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  • Soutien à l’Ukraine, non à la guerre en Europe

    L’invasion de l’Ukraine par la Russie marque un tournant soudain et brutal dans nos relations internationales et stratégiques. Vladimir POUTINE a discrétionnairement choisi d’agresser par la force armée son voisin, en violation du droit international et de la souveraineté ukrainienne . Préméditée, planifiée, assumée, cette guerre de choix et non de nécessité, qui tue aux portes de l’Europe, est injustifiable - à l’instar des précédentes interventions militaires en Géorgie (2008) et en Crimée (2014). J’apporte mon soutien absolu au peuple ukrainien martyrisé et je me félicite de la solidarité des Français . Partout, en métropole comme dans les communautés françaises des pays limitrophes, tous s'organisent pour soutenir et accueillir les réfugiés fuyant l'Ukraine. Je vous invite à visiter le portail parrainage.refugies.info , plateforme officielle qui permet aux citoyens de se mobiliser en faveur de l'accueil des personnes réfugiées et déplacées en France ; il permet également aux associations de recruter des bénévoles pour les aider à réaliser leurs missions. N'oublions pas que l’union des partenaires européens et des alliés de l’OTAN est d’abord et avant tout l’union de démocraties libérales qui savent se défendre avec pugnacité lorsque leurs valeurs et leur liberté sont menacées par un régime autocratique et autoritaire. Enfin, soulignons la place singulière qu’occupe notre pays, la France, pour défricher et tracer sans relâche un chemin diplomatique , le seul qui permettra de vaincre la guerre et de gagner la paix.

  • "Le Paris retrouvé de Marcel Proust "du 9 au 21 mars 2022

    La Librairie Fontaine Haussmann vous invite à participer au Festival Proust de la Plaine Monceau , "Le Paris retrouvé de Marcel Proust" du 9 au 21 mars 2022 : 12 jours de rencontres, lectures, promenades et concerts. Programme en pièce jointe . Inscription obligatoire.

  • Pour que le retour des terrasses estivales ne soit pas celui de certaines nuisances aux riverains

    Principale mesure de la réforme du Règlement des étalages et terrasses (RET) en vigueur depuis le 1er juillet 2021, les “terrasses estivales” - nouvelle dénomination des anciennes “terrasses éphémères” - peuvent dorénavant être installées sur l’espace public chaque année pendant 7 mois, du 1er avril au 31 octobre. A Paris comme dans le 8e arrondissement, la saison 2022 démarre donc ce 1er avril. Les autorisations définitives sont en cours de délivrance par l’Hôtel de Ville, lequel devait préalablement recevoir les avis favorables ou défavorables des Mairies d’arrondissement. Dans le respect des prescriptions édictées par le RET et notamment la tranquillité des riverains, ces terrasses peuvent être installées devant les commerces sur les places de stationnement, les trottoirs, les terre-pleins, les placettes et les rues piétonnes. Afin que ce retour des terrasses estivales ne soit pas synonyme de celui de certaines nuisances aux riverains, la Mairie de Paris s’est engagée à réguler plus strictement, de sorte qu’elles soient “encadrées”, “esthétiques” et “contrôlées”. En effet, si la majorité des commerçants avait respecté ses engagements lors de l’extension des terrasses provisoires dans le 8e arrondissement en 2020 et 2021, nous avions toutefois pu constater de trop nombreux manquements : nuisances sonores, olfactives et visuelles, saleté des espaces occupés, installations sur des zones de livraison, linéaires dépassant les façades, etc. La prudence s’impose par conséquent pour la première saison du nouveau dispositif. Vous trouverez sur le site de l’open data de Paris les demandes de terrasse estivale en cours d’autorisation dans l’arrondissement. Le 8e en comptait plus de 500 l’année dernière. En cas de nuisances, vous pouvez le signaler sur l’application “DansMaRue” et / ou appeler le 3975 en lien avec la police municipale parisienne. Tout en veillant à préserver un équilibre et une cohabitation harmonieuse entre vivre et travailler à Paris, je serai particulièrement vigilante sur le respect de la tranquillité des riverains pendant les 7 mois d’activité de ces nouvelles “terrasses estivales”.

  • Éléments d’information sur les projets d’aménagement dans le 8e arrondissement

    Je vous avais informés début janvier de plusieurs réunions publiques organisées en janvier par la mairie du 8e arrondissement sur des projets d’aménagement des espaces publics et des plans de circulation. Vous trouverez ci-après des éléments d’information sur ces projets : 1/ la présentation du Budget participatif 2022 2/ la présentation du projet de la démarche “Embellir votre quartier” pour le quartier Monceau 3/ la présentation du projet de la démarche “Embellir votre quartier” pour le quartier Saint-Augustin 4/ la présentation du projet de “rue aux écoles” pour la rue de Florence Pour mémoire, une réunion (à distance) dite de “concertation locale” sur la révision du Plan local d’urbanisme (PLU) est organisée par la Ville de Paris mercredi 26 janvier à 19h00. Voici le lien pour participer : lien. Comme vous le savez, je suis mobilisée pour que la Mairie de Paris et la Mairie du 8e arrondissement améliorent enfin l’information et la concertation des riverains des projets d’aménagement des espaces publics et des plans de circulation dans l'arrondissement. Si vous partagez cet objectif, je vous invite à signer et à faire signer la pétition ci-dessous.

  • Conseil d'arrondissement du 30 novembre 2021 : logement social, AirBnB, JO 2024 et démocratie locale

