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- Régulons le quick commerce !
La crise sanitaire a accéléré le développement sauvage du commerce en ligne dans la distribution alimentaire avec les dark kitchens et dark stores. Les externalités négatives sont trop nombreuses pour le commerce alimentaire traditionnel, l’espace public, la tranquillité des riverains, les conditions de travail des livreurs. Plusieurs rues du 8e sont concernées par cette ubérisation rampante de la ville : il est temps de réguler ! Catherine Lécuyer ("tribune" publiée dans Paris Huitième n°138 de septembre 2022)
- Inquiétudes sur les JO
Perspectives budgétaires alarmantes, risques sécuritaires et patrimoniaux, propreté, etc. A moins de 2 ans des épreuves olympiques, la capacité de la Ville de Paris à réussir l’organisation d’une compétition mondiale inquiète. Elle doit faire preuve de plus de transparence et de professionnalisme sous peine de fiasco. Les Parisiens comptent sur l’effet bénéfique des JO pour Paris : A. Hidalgo ne doit pas les décevoir une fois de plus ! Catherine LÉCUYER ("tribune" publiée dans Paris Huitième n°139 d'octobre 2022)
- La fuite en avant continue
Hidalgo fait payer aux Parisiens sa gestion calamiteuse . Elle augmente de +52% la taxe foncière pour récupérer 586 M€ de recettes en saignant à blanc les propriétaires. Sans prévoir de mesure d'économie ou de réforme . Mais en se défaussant de sa responsabilité sur l'État et en faisant du chantage à la dégradation des services publics. Alerte : l'explosion de la dette entraînera bientôt la faillite et la mise sous tutelle de Paris . Catherine LÉCUYER ("tribune" publiée dans Paris Huitième n°141 de décembre 2022)
- Soutenons les Ukrainiens
À l’heure de la rédaction de ces mots, le peuple ukrainien agressé résiste encore et toujours pour faire vivre nos valeurs communes de démocratie et de liberté. Il mérite plus que jamais tout notre soutien ! Collecte matérielle ou de dons, proposition d’hébergement, volontariat… Vous trouverez les différents dispositifs (État, acteurs institutionnels, associations) pour le soutenir sur la page dédiée du site de la Mairie de Paris. ("tribune" publiée dans Paris Huitième n°135 d'avril 2022)
- Il faut agir d'urgence pour la rue de Saint-Pétersbourg !
Le dévoiement des lignes de bus n°21 et n°95 de la rue d'Amsterdam vers la rue de Saint-Pétersbourg génère depuis l'origine (la création d'une piste cyclable rue d'Amsterdam en juin 2020) de nombreux problèmes pour la sécurité des piétons et la santé des riverains, du fait de l'engorgement d'une voie où circulaient déjà plusieurs lignes de bus et dont la configuration reste propice aux excès de vitesse : insécurité pour les piétons, qui peinent à trouver refuge sur des trottoirs étroits, avec des parents préoccupés par la mise en danger de leurs enfants sur le chemin de l'école (Moscou, Florence et Hattemer) ; pollutions atmosphérique et sonore pour les riverains de ce quartier familial ; dégradation de la régularité et de la capacité des bus, ainsi que moindre adaptation de l’offre à la demande locale de transports en commun par bus. Il existe un consensus des riverains pour demander à la Mairie de Paris d'agir pour réduire l'insécurité et la pollution rue de Saint-Pétersbourg en rétablissant la circulation des lignes de bus n°21 et n°95 rue d'Amsterdam . Ils ont d'ailleurs lancé une pétition en ligne "pour apaiser et sécuriser la rue de Saint-Pétersbourg" . Je soutiens cette option, avec la création rue d'Amsterdam d'une voie dédiée pour les bus qui coexiste harmonieusement sur la chaussée avec une piste cyclable en site propre, séparée et protégée. J'ai plaidé dans ce sens, en déposant des vœux aux conseils d'arrondissement des 2 et 29 novembre, et en écrivant à chacune des parties prenantes du dossier - Île-de-France Mobilités , Mairie de Paris , Mairie du 8e arrondissement . L'assemblée plénière du Conseil de quartier Europe le 24 novembre 2022 a exacerbé l'inquiétude des riverains de la rue de Saint-Pétersbourg . Il est en effet apparu qu'aucun projet de révision du plan de circulation des lignes de bus n'était à l'étude pour y réduire l'insécurité et la pollution. Or, ces problèmes de la rue de Saint-Pétersbourg pourraient être encore aggravés par l'aménagement à venir de la rue de Clichy , lequel ne manquera pas de créer des reports de circulation supplémentaires vers la rue de Saint-Pétersbourg. Et le projet d'élargissement des trottoirs de la rue d'Amsterdam pourrait définitivement y condamner l'option d'un retour organisé des lignes de bus n°21 et n°95. Parce que la sécurité des piétons et la santé des riverains restent plus que jamais en jeu, il faut agir d'urgence pour la rue de Saint-Pétersbourg en organisant le retour des lignes de bus n°21 et n°95 rue d'Amsterdam. C'est pourquoi je vous invite à signer la pétition en ligne initiée par les riverains "pour apaiser et sécuriser la rue de Saint-Pétersbourg" et à me faire part, le cas échéant, de vos éventuelles observations et suggestions par retour d'email.
