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  • Paris à crédit : improvisation et privilèges, le vrai visage de la gestion de la capitale

    Résumé exécutif La gestion de Paris est jugée catastrophique par la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France (CRC IDF), car la Ville vit à crédit et sans plan. La dette atteint 9,3 Mds €, un montant insoutenable nécessitant plus de 32 ans pour être remboursé, faute d'économies suffisantes pour ses investissements. Le contribuable parisien paie les conséquences d'une tutelle laxiste, ayant dû éponger les pertes de la Tour Eiffel (75 M€) et d'Autolib' (66 M€). Les services publics (piscines, conservatoires, etc.) couvrent à peine 8% de leurs dépenses et des gratuités accordées aux agents sont illégales. Une rupture immédiate apparaît ainsi nécessaire : faire un plan d'investissement clair et maîtriser les dépenses. Sommaire Effondrement financier et mythe de l'autofinancement Le coût du laxisme sur les infrastructures La tutelle défaillante et le transfert des risques Les irrégularités sociales et l'incurie des recettes Changer la gestion de Paris L'image de la "Ville Lumière" masque une réalité budgétaire et gestionnaire plus sombre . C'est ce que révèlent plusieurs rapports récents de la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France (CRC IDF) sur la situation financière de la Ville , la gestion du boulevard périphérique , la société d'exploitation de la Tour Eiffel (SETE), le Syndicat mixte Autolib' et Vélib' Métropole (SAVM) et la tarification des services publics locaux sportifs et culturels . Ces rapports de la juridiction financière dénoncent une dérive budgétaire et administrative marquée par l'improvisation, une tutelle laxiste et un niveau d'endettement insoutenable. La Ville de Paris s'est enfermée dans une gestion politique déconnectée de la réalité financière. Elle s'est habituée à vivre à crédit. Cette mauvaise gestion met en péril son avenir. Effondrement financier et mythe de l'autofinancement L'effort fiscal inédit imposé aux Parisiens en 2023, avec notamment une hausse de + 52% de la taxe foncière, n'aura servi qu'à gagner quelques mois de répit . L'afflux de recettes censé rétablir les marges de manœuvre a été immédiatement englouti par la croissance non maîtrisée des charges de fonctionnement. Extrêmement fragilisées, les finances de Paris continuent ainsi de dépendre d'une fuite en avant budgétaire. Le diagnostic de la CRC IDF est ferme : la Ville ne parvient plus à générer une épargne suffisante pour financer ses propres investissements . L'épargne a été "absorbée" . La capacité d'autofinancement brute, indicateur clé de la santé financière, s'est effondrée de 760 M€ en 2023 à 268 M€ en 2024. L'effet des nouvelles recettes fiscales a été largement "effacé" par l'augmentation débridée des dépenses. La dette est devenue insoutenable . Conséquence directe de cette insuffisance d'épargne, la dette totale a atteint 9,3 Md€ fin 2024. Le ratio de capacité de désendettement, qui mesure la capacité à rembourser, grimpe à plus de 32 ans, pulvérisant le seuil maximal de 12 ans recommandé pour les collectivités locales. Cet endettement n'est plus seulement massif, il est insoutenable ! Avenir hypothéqué . L'échéance à partir de laquelle le remboursement de la dette décroît durablement a été repoussée à 2045, alors qu'elle était fixée à 2035 lors du précédent contrôle... De plus, le recours croissant à l'emprunt à court terme (580 M€ de billets de trésorerie fin 2024) pour financer des besoins de long terme déstructure le bilan de la collectivité. Pour couronner cette improvisation municipale, la Ville assume de piloter à vue sans feuille de route globale puisqu'elle a officiellement renoncé à présenter un Plan pluriannuel d'investissement (PPI) pour la mandature 2020-2026 . Motif invoqué pour ne pas assumer son devoir de pilotage et de transparence ? Le manque de visibilité. Mais le PPI a précisément vocation à être... un îlot de prévisibilité dans un océan d'imprévisibilité ! Le coût du laxisme sur les infrastructures A l'instar du boulevard périphérique, la gestion des actifs stratégiques de la capitale révèle un mode de gestion réactif et coûteux, faute de planification et de données fiables . Le patrimoine est ignoré . La Ville ne dispose que d'une connaissance " partielle et lacunaire " de l'état structurel du boulevard périphérique. L'absence d'un diagnostic complet de la chaussée et d'un outil d'aide à la décision empêche d'anticiper les travaux préventifs, forçant l'administration à une gestion d'urgence, par nature coûteuse. Un budget sans mesure . Le coût d'exploitation et de maintenance du boulevard périphérique dépasse en moyenne 195 000 €/km (hors personnel)... un montant plus proche de celui d'un réseau autoroutier que d'un boulevard urbain ! Ce manque de rigueur dans le suivi technique conduit à une allocation sous-optimale des fonds publics. Des décisions non chiffrées . Les politiques de transformation majeures du boulevard périphérique, comme l'abaissement de la vitesse ou la création de voies dédiées, ont été déployées sans que la Ville n'ait pu fiabiliser les données de fréquentation ni partager les enseignements tirés des expérimentations - pas même pour la voie JOP 2024 ! L'action politique se meut sans la moindre rigueur administrative d'évaluation... La tutelle défaillante et le transfert des risques En tant qu'autorité délégante, la Ville de Paris fait preuve d'un contrôle passif sur ses organismes satellites, aboutissant notamment à ce que l'absorption des pertes d'exploitation soit à la charge du contribuable parisien . Le "tsunami financier" de la Tour Eiffel . La Ville a dû éponger par deux recapitalisations - pour un total de 75 M€ - la Société d'exploitation de la Tour Eiffel (SETE), après qu'elle a été confrontée à un "effet ciseau" de 305 M€ depuis 2020, résultant du cumul de 149 M€ de pertes de recettes (imputables à la crise sanitaire) et de 156 M€ de surcoûts d'investissement (rénovations, normes plomb, dérapage du chantier de l'ascenseur Nord). Un "contrôle" laxiste . Cette dérive a été facilitée par la faiblesse de la tutelle. Les différents comités spécialisés du conseil d'administration de la SETE sont restés inactifs sur la période contrôlée. De plus, le contrôle exercé par la Ville a été principalement financier, faisant l'impasse sur toute contre-expertise technique pourtant essentielle pour un tel monument. La "dette fantôme" d'Autolib' . Le Syndicat mixte Autolib' Vélib' Métropole (SAVM) continue de payer les pots cassés d'un service disparu. Le contentieux avec l'ancien délégataire Autolib' a fait peser une charge immédiate de plus de 66 M€ sur le syndicat. Pour s'acquitter du solde après la provision, le SAVM a dû contracter un emprunt de 33 M€. Cette gestion des risques tardive et coûteuse a été aggravée par des incohérences juridiques, comme un changement de nom trompeur en "Agence métropolitaine des mobilités partagées", qui suggère un rattachement - inexistant - à la Métropole du Grand Paris. Les irrégularités sociales et l'incurie des recettes La gestion des services publics locaux est elle aussi mise en cause. Elle l'est doublement, par une incapacité structurelle à optimiser les recettes et par la persistance d'irrégularités au profit des agents . Une tarification déconnectée . Les recettes tarifaires des services sportifs et culturels gérés en régie (piscines, tennis, conservatoires, etc.) ne couvrent en moyenne que 8 % des dépenses de fonctionnement. La raison n'est pas seulement politique, mais aussi administrative : la connaissance des coûts de revient n'est... " ni une priorité politique, ni un élément important dans la détermination des tarifs " ! L'absence de revue des coûts empêche évidemment de s'assurer de l'efficacité de la dépense. Les hausses tarifaires masquées . L'absence de révision des tranches du quotient familial pour certains services sur plusieurs années (conservatoires, Centres Paris Anim') a provoqué des hausses tarifaires non affichées et assumées. Lorsque les revenus des usagers ont augmenté avec l'inflation, ils ont basculé dans des tranches supérieures, augmentant de facto leur facture sans vote explicite. Les privilèges irréguliers . Les gratuités d'accès accordées aux agents de la Ville de Paris (piscines, tennis, bibliothèques, musées, etc.) sont jugées illégales par la CRC IDF car elles violent le principe d'égalité des usagers devant le service public. Cette irrégularité est récurrente, la Chambre sommant la Ville d'y mettre fin depuis 2013 et le début de la mandature d'Anne HIDALGO. Primes non justifiées . Parmi les irrégularités notables figure la rétrocession de 60 % des recettes des leçons de natation aux maîtres-nageurs municipaux, une forme de prime là aussi jugée irrégulière car elle n'est pas conforme aux critères indemnitaires en vigueur. Changer la gestion de Paris Le cumul de ces défaillances systémiques révélées par la CRC IDF place la Ville de Paris dans une situation périlleuse . Les magistrats financiers ne cessent de sonner l'alarme depuis plusieurs années : la marge de manœuvre financière est épuisée. Le rétablissement d'une trajectoire soutenable passe par une rupture immédiate avec ces mauvaises pratiques de gestion administrative et budgétaire . Nous devons exiger : l'instauration immédiate d'un Plan pluriannuel d'investissement transparent ; une maîtrise impérative de la dépense de fonctionnement - masse salariale et charges courantes ; et un contrôle effectif, plutôt que formel, sur les organismes délégués. Seul le rétablissement de cette rigueur pourra sauver la Ville de l'asphyxie financière. Vite, il y a urgence !

  • Participez aux prochaines assemblées plénières des Conseils de quartier !

    Je vous invite à participer aux prochaines assemblées plénières des Conseils de quartier de l'automne 2025 . Ces assemblées sont un moment clé de la vie démocratique de notre arrondissement. Elles sont ouvertes à tous les riverains, habitants ou commerçants , et représentent une occasion unique pour : faire le point  sur l'avancement des projets d'aménagement et d'équipement concernant votre quartier ; échanger directement  avec les services de la Ville de Paris, notamment la Police municipale , sur vos préoccupations et vos besoins prioritaires (sécurité, propreté, urbanisme, etc.) ; exprimer  vos attentes et vos suggestions pour améliorer le cadre et la qualité de vie près de chez vous. Votre présence et votre participation sont essentielles pour faire entendre la voix des riverains et construire un 8e arrondissement plus agréable et dynamique. Le calendrier des prochaines assemblées plénières Ci-dessous les dates et lieux de réunion pour les 7 Conseils de quartier : Quartier Date et Heure Lieu Adresse Hoche Friedland 17 novembre à 19h00 École polyvalente Louis de Funès 2, allée Louis de Funès Saint-Augustin 1er décembre à 19h00 Mairie du 8e arrondissement 3 rue de Lisbonne Saint-Philippe du Roule 4 décembre à 19h00 École polyvalente Paul Baudry 10, rue Paul Baudry Europe 8 décembre à 19h00 École maternelle Moscou 7, rue de Moscou Monceau 10 décembre à 19h00 École polyvalente Monceau 15, rue de Monceau Élysée-Madeleine 11 décembre à 19h00 École élémentaire Surène 18, rue de Surène Triangle d'Or 15 décembre à 19h00 École polyvalente Robert Estienne 8, rue Robert Estienne

