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- Commission du Vieux Paris : un même combat pour notre patrimoine
Si Paris est une fête, son patrimoine en est le décor irremplaçable ! Pourtant, ce décor se fissure parfois sous les coups de boutoir d’un urbanisme qui tend à privilégier la rentabilité immédiate à l’épaisseur de l’histoire. A la lecture des comptes rendus de la Commission du Vieux Paris pour l'année 2025, plusieurs dossiers emblématiques du 8e arrondissement illustrent parfaitement les menaces qui peuvent peser sur notre cadre de vie - à commencer par la tentation du "façadisme" qui laisse les promoteurs vider les immeubles de leur substance pour n'en conserver que la peau. Je souhaite ici vous en livrer une brève analyse. Boulevard Haussmann : préserver la mémoire "invisible" L'immeuble du 151 boulevard Haussmann en 2025. Le dossier de l'ensemble situé aux 151-155 boulevard Haussmann a été examiné par la Commission du Vieux Paris lors de sa séance plénière du 8 juillet 2025 . Nous parlons ici d' un chef-d'œuvre de l'architecture haussmannienne , un ensemble de trois immeubles de rapport édifiés entre 1878 et 1881 pour la prestigieuse compagnie d'assurance "Le Phénix". L'architecte, Joseph LE SOUFACHÉ, élève de DUBAN, y a déployé tout son talent. Si les façades majestueuses en pierre de taille sont connues de tous, ce qui se cache en sous-sol est un trésor inestimable et aujourd'hui menacé. Ces immeubles possèdent encore leurs rampes à cheval d'origine . Ces ouvrages en structure métallique et remplissage de brique permettaient autrefois aux chevaux de descendre directement dans les écuries situées au sous-sol. C'est un témoignage rarissime, quasi unique, de la vie quotidienne du Paris du XIXe siècle , une époque où le cheval était le moteur de la ville. Le projet actuel de restructuration prévoit de transformer ces sous-sols historiques en salles de réunion et espaces de bureaux standardisés. La Commission du Vieux Paris s'est inquiétée de la disparition ou du masquage de ces rampes , qui forment un coude spectaculaire vers les cours techniques. Conserver une façade pour faire "joli" tout en bétonnant l'histoire intérieure est un non-sens culturel. Je partage la position de la Commission et me battrai moi aussi pour que ces rampes soient non seulement conservées, mais mises en valeur. L'âme de ces bâtiments ne doit pas être sacrifiée pour quelques mètres carrés de surface locative tertiaire. Résolution . La Commission du Vieux Paris, réunie le 8 juillet 2025 à l’Hôtel de Ville et en visioconférence sous la présidence de Jean-François Legaret, a examiné en faisabilité le projet de restructuration des immeubles du 151-155 boulevard Haussmann. Elle est défavorable aux démolitions prévues, qui concernent des parties remarquables (cours techniques, rampes et écuries) et probablement rares, désormais, dans Paris. Elle considère que ces démolitions pourraient être évitées et que le projet gagnerait à tirer davantage parti de l’existant. Avenue George V : contre la standardisation de nos intérieurs L'immeuble du 40 avenue George V en 2019. Le patrimoine ne s'arrête pas à la porte cochère. Tel est le sens de la résolution de la Commission du Vieux Paris concernant le 40 avenue George V, un dossier lourd discuté lors de la séance du 6 mai 2025 . Cet immeuble, qui participe à l'élégance de l'un des axes les plus prestigieux de Paris, risque de subir un "curage" en règle. La Commission a souligné la valeur patrimoniale exceptionnelle de son escalier desservant les bureaux , ainsi que la qualité des vestibules et des ferronneries. L'immeuble peu de temps après sa livraison en 1964 et l'escalier remarquable. Le risque ? Que cet escalier finisse en gravats , remplacé par des ascenseurs standardisés et des circulations impersonnelles. La couverture photographique réalisée par le Département d'Histoire de l'Architecture et d'Archéologie de Paris (DHAAP) montre des intérieurs d'un raffinement exquis. En autorisant la destruction de ces éléments de second œuvre, la Mairie de Paris encouragerait une vision "Disney" de notre ville : un décor de carton-pâte pour touristes, vide de toute authenticité à l'intérieur. La rénovation thermique et la mise aux normes ne sauraient servir d'alibi au vandalisme patrimonial. Résolution . La Commission du Vieux Paris, réunie le 4 mars 2025 à l’Hôtel de Ville et en visioconférence sous la présidence de Jean-François Legaret, a examiné le projet de restructuration du 40 avenue George V. Elle s’oppose à ce projet, qui en procédant à une isolation par l’extérieur, en démolissant des éléments intérieurs remarquables (escaliers notamment) et en recomposant les trois façades sur cour, dénature totalement l’œuvre d’Abro Kandjian. Quartier de l'Europe et Monceau : Stop à la bureaucratisation L'immeuble du 32 rue de Lisbonne. Le 8e arrondissement n'a pas vocation à devenir une zone de bureaux "morte" après 19 heures . C'est pourtant le sort qui guette certains quartiers de l'arrondissement si nous n'y prenons garde. Le cas du 32 rue de Lisbonne, évoqué à plusieurs reprises (notamment lors de la séance du 4 mars 2025 ), est symptomatique de cette "tertiarisation" galopante. Il s'agit d'un immeuble tertiaire construit en 1974 par l'agence Kandjian (des architectes prolifiques des Trente Glorieuses dans notre arrondissement - également à l'origine du 40 avenue George V mentionné plus haut), venu remplacer un hôtel particulier du XIXe siècle. Si l'architecture du XXe siècle mérite aussi notre attention, et la Commission a d'ailleurs souligné l'intérêt de l'œuvre des KANDJIAN dans le 8e, le véritable enjeu est urbain et humain . À chaque fois qu'un immeuble est restructuré pour densifier encore les bureaux, c'est l'équilibre résidentiel qui recule . La rue de Lisbonne, la rue de Téhéran, le boulevard Malesherbes doivent rester des lieux de vie pour les familles parisiennes. C'est pourquoi je plaide pour que chaque grande restructuration intègre une part de réversibilité ou de mixité fonctionnelle (des bureaux et des logements). Nous ne voulons pas d'un quartier d'affaires froid et désincarné, mais d'un arrondissement vivant. Résolution . La Commission du Vieux Paris, réunie le 4 mars 2025 à l’Hôtel de Ville et en visioconférence sous la présidence de Jean-François Legaret, a examiné en faisabilité le projet de réhabilitation du 32 rue de Lisbonne. Elle s’oppose à ce projet, qui en recomposant la façade - dont l’entresol comme les tables métalliques des allèges, l’un et l’autre très caractéristiques, disparaissent - dénature totalement l’œuvre d’Abro et Henri Kandjian. Elle s’interroge par ailleurs sur l’émergence de l’édicule d’accès à la terrasse et sur les modalités de l’intervention sur le patio. Vue du dessous des tables métalliques ornant les allèges sur rue, 2025 (© DHAAP ML). Champs-Élysées et Montaigne : le luxe ne doit pas tout écraser La vigilance de la Commission du Vieux Paris s'est aussi portée sur le "Triangle d'Or". Les séances de janvier et septembre 2025 ont abordé le devenir du 27 et du 150 avenue des Champs-Élysées, ainsi que du 17-19 avenue Montaigne. Sur les Champs-Élysées, la pression commerciale est telle que l'histoire des lieux est souvent considérée comme une contrainte encombrante par les grandes enseignes internationales . Au numéro 150, comme au 27, les projets de restructuration visent souvent à maximiser les surfaces de vente au détriment des volumes historiques et des décors. L'immeuble du 27 avenue des Champs-Elysées. L'immeuble du 150 avenue des Champs-Elysées. Quant à l'avenue Montaigne, le 17-19 (un autre immeuble KANDJIAN de 1973) fait l'objet d'un suivi rigoureux . Il est fascinant de voir comment l'architecture des années 1970, autrefois décriée, est aujourd'hui reconnue comme un patrimoine à part entière, témoignant de l'histoire économique de notre arrondissement. Mais là encore, la rénovation doit se faire avec finesse, en respectant la modénature des façades et l'utilisation des matériaux nobles (pierre, verre, métal) qui faisaient la signature de cette époque, sans céder aux sirènes d'une modernisation générique. L'immeuble du 17-19 avenue Montaigne. Une vigilance de tous les instants Protéger le 8e arrondissement, ce n'est pas être passéiste. C'est refuser la banalisation . C'est refuser que Paris ressemble à Dubaï ou à Singapour. Notre valeur ajoutée, c'est notre histoire, notre pierre, nos toits en zinc, nos cours pavées, et même... nos anciennes écuries ! La Commission du Vieux Paris fait un travail d'analyse remarquable, mais elle n'a qu'un avis consultatif. Le pouvoir de décision reste dans les mains du Maire de Paris. C'est pourquoi, en tant qu'élue locale, je considère qu'il est de mon devoir de relayer ces alertes , de les amplifier et de m'opposer à chaque fois que l'intérêt patrimonial est bradé. Je continuerai, dossier après dossier, à scruter ces permis de construire pour que le 8e arrondissement conserve son âme .
- Point de vue - Écriture inclusive : le dernier caprice d’une Mairie de Paris déconnectée
Point de vue - Le Conseil d’État a validé l’écriture inclusive de l’Hôtel de Ville. Le dogme prévaut sur le réel alors que la dette explose et que l'insécurité flambe. Paris mérite mieux que cette fuite en avant. Le Conseil d’État vient de trancher : l’écriture inclusive a désormais droit de cité sur les plaques officielles de l’Hôtel de Ville. Pour l’exécutif parisien, c’est une victoire juridique. Pour les Parisiens, c’est une nouvelle défaite du bon sens et une victoire du dogme sur le réel. Alors que notre capitale s'enfonce dans une crise multidimensionnelle, cette décision n’est pas une simple anecdote administrative : elle valide la stratégie d’une municipalité qui a transformé l’espace public en un tract militant permanent, au mépris du principe fondamental de neutralité. Graver des points médians dans le marbre de nos édifices n’est en rien une modernisation de notre langue ou de nos usages. C’est, au contraire, une capitulation devant une idéologie qui préfère la déconstruction au service des citoyens. Ce choix révèle une gouvernance "hors-sol", une équipe municipale obsédée par le symbole et la posture, pendant que la ville craque de toutes parts. À force de vouloir rééduquer le regard des Parisiens par la grammaire, la Mairie oublie sa mission première : gérer la cité. L'ivresse sémantique face au naufrage Pendant que l’exécutif s’enivre de sémantique, la réalité des chiffres, elle, est brutale et sans appel. La gestion financière de l’équipe d'Anne Hidalgo mène Paris dans l'impasse. La dette explose et franchit un seuil vertigineux : plus de 10 milliards d’euros fin 2025. Cette asphyxie financière n’est pas qu’une donnée comptable ; elle est une hypothèque directe sur l’avenir des services publics et sur la capacité d'investissement des générations futures. Chaque euro gaspillé dans des lubies idéologiques ou des affichages politiques est un euro qui manquera pour l'entretien de nos rues ou la rénovation de nos écoles. Sur le front de la sécurité, le décalage entre le discours municipal et le quotidien des Parisiens est tout aussi indécent. Les chiffres sont accablants : entre 2022 et 2024, les vols violents ont bondi de 18 % et les cambriolages de 22 %. Face à cette flambée de violence qui frappe tous les quartiers, quelle est la réponse de l'Hôtel de Ville ? Un refus obstiné et dogmatique d’armer la police municipale. On préfère soigner la forme sur les plaques commémoratives, tout en méprisant le fond - la protection physique des citoyens - dans la rue. Le choix du vide semble être devenu la marque de fabrique de cette municipalité. En 2025, alors que les familles parisiennes peinaient à se loger, la Mairie a englouti plus de 250 millions d’euros pour préempter des immeubles, y compris dans des secteurs de grand luxe, comme l’avenue George V ou la place des Vosges... Cet affichage politique prime systématiquement sur l’efficacité réelle en matière de logement social. Retrouver enfin le réel Pendant ce temps, le service public de proximité s'effondre. La réforme des rythmes scolaires, imposée à la hussarde et sans concertation réelle, a désorganisé nos écoles. Faute de moyens et d'une gestion décente des ressources humaines, le recrutement des animateurs est en berne, mettant en péril l'accueil de nos enfants. C'est le paradoxe de cette Mairie : pour le prestige et l'idéologie, l'argent coule à flots ; pour le quotidien des familles, les robinets sont fermés. Il est temps de sortir du déni. Il faut le dire avec force : Paris n’est pas un laboratoire sociologique, ni le manifeste d’une gauche en quête de repères. Paris est une ville qui doit être gérée avec rigueur, nettoyée avec soin et sécurisée avec détermination. Gouverner, ce n'est pas imposer sa vision du monde au burin sur les murs de la ville ; c'est servir les administrés. L'année 2026 peut marquer une étape historique : pour la première fois, les Parisiens éliront directement leur Maire. L'heure de vérité approche. Le choix sera binaire, limpide : la poursuite de la fuite en avant idéologique ou le sursaut pragmatique. Il est grand temps de rendre Paris au réel et de remettre les préoccupations des Parisiens au cœur de l'Hôtel de Ville. Le marbre de nos plaques, lui, peut attendre.
- Bonne année 2026 !
Madame, Monsieur, chers Amis du 8e arrondissement, Nous voici au seuil d'une nouvelle année. C’est traditionnellement le temps des vœux, de l'espoir et de la légèreté. Mais je sais que l'année 2025 qui s'achève a laissé des traces. Je l'entends dans nos conversations, je le vois dans vos regards : il y a une fatigue, une lassitude légitime. Nous sommes tous marqués par la crise politique qui secoue la France. Ce sentiment de flottement, d'incertitude au sommet de l'État, est délétère. Il crée de l'anxiété pour nos entrepreneurs, nos familles et pour notre avenir commun. C'est précisément quand l'horizon national se trouble que l'échelon local doit être un repère, un refuge. Notre quartier, notre arrondissement, notre ville, c'est le socle de notre vie quotidienne. C'est là que nos enfants grandissent, c'est là que nous tissons nos liens. 2026 ne sera pas une année comme les autres à Paris. C’est la fin d’un cycle. C'est la fin d'une mandature. Il est temps d'en dresser l'état des lieux. Non pas le bilan que la Mairie de Paris vous vend sur papier glacé, mais le bilan que vous vivez, ou plutôt, que vous subissez, ici, au quotidien. Le bilan de la majorité "rose-rouge-verte" sortante tient en un mot : accablant ! Il l'est d'abord financièrement. Les chiffres sont têtus : nous sommes passés d’un milliard d’euros de dette en 2001 à une course folle vers les 12 milliards d’euros en 2026 ! C'est un fardeau de 5 000 euros de dette qui pèse sur le dos de chaque Parisien ! Les caisses sont vides. Le duo HIDALGO-GRÉGOIRE a hypothéqué l'avenir de nos enfants. Et la question que vous vous posez, que nous nous posons tous, c'est : "pour quel résultat ?" Le résultat, c'est une ville sale . Et nous savons tous que le désordre appelle le désordre. La saleté n'est pas juste une nuisance visuelle, c'est le premier signal de l'abandon. Cela fait mal au cœur de voir Paris, jadis si admiré, aujourd'hui si abîmé. Le résultat, c'est une insécurité grandissante . Elle n'épargne plus aucune rue, plus aucun quartier. Des abords de la gare Saint-Lazare aux rues plus résidentielles, l'inquiétude s'est installée là où la tranquillité devrait être la règle. Ce n'est pas la vie que nous voulons ! Le résultat, c'est l'anarchie des mobilités . Sans aucune vision globale, on a dressé les Parisiens les uns contre les autres : piétons contre cyclistes, cyclistes contre automobilistes. Au lieu d'apaiser la ville, on a créé des tensions permanentes ! L'agressivité a remplacé la convivialité ! Enfin, c'est une attaque en règle contre ce qui nous est cher. Avec le nouveau Plan local d'urbanisme et son "pastillage" massif , la Mairie de Paris s'attaque directement à la propriété privée et à notre cadre de vie, en fragilisant les propriétaires sans résoudre la crise du logement. Ce n'est pas de l'urbanisme, c'est de l'idéologie ! Face à ce délitement, face à cette gestion municipale "à la petite semaine", quelle a été ma place ? Quelle a été notre place ? Certainement pas celle de spectateurs passifs ! Cette année encore, ma boussole a été la mobilisation. J'ai refusé de laisser faire. J'aime trop Paris et notre arrondissement pour baisser les bras. Avec mon groupe "Changer Paris", avec Rachida DATI, nous avons tenu la barre. J'ai lutté sans relâche pour exiger une police municipale armée et le maillage de notre arrondissement par des caméras intelligentes , seules réponses sérieuses face à la délinquance et aux trafics qui gangrènent certains quartiers, notamment à proximité des Champs-Elysées. Pour votre cadre de vie, j'ai proposé des solutions radicales comme la privatisation de la collecte des ordures , pour que nos rues ne soient plus les otages des grèves à répétition. J'ai défendu notre patrimoine , des grilles et des allées du parc Monceau au Théâtre de Guignol des Champs-Elysées, en passant par le réaménagement de la place de la Concorde et la rénovation des kiosques de la Madeleine. Parce que la beauté de Paris est notre bien commun, notre héritage et notre fierté. Je me suis battue pour une écologie du réel et du quotidien. Pas celle des slogans, mais celle qui améliore la vie, comme rue de Constantinople pour créer un véritable îlot de fraîcheur, ou en exigeant la création d'un espace canin digne de ce nom. J'ai contesté la stratégie de préemption de la Ville de Paris pour créer du logement social dans des immeubles de très haut standing, à l'instar du 37 avenue George V, jugeant cette politique "dogmatique et ruineuse". Sur les mobilités , j'ai agi pour la sécurité de tous, en demandant la sécurisation des pistes cyclables, notamment rue de la Pépinière et boulevard des Batignolles, pour stopper les conflits entre piétons et vélos. Enfin, je me suis mobilisée sur la plupart des grands projets d'aménagement de l' espace public , par exemple la piste cyclable du boulevard Malesherbes, afin de préserver un équilibre entre les intérêts de ses différents usagers - piétons, cyclistes, automobilistes, etc. Mon cap est clair : l'intérêt des habitants du 8e arrondissement. Ma méthode aussi : être constructive chaque fois que c'est possible, mais m'opposer avec la plus grande fermeté dès que c'est nécessaire. Alors, mes chers amis, ne laissons pas le fatalisme gagner. On veut vous faire croire que le déclin de Paris est inéluctable. C'est faux ! Paris n'est pas condamné à la saleté, à la dette et à l'insécurité. Il est possible de réconcilier les Parisiens, de stopper l'exode des familles et de rendre à Paris sa fierté. De retrouver le plaisir simple de vivre ici. C'est une question de choix politique. 2026 sera l'année de ce choix. C'est l'heure de vérité. Grâce à la réforme du mode de scrutin, votre voix dans le 8e pèsera enfin de tout son poids pour l'avenir de Paris. Nous avons un projet immense à bâtir : Pour redresser les comptes . Pour rétablir l'ordre et la propreté . Pour réconcilier les Parisiens . Mais aujourd'hui, je veux d'abord penser à vous, à vos familles, à vos proches. Dans ce contexte difficile, je veux vous souhaiter de trouver dans notre arrondissement, dans notre "village", des moments de joie et de sérénité. Je vous souhaite une année 2026 de santé, de courage et de renouveau. Soyez assurés de ma détermination, totale, passionnée, à défendre notre 8e arrondissement et ses habitants. Bonne année à toutes et à tous !