- Conseil du 8e arrondissement du 2 novembre 2022 : je vous rends compte
Nous avons tenu le 2 novembre 2022 notre 18e séance du Conseil du 8e arrondissement de la mandature . Maintenue au milieu des vacances scolaires et familiales de la Toussaint, contrairement à la plupart des autres arrondissements parisiens, cette séance "publique" a été marquée par la faible affluence des élus comme des administrés... Au menu, notamment : l'entrepreneuriat social, le Budget participatif, la mobilité des personnes âgées, l'avenir des écoles de la rue de Florence et de la rue de Moscou, le futur des lignes de bus n°21 et n°95, ou encore l'information des habitants du 8e sur les projets de la Mairie de Paris de création de logements sociaux dans l'arrondissement. Vous trouverez ici l'ordre du jour initial de la séance , ici le compte rendu intégral et ci-après la synthèse de mes principales interventions . "L'économie du sens" mérite d'être soutenue ! J'ai voté pour la délibération subventionnant "Paris Initiatives Entreprises" , une association du 8e arrondissement active depuis 22 ans dans le conseil et l'accompagnement pour la création et le développement d'entreprises du secteur de "l'économie sociale et solidaire" (ESS), entreprises dites "sociales". Principal organisme à Paris de financement des TPE, des associations ou entreprises solidaires , l'association Paris Initiative Entreprise a été créée en 2000 avec le soutien de la Mairie de Paris, de la Région Île-de-France et de la Caisse des Dépôts. Les entreprises sociales sont des entreprises qui exerce une activité économique avec un fonctionnement et des missions différant des entreprises classiques , en se préoccupant davantage de leur impact social et écologique, avec la recherche d’un intérêt plus général, d’une gestion plus démocratique, d’une meilleure répartition des profits. Elles opèrent dans des secteurs d’activité variés : action sociale, culture, santé, sports, tourisme, etc. Il s’agit par exemple des entreprises qui font travailler des personnes éloignées de l’emploi ou qui valorisent les différences, à l'instar du handicap. Le développement de cette "économie du sens" mérite d'être accompagné . Le mouvement de l’ESS et de l’entrepreneuriat social a déjà développé de nouvelles pratiques qui ont "pollinisé" l’ensemble de la société dans les domaines de la consommation, de la production ou de l’insertion : économie circulaire, bio, commerce dit "équitable", etc. La crise sanitaire a encore accéléré ce mouvement , avec l'évolution voire le bouleversement du rapport au travail et la quête croissante de sens et d'utilité poursuivie par les entrepreneurs pour relever les grands défis de notre société. Tournages dans la Mairie du 8e : valoriser le patrimoine municipal et financer son entretien J'ai profité de la délibération sur l’indemnisation de la Ville de Paris suite aux dégâts occasionnés par le tournage d'un film dans la Mairie du 8e arrondissement pour interroger Mme la Maire du 8e sur les principes qui régissent l’autorisation et l’organisation des tournages dans le bâtiment de notre Mairie , l’hôtel Cail, dont une grande partie est inscrite depuis 1982 aux monuments historiques. Le 6 juillet 2021, lors d’une mise en place, une fausse manœuvre d’une nacelle élévatrice avait provoqué la chute d’une partie de la balustrade en pierre du balcon de la salle des mariages , situé au deuxième étage en façade, sur le boulevard Malesherbes, ainsi que la destruction de la grille au sol en contrebas... Combien de tournages sont autorisés par an et par mois, et sur quels critères ? Comment les tournages sont-ils surveillés pour garantir le respect des prescriptions émises par la Ville et prévenir les dégâts patrimoniaux - par la société de production ou l’équipe de tournage d’une part, et par les personnels de la Ville de Paris d’autre part ? Quelle est la politique tarifaire de la Mairie du 8e pour les tournages dans son bâtiment et comment les recettes perçues sont-elles ensuite utilisées pour l'entretien du patrimoine ? Il existe un cercle vertueux des autorisations de tournage en Mairie si ces tournages valorisent le patrimoine municipal tout en permettant de récolter les recettes qui financeront son entretien. A condition bien sûr de ne pas le dégrader dans l'intervalle . Ce rappel fait, j'ai émis un avis favorable sur ce projet de délibération . En dépit des réponses imprécises qui m'ont été apportées. Font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 décembre 1982 les façades et toitures sur rue et sur cour du bâtiment principal de l'hôtel Cail, le passage couvert du rez-de-chaussée, la cour avec sa fontaine et son décor d'architecture, l'escalier avec son vestibule, sa cage et sa rampe en fer forgé, ainsi que les pièces suivantes avec décor : au rez-de-chaussée, deux anciennes chambres (actuellement, cabinet du secrétaire général adjoint et secrétariat), au premier étage, corridor, ancien grand salon (actuellement, salle des mariages), ancien petit salon (actuellement, bureau du maire), ancien fumoir (actuellement, bureau du maire adjoint), ancienne salle à manger (actuellement, salle d'attente pour les mariages), ancienne chambre (actuellement, bureau du secrétariat général) et au deuxième étage, ancien petit salon (actuellement, bureau des élus). Budget participatif : un processus qui doit être amélioré J'ai en revanche voté "contre" le projet de délibération pour actualiser la Charte du Budget participatif , processus qui permet chaque année depuis 2015 de se prononcer directement sur l’affectation d’une partie du budget d’investissement de la Ville de Paris. Dissipons d'emblée tout risque de malentendu : je crois dans l’intelligence collective et je suis attachée à la démocratie locale participative , telle qu’elle est pratiquée, notamment, dans le cadre de nos conseils de quartier. Le Budget participatif est au demeurant utile pour un petit arrondissement comme le nôtre qui ne dispose que d’un modeste “état spécial d’arrondissement” : il est en effet une "occasion budgétaire" à saisir pour financer des projets ambitieux répondant aux besoins et aux attentes des habitants. Mais j'ai depuis l'origine des réserves persistantes sur le processus du Budget participatif, réserves qui sont bien sûr autant d'axes d'améliorations potentielles, et que j'ai voulu rappeler en Conseil d'arrondissement : des réserves concernant le corps électoral : faute de condition d’âge et de résidence pour pouvoir voter, et en l’absence de tout contrôle pour éviter un "bourrage" des urnes numériques, tout le monde peut voter - et à plusieurs reprises ! - pour des projets concernant le 8e arrondissement, sans être majeur, ni habiter le 8e arrondissement, ni même Paris d'ailleurs… des réserves concernant la nature des projets éligibles : certains projets utiles d'aménagement de l'espace public ou de la voirie n'ont pas été éligibles pendant plusieurs années, tandis que d'autres, pourtant de première nécessité (poubelles de rue, toilettes scolaires, etc.), se retrouvaient financés via le Budget participatif, faute de l'avoir été en temps voulu par le budget de l'Hôtel de Ville : quelle règle prévaut aujourd'hui ? des réserves sur le calendrier du vote sur les projets : cette phase est organisée en septembre, pendant les rentrées scolaires et professionnelles, alors qu'octobre laisserait davantage le temps d'en faire la pédagogie et de mobiliser... En conclusion, j'ai aussi exprimé des réserves sur les tenants et les aboutissants démocratiques locaux du Budget participatif : d'une part, le Budget participatif revient quelque part à une "régression" de la démocratie de proximité : dans la mesure où il est abondé par les arrondissements mais in fine arbitré par la Ville, il revient à re-centraliser l'allocation d'une quote-part des budgets d'arrondissement au profit de la Mairie de Paris ; d'autre part, le Budget participatif ne retient qu'une partie des pratiques constitutives de la démocratie participative : certes, la participation des Parisiens à la budgétisation des politiques publiques va dans le bon sens, mais elle fait complètement l'impasse sur leur participation à l'évaluation de ces mêmes politiques publiques ! A titre personnel, je regrette d'ailleurs vivement l'abandon par Mme HIDALGO de la bonne pratique de son prédécesseur, Bertrand DELANOË, des comptes rendus de mandat annuels dans chaque arrondissement de la capitale . La mobilité des personnes âgées, enjeu majeur du réaménagement de l'espace public à Paris J'ai voté pour la délibération concernant le "schéma seniors parisiens 2022-2026" , qui vise à favoriser l'adaptation de la ville à l'avancée en âge, en