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- Église de la Madeleine : la restauration complète va pouvoir commencer grâce à un legs de 1974 !
Alors que l es travaux de restauration du pronaos de l'église de la Madeleine s'achèveront à l'été , un legs consenti à la Ville de Paris pour l'église va permettre de poursuivre dans de bonnes conditions financières la restauration de l'édifice construit au 19e siècle par les architectes VIGNON et HUVÉ. Commencée en mai 2021, la restauration du pronaos porte notamment sur la façade principale , ses colonnes corinthiennes et son fronton orné d'un bas-relief du "Jugement dernier" sculpté par LEMAIRE, les plafonds à caissons, la porte en bronze, le grand emmarchement, les sols en dalles de pierre et les grilles périphériques. Sur les 10 M€ du coût total de l'opération, 8 millions auront été financés par un bâchage publicitaire renouvelé tous les mois . Ce financement via la publicité est particulièrement opportun compte tenu de la situation dégradée des finances municipales... Au Conseil de Paris des 21-24 mars 2023, les élus de la capitale doivent voter une délibération par laquelle la Ville accepte le legs universel qui lui a été consenti par Madame Amélie DAOUT en faveur de l'église de la Madeleine, propriété de la Ville de Paris depuis 1905. Évalué à plus de 5 M€, ce don permettra de financer une partie significative des 19 M€ des travaux complémentaires indispensables pour la restauration des autres façades du bâtiment - Ouest, Nord, Est. Madame Amélie DAOUT est décédée le 29 mars 2020 sans laisser aucun héritier réservataire connu. Aux termes d’un testament olographe en date du 20 février 1974, elle a désigné la Ville de Paris comme légataire universelle de sa succession : « Je soussignée Madame DUMAS née DAOUT Marie-Amélie à TOUCHAY (Cher), le onze mars mil neuf cent vingt et un, demeurant à Paris (Onzième arrondissement) 62 Boulevard Richard Lenoir, ai fait mon testament ainsi qu’il suit : "Si je survis à mon mari, j’institue pour légataire universel la Ville de PARIS qui recevra la totalité de l’actif successoral, tous frais déduits, à charge pour elle de l’utiliser exclusivement pour l’Église Sainte Madeleine à PARIS (Huitième arrondissement) Place de la Madeleine". (Extrait de la délibération 2023 DAJ 2 – Acceptation du legs universel consenti à la Ville de Paris par Madame Amélie DAOUT)
- Conseil du 8e arrondissement du 29 novembre 2022 : je vous rends compte
Nous avons tenu le 29 novembre 2022 notre 19e séance du Conseil du 8e arrondissement de la mandature . Au menu, notamment : des subventions discutables de la Ville de Paris pour des théâtres ou des associations en période de difficultés financières, la conversion forcée de la majorité municipale à la vidéoprotection, l'avenir des trottinettes électriques en libre-service dans la capitale, l'amélioration de la sécurité de la piste cyclable rue de la Pépinière, les "nuitées hôtelières" à l'hôtel Cristal Champs Elysées, ou encore les problèmes de sécurité et de pollution rue de Saint-Pétersbourg. Vous trouverez ici l'ordre du jour initial de la séance , ici le compte rendu intégral et ci-après la synthèse de mes principales interventions. Les théâtres de la gabegie Nous avons d'abord discuté de plusieurs projets de délibération ( ici et ici ) visant à subventionner les associations du Théâtre de la Ville et du Théâtre du Châtelet . Alors qu'il aurait dû rouvrir en 2019, le Théâtre de la Ville est toujours en travaux depuis 2016 . Cette salle majeure de la capitale concerne tout particulièrement le 8e arrondissement puisque le directeur du théâtre, Emmanuel DEMARCY-MOTA, et ses équipes, ont dû trouver refuge à l'Espace Cardin, avenue Gabriel, depuis le début du chantier. Les travaux dérapent, sur tous les plans : ni le calendrier ni les coûts ne sont tenus . Et la presse rend régulièrement compte de dysfonctionnements inacceptables, principalement imputables à l'absence de concertation entre les différents acteurs du chantier. La réouverture du théâtre est désormais prévue en septembre 2023. Nul ne serait toutefois surpris d'un nouveau retard… Quant au Théâtre du Châtelet, rouvert en 2019, sa programmation hasardeuse et sa convention collective avantageuse en font un "puits sans fond" , qui accuse un déficit budgétaire compris entre 5 et 8 millions d'€. Dans l'attente d'une volonté politique ferme et précise pour résoudre ces problèmes de mauvaise gestion, je me suis abstenue sur ces projets de délibération . Illuminations pour les fêtes de fin d'année : quid de la sobriété budgétaire et écologique ? Nous avons aussi examiné plusieurs projets de délibération ( ici , ici , ici , ici , ici , ici et ici ) proposant de subventionner des associations de commerçants, pour un montant total de 273 000 d'€, pour les illuminations de fin d'année de plusieurs voies de l'arrondissement. Je ne remets évidemment pas en cause le principe des illuminations des rues commerçantes pour Noël et les fêtes de fin d'année . Elles contribuent opportunément à l'animation des rues commerçantes au moment d'une importante activité commerciale, conviviale et familiale. Je m'étonne toutefois du faible effort financier et environnemental consenti par l'Hôtel de Ville, alors qu'une certaine sobriété budgétaire et énergétique est non seulement souhaitable mais aussi, dans le cas d'espèce, parfaitement possible ! La fuite en avant de la Maire de Paris semble continuer comme si de rien n'était. Plutôt que de diminuer un peu le budget des subventions aux illuminations, et de contribuer ainsi aux économies d'énergie, la Maire de Paris préfère augmenter de 52% la taxe foncière et subventionner la "débauche énergétique". Les grandes enseignes du luxe et de la mode de l'avenue des Champs-Elysées ont-elles, par exemple, vraiment besoin de l'argent du contribuable parisien pour attirer la clientèle , au moment même où la Fondation Abbé-Pierre alerte à nouveau les pouvoirs publics sur la précarité énergétique ? A fortiori pour financer l'installation d'arbres de Noël au goût plus que douteux... Puisque la Maire de Paris continue d'agir en contradiction avec ses paroles (trop souvent arrogantes) dans les domaines financier et environnemental, sans prévoir de mesures d'économie ou de réforme, je me suis abstenue sur le projet de délibération concernant les Champs-Elysées , par souci du principe et du symbole. J'ai en revanche voté pour les projets de délibération soutenant les illuminations des commerçants de l'avenue Montaigne, la rue du Faubourg-Saint-Honoré, la rue Marboeuf, la rue Vignon, du secteur de l'Europe et du secteur de la Madeleine , des commerçants de proximité dont les associations ont davantage besoin d'être aidées. Subventions aux associations : non au financement coûteux de projets redondants ou inutiles Après avoir voté pour la délibération prévoyant une subvention de 10 000 € en faveur de l'Office du Mouvement Sportif du 8e arrondissement , l'OMS jouant un rôle décisif pour dynamiser la pratique sportive dans l'arrondissement, je me suis en revanche opposée au subventionnement à hauteur de 93 000 € (!) de trois associations " œuvrant pour la prévention des déchets et la sensibilisation des Parisiens " . A la lecture de ce projet de délibération , nous réalisons combien la Maire de Paris continue de creuser la dette municipale pour des projets associatifs au mieux redondants avec l'action municipale, au pire inutiles, parfois même clientélistes, lorsque ces dépenses profitent à des associations qui ne sont que le relais voire le faux-nez de la direction de la communication de l'Hôtel de Ville... À Paris, la propreté mobilise déjà plus de 600 millions € par an et plus de 6 900 agents ! Et la Maire s’est encore engagée à augmenter à 1 milliard € le budget dédié à l'entretien et à la rénovation des rues de la capitale . Si les résultats ne sont pas à la hauteur des ressources humaines et matérielles mobilisées, ce n'est donc pas faute de moyens... C'est pourquoi il ne faut pas sempiternellement continuer de les augmenter. Il faut en revanche mener d'urgence les indispensables réformes politiques et administratives du service municipal de la propreté pour retrouver l’efficacité perdue depuis, désormais, une vingtaine d'années ! Je crois d'ailleurs que la Maire de Paris a conscience des limites de sa mauvaise gestion financière et c'est la raison pour laquelle elle recourt systématiquement à la procédure du "vote bloqué" pour faire adopter les subventions aux associations . Cette procédure oblige les élus à se prononcer par un seul vote sur une délibération qui concerne plusieurs associations, plutôt que de voter subvention par subvention, association par association. Ce faisant, les élus se retrouvent souvent contraints d'approuver de mauvaises subventions de crainte d'en rejeter de bonnes… Vidéoprotection : une conversion forcée de la majorité municipale tardive mais bienvenue Nous avons finalement examiné une délibération concernant les modalités de la participation financière de la Ville de Paris à l'extension du Plan de vidéoprotection de Paris (PVPP). Enfin ! Je me suis félicitée que la Ville de Paris soutienne enfin l'extension du PVPP en mettant à disposition son espace public et en participant au financement de l’achat et de l’installation de caméras. Profondément divisée sur la vidéoprotection (les Verts appelant régulièrement à s'opposer à ce qu'ils continuent de qualifier de "vidéosurveillance"), la majorité municipale a en effet trop longtemps freiné le déploiement du PVPP . Alors que Paris est une ville-capitale, son réseau de vidéoprotection est encore embryonnaire et compte de nombreuses "zones blanches" non couvertes. Ce retard est directement imputable à l'idéologie - coupable - de l'Exécutif parisien. Mais les chiffres de la délinquance lui imposent désormais de rompre avec le fatalisme. Si la vidéoprotection doit s’accompagner d’autres mesures dans le cadre d’une politique de sécurité globale, elle constitue un outil utile pour prévenir la délinquance - en particulier dans les lieux fermés - et elle emporte un effet déterminant dans l’efficacité de la réponse policière . C'est