  • Conseil du 8e arrondissement du 23 septembre 2025 : je vous rends compte

    Nous avons tenu mardi 23 septembre 2025 notre 36e Conseil du 8e arrondissement de la mandature . Vous trouverez ici l'ordre du jour de la séance , ici le compte rendu intégral et ci-dessous un compte rendu synthétique de mes principales interventions. J'ai défendu deux vœux, posé une question orale et concentré mes principales interventions sur les dossiers que je considère être prioritaires pour les habitants du 8e et pour l'arrondissement. Sommaire Logements sociaux : la préemption inutile éclipse la rénovation nécessaire Le marché Treilhard, un symbole de la lutte pour le commerce local à Paris Un logement à 1,6 M€ avenue George V : l'absurdité du logement social parisien Stationnement : priorité aux familles et aux travailleurs, pas seulement à l'ESS ! Plan Paris pluie : une ambition à l'épreuve de la réalité L'argent des Parisiens ne doit pas financer une "Hidalgo Academy" ! Loger nos seniors : l'option Saint-Pétersbourg plus pertinente que le site de Constantinople Avenue Beaucour : les riverains réclament des caméras de vidéoprotection "Rue aux écoles" rue de Monceau : quelle réponse face aux inquiétudes des riverains ? Logements sociaux : la préemption inutile éclipse la rénovation nécessaire Je suis d'abord intervenue sur la délibération 2025 DLH 199 relative à la réalisation d'un programme de rénovation de 10 logements sociaux au 52 rue des Mathurins. Tout en votant pour ce projet, j'ai rappelé une nouvelle fois que la rénovation des logements sociaux est très en retard dans la capitale car la Mairie préfère mobiliser des moyens pour préempter à tour de bras et se lancer dans des opérations immobilières aussi pharaoniques et coûteuses qu'inutiles. La Ville continue d'afficher des ambitions environnementales très ambitieuses et de rechercher les effets d'annonce pendant que des milliers de locataires attendent des travaux prioritaires pour la salubrité, l'isolation ou encore le chauffage de leur logement . Ce retard aggrave la précarité énergétique, nourrit le sentiment d'abandon dans certains quartiers et bâtit les ruines de demain... C'est pourquoi je demande régulièrement à la Mairie de Paris de présenter et mettre en oeuvre un plan clair, précis, chiffré et planifié de rénovation du parc de logement social, et recommande pour cela, avec le groupe Changer Paris, de redéployer les investissements municipaux de la préemption vers la rénovation du parc social . Le marché Treilhard, un symbole de la lutte pour le commerce local à Paris J'ai voté pour la délibération 2025 DAE 67 relative au bail emphytéotique administratif accordé à la SEM Paris Commerces pour des locaux commerciaux, notamment les locaux de l'ancien marché couvert Treilhard . Face à la vacance des locaux, à la spéculation immobilière, à la montée de la mono-activité et au développement dans le 8e arrondissement d’une activité économique tournée vers le tourisme au détriment des habitants, la Ville de Paris dispose de plusieurs outils pour soutenir l’artisanat, favoriser un tissu commercial varié et répondre aux besoins quotidiens des habitantes et habitants . Elle est notamment propriétaire de locaux commerciaux qu'elle peut allouer à sa politique de maintien de la diversité commerciale, de lutte contre la vacance commerciale et la mono-activité. C'est le cas des 2 locaux du marché Treilhard objet de cette délibération. Grâce à ce dispositif, la maraîchère (local d’environ 50 m²) et la supérette (local d’environ 300 m²) du marché Treilhard sont toujours en activité et participent à la diversité commerciale de ce quartier où les commerces de proximité sont rares . Le maintien de la diversité commerciale et la préservation des commerces de proximité sont un enjeu majeur pour Paris. Cet enjeu est particulièrement sensible dans certains quartiers du 8e arrondissement, où la pression foncière et la transformation rapide du paysage urbain menacent l’équilibre entre commerces traditionnels, activités artisanales, nouvelles formes de consommation et grandes enseignes de luxe. Soit dit en passant, je regrette que les différentes initiatives prises par les commerçants n’aient pas été davantage soutenues par la Mairie du 8e... Faute d'une stratégie commerciale et urbaine claire, la Mairie de Paris se trouve d'ailleurs souvent en porte-à-faux entre ses paroles pour le commerce de proximité et ses actes pour le commerce mondialisé . Dans le 8e arrondissement, tout en affirmant vouloir protéger le commerce de proximité, elle mène en effet une politique urbaine et économique qui favorise de fait le développement d’activités liées au tourisme, souvent au détriment de ces commerces essentiels à la vie de quartier... Un logement à 1,6 M€ avenue George V : l'absurdité du logement social parisien J'ai profité du débat sur la délibération 2025 DAE 192 pour mettre une nouvelle fois en lumière l'une des dérives les plus emblématiques de la politique de logement social à Paris : le projet du 37 avenue George V . Rappel de ma position sur le logement social . J'ai toujours été favorable au principe du logement social à Paris afin de loger les familles, les classes moyennes et les travailleurs des métiers dans la capitale. En revanche, je suis défavorable aux modalités de production et d'attribution du logement social par la Mairie de Paris. J'ai rappelé à la Maire du 8e arrondissement que, depuis le début, elle s'était positionnée en rupture avec sa famille politique en défendant ce dossier . Elle a régulièrement avancé quatre arguments : La perte de population dans le 8e et la demande de 2 000 familles. La prétendue bonne affaire financière pour la Ville de Paris. L'accès au logement pour les salariés du quartier. L'intégration d'un cabinet médical et de locaux commerciaux. Soyons clairs : seul son dernier point tient la route . La création d'un cabinet médical et de commerces est une initiative utile pour le quartier du Triangle d'Or. C'est sur les trois autres arguments que je me suis interrogée. Contrairement à ce que la Maire du 8e affirme, elle n'a aucun pouvoir concret pour prioriser l'attribution de ces logements aux familles du 8e ou aux salariés du quartier. C'est la loi qui prévaut, pas les bonnes intentions ! Quant à la prétendue "bonne affaire" financière, c'est une fable, un tour de passe-passe comptable . La Ville de Paris cède un immeuble à Paris Habitat, son propre office public d'habitat. C'est de l'argent qui passe d'une poche à l'autre. Le contribuable parisien, lui, n'y gagne rien. La Mairie de Paris a même contribué à alimenter ainsi la spéculation immobilière qu'elle prétend combattre ! Ce dossier illustre parfaitement la politique coûteuse d'Anne HIDALGO. 48 M€ pour une poignée de 30 logements avenue George V (= 23 logements sociaux + 7 logements privés), c'est 1,6 M€ le logement et 16 707 € le m² ! Pour le prix de ce seul projet, nous aurions pu créer 3, 4, voire 5 fois plus de logements dans des quartiers moins chers. De plus, comment une famille éligible à un logement social peut-elle vivre décemment dans le Triangle d'Or, où le coût de la vie est exorbitant ? C'est une déconnexion totale avec la réalité ! Et alors que la durée d'attente moyenne d'un logement social est de 10 ans, la Ville aura laissé les logements de l'avenue George V vacants pendant… plus de 19 ans ! Mais le pire, c'est l'inefficacité de cette politique. C'est est un fiasco à tous les niveaux . Non seulement elle ne résout pas la crise du logement, mais elle l'aggrave. Alors que près de 300 000 ménages sont en attente d'un logement social, la Mairie de Paris continue de gaspiller l'argent public en multipliant les préemptions coûteuses et les reconversions inefficaces. Elle prive les bailleurs sociaux des moyens d'entretenir leur parc, laissant les locataires vivre dans des conditions indignes. La logique du "toujours plus de social, partout et à n'importe quel prix" mène la capitale dans l'impasse. Plutôt que de continuer dans cette voie, je propose : Un moratoire sur la transformation de logements libres en logements sociaux, pour réguler le marché privé. La priorité aux métiers en tension pour l'attribution, afin d'aider les classes moyennes à se loger. Un réinvestissement massif dans la rénovation du parc social existant, pour la dignité des locataires. Un soutien fort à l'accession sociale à la propriété, pour permettre aux familles de construire leur avenir à Paris. Il est temps de sortir de cette politique dogmatique et d'adopter une stratégie globale et efficace pour l'habitat parisien . C'est l'avenir de notre ville qui est en jeu ! Stationnement : priorité aux familles et aux travailleurs, pas seulement à l'ESS ! J'ai voté contre le projet de délibération 2025 DVD 98 prévoyant des aménagements des frais de stationnement de surface pour plusieurs catégories de structures de l'économie sociale et solidaire (ESS) . Cette délibération proposait 1/ d'élargir aux structures de réemploi solidaire et aux Structures d’insertion par l’activité économique (SIAE) la gratuité du stationnement de surface déjà accordée en 2022 à certaines associations partenaires de la Ville de Paris, et 2/ d'élargir à toutes les entreprises de l’ESS œuvrant dans l’économie circulaire l’accès au tarif "Pro Mobile". La Mairie de Paris a massivement réduit le nombre de places de stationnement et augmenté les tarifs de stationnement dans la capitale , compliquant le travail des commerçants et des artisans, notamment pour les dépannages et les livraisons, et pénalisant lourdement les familles ainsi que les professionnels indépendants. Et elle reconnaît maintenant, c'est-à-dire bien tardivement, qu'il n'est pas possible de tout faire à vélo ou à pied dans Paris... La belle affaire ! Si je soutiens les différentes structures qui jouent un rôle important dans la transition écologique, l'inclusion et la lutte contre le gaspillage, je soutiens aussi les familles, les commerçants et les artisans qui font vivre la ville au quotidien. Or, il n'existe aucune différence objective de situation justifiant que ces structures proches de la Ville soient prioritaires sur les commerçants, les artisans et les familles pour obtenir des allègements et que soient facilités leurs besoins de stationnement de surface. Je préférerais que la Ville révise à la baisse tous ses tarifs pour tous ces publics, en introduisant plus de souplesse et d’équité, par exemple en tenant compte du nombre d’enfants ou de l’absence d’alternative en transports en commun. Ensuite, sur les véhicules de fonction utilisés par des salariés dont l’entreprise est domiciliée hors de Paris, alors même que leur activité s’exerce pleinement sur le territoire parisien . Aujourd’hui, ces véhicules ne peuvent pas bénéficier du tarif résidentiel, ce qui est incohérent. Cette situation pénalise à la fois les entreprises installées en petite couronne, ainsi que les salariés qui vivent et travaillent à Paris. Je préférerais que la Ville réexamine ce cas spécifique. Plus largement, je regrette que la Ville n’ait pas de plan global de mobilité pour soutenir l’attractivité économique et commerciale de la capitale . La réduction massive du nombre de places de stationnement complique la vie des commerçants et des artisans, pénalisant l’attractivité de Paris. Il est temps de déployer une politique de mobilité et de stationnement plus équilibrée qui réponde aussi aux besoins des commerçants, des artisans et des familles. La majorité d'arrondissement a voté pour cette délibération... Plan Paris pluie : une ambition à l'épreuve de la réalité A l'occasion de l'examen de la délibération 2025 DPE 39 sur la révision du zonage pluvial de Paris, je suis intervenue sur la communication de la Maire de Paris sur le "Plan Paris Pluie" , un document intéressant qui appelait toutefois de ma part un certain nombre de commentaires. Si je salue son ambition, j'appelle à un sursaut de pragmatisme et de responsabilité car c'est uniquement avec des aménagements de qualité, entretenus et cohérents, que nous réussirons à protéger Paris et à faire de la capitale la "ville-éponge" dont nous avons besoin pour être suffisamment résiliente face aux dérèglements climatiques. Car la réalité d'aujourd'hui est implacable ! Paris est extrêmement vulnérable aux pluies extrêmes. L'épisode du 9 octobre 2024 a été une alerte sans précédent : 70 mm en 24 h, un record depuis... 