon la RATP, les autobus parisiens roulaient en moyenne en heure de pointe à 8,85 km/h en 2024, contre 9,54 km/h en 2022, 15 km/h en 2000, une vitesse plus proche de la marche à pied (entre 4 et 6 km/h) que du métro (25 km/h). De son côté, l'Association des usagers des transports (AUT) d'Île-de-France avait estimé en 2021 que les autobus passaient 39% de leur temps à l'arrêt, du fait des difficultés de circulation et des feux de circulation. La principale explication est la suivante : la Mairie de Paris n'a jamais fait de l'autobus un mode de transport prioritaire dans son "mix-mobilité" ; et les aménagements de sa politique du tout-vélo ont contribué à ralentir sa vitesse de circulation . Les principaux programmes d'investissement sur la période 2018-2025.
- Grilles du parc Monceau : trêve d'études préalables, il est temps de restaurer !
Après des années de tergiversations, la priorité doit maintenant aller à la rénovation effective des grilles du parc Monceau. Dix ans après les premiers courriers, questions et autres vœux à l'attention de l'exécutif parisien pour faire restaurer dans les meilleurs délais les grilles principales et secondaires du parc Monceau, le projet de restauration a amorcé un "cercle vicieux" : plus les travaux tardent, plus leurs coûts augmentent, plus leur financement doit être actualisé, plus les études de mise à jour provoquent des retards supplémentaires, etc. Or, au terme du Budget participatif 2024, un projet "Financer l'étude préalable à la rénovation des grilles du parc Monceau" a été adopté dans le 8e arrondissement , lequel prévoit, pour un coût de 400 000 euros, de financer de nouvelles " études de diagnostic afin d'établir les modalités techniques ainsi que le montant estimatif de cette rénovation ". Des voix se sont immédiatement élevées sur le coût de cette nouvelle étude préalable. Le quotidien Le Parisien en a d'ailleurs rendu compte. Le diagnostic des besoins de restauration des grilles principales et secondaires du parc Monceau est pourtant connu de longue date . Le Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH) du ministère de la Culture l'avait posé dès avril 2012 dans une note de préconisations sur la "rénovation des grilles du parc Monceau avec rehausse de certains éléments" réalisée pour le compte de l'Agence Pierre-Antoine GATIER (PAG) et de la Direction des espaces verts et de l'environnement (DEVE) de la Ville de Paris. Les besoins de la restauration des grilles du parc Monceau sont connus depuis au moins 2012. Le caractère "mécénable" du financement de l'opération est aussi envisagé de longue date . Dans le vœu que j'avais porté et défendu en Conseil de Paris le 21 janvier 2019, je préconisais déjà un appel au mécénat partiel ou total de l'opération, notamment via la structure de droit privé du Fonds pour Paris , dédiée par la Ville de Paris à la recherche de mécènes. Dans la réponse qu'ils m'avaient faite le 20 novembre 2020 , après mon courrier du 4 septembre et mon vœu du 22 septembre en Conseil du 8e arrondissement, Karen TAÏEB et Christophe NAJDOVSKI - respectivement Adjointe au patrimoine et Adjoint aux espaces verts de la Maire de Paris - avaient d'ailleurs exprimé leur volonté d'avancer sur le dossier : en confirmant d'abord l'impérieuse nécessité d'une restauration des grilles ; en indiquant ensuite avoir demandé à la DEVE d'actualiser la précédente étude de 2011 pour affiner l'estimation budgétaire de cette opération et de travailler à un phasage des travaux qui permette d'initier les premières interventions dans les meilleurs délais ; en précisant enfin avoir fait le nécessaire pour qu'une partie de l'opération soit éligible au soutien financier du mécénat. Tout ou partie de la restauration des grilles du parc Monceau pourra être financé par le mécénat. Puis plus rien, silence radio le plus complet pendant des années... Le 20 juin 2023, je défendais encore un énième vœu en Conseil du 8e arrondissement dans lequel, " près de trois ans plus tard ", je regrettais " qu'aucune intervention n'a[it] été initiée depuis ". Aujourd'hui, trêve d'études préalables, il est temps d'agir et de restaurer : la Mairie de Paris doit maintenant s'engager à lancer la restauration des grilles du parc Monceau avant la fin de l'actuelle mandature . Dans cette perspective, j'ai adressé à Karen TAÏEB et Christophe NAJDOVSKI un nouveau courrier par lequel je les appelle à trois actions : prendre l'engagement solennel de lancer la restauration des grilles du parc Monceau avant 2026 et la fin de l'actuelle mandature ; mandater le Fonds pour Paris afin de rechercher des mécènes , entreprises et particuliers, et collecter des fonds pour financer tout ou partie de la restauration des grilles du parc Monceau, au besoin en étendant la compétence matérielle de l'organisation de droit privé ; lancer une souscription publique pour associer largement à la restauration des grilles du parc Monceau les habitants, les commerçants, les touristes et toutes les personnes attachées à la conservation et à la transmission de cet élément exceptionnel de notre patrimoine parisien. Les grilles du parc Monceau au 19e siècle (source : Archives de Paris). Parc Monceau. Entrée boulevard de Courcelles, détail de la grille. Paris (VIIIème arr.). Photographie de Charles Lansiaux (1855-1939). Plaque de verre, 14 juin 1919. Département Histoire de l'Architecture et Archéologie de Paris. Parc Monceau. Entrée boulevard Malesherbes, détail de la grille. Paris (VIIIème arr.). Photographie de Charles Lansiaux (1855-1939). Plaque de verre, 14 juin 1919. Département Histoire de l'Architecture et Archéologie de Paris.