pourquoi je suis favorable à son développement, par exemple en doublant le nombre de caméras de vidéoprotection équipant les rues de Paris, en renforçant l'équipement des parties communes dans le parc de logements sociaux, ou encore en garantissant, après négociations avec la RATP, une couverture intégrale et fonctionnelle de toutes les rames et stations du métro parisien. Je me félicite aussi et surtout que la présente délibération prévoie le déploiement de 3 caméras de vidéoprotection supplémentaires dans notre arrondissement , à l'angle des rues Washington et Lamennais, à l'angle des rues d'Artois et de Berri, et à l'angle des rues Marboeuf et Clément Marot. Ces caméras pourront utilement contribuer à prévenir et / ou réprimer certaines occupations gênantes de jeunes et les trop nombreux troubles à l'ordre public déplorés en fin de soirée à proximité de la rue de Ponthieu. Compte tenu de ce qui précède, j'ai bien sûr voté "pour" ce projet de délibération . Avenir des trottinettes dans la capitale : la parole aux Parisiens ! J 'ai défendu un 1er vœu sur l'enjeu prioritaire de la régulation des trottinettes électriques en libre service dans la capitale . Si cette utilisation des trottinettes électriques est massive à Paris, avec 400 000 usagers uniques mensuels en 2022 et 1,7 millions de trajets en octobre (+71% en un an), elle est aussi génératrice d'usages anarchiques de l'espace public, d'accidents graves et d'un mauvais bilan écologique. L'interdiction de la circulation et du stationnement des trottinettes électriques sur les trottoirs, à plus d'un passager ou encore avec des écouteurs, n'est ni respectée, ni sanctionnée. La circulation des trottinettes électriques en libre-service est ainsi devenue la principale menace à la sécurité des piétons sur les trottoirs, à commencer par les plus vulnérables d’entre eux, âgés ou à mobilité réduite. C'est d'ailleurs ce qui est systématiquement ressorti dans toutes nos récentes réunions de Conseil de quartier… A la lecture des "ballons d'essai" plus ou moins subtilement lancés par l'Hôtel de Ville dans la presse, la Maire de Paris envisagerait d'interdire les trottinettes électriques en libre-service en ne renouvelant pas, à son expiration en février 2023, la convention conclue avec les trois opérateurs (Dott, Lime et Tier) qui exploitent 15 000 engins partagés à Paris. Il existe pourtant des outils pour une "riposte graduée" dans le sens d'un renforcement de la régulation. Les opérateurs proposent des options pour renforcer la régulation de l'utilisation des trottinettes électriques en libre-service : immatriculation des véhicules, enregistrement de la carte d'identité des clients, etc. Il pourrait être techniquement faisable d'interdire et / ou de sanctionner la circulation et le stationnement sur les trottoirs, ou la conduite à plus d'un passager. Enfin, les campagnes de verbalisation pourraient être généralisées - dans le temps et dans l'espace - par les services de police. Je considère que l'importance des enjeux justifie que les électeurs de Paris puissent décider s'ils veulent, ou non, d’un projet d'interdiction ou de régulation renforcée des trottinettes électriques en libre-service dans la capitale . Les articles L01112-1 et suivants du code général des collectivités territoriales encadrent la procédure dite du "référendum local", procédure qui permet aux électeurs d'une collectivité territoriale, sous certaines conditions, de décider par leur vote de la mise en œuvre ou non d’un projet concernant une affaire locale. Cette procédure du référendum local présente des garanties démocratiques, notamment en réservant le vote aux seuls électeurs parisiens, et non à l’ensemble des habitants comme la procédure du "Budget participatif". C'est pourquoi j'ai proposé le vœu suivant : que la Maire de Paris organise un référendum local décisionnel sur l'avenir des trottinettes électriques en libre-service dans la capitale . Améliorer d'urgence la sécurité de la piste cyclable rue de la Pépinière J'ai défendu un 2nd vœu concernant la sécurité de la piste cyclable unidirectionnelle aménagée sur le trottoir de la rue de la Pépinière , à contresens de la circulation générale . Cette piste est génératrice de conflits d'usage entre les cyclistes et les piétons, d'autant plus que le trottoir est étroit et les flux piétons importants. Ces conflits d'usage sont tout particulièrement nombreux sur le tronçon de la piste cyclable à son intersection avec la place Saint-Augustin. Enfin, cette piste cyclable sur trottoir est difficile à détecter par les déficients visuels, d'autant plus que le marquage au sol différencie peu l'espace cycliste de l'espace piéton. Comme nous le savons, les Parisiens attendent des pistes cyclables unidirectionnelles en site propre, c'est-à-dire séparées et protégées à la fois de la circulation générale des véhicules motorisés et des flux piétons . Et les habitants du 8e arrondissement attendent de longue date que la sécurité de la piste cyclable rue de la Pépinière soit améliorée, à l'instar par exemple du projet concernant le boulevard Malesherbes. C'est pourquoi j'ai proposé que la Maire de Paris améliore la sécurité de la piste cyclable rue de la Pépinière , avec par exemple un aménagement en site propre sur la chaussée, de sorte d'être séparée et protégée des véhicules et des piétons. Hôtel Cristal Champs Elysées : les riverains en attente d'information J'ai enfin posé une question orale à la Maire du 8e arrondissement sur les "nuitées hôtelières" à l'hôtel Cristal Champs Elysées . Depuis plusieurs mois et dans le cadre du dispositif d'hébergement d'urgence, il semblerait que cet hôtel situé 9 rue Washington accueille des personnes sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale. En attente d'information, les riverains s'interrogent . Si le recours aux nuitées hôtelières est une solution d'urgence par défaut, faute de places dans les structures d'hébergement d'urgence, notamment pendant la période hivernale ou en cas de crise, les principes de l'inconditionnalité de l'accueil et de la continuité de la prise en charge ont toutefois pour conséquence qu'il n'y a aucune limite de séjour. J'ai donc demandé à Mme Jeanne d'HAUTESERRE de nous indiquer quelle organisation gère quel type de public pour combien de temps à l'hôtel Cristal Champs Elysées ; les démarches qui ont été menées par les pouvoirs publics pour orienter ces personnes vers un logement ou des places d'hébergement collectif ou en diffus, avec bien sûr un accompagnement social, conformément au plan de réduction des coûteuses nuitées hôtelières ; ainsi que le nombre d'hôtels du 8e arrondissement assurant actuellement des nuitées hôtelières. Dans sa réponse, la Maire du 8e arrondissement a confirmé que l'hôtel avait signé une convention triennnale avec la Préfecture de police de Paris pour accueillir 70 hommes d'origine afghane qui travaillent et sont gérés par la Croix-Rouge. Rue Saint-Pétersbourg : tout va très bien, madame la marquise... Pour répondre dans les meilleurs délais au mécontentement exprimé par les riverains de la rue de Saint-Pétersbourg au cours de l'assemblée plénière du Conseil de quartier Europe du 24 novembre, confrontés à l'attentisme des élus et des services sur les problèmes de sécurité des piétons et de santé des riverains dans leur rue, j'ai déposé un nouveau vœu pour interpeller la Maire de Paris lors de notre conseil d'arrondissement du 29 novembre et lui demander de rétablir les bus sur la rue d'Amsterdam. J'étais déjà intervenue avant la réunion publique du 24 novembre. J'avais en effet défendu un vœu sur la rue de Saint-Saint-Pétersbourg lors de notre conseil d'arrondissement du 2 novembre . Puis j'avais saisi le syndicat des transports Île-de-France Mobilités . Depuis cette réunion, j'avais aussi interpellé les autres parties prenantes de ce dossier : la Mairie de Paris et la Mairie du 8e arrondissement . De leur côté, des riverains ont pris l'initiative de lancer une pétition sur la plateforme change.org "pour apaiser et sécuriser la rue de Saint-Pétersbourg" . La position de la majorité municipale fut, une fois de plus, inconséquente . Si la Maire et ses colistiers partagent le diagnostic des problèmes que pose la rue de Saint-Pétersbourg pour la sécurité des piétons et la santé des riverains, ils ont d'abord refusé de délibérer sur le vœu que je déposais "séance tenante" ; et ils ont ensuite indiqué qu'il n'y avait pas urgence à résoudre ces problèmes, renvoyant au prochaine conseil d'arrondissement prévu en mars 2023... Je m'élève contre cette résignation confinant au fatalisme ! Je vais donc continuer de me mobiliser activement aux côtés des riverains inquiets.
- Lavatory Madeleine: la mobilisation continue pour restaurer les mosaïques des escaliers extérieurs
Le "lavatory Madeleine" rouvre sur la place éponyme. Premier édifice en France du genre anglais de latrine publique dit "lavatory", construit en 1905 et inscrit aux Monuments historiques en 2011, il était fermé depuis 1996. Je me réjouis de la réouverture de cet édifice propriété de la Ville de Paris qui présente un intérêt patrimonial remarquable grâce à la qualité des matériaux utilisés par l'entrepreneur Porcher et le mosaïste Simons : acajou verni, vitraux, céramique décorée de motifs, mosaïques... Depuis bientôt 10 ans, je me suis beaucoup mobilisée, en intervenant régulièrement en Conseil de Paris et en Conseil du 8e arrondissement, pour que la Ville fasse restaurer le lavatory Madeleine. Vous retrouverez ici mes principales interventions et mobilisations. Maintenant que l'intérieur de l'édifice est - enfin ! - réhabilité, il reste beaucoup à faire pour restaurer les mosaïques et les parements des escaliers extérieurs, très dégradés. La Mairie de Paris a annoncé une restauration en 2024. Je vais donc continuer de veiller au grain sur le contenu et le calendrier de cette ultime restauration. Plus largement, je suis convaincue que "le beau porte au beau" et qu'en matière patrimoniale il n'existe pas de "petit patrimoine". C'est la raison pour laquelle je reste particulièrement vigilante à ce que le 8e conserve l'harmonie patrimoniale qui le caractérise.