- L'essentiel du Conseil de Paris de décembre 2025 - en moins de 5 minutes
L’avant-dernier Conseil de Paris de la mandature s’est tenu du 16 au 19 décembre dans une atmosphère de fin de règne électrique . À trois mois des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, la tension était à son comble sur un ordre du jour chargé de points emblématiques. Entre une dette qui explose, des scandales humains intolérables et une gestion idéologique déconnectée des réalités, le groupe Changer Paris, emmené par Rachida DATI, a porté une voix d'opposition ferme et argumentée. Voici un compte rendu synthétique des principaux dossiers qui ont marqué ces quatre jours de débats. Naufrage financier : 12 milliards de dette et 400 communicants ! Le budget primitif 2026 confirme une trajectoire que nous dénonçons depuis des années : celle d'une dette abyssale et insoutenable . Paris va franchir le cap historique des 12 milliards d’euros d'endettement. La Chambre Régionale des Comptes d'Île-de-France confirme nos alertes sur la mauvaise situation financière de la Ville de Paris , avec notamment une explosion des dépenses et des taxes. Le système de la majorité sortante est à bout de souffle : alors que la Ville est exsangue, elle se paie le luxe d'avoir près de… 400 communicants ! Ce sont bien sûr les contribuables qui financent les caprices de ce système. Je refuse que les Parisiens servent de variable d'ajustement à une gestion RH désastreuse et à des choix budgétaires opaques. Pour mémoire sur la mauvaise gestion financière de la Ville de Paris . 1/ La dette a augmenté de 49% sur la mandature 2020-2026, avec une moyenne de + 851 M€ / an. Elle représente désormais quasiment 100% des recettes de fonctionnement. 2/ L’ effectif total de la municipalité parisienne a augmenté de 50 300 à 54 000 entre 2020 et 2025, soit une augmentation de plus de 7% alors que la population parisienne diminuait de près de 5% sur la même période. 3/ Les recettes de stationnement ont plus que doublé entre 2020 et 2025, avec la hausse de la tarification visiteurs en 2021 (+50% à +66% selon les arrondissements), la mise en stationnement payant des deux-roues motorisés en 2022 et la création de la tarification SUV en 2024. Énergie : la prochaine majorité a les mains liées Le Conseil de Paris a validé la concession du réseau de chaleur urbain à Dalkia (filiale d'EDF) pour un montant de 15 milliards d'euros sur 25 ans. J'avais exprimé mes réserves lors du Conseil du 8e arrondissement du 2 décembre . Depuis, de nouvelles réserves défavorables ont été rendues publiques par le groupe Changer Paris. Voter le "contrat du siècle" à trois mois des élections interroge doublement, parce que la majorité sortante n'a plus la légitimité politique pour prendre de telles décisions et parce que la prochaine n'aura pas son mot à dire . De plus, l'objectif de 75 % d'énergies renouvelables arrive bien tard, après des années d'immobilisme municipal… Un exemple supplémentaire de l'hypocrisie écologique municipale ! BHV Marais : une improvisation à 300 millions d'euros L'annonce surprise de la proposition de rachat des murs du BHV par la Ville est l e symbole de l'impréparation du duo Anne HIDALGO - Emmanuel GRÉGOIRE, lequel multiplie les décisions prises sur un coin de table . C'est " un brainstorming de dernière minute sans étude préalable ni financement identifié ", pour reprendre le bon mot de mon collègue Aurélien VÉRON. C'est aussi un risque économique : engager 300 millions d’euros sans capacité financière réelle est une menace directe pour l'emploi et le commerce parisien. Protection de l’enfance : briser l’omerta et l’impunité Le service public parisien est entaché par des drames humains que la majorité tente de minimiser. Il y a d'abord l e "MeToo des enfants" avec la révélation de l'existence de 50 dossiers ouverts pour prostitution de mineurs au sein des foyers financés par la Ville. Nous avons réclamé la démission de Dominique VERSINI de son poste de Défenseure des enfants, jugeant son indépendance impossible. Il y a ensuite les violences périscolaires : face aux plaintes pour agressions sexuelles commises par des animateurs, la Ville continue de répondre par le mépris et de façon très insuffisante. Il y a enfin le "scandale JENNER" , cet enfant de 8 ans rasé et moqué dans un foyer de l'ASE. Nous dénonçons le règne de l’omerta. Il est du devoir de la Ville d'assumer ses responsabilités ! Urbanisme : le nouveau PLU de toutes les contradictions À peine adopté, le nouveau Plan local d'urbanisme bioclimatique (PLUb) fait déjà l'objet de modifications simplifiées qui révèlent son instabilité . Les modifications qui surviennent, alors que le plan vient d'être voté, créent une insécurité juridique majeure. La suppression de certaines réserves sont aussi parfois en totale contradiction avec les prétendues ambitions bioclimatiques de la Mairie de Paris - ainsi de réserves pour espace vert supprimées dans plusieurs arrondissements. A contrario, la Ville maintient parfois les réserves des immeubles pastillés alors qu'elle a renoncé à préempter après que les propriétaires ont fait valoir leur droit de délaissement. Clientélisme et dérives idéologiques Nous avons une nouvelle fois interrogé la pertinence d' une subvention de 100 000 € à l'association controversée SOS Méditerranée , alors que les besoins sociaux et sanitaires des Parisiens sont criants. Le coût de la Gaîté Lyrique , dont la subvention de 3,2 M€ a été consommée prématurément par l'occupation illégale de l'hiver 2024/2025 encouragée par les propres soutiens de l'Hôtel de Ville, interroge également... La fin de l'ère HIDALGO-GRÉGOIRE est manifestement proche . Il est temps de redonner à Paris une gestion plus saine et respectueuse de ses habitants.
- Retour exclusif sur les Assemblées plénières des Conseils de quartier du 8e arrondissement de l'automne 2025
La carte des 7 Conseils de quartier du 8e arrondissement. Les sept Conseils de quartier du 8e arrondissement ont tenu leurs Assemblées plénières de l'automne 2025 du lundi 17 novembre au lundi 15 décembre . J'ai tenu à participer à chacune de ces réunions. Ces moments d’échange sont essentiels pour faire remonter les préoccupations des habitants et suivre l’avancée des projets qui transforment notre arrondissement. Ces Assemblées plénières ont été l'occasion d'une présentation des principaux projets d'aménagement et de travaux en cours et à venir, ainsi que d'un bilan local de l'activité de la police municipale. Vous trouverez ci-après un compte rendu synthétique de ces sept réunions. Si vous avez participez à celles-ci, n'hésitez pas à me faire part de vos observations et suggestions. Sommaire Informations et sujets communs aux Conseils de quartier Conseil de quartier Hoche-Friedland le 17 novembre Conseil de quartier Saint-Augustin le 1er décembre Conseil de quartier Saint-Philippe-du-Roule le 4 décembre Conseil de quartier Europe le 8 décembre Conseil de quartier Monceau le 10 décembre Conseil de quartier Elysée-Madeleine le 11 décembre Conseil de quartier Triangle d'Or le 15 décembre Informations et sujets communs aux Conseils de quartier Préoccupations majeures des administrés, la sécurité et la tranquillité publique ont été au cœur du bilan de l'activité de la police municipale . Quatre ans après sa création, elle indique avoir intensifié sa présence et son activité dans le 8e. Les chiffres des verbalisations en témoigneraient. La police municipale multiplie notamment les opérations de contrôle dites "Code de la rue" pour réguler la circulation des vélos. L'anarchie de l'espace public n'en continue pas moins d'être un problème quotidien ! En coopération avec la police nationale, elle mène des opérations conjointes contre les ventes à la sauvette sur le parvis de la gare Saint-Lazare et accentue le contrôle des nuisances sonores générées en soirée par les établissements et les terrasses dans les quartiers les plus animés de l'arrondissement. Les doléances liées à la saleté n'ont pas été en reste . Beaucoup de participants se sont plaints des dépôts sauvages (de chantiers de travaux mais aussi de matelas), des mégots de cigarettes à proximité des entreprises, etc. Les représentants des services de la propreté de la Ville de Paris ont reconnu que trop de corbeilles avaient été retirées de l'espace public. Cette volonté municipale de désencombrer l'espace public va manifestement à contre-courant du développement des repas à emporter consommé sur l'espace public. Interpellés sur la gestion du ramassage des feuilles cet automne , ces mêmes services ont expliqué avoir été " saturés " par la chute simultanée de la quasi-totalité du feuillage. Il faudra bien sûr que les moyens soient mieux anticipés et adaptés lors des prochains épisodes. C'est pourquoi je soutiens le vœu défendu par les élus de mon groupe "Changer Paris" en Conseil de Paris, lesquels demandent à la Ville de mettre en place un véritable "Plan feuilles", anticipé et planifié, doté de moyens humains et matériels adaptés, capable d'assurer une prise en charge régulière et sécurisée de l'accumulation des feuilles dans tous les arrondissements. Plusieurs chantiers importants en cours ou à venir dans l'arrondissement (chantier LVMH sur l'avenue des Champs-Elysées, chantier du STEF boulevard Malesherbes, chantier du Monoprix Saint-Augustin, etc.), ont appelé l'attention sur la nécessité de trouver les voies et les moyens d'améliorer la cohabitation entre ces travaux et la vie de quartier . Ma conviction - que j'ai déjà eu l'occasion d'exprimer - est la suivante. La signature d'une "charte de qualité de chantier" constituerait un levier stratégique majeur pour un Maire d'arrondissement, agissant comme un véritable contrat de confiance pour apaiser la cohabitation entre les intervenants et les riverains. En engageant formellement le maître d’ouvrage et le maître d’œuvre, ce Maire d'arrondissement responsabiliserait les acteurs privés sur des engagements "mieux-disants" vis-à-vis des riverains, en allant au-delà des obligations réglementaires en vigueur, trop peu protectrices. Pour la maîtrise des nuisances environnementales . Une charte permet d'encadrer plus strictement le bruit et la poussière, notamment par une restriction des horaires des travaux bruyants au-delà des prescriptions réglementaires, avec par exemple le début des travaux bruyants après 8h30 et la fin avant 18h00, et une gestion silencieuse des matériaux, garantissant ainsi la tranquillité des riverains. Pour la préservation du cadre de vie et de la sécurité . La charte permet d'assurer une sécurisation optimale de l'espace public (protection des piétons, nettoyage quotidien, etc.) et peut permettre de transformer une contrainte visuelle en opportunité esthétique grâce à l’habillage soigné des palissades. Pour la transparence et la médiation . En imposant la nomination d'un référent dédié joignable par téléphone et l'organisation de réunions publiques d'information, le Maire d'arrondissement peut prendre l'initiative d'instaurer un dialogue permanent. Cette communication proactive, couplée à un affichage clair et régulièrement mis à jour du calendrier des travaux, contribue à réduire l'anxiété des habitants et à prévenir les conflits d'usage. Au cours de plusieurs Assemblées plénières de Conseil de quartier, des propositions de modification des plans de circulation et de la desserte des lignes de bus ont été inopinément formulées par certains élus ou participants . Compte tenu de la complexité de ces sujets éminemment "systémiques" - si un axe de circulation ou une desserte de bus est modifié(e), c'est tout l'ensemble du plan de circulation ou de desserte qui est à revoir -, il n'est pas sérieux de formuler une proposition sans que les différentes parties prenantes compétentes aient pu réaliser une étude de faisabilité et d''impact préalable. Conseil de quartier Hoche-Friedland le 17 novembre La carte du Conseil de quartier Hoche-Friedland. L'Assemblée plénière du Conseil de quartier Hoche-Friedland s'est tenue lundi 17 novembre à l'école polyvalente publique Louis de Funès. Vous retrouverez ici la présentation projetée au cours de la réunion. Le projet de transformation de l'immeuble de bureaux du 15 rue Beaujon en équipement d'intérêt collectif à usage de lieu de culte (voir le dossier intégral du permis de construire PC C 075 108 25 V0016 ) a été présenté . Il s'agit de la création d'un centre culturel et cultuel pour la communauté des Ismaéliens. L'établissement comptera une salle de culte, des espaces d'exposition et plusieurs terrasses végétalisées. Les travaux préparatoires ont débuté en novembre ; le gros-oeuvre s'étalera de février à novembre 2026 puis le second oeuvre de décembre 2026 à décembre 2027 ; le projet sera livré au 1er trimestre 2028. L'immeuble du 15 rue Beaujon, vu depuis la rue Beaujon. Dans le cadre de l'aménagement de la rue Washington, deux options d'élargissement des trottoirs avaient été présentées en juin : un élargissement symétrique des deux trottoirs ou un élargissement plus marqué côté impair avec un projet de végétalisation, en l’occurrence des jardinières. C'est cette dernière option qui a été retenue. Si l'élargissement des trottoirs pour le confort des piétons est évidemment consensuel, des riverains expriment toutefois des réserves sur une végétalisation avec des jardinières qui pourrait transformer ces dernières en "poubelles" ou "cendriers" à ciel ouvert, eu égard à l'intense vie nocturne locale... Le "Collectif Washington" souhaite davantage de précisions techniques avant de prendre position. Pour l'aménagement de la rue Washington, l'élargissement retenu devrait être plus marqué côté impair avec un projet de végétalisation. Un point de situation a été réalisé sur le campement place Georges Guillaumin . Je suis déjà intervenue à de nombreuses reprises sur ce sujet depuis 2024 en saisissant les différentes autorités compétentes, les services municipaux et encore récemment le nouveau Préfet de police de Paris - lequel m'a d'ailleurs répondu immédiatement . Une procédure d'expulsion a été engagée. J'espère que le nouveau Préfet de police de Paris considérera lui aussi, comme les riverains et contrairement à son prédécesseur, que "l'atteinte à l'ordre public" est caractérisée : insécurité des passants, nuisances diverses, amoncellements de détritus, départs de feu, etc. Dans l'attente, le nettoyage hebdomadaire est maintenu. Le campement de SDF sur la place Guillaumin début décembre 2025. Évacuation d'un campement sur l'espace public : qui fait quoi ? A Paris, l'évacuation d'un campement sur l'espace public est une procédure complexe qui relève principalement de l'État, en raison du statut particulier de la capitale. En résumé, l'opération d'évacuation est ordonnée et exécutée par la Préfecture de Police, mais elle est théoriquement coordonnée avec la Préfecture de Région (pour le social) et la Ville de Paris (pour la logistique et le foncier). Le stationnement anarchique de véhicules de luxe (locations, plaques étrangères) reste un fléau dans le secteur de la place de l'Etoile . La Ville de Paris peine à lutter efficacement car les sociétés de location de ces véhicules sont immatriculées à l'étranger et par conséquent difficile à verbaliser. La police municipale se heurte aussi à des difficultés d'enlèvement, les fourrières n'étant pas adaptées en termes d'assurances à ces véhicules de très grande valeur. Je plaide (moi aussi) pour une évolution législative afin de sanctionner plus efficacement ce "business" indésirable qui accapare indûment l'espace public. Des problèmes de sécurité liés au stationnement en double file des taxis au droit de l'Hôtel du Collectionneur (51-57 rue de Courcelles) ont à nouveau été signalés , notamment pour les cyclistes qui se trouvent ainsi mis en danger. J'ai immédiatement écrit un courrier à la Direction du Collectionneur pour lui demander d'améliorer cette situation, d'autant plus inacceptable que l'hôtel bénéficie déjà de zones réservées pour la dépose de ses clients. Des participants se sont également plaints des nuisances diverses générées par les tournages de film . Je demande à la Mairie du 8e arrondissement d'édicter des prescriptions plus fermes pour la réalisation de tournages. Il lui incombe en effet de formuler des exigences aux demandeurs : réduire au maximum les nuisances sonores aux riverains ; limiter au strict nécessaire la neutralisation