    Nous avons tenu mardi 30 novembre notre 12e Conseil d’arrondissement de la mandature. Vous trouverez ici l’ordre du jour de la séance , ci-dessous un compte rendu synthétique des enjeux et de mes principales interventions , et ici le compte rendu intégral . Budget primitif 2022 : quel pilotage politique pour les investissements d'intérêt local ? Dans le cadre de la discussion du budget primitif 2022 , j'ai interrogé la Maire du 8e arrondissement pour connaître le détail de plusieurs opérations concernant l'espace public , notamment la rue d'Amsterdam et la rue de Londres. Aucun élu de la majorité n'a pu répondre à mes questions, pourtant simples, ce qui interroge quant à la réalité du pilotage politique local des aménagements de voirie et pourrait expliquer la survenance de certains problèmes, faute de contrôle suffisant de l'action municipale. M'étonnant par ailleurs de la très faible participation des habitants à plusieurs réunions des conseils de quartier auxquelles j'ai pris part récemment, j'ai enfin appelé l'attention de la majorité sur la nécessité de revoir dans les meilleurs délais la communication à destination des membres de ces conseils de quartier afin de garantir leur bonne information et participation. La Mairie du 8e arrondissement préférerait-elle les réunions à huis-clos ? Attention à ne pas discréditer les conseils de quartier , outils indispensables au bon fonctionnement de notre démocratie locale, tout particulièrement au cours d'une mandature où les enjeux locaux sont nombreux ! Pour mémoire et information, les dates des Assemblées plénières des Conseils de quartier du 8e : Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi). Madame la Maire, chers Collègues, Pouvez-vous, s’il vous plaît, nous indiquer les initiatives que vous avez prises depuis 2014 auprès de l’Hôtel de Ville de Paris pour renégocier à la hausse la dotation d’investissement de 140 000 € , constante depuis 2007 en dépit des évolutions intervenues en termes de démographie, d’accroissement des besoins, de diversification des usages, de dégradation du patrimoine de voirie, etc. ? Pouvez-vous aussi, s’il vous plaît, nous détailler le contenu de plusieurs opérations concernant l’espace public qui seront financées par les investissements d’intérêt local (ILL) dans le cadre des budgets 2022 et 2023 : les 140 000 € inscrits au budget 2023 pour la chaussée de la rue d’Amsterdam ? les 308 000 € inscrits au budget 2023 pour la chaussée de la rue de Londres entre la place de l’Europe et la rue d’Amsterdam ? sur quel budget les travaux de pérennisation des coronapistes Amsterdam, Havre, Tronchet seront-ils financés ? pourquoi la coronapiste Tronchet ainsi que les rues aux écoles Florence et Moscou ne figurent-elles pas au budget des ILL ? Enfin, j’ai récemment constaté une très faible participation aux réunions des conseils de quartier après qu’il a été décidé de ne plus adresser d’invitation imprimée aux conseillers de quartier. Or, 45 000 € sont budgétés pour l’affranchissement. Pouvez-vous, s’il vous plaît, nous préciser à quels affranchissements servent ces 45 000 € et nous faire connaître les améliorations que vous comptez apporter à votre communication à destination des conseillers de quartier afin de garantir leur bonne information et participation ? Je vous remercie. Logement social : non à la politique du "ghetto", oui pour aider les familles et les classes moyennes Contrairement à la majorité d'arrondissement, je me suis abstenue sur deux délibérations sur le logement social dans le 8e - l'une concernant les 29-31 rue de Rome , l'autre les 43-45 rue de Laborde - après avoir rappelé ma position générale sur la politique du logement social mise en oeuvre par la majorité rose-rouge-verte de l'Hôtel de Ville : non à une politique du "ghetto" qui contribue à la fuite des familles et des classes moyennes ne parvenant plus à se loger, oui à une politique plus équilibrée qui re-conventionnerait certains logements sociaux "PLAI" et "PLUS" (s'adressant à des publics à faibles ou très faibles ressources) en "PLS" et "PLI" (s'adressant aux foyers dont les revenus sont trop élevés pour pouvoir accéder aux locations HLM ordinaires, mais trop bas pour pouvoir se loger dans le secteur privé, notamment dans les zones tendues). Oui aussi à une politique qui réserve un quota à tous ceux qui peinent grandement à se loger alors qu'ils font vivre notre quartier et notre ville - gardiens retraités, aides-soignants, infirmiers, hôteliers, cafetiers, restaurateurs, etc. J'ai aussi déploré la scandaleuse pratique des loyers capitalisés encaissés par anticipation par la Maire de Paris afin de combler l'endettement de la Ville . Anne HIDALGO voudrait transformer la dérogation exceptionnelle qui lui avait été accordée par François HOLLANDE en 2016 pour compenser une baisse ponctuelle de la dotation de fonctionnement en principe permanent pour financer sa gabegie structurelle ... Cette facilité, dénoncée dès l'origine par la Cour des comptes, l'est désormais également par le ministre des Comptes publics. J'ai enfin demandé à la Maire du 8e arrondissement si une alternative de stationnement serait bientôt proposée à proximité aux usagers du parking des 43-45 rue de Laborde. Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi). Madame la Maire, chers Collègues, Je veux profiter de l’examen de cette délibération et de la suivante pour rappeler ma position constante sur la politique du logement social mise en œuvre par la Mairie de Paris . La politique de l’Hôtel de Ville ne fonctionne pas à Paris . Cette politique, c’est celle du “ghetto” , avec toujours plus de préemptions dispendieuses et de re-conventionnement inutiles, et toujours moins de mixité. Ainsi le parc social compte-il plus de 70% de logements très sociaux et à peine 30% de logements pour les classes moyennes . L’année 2020 aura été celle de tous les records : 234 000 Parisiens attendent toujours un logement social . Pendant ce temps, les prix n’ont jamais été aussi élevés dans le parc locatif privé et plus de 10 000 Parisiens fuient chaque année la capitale . Il s’agit principalement de familles et de classes moyennes ayant des difficultés à se loger . Dans le 8e arrondissement, même si des meublés touristiques ont été récemment remis en location classique, le marché de l’immobilier reste très tendu du fait du nombre élevé des bureaux et des résidences secondaires, ainsi que d’un taux de vacance élevé. Pour aider les familles et les classes moyennes, il faudrait inverser le rapport ci-dessus et par exemple re-conventionner certains logements sociaux PLAI et PLUS en PLS et PLI . Nous pourrions aussi réserver un quota aux gardiens retraités, aux employés des métiers en tension et en horaires décalés (aides-soignants, infirmiers, hôtels, cafés, restaurants, etc.), à l’instar de la réserve mise en place par la Mairie de Paris pour les agents de la collectivité. Je conclus en indiquant que cette délibération est emblématique de la dérive budgétaire d’un Paris criblé de dettes (7,2 Mds €). Je veux en effet dénoncer le loyer capitalisé de 2 354 602 € qui sera encaissé par anticipation . Cette “manoeuvre” comptable de la Ville de Paris, pour reprendre la formule de la Chambre régionale des comptes, qui consiste à racheter des logements en utilisant son droit de préemption, à les convertir en logements sociaux et à demander au bailleur qui va les exploiter pendant les 50 prochaines années de lui verser en une seule fois l’intégralité des loyers, est une véritable bombe à retardement . C’est d’ailleurs une actualité brûlante puisque nous apprenons ce jour que le ministre des Comptes publics somme la Ville de Paris de remettre enfin de l’ordre dans ses comptes . Compte tenu de ce qui précède, je vais voter “contre” cette délibération et la suivante . Je vous remercie. Locations meublées touristiques : mieux protéger les locaux d'habitation J'ai voté "pour" deux délibérations ayant en commun l'objectif de préserver le parc de logements à Paris , l'une concernant le changement d'usage de locaux d'habitation , l'autre la location d'un local à usage commercial en tant que meublé de tourisme . Ces délibérations ont d'ailleurs été adoptées à l'unanimité. Dans les zones touristiques à forte densité de meublés, à l'instar par exemple des Champs-Elysées dans notre arrondissement, le développement des locations meublées touristiques saisonnières génère en effet de nombreuses externalités négatives, à commencer par la diminution de l'offre locative privée traditionnelle et la hausse du coût des logements , à la location comme à l'achat. Ainsi les locations meublées touristiques peuvent-elles représenter jusqu'à 20% de l'offre locative globale avec des prix frôlant ceux du secteur hôtelier, soit le double ou le triple du prix des locations traditionnelles... Ce faisant, un tel développement menace non seulement le logement des Parisiens, mais aussi le commerce de proximité et la qualité de vie locale dans les quartiers. La première délibération obligeait les propriétaires à compenser au triple la transformation des m² de logement en location saisonnière dans les zones touristiques à forte densité de meublés. La seconde délibération soumettait à autorisation les transformations de commerce en rez-de-chaussée en meublé touristique. J'ai enfin profité de mon intervention pour appeler l'attention de la majorité sur le développement d'un phénomène dans notre arrondissement : la transformation de commerces en rez-de chaussée en " dark commerce " (qu'il s'agisse de " dark store " ou de " dark kitchen "), comme par exemple rue d'Edimbourg. Avec là aussi des conséquences locales extrêmement négatives : nuisances sonores, disparition du petit commerce de proximité, extinction de la vie de quartier, etc. Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi). Madame la Maire, chers Collègues, Cette délibération et la suivante - que je discute en commun - ont pour objectif de préserver le parc de logements à Paris sur un marché des locaux d’habitation marqué par la pénurie de logements. La DLH 459 et la DLH 460 visent principalement le développement des locations meublées touristiques de courte durée qui s’est beaucoup accéléré à Paris du fait de l’augmentation des offres via internet. Dans certains arrondissements, notamment le Centre et l’Ouest, les locations meublées touristiques peuvent en effet représenter jusqu’à 20% de l’offre locative globale et les prix frôlent ceux du secteur hôtelier, c’est-à-dire le double ou le triple du prix des locations traditionnelles . Cette situation génère ainsi deux externalités très négatives : la diminution de l’offre locative privée traditionnelle et la hausse du coût des logements, à la location comme à l’achat. C’est pourquoi nous devons mieux protéger les locaux d’habitation contre ces usages qui menacent non seulement le logement des Parisiens , mais aussi le commerce de proximité et la qualité de vie locale dans les quartiers. La Mairie de Paris veut d’une part obliger les propriétaires à compenser au triple la transformation de chaque m² de logement en location saisonnière dans les zones touristiques à forte densité de meublés, à l’instar du Marais, de Montmartre et, dans notre arrondissement, des Champs-Elysées . La Cour de cassation avait validé en février ce principe de la compensation, c’est-à-dire l’obligation, pour les propriétaires qui veulent mettre en location une résidence secondaire dans la capitale, d’obtenir une autorisation de changement d’usage et de transformer des surfaces commerciales en logements pour compenser la perte de surface d’habitation. Jusqu’à présent, la compensation de m² s’effectuait au simple voire au double dans certaines zones. Elle s’effectuera désormais au triple dans ces nouveaux secteurs de compensation très renforcée. La Ville de Paris veut d’autre part soumettre à autorisation les transformations de commerce en rez-de-chaussée en meublé touristique . Elle en a la possibilité depuis la parution d'un décret en juin. Jusqu'à présent, les propriétaires de locaux commerciaux n'étaient soumis qu'à une simple déclaration et certains investisseurs s’étaient donc reportés sur la transformation de commerces en pied d’immeuble en AirBnB suite au durcissement des règles de location dans la capitale. Une commission va être créée pour étudier les demandes et la transformation sera par principe interdite dans les zones à forte pression touristique , dans les rues où le commerce est protégé par le Plan local d’urbanisme (PLU) et en cas de risques avérés de nuisances . Ces mesures bienvenues pour renforcer la protection du logement et le contrôle sur les locations meublées touristiques complètent la récente mise en place d’un “Observatoire de la location meublée touristique à Paris” . Permettez-moi de conclure mon intervention en appelant l’attention sur un autre phénomène au développement accéléré avec le e-commerce, la transformation de commerce en rez-de-chaussé en “dark commerce” , qu’il s’agisse d’un “dark store” ou d’une “dark kitchen”, comme par exemple rue d’Edimbourg, qui génère lui aussi de nombreuses externalités négatives, des nuisances sonores liées aux attroupements de livreurs à scooter à la disparition du petit commerce de proximité, en passant par l’extinction de la vie de quartier. Pour réguler ce phénomène, je crois d’ailleurs que nous aurions intérêt à mobiliser et moderniser sans tarder le dispositif existant “Vital Quartier”. Vous m’avez comprise. Ces enjeux sont décisifs pour le cadre et la qualité de vie à Paris. Et c’est la raison pour laquelle je vote “pour” ces deux délibérations DLH 459 et DLH 460 qui vont dans le bon sens. Je vous remercie. JO de Paris 2024 : avons-nous toujours les moyens de notre ambition ? Je suis intervenue dans la discussion d' une délibération sur les transformations olympiques ne concernant pas directement le 8e arrondissement pour exprimer deux réserves et un point de vigilance sur l'organisation des JO à Paris à l'été 2024, compte tenu de l'évolution du contexte depuis 2015 et la candidature de la Ville de Paris . Ma 1ère réserve concernait la situation budgétaire municipale (et nationale, du reste...) de plus en plus dégradée dans laquelle se tiendront les JO : dans la situation budgétaire dans laquelle se trouve la Ville de Paris, avons-nous les moyens des inévitables surcoûts qu'engendre invariablement l'organisation des JO ? Poser la question, c'est en partie y répondre... Ma 2nde réserve concernait la situation de plus en plus dégradée de l'espace public parisien . Or, les JO sont une vitrine d'exposition qui jetteront une lumière également crue sur certaines réalités parisiennes . Et il reste moins de 1 000 jours avant l'échéance... Attention à ne pas nuire gravement et durablement à l'image de la capitale ! Enfin, mon point de vigilance portait sur la transformation de la place de la Concorde, choisie pour accueillir les épreuves de sports urbains . Je ne laisserai pas le patrimoine de la place être saccagé, à commencer par ses fontaines et sa statuaire. Compte tenu de ces réserves et de ce point de vigilance, je me suis abstenue sur cette délibération . Les autres élus ont voté "pour", sans guère se soucier des garde-fous souhaitables, voire indispensables. Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi). Madame la Maire, chers Collègues, La présente délibération ne concerne pas directement le 8e puisque aucune des associations ayant répondu à l’appel à projet n’a son siège ou son activité dans l’arrondissement. Je veux donc en profiter pour partager des considérations plus générales sur les JO de Paris 2024 . Certes, la Ville de Paris s’est engagée, je la cite, “à organiser des jeux sobres et durables, utiles aux Parisiennes et Parisiens qui puissent servir d’accélérateur aux politiques publiques en faveur de notre territoire et de la construction métropolitaine”. Permettez-moi toutefois d’exprimer deux réserves et un point de vigilance . Ma 1ère réserve concerne la situation budgétaire dégradée dans laquelle se tiendront les JO . Or, les surcoûts par rapport aux prévisions font partie des invariants de l’histoire des JO depuis 1984 : pour mémoire, + 108% à Séoul en 1988, + 156% à Barcelone en 1992, + 32% à Atlanta en 1996, + 93% à Sydney en 2000, + 109% à Athènes en 2004, + 1130% à Pékin en 2008, + 127% à Londres en 2021, + 247% à Rio en 2016 et + 108% à Tokyo en 2020. D’où ma question : avons-nous les moyens de tels surcoûts dans la situation budgétaire déjà très dégradée dans laquelle nous nous trouvons ? Ma 2nde réserve concerne une autre situation dégradée, celle de l’espace public . Aujourd’hui, Paris n’est ni propre, ni sûr, ni fluide. Les touristes sondés expriment régulièrement leur déception après avoir constaté que Paris n’était pas la Ville Lumière espérée… Or, les JO sont une vitrine d’exposition qui jetteront une lumière également crue sur certaines réalités parisiennes . J’aimerais croire que l’Hôtel de Ville saisisse cette occasion unique de présenter Paris sous son meilleur jour pour réformer enfin ce qu’il faut afin d’améliorer le service public rendu en termes de propreté, de sécurité, d’aménagement des espaces publics et de mobilité. Mais les refus obstinés d’Anne HIDALGO d’appliquer la loi sur les 35 h aux agents municipaux ou d’armer la police municipale augurent mal des progrès qui doivent pourtant être rapidement réalisés à moins de 1 000 jours de l’échéance. Quant à la mobilité, comme l’a récemment rappelé Rachida DATI dans un quotidien du soir, la Mairie de Paris poursuit sa politique “de l’expérimentation anarchique et de l’empilement d’annonces non préparées”, sans anticipation ni vision , avec les Parisiens pour… cobayes ! Enfin, mon point de vigilance. Je suivrai avec beaucoup d’attention la transformation temporaire de la place de la Concorde , choisie pour accueillir les épreuves de sports urbains. D’autant que cette transformation temporaire est officiellement présentée comme un aménagement préfigurant une réorganisation durable du site avec des évolutions importantes. Je ne laisserai pas le patrimoine de la place de la Concorde, à commencer par ses fontaines et sa statuaire, être saccagé , ni par les JO, ni par l’Hôtel de Ville ! Je vous remercie. Oui au bridage des trottinettes électriques sur tout le territoire du 8e ! Parce que la circulation des trottinettes électriques en libre-service est l'une des principales menaces à la sécurité des piétons, notamment les plus vulnérables d'entre eux, j'aurais voulu voter pour le vœu de ma collègue Sophie SEGOND appelant à brider ces engins de déplacement personnel sur tout le territoire du 8e arrondissement . L'Hôtel de Ville ayant entre-temps annoncé par voie de presse sa volonté de généraliser le bridage des trottinettes à tout Paris , ce vœu a été retiré et n'a donc pas fait l'objet d'une discussion. Si j'avais pu intervenir, j'aurais aussi rappelé que la problématique des particuliers utilisant leur propre trottinette demeure toutefois entière tant que le législateur n'intervient pas pour doter les collectivités locales des outils juridiques pour agir. Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (qui n'a finalement pas eu lieu). Madame la Maire, chers Collègues, Je suis également favorable à la généralisation du bridage des trottinettes électriques à 10 km/h sur tout le territoire du 8e arrondissement. Dans le 8e arrondissement comme dans l’ensemble des arrondissements parisiens, la circulation des trottinettes électriques en libre-service est en effet perçue comme la principale menace à la sécurité des piétons , à commencer par les plus vulnérables d’entre eux, âgés ou à mobilité réduite. Madame la Maire avait du reste elle-même pris l’initiative de faire brider les trottinettes électriques dans le secteur du quartier des Champs-Elysées. Il semblerait que votre vœu ait d’ores et déjà été entendu puisque la Mairie de Paris prévoit désormais de généraliser ce bridage à l’ensemble du territoire de la capitale, à l’exception de certains grands axes à déterminer sur lesquels la limitation de vitesse sera rehaussée à 20 km/h. Reste la problématique des particuliers utilisant leur propre trottinette : ici, il incombe au législateur de légiférer afin de doter les collectivités des outils juridiques pour agir. Si vous maintenez votre vœu en dépit de l’évolution parisienne, je voterai donc “ pour ”. "Rue aux écoles" Moscou : une réunion de concertation est toujours nécessaire Alors que l'aménagement provisoire d'une "rue aux écoles" rue de Moscou (entre la rue de Liège et la rue de Bucarest) impacte toujours significativement le quotidien des habitants et des commerçants du secteur, avec de nombreuses difficultés persistantes , aucune réunion publique de concertation n'a encore été organisée par la Mairie de Paris sur les modalités de son aménagement définitif. Même refus de concerter les riverains, soit dit en passant, pour l'aménagement de la rue de Turin... J'ai donc déposé et défendu un vœu pour organiser une réunion de concertation afin d'améliorer l'aménagement de la "rue aux écoles" Moscou . Je regrette vivement que la majorité d'arrondissement se soit rendue complice de l'autoritarisme frileux de l'Hôtel de Ville en refusant de s'associer à ma demande, pourtant soutenue par la majorité des riverains, au prétexte qu'une réunion serait en cours d'organisation par les services techniques de la Ville de Paris. La majorité a perdu là une occasion de confirmer sa volonté politique de ne pas "subir" en renouvelant formellement sa demande à la Mairie de Paris. Inscrira-t-elle ce point prioritaire à l'ordre du jour de la prochaine réunion du Conseil de quartier le 10 décembre ? Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi). Madame la Maire, chers Collègues, Cet aménagement provisoire d’une “rue aux écoles” rue de Moscou, entre la rue de Liège et la rue de Bucarest, a significativement impacté le quotidien des habitants et des commerçants du secteur, avec plusieurs difficultés persistantes : circulation très dangereuse de motos et de vélos sur le trottoir de la rue de Moscou emprunté par de nombreuses familles au droit de la place de Dublin ; difficulté pour de nombreux véhicules afin de tourner à droite depuis la rue de Moscou vers la rue de Bucarest ; difficulté pour les commerçants d’être livrés au droit de leur commerce, etc. Mais aucune réunion publique de concertation n’a été organisée par la Mairie de Paris avec les riverains sur les modalités d’aménagement définitif des différentes rues aux écoles de l’arrondissement et, notamment, celle de la rue de Moscou . Pas davantage d’ailleurs pour la rue de Turin … Ces sujets seront-ils à l’ordre du jour du prochain Conseil de quartier Europe organisé le 10 décembre ? C’est pourquoi je vous propose que notre Conseil du 8e arrondissement émette le vœu que la Mairie de Paris organise dans les meilleurs délais une réunion de concertation avec les riverains dédiée à l’aménagement de la “rue aux écoles” rue de Moscou au cours de laquelle elle dresse un premier bilan de cet aménagement provisoire et présente les corrections qu’elle compte apporter pour améliorer l’aménagement définitif, y compris sur le plan esthétique. Je vous remercie. Lutte contre les nuisances sonores routières : prioriser les axes dans le 8e J'ai aussi déposé et défendu un vœu pour que la Mairie du 8e contribue à améliorer l'environnement sonore dans l'arrondissement en priorisant les axes sur lesquels nous devons concentrer l'effort de lutte. La réduction des nuisances sonores est en effet un enjeu décisif de santé publique et de qualité de vie en zone urbaine , tout particulièrement à Paris, l’une des capitales les plus denses au monde. Le bruit routier reste la principale source de nuisances sonores à Paris , devant le bruit de voisinage, y compris celui des terrasses bruyantes. Ce bruit routier ferait perdre aux Parisiens 8,5 mois d’espérance de vie en bonne santé selon la communication de la Ville de Paris. Or, Bruitparif cartographie la quasi-totalité du territoire du 8e arrondissement à des niveaux d’exposition excessifs , supérieurs à 40 dB(A) la nuit et à 50-55 dB(A) en journée, et certains axes à des niveaux d’exposition supérieurs à 80 dB(A). Je regrette là aussi, vivement, que la majorité du 8e n'ait pas voulu s'associer à ce vœu qui aurait permis aux acteurs locaux de faire utilement valoir leur connaissance fine du terrain. Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi). Madame la Maire, chers Collègues, La réduction des nuisances sonores est un enjeu décisif de santé publique et de qualité de vie en zone urbaine , tout particulièrement à Paris, l’une des capitales les plus denses au monde. Le bruit routier reste la principale source de nuisances sonores à Paris , devant le bruit de voisinage, y compris celui des terrasses bruyantes. Ce bruit routier fait perdre aux Parisiens 8,5 mois d’espérance de vie en bonne santé selon la communication de la Ville de Paris. Or, Bruitparif cartographie la quasi-totalité du territoire du 8e arrondissement à des niveaux d’exposition supérieurs à 40 dB(A) la nuit et à 50-55 dB(A) en journée, et certains axes à des niveaux d’exposition supérieurs à 80 dB(A). Divers dispositifs pour lutter contre le bruit routier sont mis en place et expérimentés à Paris pour améliorer l’environnement sonore : abaissement général à 30 km/h de la vitesse de circulation des véhicules, sauf sur certains grands axes à l’instar de l’avenue des Champs-Elysées et du boulevard Malesherbes dans le 8e ; revêtements acoustiques, à l’instar de celui expérimenté rue de Courcelles dans l’arrondissement ; et radars sonores, à l’instar de ceux expérimentés dans les 17e et 20e arrondissements. C’est pourquoi je vous propose que notre Conseil du 8e arrondissement émette le vœu que la Mairie du 8e priorise dans l’arrondissement les espaces stratégiques en termes de nuisances sonores routières et formule des propositions , en concertation avec les membres des conseils de quartier concernés, pour contribuer à améliorer l’environnement sonore dans l’arrondissement. Je vous remercie. Secteur de la Madeleine : la Mairie du 8e pourrait (si elle le voulait) contribuer à redynamiser l'activité J'ai enfin posé une question orale à la Maire du 8e arrondissement pour connaître les initiatives d'aménagement et d'animation qu'elle compte prendre pour contribuer à redynamiser les flux passants et l'activité commerciale dans le secteur de la place de la Madeleine . Dans ce secteur, le taux de vacance commerciale atteint en effet un niveau inédit, notamment rue Tronchet . Parmi les principales causes, le montant élevé des loyers et le tarissement durable des flux passants , notamment piétons. D'autant que la réunion du 24 novembre sur l'aménagement définitif des coronapistes n'aura guère permis d'améliorer la piste cyclable de la rue Tronchet . Si une mairie peut difficilement agir sur les loyers, les élus peuvent en revanche contribuer aux initiatives locales d'aménagement et d'animation. Mais pour mon collègue Vincent BALADI, il n'existerait aucune difficulté locale particulière... La principale cause de l'atonie commerciale serait la disparition des touristes depuis le début de la pandémie, tandis que le taux de vacance actuel des commerces serait routinier et, somme toute, acceptable. Je regrette ce déni mâtiné de passivité. Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi). Madame la Maire, Dans le secteur de la place de la Madeleine, le taux de vacance commerciale atteint un niveau inédit avec la multiplication des annonces de “bail à céder” et de “fonds de commerce à vendre”. La rue Tronchet , où travaillent surtout des indépendants, est particulièrement dévitalisée avec environ ¼ de boutiques inactives. Au-delà des crises (gilets jaunes, grèves, Covid-19, etc.), deux hypothèses sont régulièrement émises par les commerçants pour expliquer la difficile équation commerciale locale : le montant élevé des loyers et le tarissement durable des flux passants, notamment piétons . Concernant les causes de ce tarissement des flux passants, sont souvent évoqués les défauts de la coronapiste rue Tronchet ainsi que l’absence d’animations et d’événements dans le secteur . Si une mairie peut difficilement agir sur les loyers, les élus peuvent - et doivent - en revanche contribuer aux initiatives locales d’aménagement et d’animation. Ma question est donc la suivante : quelles initiatives locales d’aménagement et d’animation la Mairie du 8e compte-elle prendre, et faire prendre par la Mairie de Paris, afin de contribuer à redynamiser les flux passants et l’activité commerciale dans le secteur de la place de la Madeleine , par exemple en améliorant le marché existant, en le complétant d’un marché alimentaire bio de qualité sur le parvis Nord de la place, en restaurant et valorisant le patrimoine des lavatories de la place de la Madeleine, etc. ? Je vous remercie. Des subventions exceptionnelles pour la Caisse des écoles du 8e arrondissement Nous avons enfin voté à l'unanimité les délibérations ( ici et ici ) concernant les subventions exceptionnelles aux Caisses des écoles, dont celle du 8e , notamment pour la restauration scolaire, périscolaire et extrascolaire. Stop aux dénonciations calomnieuses ! A l'occasion de l'approbation du compte rendu de la précédente séance du 2 novembre et puisqu'elle n'avait pas daigné répondre au courrier que je lui avais adressé dans ce sens, je suis revenue sur les propos accusatoires inacceptables que Jeanne d'HAUTESERRE avait tenus à mon encontre lors du Conseil d'arrondissement du 2 novembre .