profitant de mon intervention pour insister sur un aspect de cette problématique : la mobilité des personnes âgées , un enjeu majeur du réaménagement de l'espace public à Paris. La perte de mobilité de nos aînés contribue en effet progressivement à leur isolement social , à leur perte d'autonomie et in fine à la dégradation de leur santé - mentale et physique. Or, dans notre capitale, au-delà de l'inadaptation de l'offre de transports collectifs, nombreux sont les freins à la marche des personnes âgées dans l'espace public : risque d'accident, comportements inciviques, médiocrité des déambulations, trottoirs accidentogènes, rareté des bancs et manque d'assises, traversées dangereuses, sanitaires sporadiques, etc. La "marchabilité" de la ville - suivant l'expression des urbanistes - devient ainsi délicate à partir de 70 ans , tout particulièrement sur les itinéraires desservant commerces et services. Les seniors sont d'ailleurs surreprésentés parmi les piétons tués. Alors que l'espace public de la capitale devrait réunir les Parisiens, il les divise… au contraire ! J'ai donc fait une suggestion au cours de notre séance : que la Mairie du 8e prenne l'initiative expérimentale de réaliser un audit de la "marchabilité" de l'espace public de l'arrondissement , en associant les différents usagers concernés, de sorte de poser un diagnostic sur la situation et de formuler des propositions d'améliorations pour adapter cet espace public aux besoins spécifiques des personnes âgées. Quel avenir pour les écoles des rues de Florence et de Moscou ? J'ai défendu un vœu sur l'avenir de l'école maternelle de la rue de Moscou et de l'école élémentaire de la rue de Florence . Nombre de parents d’élèves s’interrogent sur l’avenir de ces écoles qui pourraient fusionner dans la future nouvelle école polyvalente de la rue de Constantinople, dans le cadre d’une révision de la carte scolaire consécutive à la baisse tendancielle depuis 10 ans des effectifs dans l’enseignement public du premier degré à Paris. L’évolution de la démographie scolaire ne devrait pas s’améliorer à moyen terme , compte tenu de la baisse structurelle de la natalité, des conséquences durables de la crise sanitaire et des loyers trop élevés dans la capitale, et de manière générale de la dégradation de la qualité de vie pour les familles. Or, aucun point de situation sur l’évolution de la démographie scolaire de notre arrondissement n’a été réalisé pour la rentrée de septembre 2022 en séance du Conseil... C’est pourquoi j'ai demandé à ce que la Maire du 8e arrondissement informe les parents d’élèves sur l’avenir de l’école maternelle de la rue de Moscou et de l’école élémentaire de la rue de Florence, et réalise chaque année à la rentrée un point de situation sur l’évolution de la démographie scolaire dans l'arrondissement. Dans sa réponse, Mme d'HAUTESERRE s'est contentée d'indiquer que les deux écoles resteraient en tout état de cause dans leurs locaux actuels au moins jusqu'en 2026 et la livraison de celle de la rue de Constantinople - dont le permis de construire est toujours en cours d'instruction et qui comptera 8 classes. Quel futur pour les lignes de bus dévoyées rue de Saint-Pétersbourg ? J'ai aussi défendu un vœu sur le sort des lignes de bus n°21 et n°95 dévoyées en 2020 depuis la rue d’Amsterdam vers la rue de Saint-Pétersbourg , consécutivement à la création de la coronapiste rue d’Amsterdam. Si cette dernière, initialement présentée comme provisoire, a finalement été pérennisée en 2021 par la Mairie de Paris, l’avenir des lignes de bus dévoyées n’a pas fait l’objet d’une information à destination des habitants et des usagers du 8e arrondissement. Les dévoiements des lignes de bus n°21 et n°95 rue de Saint-Pétersbourg génèrent pourtant de nombreuses externalités négatives : moindre adaptation de l’offre à la demande locale de transports en commun par bus, augmentation des lignes en superposition et embouteillage en conséquence du sens descendant où circulent déjà les lignes n°66 et n°80, dégradation de la régularité et de la capacité des bus, accroissement de l’insécurité pour les piétons, nuisances sonores pour les riverains. Ces externalités négatives s’ajoutent à celles résultant déjà des modifications du plan de circulation générale et des nombreux chantiers de travaux , trop souvent mal coordonnés, en cours dans ce quartier du 8e arrondissement. Si la réorganisation du réseau de bus incombe au syndicat Île-de-France Mobilités, à la Régie autonome des transports parisiens (RATP) et à la Ville de Paris, j'ai rappelé que la Maire du 8e arrondissement était elle-même Conseillère régionale d’Île-de-France et appartenait à la majorité régionale dont la Présidente est également Présidente du syndicat Île-de-France Mobilités. C’est pourquoi je lui ai demandé d'informer ou de faire informer par Île-de-France Mobilités et / ou la RATP les habitants et les usagers du 8e arrondissement sur l’avenir des lignes de bus n°21 et n°95. Dans sa réponse, Mme D'HAUTESERRE a reconnu qu'une " zone blanche ", non desservie par les bus, persistait depuis 2020 et la création de la piste cyclable dans le secteur de la rue d'Amsterdam entre la place Clichy et la rue de Londres. Une expérimentation aurait eu lieu sur la circulation des bus rue de Londres. A noter : la prochaine réunion du Conseil de quartier Europe prévue le jeudi 24 novembre 2022 pourra en partie porter sur la desserte en bus du quartier et sur les premiers éléments de réponse de la Direction de la voirie et des déplacements (DVD) du 8e arrondissement suite à mes différentes demandes concernant la sécurisation des cheminements piétons accidentogènes du quartier Europe (place de Dublin, carrefour des rues Amsterdam / Moscou / Liège). Une concertation publique sur l'aménagement de la rue de Saint-Pétersbourg est par ailleurs envisagée au premier trimestre 2023. Logement social : que projette précisément la Mairie de Paris dans le 8e arrondissement ? J'ai enfin posé une question orale à la Maire du 8e sur les projets de la Mairie de Paris de création de logements sociaux dans l'arrondissement dans le cadre du PLU bioclimatique. Il est ressorti de plusieurs réunions publiques organisées en septembre et octobre 2022 - dans le cadre de l’avant-projet des orientations d’aménagement et de programmation (OAP) du futur Plan local d’urbanisme (PLU) bioclimatique de Paris - que la Mairie de Paris a réservé 97 parcelles de terrain dans le 8e arrondissement comme “ nouvelle proposition de prescription localisée ” au titre de la “ réserve pour du logement ” . "L'Atlas du PLU" remis à cette occasion par le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) précise que " l'emplacement réservé permet à la Ville de réserver un terrain pour un type de projet précis. Il peut désigner du logement social ou des équipements publics ". Or, la plupart des habitants du 8e ne sont pas informés des projets de création de logements sociaux par la Mairie de Paris dans l’arrondissement, faute d’une information municipale suffisante . Si la Mairie du 8e a envoyé le 21 octobre un email dans lequel elle revient sur la production de logements sociaux, cette communication était très insuffisante (5 lignes seulement...) et largement confidentielle (combien de destinataires ? Probablement pas des milliers…). Ma question était donc une simple demande de transparence : informer et faire informer - par tous moyens et supports - les habitants du 8e sur les projets de la Mairie de Paris de création de logements sociaux dans l’arrondissement dans le cadre du PLU bioclimatique, notamment sur les critères de choix des parcelles de terrain réservées à la création de logements sociaux, sur le nombre de logements sociaux dont la création est projetée, sur les modalités de mise en oeuvre du droit de préemption urbain renforcé le cas échéant, ainsi que sur l’information des propriétaires des biens réservés pour une nouvelle destination. Quoique ma question doublât un précédent courrier sur ce même sujet resté sans réponse de sa part, la Maire du 8e arrondissement n'a pas davantage daigné apporter en séance le moindre élément de réponse satisfaisant ... Je me félicite toutefois qu'elle émette enfin des réserves tardives sur une politique municipale du logement social qui dysfonctionne largement depuis une vingtaine d'années, puisqu'il n'y a jamais eu autant de demandeurs de logements sociaux tandis qu'il n'y a jamais eu autant de fuite des familles et des classes moyennes… Mieux vaut tard que jamais. Son soutien était d'autant plus incompréhensible pour une élue de droite que les Maires d'arrondissement ont peu de pouvoir en matière de logement social !