dans le temps comme dans l'espace de places de stationnement ; soumettre en amont à la Mairie le projet de lettre d'information (avec le n° de portable du responsable du tournage sur place) qu’ils diffuseront aux riverains ; veiller avec une attention toute particulière à l’observation de ces bonnes pratiques vis-à-vis des riverains sur les sites "sensibles" où se déroulent de nombreux tournages chaque année. Conseil de quartier Saint-Augustin le 1er décembre La carte du Conseil de quartier Saint-Augustin. L'Assemblée plénière du Conseil de quartier Saint-Augustin s'est tenue lundi 1er décembre en Mairie du 8e arrondissement . Vous retrouverez ici la présentation projetée au cours de la réunion. La Société de transports et entrepôts frigorifiques (STEF) lance la rénovation complète de son siège social historique qu'elle occupe au 93 boulevard Malesherbes depuis 1962. Le projet consiste en une restructuration lourde de ce bâtiment à usage mixte, combinant bureaux et habitation, aux fins de mise aux normes environnementales (labels HQE et Biodiversity). Le dossier technique prévoit des interventions majeures sur l'enveloppe du bâtiment, notamment la modification des façades sur rue et sur cour, le ravalement complet, le remplacement des menuiseries extérieures ainsi que la réfection des bow-windows. En toiture, le projet inclut le redressement de la couverture et la modification des lucarnes existantes. À l'intérieur, la restructuration vise à moderniser les espaces de travail et de vie. Cela comprend la fermeture d'une courette, le réaménagement des espaces extérieurs, la redistribution totale des plateaux et la modification des circulations verticales telles que les ascenseurs et escaliers. Une phase de démolition partielle est prévue avant la reconstruction. Les travaux de curage ont démarré à l'automne 2025. Le gros oeuvre s'étendra de janvier à avril 2026 en vue d'une livraison finale en novembre 2027 . Une seule voie de circulation sera maintenue boulevard Malesherbes au niveau du chantier. La piste cyclable et le cheminement piéton seront dévoyés en conséquence. L'immeuble du Monoprix Saint-Augustin va lui aussi faire peau neuve avec une rénovation d'ampleur pour restructurer les surface et régler certains problèmes de livraison . Le permis de construire n'a pas encore été déposée. Le magasin devrait fermer ses portes pendant 2 ans. Quoiqu'il s'agisse d'une fermeture temporaire pour travaux, et non d'une fermeture définitive comme certaines rumeurs persistantes pouvaient un temps le laisser craindre, l'annonce sera évidemment lourde de conséquences pour la vie locale. C'est la raison pour laquelle j'ai saisi la direction de l'enseigne Monoprix ( ici ) et les services de la voirie de la Ville de Paris ( ici ) pour leur demander que ce chantier soit le mieux-disant possible en termes de continuité de service pour les clients fragiles, d'encadrement strict des nuisances, de sécurisation de l'espace public et de la voirie, de communication et de médiation. Il faut d'abord garantir la continuité de service pour les clients fragiles : livraison gratuite ou à tarif réduit depuis les autres magasins Monoprix proches, maintien d'un "corner" de première nécessité type "Monop" avec les produits essentiels, etc. Il faut ensuite encadrer strictement les nuisances du chantier : signature d'une "charte de qualité de chantier" pour réduire le bruit et la poussière, avec notamment la restriction des horaires de travaux bruyants (pas avant 8h30 / 9h00 et après 17h30 / 18h00 en semaine) et la gestion ordonnée et silencieuse des matériaux de chantier. Il faut aussi sécuriser l'espace public et la voirie : protection des passages piétons, nettoyage quotidien des abords du chantier, habillage soigné des palissades de chantier - éventuellement avec un trompe-l'œil ou une exposition historique sur le quartier. Il faut enfin mettre en place un dispositif de communication et de médiation : nomination d'un référent chantier avec un numéro de téléphone dédié, réunion publique d'information en Mairie ou sur site avec la direction du magasin, affichage clair et régulièrement mis à jour du calendrier des travaux. Le chantier de l'immeuble de l'ancienne pharmacie Bailly des 15-17 rue du Rocher a pris du retard en raison de difficultés d'approvisionnement de la marquise . La livraison est par conséquent reportée à la fin de l'année 2026. Pour mémoire, l'immeuble fait l'objet d' une rénovation à destination inchangée - commerces et bureaux. Aux étages, l'immeuble est ravalé et les menuiseries extérieures sont remplacées. La célèbre marquise d'origine doit être également changée tandis que la devanture commerciale fait l'objet d'une réfection. L'avenir de la parcelle en friche des 25-27 rue de Constantinople est toujours incertain . En l'état des informations dont je disposais jusqu'à récemment et au terme de mes propres recherches, la Ville de Paris, le Préfet de la région Île-de-France et l'Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France avaient lancé le 17 juin 2025 un appel à projets - dont la date limite de dépôt des candidatures était le 15 octobre dernier - " pour la création d'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de 90 à 100 places d'hébergement permanent intégrant 1 PASA*, et, de manière facultative, un centre d'hébergement d'urgence de 25 à 50 places adossé à l'EHPAD ", et dont la localisation, non précisée, pouvait correspondre à la parcelle. (* Un PASA est un "pôle d'activités et de soins adaptés"). En Conseil de quartier, il a toutefois été indiqué que cet appel à projets ne concernait pas la parcelle des 25-27 rue de Constantinople " car elle est trop petite pour cela ", précisant que " le 2e appel à projets est 100% EHPAD, avec un nombre de lits supérieurs ". L'ordre du jour de l'Assemblée plénière a aussi porté sur le plan de circulation du quartier Europe. Plusieurs participants ont fait part de leur mécontentement . Certains ont une nouvelle fois appelé l'attention des services municipaux sur la dangerosité de la piste cyclable de la rue de la Pépinière , tout particulièrement au niveau de son arrivée sur la place Saint-Augustin. Une demande des riverains pour inverser le sens de la circulation du segment de la rue de Miromesnil entre la rue de Naples et la rue de Monceau est à l'étude pour réduire le trafic de transit. Je suis réservée sur la méthode (cf. ma position de principe ci-dessus), une étude d'impact préalable des services techniques compétents m'apparaissant indispensable, et sur le fond de ce projet, car il reviendrait à créer un nouveau "verrou" provoquant localement des reports de circulation et un rallongement des temps de parcours. La réunion s'est achevée sur la rénovation en cours de l'aire de jeux du square Marcel Pagnol . Les travaux, prévus pour se terminer en mars 2026, doivent permettre d'offrir une aire de jeux accessible aux personnes à mobilité réduite et protégée du soleil par des voiles d'ombrage. Conseil de quartier Saint-Philippe-du-Roule le 4 décembre La carte du Conseil de quartier Saint-Philippe-du-Roule. L'Assemblée plénière du Conseil de quartier Saint-Philippe-du-Roule s'est tenue jeudi 4 décembre à l'école polyvalente publique Paul Baudry . Vous retrouverez ici la présentation projetée au cours de la réunion. Les travaux de la rue Paul Baudry suivent leur cours . La plantation des arbres et de la strate basse est en cours. La pose des barrières devait intervenir en décembre. La pose de l'enrobé est prévue en février 2026, sous réserve des conditions météo. Enfin, l'installation de barrière amovibles a été confirmée pour la "rue aux écoles" Paul Baudry afin de sécuriser les abords. Le chantier de la section de la rue de Ponthieu entre la rue La Boétie et la rue de Berri est en revanche à l'arrêt. Il est emblématique de la mauvaise gestion municipale des travaux publics que nous dénonçons régulièrement . Alors que les maîtres d'oeuvre avaient démarré leurs interventions, le chantier a été suspendu par la Maire de Paris au prétexte d'un moratoire sur tous les travaux pendant la période de "réserve électorale" qui précède les élections de mars 2026. Il ne reprendra donc qu'au printemps 2026. Résultat : les travaux ne seront pas achevés au moment de l'ouverture en février 2026 de l'espace de logistique urbaine "Bright House" (sur l'ancien parking du 66 avenue des Champs-Elysées, avec une porte d'entrée des véhicules au 49 rue de Ponthieu et une rampe de sortie des véhicules au 128 rue La Boétie), obligeant les camions à réaliser un détour inutile dans le quartier... Je suivrai avec beaucoup de vigilance les impacts des premières semaines de fonctionnement de l'espace de logistique urbaine "Bright House" : les riverains ne sauraient subir les inconvénients du projet en termes d'aggravation de la congestion routière, de nuisances sonores et de pollution atmosphérique, sans bénéficier de ses avantages en termes de logistique. Ce serait alors la confirmation que la Mairie de Paris fait une nouvelle fois prévaloir les intérêts des acteurs économiques de l'avenue des Champs-Elysées sur ceux des commerçants et des habitants du quartier des Champs-Elysées. Alors que la Police municipale rappelait que le secteur Berri - Colisée - La Boétie - Ponthieu faisait l'objet d'une surveillance prioritaire, j'ai enfin signalé la persistance d'un point de deal rue du Colisée . Conseil de quartier Europe le 8 décembre La carte du Conseil de quartier Europe. L'Assemblée plénière du Conseil de quartier Europe s'est tenue lundi 8 décembre à l'école maternelle publique Moscou . Vous retrouverez ici la présentation projetée au cours de la réunion. Les enjeux d'aménagement et de circulation rue de Saint-Pétersbourg ont constitué le principal point à l'ordre du jour de la réunion . Les travaux d'aménagement de la rue avancent. Les élargissements des trottoirs côté pair sont terminés et se poursuivent maintenant côté impair. La Place de Dublin a rouvert à la circulation le 3 décembre. La Mairie annonce une fin des travaux (hors asphalte) pour le 19 décembre. La pose définitive des asphaltes n'aura lieu qu'en février 2026, en raison de la fermeture des centrales à enrobé en janvier. Nul riverain ne devrait encourir le risque d'une contravention pour un simple arrêt de chargement ou déchargement de son véhicule au droit de son domicile : c'est pourtant ce que les habitants de la rue de Saint-Pétersbourg continuent de subir ! Je suis mobilisée sur ce sujet auprès des services de la Ville de Paris et de la Préfecture de police de Paris depuis 2023. La situation est ubuesque . Parce que résidant sur le trottoir pair de la rue, du côté du contresens "bus" créé depuis la place de l'Europe vers la place de Clichy, lequel est interdit à la circulation générale " sauf bus, vélos, livraisons, taxis et véhicules de propreté ", les riverains ne peuvent plus accéder à leur domicile avec un véhicule, même pour un simple arrêt de déchargement, sans encourir le risque d'une contravention automatique émise par la caméra installée sur la place de Dublin. Ce qui est en jeu, ce n'est rien de moins que leur liberté de circulation et leur droit d'accès à leur domicile. Le panneau " Interdit sauf riverains " n'existe pas stricto sensu dans le Code de la route, créant un vide juridique. Sachant que cette tolérance induit souvent le passage de véhicules non-riverains, le choix a donc été fait de ne pas le mentionner sur la signalétique. La jurisprudence administrative est pourtant constante : un Maire ne peut pas interdire à des riverains d'accéder à leur domicile en voiture, que ces riverains disposent, ou non, d'un garage ou parking . La 5e Chambre de la Cour administrative d'appel de Marseille l'a rappelé dans un arrêt n°20MA00591 du 16 mai 2022 en considérant qu'un Maire ne pouvait légalement interdire, de façon générale et en toute circonstance, l’accès par des véhicules au domicile des riverains, sans porter une atteinte excessive à leur liberté de circulation ainsi qu’à leur droit de propriété, dont le droit d’accès à leur domicile constitue un accessoire. C'est pourquoi j'ai notamment écrit un courrier dès le printemps 2023 à David BELLIARD, Adjoint à la Maire de Paris en charge des mobilités, et défendu un vœu lors du Conseil d'arrondissement du 20 mai 2025 , pour demander : les modifications qui pourront être apportées à l'aménagement de la rue de Saint-Pétersbourg de sorte de restaurer la liberté de circulation et le droit d'accès à leur domicile des habitants de la rue de Saint-Pétersbourg qui en sont privés ; les mesures de remboursement qui seront prises en faveur des riverains indûment verbalisés ayant dû s'acquitter d'une contravention. Une réunion était prévue le 10 décembre avec la RATP et Île-de-France Mobilités pour évoquer la desserte du quartier par les bus . Le dévoiement de la ligne 80 de la rue de Saint-Pétersbourg ferait partie des options. Je vous rendrai compte ultérieurement du relevé de décisions de cette réunion. Si la place de Clichy est saturée en quasi permanence et compliquée d'accès du fait de ses nouveaux aménagements, la circulation rue de Saint-Pétersbourg de bus souvent longs, dits "articulés", ne contribue pas à faciliter leur bonne insertion : au cours de la réunion du Conseil de quartier, je suis à nouveau intervenue, comme je l'avais fait dans un courrier à David BELLIARD dès 2023, pour faire part de la nécessité de faire circuler des bus moins longs rue de Saint-Pétersbourg . Bien que des améliorations soient progressivement apportées aux aménagements initiaux de la rue, je regrette vivement le manque d'anticipation sur la synchronisation des feux ou la gestion des flux de bus qui dégradent la qualité de vie des riverains . Je resterai vigilante quant à la promesse de la pose des asphaltes en février 2026 et sur les solutions trouvées pour la ligne de bus 80. La réunion a ensuite porté sur des points de sécurité et de tranquillité à l'attention de la police municipale . La vitesse inadaptée des vélos rue d'Amsterdam à l'intersection avec la rue de Bucarest, aux abords du Collège Condorcet, inquiète les parents d'élève. Si la présence policière a été renforcée depuis la rentrée, des aménagements sont donc aussi à l'étude à la demande du proviseur. Afin de contribuer à solutionner les problèmes d'engorgement du carrefour Liège - Amsterdam - Moscou , un arrêté municipal interdit désormais la circulation des véhicules de plus de 10 mètres rue d'Amsterdam. De son côté, la DVD va adapter la synchronisation du feu rue de Londres à l'intersection avec la place de l'Europe. Enfin, j'ai signalé l'insuffisance de l'éclairage public dans plusieurs rues du quartier, notamment rue de Liège et rue de Vienne . Ma question orale à la Maire du 8e arrondissement lors de notre dernier Conseil du 2 décembre portait d'ailleurs sur l'audit et la remise en état urgente de l'éclairage public dans l'arrondissement. Conseil de quartier Monceau le 10 décembre La carte du Conseil de quartier Monceau. L'Assemblée plénière du Conseil de quartier Monceau s'est tenue mercredi 10 décembre à l'école polyvalente Monceau . Vous retrouverez ici la présentation projetée au cours de la réunion. La sécurisation de la "rue aux écoles" sur le tronçon de la rue de Monceau situé entre la rue de Courcelles et le boulevard Haussmann, demeure un sujet de préoccupation majeure . Malgré les aménagements récents, la sécurité des enfants n'est plus suffisamment assurée aux abords de l'école maternelle du 15 rue de Monceau. Le dispositif actuel présente des défaillances. Des véhicules motorisés, qu'il s'agisse de voitures, de scooters ou de motos, continuent de s'engager dans cet espace et y circulent parfois à vive allure au milieu des familles. Cette insécurité est aggravée par une signalisation illisible : le panneau d'interdiction à l'angle de la rue de Courcelles est mal positionné, les marquages au sol sont méconnus du grand public et les barrières pivotantes restent trop souvent ouvertes, ce qui annule tout effet dissuasif. De surcroît, la suppression du passage piéton à l'intersection et la persistance du stationnement irrégulier ne font qu'ajouter à la confusion et au danger ambiant. La sécurité des enfants n'est plus suffisamment assurée aux abords de l'école maternelle du 15 rue de Monceau. J'étais déjà intervenue à plusieurs reprises pour alerter les autorités , notamment par un courrier aux services