  • Pétition pour mieux informer et concerter les riverains des projets d'aménagement

    De nombreux aménagements des espaces publics et des plans de circulation sont projetés dans le 8e arrondissement, notamment dans le cadre de la démarche de la Ville de Paris “Embellir votre quartier” pour les quartiers Europe, Saint-Augustin et Monceau. Ces projets vont impacter en profondeur le cadre et la qualité de vie des espaces et des voies directement concernés, mais aussi des espaces et des voies adjacents, tant ils sont interdépendants les uns des autres (reports de circulation, allongements des temps de parcours, etc.). Mais les riverains ne peuvent pas faire connaître et défendre leurs intérêts légitimes car ils ne disposent pas en temps voulu d’une information préalable ferme et précise sur le contenu et le calendrier de ces projets d’aménagement. Et les réunions publiques dites “de concertation” sont au mieux consultatives, le plus souvent simplement informatives… Par son silence et son inaction, la majorité du 8e arrondissement se rend ainsi une nouvelle fois complice des passages en force de l’Hôtel de Ville de Paris. Les électeurs du 8e arrondissement n’ont pourtant pas voté pour Mme HIDALGO en 2020 !​​​​ C’est pourquoi nous demandons à la Mairie du 8e arrondissement, pour chaque projet d’aménagement des espaces publics et des plans de circulation : 1/ de (faire) garantir l’information exhaustive préalable des riverains sur le contenu et le calendrier, notamment en communiquant les plans “état existant / état projeté” et les études d’impact​ ; 2/ de (faire) garantir la concertation publique préalable des riverains, notamment en communiquant le sort motivé finalement réservé aux observations formulées dans le cadre de cette procédure​.

  • Conseils de quartier, mission impossible

    Le texte de la nouvelle charte annonçait déjà le dysfonctionnement d’instances 100% placées sous la tutelle des élus. Faute d’une com municipale suffisante, les Conseils sont de plus désertés et ne peuvent donc remplir leur mission, être un lieu de dialogue, d’information et d’élaboration de projets locaux. La démocratie de proximité perd ainsi en qualité ce que la majorité d’arrondissement gagne en tranquillité Catherine Lécuyer ("tribune" publiée dans Paris Huitième n°132 de janvier 2022)

  • Révisions du PLU, des plans de circulation… faites connaître vos besoins et vos attentes

    Plusieurs e-réunions publiques d'information et de concertation sont organisées en janvier par la mairie du 8e arrondissement sur d’importants enjeux d’intérêt local (par visioconférence, compte tenu de la situation sanitaire) : Mardi 11 janvier 19h00 : atelier d’aide au dépôt de projet pour le budget participatif (> lien) Mercredi 12 janvier 18h30 : atelier de concertation sur la révision du plan de circulation du quartier Monceau (> lien) Lundi 17 janvier 18h30 : atelier de concertation sur la révision du plan de circulation du quartier Saint-Augustin (> lien) Mercredi 19 janvier 18h30 : atelier de concertation sur l’aménagement de la rue aux écoles Florence (> lien) Mercredi 26 janvier 19h00 : concertation locale sur la révision du PLU organisée par la Ville de Paris (> lien à venir). Compte tenu de l’importance de ces enjeux locaux pour notre arrondissement, je vous encourage vivement à participer afin de faire connaître et valoir vos besoins, vos attentes et vos espoirs. Focus sur la révision du PLU Principal document de planification de l’urbanisme et d’aménagement du territoire de la commune à long terme (15 ans), le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Paris de 2006 est en cours de révision pour mettre à jour, dans le contexte des enjeux du dérèglement climatique, la prise en compte des besoins des Parisiens en termes de cadre et de qualité de vie. Le futur PLU qui sera qualifié de “bioclimatique” concerne ainsi la plupart des grands enjeux de la capitale : logement, activité économique, équipements, services, mobilités, environnement, nature, santé, paysage urbain, patrimoine, etc. Cette révision du PLU est tout particulièrement importante alors que Paris est devenu de plus en plus difficile à vivre et à travailler, comme je le dénonce régulièrement, que près de 15 000 Parisiens fuient chaque année une capitale où il est ardu de se loger, de se déplacer, d’élever ses enfants, de créer son activité et de se sentir en sécurité, exode bien sûr accéléré par les récentes crises des gilets jaunes, des grèves et de la Covid-19. Plusieurs phases de la révision du PLU ont déjà eu lieu : une information préalable à l’hiver 2021 puis un diagnostic territorial au printemps 2021, dont vous trouverez ici la synthèse pour le 8e arrondissement. Après avoir été débattues par le Conseil de Paris en novembre 2021, les grandes orientations du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) font l’objet de réunions de concertation à l’échelle des quartiers et des rues de janvier à avril 2022, avant d’être votées à la fin de l’année puis intégrées au PLU en 2023. Le PADD est un document obligatoire, constitutif du PLU, qui définit les grandes orientations de l’aménagement futur de la ville - logements, transports, équipements publics, commerces, développement économique et touristique, etc. Vous trouverez davantage d’informations sur le contenu de la révision du PLU sur le site de la Ville de Paris et les modalités pratiques de la concertation locale sur le site de la Mairie du 8e arrondissement.

  • Joyeux Noël et bonne année 2022 !