1920 ! Or, que voit-on sur le terrain ? Des aménagements récents, en particulier les piétonnisations à la va-vite, réduisent la capacité d'écoulement naturel et transforment certaines rues en véritables rivières . Pire encore, nos bâtiments publics souffrent du manque d'entretien. Dans le 8e arrondissement, l'église Saint-Augustin a ainsi été victime d'infiltrations majeures il y a quelques mois. La Ville affiche des objectifs chiffrés très ambitieux : 35% de surfaces désimperméabilisées d'ici 2030, 55% à l'horizon 2050. C'est une belle promesse, mais à quoi bon si elle n'est pas suivie d'un plan d'action précis et contrôlable ? L'absence de toute donnée budgétaire dans cette présentation est à ce titre pour le moins étonnante. Rappelons que chaque rue aux écoles coûte... un demi-million d'euros ! Il est impensable de parler de grands projets sans préciser le coût de ces promesses. Face à ces constats, je formule avec le groupe Changer Paris plusieurs propositions concrètes : Repenser notre doctrine d'aménagement : faisons un diagnostic précis, quartier par quartier, rue par rue, pour mesurer l'impact réel du ruissellement. Intégrer des solutions pratiques : des grilles d'arbres, des avaloirs mieux entretenus, des pentes bien dessinées et des revêtements perméables compatibles avec l'accessibilité pour tous. Développer les "jardins de pluie" , à l'image de ce qui se fait à Berlin : donnons une fonction paysagère et écologique à l'infiltration. Garantir un entretien régulier : un aménagement qui n'est pas entretenu est un aménagement voué à l'échec. Utiliser davantage le réseau d'eau non potable : valorisons une partie des eaux pluviales pour l'arrosage, le nettoyage ou les parcs, et cessons de saturer nos égouts. L'argent des Parisiens ne doit pas financer une "Hidalgo Academy" ! Je suis enfin intervenue sur le projet de délibération 2025 DDCT 75 pour dénoncer le partenariat du Théâtre de la Concorde avec la Fondation Jean Jaurès . Il y a un an, je lançai déjà l'alerte sur la dérive militante de la programmation du Théâtre de la Concorde et sur le manque de transparence concernant son financement. Aujourd’hui, un nouveau partenariat de 110 000 € avec la Fondation Jean Jaurès vient confirmer mes inquiétudes. Soyons clairs : certains projets du Théâtre de la Concorde sont certes intéressants, mais un établissement public ne doit pas servir à faire la promotion militante d'une idéologie ! Or, la Fondation Jean Jaurès, créée par l'ancien Premier ministre socialiste Pierre MAUROY, présidée par l'ancien Premier ministre socialiste Jean-Marc AYRAULT, et dont le Conseil d'administration est 100% de gauche, est une fondation évidemment très marquée politiquement. Après Le Nouvel Obs et des événements réunissant des personnalités très identifiées à gauche, voici encore une initiative politique voire partisane . Où est le pluralisme des idées ? Où est l’équilibre politique ? On aurait tout aussi bien pu imaginer une convention avec la Fondapol pour diversifier les points de vue… Je le redis : pas de programmation militante avec l’argent des Parisiens ! Alors que la dette municipale atteint 10 milliards d’euros, la Maire doit cesser de multiplier les conférences, ateliers et autres spectacles qui sont en réalité des "événements" militants politiquement orientés largement à la charge des contribuables parisiens. Pour savoir à quoi s'en tenir concernant la programmation militante du Théâtre de la Concorde, il suffit de parcourir la délibération 2025 DDCT 152 relative aux subventions à 12 associations au titre de l'appel à projet "Ma citoyenneté, mes rêves et mes droits au Théâtre de la Concorde" . Prenons l’association EthnoArt qui intervient dans les collèges parisiens. Elle propose des ateliers mêlant ethnologie et art pour aborder des thèmes comme le racisme, le genre, l’écologie ou les migrations. Bien que ses intentions soient présentées comme strictement pédagogiques et sociales, plusieurs points appellent la critique. Son orientation idéologique : les ateliers portent une vision très engagée (anti-discrimination, féminisme, écologie, déconstruction des stéréotypes, etc.) qui manque de neutralité dans un cadre scolaire et n'est pas adaptée au jeune public ciblé. Son financement : l’association dépend fortement des subventions publiques, ce qui interroge sur sa pérennité et sur l’usage de fonds publics. L'évaluation de son impact : les indicateurs d’évaluation (assiduité, participation) ne permettent pas une évaluation rigoureuse de ces interventions… Le Théâtre de la Concorde doit être au contraire un lieu de culture et de débat , une scène ouverte, pas une caisse de résonance idéologique ! Je refuse que la dette de 10 milliards d’euros serve à payer une “Hidalgo Academy" déguisée en théâtre. Loger nos seniors : l'option Saint-Pétersbourg plus pertinente que le site de Constantinople Mon 1er vœu demandait à la Ville de Paris de soutenir la création d'un établissement pour personnes âgées dans le 8e arrondissement en transformant l'immeuble de l'ancien centre des impôts du n° 32 rue de Saint-Pétersbourg plutôt qu'en construisant un nouvel immeuble sur la parcelle des n° 25-27 rue de Constantinople. La Ville de Paris en général a besoin de créer des établissements pour personnes âgées afin de répondre à la diversité des besoins d'hébergement adapté induits par le rallongement de la vie et le vieillissement de la population. Le 8e arrondissement en particulier a besoin de créer de tels établissements adaptés pour les personnes âgées , du fait de sa population vieillissante et du coût élevé de son immobilier. Or, le projet en cours de créer des logements pour personnes âgées sur la parcelle en friche des n° 25-27 rue de Constantinople n'apparaît pas optimal après que le projet d'un groupe scolaire y a été abandonné en 2024 en raison du coût élevé de la dépollution du site, suite aux recommandations de l'Agence Régionale de Santé (ARS) d'Île-de-France. Le centre des impôts du n° 32 rue de Saint-Pétersbourg a définitivement fermé, ses Services des impôts des particuliers (SIP) et des entreprises (SIE) ayant été transférés dans d'autres centres. La transformation de l'immeuble du n° 32 rue de Saint-Pétersbourg en établissement pour personnes âgées présenterait au contraire de nombreux avantages par rapport à l'option de la construction d’un tel établissement au n° 25-27 rue de Constantinople : la réduction des délais de mise en service, l’évitement des coûts de construction, l’emplacement privilégié à proximité de la Place de Clichy et de nombreux transports en commun, sans oublier la valorisation par l’État de son patrimoine. De plus, la rue de Saint-Pétersbourg compte déjà de nombreux logements sociaux et les n° 3 et n° 20 sont aussi des emplacements réservés à cette fin par le nouveau Plan local d'urbanisme bioclimatique (PLUb). C'est pourquoi j'ai proposé que la Ville de Paris soutienne la création d'un établissement pour personnes âgées dans le 8e arrondissement en transformant l'immeuble de l'ancien centre des impôts du n° 32 rue de Saint-Pétersbourg plutôt qu'en construisant un nouvel immeuble sur la parcelle des n° 25-27 rue de Constantinople. La majorité d'arrondissement a voté contre mon vœu en prétendant qu'il ne serait pas possible de créer un EHPAD au n°32 rue de Saint-Pétersbourg car " la parcelle est trop petite pour construire un établissement de 6 000 m² ", superficie qui serait nécessaire pour construire un EHPAD qui devrait nécessairement comprendre un minimum de 100 places à Paris... Cet argument ne me paraît pas recevable . Certes, un projet d'EHPAD doit respecter l'ensemble des règles du PLU (hauteur, emprise au sol, espaces verts, etc.) et des normes spécifiques aux établissements médico-sociaux (taille minimale des chambres autour de 20 m², espaces de circulation larges pour fauteuils roulants, espaces de vie communs, cuisines, locaux techniques), ce qui nécessite de facto une certaine surface de terrain pour être réalisable. La Mairie de Paris encourage d'ailleurs les projets de grande surface, souvent à partir de 500 m² de surface de plancher. Mais la superficie de la parcelle du n°32 rue de Saint-Pétersbourg dépasse les 600 m² et il n'existe pas de superficie minimale pour l'ensemble du bâtiment dans la mesure où celle-ci dépend directement du nombre de lits que l'établissement est autorisé à accueillir et donc de la surface cumulée des chambres et des espaces communs nécessaires pour ce nombre de résidents... CQFD ! Avenue Beaucour : les riverains réclament des caméras de vidéoprotection Mon 2nd voeu visait à ce que la Préfecture de police de Paris installe une ou plusieurs caméra(s) de vidéoprotection pour sécuriser l'avenue Beaucour dans le 8e arrondissement. L'Association syndicale libre (ASL) de l'avenue Beaucour demande depuis 2017 d'y installer une ou plusieurs caméra(s) de vidéoprotection pour sécuriser cette voie privée ouverte à la circulation publique . Les riverains se plaignent en effet régulièrement d'un climat d'intranquillité et d'insécurité du fait d'attroupements sur la voie et d'intrusions dans les halls d'immeubles, avec notamment des activités de consommation d'alcool et de stupéfiants, de trafic de drogues et même de prostitution. L'avenue Beaucour connaît par ailleurs une fréquentation importante du fait des accès des habitants des 11 immeubles riverains, des usagers de la résidence autonomie, du club senior, du foyer pour jeunes travailleurs, de la bibliothèque municipale et du relais petite enfance, ainsi que des nombreux prestataires et fournisseurs. Les publics du relais petite enfance et de la résidence autonomie sont bien sûr tout particulièrement sensibles et vulnérables. La sécurité à Paris est une priorité absolue pour une majorité des Parisiens et l'installation de caméras de vidéoprotection est l'un des outils essentiels pour améliorer la dissuasion et la prévention de la délinquance dans la capitale. L'installation d'une ou plusieurs caméra(s) de vidéoprotection avenue Beaucour serait ainsi un signe fort de l'engagement des autorités en faveur de la sécurité des Parisiens et elle s'inscrirait aussi dans la logique du développement ciblé de la vidéoprotection recherché par le Plan de Vidéoprotection pour Paris (PVPP) géré par la Préfecture de Police en partenariat avec la Mairie de Paris. Enfin, le contrat de partenariat de 16 ans conclu en 2010 par la Préfecture de police de Paris avec la société IRIS PVPP doit être renouvelé l'année prochaine. C'est pourquoi j'ai proposé que la Préfecture de police de Paris installe dans les meilleurs délais une ou plusieurs caméra(s) de vidéoprotection pour sécuriser l'avenue Beaucour . La majorité d'arrondissement a voté contre mon vœu . En séance, elle a d'abord allégué que le Commissaire divisionnaire du 8e arrondissement ne considérerait pas prioritaire l'installation d'une caméra de vidéoprotection à cet endroit " au regard de la faiblesse des statistiques de délinquance ". Puis, dans sa communication écrite rendant compte du Conseil d'arrondissement, elle a invoqué que " le déploiement de caméras de vidéoprotection n'est possible que sur le domaine public municipal ". Qui dit vrai, la Maire du 8e qui s'exprime à l'oral en séance du Conseil d'arrondissement ou le chargé de communication qui rédige les newsletters de la Mairie ? En tout état de cause, la majorité d'arrondissement n'est manifestement pas déterminée à se mobiliser pour obtenir l'installation d'une caméra de vidéoprotection avenue Beaucour. Pour ma part, je remonterai prochainement au créneau . "Rue aux écoles" rue de Monceau : quelle réponse face aux inquiétudes des riverains ? Enfin, ma question orale adressée à la Maire du 8e arrondissement portait sur plusieurs projets de "rue aux écoles" et notamment celui de la rue de Monceau entre la rue de Courcelles et le boulevard Haussmann. Rappel de ma position sur les "rues aux écoles" . Contrairement à ce que prétend la Maire du 8e arrondissement, j'ai toujours été favorable au principe des "rues aux écoles" afin de sécuriser les cheminements piétons des élèves. En revanche, j'émets parfois des réserves sur les modalités de leur réalisation. Ces réserves permettent souvent d'améliorer le projet initialement envisagé, à l'instar du projet initial de "rue aux écoles" rue de la Bienfaisance qui a pu être amélioré grâce à notre mobilisation avec un collectif de riverains. A date, pour des motifs sécuritaires, environnementaux et de qualité de vie, 5 rues du 8e arrondissement ont déjà été aménagées en "rues aux écoles" (Bienfaisance, Florence, Moscou, Naples et Robert Estienne) et 3 doivent encore l'être (Baudry, Bucarest, Monceau). J'ai d'abord demandé à la Maire du 8e arrondissement de nous communiquer les calendriers prévisionnels mis à jour de ces 5 derniers projets . En l'état du projet, la "rue aux écoles" rue de Monceau entre la rue de Courcelles et le boulevard Haussmann, au droit de l'école polyvalente du 15 rue de Monceau, inquiète les riverains : le fonctionnement en double impasse des deux tronçons de la rue de Monceau de part et d'autre de la "rue aux écoles" risque d'être inconfortable, voire dangereux, avec de nombreuses manœuvres de retournement, tout particulièrement pour les livraisons quotidiennes et les déposes des taxis ; l'opération des barrières aux extrémités de la "rue aux écoles" risque d'être pénible, notamment pour les riverains qui doivent sortir du parking du 16 rue de Monceau, lequel est inclus dans cette "rue aux écoles" ; la suppression de la place de stationnement pour les personnes en situation de handicap au droit du 17-21 rue de Monceau risque d'être pénalisante, alors même que le secteur en compte déjà peu. En l'état du projet, ces conséquences indésirables que les riverains risquent de subir ne leur apparaissent pas strictement nécessaires, adaptées et proportionnées au besoin de sécurisation du cheminement des piétons invoqué pour la réalisation du projet. J'ai donc demandé à la Maire du 8e arrondissement quelles réponses elle entendait apporter à ces inquiétudes des riverains sur les conséquences du projet de "rue aux écoles" rue de Monceau entre la rue de Courcelles et le boulevard Haussmann ? Pour la majorité d'arrondissement, il n'y aurait aucune inquiétude à avoir : les manœuvres de retournement seraient effectuées sans difficulté ni danger ; les riverains devraient pouvoir sortir sans problème du parking du 16 rue de Monceau ; la place de stationnement pour personnes handicapées serait déplacée rue de Courcelles. Je suivrai attentivement les premiers mois de fonctionnement de cette rue aux écoles. Quant à la "rue aux écoles" rue du Rocher , que j'ai incidemment évoquée après avoir été interpellée à ce sujet le matin même de notre Conseil d'arrondissement par des riverains surpris des nouvelles modalités de fonctionnement du barriérage, la Maire du 8e arrondissement a reconnu que les affichages continuant d'inviter les habitants à se procurer une clef en Mairie pour opérer le cadenas de la barrière devaient être retirés dans les meilleurs délais par les services municipaux puisque ce dispositif n'était plus d'actualité... Je suivrai aussi très attentivement le fonctionnement quotidien de cette rue aux écoles.

