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- Assemblées plénières des Conseils de quartier : en juin, faites entendre votre voix !
Les prochaines assemblées plénières des sept Conseils de quartier du 8e arrondissement se tiendront du 13 au 29 juin : Hoche-Friedland : le mardi 13 juin à 19h à l'école Louis de Funès Monceau : le jeudi 15 juin à 19h à l'école Monceau Saint-Augustin : le lundi 19 juin à 19h30 en Mairie du 8e arrondissement Europe : le jeudi 22 juin à 19h à l'école Moscou Triangle d'Or : le lundi 26 juin à 19h à l'école Robert Estienne Elysée-Madeleine : le mercredi 28 juin à 19h à l'école Surène Saint-Philippe du Roule : le jeudi 29 juin à 19h à l'école Paul Baudry Qu'ils soient transversaux et communs à la plupart des Conseils de quartier, ou au contraire spécifiques et propres à chacun d'entre eux, les enjeux locaux sont nombreux : les divers aménagements et chantiers en cours, la sécurisation des carrefours dangereux et des pistes cyclables accidentogènes, la lutte contre le bruit et l'amélioration de l'environnement sonore des habitants, l'encadrement de l'emplacement et de l'activité des terrasses estivales, la régulation de l'installation des "dark stores" et des "dark kitchens", l'avancée "masquée" du logement social dans le futur "PLU bioclimatique", la préservation du patrimoine architectural, les actions de la police municipale et des autres services de la Ville de Paris, etc. Mais aussi : le réaménagement de la rue de Saint-Pétersbourg entre la place de l'Europe et la place de Clichy, l'aménagement de la rue aux écoles rue de Moscou, la pérennisation de la piste cyclable rue d'Amsterdam, les nombreux chantiers publics et privés de l'avenue de Messine, la création d'un contre-sens bus et la réalisation d'une "vélorue" rue de Londres, le réaménagement du secteur de la rue de Ponthieu, la remise en état du patrimoine architectural et floral du parc Monceau, la réfection du revêtement de la chaussée rue Roy, la réfection du revêtement de la chaussée, la création d’un contre-sens cyclable et l'installation d’arceaux vélos dans les rues de Sèze et de Vézelay, la piétonnisation et la reprise des trottoirs de l'avenue du Général Eisenhower, la sécurisation des traversées piétonnes, la réparation des trottoirs dallés et la végétalisation des pieds d'arbres de l'avenue des Champs-Elysées, etc. Autant de raisons pour lesquelles je vous encourage à participer à ces réunions publiques des Conseils de quartier, instances emblématiques de la démocratie locale participative, afin de vous tenir informés des projets en cours et à venir de la Mairie de Paris et de la Mairie du 8e arrondissement dans votre quartier, ainsi que pour faire connaître et valoir vos besoins, vos attentes et vos positions sur tel ou tel dossier ou projet. Pour ma part, je prévois de participer à chacune des 7 assemblées plénières. Que vous y assistiez ou non, je suis toujours intéressée de connaître vos observations et éventuelles suggestions à l'adresse contact@catherinelecuyer.fr.
- Privatisons la collecte des ordures
La voirie du 8e arrondissement a été jonchée de tonnes d'ordures pendant de trop nombreuses semaines. Cette situation honteuse a créé un risque sanitaire, sécuritaire et de réputation. Mobilisons-nous pour que la collecte des déchets soit enfin privatisée dans le 8e, à l'instar de la moitié des arrondissements parisiens ! Continuez à signer et à faire signer notre pétition : https://bit.ly/PrivatisonsCollecte75008 Catherine LÉCUYER ("tribune" publiée dans Paris Huitième n°144 de mai-juin 2023)
- Il faut assainir d'urgence les finances publiques à Paris !
Contrairement à ce que voudrait faire croire la communication "méthode Coué" de l'Hôtel de Ville, les finances publiques de Paris ne sont pas saines . La structure du budget des collectivités locales est pourtant réputée plus saine que celle de l'État, puisqu'elles ont l'obligation d'équilibrer leur budget de fonctionnement et ne peuvent emprunter que pour financer leurs investissements… Mais les finances parisiennes se sont beaucoup dégradées depuis 2014 et l'élection de Mme HIDALGO ! Etat des lieux Paris et les Parisiens sont désormais criblés de dettes. Entre 2014 et 2022, la dette municipale est passée de 3,592 Mds € (fin 2013) à 7,935 Mds € (fin 2022) - et même 8,37 Mds € selon la Direction générale des finances publiques, voire plus de 10 Mds € selon le magazine Capital qui intègre les loyers capitalisés reçus des offices HLM. Avec une hausse de + 120%, c'est en tout état de cause plus qu'un doublement. Calculé sur les exercices 2018 à 2021, le délai de désendettement de la capitale s'élève désormais à 22 ans, alors que la situation d'une collectivité est généralement qualifiée de "préoccupante" au-delà de 12 ans. Chaque contribuable parisien est endetté à hauteur d'environ 3 800 € , contre 3 500 € en 2020, 3 100 € en 2019, 3 000 en 2018... 1 600 € en 2014 et 500 € en 2001 ! L'encours moyen de la dette par habitant pour les autres communes françaises de plus de 100 000 habitants est très inférieur, à 1 142 €. Un Lyonnais n'est endetté que de 725 €. Certes, des "circonstances atténuantes" existent . La crise sanitaire a contribué à dégrader les finances municipales. Dans son rapport du 14 février 2022 , la Chambre Régionale des Comptes a estimé le coût net de la crise pour la capitale à 710 M€. Auparavant, la Ville avait relativement maîtrisé l’évolution de ses charges de fonctionnement avec + 3,2 % entre 2014 et 2019. S'il dépasse celui de beaucoup d'autres grandes villes de France, le chiffre de 3 800 € d'endettement par habitant reste par ailleurs inférieur à celui d'autres villes franciliennes . Dans les Hauts-de-Seine, un Levalloisien est ainsi endetté à hauteur de 4 776 €. En Seine-Saint-Denis, un Bagnoletais l'est pour 4 192 €. Les taux de la plupart des taxes parisiennes sont également inférieurs à la moyenne nationale et aux taux appliqués dans les autres grandes villes. Enfin, en regard de sa dette, la Ville de Paris est propriétaire de nombreux actifs dans la pierre. "Sur-administrer" pour "compenser" Mais c'est surtout la mauvaise gestion budgétaire de la majorité "rose-verte-rouge" installée à l'Hôtel de Ville depuis 2014 qui a largement rogné sur les marges de manœuvre financières de la Ville . Aujourd'hui, la Mairie de Paris n'a plus les capacités financières de ses ambitions. Elle n'a jamais daigné s'atteler à maîtriser les dépenses municipales en réduisant les charges et / ou les investissements. Les dépenses réelles de fonctionnement sont toujours restées à un niveau très élevé en raison des dépenses de personnel, lesquelles atteignent près de 2,6 Mds €, constituent le 1er poste de dépenses de fonctionnement pour la Ville et continuent de... croître ! Pourquoi ? Principalement en raison d' un taux d'administration très supérieur à celui des autres villes . La capitale compte 55 000 fonctionnaires pour environ 2,1 millions d'habitants, soit plus d'1 agent pour 39 habitants, contre 1 / 95 à Rome et 1 / 107 à Londres. Le taux d'administration est aussi plus élevé à Paris (23,3 équivalents temps plein pour 1 000 habitants) qu'à Marseille (18,6) et Lyon (18,4) . Si le taux d'administration parisien est à ce point élevé, c'est notamment pour "compenser" le faible temps de travail des agents et le fort taux d'absentéisme . Pour mémoire, le simple respect élémentaire des 1 607 heures de travail annuelles (correspondant à 35 h hebdomadaires), prescrit par la loi du 6 août 2019 relative à la transformation de la fonction publique, a exigé de la justice administrative qu'elle livre une véritable "bataille" contre Mme HIDALGO... jusqu'en 2022 ! Encore la Maire de Paris n'a-t-elle pas tout à fait renoncé à essayer coûte que coûte d'échapper à l'esprit de la loi en multipliant les "plans B" pour faire jouer le bénéfice de diverses "sujétions" qui justifieraient des accommodements… Un système de subventions dévoyé Bien que la Ville soit déjà très endettée, la Mairie de Paris continue de gaspiller l'argent du contribuable en subventionnant des milliers d'associations et d'organisations (plus de 2 500 en 2021 !) dont l'objet est parfois éloigné, voire sans aucun rapport, avec l'intérêt public local, les préoccupations quotidiennes, les besoins immédiats et les attentes à plus ou moins long terme des Parisiens. Comme nous avons déjà eu l'occasion de les dénoncer, les exemples de gabegie ne manquent pas : 210 000 € pour un projet d'étude sur les pratiques langagières des Araméens, plus de 100 000 € pour l'ONG SOS Méditerranée, 50 000 € pour l'émission d'une monnaie locale à Paris, 12 500 € pour une association mémorielle nostalgique de l'insurrection de la Commune de Paris, 10 000 € pour former et sensibiliser à l'utilisation de "marmites norvégiennes", etc. Les structures proches de l'Hôtel de Ville agissant dans la culture ou le social sont généralement récipiendaires des sommes les plus significatives. Ces subventions municipales pourraient-elles être parfois instrumentalisées à des fins "clientélistes" ? Des années d'expédients Afin de maintenir ses projets d'investissement, parmi lesquels, au demeurant, nombre de grands travaux dont la priorité n'est pas évidente (Champs-Élysées, Trocadéro, Champs-de-Mars, Bastille, etc.), sans pour autant prévoir le moindre commencement de début de mesure d'économie ou de réforme, Mme HIDALGO