municipaux de la voirie le 25 août dernier puis par une question orale en Conseil d'arrondissement le 23 septembre. J'ai donc immédiatement écrit un nouveau courrier à la Maire du 8e arrondissement , pour lui demander de réaliser sans délai les aménagements de sécurisation nécessaires des abords de l'école. Certes, des croix de Saint-André vont être posées au droit de l'école et un arrêté du Préfet de police est en cours d'élaboration pour condamner l'ouverture de la barrière amont, laquelle sera fermée avec un "cadenas pompiers". A la date du 12 décembre, force est pourtant de constater que les mesures correctives attendues n'étaient toujours pas effectives. Dans l'attente, il faut qu'un vacataire soit déployé d'urgence pour sécuriser ce "point école". Le rejet du projet d'aménagement de la place de Narvik annoncé lors du Conseil de quartier du 21 mai 2025 a été confirmé . Pour mémoire, les Architectes des bâtiments de France l'ont retoqué en raison d'un positionnement des arbres gênant l'indispensable visibilité pour la circulation automobile. Les crédits initialement engagés pour la place de Narvik seraient redéployés pour l'aménagement des abords du métro Europe. Plusieurs chantiers de rénovation et d'adaptation des usages du parc Monceau sont confirmés pour préserver le poumon vert du 8e : Le bilan de l'expérimentation de l'espace canin de liberté de 4 000 m² (ouvert du 15 avril au 15 octobre) est globalement positif, avec peu de contrevenants. Cet espace est actuellement fermé pour le repos hivernal de la pelouse. Pendant cette période et jusqu'au 15 avril, les allées secondaires du parc vont être ouvertes aux chiens tenus en laisse. La grande aire de jeux va être rénovée (changement de structure et sols souples) pour un budget de 330 000 euros. La restauration de la Naumachie et de l'aire de jeux attenante est également financée, en attente d'un prestataire spécialisé "Monuments historiques". Le cahier des charges pour lancer le diagnostic de restauration des grilles monumentales est en cours de finalisation. L'inversion du sens de circulation de la rue de Monceau sur le tronçon entre la rue de Vézelay et le boulevard Malesherbes est effective depuis le 10 décembre . Depuis l'inversion du sens de la circulation sur le tronçon de la rue de Monceau entre la rue de Téhéran et la rue de Vézelay à l'automne 2023, les riverains de la rue de Vézelay déploraient des flux de circulation plus importants et plus dangereux dégradant la tranquillité et la sécurité de leur rue - importance et dangerosité que j'avais pu constater en me rendant sur place à la rencontre de riverains qui m'avait interpellée. Avec la fin des travaux au 6/8 avenue de Messine, la ligne de bus 84 reprend son trajet habituel via la rue de Courcelles . Il est proposé de déplacer l'arrêt (précédemment au n°56) au n°34, pour le positionner en vis-à-vis de l'arrêt opposé et équilibrer les distances. L'emprise de chantier boulevard de Courcelles le long du parc Monceau doit être déposée le 18 décembre. Conseil de quartier Elysée-Madeleine le 11 décembre La carte du Conseil de quartier Elysée-Madeleine. L'Assemblée plénière du Conseil de quartier Elysée-Madeleine s'est tenue jeudi 11 décembre à l'école élémentaire publique Surène . Vous retrouverez ici la présentation projetée au cours de la réunion. La place de la Concorde a été évoquée sous l'angle de son réaménagement et de son éclairage . Le démarrage des travaux de réaménagement est annoncé pour l'été 2027. Des sondages de sols sont en cours jusqu'en janvier 2026 pour finaliser les études de conception. Le projet a par ailleurs été ajusté suite aux recommandations du jury et de la Commission nationale du patrimoine. Des interrogations ont été formulées sur la circulation des voitures et des vélos suite à la suppression du sens giratoire. La crainte de nombreux événements sur la partie orientale de la place a été exprimée. Le projet a été ajusté en comité de pilotage pour tenir compte des contraintes et des recommandations du jury. Pour mémoire, ma position initiale sur le projet de réaménagement de la place de la Concorde est la suivante . 1/ Des garde-fous devaient être prévus pour que ce réaménagement soit d'abord et avant tout une réhabilitation à vocation historique et patrimoniale . 2/ La circulation giratoire de la place devait être conservée. 3/ Une (re)végétalisation d'une partie de la place pouvait être envisagée, à condition que toute végétalisation soit basse et à très haute qualité environnementale, puis entretenue avec le souci de l'excellence (N.b. : cette végétalisation partielle pourrait aussi contribuer à prémunir la place contre certaines occupations événementielles commerciales indésirables). 4/ L'interdiction des occupations événementielles commerciales de la place, de sorte de n'y autoriser que des occupations non commerciales et d'intérêt national. Bien sûr, certains événements populaires ont une vocation durable à être organisés sur la place de la Concorde. Je pense d'abord au défilé militaire du 14 Juillet et au passage de l'arrivée du Tour de France. D'autres événements sportifs commerciaux ne font aussi que passer par la place. En revanche, je conteste l'occupation événementielle et commerciale de la place de la Concorde par des défilés de mode, des zones d'animations sportives ou certains salons professionnels. Dans une présentation des différents usages de la place de la Concorde, l'APUR a pu objectiver par les chiffres le constat, déploré par les habitants et les "amoureux du patrimoine", d'une sur-occupation événementielle de la place de la Concorde. En 2023, 10 événements avaient ainsi été organisés, aboutissant à une occupation totale ou partielle de la place de 182 jours, soit la moitié de l'année. C'est inacceptable ! Des participants ont par ailleurs signalé les problèmes d'éclairages hors service sur la place, posant un vrai problème de sécurité . Si le prestataire CIELIS mène des travaux de rénovation sur les lampadaires, il est nécessaire de changer les réseaux en sous-sol au préalable. Une demande a été faite pour obtenir un éclairage au moins provisoire. Pour mémoire, ma question orale à la Maire du 8e arrondissement lors de notre dernier Conseil du 2 décembre 2025 portait sur l'audit et la remise en état urgente de l'éclairage public dans l'arrondissement. Plusieurs changements sont à noter concernant le patrimoine et l'occupation de l'espace public de la place de la Madeleine et de ses abords . Un appel à projets a été lancé pour la restauration de 2 kiosques à fleurs ; les occupants actuels sont maintenus, mais les futurs exploitants (sur une durée longue) devront assumer une partie de cette rénovation. J'étais encore intervenue à ce sujet en posant une question orale lors de notre Conseil d'arrondissement du 17 juin 2025. Une opération d'éviction a été menée cet été concernant l'occupation illicite des kiosques , avec une procédure judiciaire en cours. Cependant, les personnes sans domicile fixe reviennent à peine déplacées. L'installation de l'échafaudage sur la façade Nord de l'église de la Madeleine débutera en 2026, pour une fin des travaux prévue en 2028. Une proposition est sur la table pour modifier les horaires du marché de la Madeleine le vendredi afin de créer un marché de fin d'après-midi / début de soirée, mieux adapté aux besoins locaux. Une réflexion est en cours pour fermer le passage Tronchet la nuit et rénover l'éclairage afin de prévenir les installations de couchage nocturne. La dépose de l'emprise des travaux sur le collecteur d'eaux usées en cours boulevard Malesherbes , avec une base de chantier à l'angle des rues Pasquier et de l'Arcade, est prévue en mai 2026. Conseil de quartier Triangle d'Or le 15 décembre La carte du Conseil de quartier Triangle d'Or. L'Assemblée plénière du Conseil de quartier Triangle d'Or s'est tenue lundi 15 décembre à l'école Robert Estienne . Vous retrouverez ici la présentation projetée au cours de la réunion. Un participant a relayé les inquiétudes de certains habitants et usagers concernant la dangerosité de la piste cyclable de l'avenue des Champs-Élysées dans le sens de la descente . Une demande a été formulée pour installer des ralentisseurs afin de "casser" la vitesse des vélos qui mettent en danger les piétons. La consommation de protoxyde d'azote dans le quartier a été évoquée une fois encore. Je découvre moi-même régulièrement des bouteilles de protoxyde d'azote sur l'espace public au gré de mes déplacements. Ici, rue Robert Estienne, le 9 décembre 2025. L'important chantier LVMH sur l'avenue des Champs-Élysées génère de nombreuses nuisances qui impactent lourdement la vie des riverains , notamment dans les rues de Bassano et Galilée, où l'accès aux domiciles des riverains est parfois restreint sans le moindre préavis. Si les horaires réglementaires des travaux bruyants ont été rappelés (7h-22h en semaine, 8h-20h le samedi, avec des travaux dérogatoires de nuit et certains dimanches envisageables pour des opérations spécifiques), je crois que la Maire du 8e devrait faire signer une "charte de qualité de chantier" au maître d'ouvrage et aux maîtres d'oeuvre afin d'essayer d'obtenir des engagements - notamment horaires - mieux-disants pour la tranquillité des riverains. J'ai enfin signalé l'aberration esthétique et pratique de la "forêt de plots" installée en bas de l'avenue Franklin Roosevelt sur la place du Canada . Cela complexifie les cheminements pour tous - voitures et vélos - et dégrade l'image du quartier. J'ai immédiatement écrit un courrier à ce sujet au responsable des services locaux de la Direction de la voirie et des déplacements (DVD) de la Ville de Paris.
- "Le Huit Politique" : compte rendu d'une soirée mobilisatrice
Vous étiez très nombreux mercredi soir 3 décembre au "Carrefour" pour notre première réunion du "Huit Politique" . Ce succès d’affluence, qui nous a presque dépassés (je présente d'ailleurs nos excuses à tous ceux qui n'ont pu assister à la réunion publique dans de bonnes conditions), envoie un message clair : le temps de la résignation est terminé . Nous avons dressé ensemble le bilan de cette mandature qui s'achève. Un bilan que vous vivez, ou plutôt que vous subissez, au quotidien . Les chiffres sont accablants. D’un milliard de dette en 2001, nous fonçons vers les 12 milliards d’euros en 2026. Les caisses sont vides, et pour quel résultat ? Une ville sale où le désordre appelle le désordre. Une insécurité grandissante qui n’épargne plus aucune rue, de la gare Saint-Lazare à la rue de Ponthieu. Une anarchie des mobilités qui a monté les Parisiens les uns contre les autres, sans aucune vision globale. Et désormais, avec le nouveau PLU et son "pastillage" massif, une attaque en règle contre la propriété privée et notre cadre de vie. Mais je refuse le fatalisme. Le 3 décembre, je vous l’ai dit avec force : nous avons une fenêtre de tir historique pour gagner Paris en 2026 . Les planètes s’alignent enfin : La donne électorale change : grâce à la révision du mode de scrutin (Loi PLM), vous voterez directement pour votre Maire de Paris. C’est une avancée démocratique majeure. Le ras-le-bol des Parisiens est général : il traverse tous les arrondissements, toutes les couches sociales. L'exaspération face à l’insalubrité et à la gestion calamiteuse du parc social est, par exemple, palpable partout. La gauche se fracture : entre les ambitions de la France Insoumise et l'usure du pouvoir socialiste, leur socle s'effrite. Last but not least , nous avons le leadership : avec Rachida DATI, nous avons une candidate qui a du "punch", une stature nationale et le courage nécessaire pour renverser la table. Elle seule est capable de remettre de l'ordre, de "dégraisser le mammouth" administratif et de rendre aux Parisiens la qualité de service qu'ils méritent. L'enjeu est simple : ne laissons pas Paris sombrer . Alors, mobilisez-vous ! Vérifiez votre inscription sur les listes électorales à Paris , parlez-en à vos voisins, à vos commerçants (qui peuvent voter !), à vos amis, à ceux qui sont partis mais qui aiment encore Paris. Je prendrai toute ma part dans ce combat . Pour le 8e, pour notre patrimoine, pour votre sécurité et pour une écologie pragmatique, non punitive. Je compte sur vous . La bataille pour 2026 commence maintenant.
- Point de vue | Plan baignade : un pari politique ne fait pas une politique publique !
La promesse avait des allures de revanche historique : un siècle après son interdiction, les Parisiens allaient de nouveau se baigner dans la Seine. L’image était belle, presque trop belle. À l’approche des Jeux, la mairie de Paris avait érigé cette ambition en totem de sa politique écologique, symbole d’audace et de reconquête urbaine. Mais la publication récente du rapport définitif de la Chambre régionale des comptes d’Île-de-France vient brutalement fissurer ce récit. Intitulé "Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 : Ville de Paris, baignabilité de la Seine" , ce document dresse un tableau préoccupant, bien loin des plongeons médiatiques de l'été. Coûts dissimulés, gouvernance défaillante, efficacité sanitaire incertaine : la baignade dans la Seine n’est plus ce rêve collectif vendu aux Parisiens, mais menace de devenir l’un des plus lourds fiascos financiers de la mandature. Les Parisiens paient l'addition à leur insu Le rapport de la CRC est formel : la décision de faire nager les athlètes dans la Seine n’a été précédée d’aucune étude solide. Dès 2015, la maire de Paris annonçait la tenue du triathlon dans le fleuve sans évaluation préalable des risques ni des coûts. Tout le "Plan Baignade" s’est donc construit à l’envers : la promesse d’abord, la faisabilité ensuite. Cette inversion a transformé le projet en une course contre la montre où les exigences olympiques ont dicté les investissements au détriment d’une vision durable. Le chiffrage révélé est accablant : 134,6 M€, dont près de 85 M€ réellement à la charge de la Ville. Plus grave encore, la mairie a opté pour une stratégie financière opaque en imputant la quasi-totalité de ces dépenses au budget annexe de l’assainissement. En clair, la Ville a choisi de ne pas solliciter le budget principal, préférant faire financer ces travaux d'image directement par les usagers. Ce sont donc les familles parisiennes, via leurs factures d’eau, qui paient pour les Jeux. Cette manœuvre, pointée du doigt par la Chambre, contrevient à l'esprit du code des collectivités : les eaux pluviales, responsables de la pollution du fleuve, auraient dû être financées par le budget général. Les usagers ont payé pour un projet sur lequel ils n'ont jamais été consultés. Un héritage en trompe-l’œil La promesse la plus populaire, la "baignade pour tous", s’avère être le maillon faible du dispositif. Les trois sites permanents (Bercy, Bras Marie, Bras de Grenelle) représentent 13,5 M€ d’investissement, auxquels s’ajouteront plus de 4 M€ par an de fonctionnement. Rapporté au nombre prévisionnel de baigneurs, le coût est exorbitant : trois fois supérieur à celui d’une entrée en piscine municipale. Pourquoi ? Parce que ces sites ne seront ouverts que de manière sporadique. Aucune donnée bactériologique ne permet aujourd'hui de classer ces eaux comme « conformes » au sens strict de la directive européenne. L'ouverture reposera sur un protocole précaire, avec des fermetures préventives au moindre orage. Nous avons construit un équipement à prix d'or pour une utilisation anecdotique. Certes, les Jeux furent une réussite technique grâce à une mobilisation exceptionnelle (suivi en temps réel, brigades dédiées, etc.). Mais ce régime d'exception n'est ni durable, ni reproductible. Une fois les caméras parties, le fleuve redevient vulnérable à ses défauts structurels. Le rapport de la Cour des comptes sonne comme un avertissement : l’héritage promis n’est garanti ni sur le plan sanitaire, ni sur le plan budgétaire. En voulant transformer la Seine en bassin olympique, la municipalité a précipité des travaux nécessaires depuis les années 90, mais sans la méthode requise pour les rendre pérennes. Un pari politique ne fait pas une politique publique ! L’absence de transparence et la fragilité du projet compromettent l’héritage vanté. Pour la Seine, le vrai défi commence maintenant : sortir de la communication pour reconstruire une politique de l’eau réaliste et responsable. L’écologie exige la vérité, pas des opérations d’image.