- Alerte : le logement social avance masqué dans le 8e
La Mairie de Paris profite de la révision du futur PLU bioclimatique pour flécher près d’une centaine de parcelles de terrain du 8e arr. qu’elle pourrait ensuite transformer en logements sociaux en exerçant son droit de préemption urbain renforcé. Or nul n’est prévenu : c’est inacceptable. Les habitants et les propriétaires ont le droit à l’information ! Mobilisons-nous vite, avant qu’il ne soit trop tard ! Catherine LÉCUYER ("tribune" publiée dans Paris Huitième n°140 de novembre 2022)
- Assemblées plénières des Conseils de quartier : faites entendre votre voix !
Les assemblées plénières des Conseils de quartier du 8e arrondissement sont successivement organisées du 21 novembre au 7 décembre : Hoche-Friedland : le lundi 21 novembre à 19h à la Maison de la vie associative et citoyenne Monceau : le mardi 22 novembre à 19h à l'école Monceau Saint-Augustin : le mercredi 23 novembre à 19h en Mairie du 8e arrondissement Europe : le jeudi 24 novembre à 19h à l'école Moscou Elysée-Madeleine : le lundi 28 novembre à 19h à l'école Surène Triangle d'Or : le mercredi 30 novembre à 19h à l'école Robert Estienne Saint-Philippe du Roule : le mercredi 7 décembre à 19h à l'école Paul Baudry Créations de logements sociaux, finalisation des rues aux écoles, réalisation des projets lauréats du Budget participatif 2022, concertation du Plan local d'urbanisme bioclimatique, (ré)aménagements de pistes cyclables, suppressions de places de stationnement, régulation des dark stores, sauvegarde du patrimoine botanique du parc Monceau... les enjeux locaux ne manquent pas pour chacun des sept Conseils de quartier du 8e, principales structures de la démocratie locale participative ! Participer aux réunions publiques des Conseils de quartier, c'est l'occasion pour vous - habitants ou acteurs (associatifs, culturels, économiques, etc.) de l'arrondissement - de vous tenir informés des projets municipaux dans votre quartier et de faire entendre votre voix sur vos préoccupations, vos besoins, vos attentes ou vos espoirs. Je vous encourage chaleureusement à y participer ! J'essaie pour ma part d'assister à toutes les réunions, sauf empêchement. C'est aussi l'occasion pour nous d'échanger.
- 40% d'ici 2035 : HIDALGO accélère sa politique de Gribouille du logement social
Suite aux dernières annonces de la Mairie de Paris concernant le logement social, je réagis vivement en rappelant ma position de principe sur le logement social et les propositions de la droite parisienne pour mieux loger les familles et les classes moyennes. Alors que la ville de Paris tangente déjà le seuil légal de 25% de logements sociaux, l'adjoint communiste à la Maire de Paris en charge du logement, M. Ian BROSSAT, a annoncé dans Le Journal du Dimanche le nouvel objectif municipal de " 40% de logements publics d'ici à 2035 ", avec la volonté explicitée dans une communication de " poursuivre le développement massif de l'offre sociale " et d'augmenter de 30% à 50% le taux des logements sociaux obligatoires dans toute nouvelle construction d'habitations dans les arrondissements déficitaires en logement social - à l'instar, par exemple, du 8e arrondissement. Je veux tout d'abord rappeler ma position sur la politique du logement social . Je suis favorable à une politique du logement social pour mieux loger les familles et les classes moyennes. Mais je suis défavorable à la politique de production et d'attribution des logements sociaux menée par l'Hôtel de Ville de Paris. Avec toujours plus de préemptions ruineuses des copropriétés. Avec toujours plus de conventionnements stériles de logements existants. Avec toujours plus de densification dégradant le cadre de vie. Mais avec toujours moins de diversité sociale - le parc social compte plus de 70% de logements très sociaux et à peine 30% de logements pour les classes moyennes... Cette politique municipale du chiffre est une politique de Gribouille, dogmatique et contre-productive . Fin 2020, selon l'Apur , 260 000 ménages étaient inscrits comme demandeurs de logement à Paris (v. 200 000 en 2014), dont 135 000 ménages parisiens. Le parc social est mal entretenu, y compris dans les parties communes avec, par exemple, de trop nombreux problèmes d'ascenseur. Le taux de rotation n'y a jamais dépassé les 5% (v. 9,4% en France) ! Les 2/3 des logements sociaux produits le sont par acquisition et conventionnement : depuis 20 ans, moins de 50 000 logements sociaux relèvent d'une création nette de logements... Pendant ce temps, les prix n’ont jamais été aussi élevés dans le parc privé, à 11 367 € / m² en 2021 (v. 8 130 € / m² en 2014). Et l’équivalent de la population du 5e arrondissement a fui Paris au cours de la précédente mandature, soit environ 10 à 12 000 Parisiens / an, principalement des familles et des classes moyennes qui ont des difficultés à se loger. En voulant imposer 40% de logements publics dans la capitale d'ici 2035, la Maire de Paris, Anne HIDALGO, et son Adjoint prennent donc le risque de raréfier encore davantage le nombre de logements privés disponibles à la location ou à l'achat sur un marché déjà déséquilibré et de contribuer à la spéculation immobilière qu'ils déplorent par ailleurs… D'autant que nombre d'autres politiques municipales (sécurité, circulation, etc.) contribuent aussi à dégrader significativement le rapport qualité de vie / prix de l'immobilier ! L'Exécutif municipal est-il ainsi un pompier pyromane ou un pyromane cynique ? Prétend-il résoudre un problème qu'il aggrave lui-même sans reconnaître sa responsabilité, ou fait-il semblant de résoudre un problème dont il profite finalement via les droits de mutation à titre onéreux qu'il perçoit ? Il faut reconnaître que la marge de manœuvre budgétaire d'Anne HIDALGO est de plus en plus étroite : criblée de dettes, ne pouvant plus utiliser le subterfuge comptable des loyers capitalisés (désormais interdits) pour se tirer in extremis de sa mauvaise gestion, elle est acculée à renier sa promesse de campagne de ne pas relever les impôts pour augmenter de plus de 50% le taux de la taxe foncière. C'est pour toutes ces raisons que je soutiens les principales positions et propositions du Groupe Changer Paris au Conseil de Paris : un moratoire sur la transformation de logements libres en logements sociaux, le redéploiement des investissements de la préemption vers la rénovation du parc social, l'inscription de la politique du logement dans une politique plus globale de l'habitat , pour retenir les Parisiens dans la capitale en préservant une mixité fonctionnelle et sociale qui prenne en compte le cadre et la qualité de vie. Mes précédentes publications sur le logement social : Le logement social avance masqué dans le 8e arrondissement ! Logement social : que prépare le futur PLU bioclimatique dans le 8e arrondissement ? Révision du PLU : principales propositions pour le 8e arrondissement
- Conseil du 8e arrondissement du 27 septembre 2022 : je vous rends compte