a d'abord poursuivi sa fuite en avant budgétaire . Sous le quinquennat du Président HOLLANDE, elle a sollicité et obtenu une dérogation aux règles de comptabilité des collectivités locales de la part du ministère de l'Economie et des Finances : l'encaissement par anticipation, auprès des bailleurs sociaux, des loyers HLM capitalisés . Cette échappatoire comptable a toutefois été récemment supprimée par l'actuel ministre de l'Action et des Comptes publics, Gabriel ATTAL (suppression qui n'est sûrement pas dépourvue d'arrière-pensée dans la perspective des élections municipales de 2026...). La Maire de Paris a alors fait feu de tout bois argumentaire pour sa défense budgétaire : Covid, abandon de l’État, baisse des droits de mutation et de la taxe de séjour, etc. " Les finances de la collectivité souffrent de facteurs extérieurs comme l’inflation et diverses décisions étatiques. Elles sont aussi affectées par la poursuite du désengagement de l’État dans le financement des collectivités locales ", indique toujours le site de la Mairie de Paris consulté à la date du 24 avril 2023. Bref, elle s'est une nouvelle fois défaussée de sa responsabilité sur l'État. Les finances municipales se sont donc tendues, jusqu'à se rapprocher d'un point de rupture du fait de leur gestion calamiteuse. Mme HIDALGO s'est alors résolue à "rançonner" les Parisiens en faisant du "chantage" à la dégradation des services publics . Trahissant la promesse de la candidate en campagne de ne pas augmenter les impôts locaux, elle annonça en novembre 2022 une augmentation de + 52 % - dès 2023 - du taux d'imposition de la taxe foncière à Paris, lequel a ainsi bondi de 7 points en passant de 13,5 % à 20,5 %. En saignant à blanc les propriétaires, elle escompte récupérer 586 M€ de recettes. Et elle prétend ainsi pouvoir investir 400 M€ de plus par an dans les investissements - le détail sera présenté dans le budget supplémentaire débattu en Conseil de Paris en juillet. Volonté de réforme : des paroles et des actes Si encore Paris était propre, sûr et fluide ! Mais les Parisiens sont majoritairement mécontents de la gestion de la Ville. La population décline d'ailleurs régulièrement au fil des années de mandature de Mme HIDALGO… Prenons l'exemple de la propreté. Elle mobilise déjà plus de 600 M€ par an et plus de 6 900 agents. La Maire s’est même engagée à hisser à 1 Md€ le budget dédié à l'entretien et à la rénovation des rues de la capitale. Si les résultats ne sont pas à la hauteur des ressources humaines et matérielles mobilisées, ce n'est donc pas seulement faute de moyens. Cessons de remplir un tonneau des Danaïdes ! Menons plutôt d'urgence les indispensables et courageuses réformes politiques et administratives du service municipal de la propreté pour retrouver l’efficacité perdue depuis maintenant une vingtaine d'années. Aujourd'hui, l'explosion de la dette, l'inflation des prix et le relèvement des taux d'intérêt pourraient bientôt entraîner une faillite et la mise sous tutelle d'une Ville de Paris qui a trop longtemps utilisé le levier de l'endettement pour investir. Alors, que faire ? Parmi les nombreuses sources de mauvaise gestion qu'il conviendrait de tarir, constituant autant d'options pour l'action politique, je propose de faire de la réduction des charges de personnel et des subventions aux associations la priorité des priorités . Commençons par lutter contre l'absentéisme, la sur-administration et le dévoiement du système des subventions pour réaliser rapidement des économies facilement évitables. Moins de fonctionnaires et de subventions pour plus et mieux de service public ! C'est tout particulièrement vrai dans le domaine de la propreté, comme nous avons pu le constater pendant de trop nombreuses semaines avec la grève des éboueurs de la Ville en mars dernier : la délégation de service public étant aussi une source d'économie, ainsi que la Cour Régionale des Comptes a pu le rappeler, il est temps de privatiser la collecte des ordures ménagères ! Si Paris s’alignait ne serait-ce que sur Rome, en décidant de réduire son nombre d’agents municipaux au ratio de 1 / 95 habitants, cela représenterait une économie immédiate de… 1,5 Md € ! L'Exécutif municipal y a d'ailleurs souscrit à demi-mot en décembre dernier lors de l'examen du budget 2023 . Emmanuel GRÉGOIRE, Premier adjoint à la Maire de Paris, a ainsi annoncé la présentation de " tout un volet d'économies invitant la ville à se recentrer sur l'essentiel , à essayer de réduire le train de vie de la mairie centrale et des maires d'arrondissement ". Ce volet d'économies prévoit de demander " une sobriété générale à toutes les directions de la Ville avec une baisse de 30 % des dépenses de gestion du quotidien ", avait complété Paul SIMONDON, l'Adjoint socialiste en charge du budget et des finances. Au-delà des paroles, quels seront les actes ? Fin 2022, l'Hôtel de Ville cherchait d'abord et avant tout à faire avaler la "pilule" de la hausse inédite qu'il venait d'annoncer pour la taxe foncière ? A date, la seule réalité tangible est que ce sont les impôts qui ont augmenté à Paris . Les dépenses n'ont pas été réduites et les services publics municipaux n'ont pas été améliorés. La gestion municipale des finances publiques à Paris devra donc faire l'objet d'un contrôle attentif et vigilant. Vous pouvez compter sur moi ! Et dans le 8e arrondissement ? La Ville de Paris a un statut particulier qui résulte de deux lois du 31 décembre 1982, l’une relative à l'organisation administrative de Paris, Marseille et Lyon, dite "loi PML", l’autre relative à l'élection des membres du Conseil de Paris . Ces lois ont bouleversé l'organisation politique et administrative de la capitale en créant des arrondissements dotés de Conseils élus au suffrage universel direct. Les compétences du Conseil municipal ou Conseil de Paris, et celles des Conseils d'arrondissement, sont fixées par la loi. Le Conseil de Paris règle par ses délibérations toutes les affaires de la commune, tandis que le Conseil d'arrondissement dispose essentiellement d'un pouvoir de consultation. S'agissant des moyens financiers, sur un budget 2023 de la Ville de Paris d’une dizaine de milliards d’euros, seule une centaine de millions est rétrocédée aux arrondissements . Cet ordre de grandeur - un rapport de 1 à... 100 ! - illustre si besoin était la concentration des pouvoirs à Paris, une démocratie locale finalement bien davantage "éloignée" que "de proximité". Pour assumer ses compétences, le Conseil d'arrondissement dispose d'une "dotation globale d'arrondissement" (DGA) votée par le Conseil de Paris. Ses dépenses et ses recettes sont détaillées dans un "état spécial d'arrondissement" (ESA) annexé au budget communal. Cet ESA est en partie indexé sur la population. Pour un "petit arrondissement" comme le 8e, il est donc très modeste . Cette modestie est d'ailleurs la raison pour laquelle le Budget participatif peut être considéré, en dépit de tous ses défauts, comme une source budgétaire supplémentaire pour financer et déployer des projets qui peuvent répondre aux besoins et aux attentes des habitants et des usagers. Pour l'année 2023, l'ESA du 8e arrondissement adopté fin 2022 prévoit 2 358 575 € de recettes de fonctionnement ( via la dotation d'animation locale et la dotation de gestion locale) et 143 000 € de recettes d'investissement ( via la dotation d'investissement). Quant aux dépenses , elle s'élèvent à 2 358 575 € pour le fonctionnement et à 143 000 € pour l'investissement . Parce que modeste, ce budget du 8e doit être géré de façon exemplaire, à l'euro près. C'est pourquoi j'ai toujours été attentive, lors de son examen chaque année à l'automne, à ce que sa bonne utilisation soit dûment justifiée . Ainsi ai-je régulièrement regretté le manque de transparence sur certaines dépenses, à l'instar par exemple de la dépense " locations mobilières - matériel roulant " (plus de 145 000 € prévus en 2023) qui ne m'apparaissait pas indispensable pour le bon exercice du mandat de Maire d'arrondissement... Je profite de cette communication pour préciser que mon engagement au service des habitants du 8e en tant que Conseillère d'arrondissement est 100% bénévole : je ne perçois pas le moindre euro pour l'exercice de mon mandat, ni pour défrayer certains frais engagés. Heureusement, la Ville de Paris investit aussi directement dans le 8e. Si les élus de l'arrondissement n'ont pas de pouvoir de décision sur ces "investissements localisés" (IL), ils disposent bien sûr d'un pouvoir d'influence politique, à condition de l'assumer ... Les Adjoints à la Maire de Paris et les différentes Directions de la Ville de Paris localisent des investissements dans le 8e pour les familles et la petite enfance, les affaires culturelles, les affaires scolaires, la jeunesse et les sports, les espaces verts et l'environnement, la voirie et les déplacements, etc. Le montant de plusieurs de ces IL est très significatif . Notons entre autres les 4 951 000 € autorisés par la Direction des affaires scolaires (DASCO) pour l'opération libellée "Constantinople (8e) - EP 8 classes" , les 2 120 000 € autorisés par la Direction des familles et de la petite enfance (DFPE) pour l'opération "Hôtel Beaujon (8e) - rénovation" et les 1 500 000 € autorisés par la Direction de la voirie et des déplacements (DVD) pour l'opération "Rue du Faubourg Saint-Honoré" .