- Budget participatif 2025 : à vos bonnes idées, prêts, déposez vos projets !
Le dépôt des idées s'effectue jusqu'au 3 février. Le vote des Parisiens est prévu en septembre. Quelles que soient les critiques légitimes que l'on peut émettre à l'endroit de cette démarche de la Mairie de Paris, notamment sur le corps électoral (il suffit en effet de déclarer habiter Paris - sans condition de nationalité - et avoir plus de 7 ans...), les habitants du 8e arrondissement ont par réalisme un double intérêt à participer au Budget participatif . D'une part, pour le 8e, arrondissement parmi les moins peuplés de la capitale, dont le "budget" est modeste, c'est une source utile de financements supplémentaires pour contribuer à améliorer le cadre et la qualité de vie. En 2024, l'enveloppement de 880 000 euros allouée au 8e arrondissement dans le cadre du Budget participatif représentait ainsi près du tiers du budget, dit "état spécial d'arrondissement" , plafonnant à 2,7 millions d'euros pour l'année. D'autre part, prendre part au Budget participatif, c'est choisir de ne pas subir , c'est décider de son propre chef pour ne pas endurer la banalité, l'insuffisance, souvent la médiocrité, de certains projets portés ou "poussés" par la Mairie de Paris. Vous avez été nombreux à répondre à mon questionnaire sur la mobilité des aînés dans l'espace public et les transports collectifs du 8e arrondissement . Parmi vos propositions figurent, notamment, la densification du maillage en mobilier urbain de repos, avec la réinstallation de chaises et de bancs dans l'espace public, et l'expérimentation du décompteur de temps d'attente piéton sur les feux des traversées piétonnes les plus dangereuses. Ces propositions sont des exemples d'aménagements légers de l'espace public qui pourraient être éligibles au Budget participatif. Pour participer à la 11e édition du Budget participatif, il faut déposer votre idée sur le site dédié de la Ville de Paris, Décider pour Paris , d'ici au 3 février . Je me tiens à votre entière disposition pour vous conseiller afin de vous aider à transformer votre idée en projet : n'hésitez pas à m'écrire à l'adresse catherinelecuyer75008@gmail.com , je vous répondrai personnellement. Votre idée peut concerner une adresse précise, votre quartier, le 8e arrondissement ou encore Paris . Elle peut être déposée à titre individuel ou collectif (associations, collectifs divers, conseils de quartier, etc.). Votre idée doit satisfaire plusieurs critères de recevabilité - géographique, juridique, financière, technique... : être localisée sur le territoire parisien ; servir l'intérêt général , non un intérêt privé ; entrer dans le champ des compétences de la Ville de Paris , lequel comprend le cadre de vie, la culture, le patrimoine, l'éducation, la jeunesse, l'environnement, le logement, les mobilités, la prévention, la sécurité, la propreté, la santé, les solidarités, le sport, l'attractivité et l'emploi ; représenter une dépense d'investissement , non de fonctionnement, c'est-à-dire une dépense pour un achat de biens ou de matériels durables, un aménagement, des travaux... ; ne pas constituer un aménagement lourd de l'espace public ; la Mairie de Paris exclut d'emblée l'aménagement d'une place ou d'une rue, l'élargissement d'un trottoir, la création d'une piste cyclable ou d'une zone de rencontre, la piétonnisation d'un secteur, la plantation d'arbres... ; enfin, être techniquement réalisable , les contraintes techniques étant lourdes dans une ville aussi dense que Paris, liées par exemple à la saturation des sous-sols. Les critères de recevabilité des projets suivant les politiques municipales (source : guide du dépôt ). Pour en savoir plus sur les critères de recevabilité, feuilletez le guide du dépôt de la Ville de Paris. Le calendrier du Budget participatif 2025 est le suivant : jusqu'au 3 février : dépôt des idées ; du 17 février au 9 mai : instruction technique et financière des projets par les services municipaux ; du 19 mai au 6 juin : sélection par les "commissions d'arrondissement" des projets "nominés" qui seront soumis au vote des Parisiens ; septembre : vote des Parisiens pour