- Pour que le futur PLU de Paris ne soit pas le cheval de Troie des vieilles lunes hidalgistes...
Le futur Plan local d'urbanisme (PLU) bioclimatique de Paris entre en 2023 dans sa dernière phase d'élaboration, avant un vote du Conseil de Paris à la fin de l'année, pour une entrée en vigueur en 2024, en remplacement du PLU de 2006. Le PLU planifie l'aménagement, l'organisation et la transformation de l'urbanisme et du territoire de la commune pour les vingt prochaines années. Il s'agit donc d'un document transversal structurant, qui concerne tous les Parisiens le temps d'une génération et qui concentre tous les enjeux majeurs pour la capitale : logements, bureaux, commerces, mobilités, environnement, nature, patrimoine, paysage de la rue, etc. Ce nouveau PLU intervient dans un contexte parisien particulier. Paris est en effet devenu difficile à vivre et à travailler pour les Parisiens, notamment pour les familles et les classes moyennes. Le Parisien a récemment illustré ces éléments de contexte avec des infographies éloquentes (ci-dessous). La capitale a perdu 123 000 habitants en 10 ans et le nombre d'habitants est désormais à son plus bas niveau depuis 20 ans. Environ un tiers des Parisiens envisagent de déménager. Le nombre des naissances et des enfants de moins de 3 ans continue de baisser. 150 fermetures de classe sont programmées pour la rentrée 2023 - dans le 8e arrondissement, selon le SNUipp-FSU Paris, des fermetures de classes sont ainsi projetées dans les écoles Baudry, Bienfaisance, Monceau et Robert Estienne. Le prix moyen du mètre carré à l'achat a été multiplié par près de 4 entre 2000 et 2022. Les logements restent majoritairement des 2 pièces. Et la multiplication des canicules confirme les faiblesses de notre territoire urbain face aux impacts du dérèglement climatique... Sans oublier les politiques municipales dont l'échec contribue à dégrader le rapport coût / avantage de vivre et / ou travailler à Paris : insécurité, embouteillages, bétonisation, etc. A l'heure des choix cruciaux, il est important que les élus parisiens prennent position et formulent des propositions sur le futur PLU bioclimatique. D'autant que ce texte devrait jeter une lumière crue sur les divisions idéologiques et politiques qui lézardent la "majorité" municipale rose-verte-rouge, tout particulièrement entre communistes et écologistes. Pour ma part, les priorités pour Paris et pour les Parisiens que je défends sont le maintien des familles et des classes moyennes dans la capitale, la préservation de notre patrimoine architectural, historique et cultuel, la fluidité des déplacements, la valorisation des espaces verts et de l'environnement. Faciliter l'accès au logement des familles et des classes moyennes Attention, danger ! Alors que l'accès au logement des familles et des classes moyennes est le problème n°1 des Parisiens, la Maire de Paris veut profiter du futur PLU bioclimatique pour accélérer la création de nouveaux logements sociaux. En voulant imposer 30% de logements sociaux dès 2030 et 40% de logements publics d'ici 2035, des taux bien au-delà du taux légal de logements sociaux (25%) en passe d'être atteint dans la capitale, elle prend délibérément le risque de raréfier un peu plus le nombre de logements privés disponibles à la location ou à l'achat sur un marché déjà déséquilibré, et de contribuer ce faisant à la spéculation immobilière déplorée par ailleurs... Concrètement, dans le 8e arrondissement, Mme HIDALGO veut "flécher" ou "pastiller" près d’une centaine de parcelles de terrain qu’elle pourrait ensuite transformer en logements sociaux en exerçant son droit de préemption urbain renforcé. Autrement dit, l'inscription en emplacement réservé s'imposera au propriétaire de l'immeuble en cas de travaux de démolition / reconstruction ou de réhabilitation lourde. Cette atteinte au droit de propriété, un droit fondamental auquel les élus de droite tiennent, intervient alors que le 8e est déjà l'arrondissement de Paris où le taux de logements inoccupés est le plus élevé avec 36%, dont 13% de logements vacants (voir l'infographie du Parisien ci-dessous), et que les familles délaissent les quartiers d'habitation ! Le PLU bioclimatique propose notamment de nouvelles réserves pour le logement social dans le 8e arrondissement. Si je suis favorable à une politique du logement social pour mieux loger les familles et les classes moyennes, je reste défavorable à la politique de production et d'attribution des logements sociaux menée par l'Hôtel de Ville de Paris. C'est une politique de Gribouille, dogmatique et contre-productive, avec toujours plus de préemptions ruineuses des copropriétés, avec toujours plus de conventionnements stériles de logements existants (les 2/3 des logements sociaux produits le sont par conventionnement... depuis 20 ans, moins de 50 000 logements sociaux relèvent ainsi d'une création nette de logements !), avec toujours plus de densification dégradant le cadre de vie. Mais avec toujours moins de diversité sociale : le parc social compte plus de 70% de logements sociaux et très sociaux, à peine 30% de logements intermédiaires pour les classes moyennes. Et avec toujours moins de rotation : le taux de rotation n'y a jamais dépassé les 5% (9,4% en France). Conséquence : fin 2020, selon l'Apur, 260 000 ménages étaient inscrits comme demandeurs de logement à Paris (200 000 en 2014), dont 135 000 ménages parisiens. Pour faciliter l'accès au logement des familles et des classes moyennes, je formule les principales propositions suivantes : suspendre la transformation de logements libres en logements sociaux ; redéployer les crédits d'investissement de la préemption vers la rénovation du parc social, et réserver la préemption aux seuls immeubles durablement vacants et insalubres ; rééquilibrer la politique d'attribution des logements sociaux en faveur des classes moyennes ; construire des logements plus grands adaptés aux familles (de T3 à T5) dans chaque programme de construction ; inscrire la politique du logement dans une politique plus globale de l'habitat, pour retenir les Parisiens dans la capitale en préservant une mixité fonctionnelle et sociale qui prenne en compte le cadre et la qualité de vie. > Retrouver ici mes dernières interventions sur le thème du logement social. Entretenir, réguler et pacifier l'espace public La bonne tenue de l'espace public est aussi un enjeu déterminant pour convaincre les familles de rester à Paris. En plus de l'amélioration tangible de la propreté et de la sécurité des rues de Paris, sans multiplier les effets d'annonce des "plans" mais en mettant enfin en place une culture du résultat et en renforçant la verbalisation des infractions par la police municipale, qui ne relève pas directement du PLU, la Maire de Paris doit renoncer à plusieurs politiques municipales mises en oeuvre ces dernières années : elle doit renoncer à "l'hyperdensification", en cessant de combler les "dents creuses" et de surélever les immeubles ; et elle doit renoncer à la "bétonisation", en cessant de construire sur des espaces verts disponibles et de minéraliser les grandes places parisiennes (Madeleine, République, Bastille, etc.). La Maire de Paris doit aussi développer une vision globale de l'urbanisme et de l'espace public à l'échelle du Grand Paris, en préservant des espaces de respiration dans la ville et en arborant / végétalisant les rues et les places de façon réaliste et efficace, c'est-à-dire en renonçant aux projets dispendieux des forêts urbaines et aux projets mal conçus - à l'instar du projet "ONE-Trocadéro-tour Eiffel". La restauration du bon fonctionnement de l'espace public nécessite également qu'il soit davantage régulé. Un Plan de circulation et de mobilités doit être adopté d’urgence pour que l’espace public puisse fonctionner avec les différents usagers en toute harmonie.
- Éco-rénovons Paris+ : des aides à la rénovation tout particulièrement utiles depuis le 1er janvier !
Depuis le 1er janvier 2023, les logements classés G+ selon le diagnostic de performance énergétique (DPE) sont interdits à la location. Il s'agit des logements qui consomment plus de 450 kwh / m² / an. Bientôt, à mesure que l'interdiction de location montera en puissance, seront progressivement interdites les lettres G (2025), F (2028) et E (2034). Ces dispositions sont issues de la "loi climat et résilience" promulguée et publiée au Journal officiel le 24 août 2021. Vous trouverez ci-après le calendrier de la mise en oeuvre des principales dispositions de cette loi. Or, selon l'Institut Paris Région, 600 000 résidences principales sont classées E, F et G à Paris... et jusqu'à 66% des logements loués dans le parc privé ! Parmi celles-ci, plus de 320 000 sont étiquetées F ou G, des catégories assimilées aux "passoires thermiques". L'état de passoire thermique peut se traduire de différentes manières : difficultés à chauffer durant l'hiver, difficultés à rafraîchir pendant l'été, accumulation d'humidité, etc. D'après l'Insee, si le 8e était l'arrondissement le moins concerné à Paris, grâce à la relative qualité de son bâti, il n'en comptait pas moins en 2018 51,7% de logements privés classés E, F ou G , autrement dit ayant vocation à être prochainement interdits à la location. L'enfer quotidien étant parfois pavé de bonnes intentions écologiques, je crains que l'interdiction progressive à la location des logements énergivores n'assèche un peu plus le marché locatif , ce qui emporterait l'effet contre-productif de porter principalement préjudice aux plus fragiles et vulnérables sur le marché du logement, qu'il s'agisse des locataires modestes ou des petits propriétaires-bailleurs. En tout état de cause et dans ce contexte contraignant, les aides municipales à la rénovation des copropriétés sont utiles et opportunes . Dans le cadre du Plan Climat, la Ville de Paris a lancé en 2016 le programme "Éco-rénovons Paris" afin de proposer des aides financières et un accompagnement pour encourager les copropriétés parisiennes à réaliser la rénovation énergétique et environnementale des immeubles d'habitat privé les plus énergivores. Ce programme a été renforcé en 2022 et renommé " Éco-rénovons Paris+ " . Intégrer le dispositif Eco-rénovons Paris+ permet de bénéficier d'une aide aux différentes étapes du projet de rénovation : de la définition des besoins de travaux au suivi de leur réalisation, en passant par l'élaboration du plan de financement, le vote en assemblée générale, la demande d'autorisation d'urbanisme et la réalisation des travaux à proprement parler. Tous les projets de rénovation globale permettant d'améliorer la performance énergétique d'un immeuble sont éligibles au dispositif . Pour démarrer les démarches de rénovation des copropriétés et amorcer un projet, il faut d'abord s'inscrire sur le service gratuit " CoachCopro ". La Ville de Paris peut attribuer des subventions à l’ensemble des copropriétaires, sous certaines conditions, pour permettre la réalisation d'un audit global ou "diagnostic technique global" (DTG), de travaux de rénovation énergétique et de travaux d'amélioration environnementale. Elle peut aussi accorder des aides individuelles pour les propriétaires occupants aux revenus modestes. Toujours sous certaines conditions, les aides de la Ville de Paris peuvent être cumulées avec celles de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). Pour en savoir plus sur le programme "Éco-rénovons Paris+", rendez-vous sur la page dédiée du site de la Ville de Paris .