  • Tribune | Film "Sacré-Cœur" : quand la laïcité déraille

    TRIBUNE - Pour Catherine LÉCUYER, la laïcité est de plus en plus dévoyée pour justifier la censure d’expressions culturelles à dimension religieuse, chrétienne notamment. L'élue du 8e arrondissement de Paris estime que cette dérive menace la liberté artistique et le pluralisme. La laïcité, pilier de la République française, est de plus en plus souvent détournée de son sens historique pour justifier des décisions de censure dans l'espace public. Loin d'être l'instrument de la liberté d'expression et de la garantie de la neutralité de l'État, elle est instrumentalisée pour opérer un effacement implicite du fait religieux, en particulier de la culture d'inspiration chrétienne, au mépris de l'esprit de la loi de 1905. La dérive d’un principe fondateur La loi du 9 décembre 1905, fondatrice de notre laïcité, garantit la liberté de conscience et assure la neutralité de l'État vis-à-vis des cultes. Elle impose à l'État de ne favoriser aucun culte, mais elle n'a jamais exigé l'invisibilisation ni l'éradication de l'expression culturelle ou artistique inspirée par une tradition spirituelle. Or, une dérive préoccupante s'installe. Des institutions publiques, pourtant tenues au respect de cette liberté fondamentale, semblent préférer la politique de l'effacement face à toute évocation religieuse. Le détournement de la loi de 1905 L'affaire du film "Sacré-Cœur" est emblématique de cette dérive. Refus d'affichage dans le métro parisien, déprogrammation initiale à Marseille... Il aura fallu l'intervention du juge des référés pour rétablir les droits de l'œuvre. Le message est pourtant simple : diffuser une œuvre culturelle présentant une dimension religieuse n'est pas un acte de prosélytisme et ne viole en rien la laïcité. Un film n'est pas un catéchisme ! Cette situation n'est pas isolée. Il y a dix ans, l'affiche du concert des Prêtres au profit des Chrétiens d’Orient avait déjà été censurée par la RATP sur la base d'un argumentaire similaire. Les faits changent, mais la logique de précaution excessive, voire de censure déguisée, demeure. La laïcité, censée être le bouclier de la liberté, est transformée en paravent commode pour masquer des choix politiques et culturels qui redoutent la polémique. La peur du religieux : un réflexe de censure culturelle En se transformant en État censeur au lieu de rester État neutre et garant des libertés, la République prend un risque majeur. Elle menace la liberté artistique : si l'évocation d'une tradition spirituelle, en l'occurrence le christianisme, suffit à déclencher un réflexe de censure, c'est la diversité culturelle elle-même qui est bridée. Qui osera encore produire ou financer des œuvres sur l'histoire spirituelle et culturelle de la France ? C'est un appauvrissement du débat public. Elle rompt aussi l'équilibre laïc : une laïcité qui s'applique de manière plus stricte à une expression religieuse qu'à d'autres devient une laïcité à géométrie variable. Elle ne protège plus toutes les convictions ; elle les discrimine. Cela fragilise la paix civile et le contrat républicain qu'elle prétend garantir. L'effacement du fait chrétien, constitutif de l'histoire et du patrimoine français, ne garantit pas la neutralité ; il institue un vide culturel dangereux. Retrouver l’esprit de la laïcité : protéger, pas effacer Il est urgent de rappeler l'essence de notre pacte laïc. La laïcité n'est pas l'outil de l'effacement, mais celui de l'équilibre. Elle ne doit pas interdire, mais arbitrer pour garantir la coexistence. Elle ne censure pas, elle protège la liberté d'expression de tous. Il est temps que les institutions publiques défendent la liberté face aux pressions militantes, plutôt que de choisir l'effacement par une interprétation réductrice et erronée de la laïcité. La liberté d'expression, y compris d'inspiration spirituelle, n'est pas négociable. C'est le prix à payer pour une République véritablement neutre et pluraliste. Hier, la laïcité permettait à l'État de se protéger vis-à-vis des religions. Aujourd'hui, elle doit à l'inverse permettre à ces dernières de se protéger du premier.

  • La double garde du patrimoine : fonder un National Trust, aux côtés de la Commission du Vieux Paris

    Les lavatories de la place de la Madeleine sont emblématiques du patrimoine "oublié" de la capitale qu'un "National Trust à la parisienne" pourrait contribuer à restaurer et entretenir. Le 8e arrondissement abrite un patrimoine architectural et urbain exceptionnel. Mais ce décor de prestige - hôtels particuliers, immeubles haussmanniens - est en réalité le théâtre d'un combat permanent pour préserver cet héritage contre la pression foncière, les chantiers de rénovation et le désengagement de la Mairie de Paris. La mobilisation constante de la Commission du Vieux Paris - dont le bilan d'activité 2024 est à l'ordre du jour du prochain Conseil de Paris de novembre - révèle la gravité de cette tension à l'échelle de toute la capitale. Le patrimoine parisien est en danger ! Face à cette menace et au manque de volonté politique actuel, je propose une solution de rupture : la création d'un National Trust , comme l'a proposé la Ministre de la Culture Rachida DATI , dont Paris serait le laboratoire. Aux côtés de la Commission du Vieux Paris, cet organisme pourrait disposer de la force de frappe nécessaire, financée par un partenariat public-privé, animée par la mobilisation citoyenne et une gestion pleinement participative. La Commission du Vieux Paris, gardienne des adresses patrimoniales Le rôle de la Commission du Vieux Paris au service du patrimoine de la capitale est crucial dans un arrondissement comme le 8e . Présidée par mon ami et ancien Maire du 1er arrondissement Jean-François LEGARET, la Commission examine et conseille la Maire de Paris sur les projets de construction, de modification ou de démolition qui mettent en jeu l'intégrité du patrimoine architectural et du tissu urbain. Une simple consultation du bilan d'activité de la Commission en 2024 et du tableau de suivi de ses résolutions confirme que les enjeux patrimoniaux sont omniprésents dans l'arrondissement . La Commission a été amenée à se prononcer sur des adresses prestigieuses ou discrètes, sur des artères majeures ou sur des voies plus résidentielles, toutes touchant à l'âme de leurs quartiers : les 2, 22 et 26 de l'avenue Montaigne ; le 27-33 avenue des Champs-Élysées ; le 59 boulevard Haussmann ; le 88 rue du Faubourg Saint-Honoré ; le 8 rue Murillo ; ou encore le 90 rue de Courcelles. L'étude du projet au 90 rue de Courcelles, par exemple, a concerné la démolition partielle d'un immeuble construit en 1879. Ces interventions, qu'elles soient acceptées ou modifiées, illustrent la menace qui pèse sur les bâtiments sans protection maximale (ni classés, ni inscrits), parfois victimes de l'appétit de densification... L'action de la Commission du Vieux Paris porte souvent ses fruits . Pour des adresses comme le 22 avenue Montaigne, le dialogue et les résolutions de la Commission ont permis de faire évoluer favorablement des projets initiaux qui menaçaient l'échelle ou l'esthétique des façades, assurant ainsi une meilleure intégration au paysage urbain. Un quart de siècle de fiascos : la gauche comptable de la dégradation Depuis 25 ans, la gauche a eu les mains libres à Paris. Son bilan patrimonial est un désastre. Des leviers puissants existent, mais ils ont été sciemment mis en sommeil ou détournés . Le Fonds pour Paris est mort-né : créé en 2015 pour mobiliser le mécénat privé, il est aujourd'hui une coquille vide. Comment exiger l'aide du privé quand on saborde l'outil pour la mobiliser ? Le Budget participatif est dévoyé : il finance des micro-interventions symboliques (réparation de grilles, nettoyage de fontaines, etc.) au lieu de restaurations structurantes. C'est l'alibi du petit entretien pour ne pas mener la politique du grand sauvetage, pourtant nécessaire. Les partenariats public-privé sont au point mort : au-delà des bâches publicitaires, dont le financement est le bienvenu, aucune systématisation pour associer durablement mécènes et citoyens. L'hypocrisie de l'exécutif municipal, qui parle patrimoine mais agit densification, est criante. Emmanuel GRÉGOIRE, longtemps Premier adjoint, ne peut évidemment s'exonérer de ce bilan catastrophique . Le Janus de la gauche parisienne - qui dénigre publiquement "Saccage Paris" mais présente un Manifeste pour une nouvelle esthétique parisienne afin de tenir compte des alertes lancées par le mouvement citoyen apparu au cours de la mandature… - est comptable de cette politique de désengagement, certainement pas la victime. L'heure n'est pas aux cris d'orfraie mais à la reddition des comptes ! Après un quart de siècle de socialo-communisme et en dépit de la mobilisation de la Commission du Vieux Paris, le diagnostic est sans appel : le patrimoine "oublié" de la capitale agonise en silence . Des hôtels particuliers restent à l'abandon, des églises de quartier continuent de se fissurer, des passages couverts se dégradent à grande vitesse. Le problème est moins un manque de moyens qu'une défaillance de volonté politique et l'échec d'outils existants... L'électrochoc du Louvre et l'urgence d'un "National Trust à la parisienne" Il ne faut jamais gâcher une crise ! C'est pourquoi je forme le vœu que le récent cambriolage du Louvre joue le rôle d'un "électrochoc" pour enfin ouvrir le débat sur le nécessaire renforcement de la défense du patrimoine à Paris . Comme l'a proposé la Ministre de la Culture Rachida DATI il y a déjà 1 an, nous devons nous inspirer du modèle britannique du National Trust (fondé en 1895), la plus grande organisation caritative de conservation du patrimoine au Royaume-Uni. Le National Trust for Places of Historic Interest or Natural Beauty (le National Trust) est la plus grande organisation caritative de conservation du patrimoine au Royaume-Uni. Fondée en 1895, son identité repose sur un double objectif : la préservation d'une part et l'accès public d'autre part. Sa mission centrale est de protéger durablement des lieux historiques et naturels en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord, englobant des manoirs, châteaux, jardins, monuments industriels et plus de 780 miles de côtes. Financé par les cotisations de ses millions de membres et les dons, son impact en fait l'un des plus grands propriétaires fonciers du pays, jouant un rôle essentiel dans l'entretien, l'ouverture et la valorisation du patrimoine national pour les générations futures. Inspiré du modèle britannique, un National Trust à la française pourrait être la solution pour mieux fédérer les énergies mobilisées par la défense du patrimoine. Paris devrait alors en être le laboratoire . La proposition d'un " National Trust  à la parisienne"  serait un acte de lucidité et de fierté nécessaire pour sauver l'héritage d'une capitale millénaire. Ce " National Trust à la parisienne" pourrait reposer sur quatre piliers concrets. Premier pilier, un financement mixte et pérenne : il s'agirait d'un fonds mélangeant subventions publiques, dons privés massifs et une partie des revenus touristiques, pour cibler le patrimoine "oublié" évoqué plus haut (églises de quartier, hôtels particuliers, passages couverts, etc.). Deuxième pilier, une gestion locale et participative : la restauration et l'entretien du patrimoine pourraient être confiés à des équipes de proximité, en lien direct avec les associations expertes et les arrondissements, pour une meilleure réactivité. Troisième pilier, la mobilisation citoyenne et le mécénat : des campagnes de mécénat participatif massives et des chantiers bénévoles pourraient être lancés pour impliquer les Parisiens et les entreprises, faisant ainsi du citoyen et du mécène le premier rempart contre la ruine qui menace. Quatrième et dernier pilier, la formation par l'action : des "chantiers-écoles" pourraient être créés en mobilisant les écoles d’art et les ateliers municipaux. Restaurer un monument deviendra ainsi l'occasion de former la prochaine génération d'artisans d'art. Le vol du Louvre doit être un déclic. La France a su se lever pour Notre-Dame. Paris doit désormais se mobiliser pour son patrimoine du quotidien ! La simple expertise, comme celle de la Commission du Vieux Paris, est nécessaire mais n'est plus suffisante. Un " National Trust à la parisienne" est désormais un impératif d'action pour préserver l'identité de la capitale. L'histoire jugera si nous avons sauvé Paris, ou si nous l'avons laissé sombrer dans l'oubli.

