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- Intervention sur l'organisation de la grande parade du jour de l'an
Conseil de Paris des 13-14/06/2016. 2016 DAE 245 - Subvention (120.000 euros) et convention pluriannuelle 2016-2018 avec le Comité Champs-Elysées pour l'organisation de la grande parade du Jour de l'An (8e). Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Nous allons examiner le projet de délibération DAE 245. C'est une subvention de 120.000 et une convention pluriannuelle 2016 - 2018 avec le Comité des Champs Elysées, pour l'organisation de la grande parade du Jour de l'An. La parole est à Mme LECUYER. Mme Catherine LECUYER. - Madame la Maire, mes chers collègues, permettez-moi de saluer le travail remarquable réalisé par le Comité des Champs-Elysées. Créée en 1916, cette association assure la promotion, le prestige et la notoriété de l'avenue des Champs-Elysées et de l'ensemble de son quartier mythique. Le Comité des Champs-Elysées est au service de chacun de ses 170 membres et porte les valeurs du label Champs-Elysées en France et à l'étranger. Nous tenons à rendre hommage au travail réalisé par son équipe, en particulier son président, Jean-Noël REINHARDT, qui ne ménage pas ses efforts pour assurer le rayonnement des Champs-Elysées. Il est donc très judicieux que la mairie de Paris s'associe au travail réalisé par le Comité en participant au financement de sa parade du 1er janvier. Cependant, ce projet de délibération n'a pas manqué d'interpeller tous les élus de la majorité présents lors du dernier Conseil du 8e arrondissement. Ils se sont d'ailleurs abstenus de le voter après avoir pris connaissance des détails du budget proposé par le Comité. Il apparaît en effet que "Loisirs Associés", le prestataire principal de cette grande parade, facture le montant de sa prestation 120.000 euros, soit exactement le montant de la subvention demandée. Or, vous n'êtes pas sans connaître les liens très étroits qui unissent "Loisirs Associés", bien connu pour sa gestion du marché de Noël des Champs-Elysées, de la Foire du trône et autres manifestations, et la société "Fêtes Loisirs" qui, elle, gère la grande roue de la Concorde pour laquelle elle est actuellement en délicatesse avec l'Etat, comme de nombreux journaux s'en sont fait l'écho le mois dernier. Je vous rappelle en effet que dès la fin de 2015, le Préfet d'Ile-de-France avait fait savoir à "Fêtes Loisirs" qu'elle devait libérer la place de la Concorde fin février, en tant la grande roue installée pour la période des fêtes. Cette décision faisait suite à une recommandation de la D.R.A.C., qui veille à l'esthétique et à la conservation de cette place intégralement classée Monument historique. Or, au mépris des injonctions de l'État, cette grande roue tourne encore aujourd'hui au-dessus de la Concorde et devrait rester en place jusqu'à mi-septembre en toute illégalité donc. Aussi, il apparaît délicat que la Ville signe une convention pluriannuelle de 120.000 euros par an sur trois ans, pour cette grande parade dont le budget, conséquent repose sur la prestation d'une société dont le gérant ne respecte pas la loi et défie l'autorité des pouvoirs publics. Ne serait-il pas opportun de s'assurer dans un premier temps de la soumission de cette société à la loi ?
- Tunnel de l'Etoile : vœu en Conseil de Paris
Conseil de Paris du 13/06/2016. Vœu Tunnel de l'Etoile Considérant la fermeture du tunnel de l'Etoile à titre expérimental pour mesurer les reports de circulation sur la voirie de surface depuis mars 2015; Considérant sa réouverture tout d'abord annoncée pour juin 2015 puis repoussée à juillet puis octobre puis jusqu'à nouvel ordre et que, alors que nous sommes en juin 2016, aucune date n'est plus avancée; Considérant que du fait de cette fermeture de nombreux riverains se plaignent d'être contraints de traverser le rond point de l'Etoile ou d'emprunter des itinéraires bis rallongeant sensiblement leur temps de parcours; Considérant la dangerosité du rond point de l'Etoile et les embouteillages qui y sont fréquents aux heures de pointe et au moment du ravivage de la flamme; Considérant la fermeture imminente des voies sur berges, la multiplication des gros chantiers dans le centre de Paris et les reports de circulation qui vont en découler; Considérant l'état d'urgence et la nécessité absolue que les forces de l'ordre puissent circuler rapidement dans Paris; Considérant que la ville débloque des budgets pour financer des travaux de remise aux normes dans plusieurs tunnels parisiens; Catherine Lécuyer, Pierre Lellouche et les élus Les Républicains émettent le voeu que: - la ville considère la réouverture du tunnel de l'Etoile aux voitures comme prioritaire - que les travaux de remise aux normes soient rapidement programmés et commencés.
- Intervention en Conseil de Paris sur le financement de la restauration des églises parisiennes
Conseil de Paris des 4-5-6/07/2016. Mme Catherine LECUYER. - Madame la Maire, chers collègues, enfin, que de temps perdu ! Depuis des années, les autorités religieuses, comme les spécialistes du patrimoine, alertent sur l'état déplorable de plusieurs églises parisiennes. Outre leur aspect inesthétique, les dégradations constituent une véritable menace pour les visiteurs puisqu'on voit régulièrement certains éléments architecturaux se détacher sous le poids des ans, comme cela s'est produit pour l'église Saint-Augustin qui souffre de dégradations considérables, sans parler de l'église de La Madeleine ou encore de Saint-Philippe-du-Roule. Or, il est de la responsabilité de la Ville de Paris d'assurer l'entretien et la restauration du patrimoine artistique à caractère religieux. Au-delà de leur caractère spirituel et culturel, les églises contribuent indéniablement à l'attractivité touristique de notre ville. Ce patrimoine a malheureusement été négligé pendant des décennies par la Municipalité parisienne qui s'est souvent contentée de parer au plus pressé en faisant poser des filets de protection sur les édifices trop endommagés qui risquaient de s'effondrer. Vous vous êtes donc engagés pour un montant de 80 millions d'euros sur la période 2015-2020 dans le cadre du programme d'investissements municipal relatif au programme culturel, auquel s'ajoute un engagement de l'Etat d'environ 10 millions d'euros. Nous sommes malheureusement très loin du compte au regard des besoins. Pour compléter ce Plan Eglises, vous prévoyez de rechercher des financements externes par du mécénat ou la mise en place de bâches publicitaires sur les échafaudages de travaux. Ces compléments de ressources seront précieux pour assurer une restauration effective de plusieurs édifices et cette convention est plus que louable. Nous regrettons juste qu'elle arrive si tard et qu'il vous ait fallu autant de temps pour en accepter le principe. Nous nous interrogeons cependant sur les montants évoqués. Selon la presse, la location de ces espaces pourrait rapporter plus de 3 millions d'euros à la Mairie. Or, les sites concernés, comme la place de la Madeleine, Saint-Augustin ou Saint-Louis-en-l'Ile sont de véritables aubaines pour les annonceurs. Rappelons que les bâches placées sur la façade de l'Automobile Club, place de la Concorde, ont rapporté 5 millions d'euros pour financer les travaux de rénovation. Aussi, il serait indispensable de veiller à une juste rémunération de la part des prestataires qui doivent verser une contribution suffisante en contrepartie de cette nouvelle opportunité. En outre, il faudra être vigilant quant au contenu de ces publicités. Les annonces ne doivent être ni laides ni provocantes pour ne pas nuire à la qualité esthétique des lieux ou heurter les fidèles. Enfin, ces bâches ne doivent être qu'un outil parmi d'autres pour aider à sauver nos églises. Il sera notamment très utile d'encourager le mécénat via la Fondation Avenir du Patrimoine à Paris. Au-delà des clivages politiques ou des différentes sensibilités, les églises parisiennes méritent une nouvelle ambition pour éviter la ruine Merci. Mme Célia BLAUEL, adjointe, présidente. - Merci, Madame LECUYER.