- La Maire de Paris asphyxie un peu plus la démocratie parisienne
Pour la première fois hors période électorale, seules trois séances du Conseil de Paris - et donc du Conseil du 8e arrondissement - sont programmées au 1er semestre 2023 : les assemblées délibérantes de la Ville de Paris ne seront ainsi réunies qu'en mars, juin et juillet… Or, ces assemblées délibérantes sont les principaux lieux de la vie démocratique parisienne. Mandatés par les Parisiens, les élus peuvent y interpeller l'Exécutif, débattre des projets qui leur sont soumis, et formuler des propositions sur les voies et les moyens d'améliorer la vie présente et future des millions de personnes qui vivent et travaillent à Paris. Ce programme d'une démocratie locale "allégée" ou "intermittente" est en contradiction lourde avec la logorrhée municipale, confinant parfois à l'incontinence, sur la démocratie participative. A longueur de communications municipales, il n'est en effet question que de "budget participatif", "e-pétition", "idees.paris", "intelligence collective", "imagination collective", "participation citoyenne", "démarche d'écoute participative", "logique collaborative", "opération de nettoyage participatif", etc. La volonté de Mme HIDALGO de raréfier les séances du Conseil de Paris (et donc du Conseil du 8e arrondissement) s'ajoute à d'autres actes de "maltraitance" de la démocratie parisienne. D'abord, lorsque le Conseil de Paris siège, la Maire fuit autant que possible la confrontation dans l'hémicycle et le compte rendu de ses responsabilités. Le Groupe Changer Paris a ainsi calculé un temps de présence moyen en séance du Conseil de Paris ces dernières années de moins de… 30% ! Ensuite, les Parisiens attendent toujours depuis 2020 de connaître le "programme d'investissement de la mandature" (PIM) qui les aurait utilement informés, en toute transparence, sur les intentions budgétaires de l'Exécutif pour le financement des projets structurants dont la réalisation s'inscrit sur plusieurs années de la mandature. Au lieu de quoi, la Maire décide de façon discrétionnaire de mettre l'Hôtel de Ville de Paris "en grève" le 31 janvier 2023, faisant ainsi payer la participation aux manifestations de certains fonctionnaires par les impôts des contribuables parisiens… Alors pourquoi Mme HIDALGO veut-elle raréfier les séances du Conseil de Paris ? Idéalement, pour elle, toute la vie politique parisienne devrait être docilement participative… Mon hypothèse explicative est donc que la Maire de Paris cherche par tous les moyens à contourner cette démocratie représentative incarnée par les élus de Paris, et ce d'autant plus que sa "majorité" municipale s'étiole au fil de la mandature. Et pour cela, elle actionne deux leviers. Elle "joue" la démocratie participative (les Parisiens) contre la démocratie représentative (leurs élus), en valorisant la première pendant qu'elle dévalorise la seconde. Et elle réduit le rythme des séances du Conseil de Paris, "l'asphyxiant" ainsi un peu plus faute de "respirations". Heureusement, ce n'est pas en cassant le thermomètre du Conseil de Paris que Mme HIDALGO fera retomber la fièvre des Parisiens. Ces derniers auront bientôt l'occasion de s'exprimer sur la façon dont elle a abîmé Paris et dont Paris s'abîme. Quant au rythme des séances du Conseil de Paris et de notre Conseil du 8e arrondissement, il serait au contraire utile de l'accroître, par exemple à une fréquence mensuelle, de sorte d'oxygéner une démocratie locale aujourd'hui dangereusement "en apnée".
- Avenir des trottinettes à Paris : Anne HIDALGO donne enfin la parole aux Parisiens ! (+ sondage)
Dans Le Parisien Dimanche du 15 janvier, la Maire de Paris annonce la couleur sur l'avenir des trottinettes électriques en libre-service dans la capitale : elle va organiser une "votation citoyenne" des Parisiens le dimanche 2 avril et elle prend personnellement position pour un arrêt du service, tout en précisant qu'elle respectera le vote des Parisiens… Heureusement ! Une fois n'est pas coutume, Anne HIDALGO recycle ainsi le vœu que j'avais déposé et défendu lors du Conseil du 8e arrondissement du 29 novembre 2022, pour que la Maire de Paris organise un "référendum local" décisionnel sur l'avenir des trottinettes électriques en libre-service dans la capitale. Il y a évidemment du "pour" et du "contre" sur l'utilisation des trottinettes électriques en libre-service dans Paris. D'un côté, cette utilisation est massive dans la capitale, avec 400 000 usagers uniques mensuels en 2022 et une croissance avoisinant les +70% entre 2021 et 2022. Les trottinettes sont ainsi un mode de déplacement alternatif palliant opportunément la défaillance chronique des transports en commun parisiens, à commencer par les bus et les métros. Mais, de l'autre côté, cette utilisation est génératrice d'usages anarchiques de l'espace public, d'accidents graves et d'un mauvais bilan écologique. L'interdiction de la circulation et du stationnement des trottinettes électriques sur les trottoirs, à plus d'un passager ou encore avec des écouteurs, n'est ni respectée, ni sanctionnée. La circulation des trottinettes électriques est ainsi devenue la principale menace à la sécurité des piétons sur les trottoirs, à commencer par les plus vulnérables d’entre eux, âgés ou à mobilité réduite. De facto, les accidents de trottinettes ont presque triplé à Paris depuis 2019 (+ 189%). En 2022, 3 décès et 459 accidents corporels d'usagers ont été recensés par la Préfecture de police, soit une hausse de près de + 40 % par rapport à 2021. Que l'on soit pour ou contre les trottinettes électriques en libre-service à Paris, la micro-mobilité urbaine est en tout état de cause une chose trop grave pour la confier à la seule Maire de Paris. Je me réjouis donc que les Parisiens aient enfin bientôt la parole. Et je souhaiterais d'ailleurs que Mme HIDALGO les consulte aussi sur d'autres enjeux essentiels, à l'instar du futur PLU bioclimatique dont le "volet" logement social concerne le 8e arrondissement. La mauvaise gestion du dossier des trottinettes électriques en libre-service à Paris s'ajoute à celle des dossiers Autolib et Vélib. Elle illustre un dysfonctionnement du processus décisionnel de la Maire de Paris dans le domaine de la mobilité. Elle a d'abord tout laissé faire et tout laissé passer en 2018, jusqu'à rapidement transformer Paris en capitale mondiale de la trottinette. Elle a ensuite menacé en 2022 les trois opérateurs (Dott, Lime et Tier) de ne pas renouveler leur convention pour l'exploitation de 15 000 engins partagés, sans pour autant se donner les moyens d'une ambition régulatrice - par exemple en enjoignant d'empêcher la circulation et le stationnement sur les trottoirs ainsi que la conduite à plus d'un passager, en généralisant les campagnes de verbalisations par ses services de la police municipale, etc. Elle exprime enfin sa position personnelle au moment même où elle donne la parole aux Parisiens, prenant ainsi le risque que les votants se prononcent sur sa personne plus que sur la question posée. Quoi qu'il en soit, je resterai très vigilante quant à la procédure de "votation citoyenne". Elle devra présenter les mêmes garanties démocratiques que le "référendum local" (prévu par le code général des collectivités territoriales) que j’avais proposé, en réservant notamment le vote aux seuls électeurs parisiens et non à l’ensemble des habitants, à la différence de la procédure "démocratique" viciée du "Budget participatif". Et vous, quelle est votre position ? Participez à notre sondage ci-dessous.
- Les riverains, dindons de la farce du réaménagement des rues d'Amsterdam et de Saint-Pétersbourg ?