Nous avons tenu mardi 27 septembre 2022 notre 17e conseil du 8e arrondissement de la mandature. Au menu, notamment : l'héritage des JO 2024 pour les Parisiens, la réforme du stationnement payant des deux-roues motorisés, l'inclusion numérique, la réglementation de l'éclairage nocturne, l'emprise de la logistique urbaine sur l'espace public ou encore l'audit de l'école élémentaire Louis de Funès. Vous trouverez ici l'ordre du jour de la séance, ici son compte rendu intégral et ci-dessous la synthèse de mes principales interventions et prises de position. Quel héritage des JO pour les Parisiens ? J'ai soutenu la délibération concernant l’appel à projet “Impact 2024” lancé dans le cadre de l’héritage des JO et prévoyant que plus de 70 associations parisiennes soient accompagnées financièrement pour des projets mobilisant le sport à des fins sociales. Cette délibération a été adoptée à l'unanimité du Conseil d'arrondissement. Je me réjouis aussi que la Mairie du 8e prévoie de nombreuses initiatives en partenariat avec les écoles et l'OMS Paris 8 sur le thème "sport et santé". Mais j'ai appelé à ce que Paris se donne enfin véritablement les moyens de son ambition olympique ! A 650 jours des épreuves, la capacité de la Maire de Paris à réussir l’organisation des JO inquiète. L’insécurité et la saleté font toujours de la capitale un repoussoir. La situation des finances municipales est alarmante. Le contexte inflationniste pourrait accentuer une dérive budgétaire. La cérémonie d’ouverture annoncée sur la Seine n’est pas encore bien calibrée... Si Anne HIDALGO ne fait pas rapidement preuve de plus de professionnalisme et de transparence, nous risquons un fiasco ! Oui aux "MAM" pour enrichir l'offre de garde d'enfant à Paris Tout en exprimant une nouvelle fois mon vif regret suite à la suppression de l'unique PMI du 8e arrondissement, laquelle manque à de nombreuses familles modestes de l'arrondissement, j'ai soutenu la délibération renouvelant le soutien financier de la Ville de Paris aux "MAM", ces maisons d'assistantes maternelles qui accueillent collectivement les enfants au lieu de les accueillir à leur domicile particulier. Ces lieux innovants sont utiles pour enrichir l'offre de garde d'enfant, toujours insuffisante, dans la capitale. Pour mémoire, la première “MAM” parisienne a ouvert fin 2018 dans notre arrondissement. Située 22 rue Laure Diebold, elle est gérée par l’association Ô Rêves d’enfants. Elle regroupe 4 assistantes maternelles agréées par le département de Paris qui assurent un accueil individuel de 12 enfants de 2 mois à 3 ans. Lutter avec énergie contre les exclusions numériques J'ai également soutenu une délibération prévoyant de soutenir financièrement les associations parisiennes mobilisées en faveur de l'inclusion numérique. Dans un monde de plus en plus dématérialisé, y compris pour l’accès à nombre de services publics désormais exclusivement en ligne, la lutte contre les exclusions numériques et “l’illectronisme” doit être menée avec énergie, pour favoriser l’accès de tous aux outils informatiques et l’autonomie de chacun dans l’utilisation des nouvelles technologies. Cette inclusion numérique des plus éloignés d’entre nous est un enjeu global, tout à la fois économique, politique et social majeur. Parmi les associations soutenues par la délibération figure notamment “Les Astroliens”, une association de notre arrondissement qui accompagne les seniors dans leur utilisation du numérique et forme des “aidants numériques” afin de démultiplier le bénéfice de son action. Vélo à Paris : n'oublions pas la sécurité et le civisme ! Si je me réjouis du retour du vélo à Paris, je n’oublie pas les attentes des Parisiens. Ils attendent toujours des pistes cyclables unidirectionnelles séparées / protégées des voitures comme des deux-roues motorisés, et continues, ainsi que des stationnements et des parkings sécurisés. Pour leur part, les habitants du 8e arrondissement attendent que soient aménagés les grands axes du boulevard Haussmann et du boulevard Malesherbes, et que soient sécurisées les pistes cyclables de la rue de la Pépinière et du boulevard des Batignolles. Ils attendent aussi la prise en compte des suggestions qu'ils ont pris la peine de formuler pour améliorer la sécurité des coronapistes, notamment au carrefour des rues d'Amsterdam - de Moscou et de Liège. C’est pourquoi j'ai rappelé la nécessité d'une mise en oeuvre rapide du Plan vélo 2021-2026, qui prévoit de créer 130 km de pistes sécurisées, de sécuriser les carrefours, d’augmenter de moitié le nombre d’arceaux d’accroche et de déployer 100 000 nouvelles places de stationnement. Je n’oublie pas non plus les enjeux de responsabilité et de civisme à l’égard des autres usagers de l’espace public. C’est pourquoi j'ai renouvelé ma demande d’un “code de la rue” qui sensibilise les cyclistes à la condition des piétons et des personnes à mobilité réduite. Et je déplore vivement, enfin, l'annonce par la Maire de Paris d'une réduction des aides municipales à l'achat de véhicules électriques. Cette conséquence directe de la mauvaise gestion d'Anne HIDALGO va à rebours de l'histoire de la décarbonation progressive des transports et impactera une nouvelle fois les classes moyennes. En dépit de ces réserves, j’ai émis un avis “favorable” sur le projet de délibération qui nous était soumis pour soutenir les associations qui aident et promeuvent l'utilisation du vélo en ville. Stationnement payant des 2RM thermiques : une réforme 100% punitive, 0% incitative Une fois n'est pas coutume, j'avais prévu de soutenir le vœu de ma collègue Sophie SEGOND visant à étendre les professions éligibles au Pass 2RM pour les deux-roues motorisés. Ce vœu apportait en effet de l'eau à mon moulin argumentaire contre les modalités de cette réforme, tout en me permettant de rappeler ma position. Mais l'élue l'a finalement retiré en séance. La réforme du stationnement payant des deux-roues est emblématique de l’écologie punitive mise en oeuvre par la Mairie de Paris. Certes, il était nécessaire de réguler le stationnement des deux-roues thermiques dans la capitale, pour des considérations autant environnementales que sécuritaires. Mais la réforme impacte le pouvoir d’achat de tous les “pilotes”, parisiens et franciliens, au plus mauvais moment, au pic d'une inflation inédite. Notamment pour ceux qui n’ont pas le choix de leur déplacement et ne sont pas éligibles aux offres de stationnement “avantageuses” pour les résidents ou pour les professionnels. Le tarif “visiteur” s’échelonne en effet de 25 à 37,50 € pour 6 h (maximum) suivant les arrondissements… Quant au “Pass 2RM” pour le stationnement en sous-sol, son tarif est deux fois moins incitatif pour les deux-roues que pour les voitures… En l'état, la complexité de la nouvelle réglementation en fait une véritable usine à gaz ! L’entrée en vigueur de la réforme aurait pu et aurait dû être progressive, avec une période de transition pédagogique. Les tarifs auraient pu et auraient dû être révisés à la baisse pour tenir compte du contexte inflationniste sans précédent. Et les alternatives aux véhicules thermiques individuels auraient pu et auraient dû être davantage encouragées, avec notamment le développement de l’infrastructure de bornes de recharge adaptée pour les 2RM électriques et l’encouragement du développement de l’offre de scooters partagés. Il n’est jamais trop tard pour mieux faire. Le vœu de ma collègue aurait pu y contribuer. Régulation de l'éclairage nocturne : passons enfin des paroles aux actes J'ai défendu un premier vœu pour que la Maire de Paris fasse enfin respecter la réglementation de l'éclairage nocturne des bâtiments publics et des magasins. En théorie, la réglementation en vigueur depuis 2013 interdit l’éclairage nocturne des bâtiments publics en façade de 1h à 7h du matin, interdit l’éclairage nocturne des bureaux une heure après le départ du dernier salarié, et interdit l’éclairage nocturne des magasins de 1h à 7h du matin, ou bien une heure après la fermeture si elle est tardive. En pratique, toutefois, cette réglementation reste toujours peu, voire pas, respectée. Les contrôles et les verbalisations sont très insuffisants, faute de réelle volonté politique - jusqu’à présent - de la part de la Préfecture de police de Paris et de la Ville de Paris. Or, la situation énergétique en Europe et en France rend indispensable la sobriété énergétique, avec notamment l’objectif d’économiser 10% de la consommation électrique habituelle. Et les enjeux de l’éclairage nocturne concernent aussi l’environnement, la santé et la préservation des paysages nocturnes. C’est pourquoi j'ai demandé que la Maire de Paris fasse enfin respecter la réglementation de l’éclairage nocturne des bâtiments publics, des bureaux et des magasins à Paris, en mobilisant pour cela la police municipale afin de renforcer les contrôles et les verbalisations. La majorité d'arrondissement a excipé des nombreuses autres missions de la police municipale pour voter contre mon vœu. Ma collègue Sophie SEGOND l'a soutenu. Qu'elle en soit ici remerciée. Logistique urbaine : les riverains devraient être concertés sur le déploiement de mini-entrepôts