- Attribution de la dénomination "Jacqueline Auriol" au centre sportif Beaujon
Conseil de Paris des 4-5-6/07/2016. 2016 DJS 235 - Attribution de la dénomination "Jacqueline Auriol" au centre sportif Beaujon. Mme LA MAIRE DE PARIS. - Nous examinons le projet de délibération DJS 235: attribution de la dénomination "Jacqueline Auriol" au centre sportif Beaujon dans le 8e arrondissement. Je donne la parole à Mme Catherine LECUYER pour le groupe les Républicains. Mme Catherine LECUYER, - Madame la Maire, mes chers collègues, le centre sportif Beaujon nécessitait une dénomination permettant au grand public de le distinguer de l'espace Beaujon situé lui aussi sur le la Z.A.C. "Beaujon". Les élus du 8e arrondissement ont donc choisi de rendre hommage à la personnalité exceptionnelle de Jacqueline Auriol et sont très heureux que vous les ayez suivis dans ce choix. En effet, cette grande dame a incarné à la fois le charme, l'intelligence et le courage féminin aux yeux du monde entier. Jusqu'à la fin des années 1940, Jacqueline Auriol était considérée comme l'une des femmes les plus élégantes de la Capitale. Mais en 1948, elle tourne le dos 'aux salons parisiens et à son existence mondaine qui ne satisfait pas son goût pour l'action. Prise de vitesse, elle obtient son brevet de pilote et ne vit plus. alors que pour voler. En juillet 1949, un terrible accident vient interrompre son ascension : son hydravion s'écrase sur la Seine. Grièvement blessée et défigurée, elle devra subir pas moins de vingt-deux opérations chirurgicales, mais cet accident ne lui ôte pas l'envie de voler. Avec beaucoup d'obstination, elle se remet à piloter, passera ses brevets militaires de vol à voile et d'hélicoptère. Dès 1951; elle est sacrée femme la plus rapide du monde et se lance dans un chassé-croisé inédit avec sa rivale américaine Jacqueline Cochran. En 1953, elle est la première Européenne à franchir le mur. du son à bord d'un Mystère II. Durant ces vingt années au service de l'aviation, Jacqueline Auriol a totalisé 5.000 heures de volonté, dont 2.000 d'essais sur plus de 140 avions et hélicoptères de tous types. Les fleurons les plus prestigieux de l'aéronautique française lui furent confiés. Mais ce qui caractérise le plus reste sa modestie légendaire, qualité conservée malgré un palmarès impressionnant de records de vitesse réalisé à une époque où les femmes pilotes étaient encore rares. Cette grande dame aura incarné un exemple pour toutes les Françaises. Véritable précurseur et recordwoman inégalée, elle reste à jamais associée à l'histoire héroïque de l'aviation. Voilà pourquoi nous nous réjouissons de voir son nom associé au centre sportif Beaujon. Merci. Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci à vous.
- Vœu en Conseil de Paris sur l'installation d'une crèche de Noël par la Mairie de Paris
Conseil de Paris du 6/09/2016. Vœu déposé par M. Pierre Lellouche, M. Jean-François Legaret, Catherine Lecuyer et élus du Groupe les Républicains du Conseil de Paris Relatif à l’installation d’une crèche de Noël par la Mairie de Paris, à titre temporaire, sur le Parvis de l’Hôtel de Ville pour les fêtes de fin d’année 2016 Considérant que, pendant de nombreuses années, la Municipalité parisienne offrait aux Parisiens, aux touristes et aux Franciliens une magnifique crèche de Noël déployée sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. Considérant que cette belle tradition a malheureusement été abandonnée à la fin des années 1990, mais que les Parisiens demeurent très attachés à la célébration des fêtes de Noël comme l’illustre, par exemple, le succès du marché de Noël sur les Champs-Elysées. Considérant que le rétablissement d’une grande et belle crèche de Noël sur le Parvis de l’Hôtel de Ville contribuerait au rayonnement de la Capitale et à son attractivité touristique, qu’elle satisferait aussi tous les Parisiens et les Franciliens attachés au respect de cette tradition, par ailleurs célébrée partout dans le monde. Considérant qu’une telle décision ne heurterait en aucune manière le principe de la laïcité et de la neutralité de l’autorité municipale, compte tenu du fait que la municipalité parisienne organise régulièrement des évènements en lien avec les religions comme Hanoukka, « Protestants en fête » ou « la nuit du Ramadan » Considérant que le déploiement d’une crèche de Noël, à titre temporaire, sur le Parvis de l’Hôtel de Ville, eu égard à la « pluralité de significations » que sa représentation revêt et à l’emplacement public proposé, est totalement compatible avec les critères énoncés par le Conseil d’Etat dans ses décisions n°395122 et n°395223 du 9 novembre 2016, par lesquelles sont précisées les conditions de légalité de l’installation temporaire de crèches de Noël par des personnes publiques. Considérant l’importance de la période des fêtes de fin d’année et de la féérie de Noël pour les commerces de notre Capitale, qui souffrent d’une forte diminution de leurs activités. Considérant que le Parvis de l’Hôtel de Ville est l’emplacement l’idéal pour accueillir une crèche de Noël, comme il accueille, tout au long de l’année, une succession d’évènements qui se veulent festifs et rassembleurs. Considérant l’intérêt pour la Municipalité de pouvoir communiquer, comme elle sait si bien le faire, sur l’ouverture d’une nouvelle place en crèche à Paris, quand tant de Parisiens en attendent en vain… Pierre Lellouche, Jean-François Legaret, Catherine Lecuyer et les élus du groupe les Républicains émettent le vœu que la Maire de Paris : - Installe une crèche temporaire de Noël sur le Parvis de l’Hôtel de Ville à l’occasion des fêtes de fin d’année 2016 - Que cette opération soit renouvelée chaque année pour célébrer l’esprit du 25 décembre et les fêtes de d’année.