    Chère Madame, cher Monsieur, 2021 n’a pas seulement été marqué par le sac et le ressac des vagues épidémiques. Dans notre 8e arrondissement, l’année a été marquée par la multiplication des passages en force de l’Hôtel de Ville, avec la complicité passive de la majorité locale, pour pérenniser les coronapistes Amsterdam - Havre - Tronchet, pour réaliser des aménagements de voirie précipités dans les rues Bienfaisance, Moscou et Naples, pour installer en catimini des stations Trilib’, etc. Pendant ce temps, Mme HIDALGO criblait la capitale de dettes, refusait de reconnaître le saccage d’un Paris aux trottoirs sales, à la voirie dégradée et aux aménagements inesthétiques, puis abandonnait son poste pour une chimère présidentielle, trahissant une promesse de la candidate et oubliant un peu vite qu’elle n’a jamais été élue directement sur son nom. Le résultat de ces politiques est une dégradation de la qualité de vie et une accélération de la fuite des Parisiens et des familles, y compris dans notre arrondissement. Pour ma part, je refuse la fatalité et l’immobilisme ! En 2022, vous pourrez toujours compter sur moi. Pour me mobiliser, sans relâche, en m’efforçant de rechercher et d’incarner des positions et des propositions pragmatiques et constructives. Pour me déplacer, sur le terrain, à la rencontre des habitants et des commerçants, à votre rencontre, afin d’échanger sur leurs besoins, leurs attentes et leurs espoirs. Pour multiplier les vœux, les questions et les alertes en Conseil d’arrondissement, et y être force de solution, au plus près de l’intérêt général. A mon tour, j’espère pouvoir compter sur vous en 2022. Cette année sera particulièrement décisive pour la France. A vous-mêmes, à vos proches, à tous ceux qui vous sont chers, je vous souhaite, du fond du cœur, un joyeux Noël et une très belle année 2022 !

  • Paris criblé de dettes

    L’endettement de la Ville atteint 7,2 Mds € fin 2021 , soit une hausse de +75% depuis 2014. A. HIDALGO a pourtant accentué la pression fiscale et encaissé par anticipation les loyers HLM . Elle fait feu de tout bois pour sa défense : Covid, abandon de l’État, baisse des droits de mutation et de la taxe de séjour. Et maintient ses grands travaux inutiles. Si encore Paris était propre, sûr et fluide ! La capitale bientôt sous tutelle ? Catherine Lécuyer ("tribune" publiée dans Paris Huitième n°131 de décembre 2021)

  • Des Conseils de quartier… sans Conseillers de quartier !

    Faute d’une communication municipale suffisante et adaptée à destination de leurs membres et des habitants concernés, les récentes Assemblées des Conseils de quartier organisées fin novembre et début décembre, pourtant dites “ plénières ” et “ ouvertes à tous ”, ont été… désertées , avec la présence d’à peine une petite poignée d’habitants à chaque réunion ! Le texte de la nouvelle charte de fonctionnement des Conseils de quartier du 8e arrondissement adoptée en novembre 2020 m’avait déjà fait craindre le dysfonctionnement d’instances 100% placées sous la tutelle des élus , avec un comité d’animation “ présidé par le Maire d’arrondissement, son adjoint référent des conseils de quartier ou son délégué ” (article 6). Je ne m’attendais pas à une aussi faible participation ! Il est normal que le fonctionnement des Conseils de quartier varie d’un arrondissement à l’autre puisque c’est le Maire qui est chargé de leur gestion et de leur organisation dans son arrondissement, conformément à la loi “Vaillant” de 2002. Mais dans le 8e, tout se passe comme si la majorité cherchait par tous moyens à réduire au silence les Conseillers de quartier , immolant la démocratie de proximité sur l’autel de sa tranquillité politique... Or, ma conviction est double. D’une part, les Conseils de quartier jouent un rôle important pour la vitalité de la démocratie locale : ils sont des lieux de dialogue, d’information, d’élaboration puis de portage de projets locaux. D’autre part, ils ne peuvent remplir efficacement cette mission qu’avec une participation suffisante des Conseillers de quartier nourrissant leurs délibérations et légitimant leurs décisions. C’est pourquoi j’interviendrai au cours de notre prochain Conseil d’arrondissement du 25 janvier 2022 afin de connaître les voies et les moyens envisagés par la majorité pour renforcer la participation aux réunions des Conseils de quartier, en améliorant notamment la communication municipale, et consolider ainsi leur rôle démocratique.

  • Pérennisation des coronapistes Amsterdam, Havre, Tronchet : l’arbre est tombé du côté où il penchait

    Attendue par les riverains des voies concernées, la réunion publique sur la pérennisation des aménagements cyclables des rues d'Amsterdam, du Havre et Tronchet organisée mercredi 24 novembre a malheureusement confirmé que la Mairie de Paris entendait continuer d’agir selon ses seules préférences , sans concertation ni consultation des riverains, tout juste leur information sommaire. Après l’acte I de l’aménagement soudain de ces coronapistes par la Ville de Paris (juin 2020) puis l’acte II de l’annonce unilatérale de leur pérennisation par la Maire de Paris dans la presse (septembre 2020), l’acte III s’est donc joué dans le réfectoire du collège Condorcet , avec l’Adjoint à la Maire de Paris “en charge de la transformation de l'espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie” David BELLIARD , l’Adjoint à la Maire de Paris “en charge de la construction publique, du suivi des chantiers, de la coordination des travaux sur l’espace public” Jacques BAUDRIER , la Maire du 8e arrondissement Jeanne d’HAUTESERRE , le Premier adjoint à la Maire du 9e arrondissement Sébastien DULERMO et la Cheffe de la “mission vélo” de la Direction de la voirie et des déplacements (DVD) de la Ville de Paris Charlotte GUTH . Je veux d’abord rappeler qu’il ne s’agit pas de s’opposer au développement du vélo à Paris , une tendance de la mobilité souhaitable pour l’amélioration du cadre et de la qualité de vie urbaine, mais de contribuer à l’organiser au plus près de l’intérêt général, lequel est nécessairement un compromis entre différents usages et usagers de l’espace public - cyclistes mais aussi piétons, automobilistes, bus, livreurs, taxis, etc. Sans idéologie ni sectarisme, mais avec pragmatisme et compréhension . Suite‌ ‌aux‌ ‌interpellations‌ ‌de‌ ‌riverains,‌ ‌de‌ ‌professionnels‌ ‌et‌ - j’insiste - ‌d’usagers‌ ‌de‌ ‌la‌ ‌coronapiste‌ ‌rue‌ d’Amsterdam,‌ ‌ j’étais‌ ‌intervenue‌ à de nombreuses reprises ‌en ‌Conseil‌ ‌d’arrondissement‌ et dans le débat public afin‌ ‌d’améliorer‌ ‌l’aménagement‌ ‌initial ,‌ ‌ en‌ vous consultant et en ‌faisant‌ ‌des‌ ‌propositions‌ ‌pour‌ ‌ sécuriser‌ ‌le‌ ‌cheminement‌ ‌des‌ ‌piétons‌ ‌et‌ ‌des‌ ‌cyclistes,‌ ‌ tranquilliser‌ ‌les‌ ‌voies‌ ‌de‌ ‌report‌ ‌de‌ ‌circulation‌ ‌et‌ ‌ rétablir‌ ‌la‌ ‌desserte‌ ‌des‌ ‌lignes‌ ‌de‌ ‌bus (voir aussi le 19 mai 2021 et le 18 juin 2020 ).‌ ‌ Le sentiment qui a prévalu dans le public au cours de la réunion du 24 novembre est celui d'être mis - une nouvelle fois - devant le fait accompli, puisque les travaux du projet de pérennisation des aménagements cyclables présenté démarreront dès janvier 2022 , seule la traditionnelle trêve des confiseurs semblant empêcher un démarrage immédiat. En dépit de demandes répétées, le projet d'aménagement n'aura pas été communiqué en amont aux participants , ce qui leur aurait permis de formuler de nouvelles propositions constructives pour en améliorer le contenu grâce aux remontées de terrain et de vécu. Les membres du Conseil de quartier Europe n'auront pas été réunis en amont pour étudier le projet d'aménagement et émettre un avis éclairé sans doute utile. La Mairie de Paris aura poussé loin le refus de toute concertation puisqu’il semblerait que même la RATP, pourtant au premier chef concernée par le dévoiement des lignes n°21 et 95, n'aura pas été associée ... Nous aurions pu ainsi en savoir plus sur le risque d’embolie de la place de l’Europe avec le nouveau projet de parcours via la rue de Londres. C'est d'autant plus regrettable que , si certains riverains de la rue d'Amsterdam saluent logiquement l'amélioration de leur cadre de vie résultant de la baisse de la circulation générale, les effets pervers et les dommages collatéraux des aménagements demeurent entiers pour la majorité des autres riverains et usagers des rues d'Amsterdam, du Havre et Tronchet , tant en matière d' insécurité des piétons et des cyclistes , que de dégradation de la desserte de bus , de reports de circulation dans certaines rues adjacentes auparavant tranquilles, de dévitalisation commerciale des axes concernés ou encore de difficultés d'accès supplémentaires pour les livreurs . Avec un point noir en termes de circulation confinant parfois à une véritable jungle urbaine : le carrefour des rues d'Amsterdam, de Liège et de Moscou . Sans oublier l'illisibilité de la signalétique horizontale et verticale place de Clichy et les contraventions qui tombent comme à Gravelotte sur les riverains qui s'aventurent encore à charger / décharger au droit de leur immeuble... Si la responsabilité de l'aménagement est in fine imputable à l'Hôtel de Ville de Paris, je déplore à nouveau que la Mairie du 8e arrondissement n'ait pas pris davantage d'initiatives pour influer sur le contenu du projet en corrigeant et améliorant les aménagements initiaux.