Dans sa réponse du 20 janvier 2023 à mon courrier du 28 novembre 2022 pour étudier d'urgence le rétablissement des lignes de bus 21 et 95 de la rue de Saint-Pétersbourg vers la rue d'Amsterdam, et mettre ainsi un terme aux trop nombreuses externalités négatives générées pour la sécurité et la santé des riverains de la rue de Saint-Pétersbourg, David BELLIARD, Adjoint à la Maire de Paris "chargé de la transformation de l'espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie", livre plusieurs éléments d'information inédits sur les réaménagements problématiques des rues d'Amsterdam et de Saint-Pétersbourg, éléments qui illustrent la méthode des passages en force de la Mairie de Paris, laquelle profite évidemment de la passivité de la Mairie du 8e arrondissement... Concernant la piste cyclable rue d'Amsterdam Dans son courrier, David BELLIARD indique qu'un "projet d'aménagement définitif de la vélorue d'Amsterdam" aurait été travaillé "avec l'exécutif de la Mairie du 8e arrondissement, puis présenté, concerté et validé [...] en réunion publique le 24 novembre 2021 en présence de Madame la Maire du 8e arrondissement". Comme j'avais eu l'occasion de le regretter dès le lendemain, cette réunion publique du 24 novembre 2021 n'était qu'un simulacre de concertation. Elle avait "malheureusement confirmé que la Mairie de Paris entendait continuer d’agir selon ses seules préférences, sans concertation ni consultation des riverains, tout juste leur information sommaire". "Le sentiment qui a prévalu dans le public au cours de la réunion du 24 novembre est celui d'être mis - une nouvelle fois - devant le fait accompli, puisque les travaux du projet de pérennisation des aménagements cyclables présenté démarreront dès janvier 2022, seule la traditionnelle trêve des confiseurs semblant empêcher un démarrage immédiat. En dépit de demandes répétées, le projet d'aménagement n'aura pas été communiqué en amont aux participants, ce qui leur aurait permis de formuler de nouvelles propositions constructives pour en améliorer le contenu grâce aux remontées de terrain et de vécu. Les membres du Conseil de quartier Europe n'auront pas été réunis en amont pour étudier le projet d'aménagement et émettre un avis éclairé sans doute utile. La Mairie de Paris aura poussé loin le refus de toute concertation puisqu’il semblerait que même la RATP, pourtant au premier chef concernée par le dévoiement des lignes n°21 et 95, n'aura pas été associée..." De plus, je m'étonne d'apprendre en 2023 que la Mairie du 8e a préparé le projet de pérennisation de la piste cyclable de la rue d'Amsterdam en 2021, contrairement à ce qu'elle avait toujours affirmé en public jusqu'à présent. Peut-être apprendrons-nous bientôt qu'elle avait aussi validé le dévoiement des lignes de bus 21 et 95 depuis la rue d'Amsterdam vers la rue de Saint-Pétersbourg ? Concernant les lignes de bus 21 et 95 L'Adjoint à la Maire de Paris considère qu'"il n'est pas envisageable de rétablir la circulation des bus 21 et 95 sur la portion de la rue d'Amsterdam comprise entre la place de Clichy et la rue de Londres". Pourquoi ? Parce qu'un tel rétablissement "contreviendrait aux principes mêmes d'une vélorue tels que décrits par le CEREMA"... Cet argument est irresponsable ! Le CEREMA est le "centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement", un établissement public à caractère administratif placé sous la tutelle conjointe de plusieurs ministres (celui de la transition écologique et celui de la cohésion des territoires). La Mairie de Paris devrait assumer ses choix et ne pas se retrancher derrière un tiers non élu, a fortiori lorsqu'il s'agit de choix purement idéologiques pour des aménagements finalement "100% vélo individuel / 0% transport en commun". Un simple établissement public à caractère administratif, sans la moindre légitimité politique ou administrative, fût-il expert ès mobilité, ne saurait régir l'aménagement de nos voies parisiennes ! Concernant la rue de Saint-Pétersbourg Enfin, l'élu écologiste confirme dans son courrier que "la Ville de Paris propose, dans le sens de la demande formulée par le collectif de riverains, de réaliser des aménagements d'apaisement de la circulation, de requalification de l'espace public ou d'élargissements des trottoirs [...]" rue de Saint-Pétersbourg. "Cela pourrait prendre la forme, par exemple, d'une mise à sens unique de la circulation générale sur la rue de Saint-Pétersbourg du Nord vers le Sud et d'un contresens bus du Sud vers le Nord", ajoute-il. "Ces propositions pourront faire l'objet d'une concertation ouverte aux habitants en Mairie du 8e dans les semaines qui viennent, en visant un début des travaux de la rue de Saint-Pétersbourg à la fin de l'année 2023". J'observe d'abord qu'il est moins difficile d'obtenir des informations de la Mairie de Paris que de la Mairie du 8e sur des projets d'aménagement concernant pourtant l'arrondissement... En tout état de cause, je renouvelle mon appel à l'une et à l'autre Mairie d'organiser une véritable réunion publique de concertation avec l'ensemble des parties prenantes - les différentes Mairies directement et indirectement concernées (Mairie de Paris, Mairie du 8e arrondissement et Mairie du 9e arrondissement), les habitants, les commerçants et la RATP. Une concertation, ce n'est pas une consultation, encore moins une simple information. Se concerter, c'est se mettre d'accord pour agir ensemble et d'une certaine façon ! Compte tenu de ce qui précède et des questions soulevées, j'ai donc à nouveau saisi la Maire du 8e arrondissement et l'Adjoint à la Maire de Paris chargé notamment de la mobilité.
- Insécurité et pollution rue de Saint-Pétersbourg : il faut maintenant accélérer le réaménagement
Dans un article paru dans son édition du 19 janvier 2023 , Le Parisien rend compte du projet de la Maire du 8e arrondissement, " face à l'exaspération des riverains ", de tester la mise en sens unique "descendant" (du Nord vers le Sud) de la rue de Saint-Pétersbourg à compter du 6 mars et " pour 1 ou 2 mois ". C'est enfin le début de la fin de l'immobilisme… Mais le calendrier manque d'ambition et rien n'est proposé pour les lignes de bus 21 et 95 . Il faut faire mieux et hâter le dénouement ! Riverains et usagers de la rue de Saint-Pétersbourg subissent depuis 2020 les externalités négatives du réaménagement de la rue voisine d'Amsterdam , avec les reports de la circulation générale et des lignes de bus 21 et 95 qui génèrent des embouteillages, des comportements routiers dangereux et des pollutions atmosphérique et sonore mettant en danger leur sécurité et leur santé. Ces riverains et usagers de la rue de Saint-Pétersbourg ont déjà posé le diagnostic de la situation et formulé des propositions . Ils attendent maintenant des actes . Or, le calendrier prévisionnel de la Ville de Paris, avec un début des travaux fin 2023 seulement, ce que confirme le lancement d'un simple "test" à la fin de l'hiver, n'est pas satisfaisant. La sécurité et la santé des riverains et des usagers ne peuvent attendre une année d'immobilisme supplémentaire ! La rue de Saint-Pétersbourg doit être apaisée et sécurisée d'urgence. C'est pourquoi le calendrier de son réaménagement doit maintenant être accéléré et une réunion publique ad hoc organisée dans les meilleurs délais , en coordination avec la mairie du 9e arrondissement pour la cohérence d'ensemble du plan de circulation générale.
- Budget participatif 2023 : à vos projets dans le 8e, pour choisir et ne pas subir !
Chaque année depuis 2015, janvier marque le démarrage du processus annuel du Budget participatif de la Ville de Paris - avec ses différentes phases : dépôt des projets puis étude des projets déposés, vote sur les projets éligibles et enfin réalisation des projets lauréats. Pour l'édition 2023, la phase du dépôt des projets se tient du lundi 9 au dimanche 29 janvier, en ligne, sur la nouvelle plateforme dédiée decider.paris.fr. Pour mémoire, deux types de projet peuvent être déposés : les projets concernant principalement les habitants d'un arrondissement et les projets concernant tout Paris. Tout projet doit par ailleurs être d'intérêt général (v. un intérêt particulier) et représenter une dépense d'investissement (v. une dépense de fonctionnement). Comme vous le savez, j'ai toujours exprimé des réserves sur le processus même du Budget participatif de la Mairie de Paris, à de nombreuses reprises en Conseil d'arrondissement et encore récemment lors de la publication des lauréats de l'édition 2022 du Budget participatif. Mais pour un petit arrondissement comme le 8e, dont le budget (dit "état spécial d'arrondissement"), en partie indexé sur la population, est par nature très modeste, le Budget participatif est toutefois une source budgétaire supplémentaire pour financer et déployer des projets qui peuvent répondre aux besoins et aux attentes des habitants et des usagers. Considérant que les projets de la Ville de Paris sont rarement des plus heureux... mieux vaut encore les choisir que les subir ! Or, de nombreux projets d'aménagement du cadre de vie et de restauration du patrimoine - sur lesquels je suis d'ailleurs mobilisée de longue date - restent à réaliser dans le 8e arrondissement. Je pense notamment à la restauration des grilles du parc Monceau et de certains éléments emblématiques de son patrimoine (bassins, sculptures), ou encore aux aménagements pour les familles avec enfants, insuffisants dans notre arrondissement. C'est pourquoi, que vous soyez un particulier, une association ou un collectif (de riverains, d'amis, de parents d'élèves, etc.), je vous encourage à prendre part à cette nouvelle édition du Budget participatif en déposant vos projets à l'adresse dédiée ci-dessous.
- Rue de Saint-Pétersbourg : riverains et usagers attendent des actes
Ils ont déjà posé le diagnostic des nombreux problèmes de circulation pour leur santé et leur sécurité. Ils attendent maintenant des actes ! Le calendrier initial, avec des travaux fin 2023, n'est donc pas satisfaisant. Il incombe à la Mairie du 8e arrondissement de mieux les défendre en organisant d'urgence une réunion publique dédiée au réaménagement de la rue et à l'accélération de son calendrier. Catherine LÉCUYER ("tribune" publiée dans Paris Huitième n°142 de janvier 2023)
- Joyeux Noël et bonne année 2023 !