- Transformation des anciens locaux de l'INPI en logements sociaux : question en Conseil d'arrond.
Conseil du 8ème arrondissement du 13/09/2016. Question orale au Maire d'arrondissement de Mme Catherine LECUYER et de M. Pierre LELLOUCHE relative à l'opération logements INPI Madame le Maire Mme de BREM, qui est directrice de la SIEMP, chargée de la réalisation des logements sociaux rue de Saint-Pétersbourg, prévenait en juin dernier les riverains que l'Etat avait décidé de réquisitionner le site afin de mettre à l'abri les occupants du camp installé dans le Jardin d'Eole dans le 18e arrondissement et que, par conséquent, le calendrier prévisionnel qui prévoyait initialement le démarrage des travaux dès janvier 2017 ne pouvait plus être tenu. Nous souhaitons que la Mairie communique les informations qu'elle détient sur la suite de l'opération car nous sommes en septembre et il était question que les migrants quittent en septembre la rue de Saint-Pétersbourg. Réponse Mme d'HAUTESERRE Madame la Conseillère, Lors de la réunion d'information que j'ai organisée le 1er juin dernier à la Mairie du 8e concernant l'immeuble INPI situé au 26 / 26 bis rue de Saint-Pétersbourg, Mme Valérie de BREM, Directrice générale de la SIEMP (Sté Immobilière d'Economie Mixte de la Ville de Paris) est venue présenter aux habitants du quartier et aux élus présents, le projet retenu portant sur la réalisation de 84 logements sociaux et de locaux commerciaux. Il était prévu que les travaux préparatoires commencent à la mi-juillet afin de permettre le lancement du gros oeuvre au premier trimestre 2017 pour une livraison de l'opération avant l'été 2019. Malheureusement, les travaux n'ont pas pu commencer à la date prévue car le Gouvernement, en la personne de la Secrétaire générale auprès du Préfet de la Région Ile-de-France et de Paris, a réquisitionné le bâtiment afin d'y installer pour l'été les migrants du Jardin d'Eole. Mme la Préfète Sophie BROCAS m'a assurée que le site serait libéré le 15 septembre 2016 et elle a tenu parole car le site sera bien évacué à cette date. La SIEMP a prévu d'organiser une réunion publique à la fin de l'année ou au tout début de l'année prochaine pour tenir les habitants informés de l'évolution du dossier. J'espère avoir répondu à votre interrogation. M. LELLOUCHE confirme que le site a été évacué. Il ajoute que, pour une fois, le Préfet a tenu parole. Mme d'HAUTESERRE l'interrompt car elle ne peut le laisser dire cela car Madame la Préfète a toujours tenu ses engagements envers elle. M. LELLOUCHE répond qu'elle n'est pas en cause. Pour une fois, le Préfet a tenu les délais. L'endroit a été libéré et le programme de logements sociaux va pouvoir commencer.
- Question en conseil d'arrondissement sur les nuisances résultant des travaux de la salle Pleyel
Conseil du 8ème arrondissement du 13/09/2016. Question orale au Maire d'arrondissement de Mme Catherine LECUYER relative à la salle Pleyel Madame le Maire, Lors du dernier conseil de quartier Hoche-Friedland du 7 juin dernier, les habitants vous ont fait part de leur profond mécontentement lié aux nuisances qu'ils subissent depuis des mois du fait des travaux de la salle Pleyel. Après avoir regretté la fin de la programmation classique, ils vous ont interrogée sur le devenir précis de la salle ainsi que sur les mesures qui seront mises en place afin que les riverains ne soient pas pénalisés par son exploitation, en particulier tout ce qui est déchargement des camions, stationnement, bruit, etc, dans les années à venir. N'ayant pas d'informations sur le sujet, vous vous êtes engagée alors à contacter le nouveau gestionnaire de la salle dès le lendemain du conseil pour avoir toutes les précisions demandées. Nous souhaitons donc avoir les éléments qui vous ont été communiqués sur le devenir du quartier Pleyel. Réponse de Mme d'HAUTESERRE Madame la Conseillère, Lors du conseil de quartier Hoche-Friedland qui s'est réuni avant l'été à la Maison des associations du 8, nous avons évoqué le devenir de la salle Pleyel. Comme vous le savez, la salle Pleyel a été cédée par l'Etat, propriétaire des lieux, à une maison de production artistique du groupe Fimalac appartenant à M. LADREIT DE LA CHARRIERE. A l'issue de ce conseil, j'ai pris contact avec le responsable de l'exploitation de la salle de spectacle pour lui exprimer les inquiétudes des riverains du quartier. J'ai donc souhaité qu'une opération portes ouvertes soit organisée avant l'ouverture de la salle au public afin de présenter les lieux aux riverains et aux membres du conseil de quartier. L'exploitant avait envisagé de faire cette visite dans le courant du mois de septembre, mais n'ayant pas encore reçu l'accord de la commission de sécurité de la Préfecture de Police, il n'a pas été autorisé à ouvrir la salle au public. Il est en attente du passage de cette commission sécurité et me tiendra informée de la suite qui sera donnée à l'exploitation de cette salle de spectacle, et que je ne manquerai pas de vous transmettre. Mme LECUYER demande si Mme d'HAUTESERRE dispose de quelques informations sur les stationnements car les riverains ont des inquiétudes et subissent des nuisances. Mme d'HAUTESERRE explique qu'elle n'a aucune information sur le sujet. C'est la Préfecture de Police qui donne les autorisations d'ouverture. Le dossier est pour l'instant stationnaire parce que ce n'est pas simple pour cet organisateur de faire venir des livraisons de matériel avec des camions énormes. Le problème du stationnement se pose aujourd'hui. Rue Daru, les riverains sont contre. Rue du Faubourg Saint-Honoré, il y a beaucoup de passages entre les bus et les voitures. C'est donc un vrai problème. Aujourd'hui, ils attendent de la part des services et notamment de la Préfecture de police pour savoir quelles sont les possibilités pour cet exploitant de gérer le flux des livraisons. Pour l'instant, elle n'a pas d'informations nouvelles à apporter aux riverains. Mme LECUYER trouve que cela est dommage pour les riverains en ce moment. Mme d'HAUTESERRE répète que malheureusement, il ne lui a pas été communiqué d'informations nouvelles. Elle veut bien les recevoir pour le leur dire.