  • Conseil d’arrondissement du 2 novembre 2021 : territorialisation et Plan vélo principalement au menu

    Nous avons tenu mardi 2 novembre en présentiel notre 11e Conseil d’arrondissement de la mandature. Vous trouverez ici l’ordre du jour de la séance, ici le compte rendu intégral et ci-dessous un compte rendu synthétique de mes principales interventions. Réforme de la territorialisation : l’Hôtel de Ville peine manifestement à lâcher prise… Je me suis d’abord abstenue sur la délibération ayant pour objet l’adoption de la réforme de la territorialisation dite “Pacte parisien de la proximité”. Bien sûr, les Parisiens et les maires des arrondissements réclamaient depuis longtemps que la Mairie de Paris délègue davantage de pouvoirs dans les domaines des interventions dites “de proximité” : propreté, voirie, sécurité, etc . Ils pouvaient donc a priori se réjouir que les maires d’arrondissement deviennent les pilotes de l’action municipale dans leur arrondissement. Par souci d’efficacité opérationnelle sur le terrain, mais aussi de transparence démocratique renforcée, tant il n’était pas satisfaisant que les élus n’ayant pas le pouvoir soient tenus pour responsables des résultats (ou de leur absence) tandis que ceux ayant effectivement le pouvoir ne l’étaient pas… Mais les réserves étaient multiples et rédhibitoires . D’abord, les délégations de pouvoir ne seront pas accompagnées des moyens correspondants et suffisants pour leur bon exercice. Y compris d’ailleurs parce que l’Hôtel de Ville pratique encore la rétention de certaines prérogatives… Ensuite, l’exercice de ces nouveaux pouvoirs restera logiquement tributaire du bon vouloir des maires d’arrondissement. Je me suis étonnée qu'aucun adjoint ne soit dédié à la propreté dans notre arrondissement , la Maire prétendant assurer elle-même cette responsabilité chronophage. Je me suis aussi étonnée qu'un habitant soit bientôt choisi à titre expérimental pour devenir le "référent propreté" du quartier Saint-Augustin : quels seront les critères de choix et quelles seront ses marges de manœuvre ? Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi). Madame la Maire, chers Collègues, La présente délibération qui nous est soumise pour avis a pour objet l’adoption de la réforme de la territorialisation dite “Pacte parisien de la proximité”. Les Parisiens et les maires des arrondissements de droite réclament depuis longtemps , et réclamaient encore dans le cadre de la récente réforme du statut de Paris adoptée en 2017, que la Mairie de Paris leur délègue davantage de pouvoirs dans les domaines des interventions dites “de proximité” - propreté, voirie, sécurité, etc. Concernant la sécurité, j’y reviendrai plus en détail dans ma question sur la police municipale en fin de Conseil. Pourquoi ? D’abord par souci d’efficacité opérationnelle accrue , car les maires d’arrondissement ont une connaissance plus fine de leurs territoires. Ensuite par souci de transparence démocratique améliorée , car il existait une “distorsion de responsabilités” : les maires d’arrondissement étaient souvent perçus par les Parisiens comme responsables de la saleté ou de la dégradation de l’espace public alors qu’ils n’avaient pas le pouvoir, tandis que la Mairie de Paris disposait du pouvoir mais n’était pas perçue comme responsable… Les Parisiens peuvent donc a priori se réjouir de cette réforme de la territorialisation qui vise à renforcer les pouvoirs des maires d’arrondissement, lesquels deviennent les pilotes de l’action municipale dans leur arrondissement et disposent pour cela d’une autorité fonctionnelle vis-à-vis des responsables territoriaux des services municipaux dans leur arrondissement. J’ai toutefois plusieurs réserves . Première réserve : il faudrait que ces délégations de pouvoir soient accompagnées des moyens correspondants et suffisants pour en assurer le bon exercice. Seconde réserve : il faudrait que les maires d’arrondissement aient la volonté politique de s’emparer pleinement de leurs nouveaux pouvoirs. D’où ma question. Madame la Maire, comment comptez-vous vous organiser pour exercer ces nouveaux pouvoirs réclamés par les élus et attendus par les Parisiens du 8e arrondissement ? Et qui seront vos adjoints dédiés en charge de la propreté, de la voirie et de la sécurité ? Compte tenu de ce qui précède, je vais m’abstenir sur ce projet de délibération. Je vous remercie. Plan vélo : des points positifs et de nombreuses réserves Je me suis également abstenue sur la délibération ayant pour objet l’approbation d’un premier plan d’actions 2021-2023 dans le cadre du nouveau Plan vélo 2021-2026 (voir aussi ici le linéaire des voies concernées ). Bien que j’approuve sur le fond le développement d’un réseau cyclable adapté dans la capitale - avec des pistes cyclables séparées, protégées et continues, ainsi que des stationnements et des parkings sécurisés -, je déplore la méthode idéologique avec laquelle la Mairie de Paris le déploie , une méthode qui aboutit à des usages de l’espace public anarchiques et conflictuels. Aujourd’hui, personne n’est satisfait ! Ni les piétons, ni les cyclistes, ni les conducteurs de deux-roues, ni les automobilistes, ni les commerçants… Et les piétons sont les premières victimes collatérales de cette anarchie. De plus, le plan proposé ne répond pas à plusieurs enjeux locaux du 8e arrondissement . Les coronapistes des rues d’Amsterdam, Tronchet et du Havre vont être pérennisées en 2022 sans que leurs défauts pourtant majeurs en termes de sécurité et de congestion du quartier aient été préalablement corrigés. J’avais pourtant formulé à de nombreuses reprises des propositions dans ce sens. Soit dit en passant, les réunions de “concertation” régulièrement promises n’auront finalement jamais eu lieu… De même, aucune étude d’impact n’est toujours prévue concernant la Zone à Trafic Limité (ZTL) sur le secteur Paris Centre nonobstant la confirmation de sa prochaine mise en œuvre qui ne manquera pas de créer des effets de report de circulation préjudiciables pour le 8e arrondissement. Telles sont les raisons pour lesquelles je me suis abstenue. Je me suis étonnée du peu de réserves et / ou propositions formulées par la Mairie d'arrondissement sur ce Plan vélo qui est un sujet particulièrement important pour les Parisiens... Nous avons d'ailleurs appris de façon incidente que la réunion plusieurs fois annulée sur l'aménagement de la coronapiste Amsterdam / Havre / Tronchet se tiendrait finalement le 24 novembre . Je crains que celle-ci, très tardive, ne soit qu'une réunion de présentation d'un aménagement déjà "acté". Je regrette aussi que les documents de travail de la Ville de Paris ne soient pas proposés en amont, afin que les habitants et leurs élus puissent s'exprimer lors de cette réunion sans découvrir le projet... Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi). Madame la Maire, chers Collègues, La présente délibération qui nous est soumise pour avis a pour objet l’approbation d’un premier plan d’actions 2021-2023 dans le cadre du nouveau Plan vélo 2021-2026. Beaucoup de Parisiens se réjouissent du retour du vélo à Paris après sa quasi-disparition dans les années 1980 . C’est une tendance lourde depuis les années 1990 qui a connu une poussée de croissance évidente ces dernières années, avec la crise sanitaire et la création de nouvelles pistes cyclables. La fréquentation des pistes cyclables a augmenté de 47 % en 2020 et de 22 % en 2021. Cependant, si j’approuve sur le fond le développement du réseau cyclable parisien, je déplore sur la forme la méthode idéologique avec laquelle la Ville de Paris le déploie, une méthode qui aboutit à un partage de l’espace public anarchique et conflictuel . Il est désormais urgent de réconcilier les Parisiens en tenant compte des différents modes de déplacement des usagers de l’espace public, et non en entretenant l’anarchie et l’inévitable “guerre de tous contre tous”. Aujourd’hui, ni les piétons, ni les cyclistes, ni les conducteurs de deux-roues, ni les automobilistes ne sont satisfaits ! Et les piétons, usagers les plus vulnérables de l’espace public, en sont les toutes premières victimes collatérales. D’autant que le déploiement anarchique des pistes cyclables contribue au tarissement de certains flux passants , lequel rend impossible l’équation commerciale des commerçants de proximité et dévitalise ainsi nos quartiers. Alors oui, il est urgent de proposer des aménagements cyclables sérieux . Les Parisiens veulent d’une part des pistes cyclables séparées (de préférence unidirectionnelle), protégées des voitures et des deux-roues motorisés, et… continues ! Et ils veulent d’autre part des stationnements ou des parkings sécurisés. Le plan d’actions qui nous est soumis compte ainsi quelques points positifs pour densifier et sécuriser le réseau des infrastructures et des équipements dédiés au vélo : D’abord et ce n’est pas anodin pour notre bien-être visuel, les plots jaunes et les glissières en béton armé seront enfin remplacés par des aménagements durables et, je l’espère, moins inesthétiques. Ça ne peut de toute façon pas être pire ! Ensuite, je suis favorable aux pérennisations des coronapistes de la Place de la Madeleine-St Florentin et du Pont de la Concorde programmées en 2021. De même, a priori, sous réserve de son aménagement concret et de sa sécurité, je suis plutôt favorable à la création concertée d’une piste cyclable boulevard Malesherbes programmée en 2022. Sans oublier qu’il est aussi prévu de créer 130 km de pistes sécurisées , d’augmenter de moitié le nombre d’ arceaux d’accroche et de déployer 100 000 nouvelles places de stationnement . Mais le plan d’actions qui nous est soumis présente aussi de nombreux points négatifs : Premièrement, les coronapistes des rues d’Amsterdam, Tronchet et du Havre vont être pérennisées en 2022 sans que leurs défauts majeurs en termes de sécurité et de congestion du quartier aient été préalablement corrigés. J’avais pourtant formulé des propositions dans ce sens. Les réunions de pseudo “concertation” promises à plusieurs reprises n’auront finalement jamais eu lieu. Je pense en particulier à celle de la rue d’Amsterdam. Les problématiques subsistent donc en l’état. Je vous invite à vous déplacer au carrefour Liège pour mieux comprendre le chaos quotidien… Deuxièmement, le calendrier est très imprécis , ce qui ne manque pas d’interroger alors que le précédent plan vélo 2015-2020 n’avait été réalisé qu’à 50%... Troisièmement, le budget est flou et en contradiction avec les promesses de campagne de la candidate HIDALGO. Quel sera finalement le montant de ce budget ? N’aurait-il pu par ailleurs utilement contribuer à mieux restaurer une voirie parisienne très dégradée faute de crédits budgétaires et de volonté politique ? Quatrièmement, la confirmation de la prochaine mise en œuvre de la Zone à Trafic Limité (ZTL) sur le secteur Paris Centre ne manquera pas de créer des effets de report de circulation préjudiciables pour les arrondissements mitoyens, à commencer par le nôtre. Je renouvelle ici mon regret qu’aucune étude d’impact n’ait été menée et communiquée au public. Cinquièmement, la rue la Boétie ne figure pas comme itinéraire cyclable dans le cadre du Plan vélo , contrairement à une réponse qui m’avait été faite par les services de notre Mairie du 8e arrondissement. Sixièmement, nous ne savons presque rien de la sécurisation des carrefours, de la création de parkings sécurisés ou encore du serpent de mer d’un “code de la route” . La sécurité est pourtant un enjeu décisif pour l’adoption du vélo à Paris ! Ainsi les cyclistes restent-ils les seuls usagers de l’espace public parisien à n’être ni sensibilisés ni responsabilisés sur la condition des plus vulnérables que sont les piétons et les personnes à mobilité réduite… Je conclurai par une question : pourquoi aucun aménagement cyclable n’est-il finalement prévu boulevard Haussmann ? Compte tenu de ce qui précède, je vais m’abstenir sur ce projet de délibération. Je vous remercie. Boulevard des Batignolles : élevons le niveau d’ambition ! A l’occasion de deux dénominations de sections du boulevard des Batignolles ( la promenade Cécile Chaminade et la promenade Aristides de Sousa Mendes ), j’ai rappelé que la création d’une “coulée verte” pourrait être envisagée sur la voie en concertation avec les habitants du 17e arrondissement . J’avais formulé cette proposition dans le cadre des élections municipales après des échanges avec les riverains. En excipant à tort que la présence du marché alimentaire ne permettrait pas un réaménagement, la réponse “ambition, degré 0” de la majorité d’arrondissement est une nouvelle fois méprisante pour les habitants du secteur . Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi). Madame la Maire, chers Collègues, Permettez-moi de saisir l’occasion de cette dénomination et de la suivante pour évoquer la création d’une “coulée verte” sur le boulevard des Batignolles qui pourrait être envisagée en concertation avec les habitants et le 17e arrondissement, comme je l’avais du reste proposé dans le cadre des élections municipales. Pourriez-vous, s’il vous plaît, nous indiquer si la Mairie du 8e arrondissement a l’intention de proposer un réaménagement ambitieux du boulevard des Batignolles , au-delà de ces dénominations, au cours de la mandature ? Je vous remercie. Harcèlement en milieu scolaire : un fléau qui se banalise et appelle une lutte résolue J’ai voté - et nous avons adopté à l’unanimité - un vœu de la majorité d’arrondissement relatif au harcèlement en milieu scolaire . Dans mon explication de vote, j’ai rappelé que le phénomène du harcèlement scolaire et du cyberharcèlement se banalise et que les pouvoirs publics agissent déjà avec deux numéros verts nationaux pour les élèves victimes ou témoins ainsi que les parents (3020 : “non au harcèlement” ; 3018 : “Net écoute”), puis j’ai appelé à aller plus loin dans la lutte contre ce fléau , par exemple en renforçant l’éducation à l’internet et aux réseaux sociaux, et en améliorant l’autorégulation et la régulation des réseaux sociaux. C'est au demeurant l'un des enjeux de la conférence internationale de l'Unesco contre la violence scolaire et le cyberharcèlement qui se tient en ce moment au Mexique. Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi). Madame la Maire, chers Collègues, Je voterai pour ce vœu dont j’approuve le principe , mais je regrette que tous les élus du 8e n’aient pas été associés. Mais là n’est pas l’essentiel. L’essentiel, c’est la mobilisation pour lutter contre ce fléau qu’est le harcèlement scolaire en général et le cyberharcèlement scolaire en particulier. Le phénomène se banalise. Il a explosé pendant les confinements. Les pouvoirs publics agissent . Deux numéros verts nationaux existent pour les élèves victimes ou témoins et les parents, l’un “non au harcèlement” (3020) , l’autre “Net écoute” (3018) . Je veux en profiter aussi pour féliciter Serge et Marie , que nous connaissons tous et qui réalisent de longue date des actions de prévention dans les établissements de l’arrondissement. Mais il faut aller plus loin, en renforçant l’éducation à l’internet et aux réseaux sociaux , mais aussi en améliorant l’autorégulation et la régulation des réseaux sociaux. Les options sont la reconnaissance aux réseaux sociaux du statut d’éditeurs et non de simples hébergeurs et / ou la levée de l’anonymat - au moins dans les régimes démocratiques. Avec une conviction forte : il n’y a pas de liberté sans responsabilité. Je vote donc pour ce vœu de la majorité et je vous remercie. Mieux informer et lutter contre les nuisances de chantiers dans le 8e arrondissement Après que Sophie SEGOND a accepté mon amendement renouvelant ma demande récurrente pour que la Maire du 8e propose aux maîtres d’oeuvre la signature d’une “charte de qualité de chantier” , ayant notamment vocation à garantir aux riverains la mise en oeuvre de toutes les précautions nécessaires à leur tranquillité et à leurs activités, j’ai voté pour le vœu de ma collègue “relatif aux chantiers du 8e arrondissement” . Considérant que le besoin d’améliorer l’information et la lutte contre les nuisances de chantiers serait inexistant - ce que les riverains concernés apprécieront -, la majorité d’arrondissement a voté contre ce vœu. Comme si rien en provenance de l’opposition ne pouvait trouver grâce à ses yeux… Nous le regrettons vivement ! Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi). Madame la Maire, chers Collègues, Je voterai pour ce vœu qui va dans le bon sens, même si son dispositif ne tire pas toutes les conséquences de son propre exposé des motifs : informer sur les nuisances des chantiers, c’est bien ; lutter contre ces nuisances, c’est encore mieux ! C’est pourquoi je renouvelle ici - et j’invite notre collègue Sophie SEGOND à amender dans ce sens le voeu qu’elle nous présente - ma suggestion que la Maire du 8e propose aux maîtres d’oeuvre la signature d’une “charte de qualité de chantier” , ayant entre autres objectifs celui de garantir aux riverains la mise en œuvre de toutes les précautions nécessaires à leur tranquillité et à leurs activités, notamment en prévoyant : l’information des riverains ; la formation des personnels du chantier ; la concertation et la prise en compte des plaintes ; ainsi que des horaires mieux-disants pour les travaux bruyants, par exemple de 8h à 20h en semaine (au lieu de 7h00-22h00) et de 9h à 18h le samedi (au lieu de 8h00-20h00). Je vote donc pour ce vœu de notre Collègue et je vous remercie. Transformer des bureaux en logements dans le 8e : ouvrons le débat ! Si l’une des pistes pour résoudre la problématique du logement des ménages à Paris au moment où nombre de bureaux restent inoccupés pourrait être, logiquement, la transformation de bureaux ou de surfaces commerciales en logements, d’autres obstacles doivent toutefois également être surmontés : les barrières techniques, environnementales, financières et réglementaires qui dissuadent les investisseurs et les promoteurs ; la volonté de la Ville de Paris qui pourrait être réticente à se passer de la manne fiscale des bureaux. Sans oublier qu’au-delà de la question du logement, la dégradation de la qualité de vie dans la capitale rend moins supportable le coût du logement pour les familles. En dépit de ces réserves sur la priorité des pistes à explorer, j’ai voté pour le vœu de ma collègue Sophie SEGOND “relatif à la transformation de bureaux en logements dans le 8e arrondissement” afin d’ouvrir le débat. La majorité d’arrondissement s’est une nouvelle fois opposée au vœu… Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi). Vœu de Mme SEGOND relatif à la transformation de bureaux en logements dans le 8ème arrondissement Madame la Maire, chers Collègues, A Paris, transformer des bureaux ou des surfaces commerciales en logements est a priori une bonne idée puisque des ménages peinent à se loger tandis que nombre de bureaux sont vides. Mais cette idée peine toutefois à se matérialiser depuis une vingtaine d’années. Entre 2001 et 2020, seuls 590 000 m² de bureaux ont été transformés en logements dans Paris intra-muros . Ce chiffre représente à peine 3,5% d’un parc de bureaux de 16,9 millions de m², et environ 400 logements par an dans une ville qui en compte 1,4 million… Pour accélérer la transformation de bureaux en logements dans Paris, il faudrait d’abord abaisser les barrières techniques, environnementales, financières et réglementaires qui dissuadent les investisseurs et les promoteurs. Il faudrait aussi, je crois, interroger la volonté politique de la Ville de Paris de remplacer le bénéfice des bureaux (taxe foncière, taxe professionnelle) par le coût des logements (équipements publics divers : crèches, écoles, parcs, etc.) : veut-elle vraiment faciliter ces opérations de transformation ? Bien sûr, je partage la plupart des “considérants” du vœu de notre collègue , notamment sur la préférence qui doit être accordée à la transformation de bureaux en logements plutôt qu’au re-conventionnement de logements privés en logements sociaux, lequel ne crée aucun logement supplémentaire, ainsi que sur les nouvelles opportunités permises par le télétravail. Mais je ne crois pas que la Ville de Paris soit un niveau de collectivité suffisant pour agir afin de faciliter la création de logements dans la capitale . Des évolutions législatives et réglementaires sont aussi indispensables. Enfin, au-delà de la question du logement, je crois que la dégradation de la qualité de vie dans Paris, y compris dans le 8e arrondissement, explique largement la fuite des Parisiens et des familles de la capitale. Compte tenu de ces réserves, je voterai “pour” ce vœu sans grande conviction mais afin d’ouvrir le débat . Des propositions simples pour améliorer la démocratie locale Après une rentrée bien difficile pour la démocratie locale , j’ai déposé et défendu un vœu pour améliorer la démocratie locale dans le 8e arrondissement avec quelques idées simples faciles à mettre en oeuvre - pour peu bien sûr que l’on en ait la volonté : permettre aux habitants de poser des questions à la fin de nos séances de Conseil d’arrondissement, diffuser ces séances en direct en ligne, informer largement et rendre compte aux élus et aux habitants des réunions publiques et de travail concernant la vie de l’arrondissement, etc. Je remercie Sophie SEGOND , qui partage ma préoccupation sur l’état dégradé de notre démocratie locale, d’avoir soutenu mon vœu. Je regrette le énième vote “contre” de la majorité d’arrondissement et de la représentante de Mme HIDALGO , une nouvelle fois unis dans une alliance contre nature pour le statu quo et contre les Parisiens. Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi). Madame la Maire, chers Collègues, L’exercice de la démocratie est un art difficile et nous en avons la preuve tous les mois ici-même . Mais la démocratie instaure et garantit les libertés individuelles sur lesquelles reposent notre modèle de société. Et au fondement de la démocratie, il y a l’exigence du pluralisme des courants d’idées et d’opinions. Chercher par tous les moyens à limiter l’expression des opinions minoritaires est donc absolument contraire aux principes que vous devriez avoir à cœur de défendre , d’autant plus que vous êtes supposée porter les couleurs d’une grande famille politique de droite, issue du gaullisme. Justifier la restriction des prises de paroles des élus d’opposition au prétexte, je vous cite, que ”je n’ai pas le temps de passer 4 ou 5h pour vous faire plaisir” manifeste le peu de cas que vous faites de votre mandat et de la confiance qui vous a été accordée par les habitants de l’arrondissement. Car c’est à eux que les élus doivent rendre des comptes régulièrement et sérieusement. Voici donc quelques idées, parmi beaucoup d’autres, pour améliorer la démocratie locale , outre la possibilité pour tous les élus de pouvoir bien sûr s’exprimer sans restriction : donner la possibilité aux habitants de poser des questions à la fin de la séance du Conseil d’arrondissement ; exposer en Conseil d’arrondissement les vœux qui vont être portés par les élus du 8e au Conseil de Paris ; informer les habitants et les élus de toutes les réunions ayant trait à la vie de l’arrondissement. Il est anormal que ceux-ci découvrent via les réseaux sociaux des reports de réunions auxquelles ils n’ont jamais été conviés ; transmettre aux habitants et aux élus les documents de travail en amont des réunions organisées par la Mairie de Paris ; transmettre les synthèses de ces réunions de travail aux habitants et aux élus ; diffuser les séances du Conseil d’arrondissement en direct en ligne comme cela a été le cas pendant un an. Ce vœu vient donc solliciter d’avantages de démocratie locale sous quelque forme que ce soit. Mais vous avez sans doute d’autres propositions à nous faire. Sécurisation des carrefours dangereux de la rue d’Artois : première avancée en 2022 En réponse au vœu que j’ai déposé et défendu pour sécuriser les traversées piétonnes et les circulations automobiles aux carrefours dangereux de la rue d’Artois , Jean-Louis BARTHÉLÉMY, Conseiller d’arrondissement en charge de la mobilité et des transports, m’a répondu que la sécurisation du carrefour le plus dangereux - celui formé par la rue d’Artois avec les rues du Commandant Rivière, Saint-Philippe du Roule et Paul Baudry - pourrait être réalisée en 2022 si la Ville de Paris confirmait son engagement budgétaire. Je me réjouis de l’annonce de cette première avancée , tout en regrettant le vote “contre” de la majorité, et veillerai bien sûr attentivement au bon avancement de ce dossier. Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi). Madame la Maire, chers Collègues, Considérant la dangerosité des traversées piétonnes et des circulations automobiles aux carrefours formés par la rue d’Artois avec les rues du Commandant Rivière, Saint-Philippe du Roule, Paul Baudry puis avec la rue de Berri, du fait de la multiplicité des flux de véhicules qui s’y croisent, de la vitesse de circulation souvent excessive de ces véhicules (notamment les voitures de sport de location de courte durée basées sur les Champs-Elysées) et des manœuvres qui y sont effectuées pour les besoins de livraisons, Considérant les flux d’élèves qui traversent à pied ces carrefours à destination et en provenance de l’école Paul Baudry, Considérant la limitation de la présence d’ un point école aux seuls horaires scolaires, Considérant la fréquence élevée des accidents qui se produisent aux carrefours de la rue d’Artois, impliquant parfois des piétons, Je vous propose que notre Conseil du 8e arrondissement émette le vœu que la Ville de Paris réalise les aménagements de voirie nécessaires pour sécuriser les traversées piétonnes et les circulations automobiles aux carrefours dangereux de la rue d’Artois. Quelles seront les priorités locales de la police municipale ? J’ai enfin posé une question orale à la Maire du 8e arrondissement pour connaître les priorités d'action locale qu’elle envisage d’assigner aux policiers municipaux sur le territoire du 8e arrondissement , comme elle en a désormais formellement la prérogative - en partenariat avec le Chef de la police municipale d’arrondissement et le Commissaire de la police nationale - avec l’entrée en vigueur de la réforme de la territorialisation qui fait des maires d’arrondissement les pilotes de l’action municipale dans leur arrondissement. Aucune réponse précise à cette question. Nous ne connaîtrons donc pas les priorités locales des policiers municipaux dans le cadre de l'exercice de cette nouvelle prérogative de pilotage de la lutte contre les infractions du quotidien. Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi). Madame la Maire, chers Collègues, Les policiers municipaux parisiens sont en cours de déploiement dans la capitale pour assurer la triple mission de prévention de la délinquance, de répression et de sécurisation de l’espace public stipulée dans la Convention passée entre la Ville de Paris et la Préfecture de police de Paris. Certaines missions sont partagées avec la police nationale : les infractions du quotidien dans l’espace public, les ventes à la sauvette, les infractions au Code de la route, les rixes dans l’espace public, la prévention des violences sexistes et la protection des personnes vulnérables. Conformément à la réforme de la territorialisation - dite “Pacte parisien de la proximité” - qui vise à renforcer les pouvoirs des maires d’arrondissement, en partenariat avec le chef de la police municipale d’arrondissement et le commissaire de la police nationale, chaque maire d’arrondissement doit définir les priorités locales pour ses agents dans le cadre de la même mission municipale précédemment rappelée. Ma question est donc la suivante : pouvez-vous, s’il vous plaît, nous indiquer les priorités d’action locale que vous envisagez d’assigner aux policiers municipaux sur le territoire du 8e arrondissement , un territoire où les problèmes d’insécurité ne se limitent malheureusement pas aux seuls Champs-Elysées ? Je vous remercie.