Chers habitants du 8e arrondissement, Je veux profiter de la fin d'année pour faire avec vous un bilan et tracer des perspectives. L'année 2022 a bien sûr été marquée par le retour tragique de la guerre en Europe. Les Ukrainiens se battent pour leur souveraineté et pour faire vivre nos valeurs communes de liberté et de démocratie. Ne l'oublions pas. Ils méritent notre soutien dans la durée. Ainsi bien sûr que tous nos soldats qui s'engagent et servent sous le drapeau pour protéger la France et les Français. En France, 2022 a été marquée par la présidentielle et les législatives. En femme de droite libre, indépendante, enracinée, je vous ai d'ailleurs présenté ma candidature pour incarner à l'Assemblée nationale une France forte et fière de ses valeurs. Les résultats nationaux ont été décevants. La droite à laquelle je suis attachée a même perdu son rang de première opposition parlementaire. Résultats d'autant plus décevants que les campagnes n'ont pas permis de débattre des enjeux cruciaux pour l'avenir de la France et des Français : réduction des dépenses publiques, financement de la dépendance, réforme des retraites, transformation de l'éducation nationale, restauration de l'ordre public, lutte contre le dérèglement climatique, etc. A Paris, 2022 a été marquée par la fuite en avant financière de Mme HIDALGO. La capitale étant criblée de dettes, la Maire fait désormais payer aux Parisiens sa gestion calamiteuse. Elle a augmenté la taxe foncière de plus de 50%, sans prévoir de mesure d'économie ou de réforme. La cote d'alerte est atteinte. L'explosion de la dette entraînera bientôt la faillite et la mise sous tutelle de Paris. 2022 a également été marquée par des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, intenses et précoces, du fait du dérèglement climatique. Ces épisodes ont confirmé les faiblesses d'une ville parmi les plus denses et minérales au monde. La droite doit s'emparer pleinement de ces enjeux climatiques et être force de proposition pour une croissance plus verte, un développement plus durable et une capitale plus résiliente. Dans le 8e arrondissement, j'ai continué de me rendre chaque semaine à votre rencontre sur le terrain pour échanger sur vos besoins, vos attentes, vos espoirs. J'ai participé activement à toutes les séances du Conseil d'arrondissement. J'ai régulièrement interpellé la Maire de Paris et son Exécutif. J'ai aussi participé à toutes les réunions publiques des Conseils de quartier. En effet, il ne manque pas de grain à moudre ! Concrètement, je me suis mobilisée pour que les habitants soient informés des projets de logements sociaux de la Mairie de Paris dans l'arrondissement. Le logement social avance masqué dans le 8e. La Mairie de Paris profite en effet du futur PLU pour flécher près d’une centaine de parcelles de terrain qu’elle pourra ensuite transformer en logements sociaux. J'ai aussi interpellé l'ensemble des parties prenantes afin d'agir d'urgence pour la sécurité des piétons et la santé des riverains de la rue de Saint-Pétersbourg, en organisant le retour des lignes de bus 21 et 95 rue d'Amsterdam. J'ai également plaidé pour une régulation renforcée des dark stores. Plusieurs rues du 8e sont concernées par cette "ubérisation" de la ville. Les conséquences sont trop négatives pour le commerce alimentaire traditionnel, l’espace public et la tranquillité des riverains. Je me suis enfin mobilisée pour essayer d'obtenir des avancées concrètes sur plusieurs autres sujets importants pour l'arrondissement : 1/ concerter les riverains pour les projets d'aménagement de l'espace public ; 2/ corriger les coronapistes avant de les pérenniser ; 3/ préserver l'équilibre entre vivre et travailler à Paris pendant la saison des "terrasses estivales" ; 4/ inclure les habitants du quartier des Champs-Elysées parmi les bénéficiaires du réaménagement de l'avenue ; 5/ restaurer d'urgence le patrimoine de la place de la Concorde ; 6/ achever la restauration des lavatories de la Madeleine ; 7/ sauvegarder le patrimoine botanique du parc Monceau ; 8/ améliorer l'environnement sonore ; 9/ ou encore mettre un terme au sentiment d'abandon général de l'espace public… Je veux maintenant tracer quelques perspectives pour l'année prochaine. 2023 sera une année sans élection mais elle se déroulera à l'ombre d'une dissolution de l'Assemblée nationale. 2023 devra être l'année de la restauration de la souveraineté et de l'indépendance énergétique de la France, en réparant notre puissance nucléaire. Tandis que l'Exécutif exhorte à la sobriété de tous pour éviter les coupures d'électricité, les responsables des ratés du nucléaire devront d'ailleurs rendre des comptes ! 2023 devra être l'année de l'aboutissement de la réforme des retraites. En 2019, l'Exécutif nous a fait subir plus de deux mois de grèves dans les transports sans réforme… L'année prochaine, il lui faudra mener la réforme à son terme tout en contenant les grèves et leurs nuisances. 2023 devra être l'année d'une loi sur l'immigration qui privilégie la fermeté à l'humanité et qui ne crée pas d'appel d'air pour l'immigration de travail dans les secteurs en tension. 2023 devra être l'année d'une réforme du statut de Paris qui permette enfin aux Parisiens d'élire directement leur Maire dans une circonscription électorale unique, et non plus au travers du "prisme déformant" - parce que penchant à gauche ! - des arrondissements. Vous m'avez comprise. En 2023, je continuerai de refuser la fatalité et de me mobiliser très concrètement à votre service. Toujours en femme de droite libre qui veut restaurer l'autorité, libérer l'économie et protéger les Parisiens comme les Français. En 2023, vous pourrez continuer de compter sur moi, sur mes convictions et mon énergie. Je vous souhaite un joyeux Noël en famille et je vous adresse mes meilleurs vœux de bonheurs - au pluriel - pour la nouvelle année.
- Organiser d'urgence une réunion publique dédiée au réaménagement de la rue de Saint-Pétersbourg
" Je crains qu'il y ait un peu de report dans la rue de Saint-Pétersbourg dans le sens montant " : c'est ainsi que s'exprime la Maire du 9e arrondissement dans l'article "Moins de voitures et plus de végétaux rue de Clichy" consacré au futur aménagement de l'artère publié dans Le Parisien du 16 décembre 2022. Les riverains et les usagers de la rue de Saint-Pétersbourg subissent déjà depuis 2020 les reports de la circulation générale et des lignes de bus 21 et 95 consécutifs au réaménagement de la rue d'Amsterdam . Ils ne sauraient être une nouvelle fois sacrifiés sur l'autel du réaménagement d'une autre voie du secteur. Il incombe à la Mairie du 8e arrondissement de défendre les intérêts des riverains et des usagers de la rue de Saint-Pétersbourg , en considérant toutes les conséquences non voulues des aménagements réalisés dans le secteur, y compris dans les arrondissements voisins, et en prenant par conséquent une initiative rapide dans le cadre des réaménagements en cours. Riverains et usagers ont déjà posé le diagnostic. Ils attendent maintenant des actes . Le calendrier présenté lors de la réunion du Conseil de quartier Europe du 24 novembre - " études en cours, début des travaux 4e trimestre 2023 " - n'est pas satisfaisant. Ils ont donc dû se résoudre à lancer une pétition en ligne "pour apaiser et sécuriser la rue de Saint-Pétersbourg" . Je vous invite à la signer et à la faire signer largement autour de vous. C'est pour toutes ces raisons que je demande solennellement à la Maire du 8e arrondissement d'organiser d'urgence en Mairie une réunion publique dédiée au réaménagement de la rue de Saint-Pétersbourg et à l'accélération de son calendrier .
- Exclusivité : retour sur les assemblées plénières des Conseils de quartier du 8e arrondissement
Les Conseils de quartier du 8e arrondissement ont tenu leurs assemblées plénières du 21 novembre au 7 décembre. L'ordre du jour comportait généralement un bilan de l'activité de la police municipale dans le quartier, un point sur l'actualité des chantiers locaux, une présentation des projets lauréats du Budget participatif 2022 et des informations sur l'agenda municipal. Je me réjouis ainsi que, dans le cadre des projets lauréats du Budget participatif 2022, plusieurs axes de l'arrondissement puissent bénéficier d'un financement pour améliorer la sécurité des piétons, avec notamment la poursuite de la sécurisation et végétalisation de la rue de Ponthieu entre les rues de Berri et La Boétie ; la pacification de la rue Washington par la sécurisation des carrefours, la réfection de la voirie et des trottoirs, et l'implantation de mobilier urbain (notamment des arceaux vélos) ; le désencombrement des places Chassaigne-Goyon et Théodore Chassériau et le développement de nouveaux usages (bancs, espaces végétalisés). Seront aussi traitées les rues Pierre Charron, Clément Marot, Roy-La Boétie, l'avenue Marceau, les boulevards Haussmann et de Courcelles. Les modalités de ces aménagements seront à l'ordre du jour de réunions publiques de concertation à venir avec les riverains. J'ai la faiblesse de croire que certaines de mes mobilisations ces dernières années ont pu contribuer à l'obtention d'avancées et que celles-ci seront à la hauteur de nos attentes... En revanche, je regrette vivement que les documents projetés ne soient jamais transmis en amont aux participants afin qu'ils puissent, le cas échéant, interroger les responsables politiques et administratifs présents en pleine connaissance de cause. Je déplore aussi l'absence de communication de toute étude d'impact concernant les aménagements les plus significatifs, susceptibles de profondément transformer le cadre et la qualité de vie. Refus de la transparence ? Manque d'intérêt ? Le fait que la Maire du 8e n'ait participé qu'à 2 des 7 réunions publiques, dont l'une à peine un quart d'heure, pourrait le laisser penser... Pour ma part, j'ai participé à l'intégralité de chacune des sept réunions des Conseils de quartier. 