- Conseil du 8e arrondissement du 4 novembre 2025 : je vous rends compte
Nous avons tenu mardi 4 novembre 2025 notre 37e Conseil du 8e arrondissement de la mandature . Vous trouverez ici l'ordre du jour de la séance, ici un compte rendu intégral et ci-dessous un compte rendu synthétique de mes principales interventions. J'ai posé une question orale à la Maire du 8e arrondissement, défendu deux vœux à l'attention de la Ville de Paris, et concentré mes principales interventions sur les dossiers que je considère être prioritaires pour les habitants du 8e et pour l'arrondissement. Sommaire Un bol d'air frais pour l'éducation dans le 8e : la "classe au dehors" Illuminations : l'esprit de Noël du 8e arrondissement ne doit pas s'éteindre ! Démocratie locale participative : simplifions et renforçons ce qui existe déjà ! Mieux protéger l'héritage historique du cœur de Paris Logement social : gestion sans vision n'est que ruine de la politique Logements sociaux : stop aux annonces de production, place au besoin de rénovation ! La rigueur pour les Parisiens mais l'opulence pour certains élus ? Un bol d'air frais pour l'éducation dans le 8e : la "classe au dehors" Mon premier vœu concernait une proposition que je crois intéressante : proposer l'expérimentation de la "classe au dehors" à nos écoles du 8e arrondissement . J'ai demandé à la Ville de Paris de lancer dès la rentrée 2026 des projets pilotes s'appuyant sur des enseignants volontaires et utilisant nos espaces verts comme salles de classe à ciel ouvert. Notre époque nous rappelle l'importance d'un esprit sain dans un corps sain. Reconnecter nos enfants à la nature et les déconnecter de leur téléphone. C'est précisément l'essence de l'éducation au dehors . Il s'agit de déplacer une partie des enseignements en extérieur, que ce soit dans le cadre majestueux du parc Monceau, la sérénité du square Louis XVI ou encore une de nos "cours oasis". Les bénéfices sont multiples et prouvés . Cette pédagogie active, par l'expérimentation et le contact direct avec la nature, est un formidable levier pour le développement des enfants. Elle améliore leur concentration, stimule leur imagination et renforce leur lien avec la biodiversité et les enjeux climatiques. Elle ne consiste pas en une simple sortie scolaire comme les enseignants ont l'habitude de proposer. Cet outil pédagogique n'est évidemment pas une contrainte . L'enseignant reste pleinement maître de son cours. La classe au dehors est un outil complémentaire qui enrichit les méthodes d'apprentissage traditionnelles. Si cette pratique est depuis longtemps intégrée dans les systèmes éducatifs de pays comme le Danemark, l'Allemagne ou le Royaume-Uni, la France accuse un retard important. Heureusement, les lignes bougent . Des propositions de loi transpartisanes ont été déposées sur le Bureau de l'Assemblée nationale et celui du Sénat pour reconnaître officiellement cette valeur éducative. À Paris, des expériences menées avec succès - par exemple dans le 13e (jardin Paul Nizan) ou le 18e (square des Deux-Nèthes) - ont déjà démontré un réel engouement des équipes éducatives, des parents et, bien sûr, des enfants. Fort de nos atouts - le 8e arrondissement dispose d'espaces verts exceptionnels -, j'ai donc formulé trois demandes claires auprès de la Ville de Paris : Lancer l'expérimentation : proposer à des écoles maternelles et élémentaires volontaires du 8e arrondissement de démarrer des projets pédagogiques réguliers de classes au dehors dès la rentrée 2026. Assurer un accompagnement solide : mettre à disposition des enseignants la formation, le matériel, la logistique et la sécurisation nécessaires pour que ces projets se déroulent dans les meilleures conditions. Procéder à une évaluation rigoureuse : mettre en place un suivi d'évaluation (pédagogique, sanitaire et écologique) pour mesurer l'impact de ces pratiques avant d'envisager leur extension à d'autres établissements de l’arrondissement. Illuminations : l'esprit de Noël du 8e arrondissement ne doit pas s'éteindre ! Mon second vœu était simple mais essentiel : que la Ville de Paris augmente significativement les subventions allouées aux petites associations locales de commerçants pour les illuminations de fin d'année . Nous, élus du 8e arrondissement, ne pouvons rester sourds au signal d'alarme retentissant qui nous a été envoyé par l'association "Les Champs de l'Europe". J'ai appris avec regret la dissolution de cette association en septembre dernier. L'une des raisons invoquées est un soutien financier de la mairie qui reste trop faible au regard du budget des illuminations. C'est un véritable crève-cœur et, surtout, un constat d'échec de la politique de soutien aux petites structures. Le rôle des associations de commerçants est fondamental. Elles sont le cœur battant, le tissu social et économique de nos rues . Ce sont elles qui animent nos quartiers, de la rue Marbeuf à Vignon, de Ponthieu à la place de la Madeleine. Leurs moyens sont limités et l'aide municipale n'est pas un luxe : c'est une nécessité absolue pour leur permettre de participer à l'embellissement de notre ville en cette période cruciale. Bien sûr, je suis consciente de l'impératif de sobriété budgétaire. L'argent public doit être géré avec rigueur, suivant les principes de nécessité et de proportion . Je soutiens une gestion responsable. Toutefois, refuser un soutien adéquat aux illuminations de Noël, c'est faire une fausse économie qui tue l'attractivité et le dynamisme. Ces illuminations sont bien plus que de simples décorations : Elles sont une source majeure d'animation et de convivialité pour tous les riverains. Elles sont un levier essentiel de dynamisme commercial pendant la période la plus importante de l'année. Elles contribuent à l'attractivité et au rayonnement de notre arrondissement. L'objectif de la subvention municipale doit être clair : permettre à toutes nos associations de commerçants de faire vivre la magie de Noël sans mettre en péril leur trésorerie. C'est pourquoi j'ai proposé que la Ville de Paris augmente le montant des subventions pour les illuminations des fêtes de Noël allouées aux petites associations locales de commerçants . J'attends maintenant de la Mairie de Paris qu'elle entende cet appel et qu'elle agisse concrètement, y compris en améliorant l'accompagnement administratif des associations. Il est impensable que le manque de soutien mène à la dissolution d'associations clés pour nos quartiers. Nos petits commerces méritent un soutien à la hauteur de leur engagement quotidien pour la qualité de vie de notre arrondissement ! Démocratie locale participative : simplifions et renforçons d'abord ce qui existe déjà ! La délibération 2025 DDCT 177 était relative aux "assemblées citoyennes d’arrondissement" . Elle visait à associer davantage les Parisiens aux décisions publiques, en créant des "assemblées citoyennes" dans chaque arrondissement, pour travailler sur une problématique spécifique, auditionner différents acteurs, formuler des recommandations ou des vœux, etc. L'intention était louable, mais la méthode insatisfaisante. Nous sommes tous convaincus de l'intérêt de la participation citoyenne. Associer les habitants est essentiel à la vitalité démocratique de notre ville. Mais ce nouveau dispositif vient s’ajouter à un ensemble déjà très étoffé de structures participatives, dont les Conseils de quartier . Or, force est de constater que l'activité, la visibilité et l'impact de ces derniers sont aujourd'hui très inégaux. Plutôt que de prendre le temps de renforcer, clarifier et donner les moyens aux instances existantes, la Mairie de Paris fait le choix d’ajouter une nouvelle structure. Elle veut superposer et empiler les dispositifs et les structures sans vision d'ensemble, ni cohérence globale . De plus, rien ne garantit un droit de suite effectif aux travaux qui seront produits par ces nouvelles assemblées. Plusieurs aspects de cette délibération ont soulevé de sérieuses interrogations : L'incongruence des indemnisations : si 70 % des membres sont tirés au sort, 30 % pourront être sélectionnés sur candidature... et indemnisés ! Ce point crée un "décalage" choquant avec la situation des Conseillers d’arrondissement qui ne sont pas indemnisés alors qu'ils exercent pourtant une fonction élective essentielle. L'Hôtel de Ville voudrait-il contourner la démocratie représentative et son opposition issue du suffrage universel via une démocratie participative potentiellement plus "docile" ? Le risque de formatage : la durée du mandat et le programme de formation prévus, bien que potentiellement utiles, soulèvent la crainte de transformer ces assemblées en "petites écoles des cadres", formatant une parole citoyenne attendue plutôt que de garantir une véritable diversité des points de vue. La question des moyens humains : chaque assemblée bénéficierait d’un agent référent dédié. Or, les services des Mairies d'arrondissement sont déjà fortement sollicités pour leurs missions actuelles. Quel service public la Mairie de Paris prévoit-elle de sacrifier pour faire fonctionner ces nouvelles instances ? Il résultait de cette délibération une architecture démocratique parisienne encore plus complexe et illisible pour les habitants, au lieu de la rendre plus simple et plus efficace . À mes yeux, la priorité absolue devrait être de faire vivre réellement nos Conseils de quartier, de renforcer leur capacité à produire des propositions concrètes et, surtout, d'assurer un suivi et une évaluation rigoureuse de leurs travaux. Je crois finalement davantage en une démocratie locale qui s'appuie sur la simplification et le renforcement de ce qui existe déjà. Telles sont les raisons pour lesquelles j'ai voté contre ce projet de délibération . Mieux protéger l'héritage historique du cœur de Paris J'ai voté pour la délibération 2025 DU 210 concernant le projet de création d'un "site patrimonial remarquable" (SPR) "Rives de la Seine" . Comme j'avais déjà eu l'occasion de l'exprimer , cette initiative est fondamentale. Elle vise à renforcer la protection, la conservation et la mise en valeur du patrimoine architectural, urbain et paysager du cœur historique de notre capitale. Actuellement, la protection de ce territoire est fragmentée entre différents outils : Plan local d'urbanisme bioclimatique (PLUb), Plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) du Marais, PSMV du 7e arrondissement, etc. En s'appuyant sur le périmètre emblématique des deux rives de la Seine déjà inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, le SPR "Rives de la Seine" vient enfin apporter l'unité et la lisibilité nécessaires à la protection patrimoniale . Ce nouveau dispositif englobe la quasi-totalité des sept premiers arrondissements de Paris et, bien sûr, les parties concernées du 8e arrondissement, ainsi que des 12e, 13e, 15e et 16e arrondissements . Ce périmètre correspond au Paris ancien autour de la Seine, un ensemble d'une valeur inestimable qui regroupe nos palais, nos places royales, nos institutions nationales et nos grands axes historiques. Les études menées par l'Apur et La Manufacture du Patrimoine ont d'ailleurs parfaitement démontré la cohérence historique et la valeur patrimoniale exceptionnelle de ce territoire. Concrètement, l'objectif est de doter ce centre historique d'un cadre de protection unifié . La demande de classement du SPR sera prochainement soumise à l'État. Elle sera suivie d'une grande enquête publique en 2026 - un moment crucial où les Parisiens pourront eux aussi s'exprimer. Un arrêté ministériel formalisera ensuite le classement. Le futur dispositif combinera un Plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) pour les zones les plus sensibles et un Plan de valorisation de l'architecture et du paysage (PVAP) pour le reste du périmètre. Je soutiens pleinement ce projet et la volonté commune de la Ville de Paris et de l'État de concilier la préservation patrimoniale de notre héritage avec les impératifs d'adaptation environnementale . C'est un pas essentiel pour garantir que ce trésor historique soit conservé et valorisé pour les générations futures, sans devenir un musée figé, mais un lieu de vie harmonieux et respecté. Je suivrai de près l'avancement du projet, notamment l'enquête publique en 2026. N'hésitez pas à me faire part de vos questions et réflexions sur ce sujet capital pour notre arrondissement et pour Paris. Logement social : gestion sans vision n'est que ruine de la politique La délibération 2025 DLH 355 concernait le bilan 2024 du Plan partenarial de gestion de la demande de logement social et d’information des demandeurs . Si la majorité municipale se félicite de son bilan, ce vernis dissimule fort mal l'échec de la politique municipale du logement. La Ville de Paris, avec ses 171 000 usagers accueillis, 90 000 rendez-vous organisés et 760 000 démarches en ligne, fait peut-être figure de "virtuose" dans la gestion administrative des flux et des listes d'attente. Mais cette "excellence statistique" masque une faillite criante dans la résolution politique de la crise du logement à sa racine . Derrière ces indicateurs flatteurs, la réalité est, hélas, catastrophique et révèle l'ampleur d'une politique en déroute : 292 000 ménages demandeurs fin 2024 , soit une augmentation alarmante de +5,6 % en seulement un an. Seulement 9 000 attributions en 2024 , ce qui correspond à un taux de satisfaction dérisoire d'à peine 3 % des demandes. La production nouvelle est au plus bas depuis 20 ans , avec seulement 2 657 logements financés. En d'autres termes, la Mairie de Paris administre la crise au lieu de la juguler et institutionnalise la pénurie au lieu de la combattre. Je tiens à dénoncer formellement cette politique foncière municipale idéologique et contre-productive , un modèle fondé sur la contrainte foncière et la dépense publique, qui s'avère sans efficacité sociale et, à terme, financièrement intenable. Surenchère foncière systématique : l'usage abusif du droit de préemption conduit la Mairie à acheter partout, et souvent à prix d'or. Lorsque des opérations sont lancées dans l'Ouest parisien, elles deviennent des vitrines ruineuses, dénuées de tout effet structurant réel, comme en témoigne l'exemple emblématique du 37 avenue George V. Subventionnement excessif et aliénation du patrimoine : les biens sont acquis à grands frais, puis cédés à perte à des bailleurs sociaux via des baux emphytéotiques quasi gratuits. Il s'agit d'une subvention masquée dont le coût pour les générations futures est aussi considérable qu'injustifiable. Production à coût exorbitant : chaque opération se chiffre en millions d'euros pour une poignée de logements seulement - le 37 avenue George V est là aussi édifiant... Ces aberrations budgétaires, avec des coûts dépassant les 400 000 ou 500 000 euros par logement, ne relèvent plus de la solidarité, mais d'un assèchement pur et simple des finances de la Ville pour un rendement social dérisoire. Cette approche a pour effet direct de raréfier le logement libre et d'aggraver structurellement le déséquilibre du marché parisien . Pire encore, le Plan local d'urbanisme bioclimatique (PLUb) vient accentuer cette crise par l'effet de ses "emplacements réservés" pour le logement social. Ceux-ci verrouillent le foncier, interdisent toute diversification d'usage et, in fine , consolident la ségrégation territoriale qu'ils prétendent combattre. Le résultat de cette politique du logement est sans appel : le temps d'attente explose, le taux de rotation s'effondre à 5,1 %, et les classes moyennes, pourtant essentielles au tissu parisien, se retrouvent désormais de facto exclues du parc social. Paris n'a pas besoin d'un énième outil administratif de classement des demandeurs, mais d'une véritable politique du logement : construire plus, mieux, et surtout là où l'urgence se fait sentir, sans jamais sacrifier ni l'équilibre financier, ni la diversité sociale de notre ville. Face à cette politique déconnectée des besoins réels des Parisiens, je me suis abstenue sur ce bilan du Plan partenarial. Logements sociaux : stop aux annonces de production, place au besoin de rénovation ! Visionnez la vidéo en cliquant sur le bouton lecture. Je suis intervenue sur la communication 2025 DLH 371 concernant le bilan de la rénovation environnementale des logements sociaux . Une fois de plus, le décalage entre les annonces faites par la Ville de Paris et la réalité vécue par les locataires m'est apparu flagrant et inacceptable. Le problème n'est pas le manque d'ambition affichée, mais le manque de moyens réels mis à disposition de la rénovation du parc existant. Pendant de trop nombreuses années, la Ville a fait le choix de recourir massivement au subterfuge des "loyers capitalisés" pour financer l'acquisition et la production de nouveaux logements sociaux . Certes, cela a permis d'annoncer des volumes élevés de créations, mais cet argent a été mécaniquement soustrait aux enveloppes dédiées à la rénovation du parc existant. En clair : on a privilégié le neuf visible, au détriment de l'ancien habité. Aujourd'hui, les bailleurs sociaux ont des marges de manœuvre financières réduites pour la rénovation, car une grande partie de leurs capacités d'auto-financement a été mobilisée ailleurs . Les conséquences de ce choix politique sont dorénavant évidentes : De nombreux logements restent en attente de travaux, parfois depuis des années, avec des délais qui s'allongent sans cesse. Les opérations engagées concernent de plus en plus des bâtiments anciens (désormais 65% des chantiers), techniquement plus complexes à rénover. L'inflation renchérit fortement le coût des travaux, notamment énergétiques, qui représentent désormais 58% du coût total des opérations. Résultat : les chantiers se multiplient mais s'étalent, et, au final, les locataires voient peu ou tardivement les effets des annonces . Les habitants ne demandent pourtant pas la lune... Ils demandent des choses simples et essentielles à leur dignité quotidienne : du chauffage, une bonne isolation, des ascenseurs qui fonctionnent, et des charges qui baissent réellement. Avec mon groupe Changer Paris, nous exigeons que l'ambition affichée soit réellement tenue et que les moyens soient rééquilibrés en conséquence . Nous demandons des actions simples et mesurables : La publication d'un calendrier clair, par adresse, des opérations de rénovation. Un suivi public des chantiers avec des indicateurs mesurables. Une stratégie de rattrapage prioritaire pour les immeubles les plus dégradés. La rénovation des logements sociaux n'est pas un slogan. C'est une question de justice sociale et de respect pour des milliers de familles parisiennes . Il est temps d'arrêter de sacrifier le confort de l'existant pour les chiffres du neuf ! La rigueur pour les Parisiens mais l'opulence pour certains élus ? Ma question orale à la Maire du 8e arrondissement a évidemment abordé le sujet qui a récemment fait scandale : l'utilisation de l'argent public par certains élus pour des dépenses personnelles, notamment vestimentaires. Je l'ai interpellée directement sur une question simple mais importante : le remboursement intégral des sommes dépensées en frais vestimentaires depuis son élection en 2014. Alors que les contribuables parisiens subissent de plein fouet l'explosion des impôts et sont contraints de se serrer la ceinture, j'ai rappelé avec force que certains élus ont fait le choix d'une garde-robe personnelle dispendieuse financée par l'argent public . L'état de notre ville - écoles délabrées, propreté en berne, routes dégradées - rend ces dépenses, même légales, immorales. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : les révélations indiquent que la Maire du 8e arrondissement a personnellement dépensé plus de 35 000 € en frais vestimentaires entre 2020 et 2024. Une simple extrapolation fait craindre un budget potentiel de plus de 100 000 € sur la totalité de ses 12 ans de mandat ! Suite à l'indignation générale, elle a finalement proposé de rembourser les 35 000 € dépensés depuis 2020. Comme je l'ai dit publiquement, " il n'est jamais trop tard pour retourner sa veste... ". Mais ce geste, bien que tardif, n'est pas suffisant. Si l'on se considère "coupable" d'avoir dépensé 35 000 € depuis 2020, alors la cohérence éthique exige de rembourser l'intégralité des sommes engagées depuis le début du mandat en 2014 . C'est pourquoi ma question, adressée lors du Conseil d'arrondissement, était la suivante : " comptez-vous rembourser l'intégralité des sommes dépensées en frais vestimentaires depuis votre élection en 2014, et non pas seulement depuis 2020 ? ". En tant qu'élue, je crois profondément que nous avons un devoir d'exemplarité et de rigueur dans l'utilisation des deniers publics . L'argent des Parisiens doit servir aux priorités des Parisiens, et non à la garde-robe de leurs élus ! DERNIÈRE MINUTE : l'unanimité pour une bagagerie à l'Église protestante unie du Saint-Esprit Le Conseil du 8e arrondissement a adopté à l'unanimité un vœu déposé séance tenante relatif à la création d'une bagagerie dans l'arrondissement. Ce vœu vise à permettre l'installation de ce service par l'association d'entraide DIESE de l'Église protestante unie du Saint-Esprit. L'association porte un projet de bagagerie pour offrir aux personnes sans logement un lieu sécurisé où déposer leurs effets personnels. Le vœu formule le souhait que la Ville de Paris propose une solution de relogement adaptée au Conseil Départemental de la FCPE, qui occupe actuellement les locaux annexes du Temple du Saint-Esprit (situé à l'angle des rues Roquépine et d'Astorg) appartenant à la Ville, afin de libérer l'espace nécessaire à la création de la bagagerie. C'est un sujet ancien . J'espère qu'il verra rapidement le jour sous la prochaine mandature.