- Restauration des lavatories place de la Madeleine : vœu en Conseil du 8ème arrondissement
Conseil du 8ème arrondissement du 29/09/2016 Vœu déposé par Madame LECUYER relatif aux lavatories de la place de la Madeleine "Considérant que les lavatories situés sous la place de la Madeleine constituent un ensemble protégé au titre des monuments historiques depuis 2011 en raison de leur décor Belle époque remarquable ; Considérant que le signalement effectué par la commission du Vieux Paris le 14 septembre dernier faisait état de dégradations avancées des parements couverts de mosaïques dans l'escalier d'accès aux lavatories Dame; Considérant que le contrat qui lie la société POINT WC nouvellement concessionnaire et la ville de Paris ne prévoit que le réaménagement des lieux et un simple nettoyage des éléments protégés mais pas de restauration ; Considérant que ces lavatories qui sont fermés depuis 2011 seront fréquentés par 90 000 personnes tous les ans selon les prévisions de Point WC, ce qui ne manquera pas d'accélérer les dégradations Catherine LECUYER demande qu'un budget soit débloqué de toute urgence pour la restauration complète des lieux avant leur réouverture."
- Adoption du vœu relatif à la préservation des buis en Conseil de Paris
Conseil de Paris des 7-8-9/11/2016 M. Mao PENINOU, adjoint, président - Le voeu n° 38 est relatif à la préservation des buis. Je ne sais pas qui le présente. Mme Catherine LECUYER. - C'est Mme LECUYER! Monsieur le Maire, chers collègues, de nombreux parcs et jardins français sont confrontés à la progression inquiétante d'un fléau qui dévaste les buis. Arrivé en France en 2008, la pyrale est un papillon envahissant qui s'est répandu très vite sur l'ensemble du territoire, au point de constituer un véritable sujet de préoccupation pour tous les acteurs de la botanique et de la préservation de l'environnement. Les espaces verts parisiens ne sont pas épargnés. Les Parisiens constatent que de nombreux massifs de buis sont dévastés dans nos parcs et jardins publics. Cela est d'autant plus préjudiciable lorsqu'il s'agit de buis, patrimoine historique de la Ville, notamment aux abords du parc Monceau. Il serait judicieux que la Villa s'attache à préserver la qualité des sites et à sauvegarder son patrimoine. A l'instar de nombreux parcs français, tels Vaux-le-Vicomte, le château de Versailles, etc., elle devrait prendre à cœur de traiter les buis malades ou bien de remplacer ceux-ci par de nouveaux buis. D'ailleurs, de nombreux Parisiens entretiennent eux-mêmes leurs buis et sont témoins de l'efficacité de leur méthode de traitement. Cependant on apprend que la Direction des Espaces verts et de l'Environnement projette de supprimer et de remplacer les buis des abords du parc Monceau par des arbustes de remplacement sous deux ans. Cette solution ne semble évidemment pas satisfaisante, eu égard au patrimoine historique et botanique du parc Monceau et de ses alentours. Certes, la Ville n'envisage pas l'utilisation de produits phytosanitaires car elle s'est engagée à respecter les critères de labellisation EcoJardin depuis 2012. Mais des méthodes alternatives de traitement peuvent être utilisées pour lutter contre la pyrale, notamment la lutte microbiologique qui permettrait de préserver les buis des parcs parisiens. Ainsi, des traitements, conformes aux engagements de la Ville en matière de gestion écologique des espaces verts, ont été mis au point, notamment le piège à phéromones de l'Inra. Il en ressort qu'il serait souhaitable que la Ville de Paris s'attache à préserver les buis des parcs parisiens, sous peine de les voir disparaître totalement de Paris, par une prévention et une surveillance accrues, comme par l'utilisation de traitements adaptés. Il serait judicieux d'étudier les solutions alternatives de traitement permettant de sauvegarder les buis parisiens attaqués par la pyrale. Je vous remercie. M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci beaucoup. Pénélope KOMITÈS. Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe. - Merci. Je voudrais rassurer Mme LECUYER, on a des services qui sont très efficaces et qui ont déjà mis en place ces traitements. Effectivement, la lutte contre la pyrale du buis mobilise les services des espaces verts, avec des actions aussi bien préventives que des actions curatives pour limiter sa progression, Nous participons, notamment, à un programme national d'études qui s'appelle "SaveBuxus", piloté par "Plante & Cité". L'objectif est d'identifier et de tester des solutions alternatives pour contenir cette espèce envahissante qui cause des dommages importants, comme vous l'avez dit, sur les buls. Ce programme qui est en place expérimente notamment des solutions novatrices avec, comme vous l'avez dit, le piégeage qui permet de capturer davantage de papillons. C'est effectivement déjà falt. On met également en place des mesures pour lutter contre les invasions constatées, notamment avec des tailles préventives puisque les larves s'installent surtout sur les jeunes pouces. On a des pièges qui ont été installés sur trois sites à Paris et qui signalent immédiatement l'apparition de pyrales, ce qui nous permet de pouvoir immédiatement travailler sur les buis dans tout Paris, avec un traitement biologique qui répond aux normes "Ecolardin" et permet effectivement de maîtriser la prolifération et d'éviter son extension. Ces différentes phases de traitement ont été intensifiées cette année. Cela nous a permis de constater une apparition beaucoup plus tardive de la pyrale que lors des années précédentes. Les services des Espaces verts vont renforcer les dispositifs, aussi bien préventifs que curatifs, notamment en effectuant des tailles plus conséquentes, avec des traitements plus systématiques tout au long de la période de développement de cette espèce, à savoir entre mars et septembre. Bien évidemment, notre Implication dans le programme national, que je vous ai mentionnés, va être poursuivie de manière à ce que l'on puisse mettre en couvre toute solution innovante qui puisse voir le jour. Je vous donne un avis favorable sur ce vœu puisqu'on le fait déjà. Je suis clémente à cette heure-là. M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci. Je mets donc aux voix, à main levée, le vœu no 38 avec un avis favorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s'abstient ? Le vœu est adopté. (2016, V. 323). Le buis est sauvé.