  • Pour que le 8e reste un arrondissement où il fait bon vivre en famille

    Plusieurs centaines de familles de l'arrondissement ont répondu au questionnaire en ligne que j'avais lancé à l'été "pour placer les familles au cœur de Paris et du 8e arrondissement" . L'analyse des réponses révèle un diagnostic sans appel : la dégradation de la qualité de vie dans le 8e complique, voire menace, la présence des familles dans l'arrondissement. Ce diagnostic est un signal d'alarme : la qualité de vie quotidienne des familles doit redevenir une priorité . Les répondants ne se sont pas contentés de poser un diagnostic lucide. Ils ont aussi formulé des propositions concrètes pour que le 8e reste un arrondissement où il fait bon vivre en famille et élever ses enfants. Je porterai certaines de ces propositions en Conseil d'arrondissement, en me concentrant sur les urgences. Rétablir la propreté et la sécurité : un espace public à l'abandon L'insatisfaction est massive . La saleté quotidienne et l'insécurité sont les principales préoccupations, pointant du doigt un abandon de l'espace public. Les faits : Saleté : plus de 80% des répondants jugent les rues "sales" ou "très sales" - déjections canines, poubelles éventrées, odeurs d'urine, présence de rats, etc. Délinquance : tentatives de cambriolage, voitures dégradées, squats, agressions, aggravées par une présence policière jugée insuffisante, surtout dans les quartiers résidentiels. Insécurité des enfants : plus de 55% des familles jugent la situation dans le 8e "peu sécurisée" ou "pas du tout sécurisée" pour leurs enfants. Les exigences concrètes : "Tolérance zéro" propreté : renforcer la fréquence du nettoiement (laveuses et balayage manuel), augmenter le nombre de poubelles et assurer une meilleure gestion des dépôts sauvages. Présence policière accrue : augmenter la visibilité des policiers municipaux et nationaux, intensifier les rondes régulières et les armer. Vidéoprotection et sanction : déployer davantage de caméras et appliquer systématiquement la "tolérance zéro" contre la délinquance et les incivilités, avec une sanction accrue. Urgence squats et nuisances : traiter les "squats" de la rue de Laborde et du square Marcel Pagnol, ainsi que les nuisances nocturnes de la rue de Ponthieu. Redonner la priorité aux piétons : sécuriser la rue La sécurité piétonne est devenue un facteur majeur d'insécurité générale . Malgré l'efficacité des "rues aux écoles", un tiers des répondants jugent toujours la sécurité à leurs abords "peu ou pas du tout sécurisée". Certaines nouvelles mobilisés posent problème. La cohabitation avec les vélos et trottinettes est vécue comme problématique : non-respect des feux et des passages piétons, circulation à contresens... Traverser la rue est devenu hasardeux, voire dangereux, pour les piétons, en particulier les enfants. Les exigences concrètes : Rétablir la suprématie du piéton : le piéton est l'usager le plus vulnérable de l'espace public ; sa priorité doit être rétablie. Verbalisation systématique : la Police municipale doit verbaliser systématiquement les infractions au Code de la route des deux-roues. Élargir les zones sécurisées : au-delà des "rues aux écoles", installer des barrières (pour forcer le "pied à terre") et des ralentisseurs. Aménagements : élargir les trottoirs, par exempel ceux des rues Jean Mermoz, Ponthieu et du Colisée, et agrandir les zones piétonnes. Évaluation : examiner le danger potentiel de la suppression des places de stationnement qui servaient de "zone tampon" pour la sécurité des enfants (ex. : rue de Saint-Pétersbourg). Améliorer la garde et le périscolaire : soutenir les parents Le déficit de l'offre de garde et la qualité du périscolaire sont des préoccupations essentielles . Près de 45% des répondants estiment l'offre de places en crèche "insuffisante" ou "très insuffisante". L'urgence de la petite enfance . Face à la pénurie structurelle de places, au manque d'assistantes maternelles (coût du foncier), nous devons agir : Soutenir le personnel de garde via le logement social . Installer un Relais Petite Enfance (RPE) de la Ville de Paris dans le 8e. Mettre en place des solutions de gardes ponctuelles ou flexibles. Créer un guichet unique de réservation / d'accès aux services de garde. La rénovation du temps périscolaire . L'offre est jugée "insuffisante" ou "très insuffisante" par la moitié des répondants. Le service est souvent perçu comme une simple "garderie". Aide aux devoirs qualifiée : transformer l'étude surveillée en mobilisant du personnel mieux formé et habilité pour une réelle aide aux devoirs. Collégiens : créer des lieux d'accueil et d'activités pour les préadolescents et collégiens (dès la 6e) afin de combler le "vide" du temps post-primaire et du nouvel emploi du temps "gruyère". Centres de loisirs : étendre les horaires et varier les activités (culture, sport, études à mi-temps) pour tous les âges. Créer des espaces verts et d'activités : un arrondissement sans souffle Plus de la moitié des familles estiment les espaces verts et aires de jeux "plutôt non" ou "pas du tout" adaptés à leurs besoins . Le 8e, seul arrondissement parisien à avoir plus d'espaces verts privés qu'en public, manque cruellement d'équipements pour tous les âges. Les exigences concrètes : Espace vert urgent : maintenir la proposition de créer un espace vert sur la parcelle en friche des 25-27 rue de Constantinople (quartier Europe), un "grand désert" selon les familles. Aménagement du parc Monceau : agrandir l'aire de jeux et renouveler son équipement. Nouveaux lieux de vie : créer une ludothèque avec animations, une salle de jeux d'hiver et des espaces (intérieurs / extérieurs) dédiés aux pré-ados et ados. Toilettes publiques : installer des toilettes publiques à proximité immédiate du square Marcel Pagnol. Agir pour le pouvoir d'achat et la proximité Le coût de la vie est un problème pour près de 9 répondants sur 10 . Réduire les coûts : Alléger le coût des activités parascolaires, revoir le tarif de la cantine et les tarifs municipaux (qui pénalisent les familles de 2 enfants). Stationnement : Forte attente sur l'allègement du coût du stationnement résidentiel, longue durée et pour les artisans. L'offre de commerces et services de proximité est jugée "insuffisante" ou "très insuffisante" par plus d'un tiers des répondants (manque de commerces de bouche de qualité : primeur, boucher, boulanger). Les familles réclament également l'ouverture des bibliothèques le samedi après-midi et le développement de ludothèques de qualité. * Vous pouvez compter sur mon énergie pour que la qualité de vie quotidienne des familles redevienne la priorité du 8e arrondissement. Je reste à votre entière écoute et disposition sur ces sujets.

  • Frais de représentation des élus : remettre la droiture au cœur de l'action municipale

    Après les révélations sur l'indécence des notes frais de certains élus parisiens, il est temps de restaurer l'éthique de la dépense publique et de la sobriété exemplaire. Les récentes révélations sur les frais de représentation engagés par la Maire de Paris et les Maires d'arrondissement dans l'exercice de leurs fonctions ont à nouveau mis en lumière la distance grandissante entre les dépenses publiques, même légales, et la morale publique . Alors que les contribuables parisiens se serrent la ceinture et que la plupart des élus locaux ne bénéficient pas de frais de représentation, dépenser - par exemple - des dizaines de milliers d'euros en frais vestimentaires en quelques années est une dérive coûteuse qui crée une vive polémique révélatrice d'un besoin urgent de rigueur morale et de transparence. Il est donc impératif d'engager une réforme constructive sur l'éthique de la dépense publique et la nécessité d'une sobriété exemplaire. Un détournement de la représentation Si la Mairie de Paris autorise bien les frais liés à l'apparence, justifiés par l'idée de la représentation, un système encadré mais souple peut mener à de graves dérives . Dans certains arrondissements, l'écart entre la légalité et la moralité est abyssal. La légalité ne doit plus servir d'alibi à l'indécence. La question essentielle est ici celle de l'éthique, du service et de la transparence de la dépense publique. Le faste d'une "Fashion Week permanente" est inacceptable quand, dans le même temps, les Parisiens font face à un quotidien moins glamour : écoles délabrées, propreté insuffisante, chaussée dégradée… L'argent doit d'abord servir aux priorités du service public. Quant au tardif plaidoyer pour la suppression de frais de représentation de la part des élus qui ont le plus abusé du système, il interroge sur leur sincérité et renforce la nécessité d'une réforme en profondeur. Un cadre financier strict et une vraie transparence L'indignation publique doit déboucher sur la fixation d'un nouveau cadre clair pour les principaux frais de représentation des élus locaux indispensables au bon exercice de leurs fonctions. Pour éviter que la représentation ne rime avec la gabegie des finances municipales et la défiance des contribuables, des mesures concrètes, responsables et constructives s'imposent. Une nomenclature précise des frais de représentation doit être enfin fixée, avec des plafonds de dépense et l'obligation de fournir des justificatifs clairs, détaillés et publics . Les dépenses doivent avoir un lien clair et direct avec la représentation officielle. L e rôle de la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France doit par ailleurs être renforcé . Elle doit se voir attribuer un pouvoir d'alerte publique en cas d'anomalies constatées, avec la possibilité de publier un avis préventif sur les dépenses de représentation excessives ou injustifiées. De même, la transparence ne doit pas être arrachée après une bataille acharnée d'associations citoyennes et de médias, mais assumée dès l'origine par les élus . La publication proactive et exhaustive de l'ensemble des dépenses de représentation des élus est un impératif démocratique. La Ville de Paris doit publier annuellement le montant des dépenses voté par le Conseil de Paris, le montant consommé et une ventilation par grandes catégories de dépenses. L'affaire des notes de frais est un puissant rappel à l'ordre . Les élus doivent être mesurés et faire preuve de transparence en respectant une hiérarchie claire des priorités : toujours le service public, jamais le confort personnel au frais du contribuable ! La véritable élégance réside dans une forme de sobriété exemplaire. Représenter dignement une ville comme Paris se fait en assurant aux Parisiens les services essentiels qu'ils sont en droit d'attendre. Le temps est venu de remettre la probité au cœur de l'action publique municipale ! Pour en savoir plus : "Frais de représentation des maires : rappel des règles", Maire Info (Association des Maires de France), 3 octobre 2025

  • STOP à la mascarade !

    Ces dernières années, à Paris, vos impôts ont explosé. Et pendant que vous vous serriez la ceinture, certains élus, eux, jetaient l'argent par les fenêtres . Pas pour réparer une école. Pas pour une route. Non. Pour leur garde-robe personnelle. Au cœur de ce scandale vestimentaire ? Anne HIDALGO, bien sûr , mais aussi la Maire du 8e arrondissement de Paris . Elle s'appelle Jeanne d'HAUTESERRE. Et le chiffre est vertigineux : elle a englouti plus de 35 000 € de vêtements en à peine quatre ans. Un calcul simple révèle l'ampleur du désastre : c'est un budget potentiel de plus de 100 000 € sur ses 12 ans de mandat ! C'est une "Fashion Week permanente"... aux frais du contribuable parisien ! C'est légal ? Peut-être. Mais c'est surtout moralement indécent ! Regardez l'état de notre ville : les écoles sont délabrées, la propreté est un combat de chaque jour, nos routes se dégradent. C'est ça, le quotidien des Parisiens. Et quelle est la réponse de la Maire du 8e face à cette réalité ? Elle est d'une désinvolture insoutenable . Sur une chaîne de télévision, elle a osé remercier les contribuables de lui permettre, je la cite, " d'être bien sapée " ! Suite à l'indignation générale, acculée, elle propose de rembourser les 35 000 € dépensés depuis 2020. Il n'est jamais trop tard pour retourner sa veste… Mais qui est dupe ? Ce n'est pas une résolution. C'est un simple "aveu" de "culpabilité" ! Si elle est "coupable" des 35 000 €, elle doit alors rembourser l'intégralité ! Qu'elle rembourse aussi les dizaines de milliers d'euros dépensés entre 2014 et 2020 ! L'argent des Parisiens doit servir exclusivement aux priorités du service public. Nous disons : STOP à la mascarade ! Nous exigeons une réforme immédiate et en profondeur des notes de frais des élus. Sobriété exemplaire. Service public d'abord. Jamais le confort personnel. Il est temps de remettre la probité au cœur de l'action municipale. Il est temps que la Maire du 8e arrondissement rende des comptes !