- L'essentiel du Conseil de Paris de novembre 2025 : une fin de mandat sous haute tension
À quatre mois des élections municipales de 2026, le Conseil de Paris de ce mois de novembre a été le théâtre d’affrontements politiques majeurs . Entre une dette qui explose, une insécurité grandissante dans les écoles et une gestion du quotidien défaillante, la majorité municipale semble à bout de souffle. Retour sur 4 jours de débats décisifs du 18 au 21 novembre. Finances : la dérive budgétaire confirmée La situation financière de la Ville est plus qu'alarmante ; elle devient critique . Les débats ont confirmé ce que nous dénonçons depuis des années : une absence totale de rigueur qui hypothèque l'avenir des Parisiens. Une dette record : la dette parisienne continue sa course folle pour atteindre 12 Md€ en 2026, soit une multiplication par 10 en 25 ans ! Des dépenses non maîtrisées : les dépenses de fonctionnement ont augmenté de plus d'1 Md€ en six ans. Malgré la crise, la Ville continue d’embaucher et de verser des subventions non prioritaires. L'alerte de la Chambre régionale des comptes : la Chambre a confirmé l’insuffisance de la maîtrise budgétaire , s’inquiétant officiellement de l’impact pour les générations futures. Pour aller plus loin : mon analyse Paris à crédit : improvisation et privilèges, le vrai visage de la gestion de la capitale . Scandale dans le périscolaire : la confiance rompue Ce Conseil a été marqué par le choc des révélations sur les violences sexuelles dans le périscolaire. Des chiffres effrayants . 52 animateurs ont été suspendus en trois ans, dont 16 rien qu'en 2025, avec des cas gravissimes incluant une plainte pour viol aggravé sur un enfant de quatre ans. Une réaction tardive . Si la Ville a annoncé un renforcement des formations, ces mesures sont trop tardives face à un déni qui a trop duré. Le "Défenseur des enfants" . La création de ce poste, bien que présentée comme une avancée, suscite de lourds doutes quant à son indépendance réelle vis-à-vis de l'exécutif et ses moyens d'action. Éthique et protection de l'enfance : le scandale Shein Un scandale éthique majeur a éclaté début novembre : la découverte de la vente, par plusieurs plateformes de e-commerce dont Shein, de poupées sexuelles imitant l'apparence d'enfants . Une réaction trop lente . Il est inadmissible que ces produits n’aient été retirés de la vente qu’après un signalement judiciaire. Un danger avéré . Le risque est réel. Une étude psychiatrique citée lors des débats révèle que la moitié des acheteurs de ce type de produits pourraient passer à l'acte sur des mineurs. L'insuffisante action de la Ville . Face à l'indignation légitime, la Ville s'est contentée d'exhorter à lancer une campagne de sensibilisation sur l’impact des choix de consommation, alors que ces marques sont déjà au cœur de nombreuses polémiques. Logement : l’idéologie plutôt que l’efficacité La politique du logement de la Ville de Paris continue de privilégier les opérations symboliques très coûteuses au détriment de l'efficacité réelle pour les mal-logés . L'affaire de l'Hôtel de Fourcy . Le Conseil de Paris a validé la transformation de ce bâtiment historique de la Place des Vosges (4e arrondissement) en logements sociaux. Une opération "vitrine" à l'impact nul sur la crise du logement, tout comme la transformation du 37 avenue George V (48 M€ pour seulement 23 logements !) que j'ai maintes fois dénoncée . Sans oublier que les locataires n'auront pas les revenus suffisants pour bien vivre dans un quartier très touristique où la vie est particulièrement chère... Campements de rue . Parallèlement, la gestion des campements de sans-abri est dans l'impasse. Les Mairies d'arrondissement sont démunies face à une bureaucratie lente, tandis que la Ville refuse les évacuations sans solution d'hébergement, créant une situation de blocage au détriment des riverains et de la dignité des personnes. Cadre de vie et gestion : Paris à la traîne L'administration parisienne peine à assurer les services basiques aux habitants , comme le soulignent plusieurs rapports accablants. Éducation : une "crise silencieuse" . Le dernier rapport de la Chambre régionale des comptes est sévère. Alors que le nombre d'élèves a baissé de 15 % en cinq ans, le coût par élève a bondi de 25 % sans aucune amélioration mesurable de la qualité de service. Pire, les budgets scolaires ont été divisés par deux, passant de 153 M€ à 77 M€. "Plan baignade" : un héritage coûteux . Si la baignabilité de la Seine a permis la tenue des JO, l'héritage financier est lourd. Le coût d'une baignade dans la Seine est estimé à 28 € en 2025, soit trois fois le prix d'une entrée en piscine. La Chambre régionale des comptes alerte dans son rapport dédié sur un résultat incertain et une gouvernance financière à revoir d'urgence. Piétons en danger . Trottoirs dégradés et obstacles multiplient les accidents. Les indemnisations versées par la Ville atteignent désormais... 2 M€ par an ! Stationnement . Le système de forfaits post-stationnement (FPS) reste opaque et injuste, notamment pour les personnes en situation de handicap, avec des recours obligatoirement dématérialisés sous un mois. Fourrières . Les pratiques douteuses (remorquages abusifs, corruption, etc.) persistent en 2025. La droite a exigé un audit complet avant tout nouveau marché. Administration : malaise interne et retard technologique Ressources humaines . La Ville de Paris fait face à une fuite des compétences et un malaise social profond. Le taux de démission augmente et l'accès au logement pour les agents est insuffisant, avec seulement 500 attribués / an alors que les besoins sont immenses. Intelligence artificielle . Tandis que l'IA transforme la gestion publique partout en Europe, Paris accumule du retard sans véritable stratégie opérationnelle, manquant l'opportunité de moderniser ses services. Cet avant-dernier Conseil de Paris de la mandature fut emblématique d'une fin de règne. Face aux urgences sociales, à l'insécurité et à la dérive des comptes publics, la majorité semble dans le déni. Plus que jamais, une alternance crédible et gestionnaire est nécessaire pour redresser Paris en 2026.
- Paris à crédit : improvisation et privilèges, le vrai visage de la gestion de la capitale
Résumé exécutif La gestion de Paris est jugée catastrophique par la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France (CRC IDF), car la Ville vit à crédit et sans plan. La dette atteint 9,3 Mds €, un montant insoutenable nécessitant plus de 32 ans pour être remboursé, faute d'économies suffisantes pour ses investissements. Le contribuable parisien paie les conséquences d'une tutelle laxiste, ayant dû éponger les pertes de la Tour Eiffel (75 M€) et d'Autolib' (66 M€). Les services publics (piscines, conservatoires, etc.) couvrent à peine 8% de leurs dépenses et des gratuités accordées aux agents sont illégales. Une rupture immédiate apparaît ainsi nécessaire : faire un plan d'investissement clair et maîtriser les dépenses. Sommaire Effondrement financier et mythe de l'autofinancement Le coût du laxisme sur les infrastructures La tutelle défaillante et le transfert des risques Les irrégularités sociales et l'incurie des recettes Changer la gestion de Paris L'image de la "Ville Lumière" masque une réalité budgétaire et gestionnaire plus sombre . C'est ce que révèlent plusieurs rapports récents de la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France (CRC IDF) sur la situation financière de la Ville , la gestion du boulevard périphérique , la société d'exploitation de la Tour Eiffel (SETE), le Syndicat mixte Autolib' et Vélib' Métropole (SAVM) et la tarification des services publics locaux sportifs et culturels . Ces rapports de la juridiction financière dénoncent une dérive budgétaire et administrative marquée par l'improvisation, une tutelle laxiste et un niveau d'endettement insoutenable. La Ville de Paris s'est enfermée dans une gestion politique déconnectée de la réalité financière. Elle s'est habituée à vivre à crédit. Cette mauvaise gestion met en péril son avenir. Effondrement financier et mythe de l'autofinancement L'effort fiscal inédit imposé aux Parisiens en 2023, avec notamment une hausse de + 52% de la taxe foncière, n'aura servi qu'à gagner quelques mois de répit . L'afflux de recettes censé rétablir les marges de manœuvre a été immédiatement englouti par la croissance non maîtrisée des charges de fonctionnement. Extrêmement fragilisées, les finances de Paris continuent ainsi de dépendre d'une fuite en avant budgétaire. Le diagnostic de la CRC IDF est ferme : la Ville ne parvient plus à générer une épargne suffisante pour financer ses propres investissements . L'épargne a été "absorbée" . La capacité d'autofinancement brute, indicateur clé de la santé financière, s'est effondrée de 760 M€ en 2023 à 268 M€ en 2024. L'effet des nouvelles recettes fiscales a été largement "effacé" par l'augmentation débridée des dépenses. La dette est devenue insoutenable . Conséquence directe de cette insuffisance d'épargne, la dette totale a atteint 9,3 Md€ fin 2024. Le ratio de capacité de désendettement, qui mesure la capacité à rembourser, grimpe à plus de 32 ans, pulvérisant le seuil maximal de 12 ans recommandé pour les collectivités locales. Cet endettement n'est plus seulement massif, il est insoutenable ! Avenir hypothéqué . L'échéance à partir de laquelle le remboursement de la dette décroît durablement a été repoussée à 2045, alors qu'elle était fixée à 2035 lors du précédent contrôle... De plus, le recours croissant à l'emprunt à court terme (580 M€ de billets de trésorerie fin 2024) pour financer des besoins de long terme déstructure le bilan de la collectivité. Pour couronner cette improvisation municipale, la Ville assume de piloter à vue sans feuille de route globale puisqu'elle a officiellement renoncé à présenter un Plan pluriannuel d'investissement (PPI) pour la mandature 2020-2026 . Motif invoqué pour ne pas assumer son devoir de pilotage et de transparence ? Le manque de visibilité. Mais le PPI a précisément vocation à être... un îlot de prévisibilité dans un océan d'imprévisibilité ! Le coût du laxisme sur les infrastructures A l'instar du boulevard périphérique, la gestion des actifs stratégiques de la capitale révèle un mode de gestion réactif et coûteux, faute de planification et de données fiables . Le patrimoine est ignoré . La Ville ne dispose que d'une connaissance " partielle et lacunaire " de l'état structurel du boulevard périphérique. L'absence d'un diagnostic complet de la chaussée et d'un outil d'aide à la décision empêche d'anticiper les travaux préventifs, forçant l'administration à une gestion d'urgence, par nature coûteuse. Un budget sans mesure . Le coût d'exploitation et de maintenance du boulevard périphérique dépasse en moyenne 195 000 €/km (hors personnel)... un montant plus proche de celui d'un réseau autoroutier que d'un boulevard urbain ! Ce manque de rigueur dans le suivi technique conduit à une allocation sous-optimale des fonds publics. Des décisions non chiffrées . Les politiques de transformation majeures du boulevard périphérique, comme l'abaissement de la vitesse ou la création de voies dédiées, ont été déployées sans que la Ville n'ait pu fiabiliser les données de fréquentation ni partager les enseignements tirés des expérimentations - pas même pour la voie JOP 2024 ! L'action politique se meut sans la moindre rigueur administrative d'évaluation... La tutelle défaillante et le transfert des risques En tant qu'autorité délégante, la Ville de Paris fait preuve d'un contrôle passif sur ses organismes satellites, aboutissant notamment à ce que l'absorption des pertes d'exploitation soit à la charge du contribuable parisien . Le "tsunami financier" de la Tour Eiffel . La Ville a dû éponger par deux recapitalisations - pour un total de 75 M€ - la Société d'exploitation de la Tour Eiffel (SETE), après qu'elle a été confrontée à un "effet ciseau" de 305 M€ depuis 2020, résultant du cumul de 149 M€ de pertes de recettes (imputables à la crise sanitaire) et de 156 M€ de surcoûts d'investissement (rénovations, normes plomb, dérapage du chantier de l'ascenseur Nord). Un "contrôle" laxiste . Cette dérive a été facilitée par la faiblesse de la tutelle. Les différents comités spécialisés du conseil d'administration de la SETE sont restés inactifs sur la période contrôlée. De plus, le contrôle exercé par la Ville a été principalement financier, faisant l'impasse sur toute contre-expertise technique pourtant essentielle pour un tel monument. La "dette fantôme" d'Autolib' . Le Syndicat mixte Autolib' Vélib' Métropole (SAVM) continue de payer les pots cassés d'un service disparu. Le contentieux avec l'ancien délégataire Autolib' a fait peser une charge immédiate de plus de 66 M€ sur le syndicat. Pour s'acquitter du solde après la provision, le SAVM a dû contracter un emprunt de 33 M€. Cette gestion des risques tardive et coûteuse a été aggravée par des incohérences juridiques, comme un changement de nom trompeur en "Agence métropolitaine des mobilités partagées", qui suggère un rattachement - inexistant - à la Métropole du Grand Paris. Les irrégularités sociales et l'incurie des recettes La gestion des services publics locaux est elle aussi mise en cause. Elle l'est doublement, par une incapacité structurelle à optimiser les recettes et par la persistance d'irrégularités au profit des agents . Une tarification déconnectée . Les recettes tarifaires des services sportifs et culturels gérés en régie (piscines, tennis, conservatoires, etc.) ne couvrent en moyenne que 8 % des dépenses de fonctionnement. La raison n'est pas seulement politique, mais aussi administrative : la connaissance des coûts de revient n'est... " ni une priorité politique, ni un élément important dans la détermination des tarifs " ! L'absence de revue des coûts empêche évidemment de s'assurer de l'efficacité de la dépense. Les hausses tarifaires masquées . L'absence de révision des tranches du quotient familial pour certains services sur plusieurs années (conservatoires, Centres Paris Anim') a provoqué des hausses tarifaires non affichées et assumées. Lorsque les revenus des usagers ont augmenté avec l'inflation, ils ont basculé dans des tranches supérieures, augmentant de facto leur facture sans vote explicite. Les privilèges irréguliers . Les gratuités d'accès accordées aux agents de la Ville de Paris (piscines, tennis, bibliothèques, musées, etc.) sont jugées illégales par la CRC IDF car elles violent le principe d'égalité des usagers devant le service public. Cette irrégularité est récurrente, la Chambre sommant la Ville d'y mettre fin depuis 2013 et le début de la mandature d'Anne HIDALGO. Primes non justifiées . Parmi les irrégularités notables figure la rétrocession de 60 % des recettes des leçons de natation aux maîtres-nageurs municipaux, une forme de prime là aussi jugée irrégulière car elle n'est pas conforme aux critères indemnitaires en vigueur. Changer la gestion de Paris Le cumul de ces défaillances systémiques révélées par la CRC IDF place la Ville de Paris dans une situation périlleuse . Les magistrats financiers ne cessent de sonner l'alarme depuis plusieurs années : la marge de manœuvre financière est épuisée. Le rétablissement d'une trajectoire soutenable passe par une rupture immédiate avec ces mauvaises pratiques de gestion administrative et budgétaire . Nous devons exiger : l'instauration immédiate d'un Plan pluriannuel d'investissement transparent ; une maîtrise impérative de la dépense de fonctionnement - masse salariale et charges courantes ; et un contrôle effectif, plutôt que formel, sur les organismes délégués. Seul le rétablissement de cette rigueur pourra sauver la Ville de l'asphyxie financière. Vite, il y a urgence !