choisir les projets "lauréats". D'après la communication de la Mairie de Paris, depuis 2014, le Budget participatif en chiffres, c'est 21 000 idées déposées, 1 345 projets lauréats, 3 400 chantiers terminés, 768 millions d'euros investis. Depuis la 1ère édition du Budget participatif en 2015, 33 projets lauréats ont été votés dans le 8e arrondissement, pour un montant total de plus de 10,4 millions d'euros . A la date du 14 janvier 2025, l'état d'avancement de ces 33 projets lauréats est variable : 6 n'ont pas démarré, 2 sont abandonnés, 6 en sont au stade des études ou des procédures, 12 sont achevés, 5 sont en cours de livraison et 2 sont en travaux. Sécuriser le carrefour La Boétie - Ponthieu (édition 2024 ; 20 000 euros ; état d'avancement du projet : non démarré) Sécuriser les traversées piétonnes rue de Courcelles (édition 2024 ; 50 000 euros ; état d'avancement du projet : non démarré) Rénover la cour et le jardin de la mairie du 8e arrondissement (édition 2024 ; 400 000 euros ; état d'avancement du projet : non démarré) Financer l'étude préalable à la rénovation des grilles du parc Monceau (édition 2024 ; 400 000 euros ; état d'avancement du projet : non démarré) Réaménager une aire de jeu du parc Monceau et rénover la Naumachie (édition 2024 ; 330 000 euros ; état d'avancement du projet : non démarré) Réduire la vitesse des véhicules et sécuriser les passages piétons (édition 2023 ; 210 000 euros ; état d'avancement du projet : non démarré) Contribuer à la rénovation de la façade ouest de Saint Augustin (édition 2023 ; 200 000 euros ; état d'avancement du projet : études) Rénover le gymnase du collège Condorcet (édition 2023 ; 320 000 euros ; état d'avancement du projet : procédures) Restaurer le dôme de l'église Saint-Augustin (édition 2023 ; 200 000 euros ; état d'avancement du projet : études) Apaiser, végétaliser des rues et places de l'arrondissement (édition 2022 ; 1 330 000 euros ; état d'avancement du projet : livraison) Protéger les piétons et réduire les nuisances sonores (édition 2022 ; 2 000 000 euros ; état d'avancement du projet : livraison) Un 8e apaisé (édition 2021 ; 200 000 euros ; état d'avancement du projet : fin) Un 8e plus sportif (édition 2021 ; 500 000 euros ; état d'avancement du projet : livraison) Rénovation de la chaussée de la rue de Monceau (édition 2019 ; 300 000 euros ; état d'avancement du projet : fin) Auditorium dans le conservatoire Camille Saint-Saëns (édition 2019 ; 500 000 euros ; état d'avancement du projet : études) Création d'un parcours détente / santé cours Albert Ier (édition 2019 ; 25 000 euros ; état d'avancement du projet : études) Un passage piéton aligné au trottoir - rue du Rocher (édition 2019 ; 80 000 euros ; état d'avancement du projet : fin) Les peintres et le quartier de l'Europe (édition 2019 ; 80 000 euros ; état d'avancement du projet : travaux) Du Vert et du Bien-Être sur le parvis - Hôtel Beaujon (édition 2018 ; 50 000 euros ; état d'avancement du projet : livraison) Le camion Refettorio : intégration, conseils légaux, repas (édition 2018 ; 105 000 euros ; état d'avancement du projet : études) Renouveau au Parc Monceau ! (édition 2018 ; 600 000 euros ; état d'avancement du projet : livraison) Rénovation de la Rotonde du Parc Monceau (édition 2017 ; 500 000 euros ; état d'avancement du projet : travaux) Le bon sens au profit de la sécurité - Axe Villiers / Rome (édition 2017 ; 25 000 euros ; état d'avancement du projet : fin) Sécurisation passage piéton Malesherbes / Lisbonne (édition 2017 ; 200 000 euros ; état d'avancement du projet : fin) Végétalisation mur jardin extérieur Rothschild-Place G. Guillaumin (édition 2017 ; 40 000 euros ; état d'avancement du projet : abandonné) Des tables de jeux d'échecs au parc Monceau (édition 2016 ; 4 000 euros ; état d'avancement du projet : fin) Rénovation de la piste cyclable sur le boulevard Malesherbes (édition 2016 ; 600 000 euros ; état d'avancement du projet : fin) Création d'une piste cyclable dans le sens de la circulation rue de Monceau (édition 2016 ; 200 000 euros ; état d'avancement du projet : fin) Pacification des abords des Champs-Elysées et sécurisation