- Newsletter - avril 2023 | L'essentiel de mon actualité d'élue
Vous trouverez ci-après l'essentiel de mon actualité d'élue (actions, positions et propositions) au cours des dernières semaines. Au sommaire, notamment, la mobilité des Parisiens en danger, la piste cyclable des Batignolles, la révision du PLU et le pastillage du logement social dans le 8e arrondissement, le clap de fin pour les trottinettes en libre-service à Paris. Sans oublier les rubriques - "le chiffre", "l'image", "le saviez-vous ?" ou encore "l'idée". Pour ne rien manquer de mon actualité, je vous invite à suivre mes différents canaux de communication numérique - le site, la page Facebook, le compte Twitter, le compte Instagram et la chaîne Youtube. Je vous invite à les suivre en vous abonnant et en les partageant autour de vous - dans vos familles, à vos amis, entre collègues, et plus largement à tous ceux qui, dans vos divers réseaux, peuvent avoir de la sympathie pour nos actions et nos idées. Sur ces sujets comme sur tous les autres concernant le 8e arrondissement et plus largement Paris, je reste à votre entière écoute et disposition. Vos commentaires, vos observations et vos suggestions par retour d'email sont toujours les bienvenus. N'hésitez pas enfin à rediffuser cette newsletter à vos proches susceptibles d'être intéressés par ces sujets. Catherine LÉCUYER Conseillère du 8e arrondissement de Paris (divers droite) LES ACTUALITÉS ZFE, ZTL, privatisation du périphérique ... attention, la mobilité des Parisiens est en danger ! Evidemment, je partage les objectifs de qualité de l'air et de santé publique généralement poursuivis par les pouvoirs publics lorsqu'ils décident et mettent en oeuvre des politiques de la mobilité à Paris et en Île-de-France. Plus de la moitié des Parisiens résident en effet à moins de 150 m d'un axe à fort trafic routier, une proximité responsable de nombreux problèmes de santé, chez les enfants comme chez les adultes (allergies, gênes respiratoires, problèmes cardiovasculaires, cancers, etc.), et d'une perte d'espérance de vie évaluée à environ 6 mois. Pour autant, le contenu des politiques de la mobilité décidées n'est pas toujours convaincant. C'est le cas de trois mesures dont l'entrée en vigueur est imminente et qui concernent la mobilité des Parisiens et des Franciliens en général, celle des habitants du 8e arrondissement en particulier : la "Zone à trafic limité" (ZTL) dans le centre de Paris, la création d'une voie dédiée et la réduction de la vitesse sur le boulevard périphérique, et la nouvelle étape de la "zone à faibles émissions" (ZFE) du Grand Paris. Initialement présentées comme écologiques, ces mesures pourraient en effet être vécues comme d'autant plus punitives et discriminatoires qu'elles oublient manifestement une donnée fondamentale : la mobilité est constitutive du développement urbain. Lire la suite Piste cyclable des Batignolles : clarifier et sécuriser le tracé pour les piétons et les cyclistes Depuis la jonction des boulevards de Courcelles et des Batignolles à l'Ouest, jusqu'à la place de Clichy à l'Est, le tracé de la piste cyclable du boulevard des Batignolles - mitoyenne des 8e et 17e arrondissements - est dangereux pour tous les usagers de l'espace public, à commencer par les cyclistes et les piétons. Ce tracé est d'abord compliqué et source de confusion. Le parcours s'apparente en effet à un véritable "gymkhana", avec des allers-retours entre le terre-plein central et la circulation générale latérale, ainsi que plusieurs virages à quasi angle droit. D'autant que la signalisation horizontale et verticale est peu lisible et parfois même effacée... Lire la suite Révision du PLU : point d'information sur le pastillage du logement social dans le 8e arrondissement En l'état des informations dont je dispose au terme du long processus de révision du Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Paris, près d'une centaine de parcelles de terrain du 8e arrondissement pourraient faire l'objet d'une prescription d'urbanisme en étant réservées pour la création de logement social dans le futur "PLU bioclimatique". L'arrêt de ce dernier est désormais prévu au cours du Conseil de Paris de juin 2023. Dans la terminologie de l'Hôtel de Ville, le fléchage des parcelles est qualifié de "pastillage". Soit dit en passant, c'est dans ce même "PLU bioclimatique" qu'Anne HIDALGO et sa majorité devraient rendre obligatoire de réserver de 30 à 50% de logements sociaux dans toute nouvelle construction de plus de 500 m²... Lire la suite Clap de fin pour les trottinettes en libre-service à Paris Au terme de la "votation citoyenne" organisée par la Maire de Paris le 2 avril, les 103 084 votants se sont exprimés à 89,03% "contre les trottinettes en libre-service à Paris". Dans le 8e arrondissement, 2 376 votants se sont exprimés "contre" (88,72%) et 302 "pour" (11,28%), un résultat d'ailleurs très proche du "sondage" informel que nous avions réalisé en ligne (90% v. 10%). La convention d'occupation du domaine public avec les opérateurs prendra donc fin le 31 août 2023. Lire la suite LE CHIFFRE C'est le nombre de votants qui, dans le 8e arrondissement, se sont exprimés "contre" les trottinettes en libre-service à Paris lors de la votation organisée le dimanche 2 avril, soit 88,72% des suffrages exprimés, un résultat très proche de celui du "sondage" informel que j'avais réalisé en ligne depuis le début de l'année (90% v. 10%). LE SAVIEZ-VOUS ? "Au Roi de la Bière Jacqueminot-Graff" A l'instar de nombreux Alsaciens venus à Paris après l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Empire allemand en 1871, qui y fondèrent une brasserie pour faire vivre dans la capitale les traditions gastronomiques de leur région d'origine (Zimmer, Bofinger, etc.), Jacqueminot GRAFF inaugura en 1894 au n°119 de la rue Saint-Lazare sa brasserie "Au Roi de la Bière Jacqueminot-Graff". L'établissement transformé par l'architecte Paul MARBEAU se distingue des immeubles voisins par son architecture et son intérieur alsaciens pittoresques : façade étroite de briques et de colombage avec fenêtres à petits carreaux, toit pignon sur la cheminée duquel est perchée une cigogne, diverses ornementations, dont un blason évoquant la ville de Strasbourg et la statue de Gambrinus - roi de la bière issu du folklore des Flandres - trônant au centre de l'élévation, décor intérieur en staff moulé datant de 1892… Après que la brasserie a fermée en 1994, l'édifice fait l'objet d'une protection patrimoniale depuis 1997 avec une inscription partielle aux Monuments historiques pour sa façade sur rue et ses toitures, y compris la cigogne et la statue de Gambrinus, ainsi que l'enfilade des trois salles du rez-de-chaussée. L'IMAGE Le Grand Palais Construit pour l'Exposition universelle de 1900, mondialement réputé pour sa nef et sa verrière monumentales, le Grand Palais achèvera une restauration d'ensemble pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Au cours de ces derniers, il accueillera d'ailleurs plusieurs épreuves olympiques : escrime, taekwondo, parataekwondo et escrime fauteuil. L'AGENDA Mardi 23 mai 2023 19h (séance publique en Mairie du 8e arr.) : 21e Conseil du 8e arrondissement de la mandature (2020-2026). Mardi 20 juin 2023 19h (séance publique en Mairie du 8e arr.) : 22e Conseil du 8e arrondissement de la mandature (2020-2026). L’IDÉE Privatisons la collecte des ordures ménagères dans le 8e arrondissement de Paris Les trottoirs et les chaussées du 8e arrondissement ont été jonchés de centaines de tonnes d'ordures ménagères et de poubelles éventrées. C'est une honte ! Cette situation a porté atteinte à la salubrité et à la santé publiques. Elle a créé un risque d'épidémie et d'incendie. Elle a dégradé encore un peu plus l’image de Paris. C’est pourquoi nous demandons à la Mairie du 8e arrondissement et à la Maire de Paris de privatiser la collecte des ordures ménagères dans le 8e arrondissement de Paris. > SIGNEZ LA PÉTITION POUR PRIVATISER LA COLLECTE DES ORDURES
- ZFE, ZTL, privatisation du périphérique ... attention, la mobilité des Parisiens est en danger !