J'ai défendu un second vœu afin que la Maire de Paris organise l’information et la concertation préalable des riverains pour le déploiement de mini-entrepôts de logistique urbaine sur l'espace public. Plusieurs tendances lourdes d’évolution des modes de production, de distribution et de consommation en ville ont été accélérées par les restrictions sanitaires avec le développement du e-commerce et celui des livraisons en centre-ville. S’il ne s’agit pas de s’opposer au principe de la livraison à domicile, les habitants se plaignent des nuisances résultant de la transformation des trottoirs en plateforme de logistique improvisée par certains grands distributeurs, notamment avenue de Messine et boulevard Malesherbes dans notre 8e arrondissement, ce qui pose la question de la bonne insertion de ces activités de logistique urbaine sur l’espace public parisien. La stratégie municipale de la logistique urbaine adoptée par le Conseil de Paris en juillet 2022 prévoit d’expérimenter des “micro-hubs” ou mini-entrepôts sur l’espace public pour matérialiser et circonscrire la logistique du dernier kilomètre, au besoin en transformant des places de stationnement. Mais ce déploiement de mini-entrepôts sur des places de stationnement a démarré dans certains arrondissements sans information ni concertation préalables des riverains. Cette méthode n’est pas acceptable ! C’est pourquoi j'ai proposé que notre Conseil du 8e arrondissement demande à la Maire de Paris d'organiser l’information et la concertation préalables des riverains pour le déploiement de mini-entrepôts de logistique urbaine sur l’espace public. Quoique manifestement gênée par sa posture inconfortable consistant à s'opposer à toutes mes propositions, la majorité d'arrondissement a retoqué mon vœu. Davantage soucieuse de l'intérêt général, Sophie SEGOND l'a en revanche voté. Pour un audit global de fin de garantie décennale de l'école élémentaire Louis de Funès J'ai enfin posé une question orale à la Maire du 8e arrondissement concernant la réalisation d'un audit global de fin de garantie décennale de l’école élémentaire Louis de Funès. Quoique constatés dès l’ouverture de l’école élémentaire, plusieurs dysfonctionnements originels se sont aggravés depuis. C’est le cas du mauvais état de l’isolation thermique et de certains éléments extérieurs de la construction. C'est aussi le cas d'autres bâtiments et je pense notamment aux panneaux solaires installés sur certains toits mais qui, faute d'avoir été raccordés, n'ont jamais fonctionné. La mise en place récente, à la demande de la Maire du 8e arrondissement, de rideaux thermiques et de films protecteurs sur les vitrages n’a pas suffi à compenser la multiplication des épisodes de canicule. Or, l’audit de l’isolation thermique de l’école dont j’avais fait voter le principe en Conseil de Paris en octobre 2019 n’a pas été réalisé depuis, ce qui n’a pas permis de mener toutes les actions curatives et préventives indispensables pour permettre aux élèves et aux enseignants de travailler dans de meilleures conditions. En revanche, l’approche du 10e anniversaire de la livraison du bâtiment pourrait justifier la demande d’un audit global de fin de garantie décennale pour examiner et contrôler ses conditions de fonctionnement. Ma question était donc la suivante : "pouvez-vous, s’il vous plaît, nous indiquer si vous avez l’intention de remobiliser le Conseil de Paris pour que soit enfin réalisé un audit de l’école élémentaire, audit qui pourrait être global et de fin de garantie décennale à l’approche du 10e anniversaire de la livraison du bâtiment ?". Dans sa réponse, la Maire du 8e arrondissement a admis que la situation de la ZAC Beaujon en général et de l'école Louis de Funès en particulier était inadmissible. Après avoir déjà investi plus de 100 000 € ces dernières années pour corriger des anomalies, la Ville de Paris aurait engagé une procédure judiciaire contre les entreprises responsables. Vous trouverez ci-après l'inventaire des équipements de proximité dans les arrondissements parisiens :
- Le logement social avance masqué dans le 8e arrondissement !
Voir ces documents en pdf Il ressort de plusieurs réunions publiques organisées en septembre et octobre 2022 - dans le cadre de l’avant-projet des orientations d’aménagement et de programmation (OAP) du futur Plan local d’urbanisme (PLU) bioclimatique de Paris - que la Mairie de Paris a réservé 97 parcelles de terrain dans le 8e arrondissement comme “nouvelle proposition de prescription localisée” au titre de la “réserve pour du logement” (voir la carte des prescriptions localisées). "L'Atlas du PLU" remis à cette occasion par le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) précise que "l'emplacement réservé permet à la Ville de réserver un terrain pour un type de projet précis. Il peut désigner du logement social ou des équipements publics. L'emplacement réservé encadre fortement le droit à construire sur les parcelles concernées : pour obtenir une autorisation d'urbanisme, un projet doit en respecter la destination". Or, la plupart des habitants du 8e ne sont pas informés de ces projets de création de logements sociaux par la Mairie de Paris dans l’arrondissement, faute d’une information municipale suffisante. En résumé, la Mairie de Paris profite de la révision du futur PLU bioclimatique pour flécher 97 parcelles de terrain du 8e arrondissement qu’elle pourrait ensuite transformer en logements sociaux en exerçant son droit de préemption urbain renforcé. Mais nul n’est prévenu. L'Hôtel de Ville cherche manifestement à avancer masqué sur ce dossier par crainte d'une levée de boucliers. C’est inacceptable. Les habitants et les propriétaires ont le droit à l’information. D'autant que le marché de l'immobilier est déjà tendu dans le 8e arrondissement, du fait du nombre élevé des bureaux et des résidences secondaires, ainsi que du taux de vacance élevé... C’est pourquoi j'ai écrit à la Maire du 8e arrondissement pour qu'elle informe et fasse informer - par tous moyens et supports - les habitants du 8e sur les projets de la Mairie de Paris de création de logements sociaux dans l’arrondissement dans le cadre du PLU bioclimatique, notamment sur les critères de choix des parcelles de terrain réservées à la création de logements sociaux, sur le nombre de logements sociaux dont la création est projetée, sur les modalités de mise en oeuvre du droit de préemption le cas échéant, ainsi que sur l’information des propriétaires des biens réservés pour une nouvelle destination. Dissipons tout risque de malentendu sur ma position concernant le logement social à Paris : je ne suis pas opposée au principe du logement social mais je suis opposée à la politique de la Maire socialiste Anne HIDALGO et de son Adjoint communiste Ian BROSSAT en matière de logement social dans la capitale. Pourquoi ? Parce que leur politique municipale ne profite pas aux milliers de familles et de Parisiens de la classe moyenne qui rencontrent des difficultés à se loger, tant les prix sont exorbitants dans le parc locatif privé, et sont contraints de fuir chaque année Paris. Parce que leur politique municipale ne réserve pas un quota de logements aux métiers de première nécessité pour les Parisiens, en tension et / ou en horaires décalés (policiers, aides-soignants, infirmiers, professeurs des écoles, etc.), à l'instar de la réserve mise en place par la Mairie de Paris pour les agents de la collectivité. C'est pourquoi je plaide régulièrement pour que certains logements sociaux "PLAI" et "PLUS" (le Prêt Locatif Aidé d'Insertion est réservé aux personnes en situation de grande précarité et en difficulté d'insertion sociale ; le Prêt Locatif à Usage Social s’adresse à un public à faibles ressources) soient reconventionnés en logements sociaux "PLS" et "PLI" (le Prêt Locatif Social et le Prêt Locatif Intermédiaire sont réservés aux foyers de la classe moyenne dont les revenus sont trop élevés pour pouvoir accéder aux locations HLM ordinaires mais trop bas pour pouvoir se loger dans le secteur privé, notamment dans les zones tendues).