- Travaux de l'école Florence : vœu en Conseil du 8ème arrondissement
Conseil du 8ème arrondissement du 29/11/2016 Vœu déposé par Madame LECUYER relatif aux travaux de l'école Florence Considérant l'école Florence qui souffre d'un réfectoire vétuste et inadapté en terme de surface au vu des 200 élèves environ qu'elle doit accueillir à déjeuner quotidiennement ; Considérant que 3 services de cantine sont nécessaires ce qui conduit les enfants à déjeuner de façon précipitée voire pour ceux du dernier service, à arriver régulièrement en retard en classe ; -Considérant la visite sur place d'Alexandra Cordebard adjointe au maire de Paris chargée des affaires scolaires il y a 2 ans, qui avait reconnu alors la nécessité de travaux ; Considérant le maintien de l'école Florence quelque soit le projet de nouvelle école annoncée dans le 8e et pour lequel pour le moment nous n'avons aucune précision "officielle" ; Considérant que l'école Florence accueillera dès septembre 2019 les enfants des familles des 87 logements sociaux de la rue de saint Petersbourg dont les travaux commencent au 1er trimestre 2017; Considérant que des simples travaux de peinture et de remises aux normes ne sont pas du tout suffisants ; Considérant la demande pressante des associations de parents d'élèves de l'école Florence lors du conseil d'école du 17 octobre dernier ; Catherine Lecuyer émet le voeu que le maire du 6ème : - nous détaille la teneur des travaux programmés pour l'école Florence ; - sollicite la maire de Paris afin que des études techniques soient menées rapidement sur la faisabilité d'une extension du réfectoire au-dessus du préau ; - rappelle à Madame Cordebard son engagement de fournir du mobilier neuf pour le réfectoire. Mme LECUYER : Je maintiens mon second vœu dont je souhaiterais modifier une phrase. Je vous rappelle qu'il s'agit d'un vœu relatif au réfectoire de l'école Florence. Lors du dernier Conseil de l'école Florence au mois d'octobre, il nous a été rappelé qu'il y avait toujours des gros soucis avec le réfectoire puisque nous en sommes à trois services de cantine avec des enfants qui mangent trop rapidement et qui reprennent la classe avec la dernière bouchée dans la bouche. Des parents d'élèves ont émis l'idée de proposer à la ville de Paris de réfléchir sérieusement à l'extension de ce réfectoire. Apparemment, l'école Florence va perdurer dans le temps bien qu'il y ait un projet rue de Constantinople. Les parents d'élèves ont évoqué cette possibilité de réfléchir à une extension du réfectoire en coulant une dalle au-dessus du préau. Mme le Maire, je voulais vous solliciter pour que vous évoquiez auprès de la Maire de Paris l'idée d'entamer une réflexion sur cette extension du réfectoire et je souhaitais aussi que soit détaillée la teneur des travaux programmés pour l'école Florence. Nous avons appris que des petits travaux allaient être réalisés. Les parents d'élèves considéraient d'ailleurs que c'était quand même très léger au vu de la situation de cette école. Mme d'HAUTESERRE : Nous sommes tous concernés par la petitesse de ce réfectoire. A mon arrivée, j'ai vu l'ancienne directrice de la Caisse des écoles et nous avons décidé d'organiser trois services au lieu de deux bondés. Suite au Conseil d'école du mois d'octobre, j'ai saisi les services de la Direction du Patrimoine et de l'Architecture ainsi que Mme Alexandra CORDEBARD afin de leur faire part du souhait des parents d'élèves de l'école Florence de voir des études de faisabilité engagées en vue d'une extension du réfectoire. Je n'ai pas encore reçu de réponse. Mme LECUYER : Concernant le mobilier neuf, j'ai enlevé cette phrase car je sais qu'il y est. Mme d'HAUTESERRE : Je vais informer l'assemblée. Concernant le mobilier neuf, Mme CORDEBARD a respecté son engagement en fournissant 72 chaises, 12 tables pour un coût total de 5 312 €. La mise en place de ce mobilier neuf s'effectuera pendant la première semaine des vacances de Noël. Concernant les travaux à ce jour, nous n'avons pas d'information. Je ne manquerai de vous faire part de la réponse de Mme Alexandra CORDEBARD.
- Vœu en Conseil de Paris sur le plan particulier de mise en sûreté (PPMS) durant la pause méridienne
Conseil de Paris du 6/12/2016. Vœu déposé par Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Jean-François LEGARET, Florence BERTHOUT, Jean-Pierre LECOQ, Jeanne d’HAUTESERRE, Delphine BURKLI, Philippe GOUJON, Claude GOASGUEN, Brigitte KUSTER, Gypsie BLOCH, Alix BOUGERET, Catherine LECUYER, Jean-Baptiste MENGUY, Thierry HODENT et les élus du groupe les Républicains, Relatif au plan particulier de mise en sûreté (PPMS) durant la pause méridienne Vu les circulaires des 25 novembre et 22 décembre 2015 précisant les mesures de sécurité à mettre en œuvre dans les écoles et établissements scolaires ; Vu le guide « Vigilance attentats, les bons réflexes », diffusé aux acteurs locaux en février 2016 ; Vu l’instruction des ministres de l’Intérieur, de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche en date du 29 juillet 2016 ; Vu la note conjointe adressées aux directrices et directeurs d’écoles par l’Académie et la Mairie de Paris en date du 13 octobre 2016 ; Considérant que le niveau exceptionnellement élevé de la menace terroriste impose une mobilisation de tous les acteurs, et notamment l’échelon de proximité que sont les arrondissements ; Considérant que l’instruction des Ministres de l’Intérieur et de l’Education nationale a souhaité préciser davantage les mesures de sécurité devant être mises en œuvre dans les écoles et établissements scolaires à la rentrée 2016 ; Considérant que cette instruction comportait quatre volets de mesures : - la prévention des risques et la préparation des écoles et établissements scolaires - la formation des cadres - les capacités de réaction et la sensibilisation de la communauté éducative - le suivi des élèves et personnels dans un processus de radicalisation ; Considérant que parmi les mesures préconisées pour la prévention des risques et la préparation des écoles et établissements scolaires figurait : d’une part, l’obligation pour les écoles et les établissements scolaires de vérifier que les personnels connaissaient le plan particulier de mise en sûreté,d’autre part, l’obligation d’organiser trois exercices durant l’année scolaire ; Considérant qu’au-delà des directeurs d’écoles et d’établissements scolaires, qui jouent un rôle évident de pivot au cœur de la communauté éducative de chaque établissement, c’est bien toute la communauté éducative qui doit être formée, sensibilisée et en mesure de réagir en cas d’alerte ; Considérant que les personnels des Caisses des écoles sont présents une grande partie de la journée dans les écoles et établissements scolaires, et notamment durant la pause méridienne ; Considérant que durant ces deux heures, des personnels dépendant d’administrations différentes interviennent et encadrent les enfants ; Considérant que cette pause dédiée au déjeuner des élèves est scindée en plusieurs services, et que l’ensemble des élèves de l’école, selon sa configuration, peuvent ne pas être au même endroit au même instant ; Considérant la complexité qui en découle pour réagir en cas d’attentat ; Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Jean-François LEGARET, Florence BERTHOUT, Jean-Pierre LECOQ, Jeanne d’HAUTESERRE, Delphine BURKLI, Philippe GOUJON, Claude GOASGUEN, Brigitte KUSTER, Gypsie BLOCH, Alix BOUGERET, Catherine LECUYER, Jean-Baptiste MENGUY, Thierry HODENT et les élus du groupe les Républicains émettent le vœu que la Maire de Paris s’engage à ce qu’un exercice PPMS soit organisé sur le temps de la pause méridienne.