de la rue de Ponthieu (édition 2016 ; 300 000 euros ; état d'avancement du projet : fin) Paris 8 fleuri - boulevard Haussmann (édition 2016 ; 100 000 euros ; état d'avancement du projet : abandonné) Lutte contre les nuisances sonores sur les grands boulevards (édition 2015 ; 300 000 euros ; état d'avancement du projet : fin) Rénovation d'une aire de jeux au parc Monceau (édition 2015 ; 200 000 euros ; état d'avancement du projet : fin) Réaménagement de passages piétons 223 rue du Faubourg Saint-Honoré (édition 2015 ; 54 000 euros ; état d'avancement du projet : fin) Open data : le fichier xlsx des projets lauréats du Budget participatif dans le 8e arrondissement depuis 2015.
- Point de vue | La Maire de Paris doit maintenant rendre publique sa vision pour l'avenir des Champs-Élysées
Mme HIDALGO ne joue pas son rôle. Faute de vision pour les Champs-Élysées, elle risque de subir celle des autres. Un réaménagement peut être justifié, à condition que Mme HIDALGO clarifie les objectifs, élargisse les bénéficiaires et limite le financement public. La fermeture de la FNAC des Champs-Élysées est emblématique de l'éviction des commerces culturels populaires de la plus belle avenue du monde alors que les grands groupes du luxe multiplient les ouvertures d'enseignes. Depuis les fermetures du Gaumont Marignan et de l'UGC Normandie, il ne reste qu'un cinéma sur les Champs. La Ville de Paris doit bientôt réaliser un réaménagement global de l'avenue, qu'elle présente dans la continuité des propositions de l'étude "Réenchanter les Champs-Élysées" remises par le Comité Champs-Élysées en mai 2024. Il est encore temps de s'interroger sur l'avenir de l'avenue. Quelle vision municipale ? Le Comité est dans son rôle. Le site de l'association centenaire rappelle qu'elle agit " en faveur du développement, de la promotion et de la notoriété internationale de l'avenue ". En initiant pour 5 millions d'euros une étude de 1 800 pages et 152 propositions pour réaménager les Champs-Élysées, elle pallie le manque d'initiative de la Mairie de Paris et la met sous pression avec un projet "clefs en main". Le "réenchantement" permettra d'accélérer l'orientation prise par l'avenue vers le commerce de luxe et la clientèle internationale. Si le projet prétend retrouver le caractère "populaire" de l'avenue pour la "redonner" aux Parisiens, la majorité des propositions a toutefois une visée commerciale et touristique, profitant à l'avenue et aux touristes plutôt qu'au quartier et aux habitants. En revanche, la Maire de Paris ne joue pas son rôle. Faute de vision pour les Champs-Élysées, elle risque de subir celle des autres. Veut-elle "réenchanter" l'avenue aux frais du contribuable parisien mais dans l'intérêt premier des acteurs privés de l'axe et être ainsi le principal financeur de la stratégie de montée en gamme d'une artère qui se dédie au tourisme de luxe ? Cette "premiumisation" est-elle compatible avec le souhait d'y maintenir des activités culturelles et de résister à la standardisation et la perte d'authenticité induites par la mondialisation du tourisme ? Pour ne pas subir le lobbying efficace du privé et se contenter de financer les besoins exprimés par des intérêts particuliers, Mme HIDALGO doit maintenant arrêter une vision pour les Champs-Élysées, définir une ambition municipale et proposer un véritable partenariat public-privé en faisant appel aux adhérents du Comité et aux autres partenaires pour cofinancer un projet répondant à des besoins publics. En bénéficier plus, y contribuer moins Un réaménagement des Champs-Élysées cofinancé par la Ville de Paris ne peut être acceptable qu'à la condition que les habitants en bénéficient plus et que les Parisiens y contribuent moins. Aujourd'hui, le projet du Comité ne concerne pas suffisamment les habitants du quartier. La Maire de Paris doit exiger et obtenir d'y inclure plusieurs rues adjacentes, au-delà des seules avenues Montaigne et de la Grande Armée, déjà incluses grâce à la puissance de leurs comités. Sinon, la concertation menée apparaîtra rétrospectivement comme un énième "civic washing". Quant au besoin de financement, estimé à 250 millions d'euros, il