- Participez aux prochaines assemblées plénières des Conseils de quartier !
Je vous invite à participer aux prochaines assemblées plénières des Conseils de quartier de l'automne 2025 . Ces assemblées sont un moment clé de la vie démocratique de notre arrondissement. Elles sont ouvertes à tous les riverains, habitants ou commerçants , et représentent une occasion unique pour : faire le point sur l'avancement des projets d'aménagement et d'équipement concernant votre quartier ; échanger directement avec les services de la Ville de Paris, notamment la Police municipale , sur vos préoccupations et vos besoins prioritaires (sécurité, propreté, urbanisme, etc.) ; exprimer vos attentes et vos suggestions pour améliorer le cadre et la qualité de vie près de chez vous. Votre présence et votre participation sont essentielles pour faire entendre la voix des riverains et construire un 8e arrondissement plus agréable et dynamique. Le calendrier des prochaines assemblées plénières Ci-dessous les dates et lieux de réunion pour les 7 Conseils de quartier : Quartier Date et Heure Lieu Adresse Hoche Friedland 17 novembre à 19h00 École polyvalente Louis de Funès 2, allée Louis de Funès Saint-Augustin 1er décembre à 19h00 Mairie du 8e arrondissement 3 rue de Lisbonne Saint-Philippe du Roule 4 décembre à 19h00 École polyvalente Paul Baudry 10, rue Paul Baudry Europe 8 décembre à 19h00 École maternelle Moscou 7, rue de Moscou Monceau 10 décembre à 19h00 École polyvalente Monceau 15, rue de Monceau Élysée-Madeleine 11 décembre à 19h00 École élémentaire Surène 18, rue de Surène Triangle d'Or 15 décembre à 19h00 École polyvalente Robert Estienne 8, rue Robert Estienne
- Conseil du 8e arrondissement du 23 septembre 2025 : je vous rends compte
Nous avons tenu mardi 23 septembre 2025 notre 36e Conseil du 8e arrondissement de la mandature . Vous trouverez ici l'ordre du jour de la séance , ici le compte rendu intégral et ci-dessous un compte rendu synthétique de mes principales interventions. J'ai défendu deux vœux, posé une question orale et concentré mes principales interventions sur les dossiers que je considère être prioritaires pour les habitants du 8e et pour l'arrondissement. Sommaire Logements sociaux : la préemption inutile éclipse la rénovation nécessaire Le marché Treilhard, un symbole de la lutte pour le commerce local à Paris Un logement à 1,6 M€ avenue George V : l'absurdité du logement social parisien Stationnement : priorité aux familles et aux travailleurs, pas seulement à l'ESS ! Plan Paris pluie : une ambition à l'épreuve de la réalité L'argent des Parisiens ne doit pas financer une "Hidalgo Academy" ! Loger nos seniors : l'option Saint-Pétersbourg plus pertinente que le site de Constantinople Avenue Beaucour : les riverains réclament des caméras de vidéoprotection "Rue aux écoles" rue de Monceau : quelle réponse face aux inquiétudes des riverains ? Logements sociaux : la préemption inutile éclipse la rénovation nécessaire Je suis d'abord intervenue sur la délibération 2025 DLH 199 relative à la réalisation d'un programme de rénovation de 10 logements sociaux au 52 rue des Mathurins. Tout en votant pour ce projet, j'ai rappelé une nouvelle fois que la rénovation des logements sociaux est très en retard dans la capitale car la Mairie préfère mobiliser des moyens pour préempter à tour de bras et se lancer dans des opérations immobilières aussi pharaoniques et coûteuses qu'inutiles. La Ville continue d'afficher des ambitions environnementales très ambitieuses et de rechercher les effets d'annonce pendant que des milliers de locataires attendent des travaux prioritaires pour la salubrité, l'isolation ou encore le chauffage de leur logement . Ce retard aggrave la précarité énergétique, nourrit le sentiment d'abandon dans certains quartiers et bâtit les ruines de demain... C'est pourquoi je demande régulièrement à la Mairie de Paris de présenter et mettre en oeuvre un plan clair, précis, chiffré et planifié de rénovation du parc de logement social, et recommande pour cela, avec le groupe Changer Paris, de redéployer les investissements municipaux de la préemption vers la rénovation du parc social . Le marché Treilhard, un symbole de la lutte pour le commerce local à Paris J'ai voté pour la délibération 2025 DAE 67 relative au bail emphytéotique administratif accordé à la SEM Paris Commerces pour des locaux commerciaux, notamment les locaux de l'ancien marché couvert Treilhard . Face à la vacance des locaux, à la spéculation immobilière, à la montée de la mono-activité et au développement dans le 8e arrondissement d’une activité économique tournée vers le tourisme au détriment des habitants, la Ville de Paris dispose de plusieurs outils pour soutenir l’artisanat, favoriser un tissu commercial varié et répondre aux besoins quotidiens des habitantes et habitants . Elle est notamment propriétaire de locaux commerciaux qu'elle peut allouer à sa politique de maintien de la diversité commerciale, de lutte contre la vacance commerciale et la mono-activité. C'est le cas des 2 locaux du marché Treilhard objet de cette délibération. Grâce à ce dispositif, la maraîchère (local d’environ 50 m²) et la supérette (local d’environ 300 m²) du marché Treilhard sont toujours en activité et participent à la diversité commerciale de ce quartier où les commerces de proximité sont rares . Le maintien de la diversité commerciale et la préservation des commerces de proximité sont un enjeu majeur pour Paris. Cet enjeu est particulièrement sensible dans certains quartiers du 8e arrondissement, où la pression foncière et la transformation rapide du paysage urbain menacent l’équilibre entre commerces traditionnels, activités artisanales, nouvelles formes de consommation et grandes enseignes de luxe. Soit dit en passant, je regrette que les différentes initiatives prises par les commerçants n’aient pas été davantage soutenues par la Mairie du 8e... Faute d'une stratégie commerciale et urbaine claire, la Mairie de Paris se trouve d'ailleurs souvent en porte-à-faux entre ses paroles pour le commerce de proximité et ses actes pour le commerce mondialisé . Dans le 8e arrondissement, tout en affirmant vouloir protéger le commerce de proximité, elle mène en effet une politique urbaine et économique qui favorise de fait le développement d’activités liées au tourisme, souvent au détriment de ces commerces essentiels à la vie de quartier... Un logement à 1,6 M€ avenue George V : l'absurdité du logement social parisien J'ai profité du débat sur la délibération 2025 DAE 192 pour mettre une nouvelle fois en lumière l'une des dérives les plus emblématiques de la politique de logement social à Paris : le projet du 37 avenue George V . Rappel de ma position sur le logement social . J'ai toujours été favorable au principe du logement social à Paris afin de loger les familles, les classes moyennes et les travailleurs des métiers dans la capitale. En revanche, je suis défavorable aux modalités de production et d'attribution du logement social par la Mairie de Paris. J'ai rappelé à la Maire du 8e arrondissement que, depuis le début, elle s'était positionnée en rupture avec sa famille politique en défendant ce dossier . Elle a régulièrement avancé quatre arguments : La perte de population dans le 8e et la demande de 2 000 familles. La prétendue bonne affaire financière pour la Ville de Paris. L'accès au logement pour les salariés du quartier. L'intégration d'un cabinet médical et de locaux commerciaux. Soyons clairs : seul son dernier point tient la route . La création d'un cabinet médical et de commerces est une initiative utile pour le quartier du Triangle d'Or. C'est sur les trois autres arguments que je me suis interrogée. Contrairement à ce que la Maire du 8e affirme, elle n'a aucun pouvoir concret pour prioriser l'attribution de ces logements aux familles du 8e ou aux salariés du quartier. C'est la loi qui prévaut, pas les bonnes intentions ! Quant à la prétendue "bonne affaire" financière, c'est une fable, un tour de passe-passe comptable . La Ville de Paris cède un immeuble à Paris Habitat, son propre office public d'habitat. C'est de l'argent qui passe d'une poche à l'autre. Le contribuable parisien, lui, n'y gagne rien. La Mairie de Paris a même contribué à alimenter ainsi la spéculation immobilière qu'elle prétend combattre ! Ce dossier illustre parfaitement la politique coûteuse d'Anne HIDALGO. 48 M€ pour une poignée de 30 logements avenue George V (= 23 logements sociaux + 7 logements privés), c'est 1,6 M€ le logement et 16 707 € le m² ! Pour le prix de ce seul projet, nous aurions pu créer 3, 4, voire 5 fois plus de logements dans des quartiers moins chers. De plus, comment une famille éligible à un logement social peut-elle vivre décemment dans le Triangle d'Or, où le coût de la vie est exorbitant ? C'est une déconnexion totale avec la réalité ! Et alors que la durée d'attente moyenne d'un logement social est de 10 ans, la Ville aura laissé les logements de l'avenue George V vacants pendant… plus de 19 ans ! Mais le pire, c'est l'inefficacité de cette politique. C'est est un fiasco à tous les niveaux . Non seulement elle ne résout pas la crise du logement, mais elle l'aggrave. Alors que près de 300 000 ménages sont en attente d'un logement social, la Mairie de Paris continue de gaspiller l'argent public en multipliant les préemptions coûteuses et les reconversions inefficaces. Elle prive les bailleurs sociaux des moyens d'entretenir leur parc, laissant les locataires vivre dans des conditions indignes. La logique du "toujours plus de social, partout et à n'importe quel prix" mène la capitale dans l'impasse. Plutôt que de continuer dans cette voie, je propose : Un moratoire sur la transformation de logements libres en logements sociaux, pour réguler le marché privé. La priorité aux métiers en tension pour l'attribution, afin d'aider les classes moyennes à se loger. Un réinvestissement massif dans la rénovation du parc social existant, pour la dignité des locataires. Un soutien fort à l'accession sociale à la propriété, pour permettre aux familles de construire leur avenir à Paris. Il est temps de sortir de cette politique dogmatique et d'adopter une stratégie globale et efficace pour l'habitat parisien . C'est l'avenir de notre ville qui est en jeu ! Stationnement : priorité aux familles et aux travailleurs, pas seulement à l'ESS ! J'ai voté contre le projet de délibération 2025 DVD 98 prévoyant des aménagements des frais de stationnement de surface pour plusieurs catégories de structures de l'économie sociale et solidaire (ESS) . Cette délibération proposait 1/ d'élargir aux structures de réemploi solidaire et aux Structures d’insertion par l’activité économique (SIAE) la gratuité du stationnement de surface déjà accordée en 2022 à certaines associations partenaires de la Ville de Paris, et 2/ d'élargir à toutes les entreprises de l’ESS œuvrant dans l’économie circulaire l’accès au tarif "Pro Mobile". La Mairie de Paris a massivement réduit le nombre de places de stationnement et augmenté les tarifs de stationnement dans la capitale , compliquant le travail des commerçants et des artisans, notamment pour les dépannages et les livraisons, et pénalisant lourdement les familles ainsi que les professionnels indépendants. Et elle reconnaît maintenant, c'est-à-dire bien tardivement, qu'il n'est pas possible de tout faire à vélo ou à pied dans Paris... La belle affaire ! Si je soutiens les différentes structures qui jouent un rôle important dans la transition écologique, l'inclusion et la lutte contre le gaspillage, je soutiens aussi les familles, les commerçants et les artisans qui font vivre la ville au quotidien. Or, il n'existe aucune différence objective de situation justifiant que ces structures proches de la Ville soient prioritaires sur les commerçants, les artisans et les familles pour obtenir des allègements et que soient facilités leurs besoins de stationnement de surface. Je préférerais que la Ville révise à la baisse tous ses tarifs pour tous ces publics, en introduisant plus de souplesse et d’équité, par exemple en tenant compte du nombre d’enfants ou de l’absence d’alternative en transports en commun. Ensuite, sur les véhicules de fonction utilisés par des salariés dont l’entreprise est domiciliée hors de Paris, alors même que leur activité s’exerce pleinement sur le territoire parisien . Aujourd’hui, ces véhicules ne peuvent pas bénéficier du tarif résidentiel, ce qui est incohérent. Cette situation pénalise à la fois les entreprises installées en petite couronne, ainsi que les salariés qui vivent et travaillent à Paris. Je préférerais que la Ville réexamine ce cas spécifique. Plus largement, je regrette que la Ville n’ait pas de plan global de mobilité pour soutenir l’attractivité économique et commerciale de la capitale . La réduction massive du nombre de places de stationnement complique la vie des commerçants et des artisans, pénalisant l’attractivité de Paris. Il est temps de déployer une politique de mobilité et de stationnement plus équilibrée qui réponde aussi aux besoins des commerçants, des artisans et des familles. La majorité d'arrondissement a voté pour cette délibération... Plan Paris pluie : une ambition à l'épreuve de la réalité A l'occasion de l'examen de la délibération 2025 DPE 39 sur la révision du zonage pluvial de Paris, je suis intervenue sur la communication de la Maire de Paris sur le "Plan Paris Pluie" , un document intéressant qui appelait toutefois de ma part un certain nombre de commentaires. Si je salue son ambition, j'appelle à un sursaut de pragmatisme et de responsabilité car c'est uniquement avec des aménagements de qualité, entretenus et cohérents, que nous réussirons à protéger Paris et à faire de la capitale la "ville-éponge" dont nous avons besoin pour être suffisamment résiliente face aux dérèglements climatiques. Car la réalité d'aujourd'hui est implacable ! Paris est extrêmement vulnérable aux pluies extrêmes. L'épisode du 9 octobre 2024 a été une alerte sans précédent : 70 mm en 24 h, un record depuis... 1920 ! Or, que voit-on sur le terrain ? Des aménagements récents, en particulier les piétonnisations à la va-vite, réduisent la capacité d'écoulement naturel et transforment certaines rues en véritables rivières . Pire encore, nos bâtiments publics souffrent du manque d'entretien. Dans le 8e arrondissement, l'église Saint-Augustin a ainsi été victime d'infiltrations majeures il y a quelques mois. La Ville affiche des objectifs chiffrés très ambitieux : 35% de surfaces désimperméabilisées d'ici 2030, 55% à l'horizon 2050. C'est une belle promesse, mais à quoi bon si elle n'est pas suivie d'un plan d'action précis et contrôlable ? L'absence de toute donnée budgétaire dans cette présentation est à ce titre pour le moins étonnante. Rappelons que chaque rue aux écoles coûte... un demi-million d'euros ! Il est impensable de parler de grands projets sans préciser le coût de ces promesses. Face à ces constats, je formule avec le groupe Changer Paris plusieurs propositions concrètes : Repenser notre doctrine d'aménagement : faisons un diagnostic précis, quartier par quartier, rue par rue, pour mesurer l'impact réel du ruissellement. Intégrer des solutions pratiques : des grilles d'arbres, des avaloirs mieux entretenus, des pentes bien dessinées et des revêtements perméables compatibles avec l'accessibilité pour tous. Développer les "jardins de pluie" , à l'image de ce qui se fait à Berlin : donnons une fonction paysagère et écologique à l'infiltration. Garantir un entretien régulier : un aménagement qui n'est pas entretenu est un aménagement voué à l'échec. Utiliser davantage le réseau d'eau non potable : valorisons une partie des eaux pluviales pour l'arrosage, le nettoyage ou les parcs, et cessons de saturer nos égouts. L'argent des Parisiens ne doit pas financer une "Hidalgo Academy" ! Je suis enfin intervenue sur le projet de délibération 2025 DDCT 75 pour dénoncer le partenariat du Théâtre de la Concorde avec la Fondation Jean Jaurès . Il y a un an, je lançai déjà l'alerte sur la dérive militante de la programmation du Théâtre de la Concorde et sur le manque de transparence concernant son financement. Aujourd’hui, un nouveau partenariat de 110 000 € avec la Fondation Jean Jaurès vient confirmer mes inquiétudes. Soyons clairs : certains projets du Théâtre de la Concorde sont certes intéressants, mais un établissement public ne doit pas servir à faire la promotion militante d'une idéologie ! Or, la Fondation Jean Jaurès, créée par l'ancien Premier ministre socialiste Pierre MAUROY, présidée par l'ancien Premier ministre socialiste Jean-Marc AYRAULT, et dont le Conseil d'administration est 100% de gauche, est une fondation