- Intervention en Conseil de Paris en faveur de l'association "Passages et Galeries"
Conseil de Paris des 12-13-14/12/2016 2016 DAC 582 - Subvention (4.000 euros) à l'association "Passages et Galeries" M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Le projet de délibération DAC 582 concerne l'association "Passages et Galeries" dans le 8e arrondissement. La parole est à Mme Catherine LECUYER. Mme Catherine LECUYER. - Bonjour. Véritable galerie courant au milieu des immeubles et abritant généralement des commerces et des restaurants, les passages couverts de Paris sont une curiosité architecturale pleine de charme au coeur de la Capitale. Edifiées pour la majorité au XIXe siècle, ces galeries percées au milieu des immeubles et surmontée de verrières constituent une curiosité architecturale typique de Paris. Citons notamment la galerie de la Madeleine, située entre la place de la Madeleine et la rue Boissy-d'Anglas, à l'architecture très élégante et qui abrite plusieurs enseignes et commerces de bouche. Néanmoins, plusieurs passages parisiens sont menacés d'abandon, voire de fermeture. Alors qu'il en existait une centaine, on en recense aujourd'hui seulement dix-huit. L'état de délabrement de certains, notamment le passage Puteaux dans le 8e arrondissement, met en péril leur existence elle-même. Voilà pourquoi l'association "Passages et Galeries" s'emploie à faire connaître et promouvoir les passages notamment parisiens. Son action s'avère très précieuse pour enrichir les connaissances de ces lieux par des publications ou des expositions. Elle s'emploie également à solliciter l'action de l'Etat et des collectivités pour sauvegarder ces lieux emblématiques de notre patrimoine parisiens. Mais l'association est avant tout tournée vers le grand public, elle souhaite faire découvrir ces lieux secrets encore peu connus des touristes par le biais d'animations culturelles et participer ainsi au développement touristique de Paris. Voilà pourquoi il est essentiel de soutenir cette association, dont le rôle envers le patrimoine et le tourisme de Paris n'est plus à démontrer. Au-delà de cette subvention, il s'agira surtout de s'attaquer réellement à la question de la dégradation des passages parisiens. Il sera donc nécessaire dans un second temps d'engager un plan de préservation de ces lieux. Merci. M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci. La parole est à M. Bruno JULLIARD, pour vous répondre. M. Bruno JULLIARD, premier adjoint. - Quelques mots parce que j'adhère entièrement aux propos de Catherine LECUYER sur l'importance de ce projet de délibération, mais aussi de l'association "Passages et Galeries". On dénombre en tout à Paris une vingtaine de passages et galeries construits entre la fin du XVIIIe siècle et le milieu du XIXe siècle, répartis sur cinq arrondissements essentiellement parisiens. L'association "Passages et Galeries" joue un rôle déterminant auprès des nombreux copropriétaires privés de ces passages qu'elle incite à se regrouper pour porter des projets de restauration d'ampleur permettant la sauvegarde de ce patrimoine. Evidemment, le soutien de la Ville n'est pas qu'une subvention à l'association mais aussi des subventions en investissement. En effet, notre travail partenarial avec l'association a permis, notamment par un travail que nous menons avec Jean-François MARTINS, la restauration de plusieurs passages. Je pense notamment au passage du Caire, avec un engagement de la Ville à hauteur de 650.000 euros après les passages Vendôme, Brady, Ponceau, Prado ou encore Choiseul. Il y en a d'autres, je suis d'accord avec vous, et nous continuerons ce travail avec l'association mais aussi avec les copropriétaires. C'est là que l'association est déterminante pour nous car elle arrive mieux que nous en réalité à coordonner l'attention de l'ensemble des propriétaires, Avis donc très favorable à ce projet de délibération. M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Oui, c'est quand même toi qui le présentes. Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 582. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s'abstient ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DAC 582).
- Convention avec La Croix-Rouge pour une aide d'urgence aux populations déplacées de Mossoul
Conseil de Paris des 12-13-14/12/2016 2016 DGRI 104 - DPE - Subvention (100.000 euros) et convention avec l'association "La Croix-Rouge française" pour une aide d'urgence aux populations déplacées de Mossoul. M. Bernard JOMIER, adjoint, président. - Nous allons maintenant examiner le projet de délibération DGRI 104 - DPE: subvention avec la Croix-Rouge française pour une aide d'urgence aux populations déplacées de Mossoul. Madame LECUYER, vous avez la parole. Mme Catherine LECUYER. - Monsieur le Maire, mes chers collègues. Nous soutenons bien entendu cette subvention. En effet, à l'heure où les forces irakiennes progressent chaque jour dans la reconquête de Mossoul, tombée aux mains de l'état islamique, la situation des civils est plus préoccupante que jamais. Les nombreux déplacés ne pourront regagner leur maison avant plusieurs mois, car les djihadistes ont miné les bâtiments avant de partir. En juillet 2014, à l'occasion d'un voeu, je vous alertais sur la situation préoccupante des minorités d'Irak, menacées par l'avancée meurtrière de l'Etat islamique. Sensible à l'élan de solidarité internationale qui s'était alors manifesté partout à travers le monde, la Ville de Paris avait su répondre à l'urgence humanitaire en mobilisant son fonds d'urgence à hauteur de 90.000 euros. Cette aide précieuse a permis à la Croix-Rouge de répondre aux crises médicales et sanitaires les plus pressantes en pourvoyant aux besoins essentiels des familles déplacées : eau, hygiène, santé. Persécutées, pourchassées, les minorités irakiennes ont été sensibles aux gestes d'humanité provenant du monde entier. Cependant, la situation humanitaire ne cesse d'empirer, et je pense en particulier au sort des minorités chrétiennes, qui est plus que jamais préoccupant. Pris dans un étau depuis mille ans entre l'Islam et l'Occident, victimes des nationalismes, puis de l'islamisme radical - l'attentat contre une église copte dimanche vient hélas de le rappeler -, aujourd'hui otages de la guerre entre sunnites et chiites, voués à l'éradication par les djihadistes et abandonnés par la communauté internationale, les chrétiens d'Orient cèdent à l'exode. Ces populations s'effacent peu à peu de cette terre, qu'ils habitent depuis des siècles. Leur disparition semble inéluctable, alors que le fanatisme et d'intolérance ne cessent de progresser. Pour échapper à la mort, la communauté chrétienne, soient 300.000 individus, doit payer une taxe pour acheter le droit de vivre, ou bien s'arracher à sa terre natale, en voyant tous ses biens confisqués. Un certain nombre d'entre eux ont d'ores et déjà trouvé refuge en Occident. Si tous les chrétiens d'Orient fuyaient leur pays, ce serait une catastrophe humanitaire considérable, mais aussi une perte civilisationnelle immense pour le Moyen Orient, qui doit rester multiculturel et multiconfessionnel. Consciente de la gravité de la situation, la communauté internationale s'organise désormais pour faire face à la montée de l'obscurantisme. Or, si l'engagement militaire et politique incombe aux états, notre Ville doit jouer son rôle en termes de solidarité. Nous ne pouvons rester insensibles au véritable nettoyage ethnique, selon les termes d'Amnesty International, qui se déroule à 5 heures d'avion de Paris. Nous nous devons donc de poursuivre et d'amplifier notre action en Irak. Les minorités opprimées qui ont choisi de rester malgré les menaces doivent pouvoir compter sur notre assistance. Les réfugiés et les populations déplacées doivent pouvoir espérer le soutien de Paris, ville des Droits de l'Homme. Les O.N.G. et travailleurs humanitaires doivent pouvoir s'appuyer sur l'engagement solidaire de notre Ville. Les besoins sont certes immenses, mais notre contribution, si minime soit-elle, viendra en aide à des personnes qui ont tout perdu et attendent tout de la solidarité internationale. Comment rester insensible alors que des hommes sont décapités, des innocents torturés, des femmes violées et vendues sur les marchés ? Comment ne pas réagir lorsque des populations entières sont réduites à l'état de citoyens de second rang ? Comment ne pas dépasser nos désaccords lorsque des sociétés sombrent dans le fanatisme et l'intolérance ? Ainsi, au-delà des clivages politiques, nous en appelons à l'union des élus de Paris pour que notre Ville exprime pleinement sa solidarité, en répondant avec fraternité au peuple qui l'appelle à l'aide. Et bien sûr, nous sommes très heureux de cette subvention. Merci. M. Bernard JOMIER, adjoint, président. - Merci, Madame LECUYER.