doit être partagé entre la Ville, les grandes enseignes de l'avenue et les sociétés foncières. La Ville n'a de toute façon plus les moyens de financer seule les requalifications des rues commerçantes des grandes maisons de luxe, a fortiori lorsque ces travaux ne sont pas prioritaires au regard de l'état général de la voirie dans la capitale. En conclusion, c'est la préférence touristique marquée de la Maire de Paris qui doit interpeller. Trop d'arbitrages politiques ont été rendus en faveur des touristes. Pendant que les loyers ont été encadrés, Airbnb s'est ainsi développé sans vraie régulation, jusqu'à faire de la capitale son premier marché mondial. La création de la Zone à Trafic Limité (ZTL) Paris Centre accentue la touristification de l'économie et de l'habitat des arrondissements centraux. Si la réduction de la circulation des habitants est un totem pour la Maire, celle des autocars de tourisme reste en revanche un tabou. Idem avec la fiscalité. Pour renflouer les caisses municipales, Mme HIDALGO a renié ses promesses, augmentant les droits de mutation, les tarifs des services municipaux, ceux du stationnement, la taxe foncière, etc. Seule la taxe de séjour acquittée par les touristes est restée basse, en comparaison avec d'autres capitales touristiques. Or, cette taxe a très précisément vocation à ne pas faire supporter aux seuls contribuables parisiens les frais liés à l'activité touristique du territoire. Nul doute que la vision du tourisme à Paris sera un thème de la prochaine campagne des élections municipales et une responsabilité du futur Maire de la capitale. Retrouvez ici toutes mes prises de position sur le projet "Réenchanter les Champs-Elysées".
- Budget 2025 : une trajectoire insoutenable et une dette abyssale qui insultent l'avenir fiscal de Paris et des Parisiens
La trajectoire budgétaire mène la Ville vers un "mur" de la dette qui sera, lui, difficile à végétaliser... L'adoption du projet de budget primitif pour l'année 2025 - le dernier budget en année de plein exercice pour la Maire de Paris et sa majorité - a constitué l'essentiel de l'ordre du jour du Conseil de Paris du 17 décembre 2024 . Le budget prévoit 11,3 milliards d'euros de dépenses, dont 1,7 milliard d'euros d'investissement. Rompant sa promesse de 2022, Mme HIDALGO n'a guère engagé le plan de 250 millions d'euros d'économies annoncé. Un mot est aux abonnés absents des 126 pages du budget 2025 : économies. Sommaire Une situation alarmante Le remède doit être puissant Une situation alarmante Plusieurs chiffres du budget 2025 sont tout particulièrement alarmants : La dette atteint près de 9,4 milliards d'euros fin 2025 , soit une hausse de 156% depuis 2013, avec 993 milliards d'euros supplémentaires entre 2024 et 2025, franchissant les 16 ans de capacité de désendettement alors que la Cour des comptes lance l'alerte au-delà de 12 ans. La dette atteindra même 11,6 milliards d'euros en incluant la "dette cachée" des loyers capitalisés, laquelle culmine à 2,2 milliards d'euros en 2025. Pendant ce temps et de ce fait, les bailleurs sociaux s'endettent eux aussi , à hauteur de 9,2 milliards d'euros en 2022 (= 4,4 pour la Régie Immobilière de la Ville de Paris + 3,1 pour Paris Habitat + 1,7 pour Elogie Siemp). Le service de la dette s'élève à 532 millions d'euros en 2025, soit + 71% depuis 2013. Le paiement des intérêts de la dette dépasse désormais le budget de la sécurité. Depuis 2013, les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 27% et, parmi ces dépenses de fonctionnement, les dépenses de personnel ont augmenté de 37% . Depuis 2013, il y a 130 000 Parisiens de moins mais 4 000 fonctionnaires de plus . Depuis 2013, la pression fiscale a augmenté de 36% - la cause est entendue puisque les recettes municipales reposent à 78% sur ces recettes de fiscalité. Depuis 2013, les places de stationnement ont été largement supprimées mais les recettes de stationnement ont augmenté de près de 500%. En 2022, les magistrats de la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France avait déjà trouvé préoccupant le niveau d'endettement de la Ville de Paris . Ils avaient alors jugé dans