Evidemment, je partage les objectifs de qualité de l'air et de santé publique généralement poursuivis par les pouvoirs publics lorsqu'ils décident et mettent en oeuvre des politiques de la mobilité à Paris et en Île-de-France . Plus de la moitié des Parisiens résident en effet à moins de 150 m d'un axe à fort trafic routier, une proximité responsable de nombreux problèmes de santé, chez les enfants comme chez les adultes (allergies, gênes respiratoires, problèmes cardiovasculaires, cancers, etc.), et d'une perte d'espérance de vie évaluée à environ 6 mois. Pour autant, le contenu des politiques de la mobilité décidées n'est pas toujours convaincant . C'est le cas de trois mesures dont l'entrée en vigueur est imminente et qui concernent la mobilité des Parisiens et des Franciliens en général, celle des habitants du 8e arrondissement en particulier : la "Zone à trafic limité" (ZTL) dans le centre de Paris , la création d'une voie dédiée et la réduction de la vitesse sur le boulevard périphérique , et la nouvelle étape de la "zone à faibles émissions" (ZFE) du Grand Paris . Initialement présentées comme écologiques, ces mesures pourraient en effet être vécues comme d'autant plus punitives et discriminatoires qu' elles oublient manifestement une donnée fondamentale : la mobilité est constitutive du développement urbain . Les dommages collatéraux de la ZTL pour le 8e Nous avions alerté sur ce sujet dès 2021 . Si la création d'une "Zone à trafic limité" (ZTL) dans le centre de Paris, dite “zone apaisée Paris Centre & Saint-Germain” , tarde depuis sa première annonce en 2020, puis le lancement d'une consultation en 2021, la Maire de Paris l'a récemment confirmée pour 2024 . Dans le périmètre proposé, qui comprend le secteur "Paris Centre" (les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements) et les rues des 5e, 6e et 7e arrondissements situées au Nord du Boulevard Saint-Germain, il est projeté d’interdire le "trafic de transit" (les véhicules traversant la zone sans s’y arrêter) pour réserver la circulation à certaines catégories d’usagers (riverains, vélos, transports en commun, livreurs, artisans, etc.). Selon la Ville de Paris, environ 180 000 véhicules circuleraient chaque jour dans le secteur et le trafic de transit représenterait entre 40% et 60% du trafic total suivant les heures. Les externalités négatives du projet sont potentiellement nombreuses pour les habitants et les commerçants à l'intérieur de la zone : accentuation du sur-tourisme, raréfaction des commerces de proximité et de bouche, nuisances inhérentes à une économie davantage de loisirs tournée vers les bars et la restauration, assèchement du flux de clients potentiels, difficultés d'approvisionnement et de livraison, etc. Mais les externalités négatives risquent d'être aussi nombreuses à l'extérieur de la zone, avec des "effets de bord" pour les habitants et les commerçants qui se trouvent à proximité immédiate . La ZTL dans le centre de Paris pourrait en effet générer d'importants dommages collatéraux pour les habitants du 8e en termes de reports de circulation et de rallongements des temps de parcours, notamment dans le secteur de la rue Royale et de la place de la Madeleine. Privatiser une voie du périphérique ? Un autre projet, cette fois porté par la seule Ville de Paris, interroge sur la politique de la mobilité menée dans la capitale : le projet de voie dédiée au covoiturage, aux transports collectifs et aux taxis sur le boulevard périphérique, ainsi que la réduction de la vitesse de 70 à 50 km/h . Je comprends parfaitement que l'Etat et la Ville de Paris se soient engagés, le temps de la durée des JOP de Paris 2024, à réserver des "voies olympiques" prioritaires sur le boulevard périphérique et les autoroutes franciliennes, afin de faciliter les déplacements des athlètes, des officiels et des secours vers, et depuis, les sites de compétition. Je comprends moins, en revanche, que la Maire de Paris veuille ensuite, une fois les JOP terminés, transformer ces voies "olympiques" en voies "dédiées" . "Privatiser" une voie et réduire une nouvelle fois la vitesse sur le "périph", qui compte chaque jour environ 1,5 million de trajets, c'est prendre le risque de congestionner encore un peu plus une boucle de circulation déjà de moins en moins rapide ... Quel est par ailleurs l'intérêt d'abaisser la vitesse maximale autorisée à 50 km/h alors que la vitesse moyenne en heure de pointe se situe entre 30 et 45 km/h ? Pour lutter efficacement contre les pollutions atmosphériques et sonores du périphérique, des alternatives existent pourtant, notamment la couverture partielle du boulevard, la généralisation des revêtements silencieux et les murs antibruit . Le financement de la couverture du périphérique pourrait être assuré par la vente des terrains adjacents. Quant aux tunnels et aux murs antibruit, ils n'isolent qu'un tiers de la longueur du périphérique alors que plus de 100 000 personnes sont immédiatement riveraines des voies. Enfin, les nuisances sonores du périphérique résultent principalement du roulement (le bruit des roues sur l'asphalte) et du surrégime des moteurs observé à faible vitesse, lors des ralentissements. D'après un rapport publié en mars 2020 par le cabinet Roland Berger et Kisio , les habitants de Paris représentent environ 20% des usagers du périphérique, les habitants de la petite couronne, vivant à proximité de l'infrastructure, en étant les principaux utilisateurs. " La raison d'être de ce boulevard périphérique est d'améliorer la circulation dans la région parisienne, et en particulier aux limites de Paris. " (Pierre MESSMER, Premier ministre, le 25 avril 1973, lors de l'inauguration du dernier tronçon du boulevard périphérique, entre la Porte Dauphine et la Porte d'Asnières) Mobiliser les ressources humaines et matérielles qu'exigeraient le contrôle et la verbalisation des nouveaux usages sur l'éventuelle "voie dédiée" du périphérique, ce serait enfin déshabiller Pierre pour habiller Jacques, alors que nombre d'arrondissements, et notamment le 8e arrondissement, réclament de longue date davantage de moyens pour vidéo-contrôler et vidéo-verbaliser certains usages dangereux de la route et de l'espace public. Le projet de voie dédiée du périphérique étant soumis à une consultation en ligne depuis le 17 avril et jusqu'au 28 mai, je vous encourage à donner votre avis ici . Cinquante ans après son inauguration, le boulevard périphérique mérite sûrement mieux que les actuels projets de Mme HIDALGO . Les Parisiens pourraient, sinon, être tentés de rejeter "l'héritage" des Jeux dans la capitale... Ce serait un comble ! De quoi "ZFE" sera finalement l'acronyme ? A compter du 1er juillet 2023 , selon les chiffres du ministère de la Transition écologique, 573 766 véhicules supplémentaires catégorisés Crit’air 3 seront interdits de circulation à l’intérieur du périmètre de l’A86 , rejoignant les véhicules Crit’air 5 et Crit’air 4 déjà interdits. Au total, 842 477 véhicules seront ainsi interdits de circulation dans la "Zone à faibles émissions" (ZFE) du Grand Paris, qui concerne 79 communes et 5,61 millions d’habitants , soit près de 30% des Franciliens. Les étapes suivantes s’étaleront de janvier 2024 à janvier 2030, date à laquelle devra être atteint l’objectif de 100% de véhicules propres. Je suis préoccupée par les modalités de mise en oeuvre et de réception de cette nouvelle étape . En l’état des mesures d’accompagnement et du soutien aux alternatives, elle ne manquera pas d’affecter lourdement la mobilité de certains publics , à commencer par les ménages modestes et les entreprises fragiles, tant sont insuffisantes les aides pour les particuliers et les dérogations pour les professionnels. Le reste à charge pour financer un changement de véhicule avoisine encore les 20 000 €, selon les chiffres du Ministère. Elle pourrait nourrir le sentiment d'une "double peine" pour tous ceux qui, après avoir dû déménager des centres-villes, seront interdits d'y revenir… Le malaise est d'ailleurs national , comme l'illustre une récente question au Gouvernement du député du Rhône Alexandre VINCENDET (LR). Attention, dans ce contexte, à ce que l'acronyme ZFE ne devienne pas synonyme de "zone à forte exclusion" pour les classes moyennes et de "zone à forte entrave" pour les professionnels ! Le Gouvernement est d'ailleurs conscient du danger puisqu'il a récemment lancé un Comité de concertation national et confié une mission à un parlementaire sur le sujet. Mobilité et urbanité Ces trois mesures imminentes - ZTL, périphérique et ZFE - qui concernent la mobilité des Parisiens et des Franciliens oublient, manifestement, que la mobilité est, au-delà du seul transport, constitutive du développement urbain et que l'accessibilité doit permettre à chacun de passer facilement d'une partie à l'autre de la ville et de sa proche banlieue. Cette accessibilité a longtemps été garantie par la voiture individuelle . Toute politique qui priverait de la possibilité de se déplacer en voiture sans proposer d'alternatives crédibles serait ainsi génératrice d'exclusion . Pour répondre aux enjeux de qualité de l'air et de santé publique, il serait déjà préférable d' aider davantage au renouvellement du parc des véhicules les plus polluants en augmentant les aides à la conversion ... Alors que les infrastructures des transports publics accumulent les retards, que les réseaux du métro et du RER sont saturés et que la qualité du service rendu aux usagers est très dégradée depuis 2022 dans tous les transports en commun franciliens (métro, RER, Transilien, tramway, bus...), la population pourrait rejeter ces mesures écologiques perçues comme punitives et discriminatoires , quelle que soit la communication anticipée à destination du grand public sur les raisons, les conséquences et les bénéfices des nouvelles restrictions, ainsi que les alternatives en matière de mobilité. A Paris, tout se passe comme si Mme HIDALGO voulait continuer de mener une politique "de l'ostracisme" en luttant moins contre les pollutions (atmosphériques, sonores, etc.) que contre la voiture et les deux-roues motorisés, la place qu'ils occupent et ceux qui les conduisent ou les pilotent. Peu lui chaut, finalement, que puissent figurer parmi eux des familles, des personnes âgées ou à mobilité réduite, ou encore des professionnels nomades... Elle semble parfois jauger l'efficacité de sa politique à l'aune des gênes et des contraintes imposées aux Parisiens ! Il est donc urgent que l’ensemble des responsables concernés par les politiques de la mobilité à Paris et en Île-de-France (la Maire de Paris, la Présidente de la Région Île-de-France également Présidente du syndicat Île-de-France Mobilités, le Président de la Métropole du Grand Paris, le Ministre de la Transition écologique, le Ministre des Transports) temporisent a minima et diffèrent l'entrée en vigueur de ces trois mesures pour mieux organiser leur mise en œuvre concertée, progressive et aidée . Pour conclure, je déplore vivement cette écologie dogmatique, punitive et anti-sociale qui, j’en ai la conviction, dessert la cause d’une écologie pragmatique et positive à laquelle les Parisiens et les Franciliens pourraient majoritairement adhérer…
- Piste cyclable des Batignolles: clarifier et sécuriser le tracé pour les piétons et les cyclistes
Depuis la jonction des boulevards de Courcelles et des Batignolles à l'Ouest, jusqu'à la place de Clichy à l'Est, le tracé de la piste cyclable du boulevard des Batignolles - mitoyenne des 8e et 17e arrondissements - est dangereux pour tous les usagers de l'espace public , à commencer par les cyclistes et les piétons. Ce tracé est d'abord compliqué et source de confusion. Le parcours s'apparente en effet à un véritable "gymkhana" , avec des allers-retours entre le terre-plein central et la circulation générale latérale, ainsi que plusieurs virages à quasi angle droit. D'autant que la signalisation horizontale et verticale est peu lisible et parfois même effacée... Le tracé de la piste cyclable du boulevard des Batignolles est compliqué et source de confusion, tout particulièrement au carrefour avec la rue de Turin et au débouché sur la place de Clichy. Ce tracé est ensuite "conflictogène" . La piste cyclable est toujours à proximité immédiate des espaces dédiés au cheminement des piétons , y compris les passages pour piétons. En plusieurs endroits, les cheminements cyclistes et piétons se croisent , des situations génératrices de conflits potentiels entre les différents usagers de l'espace public, comme j'avais déjà eu l'occasion de le signaler dans un courrier à la Cheffe de la mission vélo de la Direction de la voirie et des déplacements (DVD) de la Ville de Paris. Et lorsque les piétons veulent quitter le terre-plein central, ils doivent franchir la piste cyclable sans que cette possibilité de franchissement soit matérialisée par une ligne discontinue, comme si les cyclistes avaient la priorité réglementaire sur les piétons, pourtant usagers les plus vulnérables. Le tracé de la piste cyclable est aussi "conflictogène", tout particulièrement au carrefour des boulevards de Courcelles et des Batignolles et de la rue de Constantinople. C'est pourquoi j'ai interpellé dans un courrier l'Adjoint à la Maire de Paris en charge notamment des mobilités et du code de la rue, Monsieur David BELLIARD , pour lui demander les mesures de correction et de réaménagement que la Ville de Paris compte prendre - à court, moyen et long terme - afin de clarifier et de sécuriser, dans les meilleurs délais et durablement, pour les cyclistes et pour les piétons, le tracé de la piste cyclable du boulevard des Batignolles. La piste cyclable du boulevard des Batignolles n'est pas la seule du 8e qui nécessite d'être réaménagée . Récemment, je me suis encore mobilisée pour améliorer d'urgence la sécurité de la piste cyclable rue de la Pépinière . De nombreux habitants se plaignent en effet de la dangerosité pour les piétons comme pour les cyclistes du carrefour Pépinière / place Saint-Augustin. Vos observations et suggestions sont les bienvenues : contact@catherinelecuyer.fr .