- Lauréats du Budget participatif dans le 8e : des projets utiles, dont je suivrai la réalisation
Les lauréats du Budget participatif dans le 8e ont été rendus public le 11 octobre, au terme des opérations de vote tenues en ligne ou à l’urne jusqu’au 27 septembre : il s’agit du projet “Apaiser, végétaliser des rues et places de l'arrondissement” et du projet “Protéger les piétons et réduire les nuisances sonores”. Je ne m’attarderai pas trop sur les vices intrinsèques au processus du Budget participatif... mais tout de même ! D'abord, le corps électoral n'est pas défini puisque tout le monde peut voter sur tous les projets, sans habiter le 8e arrondissement, ni même Paris d'ailleurs... Ensuite, certains projets d'aménagement de l'espace public ou de la voirie ne sont plus éligibles au financement du Budget participatif, bien que parfois très utiles. Pourquoi ? Parce que le nombre de ces projets était proportionnel à celui des dysfonctionnements du domaine public, autrement dit nombreux, engorgeant en conséquence les services municipaux. Enfin, d'autres projets pourtant de première nécessité (poubelles de rue, toilettes scolaires, etc.) se retrouvent financés via le Budget participatif, faute de l'avoir été en temps voulu par le budget de l'Hôtel de Ville. Tout ceci est au mieux discutable, plus sûrement regrettable. Allons à l’essentiel : je me réjouis que des projets pour lesquels des associations et des collectifs de l'arrondissement se sont mobilisés - notamment l'association Ponthieu D'Abords et le collectif "Tous unis pour Washington" - puissent enfin être financés et réalisés. Interpellée moi aussi, j'avais la plupart du temps activement soutenu ces mobilisations pour répondre aux besoins et aux attentes des habitants et des acteurs du 8e arrondissement. Ainsi le projet “Apaiser, végétaliser des rues et places de l’arrondissement” a-t-il principalement pour ambition de sécuriser et végétaliser la rue de Ponthieu entre les rues de Berri et La Boétie, de pacifier la rue Washington, de désencombrer les places Chassaigne-Goyon et Théodore Chassériau, ou encore de lancer la réfection des grilles de la place de l'Europe. Cette avancée est positive. J'étais encore intervenue en Conseil d'arrondissement le 9 mars pour l’achèvement du réaménagement de la rue de Ponthieu en sécurisant, pacifiant, fluidifiant et végétalisant le tronçon compris entre la rue la Boétie et la rue de Berri, principal trajet utilisé par les familles se rendant à l’école Paul Baudry. Le projet “Protéger les piétons et réduire les nuisances sonores” vise quant à lui à améliorer la sécurité routière et à réduire les nuisances sonores liées à la circulation grâce à divers dispositifs qui pourraient être déployés sur plusieurs axes de l’arrondissement (dans les rues Pierre Charron et Clément Marot, au carrefour des rues La Boétie et Roy, sur l'avenue Marceau ou encore sur les boulevards Haussmann et de Courcelles) : le réaménagement des traversées piétonnes avec la création d'îlots, les menues réfections de voirie indispensables à la sécurité des piétons comme des véhicules, ou la pose de ralentisseurs. C’est bien. Ce pourrait être encore mieux, du point de vue de la sécurité des piétons, si la Mairie de Paris se résolvait enfin à durcir la régulation des trottinettes, en limitant leur vitesse à 10 km/h sur tout le territoire de Paris et en faisant systématiquement verbaliser par la police municipale la présence de plusieurs personnes sur un même engin, ainsi que les infractions diverses au Code de la route. Le financement de ces projets étant maintenant acquis, je suivrai attentivement leur réalisation conformément aux ambitions initiales. J'espère aussi que les autres projets concernant le financement des aménagements du cadre de vie et des restaurations du patrimoine feront rapidement l'objet d'un financement municipal : les projets de restauration des grilles du parc Monceau et des éléments emblématiques de son patrimoine, notamment ses bassins et ses sculptures, les projets de restauration de la façade ouest de l’église de la Madeleine et d’une partie du patrimoine de la place de la Concorde, ou encore la réhabilitation du marché aux fleurs de la place de la Madeleine. En savoir plus sur le site de la Mairie du 8e arrondissement et sur mon site.
- Logement social : que prépare le futur PLU bioclimatique dans le 8e arrondissement ?
J’ai déjà eu l’occasion d’exprimer ma circonspection sur le volet “logement social” des propositions faites par la Mairie de Paris pour le 8e arrondissement dans l’avant-projet des orientations d’aménagement et de programmation (OAP) du futur Plan local d’urbanisme (PLU) bioclimatique de Paris, au moment où la Ville semble céder à la tentation d’être plus "loyaliste que la loi" en voulant accélérer la création de nouveaux logements sociaux pour atteindre l'objectif de 30% de logements sociaux dès 2030, bien au-delà du taux légal de logements sociaux (25%) en passe d'être atteint dans la capitale. La marche exploratoire organisée par la Ville le 3 octobre n’a pas été de nature à me rassurer. S'il prévoit des protections du commerce et de l'artisanat, du patrimoine et des espaces verts relativement consensuelles, "l'Atlas du PLU" remis par le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) aux 10 participants compte en revanche une cinquantaine de parcelles de terrain légendées "nouvelle proposition de prescription localisée" au titre de la "réserve pour du logement". Or, comme le précise ce document, "l'emplacement réservé permet à la Ville de réserver un terrain pour un type de projet précis. Il peut désigner du logement social ou des équipements publics. L'emplacement réservé encadre fortement le droit à construire sur les parcelles concernées : pour obtenir une autorisation d'urbanisme, un projet doit en respecter la destination". Cet Atlas du PLU pour le 8e arrondissement pose en conséquence une série de questions : Combien de ces parcelles seront réservées à la création de logements sociaux, combien de logements sociaux seront créés et quels seront les taux minimaux et maximaux de logements sociaux par parcelle ? La transformation des parcelles suivant la destination souhaitée sera-t-elle effectuée lorsque la Ville de Paris le décidera ou lors de la prochaine cession du bien ? Exercera-t-elle son "droit de préemption renforcée" (DPRU), dit aussi "préemption dans le diffus", pour racheter en priorité des appartements au sein de ces parcelles réservées pour les transformer en HLM ? Comment les propriétaires d'un immeuble "réservé" sont-ils informés de sa nouvelle destination et une indemnisation est-elle prévue pour compenser le cas échéant la dépréciation du bien ? Pourquoi la Ville de Paris réserve-t-elle des immeubles haussmanniens pour la création de logements sociaux, plutôt que des immeubles des années 60 à 80 qui, de moindre qualité environnementale, devront tôt ou tard faire l'objet d'une rénovation énergétique, à l'instar de certains immeubles des rues de la Baume, Treilhard, Maleville ou du Docteur Lancereaux ? Ces questions mériteront d'être soulevées lors de l'atelier participatif organisée par la Mairie de Paris le mardi 11 octobre à 19h à la Mairie du 8e arrondissement. Je vous encourage à y participer.