- Intervention en Conseil de Paris sur le changement de nom de la Fédération de la couture
Conseil de Paris des 30-31/01/2017. La parole est à Mme Catherine LECUYER. Mme Catherine LECUYER. - Madame la Maire, mes chers collègues, en prenant connaissance de ce vœu, je me suis demandée s'il fallait rire ou pleurer tellement les arguments évoqués pour le justifier étaient caricaturaux, Il me semble que le sujet en réalité n'est pas, comme vous voulez le laisser croire, votre souci de lutter contre les stéréotypes de genre ou celui de vous opposer à "la stigmatisation des citoyennes célibataires de plus de 25 ans", ce serait trop facile, Non, il correspond plutôt à la volonté de vous attaquer une fois de plus à ce qui relève de notre patrimoine culturel, tout comme sous prétexte de laïcité ou de clientélisme religieux, vous avez refusé notre vœu de remettre une crèche sur le parvis de l'Hôtel de Ville pendant les fêtes de Noel. Vous êtes d'ailleurs par là, fidèles à votre tradition politique, qui veut éliminer de nos références communes tout ce qui fait notre enracinement, à commencer par nos coutumes et nos traditions. Vous cédez à nouveau à l'injonction de l'Internationale "du passé faisons table rase", à l'image des Communards qui Incendièrent notre Hôtel de Ville en 1871, détruisant par la même occasion les archives de Paris, donc ainsi la mémoire de notre ville. Votre vœu aura au moins un mérite, celui de mettre en lumière cette belle fête pluricentenaire des Catherinettes. Le 25 novembre, Jour de la Sainte-Catherine, on célébrait les Catherinettes... Mme Pauline VÉRON, adjointe, présidente. - Vous avez dépassé votre temps de parole. Catherine LECUYER. - ., célibataires. Au Moyen-âge, elles allaient mettre une coiffe ou un chapeau sur les statues de Sainte-Catherine, patronne des Jeunes filles à marier. Dans la France devenue laïque, ce sont les femmes célibataires de 25 ans et plus que l'on a continué à coiffer. Baptisées Catherinettes, elles devaient porter un chapeau vert et jaune toute la journée du 25 novembre, pour espérer se manier dans l'année... Mme Pauline VÉRON, adjointe, présidente. - Merci beaucoup Je vais donner la parole au groupe Communiste pour une explication de vote.
- Restauration des fontaines des Champs-Elysées : interpellation de la maire du 8ème arrondissement
Conseil du 8ème arrondissement du 28/06/2017. Madame le Maire, Nous avons appris avec surprise par le biais de votre bilan de la mi- mandature 2014/2017, que vous vous réjouissiez de la restauration des six fontaines des Champs-Elysées pour laquelle vous aviez œuvré, nous dites-vous. Vous évoquez d'ailleurs de nombreux entretiens avec la Maire de Paris pour y parvenir. Je souhaite donc savoir pourquoi les élus du 8ème arrondissement n'ont pas été associés à cette réflexion, quel a été le mode de sélection des artistes et en quoi vous avez été partie prenante de ce projet qui se révèle, au final, loin de la restauration des fontaines d'origine initialement annoncée. Il s'agit en effet une fois de plus d'une création comme la Maire de Paris en a l'habitude (on pense en particulier aux kiosques) c'est-à-dire sans aucune envergure, pas à la hauteur de l'avenue des Champs-Elysées, pour un budget conséquent de 4 millions d'euros, soit l'équivalent d'1/3 du budget investi dans la restauration de nos églises du 8ème. Mme d'HAUTESERRE : Merci, Madame LECUYER. Mesdames et Messieurs, je me réjouis de la restauration des six Fontaines des Champs-Elysées et je dirai même : enfin ! Oui, j'y ai œuvré, comme mon prédécesseur depuis 1998 cela ne vous a pas échappé, date où elles ont été vandalisées lors de la Coupe du Monde de foot. Pour mémoire, ce projet faisait partie de nos propositions de campagne, liste sur laquelle vous figuriez, il me semble. Enfin, il me semble nécessaire aussi de vous rappeler que notre Conseil, dans sa séance du 23 mars 2016, a été saisi d'un projet de délibération, la DPA 13, qui portait sur la restauration des Fontaines avec une convention mécénat de compétence avec Eau de Paris. Cette délibération a été votée par notre Conseil à l'unanimité. Vous qualifiez la qualité de l'oeuvre retenue de « sans envergure » ! C'est votre point de vue. La Commission des Sites appréciera votre jugement. Depuis mon élection, j'ai effectivement saisi à plusieurs reprises la Maire de Paris pour lui demander de procéder à la restauration de ces fontaines. Souvent, j'ai été interpellée, à chaque sortie, dans le quartier là-bas, par une personne ici présente, qui me demandait quand ces fontaines allaient pouvoir être remises en eau. En mai 2015, la ville de Paris a créé un fond de dotation qui s'appelle le Fonds pour Paris, dédié à la recherche de financements privés pour la restauration du patrimoine parisien et l'émergence de l'art contemporain. D'ailleurs, dans le compte rendu de la séance du 23 mars 2016, vous avez remercié chaleureusement les mécènes. Parmi les projets qui ont été choisis par le Conseil d'Administration du Fonds pour Paris et suite à mes entretiens avec la Maire de Paris, le projet de restauration des Fontaines a été validé. Le Fonds pour Paris est une structure privée : cela ne vous a pas échappé. Il a donc cherché les mécènes et les artistes pouvant répondre à cette commande. L'objectif du Fond est bien de dynamiser le patrimoine en le faisant dialoguer avec