- Grève des éboueurs : il faut réquisitionner les personnels et privatiser la collecte des ordures
Depuis le 6 mars, les trottoirs du 8e arrondissement sont jonchés de centaines de tonnes d'ordures ménagères et de poubelles éventrées. Les habitants se plaignent et interpellent leurs élus, à juste titre. C'est une honte ! Cette situation porte atteinte à la salubrité et à la santé publiques. Elle crée un risque d'épidémie - l'Académie nationale de médecine alerte sur la dégradation des conditions sanitaires à Paris et dénonce l'irresponsabilité de la Mairie de Paris. Elle dégrade l’image de Paris à 500 jours des Jeux Olympiques, là-même où la révolution sanitaire de la poubelle a été menée il y a 140 ans par le Préfet du même nom… Anne HIDALGO instrumentalise une nouvelle fois son mandat municipal à des fins politiques . Elle fait prévaloir son combat contre le Président de la République sur le service des Parisiens. Malheureusement, la Maire du 8e arrondissement soutient publiquement la Maire de Paris . Elle est la seule Maire de droite de la capitale à ne prendre aucune initiative pour son arrondissement. Les électeurs et son camp apprécieront... Alors, que faire ? La Maire de Paris devrait immédiatement exercer son droit de réquisition des personnels concernés , et la Maire du 8e exiger qu'elle le fasse dans l'arrondissement. Le découpage de Paris entre arrondissements gérés par le public, comme le 8e, et arrondissements gérés par le privé, comme le 7e, fruit de l'histoire politique et sociale de la capitale, n'est plus justifié. A moyen terme, la Maire de Paris devrait avoir le courage de privatiser la collecte des ordures ménagères dans tous les arrondissements de la capitale , et la Maire du 8e exiger qu'elle le fasse dans l'arrondissement. Ce sujet mériterait d'ailleurs vraiment de faire l'objet d'un référendum local décisionnel ou, à défaut, d'être un thème de la campagne des prochaines élections municipales à Paris en 2026. * Pour information, mon courrier au Préfet de Police de Paris du 13 mars afin qu'il exerce son pouvoir de réquisition pour rétablir le bon ordre et la salubrité publique dans les rues de Paris et du 8e arrondissement. Ajout du 24 mars : la réponse du Préfet de Police Laurent NUNEZ à mon courrier.
- Anticiper une reprise de la grève de la collecte des ordures dans le 8e arrondissement
Lundi 3 avril, la CGT "filière traitements, déchets, nettoiement, eau, égouts, assainissement" de la Ville de Paris a déposé un nouveau préavis de grève de la collecte des ordures ménagères " reconductible et indéterminé " pour le jeudi 13 avril , veille de la décision du Conseil constitutionnel sur la loi réformant le système des retraites en France, avec pour mot d'ordre " le retrait de la réforme des retraites Macron / Borne " et " un retour à la retraite à 60 ans maximum, avec pour les personnels concernés un retour à 50 et 55 ans "... Au mois de mars, la voirie du 8e arrondissement a déjà été jonchée de tonnes d'ordures pendant de trop nombreuses semaines . Cette interruption d'un service public essentiel a créé un risque sanitaire et sécuritaire pour les habitants et les commerçants, ainsi qu'un risque de "réputation" pour l'arrondissement. Ce risque a d'ailleurs été matérialisé par de nombreux et dangereux feux de poubelles à l'occasion de manifestations nocturnes sauvages et violentes. Les habitants et les commerçants du 8e arrondissement n'accepteront pas la reproduction en avril de la situation honteuse du mois de mars ! La Maire du 8e arrondissement avait alors fait le choix initial de soutenir publiquement la Maire de Paris et la grève , plutôt que de défendre les intérêts de ses administrés. Elle avait ainsi été la seule Maire de droite de la capitale à ne prendre aucune initiative pour la continuité du service public de la collecte des ordures dans l'arrondissement. Pour anticiper une reprise de la grève de la collecte et ne pas revivre un nouveau mois de mars "ordurier", j'ai écrit dès le 4 avril à Mme Jeanne d'HAUTESERRE . Dans ce courrier , je lui ai posé plusieurs questions pour prévenir la récidive de ses fautes du mois de mars. Je lui ai ainsi demandé : de faire connaître si elle soutiendra à nouveau publiquement une grève de la collecte des ordures ménagères dans le 8e arrondissement ; d' indiquer si elle sollicitera la réquisition des personnels grévistes ; de préciser les mesures qu'elle compte prendre directement, et / ou faire prendre indirectement par la Ville de Paris, pour anticiper et pallier la grève des éboueurs municipaux , par exemple en sollicitant à l'avance des prestataires privés, ainsi que pour informer les habitants et les gardiens sur les bonnes pratiques pour gérer au mieux les ordures accumulées en termes de sécurité ? et de prendre position sur l'option d'une privatisation à terme de la collecte des ordures ménagères dans le 8e, pour mettre un terme à l'inégalité de traitement que subissent les habitants de l'arrondissement du fait d'un système de collecte à deux vitesses. Je ne manquerai pas de vous tenir informés des réponses que Mme la Maire voudra bien faire. Et je vous invite toujours à signer - et à faire signer autour de vous - notre pétition pour privatiser la collecte des ordures ménagères dans le 8e arrondissement . Vous êtes déjà plus d'un millier de cosignataires. Je m'appuierai sur le nombre des cosignatures pour plaider efficacement cette option dès le prochain Conseil du 8e arrondissement du 23 mai.
- Clap de fin pour les trottinettes en libre-service à Paris
Au terme de la "votation citoyenne" organisée par la Maire de Paris le 2 avril, les 103 084 votants se sont exprimés à 89,03% "contre les trottinettes en libre-service à Paris". Dans le 8e arrondissement, 2 376 votants se sont exprimés "contre" (88,72%) et 302 "pour" (11,28%), un résultat d'ailleurs très proche du "sondage" informel que nous avions réalisé en ligne (90% v. 10%). La convention d'occupation du domaine public avec les opérateurs prendra donc fin le 31 août 2023. J'avais déjà eu plusieurs occasions de prendre position sur la question des trottinettes à Paris et l'organisation de cette votation. Je ne m'étendrais donc pas sur le fait que le statu quo était intenable en raison des accidents et des incivilités et qu'il fallait impérativement réagir. Je salue le choix des Parisiens. Même si le choix simpliste "pour" ou "contre" de la votation aurait pu être moins binaire, par exemple en proposant une troisième voie "pour une régulation renforcée". Cinq ans après leur introduction sur le domaine public parisien avec la bénédiction d'une Ville de Paris alors trop laxiste, les trottinettes électriques en libre-service sont finalement les victimes collatérales de l'impéritie d'une édile qui ne s'est jamais donné les moyens d'en réguler les usages. Elle aura donc échoué à trouver un équilibre au plus près de l'intérêt général entre les intérêts divergents des usagers de l'espace public. Réguler les conflits entre des intérêts parfois contradictoires dans la société, c'est pourtant le propre… du politique ! En n'assumant pas sa mission principale, la Maire de Paris aura privé les Parisiens d'une liberté de choix, non seulement le 2 avril au cours d'un simulacre de référendum, mais aussi et surtout pour l'avenir, en les privant de la liberté de choisir leur mobilité urbaine en toute sécurité. Des alternatives existaient afin de réguler les usages des trottinettes sur le domaine public, ne serait-ce qu'en renforçant les contrôles et les verbalisations de la police municipale pour faire respecter l'interdiction de circuler à deux et sur le trottoir, ou l'arrêt aux feux tricolores et la priorité des piétons sur les passages dédiés… Après des semaines de grève de la collecte des ordures ménagères et une nouvelle privation de liberté évitable, il est vraiment urgent que Paris se distingue à nouveau de façon positive sur la scène nationale et internationale !