  • L'essentiel du Conseil de Paris d'octobre 2025 - en moins de 5 minutes

    Finances en berne, failles dans les services publics, propositions concrètes pour l'avenir de la capitale... retrouvez ci-après l'essentiel du Conseil de Paris qui s'est tenu du 7 au 10 octobre . Finances de la Ville : la dette explose, les Parisiens trinquent ! Un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) d’Île-de-France de septembre 2025 sur la situation financière de la Ville de Paris sonne une nouvelle fois l’alarme : la dette de la Ville a atteint 9,4 milliards € fin 2024, soit une hausse de... 156 % depuis 2013 ! En dépit d'une hausse de 51,8% de la fiscalité en 2023, la majorité municipale a ainsi enclenché le " turbo-endettement " - pour reprendre le bon mot de l'élu du 16e arrondissement David ALPHAND - et complètement perdu le contrôle du dérapage de ses dépenses. Afin de retrouver une trajectoire financière soutenable, le groupe Changer Paris a proposé un contre-budget visant 300 millions € d'économies annuelles . De son côté, la CRC recommande un "plan pluriannuel d'investissement". Périphérique à 50 km/h : plus de pollution et plus d'embouteillages ! Bis repetita placent : un autre rapport de la CRC d'Île-de-France , également de septembre, critique très sévèrement la gestion du périphérique par la Ville de Paris . Les magistrats financiers dénoncent pèle-mêle, outre la mauvaise gestion, un entretien tardif et inefficace ainsi qu'un manque de coordination entre les acteurs. Depuis l'engagement en 2022 de la baisse de la vitesse à 50 km/h et de la suppression d’une voie de circulation, transformations auxquelles 90% des usagers s'étaient pourtant opposés, les embouteillages ont augmenté de 35% le matin et de 43% le soir . Pour réconcilier les impératifs de mobilité des usagers et de tranquillité des riverains, la droite a préconisé une régulation dynamique de la vitesse, en fonction des horaires et du trafic, et l'installation d'enrobés phoniques pour réduire le bruit résiduel. Services périscolaires : l'urgence d'enquêter Suite aux révélations sur des animateurs mis en examen, le groupe Changer Paris a dénoncé des failles graves dans les procédures de contrôle et de recrutement . Il a demandé que la Maire de Paris saisisse l’Inspection générale pour une enquête administrative sur tout le dispositif et mette en place un accompagnement psychologique pour les enfants, familles et agents concernés. Notes de frais de la Maire de Paris : le doute persiste Indépendamment de la question essentielle de la légalité et de la moralité, sur laquelle je me suis déjà exprimée pour la Maire de Paris comme pour la Maire du 8e arrondissement , l'opposition a vivement critiqué le manque de transparence d'Anne HIDALGO sur ses notes de frais, publiées après... quatre ans et de nombreux recours judiciaires ! Si le montant total des dépenses d'Anne HIDALGO respecte les plafonds (84 260 €), certains tickets de caisse n'en soulèvent pas moins des questions sur la confusion entre dépenses publiques et confort privé . Oui à l'IA pour le service concret et quotidien des Parisiens L'IA doit être utilisée pour rendre des services concrets et quotidiens aux Parisiens . C'est une évidence, mais ça va mieux en le disant ! C'est ce qu'ont fait plusieurs élus de droite en proposant qu'elle le soit : Pour la voirie : équiper les véhicules municipaux de dispositifs d’IA pour détecter automatiquement fissures et nids-de-poule, et mieux anticiper l'entretien. Pour les bâtiments : généraliser l’automatisation du suivi énergétique des 3 600 bâtiments municipaux, avec un objectif d'au moins 20 millions € d’économies annuelles. Pour la propreté et les dépôts sauvages : déployer une plateforme d’IA pour optimiser les collectes et utiliser la vidéo-verbalisation afin de repérer et de sanctionner automatiquement les contrevenants aux dépôts sauvages. Pour la fluidité du trafic : intégrer l’IA au système "SURF 4" pour optimiser la régulation des feux tricolores selon les flux réels de bus et les données GPS, afin de réduire l'attente et diminuer les émissions de CO₂. 48 millions € pour 23 logements : est-ce cela l'efficacité sociale ? Dans la même veine que mes nombreuses interventions sur ce dossier emblématique , l'élu du 13e arrondissement Jean-Baptiste OLIVIER a qualifié de " gestion communiste du logement " le coût - 48 millions € - de la transformation du 37 avenue George V en 23 logements sociaux. L'opposition de droite a donc demandé un audit indépendant et public des opérations de logement social depuis 2014 pour évaluer le coût réel et l'impact sur l'endettement. Pour garantir la transparence, elle a exigé la publication en open data des prix d’acquisition, des travaux et des aides mobilisées . Des soignants empêchés d'exercer : l'urgence médicale n'attend pas ! Dans ce qui s'apparente à un mea culpa , discret mais évident, un vœu a été adopté par la majorité municipale pour autoriser, à titre expérimental, l’accès des couloirs de bus aux médecins, infirmiers et kinésithérapeutes du 19ᵉ arrondissement en mission de soins à domicile. La droite a logiquement rappelé l’inaction persistante de la majorité face aux difficultés de circulation des soignants , alertée par une enquête de septembre 2024 de l'Union régionale des professionnels de santé (URPS) qui révèle que plus d’un tiers des médecins libéraux d’Île-de-France envisagent de cesser les visites à domicile, notamment en raison des difficultés de circulation et de stationnement. Neutralité et pluralisme en danger au Théâtre de la Concorde Comme je l'avais fait en Conseil d'arrondissement , les élus de droite ont dénoncé le partenariat entre le Théâtre de la Concorde (rénové par la Ville pour 30 millions € en 2024) et la Fondation Jean Jaurès , un think tank proche du PS. Ils ont voté contre, l'élue du 15e arrondissement Inès de RAGUENEL qualifiant ce partenariat de " propagande socialiste financée par les Parisiens " et pointant un risque de manque de neutralité et de pluralisme à l'approche des municipales de 2026... Plus de liberté pour les chiens, plus de propreté pour Paris ! Je me félicite que des élus de droite aient proposé d'étendre l’expérimentation canine du parc Monceau . Pour mémoire, j'ai été la première élue de l'arrondissement à proposer l'aménagement d'un espace canin pour un 8e plus accueillant pour les propriétaires de chiens et plus sûr et tranquille pour les usagers des espaces verts. L'objectif est de permettre aux chiens d’être détachés dans des espaces verts encadrés dans tous les arrondissements, afin d'assurer sécurité, propreté et bien-être animal. Il faudra probablement aller plus loin , en créant un espace canin dans le 8e arrondissement, clôturé, spacieux et équipé de jeux. Mais nous avançons sur la bonne voie. Mettre les sans-abris à l'abri, sans mettre le sport à la rue L'opposition de droite a enfin critiqué les réquisitions répétées de gymnases pour accueillir des personnes en précarité . Dans le 8e arrondissement, ce fut par exemple encore le cas du gymnase Roquépine au début de l'été. Outre le manque de concertation avec les élus d'arrondissement, ces réquisitions perturbent gravement la pratique des élèves et des sportifs , et engendrent généralement des coûts de dégradation importants.

  • Sursaut ou déclin ? Sauvons Paris de la faillite !

    La gestion municipale est à la dérive. Le rapport au vitriol de la Chambre régionale des comptes (CRC) d’Île-de-France confirme sans détour ce que je dénonce depuis longtemps : une dette abyssale de 9,3 Mds €, des dépenses incontrôlées et une fuite en avant fiscale qui étrangle les Parisiens. L'heure n'est plus au déni, mais à un sursaut de rigueur. Il faut sauver notre capitale du déclin ! Dette, déficit et déni, le triple KO de la majorité La dette a augmenté de près de 20 % en trois ans. Cet endettement historique est le résultat d'un mélange explosif : dépenses inconsidérées, paris risqués sur l'immobilier et déni de réalité face à la chute des recettes . La majorité municipale a voulu financer ses ambitions via les transactions immobilières. L'effondrement du marché immobilier a créé un trou - évident nonobstant les dissimulations - de 120 M€ dans les comptes 2024. Quelle réponse face à ce pari perdu ? Taxer davantage ! Au lieu d'anticiper, la mairie réagit dans l'urgence en relevant les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) de 0,5 point pour espérer glaner 300 M€ supplémentaires en 2025. C'est une stratégie d'apprenti sorcier qui pénalise ceux-là mêmes qui font vivre la ville : propriétaires, accédants et investisseurs. Pire, notre capacité de désendettement s'est effondrée, atteignant plus de 32 ans en 2024 ! Plutôt que de faire preuve de courage politique en réformant, la majorité a choisi de sanctuariser les dépenses, quitte à creuser le déficit . La CRC relève que l’épargne brute se dégrade fortement, passant de 760 M€ en 2023 à seulement 268 M€ en 2024. Cette chute spectaculaire s'explique par la hausse des dépenses qui a effacé les effets de l’augmentation de la fiscalité. L'épargne ne couvre plus les investissements. L'addition salée de l'obésité administrative et fiscale Où va l’argent ? Subventions Clientélistes : des millions d’euros sont versés à des associations dont l’utilité est trop souvent questionnable. Dépenses de fonctionnement supérieures à l'inflation : les charges à caractère général ont augmenté de plus de 29% entre 2021 et 2024 ! Effectifs de cabinet pléthoriques : la Ville de Paris compte 145 collaborateurs au cabinet de la Maire et de ses adjoints, 208 dans les mairies d'arrondissement. Si l’on appliquait les règles de droit commun, ce chiffre serait respectivement de 45 et moins de 90. Paris ne peut se payer le luxe d'une administration politique aussi obèse ! Après avoir augmenté la taxe foncière en 2023, la majorité s'apprête à faire payer les propriétaires une fois de plus via les DMTO. Cette politique de matraquage fiscal transforme les Parisiens en "vaches à lait" et menace directement l’équilibre de notre ville. Les classes moyennes, déjà étranglées par le coût de la vie, sont les premières victimes. En augmentant les charges des propriétaires-bailleurs, la Mairie prend le risque d’aggraver la crise du logement avec une hausse des loyers ou le départ des propriétaires du marché locatif. Le résultat de cette fiscalité punitive est cousu de fil blanc… L'illusion des économies et l'urgence de la bonne gestion Pendant ce temps, la majorité prétend réaliser des économies. Mensonge ! Les effectifs restent pléthoriques et les grands projets sont maintenus. La fusion des services redondants, la digitalisation de l’administration ou la monétisation des 19 Mds € d’actifs immobiliers (écoles, bureaux, logements vacants) sont ignorées . On préfère taxer plutôt que bien gérer. La situation financière de Paris est dégradée et le rétablissement d'une trajectoire soutenable passe par une double approche : la restauration de l'épargne brute et la maîtrise de la dépense. La Ville a déjà épuisé la plupart de ses marges de manœuvre en recettes, notamment le levier fiscal. La CRC nous le rappelle : il faut désormais maîtriser la dynamique des dépenses de gestion pour restaurer un niveau d'épargne suffisant . L'absence de stratégie financière à long terme, faute d'un plan pluriannuel d'investissement (PPI), est une négligence criante. Le maintien de l'endettement à un niveau soutenable est désormais un enjeu de première importance. Paris mérite mieux qu’une gestion clientéliste et une fiscalité confiscatoire. Nous n'y sommes pas condamnés ! L'année 2026 sera l'année du choix pour les Parisiens, celui du "stop ou encore" . Nous devons choisir l'audace de la rigueur et de la bonne gestion pour que Paris retrouve l’éclat de sa capitale.

