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Conseil de Paris | Agressions sexuelles dans le périscolaire à Paris : stop au déni et à l'omerta !

  • il y a 4 jours
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Dernière mise à jour : il y a 7 heures

Conseil de Paris | Agressions sexuelles dans le périscolaire à Paris : stop au déni et à l'omerta !

Le dernier Conseil de Paris de la mandature s'est tenu le 9 février 2026. Il devait durer deux jours. Mais, à peine ouverte, la séance du Conseil a été marquée par une prise de position forte et nécessaire du groupe Changer Paris concernant la lutte contre les agressions sexuelles dans le périscolaire. Face au silence persistant de l'Exécutif municipal, lequel n'avait pas inscrit ce sujet à l'ordre du jour, les élus de mon groupe ont en effet décidé de quitter l'hémicycle en guise de protestation.

Depuis plusieurs mois, notre ville est secouée par de graves révélations portant sur des agressions sexuelles commises dans le cadre des activités périscolaires, laissant des dizaines d'enfants victimes et des familles dans la détresse la plus absolue. Les faits sont accablants. Ils témoignent d'une crise structurelle qui perdure depuis des années. Je l'avais moi-même anticipée dès... 2015 ! En seulement trois ans, 52 animateurs ont été suspendus pour suspicion de viols et d'agressions sexuelles sur des mineurs. Sur la seule année 2025, plus de 10 animateurs ont été soupçonnés d'implication dans des actes de pédophilie ou de maltraitance à Paris. Plus récemment encore, six animateurs ont été suspendus, dont l'un a été mis en examen pour agression sexuelle dans une école maternelle du 11e arrondissement.

Ce qui devait être un service public protecteur et éducatif est ainsi devenu le symbole d'une gestion défaillante, marquée par un manque d'encadrement, des personnels insuffisamment formés et des conditions d'accueil dégradées. Pourtant, face à ce scandale, la majorité de gauche sortante s'est enfermée dans le déni. À ce jour, aucune mesure d'urgence à la hauteur de la situation n'a été prise. L'Exécutif a refusé d'inscrire à l'ordre du jour du Conseil le moindre débat concernant la sécurité des enfants sur le temps périscolaire.

Je refuse que le périscolaire soit considéré comme un laboratoire idéologique ou une variable d'ajustement budgétaire alors qu'il nous impose un devoir absolu de sécurité. Les familles parisiennes attendent des réponses concrètes, non des excuses. Au nom du groupe Changer Paris, je réitère les exigences fermes que j'avais déjà défendues lors du Conseil du 8e arrondissement du 2 décembre dernier :

  1. une sécurisation absolue des enfants au contact des adultes ;

  2. une vigilance considérablement renforcée dans le recrutement des animateurs ;

  3. le déploiement immédiat d'un plan de formation rigoureux pour tous les personnels en contact avec les élèves.

Les élus de la prochaine mandature auront le devoir de rétablir la confiance. Ils devront enfin garantir la protection que chaque enfant parisien mérite.

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