- Newsletter - mars 2023 | L'essentiel de mon actualité d'élue
Vous trouverez ci-après l'essentiel de mon actualité d'élue (actions, positions et propositions) au cours des dernières semaines. Au sommaire, notamment, la grève des éboueurs et la privatisation de la collecte des ordures dans le 8e arrondissement, la première réunion d'information sur le projet d'aménagement de la rue de Saint-Pétersbourg, le Conseil du 8e arrondissement du 9 mars 2023, l'annulation d'une subvention à SOS Méditerranée, etc. Sans oublier les rubriques - "le chiffre", "l'image", "le saviez-vous ?" ou encore "l'idée". Pour ne rien manquer de mon actualité, je vous invite à suivre mes différents canaux de communication numérique - le site, la page Facebook, le compte Twitter, le compte Instagram et la chaîne Youtube. Je vous invite à les suivre en vous abonnant et en les partageant autour de vous - dans vos familles, à vos amis, entre collègues, et plus largement à tous ceux qui, dans vos divers réseaux, peuvent avoir de la sympathie pour nos actions et nos idées. Sur ces sujets comme sur tous les autres concernant le 8e arrondissement et plus largement Paris, je reste à votre entière écoute et disposition. Vos commentaires, vos observations et vos suggestions par retour d'email sont toujours les bienvenus. N'hésitez pas enfin à rediffuser cette newsletter à vos proches susceptibles d'être intéressés par ces sujets. Catherine LÉCUYER Conseillère du 8e arrondissement de Paris (divers droite) LES ACTUALITÉS Privatisation de la collecte des ordures dans le 8e arrondissement : on ne lâche rien ! Quelle que soit la date de la fin de la grève des éboueurs et de la restauration de la salubrité dans les rues de Paris, la voirie du 8e arrondissement aura été jonchée de centaines de tonnes d'ordures pendant de trop longues semaines, créant un triple risque sanitaire (épidémies), sécuritaire (incendies) et réputationnel (image de l'arrondissement et de la capitale). Cette situation honteuse ne doit pas se reproduire dans notre arrondissement ! Lire la suite Grève des éboueurs : il faut réquisitionner les personnels et privatiser la collecte des ordures La voirie du 8e arrondissement a été jonchée de centaines de tonnes d'ordures ménagères et de poubelles éventrées pendant des semaines. Cette situation honteuse a créé un risque sanitaire et sécuritaire. La Maire du 8e a toutefois préféré soutenir HIDALGO et la grève, plutôt que ses administrés. Lire la suite Rue de St-Pétersbourg : une 1ère réunion très attendue par les riverains, des questions en suspens La première réunion d'information sur le projet d'aménagement de la rue de Saint-Pétersbourg s'est - enfin ! - tenue vendredi 10 mars à l'école de la rue de Moscou en présence de l'Adjoint à la Maire de Paris en charge notamment de la voirie, M. David BELLIARD, de la Maire du 8e arrondissement, Mme Jeanne d'HAUTESERRE, du responsable local de la Direction de la voirie et des déplacements (DVD) de la Ville de Paris, M. Maël PERRONNO, et de nombreux habitants. Bien que très directement concernée, la RATP n'était toujours pas représentée... Lire la suite Conseil du 8e arrondissement du 9 mars 2023 : je vous rends compte Nous avons enfin tenu le jeudi 9 mars notre 20e Conseil du 8e arrondissement de la mandature (2020-2026). Enfin, car la Maire de Paris asphyxie chaque jour un peu plus la démocratie parisienne. Pour la première fois hors période électorale, seules trois séances du Conseil de Paris - et donc du Conseil du 8e arrondissement - sont programmées au 1er semestre 2023 : les assemblées délibérantes de la Ville de Paris ne seront ainsi réunies qu'en mars, juin et juillet… Au menu, notamment : le développement des commerces de proximité en pieds d'immeubles, la restauration complète de l'église de la Madeleine, les fermetures de classes, la tenue des emprises de chantier sur le domaine public, le calendrier du réaménagement de la rue Saint-Pétersbourg, ou encore l'audit global de la ZAC Beaujon. Lire la suite Annulation d'une subvention à SOS Méditerranée : bientôt la sanction d'un système municipal dévoyé ? La Cour administrative d’appel de Paris a annulé le 3 mars une subvention de 100 000 € octroyée en 2019 par la Ville de Paris à l’ONG SOS Méditerranée, jugeant que la majorité municipale s'était ingérée dans la politique étrangère de la France bien au-delà de la légitime "coopération décentralisée" des collectivités locales (la Ville de Paris se pourvoit en cassation). de Paris à la fin de l'année, pour une entrée en vigueur en 2024, en remplacement du PLU de 2006. Lire la suite LE CHIFFRE C'est le nombre de tonnes de déchets non-collectés qui se sont accumulées dans les rues de Paris pendant la grève des éboueurs en mars 2023. L'ANECDOTE L'actuelle rue de Liège, située dans les 8e et 9e arrondissements entre la place de l'Europe (8e) et la rue de Clichy (9e), via la rue d'Amsterdam (mitoyenne aux deux arrondissements), n'a pas toujours porté le nom de la bataille d'août 1914 au cours de laquelle les Liégeois ont résisté face à l'invasion allemande de la Belgique. Depuis sa création en 1826 jusqu'aux jours suivant la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France le 3 août 1914, elle s'appelait rue de Berlin. L'actuel métro Liège s'appelait lui aussi métro Berlin. Les deux ont perdu le nom de la capitale de l'Empire allemand nouvellement ennemi pour prendre celui de la "Cité ardente" - et francophone - de l'allié belge. Le plan du musée Cognacq-Jay représentant la rue de Berlin. Une ancienne enseigne datant de la rue de Berlin redécouverte à l'occasion de travaux réalisés en 2021 (photo transmise par une habitante qui souhaite conserver l'anonymat). LE SAVIEZ-VOUS ? La collecte des déchets à Paris (en temps normal tout du moins...) En temps normal, lorsque la Maire de Paris ne soutient pas une grève des éboueurs (en contradiction avec le principe de neutralité du service public), environ 3 000 tonnes de déchets sont collectés chaque jour dans la capitale. Pour mémoire, c'est à Paris en 1883 qu'a été menée, par le préfet éponyme, Eugène POUBELLE, une véritable révolution hygiénique, sanitaire et urbaine : l'obligation pour les propriétaires de prévoir "un récipient de bois garni à l'intérieur de fer blanc" pour les ordures ménagères. La poubelle était née ! Si la Ville de Paris a l'obligation de collecter les déchets des ménages ou particuliers, les professionnels et les associations sont responsables du traitement de leurs ordures. Dans ce cadre, ils peuvent choisir leur prestataire, soit la Ville, soit une entreprise privée. Pour des raisons historiques (un compromis politique remontant au premier Maire de Paris élu, Jacques CHIRAC, pour éviter la reproduction de la grève massive de la CGT de 1977), l'organisation de la collecte des ordures ménagères a été subdivisée et diffère suivant les arrondissements : les services municipaux assurent la collecte en régie dans la moitié des arrondissements, le 8e ainsi que les 2e, 5e, 6e, 9e, 12e, 14e, 16e, 17e et 20e arrondissements ; des prestataires privés (Derichebourg Polysotis, Urbapropreté, SEPUR, Pizzorno Propolys, Derichebourg Polyreva) assurent la collecte en délégataires du service public dans l'autre moitié des arrondissements - 1er, 3e, 4e, 7e, 10e, 11e, 13, 15e, 18e et 19e arrondissements. L'AGENDA Dimanche 2 avril 2023 de 9h à 19h : "votation" organisée par la Mairie de Paris pour ou contre les trottinettes en libre-service à Paris. Les personnes inscrites sur les listes électorales sont invitées à voter à la Mairie du 8e arrondissement entre 9h et 19h (accès par le 56 boulevard Malesherbes). Mardi 23 mai 2023 19h (séance publique en Mairie du 8e arr.) : 21e Conseil du 8e arrondissement de la mandature (2020-2026). Mardi 20 juin 2023 19h (séance publique en Mairie du 8e arr.) : 22e Conseil du 8e arrondissement de la mandature (2020-2026). L’IDÉE Privatisons la collecte des ordures ménagères dans le 8e arrondissement de Paris Les trottoirs et les chaussées du 8e arrondissement ont été jonchés de centaines de tonnes d'ordures ménagères et de poubelles éventrées. C'est une honte ! Cette situation a porté atteinte à la salubrité et à la santé publiques. Elle a créé un risque d'épidémie et d'incendie. Elle a dégradé encore un peu plus l’image de Paris. C’est pourquoi nous demandons à la Mairie du 8e arrondissement et à la Maire de Paris de privatiser la collecte des ordures ménagères dans le 8e arrondissement de Paris. SIGNEZ LA PÉTITION POUR PRIVATISER LA COLLECTE DES ORDURES
- Privatisation de la collecte des ordures dans le 8e arrondissement : on ne lâche rien !