évidemment très marquée politiquement. Après Le Nouvel Obs et des événements réunissant des personnalités très identifiées à gauche, voici encore une initiative politique voire partisane . Où est le pluralisme des idées ? Où est l’équilibre politique ? On aurait tout aussi bien pu imaginer une convention avec la Fondapol pour diversifier les points de vue… Je le redis : pas de programmation militante avec l’argent des Parisiens ! Alors que la dette municipale atteint 10 milliards d’euros, la Maire doit cesser de multiplier les conférences, ateliers et autres spectacles qui sont en réalité des "événements" militants politiquement orientés largement à la charge des contribuables parisiens. Pour savoir à quoi s'en tenir concernant la programmation militante du Théâtre de la Concorde, il suffit de parcourir la délibération 2025 DDCT 152 relative aux subventions à 12 associations au titre de l'appel à projet "Ma citoyenneté, mes rêves et mes droits au Théâtre de la Concorde" . Prenons l’association EthnoArt qui intervient dans les collèges parisiens. Elle propose des ateliers mêlant ethnologie et art pour aborder des thèmes comme le racisme, le genre, l’écologie ou les migrations. Bien que ses intentions soient présentées comme strictement pédagogiques et sociales, plusieurs points appellent la critique. Son orientation idéologique : les ateliers portent une vision très engagée (anti-discrimination, féminisme, écologie, déconstruction des stéréotypes, etc.) qui manque de neutralité dans un cadre scolaire et n'est pas adaptée au jeune public ciblé. Son financement : l’association dépend fortement des subventions publiques, ce qui interroge sur sa pérennité et sur l’usage de fonds publics. L'évaluation de son impact : les indicateurs d’évaluation (assiduité, participation) ne permettent pas une évaluation rigoureuse de ces interventions… Le Théâtre de la Concorde doit être au contraire un lieu de culture et de débat , une scène ouverte, pas une caisse de résonance idéologique ! Je refuse que la dette de 10 milliards d’euros serve à payer une “Hidalgo Academy" déguisée en théâtre. Loger nos seniors : l'option Saint-Pétersbourg plus pertinente que le site de Constantinople Mon 1er vœu demandait à la Ville de Paris de soutenir la création d'un établissement pour personnes âgées dans le 8e arrondissement en transformant l'immeuble de l'ancien centre des impôts du n° 32 rue de Saint-Pétersbourg plutôt qu'en construisant un nouvel immeuble sur la parcelle des n° 25-27 rue de Constantinople. La Ville de Paris en général a besoin de créer des établissements pour personnes âgées afin de répondre à la diversité des besoins d'hébergement adapté induits par le rallongement de la vie et le vieillissement de la population. Le 8e arrondissement en particulier a besoin de créer de tels établissements adaptés pour les personnes âgées , du fait de sa population vieillissante et du coût élevé de son immobilier. Or, le projet en cours de créer des logements pour personnes âgées sur la parcelle en friche des n° 25-27 rue de Constantinople n'apparaît pas optimal après que le projet d'un groupe scolaire y a été abandonné en 2024 en raison du coût élevé de la dépollution du site, suite aux recommandations de l'Agence Régionale de Santé (ARS) d'Île-de-France. Le centre des impôts du n° 32 rue de Saint-Pétersbourg a définitivement fermé, ses Services des impôts des particuliers (SIP) et des entreprises (SIE) ayant été transférés dans d'autres centres. La transformation de l'immeuble du n° 32 rue de Saint-Pétersbourg en établissement pour personnes âgées présenterait au contraire de nombreux avantages par rapport à l'option de la construction d’un tel établissement au n° 25-27 rue de Constantinople : la réduction des délais de mise en service, l’évitement des coûts de construction, l’emplacement privilégié à proximité de la Place de Clichy et de nombreux transports en commun, sans oublier la valorisation par l’État de son patrimoine. De plus, la rue de Saint-Pétersbourg compte déjà de nombreux logements sociaux et les n° 3 et n° 20 sont aussi des emplacements réservés à cette fin par le nouveau Plan local d'urbanisme bioclimatique (PLUb). C'est pourquoi j'ai proposé que la Ville de Paris soutienne la création d'un établissement pour personnes âgées dans le 8e arrondissement en transformant l'immeuble de l'ancien centre des impôts du n° 32 rue de Saint-Pétersbourg plutôt qu'en construisant un nouvel immeuble sur la parcelle des n° 25-27 rue de Constantinople. La majorité d'arrondissement a voté contre mon vœu en prétendant qu'il ne serait pas possible de créer un EHPAD au n°32 rue de Saint-Pétersbourg car " la parcelle est trop petite pour construire un établissement de 6 000 m² ", superficie qui serait nécessaire pour construire un EHPAD qui devrait nécessairement comprendre un minimum de 100 places à Paris... Cet argument ne me paraît pas recevable . Certes, un projet d'EHPAD doit respecter l'ensemble des règles du PLU (hauteur, emprise au sol, espaces verts, etc.) et des normes spécifiques aux établissements médico-sociaux (taille minimale des chambres autour de 20 m², espaces de circulation larges pour fauteuils roulants, espaces de vie communs, cuisines, locaux techniques), ce qui nécessite de facto une certaine surface de terrain pour être réalisable. La Mairie de Paris encourage d'ailleurs les projets de grande surface, souvent à partir de 500 m² de surface de plancher. Mais la superficie de la parcelle du n°32 rue de Saint-Pétersbourg dépasse les 600 m² et il n'existe pas de superficie minimale pour l'ensemble du bâtiment dans la mesure où celle-ci dépend directement du nombre de lits que l'établissement est autorisé à accueillir et donc de la surface cumulée des chambres et des espaces communs nécessaires pour ce nombre de résidents... CQFD ! Avenue Beaucour : les riverains réclament des caméras de vidéoprotection Mon 2nd voeu visait à ce que la Préfecture de police de Paris installe une ou plusieurs caméra(s) de vidéoprotection pour sécuriser l'avenue Beaucour dans le 8e arrondissement. L'Association syndicale libre (ASL) de l'avenue Beaucour demande depuis 2017 d'y installer une ou plusieurs caméra(s) de vidéoprotection pour sécuriser cette voie privée ouverte à la circulation publique . Les riverains se plaignent en effet régulièrement d'un climat d'intranquillité et d'insécurité du fait d'attroupements sur la voie et d'intrusions dans les halls d'immeubles, avec notamment des activités de consommation d'alcool et de stupéfiants, de trafic de drogues et même de prostitution. L'avenue Beaucour connaît par ailleurs une fréquentation importante du fait des accès des habitants des 11 immeubles riverains, des usagers de la résidence autonomie, du club senior, du foyer pour jeunes travailleurs, de la bibliothèque municipale et du relais petite enfance, ainsi que des nombreux prestataires et fournisseurs. Les publics du relais petite enfance et de la résidence autonomie sont bien sûr tout particulièrement sensibles et vulnérables. La sécurité à Paris est une priorité absolue pour une majorité des Parisiens et l'installation de caméras de vidéoprotection est l'un des outils essentiels pour améliorer la dissuasion et la prévention de la délinquance dans la capitale. L'installation d'une ou plusieurs caméra(s) de vidéoprotection avenue Beaucour serait ainsi un signe fort de l'engagement des autorités en faveur de la sécurité des Parisiens et elle s'inscrirait aussi dans la logique du développement ciblé de la vidéoprotection recherché par le Plan de Vidéoprotection pour Paris (PVPP) géré par la Préfecture de Police en partenariat avec la Mairie de Paris. Enfin, le contrat de partenariat de 16 ans conclu en 2010 par la Préfecture de police de Paris avec la société IRIS PVPP doit être renouvelé l'année prochaine. C'est pourquoi j'ai proposé que la Préfecture de police de Paris installe dans les meilleurs délais une ou plusieurs caméra(s) de vidéoprotection pour sécuriser l'avenue Beaucour . La majorité d'arrondissement a voté contre mon vœu . En séance, elle a d'abord allégué que le Commissaire divisionnaire du 8e arrondissement ne considérerait pas prioritaire l'installation d'une caméra de vidéoprotection à cet endroit " au regard de la faiblesse des statistiques de délinquance ". Puis, dans sa communication écrite rendant compte du Conseil d'arrondissement, elle a invoqué que " le déploiement de caméras de vidéoprotection n'est possible que sur le domaine public municipal ". Qui dit vrai, la Maire du 8e qui s'exprime à l'oral en séance du Conseil d'arrondissement ou le chargé de communication qui rédige les newsletters de la Mairie ? En tout état de cause, la majorité d'arrondissement n'est manifestement pas déterminée à se mobiliser pour obtenir l'installation d'une caméra de vidéoprotection avenue Beaucour. Pour ma part, je remonterai prochainement au créneau . "Rue aux écoles" rue de Monceau : quelle réponse face aux inquiétudes des riverains ? Enfin, ma question orale adressée à la Maire du 8e arrondissement portait sur plusieurs projets de "rue aux écoles" et notamment celui de la rue de Monceau entre la rue de Courcelles et le boulevard Haussmann. Rappel de ma position sur les "rues aux écoles" . Contrairement à ce que prétend la Maire du 8e arrondissement, j'ai toujours été favorable au principe des "rues aux écoles" afin de sécuriser les cheminements piétons des élèves. En revanche, j'émets parfois des réserves sur les modalités de leur réalisation. Ces réserves permettent souvent d'améliorer le projet initialement envisagé, à l'instar du projet initial de "rue aux écoles" rue de la Bienfaisance qui a pu être amélioré grâce à notre mobilisation avec un collectif de riverains. A date, pour des motifs sécuritaires, environnementaux et de qualité de vie, 5 rues du 8e arrondissement ont déjà été aménagées en "rues aux écoles" (Bienfaisance, Florence, Moscou, Naples et Robert Estienne) et 3 doivent encore l'être (Baudry, Bucarest, Monceau). J'ai d'abord demandé à la Maire du 8e arrondissement de nous communiquer les calendriers prévisionnels mis à jour de ces 5 derniers projets . En l'état du projet, la "rue aux écoles" rue de Monceau entre la rue de Courcelles et le boulevard Haussmann, au droit de l'école polyvalente du 15 rue de Monceau, inquiète les riverains : le fonctionnement en double impasse des deux tronçons de la rue de Monceau de part et d'autre de la "rue aux écoles" risque d'être inconfortable, voire dangereux, avec de nombreuses manœuvres de retournement, tout particulièrement pour les livraisons quotidiennes et les déposes des taxis ; l'opération des barrières aux extrémités de la "rue aux écoles" risque d'être pénible, notamment pour les riverains qui doivent sortir du parking du 16 rue de Monceau, lequel est inclus dans cette "rue aux écoles" ; la suppression de la place de stationnement pour les personnes en situation de handicap au droit du 17-21 rue de Monceau risque d'être pénalisante, alors même que le secteur en compte déjà peu. En l'état du projet, ces conséquences indésirables que les riverains risquent de subir ne leur apparaissent pas strictement nécessaires, adaptées et proportionnées au besoin de sécurisation du cheminement des piétons invoqué pour la réalisation du projet. J'ai donc demandé à la Maire du 8e arrondissement quelles réponses elle entendait apporter à ces inquiétudes des riverains sur les conséquences du projet de "rue aux écoles" rue de Monceau entre la rue de Courcelles et le boulevard Haussmann ? Pour la majorité d'arrondissement, il n'y aurait aucune inquiétude à avoir : les manœuvres de retournement seraient effectuées sans difficulté ni danger ; les riverains devraient pouvoir sortir sans problème du parking du 16 rue de Monceau ; la place de stationnement pour personnes handicapées serait déplacée rue de Courcelles. Je suivrai attentivement les premiers mois de fonctionnement de cette rue aux écoles. Quant à la "rue aux écoles" rue du Rocher , que j'ai incidemment évoquée après avoir été interpellée à ce sujet le matin même de notre Conseil d'arrondissement par des riverains surpris des nouvelles modalités de fonctionnement du barriérage, la Maire du 8e arrondissement a reconnu que les affichages continuant d'inviter les habitants à se procurer une clef en Mairie pour opérer le cadenas de la barrière devaient être retirés dans les meilleurs délais par les services municipaux puisque ce dispositif n'était plus d'actualité... Je suivrai aussi très attentivement le fonctionnement quotidien de cette rue aux écoles.
- Tribune | Film "Sacré-Cœur" : quand la laïcité déraille
TRIBUNE - Pour Catherine LÉCUYER, la laïcité est de plus en plus dévoyée pour justifier la censure d’expressions culturelles à dimension religieuse, chrétienne notamment. L'élue du 8e arrondissement de Paris estime que cette dérive menace la liberté artistique et le pluralisme. La laïcité, pilier de la République française, est de plus en plus souvent détournée de son sens historique pour justifier des décisions de censure dans l'espace public. Loin d'être l'instrument de la liberté d'expression et de la garantie de la neutralité de l'État, elle est instrumentalisée pour opérer un effacement implicite du fait religieux, en particulier de la culture d'inspiration chrétienne, au mépris de l'esprit de la loi de 1905. La dérive d’un principe fondateur La loi du 9 décembre 1905, fondatrice de notre laïcité, garantit la liberté de conscience et assure la neutralité de l'État vis-à-vis des cultes. Elle impose à l'État de ne favoriser aucun culte, mais elle n'a jamais exigé l'invisibilisation ni l'éradication de l'expression culturelle ou artistique inspirée par une tradition spirituelle. Or, une dérive préoccupante s'installe. Des institutions publiques, pourtant tenues au respect de cette liberté fondamentale, semblent préférer la politique de l'effacement face à toute évocation religieuse. Le détournement de la loi de 1905 L'affaire du film "Sacré-Cœur" est emblématique de cette dérive. Refus d'affichage dans le métro parisien, déprogrammation initiale à Marseille... Il aura fallu l'intervention du juge des référés pour rétablir les droits de l'œuvre. Le message est pourtant simple : diffuser une œuvre culturelle présentant une dimension religieuse n'est pas un acte de prosélytisme et ne viole en rien la laïcité. Un film n'est pas un catéchisme ! Cette situation n'est pas isolée. Il y a dix ans, l'affiche du concert des Prêtres au profit des Chrétiens d’Orient avait déjà été censurée par la RATP sur la base d'un argumentaire similaire. Les faits changent, mais la logique de précaution excessive, voire de censure déguisée, demeure. La laïcité, censée être le bouclier de la liberté, est transformée en paravent commode pour masquer des choix politiques et culturels qui redoutent la polémique. La peur du religieux : un réflexe de censure culturelle En se transformant en État censeur au lieu de rester État neutre et garant des libertés, la République prend un risque majeur. Elle menace la liberté artistique : si l'évocation d'une tradition spirituelle, en l'occurrence le christianisme, suffit à déclencher un réflexe de censure, c'est la diversité culturelle elle-même qui est bridée. Qui osera encore produire ou financer des œuvres sur l'histoire spirituelle et culturelle de la France ? C'est un appauvrissement du débat public. Elle rompt aussi l'équilibre laïc : une laïcité qui s'applique de manière plus stricte à une expression religieuse qu'à d'autres devient une laïcité à géométrie variable. Elle ne protège plus toutes les convictions ; elle les discrimine. Cela fragilise la paix civile et le contrat républicain qu'elle prétend garantir. L'effacement du fait chrétien, constitutif de l'histoire et du patrimoine français, ne garantit pas la neutralité ; il institue un vide culturel dangereux. Retrouver l’esprit de la laïcité : protéger, pas effacer Il est urgent de rappeler l'essence de notre pacte laïc. La laïcité n'est pas l'outil de l'effacement, mais celui de l'équilibre. Elle ne doit pas interdire, mais arbitrer pour garantir la coexistence. Elle ne censure pas, elle protège la liberté d'expression de tous. Il est temps que les institutions publiques défendent la liberté face aux pressions militantes, plutôt que de choisir l'effacement par une interprétation réductrice et erronée de la laïcité. La liberté d'expression, y compris d'inspiration spirituelle, n'est pas négociable. C'est le prix à payer pour une République véritablement neutre et pluraliste. Hier, la laïcité permettait à l'État de se protéger vis-à-vis des religions. Aujourd'hui, elle doit à l'inverse permettre à ces dernières de se protéger du premier.