1/ Conseil de quartier Hoche-Friedland L'assemblée plénière du Conseil de quartier Hoche-Friedland s'est tenue lundi 21 novembre à 19h à la Maison de la vie associative et citoyenne, en présence d'une dizaine d'habitants. Deux documents ont été projetés à cette occasion : une présentation générale de l'ordre du jour de la réunion et une présentation du projet "Réenchanter les Champs-Elysées". Le sujet de l'insécurité piétonne générée par les comportements (la plupart du temps strictement interdits) des pilotes de trottinettes et autres engins de déplacement personnel motorisés dans le secteur - notamment sur les avenues des Champs-Elysées, Hoche et de Wagram - a été au cœur des échanges avec les représentants de la police municipale. J'y ai ajouté l'insécurité résultant de la vitesse de circulation des véhicules sur le haut de l'avenue de Friedland. Le contenu et le calendrier des aménagements dans le cadre du projet "Réenchanter les Champs-Elysées" ont été présentés. De la place de l'Etoile à la place de la Concorde, en passant par l'avenue "haute" puis l'avenue "basse" des Champs-Elysées et les jardins des Champs-Elysées, tous les secteurs de cet axe historique seront réaménagés d'ici 2030. Je désapprouve le nouveau cerclage "moule à gâteau" prévu pour les pieds d'arbres de l'avenue des Champs-Elysées. Plus largement, la décision de la Ville de Paris de remplacer les célèbres grilles Davioud par un revêtement en résine, ciment et béton, pour la gestion des pieds d'arbres, est absurde. Ce nouveau revêtement est non seulement inesthétique mais aussi coûteux et nuisible pour les arbres qu'il pourrait contribuer à asphyxier. Certains participants ont par ailleurs anticipé un usage à risque résultant de l'élargissement de l'anneau central de la place de l'Etoile suite à la suppression de l'équivalent de deux voies de circulation : alors qu'il n'est pas prévu de traversée piétonne en surface, les piétons pourraient être tentés de rejoindre l'Arc de Triomphe en traversant la chaussée... D'autres se sont inquiétés des reports de circulation et des embouteillages qui pourraient résulter de l'aménagement et d'une insuffisante coordination des travaux place de l'Etoile avec ceux en cours aux portes Maillot et Dauphine. Le contenu et le calendrier de l'aménagement visant à sécuriser le carrefour Hoche / Beaujon ont aussi été présentés. Les travaux sont programmés au 1er semestre 2023. 2/ Conseil de quartier Monceau L'assemblée plénière du Conseil de quartier Monceau s'est tenue mardi 22 novembre à 19h à l'école Monceau. Seuls quatre habitants étaient présents... Bravo à l'information municipale ! Une présentation générale de l'ordre du jour de la réunion a été projetée à cette occasion. Ont été successivement présentés un point d'étape sur la démarche "Embellir votre Quartier" et le projet de rénovation du parc Monceau. Dans le cadre de la première, la place de Narvik devrait être végétalisée à l'été / automne 2023 ; la rue de Monceau aurait dû être arborée à l'été / automne 2023 mais l'Architecte des Bâtiments de France a refusé la plantation d'arbres, contraignant la Ville de Paris à revoir son projet ; en revanche, le nouveau plan de circulation sera bien mis en oeuvre de janvier à mars 2023. Ce dernier prévoit notamment l'inversion du sens de circulation de la rue Monceau entre les rues de Téhéran et de Vézelay. Des participants ont alerté sur les situations délicates qui pourraient en résulter au carrefour Monceau-Vézelay. Notons aussi que les bases de chantier des travaux Eole (prolongement du RER E vers l'Ouest) achèveront d'être retirées d'ici l'été 2023. Quant à la rénovation du parc Monceau, elle prévoit la création d'une sanisette publique, la rénovation de la rotonde, le remplacement des buis avenue Van Dyck, et - enfin ! - la rénovation de la piste de roller et des entourages du remarquable platane. J'étais encore intervenue sur ce sujet début 2021. Les travaux s'étaleront du printemps 2023 à l'automne 2025. Si le remplacement des buis de l'avenue Van Dyck reste une solution de facilité, il fallait toutefois agir compte tenu de l'état des buis et du risque de propagation accélérée aux buis du parc Monceau. Certains riverains se sont toutefois plaints du déficit d'éclairage public dans les allées du parc et de la non prise en compte de ce problème de sécurité dans le cadre de la rénovation. 3/ Conseil de quartier Saint-Augustin L'assemblée plénière du Conseil de quartier Saint-Augustin s'est tenue mercredi 23 novembre à 19h en Mairie du 8e arrondissement, devant une salle comble. Plusieurs documents ont été projetés à cette occasion : une présentation générale de l'ordre du jour de la réunion, une présentation du projet de réaménagement de la place Saint Augustin, et deux plans (ici et ici) du projet d'aménagement cyclable du boulevard Malesherbes. Le projet de réaménagement de la place Saint Augustin poursuit quatre principaux objectifs : la mise en valeur de l'église via la création d'un parvis, le renforcement de la végétalisation aux abords de l'édifice, l'apaisement de la circulation alentours et la jonction du parvis avec le square Marcel Pagnol, le tout en conservant une desserte interne pour l'église. La police municipale a par ailleurs confirmé surveiller avec une attention toute particulière les abords du square. Le calendrier prévisionnel des travaux est serré : après une phase préparatoire au 1er semestre 2023, ils devraient être réalisés entre septembre 2023 et avril 2024. La livraison devrait donc intervenir avant la tenue des Jeux Olympiques et Paralympiques à l'été 2024. Certains riverains ont exprimé leurs préoccupations concernant la rareté - donc la cherté - du stationnement résidentiel dans le secteur, ainsi que les reports de circulation qui peuvent être anticipés alentours, notamment rue de la Bienfaisance. J'ai de sérieuses réserves personnelles sur l'esthétique du projet concernant le futur parvis : attention à ce qu'il ne réplique pas en plus petit les places beaucoup trop minérales récemment aménagées par l'Hôtel de Ville, à l'instar de la Madeleine ou de la République, de même que certains de leurs usages qui ne sont guère les bienvenus. Nous le savons : les aménagements déterminent en partie les usages, dans un dialogue... qui n'est pas toujours des plus fructueux ! Au contraire, ce futur parvis devra mettre en valeur l'église Saint-Augustin, réalisation remarquable de l'architecte du Second Empire Victor BALTARD. Un point d'étape a été présenté sur la démarche "Embellir votre Quartier". Les "rues aux écoles" rue de Monceau et rue de Naples seront aménagées à compter de l'été 2023. La sécurisation du carrefour Lisbonne / Malesherbes et la végétalisation de la rue Joseph Sansboeuf interviendront fin 2023. Quant aux travaux projetés rue de Lisbonne, ils sont programmés après les JOP 2024. Enfin, une réflexion est en cours sur la mise en sens unique descendant de la rue Portalis pour sécuriser le passage piéton. Sous réserve d'approfondissement de la réflexion, je suis a priori favorable à tout aménagement dont l'objectif est la sécurisation du cheminement des piétons, usagers les plus vulnérables de l'espace public qui doivent être en conséquence prioritairement protégés. Conformément au schéma directeur du nouveau Plan vélo 2021-2026, la modernisation de la piste cyclable du boulevard Malesherbes est à l'étude jusqu'à mi-2023. Elle devra nécessairement être coordonnée avec le projet de réaménagement de la place Saint-Augustin. L'esquisse du projet de l'aménagement cyclable boulevard Malesherbes (ici et ici) envisage une piste en site propre (protégée par un muret de granit) de 4 m de large de chaque côté du boulevard. Pour cela, deux voies de circulation (pavées) seront conservées dans un gabarit plus étroit, tandis que les stationnements latéraux seront supprimés. Une réunion publique devrait être organisée début 2023. Je compte sur la Maire du 8e arrondissement afin de faire le nécessaire auprès de la Maire de Paris pour que cette réunion soit pleinement "de concertation" et non simplement "d'information". Certains habitants sont en effet vivement préoccupés par les enjeux de stationnement. D'autres déplorent par ailleurs depuis des années les nuisances sonores résultant des cortèges officiels circulant sirènes hurlantes. Le problème persiste en dépit de mes interventions. Tous regrettent de ne pas avoir été suffisamment concertés pour ce projet d'aménagement... Comme j'avais eu l'occasion de le faire en défendant un vœu dédié en Conseil d'arrondissement le 29 novembre, j'en ai profité pour interpeller à nouveau l'Exécutif municipal sur la dangerosité de la piste cyclable aménagée sur le trottoir de la rue de la Pépinière. 4/ Conseil de quartier Europe L'assemblée plénière du Conseil de quartier Europe s'est tenue jeudi 24 novembre à 19h à l'école Moscou, devant une salle là aussi pleine. Il faut dire que certains enjeux locaux (rue de Saint-Pétersbourg, rue d'Amsterdam, etc.) sont particulièrement importants et urgents. L'absence de la Maire du 8e arrondissement a été particulièrement remarquée (et regrettée). Deux documents ont été projetés à cette occasion : une présentation générale de l'ordre du jour de la réunion et un état d'avancement des projets "Embellir votre Quartier". L'ordre du jour comptait un point sur le "réaménagement de la rue de Saint-Pétersbourg". Un point tout particulièrement attendu par les riverains qui avaient fait le déplacement. Certes, les intervenants ont posé un diagnostic précis et complet : rue engorgée, pollution sonore et atmosphérique, vitesse excessive, desserte de plusieurs écoles (Moscou, Florence et Hattemer) et trottoirs étroits. Mais plutôt que de prescrire un remède à ces problèmes ayant déjà plus de deux ans et de présenter un projet, ils se sont contentés de rappeler les objectifs et les suggestions des habitants... Tout ça pour ça ! L'attentisme des élus et des services est d'autant plus préoccupant qu'aucune réflexion n'est organisée au niveau plus global - et seul pertinent - des trois arrondissements concernés - les 8e, 9e et 17e arrondisements. Une réunion publique a d'ailleurs été organisée par la mairie du 9e mardi 29 novembre sur l'aménagement de la rue de Clichy, sans que la mairie du 8e n'ait considéré utile de demander à être associée ou concertée afin de faire connaître et valoir les intérêts de ses administrés... Pour ma part, j'étais intervenue dès avant la réunion publique du 24 novembre. J'avais en effet défendu un vœu sur la rue de Saint-Saint-Pétersbourg lors de notre conseil d'arrondissement du 2 novembre. Puis j'avais saisi le syndicat des transports Île-de-France Mobilités. Depuis la réunion du 24 novembre, j'ai aussi interpellé les autres parties prenantes de ce dossier : la Mairie de Paris et la Mairie du 8e arrondissement. Et j'ai déposé un nouveau vœu pour interpeller la Maire de Paris lors de notre conseil d'arrondissement du 29 novembre. De leur côté, des riverains ont pris l'initiative de lancer une pétition sur la plateforme change.org "pour apaiser et sécuriser la rue de Saint-Pétersbourg". Un point de situation a aussi été présenté sur l'avancement des projets dans le cadre de la démarche "Embellir votre Quartier". Pour mémoire, il s'agit des projets d'aménagement de la place de Dublin et de la sortie du métro Liège, de la mise en place des rues aux écoles Florence et Moscou, de la végétalisation des rues de Clapeyron et de Turin, sans oublier la pérennisation de la coronapiste rue d'Amsterdam (malheureusement) et la sécurisation de la rue de Saint-Pétersbourg (en attente). L'essentiel des travaux accuse un net retard et ne devrait être réalisé que d'ici la fin de l'année 2023. Les représentants de la Ville de Paris se sont engagés à examiner les options d'amélioration de la sécurité des piétons au carrefour des rues de Clapeyron, de Turin et de Saint-Pétersbourg, ainsi que sur le contre-sens cyclable rue de Turin. 