Quelle que soit la date de la fin de la grève des éboueurs et de la restauration de la salubrité dans les rues de Paris, la voirie du 8e arrondissement aura été jonchée de centaines de tonnes d'ordures pendant de trop longues semaines, créant un triple risque sanitaire (épidémies), sécuritaire (incendies) et réputationnel (image de l'arrondissement et de la capitale). Cette situation honteuse ne doit pas se reproduire dans notre arrondissement ! A mon modeste niveau, je me suis rapidement mobilisée pour que les personnels soient immédiatement réquisitionnés et pour que la collecte des ordures soit privatisée : j'ai d'abord écrit au Préfet de police de Paris, M. Laurent NUNEZ, pour lui demander d'exercer son pouvoir de réquisition afin de rétablir le bon ordre et la salubrité publique dans les rues de Paris et du 8e arrondissement ; j'ai ensuite écrit à la Maire du 8e, Mme Jeanne d'HAUTESERRE, pour lui demander de privatiser la collecte des ordures ménagères dans le 8e arrondissement ; j'ai enfin lancé une pétition - que je vous invite à signer et à faire signer largement autour de vous, afin de nous aider à faire la différence - pour privatiser la collecte des ordures ménagères dans le 8e. Notre arrondissement mérite mieux ! Je me suis aussi rendue régulièrement sur le terrain, à la rencontre et à l'écoute des habitants, légitimement inquiets et indignés. J'interviendrai à nouveau sur ces sujets dès notre prochain Conseil du 8e arrondissement, le mardi 23 mai. Tout au long de cette "crise des poubelles", la Maire du 8e arrondissement a préféré soutenir Mme HIDALGO et la grève, plutôt que ses administrés. C'est déplorable. Elles ont manqué aux devoirs et aux obligations de leur charge. En temps normal, lorsque la Maire de Paris ne soutient pas une grève des éboueurs (en contradiction avec le principe de neutralité du service public), environ 3 000 tonnes de déchets sont collectés chaque jour dans la capitale. Si la Ville de Paris a l'obligation de collecter les déchets des ménages ou particuliers, les professionnels et les associations sont responsables du traitement de leurs ordures. Dans ce cadre, ils peuvent choisir leur prestataire, soit la Ville, soit une entreprise privée. Pour des raisons historiques (un compromis politique remontant au premier Maire de Paris élu, Jacques CHIRAC, pour éviter la reproduction de la grève massive de la CGT de 1977), l'organisation de la collecte des ordures ménagères a été subdivisée et diffère suivant les arrondissements : les services municipaux assurent la collecte en régie dans la moitié des arrondissements, le 8e ainsi que les 2e, 5e, 6e, 9e, 12e, 14e, 16e, 17e et 20e arrondissements ; des prestataires privés (Derichebourg Polysotis, Urbapropreté, SEPUR, Pizzorno Propolys, Derichebourg Polyreva) assurent la collecte en délégataires du service public dans l'autre moitié des arrondissements - 1er, 3e, 4e, 7e, 10e, 11e, 13, 15e, 18e et 19e arrondissements.
- Avenir des trottinettes électriques en libre-service à Paris : pour un vrai choix !
Si le statu quo est intenable en raison des accidents et des incivilités, le choix de la "votation citoyenne" du 2 avril ne saurait être "arrêter" ou "continuer". Simpliste ! Mme Hidalgo ne s'est jamais donné les moyens de réguler les usages. Or, les Parisiens doivent pouvoir choisir de "continuer", mais avec une régulation résolue… Une vraie régulation pour un vrai choix ! Catherine LÉCUYER ("tribune" publiée dans Paris Huitième n°143 de mars-avril 2023)
- Annulation d'une subvention à SOS Méditerranée : bientôt la sanction d'un système municipal dévoyé ?
La Cour administrative d’appel de Paris a annulé le 3 mars une subvention de 100 000 € octroyée en 2019 par la Ville de Paris à l’ONG SOS Méditerranée , jugeant que la majorité municipale s'était ingérée dans la politique étrangère de la France bien au-delà de la légitime "coopération décentralisée" des collectivités locales (la Ville de Paris se pourvoit en cassation). Dans le cas d'espèce des subventions récurrentes à l'ONG SOS Méditerranée (voir ici , ici et ici la dernière subvention de 2022), l'intention politique de Mme HIDALGO était claire comme de l'eau de roche : donner des gages à la gauche et se distinguer du Gouvernement et du Président de la République , probablement dans le cadre d'une stratégie en amont d'une candidature à la présidentielle à laquelle elle songeait déjà - laquelle s'achèvera au printemps 2022 avec le camouflet de 1,7% des suffrages exprimés à Paris. La même année 2019, la Chambre régionale des comptes avait pourtant déjà pointé une politique municipale en matière internationale finançant trop souvent des projets sans bénéfice pour l'image internationale de Paris, ni pour les intérêts de Paris et des Parisiens. La juridiction administrative financière s'interrogeait par exemple sur l'utilité des 461 000 € consacrés à une école de la propreté à Tunis... La Maire de Paris instrumentalise aussi les subventions municipales à des fins plus classiquement "clientélistes" et électorales locales . Quoique la Ville soit déjà endettée à plus de 7 Mds €, elle continue de gaspiller l'argent du contribuable parisien en subventionnant des milliers d'associations et d'organisations (plus de 2 500 en 2021) dont l'objet est parfois éloigné voire sans rapport avec l'intérêt public local et la vie quotidienne des Parisiens . Les exemples ne manquent pas : 210 000 € pour un projet d'étude sur les pratiques langagières des Araméens, 50 000 € pour l'émission d'une monnaie locale à Paris, 12 500 € pour une association mémorielle nostalgique de l'insurrection de la Commune de Paris, 10 000 € pour former et sensibiliser à l'utilisation de "marmites norvégiennes", etc. Les structures proches de l'Hôtel de Ville agissant dans la culture ou le social sont généralement récipiendaires des sommes les plus significatives. Quant aux élus qui voudraient séparer le bon grain de l'ivraie pour l'attribution des subventions, ils en sont concrètement empêchés par la pratique récurrente du "vote bloqué" par laquelle ils sont invités à se prononcer par un seul vote d'une même délibération sur des dizaines de subventions à des associations parmi lesquelles il y a "à boire et à manger"… Illustrations ci-dessous avec deux délibérations qui seront examinées lors du Conseil de Paris des 14-17 mars 2023 : la délibération 2023 DDCT 3 concernant 211 000 € de subventions à 67 associations pour le financement de projets dans les quartiers populaires, et la délibération 2023 DAC 2 concernant 297 000 € de subventions à 49 associations pour le financement de projets de spectacle vivant au seul premier semestre 2023... Au dévoiement de l'attribution des subventions s'ajoute le dysfonctionnement du contrôle de leur utilisation . Même l'Inspection générale de la Mairie s'inquiète de cette carence persistante ! Certaines associations réussissent ainsi à cumuler des subventions en provenance de différentes Directions de l'Hôtel de Ville qui fonctionnent "en silo". Pendant ce temps, les coûts s'emballent : de 240 M€ à 295 M€ entre 2013 et 2020, soit une augmentation de +23% depuis 2014 et l'élection de Mme HIDALGO. Le tout, bien sûr, sans que la capitale cesse pour autant d'être de plus en plus synonyme de congestions, d'insécurités et de saleté… C'est pourquoi j'espère que cet arrêt de la Cour fera jurisprudence, pour enfin sanctionner un système qui a largement perdu sa seule raison d'être : le bénéfice des Parisiens et l'intérêt municipal.