  • Opposants, taisez-vous !

    Le Conseil du 8e s’est une nouvelle fois distingué, de façon inacceptable , parmi les arrondissements parisiens en réduisant la liberté d’expression de l’opposition. Cet acte de censure nous oblige à répondre par cette tribune commune. Nos séances sont les seules de la capitale 1/ à ne faire l’objet d’aucune retransmission audiovisuelle, 2/ à interdire aux habitants de poser des questions et désormais 3/ à restreindre la liberté de parole de l’opposition. La Maire du 8e et sa majorité nuisent ainsi gravement aux principes démocratiques les plus élémentaires : informer, rendre compte, débattre. Pourquoi une telle opacité et cette volonté de bâillonner l'opposition ? Pourquoi se priver de l’intelligence collective, y compris des apports de l'opposition ? Au lieu de cacher la poussière sous le tapis , il vaudrait mieux écouter les préoccupations que les élus font remonter du terrain et résoudre les problèmes identifiés ! Catherine LÉCUYER, Sophie SEGOND ("tribune" publiée dans Paris Huitième n°130, novembre 2021)

  • Vous aussi, participez dans le 8e arrondissement à la “Collecte nationale” de la banque alimentaire

    Chaque année, le dernier week-end de novembre, le réseau des Banques Alimentaires organise sa “Collecte nationale” . Le temps d’un week-end, environ 130 000 bénévoles revêtus d’un gilet orange collectent auprès du grand public des denrées alimentaires partout en France dans plus de 9 000 points de collecte (magasins, écoles, mairies, entreprises, etc.), permettant de récolter plus de 11 000 tonnes de denrées alimentaires, soit l’équivalent de 23 millions de repas pour les bénéficiaires. L’édition 2021 de la “Collecte nationale” qui se déroule les vendredi 26, samedi 27 et dimanche 28 novembre est décisive : en raison de la crise sanitaire , le 1er réseau d’aide alimentaire en France (avec 79 Banques Alimentaires et 31 antennes) connaît une hausse de + 25% de la demande d’aide alimentaire et une baisse de - 25% de ses stocks par rapport à 2019. Dans le 8e arrondissement, l’Association Accueil Solidarité Saint-Augustin constitue à cette occasion des cartons de denrées alimentaires non périssables qui seront ensuite distribuées tout au long de l’année (le mardi, jour de permanence) aux personnes en situation de précarité adressées par les services sociaux des mairies du 8e, 9e et 17e arrondissements. Vous aussi, vous pouvez participer quelques heures à la Collecte nationale et soutenir ainsi l’Association Accueil Solidarité Saint-Augustin en vous inscrivant en ligne à l’adresse suivante : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1YRP7pCkkAnIhMRxQ1ROw9c0MBVvhFm7zk4ndVclTWd8/edit?usp=sharing

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