  • Conseil du 8e arrondissement du 17 juin 2025 : je vous rends compte

    Nous avons tenu mardi 17 juin 2025 notre 35e Conseil du 8e arrondissement de la mandature . Vous trouverez ici l'ordre du jour de la séance, ici un compte rendu intégral et ci-dessous un compte rendu synthétique de mes principales interventions. J'ai défendu deux vœux, posé une question orale et concentré mes principales interventions sur les dossiers que je considère être prioritaires pour les habitants du 8e et pour l'arrondissement. Sommaire Le fabuleux legs de Marie-Amélie DAOÛT Nouveau PLU : le "pastillage" a bien créé une insécurité juridique dévalorisante et inutile Occupation de la place de la Concorde : ne prenons pas de mauvaises habitudes ! Les associations n'ont pas à intervenir massivement sur le temps périscolaire Subventions aux associations : il faut les encadrer, les baisser, voire les supprimer Oui au VAE en free floating mais il faut mettre un terme à la guerre de tous contre tous sur l'espace public Violences urbaines récurrentes dans le quartier des Champs-Élysées : restaurons l'ordre public ! Faciliter la mobilité piétonne des Parisiens à mobilité contrainte ou réduite Il est temps de rénover les kiosques du marché aux fleurs de la place de la Madeleine Le fabuleux legs de Marie-Amélie DAOÛT La délibération 2025 DAC 436 concernait l'apposition, sur l'église de la Madeleine, d'une plaque commémorative en hommage à Marie-Amélie DAOÛT , laquelle a consenti dans son testament du 20 février 1974 un legs universel de 5,3 millions d'euros à la Ville de Paris pour que cette dernière l'utilise - exclusivement - en faveur de l'église de la Madeleine, dont elle est propriétaire. Pour la petite histoire, Marie-Amélie DAOÛT était la femme du garde du corps du Général de GAULLE et c'est à l'église de la Madeleine qu'elle retrouva son mari pendant 20 ans, pour des rendez-vous romantiques, lorsqu'il n'était pas en déplacement . Ce don historique pour la Ville de Paris représente plus du quart des 20 millions d'euros nécessaires à la restauration des façades Nord et latérales de l'église de la Madeleine , lesquelles ont subi des désordres structurels et l'encrassement des sculptures par la pollution. Il pourra également servir à la restauration des décors intérieurs, y compris les peintures. J'ai bien sûr voté pour ce projet de délibération . Le don de 5,3 millions d'euros de Marie-Amélie DAOÛT représente plus du quart des 20 millions d'euros nécessaires à la restauration des façades Nord et latérales de l'église de la Madeleine. Nouveau PLU : le "pastillage" a bien créé une insécurité juridique dévalorisante et inutile La Mairie de Paris n'a pas les moyens de sa politique du "pastillage". Elle a créé une insécurité juridique coûteuse et inutile. Ma deuxième intervention, sur la délibération 2025 DU 101 , a profité de la renonciation par la Ville de Paris à acquérir des biens - y compris dans le 8e arrondissement - faisant l'objet d'un droit de délaissement pour revenir sur l'erreur du "pastillage" dans le nouveau Plan local d'urbanisme (PLU) adopté en novembre 2024 . Cette délibération validait rétrospectivement l'un des arguments que j'avais allégués pour voter "contre" le nouveau Plan local d'urbanisme bioclimatique (PLUb) : en réservant des centaines d'emplacements de bureaux ou d'habitations dans Paris sur lesquels elle impose des servitudes d'urbanisme pour la réalisation de logements sociaux à l'occasion d'opérations immobilières, la Mairie de Paris a créé une insécurité juridique dévalorisante et inutile . Une insécurité juridique dévalorisante puisqu'elle déprécie ipso facto les parcelles "pastillées". Et une insécurité juridique inutile puisqu'une infime minorité seulement des prescriptions d'urbanisme pourra être réalisée compte tenu de leur coût potentiel pour les finances municipales. Pour mémoire, seuls 130 des 416 emplacements pastillés dans le précédent PLU de 2006 avaient finalement permis de réaliser des logements sociaux. Autrement dit, la Mairie de Paris n'a pas les moyens de sa politique du "pastillage" ! Dans le cas d'espèce, après que les propriétaires de plusieurs biens "pastillés" ont exercé leur droit de délaissement prévu par l'article L.152-2 du code de l'urbanisme , exigeant de la Mairie de Paris qu'elle procède à leur acquisition, cette dernière a dû renoncer à les acquérir faute de moyens ou, comme elle le formule plus pudiquement, en raison de " l'absence d'équilibre financier " des opérations . La question qui se pose est alors : pourquoi avoir pastillé une parcelle sur laquelle aucune opération ne peut être équilibrée financièrement ? Je me suis félicitée que 2 des biens que la Mairie de Paris renonce à acquérir se situent dans le 8e arrondissement , au 21 place de la Madeleine et au 21 rue de la Boétie. J'ai renouvelé mon opposition de principe à ce fameux "pastillage". Ces servitudes portent directement atteinte au droit fondamental de propriété . Je les ai toujours dénoncées sur le fond pour leur incohérence et sur la forme pour leur arbitraire. Sur le fond, la Mairie de Paris dévalorise les immeubles, dissuade les rénovations nécessaires et oriente la transformation du marché de bureau vers l'hôtellerie. Sur la forme, elle a pastillé à l'aveugle et dans l'opacité, puis elle n'a jamais daigné en informer les propriétaires d'immeubles grevés d'une servitude. Compte tenu de ce qui précède, j'ai voté "pour" cette délibération qui valide la justesse des arguments que j'avais développés de longue date contre le PLUb. Occupation de la place de la Concorde : ne prenons pas de mauvaises habitudes ! Le réaménagement de la place de la Concorde n'a pas encore commencé que la plus grande place de Paris fait déjà l'objet d'une importante occupation événementielle commerciale... La "charte" annoncée devrait donc être appliquée dès maintenant. La délibération 2025 DAE 158 avait pour objet une convention de partenariat pour le Salon d'art contemporain et de design et le Salon d'Automne sur la place de la Concorde du mercredi 22 octobre au dimanche 2 novembre 2025. Le réaménagement de la place de la Concorde n'a pas encore commencé que la plus grande place de Paris fait déjà l'objet d'une trop importante occupation événementielle commerciale : après la fan zone Roland-Garros pendant 2 semaines au printemps, ce sera le Salon d'art contemporain et de design et le Salon d'Automne pendant 3 semaines en octobre et novembre. Certes, cet événement est de qualité. Mais depuis l'origine du projet de réaménagement de la place royale, je plaide pour l'interdiction des occupations événementielles commerciales de la place , de sorte de n'y autoriser que des occupations non commerciales et d'intérêt national. Bien sûr, certains événements populaires ont une vocation durable à être organisés sur la place de la Concorde. Je pense d'abord au Défilé militaire du 14 Juillet et au passage de l'arrivée du Tour de France. D'autres événements sportifs commerciaux ne font aussi que passer par la place. En revanche, je conteste l'occupation événementielle et commerciale de la place de la Concorde par des défilés de mode, des zones d'animations sportives ou certains salons professionnels . Au cours de l'un des Conseils de quartier du printemps, il avait été annoncé qu'une "charte" pour le bon usage de la place et le bon entretien de ses pelouses serait élaborée dans le cadre du réaménagement de la place. Les travaux de la place ne devant démarrer qu'en 2027, cette charte devrait être élaborée et appliquée immédiatement de sorte que l'intervalle des années 2025, 2026 et 2027 ne perpétue pas la sur-occupation événementielle de la place que nous avons déplorée ces dernières années . Je me suis abstenue sur ce projet de délibération. La majorité d'arrondissement a voté pour. Les associations n'ont pas à intervenir massivement sur le temps périscolaire L'aménagement des rythmes éducatifs et l'organisation du temps périscolaire ne manqueront pas d'être des enjeux du débat politique parisien des prochains mois. Le projet de délibération 2025 DASCO 14 avait pour objet de subventionner des projets d'animation au titre des temps d'activités périscolaires . J'ai une nouvelle fois dénoncé le fait que des associations interviennent sur le temps périscolaire . Je regrette que la Ville de Paris ne se donne pas les moyens d'organiser autrement ce temps périscolaire et se retrouve ainsi dans l'obligation de le sous-traiter de façon aussi massive. Comme nous le savons tous, c'est dans les écoles que l'activité des associations est la plus sensible et la plus difficile à évaluer. De plus, sur la forme et par principe, je suis défavorable à la pratique du vote groupé des subventions aux associations ou structures , une pratique qui contribue au dévoiement du système municipal de subventionnement. Cette procédure oblige en effet les élus à se prononcer par un seul vote sur une délibération qui concerne plusieurs dizaines de subventions à plusieurs dizaines d'associations ou de structures. Ce faisant, nous, élus, nous retrouvons parfois contraints d'approuver de mauvaises subventions à de mauvaises associations ou structures pour ne pas en rejeter de bonnes. Mieux vaudrait procéder à des votes séparés, association par association, structure par structure, subvention par subvention, qui seraient préférables pour la transparence de nos débats dès lors que la bonne gestion des deniers publics est en jeu, a fortiori dans les circonstances que nous connaissons à Paris de finances municipales très dégradées. C'est pourquoi je me suis abstenue sur ce projet de délibération. Subventions aux associations : il faut les encadrer, les baisser, voire les supprimer Chaque année depuis 10 ans, environ 270 millions d'euros de subventions sont en effet accordés aux associations. J'ai profité de la délibération 2025 DGRI 9 , qui concernait des subventions à des associations dans le cadre de l'action internationale de la Ville de Paris, pour rappeler ma position de principe sur les subventions aux associations . Face à la dégradation accélérée des finances de la Ville de Paris , il nous incombe, à nous élus responsables, de diminuer les dépenses de fonctionnement et d'investissement. Et l'antidote doit être puissant et rapide. Un gisement d'économies réside dans la baisse et l'encadrement des subventions aux associations . Chaque année depuis 10 ans, environ 270 millions d'euros de subventions sont en effet accordés aux associations. Or, certaines subventions sont très éloignées des besoins quotidiens de Paris et des Parisiens. C'est tout particulièrement le cas dans le domaine de la coopération décentralisée et de l'action internationale de la Ville de Paris , dont le périmètre n'est ni clair ni évident, comme l'avait déjà relevé la Chambre régionale des comptes dans un rapport de 2019. Quelques exemples de subventions aux associations très éloignées des besoins quotidiens de Paris et des Parisiens. C'est pourquoi il faut supprimer les subventions aux associations dont l'objet est sans rapport direct avec l'intérêt général de Paris et des Parisiens , réduire - voire interrompre - les subventions aux associations dont l'action est manifestement militante et / ou politique, et enfin renforcer la transparence et le contrôle de la bonne utilisation par les associations des crédits budgétaires qui leur sont alloués. Compte tenu de cette position de principe, je me suis abstenue sur la proposition de délibération . Oui au VAE en free floating mais il faut mettre un terme à la guerre de tous contre tous sur l'espace public En dépit du "Plan piéton" et du "Code de la rue", la "guerre de tous contre tous" continue de sévir sur l'espace public parisien. Le projet de délibération 2025 DVD 49 avait pour objet la signature d'une convention avec 3 opérateurs pour l'exploitation de vélos à assistance électrique (VAE) en libre-service sans station d'attache . En l'occurrence, il s'agit des opérateurs Lime, Dott et Voi qui pourront exploiter chacun entre 3 000 et 6 000 vélos, avec la possibilité d'atteindre 7 500 vélos entre mai et septembre. Certes, les Parisiens ont subi les expérimentations municipales des vélos en free floating dans les années 2015 et des trottinettes en free floating dans les années 2020 . Avec le résultat que nous savons : mal préparée, cette politique des mobilités individuelles en free floating avait provoqué l'anarchie sur les trottoirs de la capitale. Ces derniers avaient cessé d'être des refuges pour les piétons car des vélos et des trottinettes y circulaient et y étaient même abandonnés… Au point que les trottinettes électriques en libre-service ont finalement été retirées au printemps 2023 . Mais des progrès significatifs ont été faits depuis dans le domaine du free floating et je suis très favorable au développement du vélo , classique ou à assistance électrique en libre-service. Or des flottes de vélo supplémentaires sont nécessaires afin de répondre à la demande croissante pour la pratique du vélo à Paris, l'offre Vélib' ne suffisant pas. Pour autant, en dépit du "Plan piéton" et du "Code de la rue", la "guerre de tous contre tous" continue de sévir sur l'espace public parisien au terme de deux mandatures de politiques dogmatiques et sectaires autophobes et cyclolâtres, dont les victimes collatérales auront été les piétons et les usagers des autobus. La Ville de Paris ne prend toujours pas l'initiative de campagnes de sensibilisation des usagers au respect du Code de la route. Et le législateur n'a pas encore rendu obligatoires l'immatriculation des vélos et le port du casque. Dans ces conditions, je me suis abstenue sur ce projet de délibération . La majorité d'arrondissement a, elle, voté pour. Violences urbaines récurrentes dans le quartier des Champs-Élysées : restaurons l'ordre public ! Le bilan sécuritaire du 31 mai 2025 est particulièrement lourd : 4 commerces pillés, une vingtaine de magasins vandalisés, 570 interpellations, un policier gravement blessé. Mon premier vœu avait pour objet que la Préfecture de police et la Ville de Paris mettent un terme aux violences urbaines récurrentes dans le secteur des Champs-Élysées . Nous l'avons tous déploré : le dispositif sécuritaire déployé à l’occasion de la finale de la Ligue des Champions le 31 mai dernier a échoué à maintenir l’ordre public . Le Préfet de Police de Paris, Laurent NUÑEZ, a lui-même utilisé le mot " échec ". De nombreuses violences, atteintes aux biens, agressions de policiers, actes de pillage et de vandalisme ont en effet été commis par des bandes organisées et des jeunes délinquants, notamment sur l’avenue des Champs-Élysées, rue La Boétie, avenue George V, et dans plusieurs autres quartiers de la capitale. Le bilan sécuritaire est particulièrement lourd : 4 commerces pillés, une vingtaine de magasins vandalisés, 570 interpellations, un policier gravement blessé. La fête a bel et bien été gâchée ! Les riverains et commerçants du 8ᵉ arrondissement ont à nouveau subi de lourds préjudices : atteintes à la liberté de circulation, pertes économiques, dégradations matérielles, sentiment d’abandon, baisse d’attractivité du quartier et, plus largement, de l'arrondissement. La sécurité et la tranquillité publiques étant des libertés fondamentales, au même titre que la liberté de se rassembler, je crois qu’il est temps de rééquilibrer ces libertés au bénéfice de la majorité silencieuse des citoyens qui aspirent à l’ordre et à la paix civile . La banalisation de la violence révèle une crise plus profonde - qui ne relève pas directement de la compétence de la Préfecture de police et de la Ville de Paris : celle d’un affaiblissement de l’autorité républicaine, d’un effacement des repères communs, et d’un recul du civisme dans certains segments de la jeunesse, en rupture avec l’école, la loi, et parfois avec l’idée même de citoyenneté. Dans de nombreux pays occidentaux (Suède, États-Unis, Royaume-Uni), des politiques de sécurité intérieure fondées sur la fermeté, la lisibilité de la réponse pénale et l’unité d’action entre police, justice et société civile, ont permis de restaurer l’ordre sans renoncer en quoi que ce soit à l'État de droit. La jeunesse délinquante doit rencontrer une “butée” dès son premier passage à l’acte . Cela suppose une justice plus rapide, des sanctions immédiates et une pédagogie de la responsabilité appuyée sur des structures éducatives renforcées : internats éducatifs, encadrement civique, services de redressement républicain, etc. Bien sûr, la réponse à cette situation ne saurait être exclusivement sécuritaire. Elle doit s’inscrire dans une politique globale de restauration de l’autorité, dans les différentes institutions scolaires, judiciaires, familiales et régaliennes . C'est pourquoi j'ai proposé au Conseil du 8e arrondissement : Que la Préfecture de police de Paris : améliore l’information préalable des riverains lors de grands événements et garantisse effectivement leur liberté d’aller et venir depuis leur domicile ; adapte sa stratégie de maintien de l’ordre en durcissant la prévention des troubles graves : interdiction des rassemblements à haut risque, usage renforcé de la répression immédiate en cas de troubles, mobilisation accrue des effectifs en amont ; prenne au besoin des arrêtés préfectoraux pour fermer temporairement les transports en commun, restreindre l’accès aux secteurs sensibles, instaurer un couvre-feu pour les mineurs ; systématise l’usage des produits marquants codés pour identifier les fauteurs de troubles et faciliter leur interpellation ultérieure ; Que la Ville de Paris : densifie le réseau de caméras de vidéoprotection dans les zones particulièrement exposées ; autorise, dans le respect des exigences constitutionnelles, l’expérimentation de technologies d’analyse intelligente des images (y compris la reconnaissance faciale dans les conditions strictes prévues par le législateur) ; soutienne les commerçants situés dans les périmètres à risque en facilitant l’usage de dispositifs de marquage codé et de sécurisation renforcée ; engage avec les parlementaires parisiens un travail législatif visant : à durcir les sanctions contre les auteurs de violences en réunion lors de rassemblements publics ; à renforcer le cadre d’action juridique des forces de l’ordre, notamment en matière de fouilles préventives, d’interpellation immédiate et de rétention administrative. Faciliter la mobilité piétonne des Parisiens à mobilité contrainte ou réduite Rien ne saurait justifier une privation de "droit à la ville" pour les publics à mobilité contrainte ou réduite. Mon second vœu visait à que la Ville de Paris densifie le maillage du 8ème arrondissement en mobilier urbain de repos adapté afin de favoriser la mobilité piétonne des publics à mobilité contrainte ou réduite , notamment les aînés. La mobilité piétonne des personnes âgées, de plus en plus nombreuses dans Paris, mais aussi et plus largement celle de toutes les personnes à mobilité contrainte ou réduite - personnes en situation de handicap, femmes enceintes, parents accompagnés d’enfants en bas âge ou encore personnes souffrant de pathologies chroniques - est un enjeu majeur de société pour la capitale . Elle suppose un aménagement de l’espace public favorisant le repos, la pause et la sécurité, de sorte que ces personnes puissent conserver leur autonomie et leur mobilité dans l’espace public, condition essentielle à leur qualité de vie, leur santé, leur dignité et leur participation à la vie sociale. Au-delà du confort, l’installation d’un mobilier urbain adapté et accessible pour tous ces usagers est un marqueur du respect de la dignité des personnes et un levier de justice dans l’aménagement urbain. C'est pourquoi la Ville de Paris, dans ses ambitions de transition écologique, d’apaisement de la ville et de promotion de la marche, ne saurait faire l’économie d’une réflexion globale sur l’adaptabilité de l’espace public pour toutes les générations . Or, dans le 8e arrondissement, de nombreux habitants expriment , notamment à travers les conseils de quartier et les réponses au questionnaire que j'avais élaboré en 2024 sur la mobilité , un besoin accru de bancs publics afin de pouvoir se déplacer sereinement à pied, sans craindre la fatigue ou l’isolement. La raréfaction du mobilier urbain de repos, en particulier des bancs publics de type “Davioud”, résulte souvent de la volonté de limiter les usages détournés de l’espace public , comme les attroupements prolongés ou l’installation de personnes sans domicile fixe. Toutefois, ces objectifs de tranquillité publique ne sauraient justifier une privation de "droit à la ville" pour les publics à mobilité contrainte ou réduite . D'autant que des solutions de mobilier existent pour concilier les impératifs de sécurité, d’usage raisonné et de repos ponctuel : bancs incurvés, sièges individuels, accoudoirs multiples, formes dissuadant l’allongement, etc. C'est pourquoi j'ai proposé au Conseil du 8e arrondissement : que la Ville de Paris établisse un plan de déploiement renforcé de mobilier urbain de repos dans le 8e arrondissement , en concertation avec la Mairie d’arrondissement, les Conseils de quartier et les acteurs associatifs représentant les aînés et plus largement tous les publics à mobilité contrainte ou réduite ; que ce mobilier soit adapté aux usages ponctuels , ergonomique, respectueux de la tranquillité publique et des contraintes d’espace, en intégrant les innovations existantes en matière de design urbain dans le respect de l'esthétique parisienne ; que la cartographie des lieux de passage fréquentés par les seniors et autres publics prioritaires (abords de marchés, commerces de proximité, équipements publics, lieux culturels, parcs, arrêts de bus, etc.) serve de base à cette stratégie de maillage ; qu’un objectif chiffré de nouveaux bancs adaptés soit fixé annuellement à l’échelle de l’arrondissement , assorti d’un calendrier de mise en œuvre. Il est temps de rénover les kiosques du marché aux fleurs de la place de la Madeleine Depuis 2019, plus rien concernant le projet de rénovation annoncé. Une mandature plus tard, aucune rénovation n'a été menée et les kiosques continuent de se détériorer... Ma question orale adressée à la Maire du 8ème arrondissement avait pour objectif d'inscrire à l'agenda politique le projet de rénovation des kiosques du marché aux fleurs de la place de la Madeleine . Les quatre kiosques du marché aux fleurs installés depuis 1880 sur la place de la Madeleine, le long de l'église éponyme, se trouvent depuis de nombreuses années dans un état de délabrement préoccupant, tant sur le plan esthétique que fonctionnel . La structure métallique est dégradée, les façades ne sont plus imperméables et le confort des fleuristes concessionnaires est plus que rudimentaire. En 2019, la Ville de Paris, propriétaire des kiosques, avait annoncé un projet de rénovation et mandaté la société d'économie mixte (SEM) PariSeine pour moderniser les installations tout en préservant le caractère patrimonial du site. La SEM PariSeine avait elle-même désigné le cabinet Grand Huit Architecte pour rénover les quatre kiosques emblématiques. En 2022, le Conseil de quartier Elysée-Madeleine , après avoir consulté les fleuristes concessionnaires, les commerçants de la place, l'Association des commerçants du Carré de la Madeleine, les riverains, la paroisse et le tissu associatif logeant dans la Madeleine, ainsi que la Maison des associations, avait déposé un projet de réhabilitation du marché aux fleurs dans le cadre du Budget participatif . Depuis, plus rien ! Une mandature plus tard, aucune rénovation n'a été menée et les kiosques continuent de se détériorer , dans le cadre plus large d'un délabrement de l'espace public et du mobilier urbain de la place de la Madeleine. Cela fait bien longtemps que le cabinet Grand Huit Architecte n'a pas mis à jour la page de son site dédiée au projet. Le projet de réhabilitation du marché aux fleurs déposé dans le cadre du Budget participatif 2022 a été soumis au vote mais n'a pas été lauréat. Ma question a donc été simple. J'ai demandé à la Maire du 8e arrondissement si un projet de rénovation des quatre kiosques du marché aux fleurs de la place de la Madeleine était toujours d'actualité . Si "non", pourquoi. Et si "oui", de nous informer sur les raisons du retard pris dans la rénovation et sur les actions qui allaient être menées, et suivant quel calendrier, afin de sortir le marché de son abandon apparent. La Maire du 8e arrondissement m'a répondu qu' un appel d'offres était en court . A suivre donc...