- Newsletter - février 2023 | L'essentiel de mon actualité d'élue
Vous trouverez ci-après l'essentiel de mon actualité d'élue (actions, positions et propositions) au cours des dernières semaines . Au sommaire, notamment, la restauration de l'église de la Madeleine , les futures restrictions à la circulation et aux déplacements dans le cadre des JO 2024 , la restauration complète du "lavatory Madeleine" , le futur PLU bioclimatique de Paris, l' "asphyxie" de la démocratie parisienne, le réaménagement d'urgence de la rue de Saint-Pétersbourg , la votation sur l'avenir des trottinettes électriques dans la capitale, etc. Sans oublier les rubriques - "votre avis", "le chiffre", "l'image", "le saviez-vous ?" ou encore "l'idée". Pour ne rien manquer de mon actualité, je vous invite à suivre mes différents canaux de communication numérique - le site , la page Facebook , le compte Twitter , le compte Instagram et la chaîne Youtube . Je vous invite à les suivre en vous abonnant et en les partageant autour de vous - dans vos familles, à vos amis, entre collègues, et plus largement à tous ceux qui, dans vos divers réseaux, peuvent avoir de la sympathie pour nos actions et nos idées. Sur ces sujets comme sur tous les autres concernant le 8e arrondissement et plus largement Paris, je reste à votre entière écoute et disposition . Vos commentaires, vos observations et vos suggestions par retour d'email sont toujours les bienvenus. N'hésitez pas enfin à rediffuser cette newsletter à vos proches susceptibles d'être intéressés par ces sujets. Catherine LÉCUYER Conseillère du 8e arrondissement de Paris (divers droite) LES ACTUALITÉS Église de la Madeleine : la restauration complète va pouvoir commencer grâce à un legs de 1974 ! Alors que l es travaux de restauration du pronaos de l'église de la Madeleine s'achèveront à l'été , un legs consenti à la Ville de Paris pour l'église va permettre de poursuivre dans de bonnes conditions financières la restauration de l'édifice construit au 19e siècle par les architectes VIGNON et HUVÉ. Lire la suite JO 2024 : quelles restrictions à la circulation et aux déplacements pour les habitants du 8e arr. ? Si de nombreux Parisiens du 8e arrondissement font contre mauvaise fortune bon cœur à l'idée que la Ville de Paris accueille les épreuves des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) à l'été 2024, nombre d'entre eux ne veulent pas vivre "45 jours en enfer" , du 26 juillet au 8 septembre, parce que leur vie quotidienne serait trop lourdement perturbée, voire entravée, notamment pour la circulation et leurs déplacements. Lire la suite Lavatory Madeleine: la mobilisation continue pour restaurer les mosaïques des escaliers extérieurs Le "lavatory Madeleine" rouvre sur la place éponyme. Premier édifice en France du genre anglais de latrine publique dit " lavatory ", construit en 1905 et inscrit aux Monuments historiques en 2011, il était fermé depuis 1996. Lire la suite Pour que le futur PLU de Paris ne soit pas le cheval de Troie des vieilles lunes hidalgistes... Le futur Plan local d'urbanisme (PLU) bioclimatique de Paris entre en 2023 dans sa dernière phase d'élaboration , avant un vote du Conseil de Paris à la fin de l'année, pour une entrée en vigueur en 2024, en remplacement du PLU de 2006. Lire la suite Éco-rénovons Paris+ : des aides à la rénovation tout particulièrement utiles depuis le 1er janvier ! Depuis le 1er janvier 2023, les logements classés G+ selon le diagnostic de performance énergétique (DPE) sont interdits à la location. Il s'agit des logements qui consomment plus de 450 kwh / m² / an. Bientôt, à mesure que l'interdiction de location montera en puissance, seront progressivement interdites les lettres G (2025), F (2028) et E (2034). Ces dispositions sont issues de la "loi climat et résilience" promulguée et publiée au Journal officiel le 24 août 2021. Vous trouverez ci-après le calendrier de la mise en oeuvre des principales dispositions de cette loi. Lire la suite La Maire de Paris asphyxie un peu plus la démocratie parisienne Pour la première fois hors période électorale, seules trois séances du Conseil de Paris - et donc du Conseil du 8e arrondissement - sont programmées au 1er semestre 2023 : les assemblées délibérantes de la Ville de Paris ne seront ainsi réunies qu'en mars, juin et juillet… Or, ces assemblées délibérantes sont les principaux lieux de la vie démocratique parisienne. Mandatés par les Parisiens, les élus peuvent y interpeller l'Exécutif, débattre des projets qui leur sont soumis, et formuler des propositions sur les voies et les moyens d'améliorer la vie présente et future des millions de personnes qui vivent et travaillent à Paris. Lire la suite Les riverains, dindons de la farce du réaménagement des rues d'Amsterdam et de Saint-Pétersbourg ? Dans sa réponse du 20 janvier 2023 à mon courrier du 28 novembre 2022 pour étudier d'urgence le rétablissement des lignes de bus 21 et 95 de la rue de Saint-Pétersbourg vers la rue d'Amsterdam , et mettre ainsi un terme aux trop nombreuses externalités négatives générées pour la sécurité et la santé des riverains de la rue de Saint-Pétersbourg , David BELLIARD , Adjoint à la Maire de Paris "chargé de la transformation de l'espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie", livre plusieurs éléments d'information inédits sur les réaménagements problématiques des rues d'Amsterdam et de Saint-Pétersbourg, éléments qui illustrent la méthode des passages en force de la Mairie de Paris , laquelle profite évidemment de la passivité de la Mairie du 8e arrondissement... Lire la suite Avenir des trottinettes à Paris : Anne HIDALGO donne enfin la parole aux Parisiens ! Dans Le Parisien Dimanche du 15 janvier , la Maire de Paris annonce la couleur sur l'avenir des trottinettes électriques en libre-service dans la capitale : elle va organiser une "votation citoyenne" des Parisiens le dimanche 2 avril et elle prend personnellement position pour un arrêt du service, tout en précisant qu'elle respectera le vote des Parisiens… Heureusement ! Une fois n'est pas coutume, Anne HIDALGO recycle ainsi le vœu que j'avais déposé et défendu lors du Conseil du 8e arrondissement du 29 novembre 2022 , pour que la Maire de Paris organise un "référendum local" décisionnel sur l'avenir des trottinettes électriques en libre-service dans la capitale. Lire la suite VOTRE AVIS A date, près de 90% des participants à notre sondage en ligne ont répondu "non" à la question " voulez-vous continuer, ou pas, avec les trottinettes en libre-service ? "... Et vous, quel est votre avis ? (sondage en ligne jusqu'au 31 mars) > Donnez votre avis LE CHIFFRE C'est le nombre des séances du Conseil de Paris - et donc du Conseil du 8e arrondissement - programmées au 1er semestre 2023 - en mars, juin et juillet. Une fréquence aussi basse hors période électorale est inédite et plonge les assemblées délibérantes de la Ville de Paris dans une dangereuse "apnée démocratique"... L'IMAGE Le projet de réaménagement de la place Saint-Augustin et du parvis de l'église éponyme devrait démarrer au 2nd semestre 2023 . Je veillerai au grain pour que la Mairie de Paris ne réplique pas les fiascos des aménagements minéraux et des usages dévoyés des places de la Madeleine ou de la République. Le futur parvis devra prioritairement mettre en valeur l'église Saint-Augustin, réalisation remarquable de l'architecte du Second Empire Victor BALTARD. Le détail du projet de réaménagement LE SAVIEZ-VOUS ? Les 150 ans de la mort de Napoléon III commémorés en l’église Saint-Augustin Le 9 janvier 2023, l'association des Amis de Napoléon III a organisé une messe de requiem en l'église Saint-Augustin pour commémorer les 150 ans de la mort de Napoléon III (1808-1873), qui s'éteignit à 64 ans, en exil, au Royaume-Uni. Charles Louis Napoléon Bonaparte, dit Louis-Napoléon Bonaparte, fut tout à la fois l'unique président de la Deuxième République (1848-1852), le premier chef d'État français élu au suffrage universel masculin et le premier président de la République française, ainsi que le dernier monarque du pays sous le nom de Napoléon III, empereur des Français, après la proclamation de l'Empire (2 décembre 1852). Construite par Napoléon III sous le Second Empire avec l'intention d'y créer une crypte pour les membres de la famille impériale, l’église Saint-Augustin est fréquemment évoquée pour devenir l'éventuelle crypte des cendres de Napoléon III pour le cas où ces dernières seraient rapatriées en France. L'AGENDA Jeudi 9 mars 2023 19h (séance publique en Mairie du 8e arr.) : 20e Conseil du 8e arrondissement de la mandature (2020-2026). Mardi 23 mai 2023 19h (séance publique en Mairie du 8e arr.) : 21e Conseil du 8e arrondissement de la mandature (2020-2026). Mardi 20 juin 2023 19h (séance publique en Mairie du 8e arr.) : 22e Conseil du 8e arrondissement de la mandature (2020-2026). L’IDÉE Champs-Elysées : il faut financer le quartier, pas seulement l'avenue ! En l'état actuel, le projet "Réenchanter les Champs-Elysées" ne concernerait que la seule avenue des Champs-Elysées.. . Il n'est pas acceptable que l'argent du contribuable parisien soit mobilisé pour un réaménagement qui ne bénéficiera qu'aux grandes enseignes de la célèbre avenue ! D'où ma proposition : pour chaque € qu'elle investit pour financer le projet "Réenchanter les Champs-Elysées", la Mairie de Paris mobilisera 1 € pour financer les projets de réaménagement des autres rues du quartier des Champs-Elysées, à commencer par les rues du Colisée, La Boétie, de Berri et de Ponthieu.
- JO 2024 : quelles restrictions à la circulation et aux déplacements pour les habitants du 8e arr. ?
Si de nombreux Parisiens du 8e arrondissement font contre mauvaise fortune bon cœur à l'idée que la Ville de Paris accueille les épreuves des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) à l'été 2024, nombre d'entre eux ne veulent pas vivre "45 jours en enfer" , du 26 juillet au 8 septembre, parce que leur vie quotidienne serait trop lourdement perturbée, voire entravée, notamment pour la circulation et leurs déplacements. Avant et après les épreuves , ils subiront déjà l'installation et la désinstallation sur l'espace public des sites et des aménagements sportifs. Ce sera par exemple le cas dans notre arrondissement sur les sites et les abords de la place de la Concorde, du Grand Palais et du pont Alexandre III, soit l'essentiel du secteur des Champs-Elysées. Pendant les épreuves , ils devront composer avec les besoins de déplacement des athlètes, des délégations étrangères et des nombreux visiteurs. Les habitants du 8e arrondissement ne veulent pas d'une privatisation de l'espace public qui aboutirait à les priver de leur liberté d'aller et venir (à leur rue et à leur domicile, mais aussi dans et hors Paris pendant une période estivale propice aux week-ends à la campagne), de leur liberté de travailler ou encore de leur droit de mener une vie familiale normale. C'est pourquoi j'ai écrit à la Maire du 8e arrondissement pour lui demander de faire le nécessaire auprès des décideurs compétents, en l'occurrence le Préfet de police de Paris et la Maire de Paris, pour que les habitants et les acteurs économiques du 8e arrondissement soient a minima informés dans les meilleurs délais des restrictions à la circulation et aux déplacements qui les concerneront à l'été 2024, afin de pouvoir prendre leurs dispositions en temps voulu.