5/ Conseil de quartier Elysée-Madeleine L'assemblée plénière du Conseil de quartier Elysée-Madeleine s'est tenue lundi 28 novembre à 19h à l'école Surène. Environ une vingtaine de personnes ont participé. Trois documents ont été projetés à cette occasion : une présentation générale de l'ordre du jour de la réunion (y compris la rénovation du pronaos de l'église de la Madeleine - dont nous attendons toujours le document), le projet de remise en état du lavatory de la place de la Madeleine et une présentation du projet "Réenchanter les Champs-Elysées". A l'occasion de la présentation de l'aménagement de la piste cyclable boulevard Malesherbes, nombre de participants, à l'instar des participants du Conseil de quartier Saint-Augustin, ont exprimé leurs très vives préoccupations quant à la suppression de places de stationnement supplémentaires. Là aussi, ils ont déploré l'absence de concertation. Plusieurs ont alerté quant à la dangerosité de l'intersection du boulevard Malesherbes et de la rue Royale sur la place de la Madeleine, pour tous les usagers - piétons, cyclistes, etc. La configuration aberrante de la sortie du parking Madeleine - Tronchet est tout particulièrement accidentogène. Les intervenants sont ensuite revenus sur la mise en sécurité des abords de l'école Surène et son calendrier, les derniers échanges et la finalisation s'étant déroulés à la rentrée 2022. Pour sécuriser le cheminement des enfants, il a notamment été prévu une bande jaune le long du trottoir et la réfection des passages pour piétons. A noter : la 2nde phase de la rénovation du square Louis XVI pourra être engagée dès la libération des emprises du chantier Eole (prolongement du RER E vers l'Ouest), y compris le puits Pasquier, au plus tard à l'été 2023. Le point d'avancement de la remise en état du lavatory de la place de la Madeleine a d'abord rappelé les actions réalisées par la Direction de la voirie et des déplacements (DVD) de la Ville de Paris, avec le nettoiement à l'été 2021, les travaux extérieurs sur la voie publique effectués cet automne et les travaux intérieurs en cours de finitions. Comme vous le savez, je suis très attentivement - depuis des années - le dossier de la restauration du patrimoine extérieur des lavatories de la place de la Madeleine (voir ici). J'ai donc profité de la réunion pour rappeler que la dégradation des parements des escaliers extérieurs des lavatories continuait en dépit des travaux intérieurs et de l'imminence d'une inauguration... Il m'a été répondu que la restauration de ces parements sera finalement assurée par la Ville de Paris elle-même, ce dont je me réjouis. Il a été indiqué que le traitement des tentes installées place de la Madeleine reste très délicat. Des associations passent régulièrement dans le cadre de maraudes sociales. Techniquement, il s'agit d'un "campement" dès que le nombre de tentes est supérieur à deux. La Direction de la propreté et de l'eau (DPE) de la Ville de Paris effectue du repérage tous les lundis, avant un nettoyage tous les mercredis. Le problème des personnes à la rue reste toutefois entier à Paris et dans le 8e arrondissement... Enfin, des participants ont renouvelé leur demande d'installation de ralentisseurs dans l'étroite rue des Mathurins, afin d'y prévenir la dangerosité des passages à vive allure du Roissy Bus, lequel emprunte ce chemin "de repli" lorsque la rue de la Pépinière est saturée. 6/ Conseil de quartier Triangle d'Or L'assemblée plénière du Conseil de quartier Triangle d'Or s'est tenue mercredi 30 novembre à 19h à l'école Robert Estienne. Seuls 8 habitants ont participé. Deux documents ont été projetés à cette occasion : une présentation générale de l'ordre du jour de la réunion et une présentation du projet "Réenchanter les Champs-Elysées". La présentation du contenu et du calendrier des aménagements dans le cadre du projet "Réenchanter les Champs-Elysées" a largement soulevé les mêmes interrogations et suscité les mêmes réserves que celles exprimées au cours de la réunion du Conseil de quartier Hoche - Friedland. La mendicité agressive et / ou avec enfants a aussi été évoquée. D'aucuns ont réclamé le rétablissement des arrêtés d'interdiction de la mendicité dans plusieurs secteurs de la capitale, dont les Champs-Elysées, qui avaient été pris en 2011 par le Préfet de police de Paris Michel GAUDIN pour lutter contre certaines formes de délinquance fondées sur l'exploitation de la vulnérabilité, notamment des mineurs. Ainsi que la location de courte durée de voitures de sport pour des tournées du quartier à (trop) vive allure. Leur conduite est dangereuse et leur stationnement est gênant. Mais la préfourrière et la fourrière renoncent à les enlever... faute de disposer d'une assurance couvrant les dommages susceptibles de survenir au cours de l'opération d'enlèvement ! "Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude" nous apprenait autrefois, pourtant, l'adage juridique... Un point d'avancement a été fait sur plusieurs chantiers de voirie réalisés par la DVD. Les aménagements de sécurité dans le cadre de la zone 30 km/h dans le quartier des explorateurs ont été achevés. Dans la perspective de la rentrée scolaire 2023, une concertation va être organisée sur la pérennisation de la piétonnisation de la rue Robert Estienne expérimentée depuis la rentrée 2022 dans le cadre du programme municipal "rues aux écoles". Au printemps prochain, l'avenue Georges V bénéficiera de "refuges piétons" et d'une chaussée rénovée. 7/ Conseil de quartier Saint-Philippe du Roule L'assemblée plénière du Conseil de quartier Saint-Philippe du Roule s'est tenue mercredi 7 décembre à 19h à l'école Paul Baudry. La salle était comble. Une fois n'est pas coutume, la Maire du 8e arrondissement était présente tout au long de la réunion. Mieux vaut tard que jamais... Nous avons aussi fait la connaissance de la nouvelle Commissaire divisionnaire de police du 8e arrondissement, Mme CARLIN. Deux documents ont été projetés à cette occasion : une présentation générale de l'ordre du jour de la réunion et une présentation du projet "Réenchanter les Champs-Elysées". Le projet de création d'une "rue aux écoles" Paul Baudry a été détaillé. La rue aux écoles est préfigurée depuis l'automne. Une concertation devrait être organisée en 2023 en vue d'un aménagement définitif début 2024. La demande d'une réduction de la circulation est forte chez les différentes "parties prenantes" - riverains, familles, direction de l'école. Je m'en réjouis. Pour soutenir les initiatives des riverains, j'étais moi-même intervenue à de nombreuses reprises ces dernières années pour faire sécuriser les traversées piétonnes et les circulations automobiles en différents carrefours dangereux du secteur, et encore en Conseil d'arrondissement à l'automne dernier. Les traversées piétonnes et les circulations automobiles aux carrefours formés par la rue d’Artois avec les rues du Commandant Rivière, Saint-Philippe du Roule, Paul Baudry puis avec la rue de Berri, sont en effet dangereuses du fait de la multiplicité des flux de véhicules qui s’y croisent, de la vitesse de circulation souvent excessive de ces véhicules (notamment les voitures de sport de location de courte durée basées sur les Champs-Elysées) et des manœuvres qui y sont effectuées pour les besoins de livraisons. De nombreux élèves traversent à pied ces carrefours à destination et en provenance de l’école Paul Baudry. Enfin, des riverains se plaignent du non-respect de l'interdiction de circuler rue Paul Baudry "sauf desserte locale". Soit dit en passant, j'étais aussi intervenue pour que le secteur fasse l'objet d'opérations de nettoyage approfondie. Parmi les projets d'aménagement à venir dans le secteur, qui doivent beaucoup à la mobilisation de l'association Ponthieu D'Abords, mentionnons la poursuite de l'aménagement de la rue de Ponthieu entre les rues La Boétie et de Berri (une concertation sera organisée début 2023) et la sécurisation du carrefour Artois / Berri à l'été 2023. Les représentants de l'association des commerçants de la rue de Ponthieu ont demandé à pouvoir bénéficier d'une végétalisation afin de corriger l'image d'une rue "arrière-cour" sale de la plus belle avenue du monde. L'association Ponthieu D'Abords a regretté l'absence d'aménagement pour les familles avec enfants dans le quartier. Afin de faire revenir les familles (comme du temps de Marcel PROUST...), de tels aménagements pourraient être prévus dans les jardins, en complément du Guignol et du manège. Nous avons appris au cours de la réunion que l'octroi de licences IV accordées aux débits de boissons était désormais interdit dans le secteur des rues Pierre Charon et Ponthieu par un arrêté préfectoral ad hoc. Enfin, le problème des livraisons sauvages sur les trottoirs a été évoqué. Il est resté sans réponse précise et sans engagement volontaire. Pour ma part, je suis intervenue à plusieurs reprises afin que la Maire de Paris se mobilise pour mieux insérer les activités de logistique urbaine sur l'espace public parisien.
- Mieux informer et concerter
Nombre de riverains regrettent le manque d’information et de concertation sur les aménagements projetés dans la démarche Embellir votre quartier pour les quartiers Europe, Saint-Augustin et Monceau, alors qu’ils vont profondément impacter le cadre et la qualité de vie locale. Les Mairies de Paris et du 8e arr. peuvent pourtant mieux faire pour informer et concerter. Elles ne devraient pas craindre les observations formulées. Catherine LÉCUYER ("tribune" publiée dans Paris Huitième n°133 de février 2022)