  • Billet d'humeur | Notes de frais d’Anne HIDALGO : légal ne veut pas dire moral !

    Les révélations sur les notes de frais d’Anne Hidalgo posent une question essentielle : peut-on se contenter du légal quand on exerce une responsabilité publique aussi élevée que celle de maire de Paris ? Oui, la représentation d’une capitale mondiale exige une enveloppe dédiée. Oui, la maire doit incarner Paris lors de rendez-vous diplomatiques ou internationaux. Mais cela n’exonère en rien de l’exigence morale qui s’attache à chaque euro d’argent public dépensé . Or, que voit-on ? Des factures atteignant plusieurs milliers d’euros pour des vêtements ou des soins esthétiques, parfois sans lien clair avec la représentation officielle . Des tickets de caisse pour le moins troublants, avec des incohérences flagrantes. Des dépenses rendues publiques uniquement après une bataille acharnée d’associations citoyennes, comme si la transparence devait être arrachée à la Ville plutôt qu’assumée par elle. Légal, peut-être. Moral, certainement pas. Et ce silence assourdissant d’une grande partie des élus de gauche parisiens interpelle . Toujours prompts à donner des leçons de probité et de vertu républicaine, ils se gardent bien cette fois de dénoncer des pratiques qui heurtent le bon sens. Deux poids, deux mesures. Pendant ce temps, les Parisiens vivent un quotidien bien éloigné de ces frais somptuaires : écoles qui fuient, propreté insuffisante, chaussée dégradée. Voilà le vrai scandale : l’argent existe pour la vitrine, mais pas pour l’essentiel. La morale publique exige de la mesure, de la transparence et une hiérarchie claire des priorités . Représenter Paris doit se faire avec dignité, mais la véritable élégance d’un responsable public, c’est de savoir que chaque dépense doit être non seulement légale… mais aussi morale.

  • Oui à la démocratie participative... sincère et efficace !

    Sur le plateau de l'émission "Bienvenue en Île-de-France" (Le Figaro TV) consacrée au Budget participatif, j'ai rappelé mon soutien au principe du Budget participatif et mes réserves quant à ses modalités actuelles. J'ai participé le 11 septembre à l'émission "Bienvenue en Île-de-France" , sur Le Figaro TV , consacrée au Budget participatif de la Ville de Paris. Au cours de mon intervention, après avoir rappelé que je suis favorable au principe de la démocratie participative et du Budget participatif, à condition que ces dispositifs soient sincères et efficaces, j'ai émis de nombreuses réserves sur leurs modalités de mise en oeuvre par la Mairie de Paris. Depuis 2014, l'Hôtel de Ville a fait de la démocratie participative en général un simulacre de démocratie , soit pour légitimer des décisions déjà prises (par exemple le triplement des tarifs de stationnement des SUV en 2024), soit pour mettre en scène une consultation qui n'en est pas une (par exemple la création de 500 "rues-jardins" en 2025), soit encore pour se défausser d'une décision en apparence difficile (par exemple l'interdiction des trottinettes électriques en libre service en 2023). Depuis 2014, la gauche a fait du Budget participatif en particulier l'outil dévoyé d'une démocratie déconnectée . L'idée était noble : donner aux Parisiens le pouvoir de transformer leur ville, même à la marge. La réalité est bien différente. Ce qui devait être un outil de démocratie vivante est devenu une simple vitrine municipale, un moyen de faire valider ses propres projets ou de financer des initiatives anecdotiques, tout en écartant les sujets qui préoccupent réellement les habitants. Une énième promesse trahie. Au groupe Changer Paris, nous croyons dans l'utilité d'une authentique démocratie locale participative , avec de véritables concertations, et non de simples réunions d'information ou au mieux consultatives, avec de vrais "référendums locaux décisionnels", et non de simples "votations" par les résultats desquelles la Ville n'est pas tenue, et avec davantage de décentralisation des pouvoirs de la Mairie de Paris vers les Mairies d'arrondissement. Des projets symboliques qui masquent l'essentiel Le Budget participatif est de plus en plus déconnecté des besoins des Parisiens . Pour comprendre cette déconnexion, il suffit d'observer les projets "tout Paris" de l'édition 2025. Cette année, il y a par exemple " des vélos cargos pour la police municipale ", une initiative 100% gadget - 0% utilité, comme me l'ont confirmé les policiers municipaux que j'ai consultés, et alors que les Parisiens attendent une police armée, formée et plus visible. Le Budget participatif a aussi trop souvent servi à financer des projets que la Mairie de Paris n'avait pas pu ou pas voulu financer : par exemple, des toilettes ou des salles de classe… dans des écoles ! Ainsi est-il progressivement devenu un exercice de style, un trompe-l'œil qui cache l'incapacité de la Mairie à s'attaquer aux vrais problèmes pour lesquels les Parisiens réclament des solutions : des rues sécurisées, des trottoirs propres et des finances saines. Un taux d'achèvement insuffisant Au-delà des projets déconnectés, il y a la question de l'efficacité. Le Budget participatif existe depuis 2014, mais un grand nombre de projets lauréats ne sont toujours pas réalisés . À l'échelle de Paris, seulement 3 600 des 5 030 projets votés depuis 2014 ont été finalisés, soit un taux d'achèvement d'environ 70 %. Pour le 8e arrondissement, c'est encore pire : seulement 35 des 69 projets votés ont été achevés depuis 2014, soit à peine 50 %. En ce moment, par exemple, certains projets du 8e arrondissement adoptés dans le cadre du Budget participatif sont reportés sine die sous le prétexte fallacieux de l'imminence des élections municipales, alors que la vraie raison est que les caisses sont… vides ! Avant de nous demander de voter pour de nouveaux projets, la Mairie de Paris devrait donc finir les chantiers en cours . C'est une question de bon sens et de crédibilité. Sinon, elle va continuer d'accumule les projets inachevés, certains étant à peine sortis du stade des études, voire abandonnés... Choisir toutefois plutôt que subir Malgré mes critiques sur le Budget participatif, je considère qu'il est important d'y participer. Pourquoi ? Parce que, bien qu'imparfait, le Budget participatif est une source de financement significative pour les petits arrondissements comme le 8e. L'enveloppe de 880 000 € allouée au 8e arrondissement représente en effet près du tiers de son budget annuel. Participer, c'est aussi choisir de ne pas subir les projets de la Mairie , dont l'intérêt n'est pas toujours évident, et d'orienter les crédits vers ce qui compte vraiment pour les habitants : la sécurité, le cadre de vie, le patrimoine, etc.

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