l'art contemporain. De plus, l'histoire des Fontaines du rond-point des Champs-Elysées sur laquelle il est basé a toujours montré qu'au fur et à mesure des années, elles ont été le lieu de démonstration d'un savoir-faire moderne. Lorsque les Fontaines d'origine, créées à la fin du XIXe siècle par Alphand ont été détruites, c'est Lalique, designer contemporain de l'époque qui a réalisé les nouvelles Fontaines. Histoire qui s'est répétée à la fin des années 1950 avec les nouvelles Fontaines de Max Ingrand, venant remplacer celles de Lalique. C'est donc tout naturellement que le Fonds s'est tourné vers des designers contemporains. Le choix a été fait par le Conseil d'Administration, qui a tout pouvoir sur cette question, et validé ensuite par la Maire de Paris. J'ai été informée immédiatement de cette validation par les services de la Mairie de Paris le 23 mars 2017. Le Préfet de Paris a réuni une Commission des Sites à laquelle j'ai participé. Le projet des Fontaines a été validé par la Commission des Sites qui regroupe 30 personnes dont les Architectes des Bâtiments de France, l'Inspection des Sites, le Préfet de Paris, des élus de la Ville et des membres d'associations du patrimoine. Cette proposition a été validé à la quasi-unanimité, avec une abstention. Mme LECUYER : Quatre abstentions et deux votes contre : j'ai le rapport sous les yeux. Mme d'HAUTESERRE : Personnellement, c'est ce que l'on m'a indiqué le jour du vote. Quoi qu'il soit, le projet a été voté. Enfin, il est important de rappeler que l'intégralité des fonds nécessaires à cette restauration et création, à savoir 4 millions d'euros, ont été levés par le Fonds pour Paris auprès de mécènes privés dont les Galeries Lafayette, Dassault et Eau de Paris. Le calendrier des travaux sera la suivant : - de septembre 2017 à 2018: 12 mois de travaux de canalisations souterraines, - Automne 2018 : normalement, nous devrions inaugurer ces fontaines. Merci de votre attention. Mme LECUYER : J'ai un droit de suite. Je voulais juste dire que je suis surprise du projet en tant que tel. Je trouve que l'on a manqué d'ambition pour ces fontaines qui, à l'origine, étaient absolument magnifiques. En lisant le rapport de la commission des Sites, il est très étonnant de voir que finalement, la plupart des intervenants n'ont pas du tout été associés au choix du designer qui a réalisé le projet. Vous avez l'architecte des Bâtiments de France, Madame COMBIN, qui dit qu'elle n'a pas été associée, pas plus que l'inspecteur des sites. Mme d'HAUTESERRE : Ni moi d'ailleurs comme je l'ai dit lors de cette commission. Mme LECUYER : Parmi les cinq candidats. Elle dit que c'est à une réunion à l'Hôtel de Ville qu'elle a découvert le projet. Vous avez également un autre intervenant qui dit : « bien que membre de l'observatoire de Paris, j'ai découvert le projet par la presse etc. ». Tout le monde témoigne du fait que... Mme d'HAUTESERRE : Tout le monde a voté pour. Mme LECUYER : Non, tout le monde n'a pas voté pour. Mme d'HAUTESERRE : A la majorité, le dossier a été voté. Mme LECUYER : Mais, Madame le Maire, il faut que vous ayez de l'ambition, dans notre arrondissement. Mme d'HAUTESERRE : Ah bon ? Et vous, quelle est-elle votre ambition ? Mme LECUYER : Ces fontaines, ce qu'on a vu, le rendu de ce qui va être produit n'est pas à la hauteur. Vous-même avez dit dans la presse que vous aviez été déçue du résultat quand vous avez vu les photos. Mme d'HAUTESERRE : Non, je n'ai pas dit que j'étais déçue : j'ai dit que je n'avais pas été consultée et que la Mairie de Paris n'avait pas l'intention de me consulter... Mme LECUYER : Vous avez... Mme d'HAUTESERRE : Ecoutez, je n'ai pas de leçon à recevoir de vous, Madame. Si vous devez être une bonne conseillère, vous ferez le travail d'une conseillère. Mme LECUYER : Mais, Madame, je fais le travail d'une conseillère : nous avons de l'ambition dans notre arrondissement : c'est le patrimoine du 8ème. Mme d'HAUTESERRE : Dans ce cas, si vous avez autant d'ambition pour l'arrondissement dans lequel vous n'habitez pas, vous devriez faire des vœux ... Mme LECUYER : Quel est le rapport ? Mme d'HAUTESERRE : Parce que vous ne connaissez pas l'arrondissement, Madame. Mme LECUYER : Mais Madame le Maire, vous le connaissez ? Mme d'HAUTESERRE : Oui. Mme LECUYER : Allez rencontrer les habitants du 8ème. Mme d'HAUTESERRE : Oui, je vous montrerai les courriers qu'ils m'envoient. Mme LECUYER : J'en suis ravie mais je ne vois pas le rapport : là on parle du fond. Mme d'HAUTESERRE : Moi, je dis simplement quant au fond, qu'il y a une commission des sites, qu'une réunion a été faite devant le Préfet : même s'il y a deux voix contre, le projet a été voté. Nous sommes en démocratie, à partir du moment où le projet a été voté, il faut l'accepter ! Ce n'est pas de l'argent public, c'est de l'argent privé. Cela fait depuis 1998 qu'on attend cette réfection. Mme LEÇUYER : Je suis ravie que l'on mette à la main à la pâte pour ces fontaines : ce n'est pas le problème. M. BALADI : Je peux vous dire qu'à l'époque, Lalique, comme Haussmann, étaient considérés comme de l'art moderne... Je pense qu'il ne sert à rien de polémiquer et qu'on serait preneurs d'avoir peut-être un contre-projet concret. Mme LECUYER : Tout à fait : il serait intéressant que l'on puisse débattre ici du projet en tant que tel.