- Participez à la dernière phase de concertation sur la révision du PLU de Paris
A l’occasion de la dernière phase de concertation sur la révision du Plan local d’urbanisme (PLU) de Paris, programmée jusqu’au 4 novembre et qui porte sur l’avant-projet des “Orientations d’aménagement et de programmation” (OAP), la Mairie du 8e arrondissement et la Mairie de Paris proposent trois rendez-vous aux habitants pour qu’ils s’informent et fassent connaître leur avis : une réunion publique le mercredi 28 septembre à 19h à la Mairie du 8e, une marche exploratoire le lundi 3 octobre à 18h (lien d'inscription) et un atelier participatif le mardi 11 octobre à 19h à la Mairie du 8e. Cette révision du PLU est tout particulièrement importante alors que Paris est devenu de plus en plus difficile à vivre et à travailler pour les Parisiens, notamment les familles. Le PLU est en effet le principal document de planification de l’urbanisme et d’aménagement du territoire de la commune à long terme. Celui de Paris (2006) est en cours de révision dans un contexte marqué par la multiplication des épisodes de canicule qui ont confirmé les faiblesses de notre territoire urbain face aux impacts du dérèglement climatique. Ce futur PLU sera d’ailleurs qualifié de “bioclimatique”. Il concerne aussi les autres enjeux majeurs de la capitale : logement, activité économique, équipements, services, mobilités, environnement, nature, santé, paysage urbain, patrimoine, etc. Pour ma part et à l’instar d’autres élus parisiens, je donne la priorité au maintien des familles dans Paris, à la préservation de notre patrimoine architectural, historique et cultuel, et à la valorisation des espaces verts et de l’environnement. Si vous partagez ces priorités, je vous encourage à le faire savoir en participant aux rendez-vous proposés. Plusieurs phases de la révision du PLU ont déjà eu lieu : une information préalable à l’hiver 2021 puis un diagnostic territorial au printemps 2021, dont vous trouverez ici la synthèse pour le 8e arrondissement. Vous trouverez davantage d’informations sur le contenu de la révision du PLU sur le site de la Ville de Paris.
- Révision du PLU : principales propositions pour le 8e arrondissement
J’ai participé mercredi 28 septembre à la réunion publique de “concertation sur l’avant-projet des orientations d’aménagement et de programmation” organisée par la Mairie du 8e arrondissement dans le cadre de la révision du Plan local d’urbanisme (PLU) de Paris. Les participants représentant l’Exécutif municipal et la Direction de l’urbanisme de la Ville de Paris ont présenté un document exposant l’avancement de la révision du PLU et les principales évolutions proposées pour Paris et pour le 8e arrondissement par le futur PLU bioclimatique et soumises à la concertation. Parmi les actions proposées au niveau parisien, je retiens notamment le renforcement de la protection des espaces verts existants et l’augmentation du nombre d’espaces verts à protéger, la limitation de l’imperméabilisation des sols, l’augmentation des taux des surfaces d’espaces libres à la parcelle, la surélévation à usage d’habitation, le renforcement des protections du commerce et de l’artisanat via la protection des commerces culturels et la lutte contre les dark-stores et les dark-kitchens, ou encore la promotion de la réhabilitation plutôt que la démolition / reconstruction. Parmi les principales propositions pour le 8e arrondissement figurent la protection de 9 éléments supplémentaires de notre patrimoine paysager (qui en compte 218 aujourd'hui), la protection de 3 éléments supplémentaires de notre patrimoine architectural (v. 153), la protection de 530 mètres supplémentaires de linéaires du commerce et de l’artisanat (v. 15 705 mètres), la création de 97 réserves de logements sociaux et de 4 équipements de logistique urbaine supplémentaires. Si les protections paysagères et commerciales ont été précisées (voir infra), les protections architecturales ainsi que la création de logements sociaux et d'équipements de logistique urbaine doivent encore l'être. Je serai tout particulièrement vigilante sur la création de nouveaux logements sociaux alors que la Mairie de Paris est manifestement tentée d'accélérer sa "politique politicienne" pour atteindre l'objectif de 30% de logements sociaux dès 2030, un objectif qui va bien au-delà du taux légal de logements sociaux (25%) en passe d'être atteint dans la capitale... Je serai aussi attentive à ce que les familles, les Parisiens de la classe moyenne, les gardiens retraités et les employés des métiers en tension et en horaires décalés (aides-soignants, infirmiers, hôtels, cafés, restaurants, etc.), soient bénéficiaires des logements sociaux, à l’instar de la réserve mise en place par la Mairie de Paris pour les agents de la collectivité. Au cours de la réunion publique, plusieurs participants ont déploré les difficultés de mobilité, y compris la circulation des bus, ainsi que les modalités de la conduite des nombreux chantiers simultanés sur l'espace public. J'ai pour ma part interrogé une nouvelle fois les représentants de l'Hôtel de Ville sur l'importance du "beau" et de l'esthétique du paysage parisien. Il m'a été répondu que la Ville se dotait d'une nouvelle doctrine d'aménagement de l'espace public avec un manifeste pour la beauté de Paris. Je vous laisse apprécier. Cette révision du PLU est tout particulièrement importante alors que Paris est devenu de plus en plus difficile à vivre et à travailler pour les Parisiens, notamment les familles. Le PLU est en effet le principal document de planification de l’urbanisme et d’aménagement du territoire de la commune à long terme. Celui de Paris (2006) est en cours de révision dans un contexte marqué par la multiplication des épisodes de canicule qui ont confirmé les faiblesses de notre territoire urbain face aux impacts du dérèglement climatique. Ce futur PLU sera d’ailleurs qualifié de “bioclimatique”. Il concerne aussi les autres enjeux majeurs de la capitale : logement, activité économique, équipements, services, mobilités, environnement, nature, santé, paysage urbain, patrimoine, etc. Pour ma part et à l’instar d’autres élus parisiens, je donne la priorité au maintien des familles dans Paris, à la préservation de notre patrimoine architectural, historique et cultuel, et à la valorisation des espaces verts et de l’environnement. Si vous partagez ces priorités, je vous encourage à le faire savoir en participant aux prochains rendez-vous de la concertation.