leur rapport que le niveau d'investissement était trop élevé par rapport aux capacités financières de la Ville. Dans ce tableau , vous pouvez retrouver l'essentiel des comptes et budgets de la Ville de Paris pour les années 2018 à 2025. En 2025, le déséquilibre budgétaire de la Ville de Paris s'explique encore et toujours par des dépenses de fonctionnement et d'investissement trop élevées au regard des capacités de la Ville, avec une épargne brute insuffisante . Mme HIDALGO et sa majorité ne présentent pas la moindre trace d'une volonté structurée d'économies budgétaires et préfèrent se défausser en excipant d'un environnement économique et fiscal qui comprimerait les recettes et les aurait déjà contraintes à augmenter de 52% la taxe foncière en 2023. Mme HIDALGO et sa majorité défendent leur gestion en invoquant que Paris n'est pas déficitaire, que les comptes de la Ville sont certifiés par un commissaire aux comptes et que les agences de notation financières continuent de bien noter la capitale. Ces arguments sont fallacieux. D'abord, les collectivités n'ont pas le droit - à la différence (malheureuse) de l'Etat - de voter un budget déficitaire. Ensuite, le commissaire aux comptes certifie la seule régularité de ces derniers, rien d'autre. Enfin, les agences notent d'autant mieux Paris que ses contribuables sont solvables et que la capitale continue d'être dangereusement présentée par la municipalité comme une ville où la taxe foncière serait faible par rapport aux autres grandes agglomérations françaises (Bordeaux, Marseille, Toulouse...). Autrement dit, pour ces agences de notation, il existerait un gisement de taxe foncière non encore exploité et une capacité des Parisiens à payer des impôts supplémentaires, alors même que la pression fiscale y est bien plus élevée que dans les autres agglomérations du fait de la densité de population. En l'état, la trajectoire budgétaire de la Ville est donc insoutenable et la charge de la dette pèsera sur les Parisiens pendant des décennies . Sauf à ce que la Ville de Paris renonce à plus d'1 milliard d'euros d'investissement en 2026, l'endettement franchira le seuil des 10 milliards d'euros en 2026. Cette trajectoire mène donc la municipalité vers un "mur" de la dette qui sera, lui, difficile à végétaliser... La tendance de la Mairie de Paris à imputer la responsabilité de sa mauvaise gestion budgétaire et de ses dépenses de personnel à des acteurs et des facteurs exogènes (inflation, revalorisations décidées par l'Etat, création de la police municipale, etc.) pave le chemin et prépare l'esprit à une nouvelle hausse d'impôts . Le volume inconsidéré de dépenses, au-delà des charges de personnel en fonctionnement, provient de la volonté de se donner "les moyens de répondre aux défis du changement climatique et de ses impacts socio-écologiques pour une Ville encore plus solidaire, bienveillante et dynamique". Sous couvert d'un tel affichage, la Ville se donne un rôle plus grand que celui dévolu par ses attributions - elle ne solutionnera à elle seule ni le dérèglement climatique mondial, ni la crise du logement nationale et régionale - et semble plutôt poursuivre un objectif utopique et dogmatique de ville idéale, laquelle ne pourrait voir le jour qu’au prix de la ruine des finances publiques et des Parisiens. Pour la Mairie, cette "transition" n'a pas de prix ; pour les Parisiens, elle a en revanche un coût. Les dépenses et les recettes de fonctionnement et d'investissement du budget primitif 2025 de la Ville de Paris (source : projet de budget primitif de la Ville de Paris pour l'exercice 2025). Le remède doit être puissant Face à la dégradation accélérée des finances de la Ville de Paris, il incombe aux élus responsables de diminuer les dépenses de fonctionnement et d'investissement. L'antidote doit être puissant et rapide . Dans cette perspective, il faut dans les meilleurs délais réduire le train de vie de l'Hôtel de Ville, maîtriser les dépenses de personnel et n'investir que pour le bénéfice direct des Parisiens. L'efficacité de chaque politique publique doit aussi faire l'objet d'une évaluation au regard du service rendu aux usagers. Dans son contre-budget 2025 , le groupe Changer Paris a proposé un socle d’économies budgétaires de plus de 300 millions d’euros par an afin de sortir de l'impasse de la dette sans augmenter les impôts et en préservant la qualité des services publics municipaux . Un 1er gisement d'économies réside dans l'arrêt de la politique de préemption d'immeubles pour la production de logements sociaux . La fonction "Aménagement des territoires et habitats" représente en effet 45% des crédits budgétaires d'investissement. Le budget d’investissement total alloué au logement social pour 2025 s'élève à 428,6 millions d'euros. Le budget dédié à la préemption est d'environ 250 millions d'euros. C'est désormais le principal levier pour la création de logements sociaux à Paris. En 2023, la Ville a préempté plus de 600 logements. En 2024, la Ville et ses bailleurs ont agréé 1 700 logements sociaux. Un record. Cette constitution d'un parc de logements sociaux s'apparente à une véritable foncière publique, à bas rendement. Or, Paris a désormais dépassé le niveau de 25% de logements sociaux prescrit par la loi SRU. Aller plus loin pour atteindre l'objectif "hidalgologique" de 30% de logements sociaux d'ici à 2030 porte en germe le risque d'aggraver l'affaissement du marché de l'immobilier et d'encourager la spéculation dans le parc privé . Arrêter la politique de préemption d'immeubles pour produire du logement social permettra ainsi de protéger le tissu social parisien et de préserver la capitale du phénomène de "ghettoïsation". Le dossier du 37 avenue George V est emblématique de cette politique de Gribouille du logement social menée par la Maire de Paris . L'opération est enlisée depuis plus de 15 ans et le risque de dérapage des coûts est très élevé. La Mairie de Paris se félicite de créer des logements sociaux avenue George V alors qu' elle pourrait en réaliser deux à trois fois plus dans des quartiers moins chers , et que le pouvoir d'achat des futurs résidents au quotidien ne correspond pas à la réalité économique du quartier. Résultat : chaque année, il y a toujours plus de logements qui sortent du marché locatif privé, toujours plus de demandeurs de logement social et toujours plus de logements sociaux dégradés. C'est pourquoi il faut rompre avec cette politique de la préemption d'habitations et de bureaux pour les transformer en logements sociaux, laquelle représente un coût exorbitant pour les contribuables parisiens. Un 2e gisement d'économies réside dans la mise en oeuvre effective des 35 heures de travail hebdomadaire réglementaires pour les agents municipaux, ce qui permettrait de réaliser environ 65 millions d'euros d'économie . Aujourd'hui, 75% des agents n'atteindraient pas les 35 heures. La lutte contre l'absentéisme et le non-remplacement d'un départ sur trois des fonctionnaires doivent évidemment aller de pair. Un 3e gisement d'économies réside dans la baisse et l'encadrement des subventions aux associations . Chaque année depuis 10 ans, environ 270 millions d'euros de subventions sont accordés aux associations. Or, certaines subventions sont très éloignées des besoins quotidiens de Paris et des Parisiens. C'est tout particulièrement le cas dans le domaine de la coopération décentralisée et de l'action internationale de la Ville de Paris, dont le périmètre n'est ni clair ni évident, comme l'avait déjà relevé la Chambre régionale des comptes dans un rapport de 2019 . Florilège 2025 : 80 000 euros pour l'accès à l'eau et l'assainissement près de Ouagadougou au Burkina Faso, 33 000 euros pour la réduction des déchets à Katmandou, 15 000 euros pour " essaimer le modèle de développement alternatif durable avec perspective de genre de la Mesa Hunzahua en Colombie "... C'est pourquoi il faut supprimer les subventions aux associations dont l'objet est sans rapport direct avec l'intérêt général de Paris et des Parisiens, réduire - voire interrompre - les subventions aux associations dont l'action est manifestement militante et / ou politique, renforcer la transparence et le contrôle de la bonne utilisation par les associations des crédits budgétaires qui leur sont alloués.













