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- Bilan d'A. HIDALGO : à mi-mandat, les Parisiens attendent l'alternance et font confiance à la droite
Le quotidien régional Le Parisien a récemment fait sonder en exclusivité les Parisiens à mi-mandat par l'institut OpinionWay sur le bilan de l'action de la Maire de Paris , l'évolution - globale et détaillée - de la vie à Paris depuis trois ans, ainsi que les personnalités qui pourraient faire un bon Maire de Paris. Bilan de l'action d'Anne HIDALGO : six Parisiens sur 10 mécontents 60% des Parisiens sondés sont mécontents du bilan de l'action d'Anne HIDALGO en tant que Maire de Paris - 34% sont "très mécontents" et 26% sont "plutôt mécontents". 40% sont au contraire satisfaits, 32% étant "assez satisfaits" et 8% "très satisfaits". Par rapport à un précédent sondage réalisé en novembre 2017 pour le site d'information Atlantico , les sondés mécontents augmentent de + 3 points , tandis que ceux satisfaits diminuent de - 2 points. Parmi les sondés mécontents, ce sont les "très mécontents" qui augmentent ; parmi les sondés satisfaits, ce sont les "assez satisfaits" qui diminuent. Autrement dit, les positions sont de plus en plus polarisées aux deux "extrémités" de la satisfaction. Evolution de la vie à Paris : "moins agréable" pour près de six Parisiens sur dix Si les Parisiens sont à 60% mécontents de l'action d'Anne HIDALGO, c'est probablement parce qu' ils sont aussi 58% à considérer que l'évolution globale de la vie à Paris depuis trois ans est "moins agréable" , seuls 17% la trouvant "plus agréable" et 24% ne se prononçant pas. Dans le détail , les Parisiens sondés considèrent que ce sont - dans l'ordre décroissant - la propreté (71%), la circulation (69%), la situation financière de la Ville de Paris (68%), l'image de la capitale (66%), la sécurité (62%), la fiscalité (60%) et le logement (58%) qui se sont tout particulièrement dégradés depuis 2020. Seule la vie culturelle s'est améliorée, et encore selon une majorité relative d'entre eux (31%)... Et pour cause. Concernant la sécurité, la Ville de Paris peine à recruter des policiers municipaux depuis la mise en place de la police municipale à l'automne 2021. Seuls 1 089 agents sont assermentés sur l'objectif de 3 400 policiers visés . Pourquoi ? Je crois que la raison profonde et déterminante est un manque de volonté politique. N'oublions pas que la Maire de Paris s'est longtemps opposée à la création d'une police municipale, probablement par conviction mais aussi pour ne pas braquer la composante écologiste de sa majorité, avant de s'y résoudre, à reculons, sous l'irrésistible pression du réel. Depuis, Anne HIDALGO continue de "résister" par d'autres moyens. Contrairement à la plupart des autres Maires franciliens, elle continue de s'opposer à l'armement de la police municipale. Ce qui emporte une double conséquence, pour la propre sécurité des policiers municipaux dans un environnement de plus en plus violent, bien sûr, et pour le "prestige" comparé de la police municipale parisienne en tant qu'employeur par rapport aux polices municipales des autres villes de la région. Concernant la propreté, la Maire de Paris ne tient pas - et ne tiendra probablement pas... - sa promesse de campagne de doubler l'enveloppe budgétaire allouée, jusqu'à un milliard d'euros, d'ici la fin de mandature . Son argumentaire de "l'irresponsabilité municipale" est désormais bien rôdé : la Ville de Paris connaît des difficultés financières ; du fait d'une mauvaise gestion municipale ? Non, évidemment, mais parce que la Covid a sévi et parce que l'Etat n'aurait pas abondé telle ou telle dotation, ou bien n'aurait pas remboursé telle ou telle dépense lui incombant... Bref, vous l'avez compris : l'édile n'y serait pour rien. Et le fait qu'elle n'ait pas tenu une autre de ses promesses de campagne - ne pas être candidate à l'élection présidentielle - ne l'aurait bien sûr pas détournée de sa mission prioritaire au service des Parisiens... L'Arlésienne du PIM" . A mi-mandature (2020-2026), la Ville de Paris ne dispose toujours pas d'un "programme d'investissement de la mandature" ou "PIM". Certes, la présentation d'un PIM n'est pas une obligation légale. Pour renoncer à présenter un PIM après déjà plusieurs reports, Anne HIDALGO avait simplement excipé en 2021 la crise économique résultant de la Covid 19. Mais la présentation d'un PIM devrait être un "devoir politique" pour la Maire de Paris, afin que les Parisiens et leurs représentants puissent disposer d'un minimum de visibilité financière et se projeter sur plusieurs années. Quitte, d'ailleurs, à le rectifier en cours de mandature pour tenir compte d'une éventuelle évolution de l'équation financière... Si Mme HIDALGO a renoncé à présenter un PIM, c'est plus vraisemblablement parce que le bateau financier de la Ville de Paris, mal gouverné, est battu par les déficits et pourrait un jour sombrer. Les finances parisiennes se sont en effet beaucoup dégradées depuis 2014 . Paris et les Parisiens sont désormais criblés de dettes. Entre 2014 et 2022, la dette municipale est passée de 3,592 milliards d'euros (fin 2013) à 7,935 milliards d'euros (fin 2022). Avec une hausse de + 120%, c'est plus qu'un doublement. Sans le gouvernail du PIM, le bateau financier de Paris est à la dérive. C'est pourquoi il faudra impérativement réaliser un audit indépendant des finances municipales en fin de mandature, en concentrant l'effort d'assainissement sur les dépenses de personnel et les plus de 200 millions d'euros de subventions versées chaque année avec l'argent du contribuable à des milliers d'associations et d'organisations dont l'objet est parfois éloigné, voire sans aucun rapport, avec l'intérêt public local, les préoccupations quotidiennes, les besoins immédiats et les attentes à plus ou moins long terme des Parisiens. Il faudra aussi un PIM prévoyant un véritable "Plan Marshall" pour la réfection de la voirie et la rénovation du réseau de gaz. Enfin, un tableau de bord et de suivi budgétaire permettra de rendre compte aux Parisiens de la bonne utilisation de leur argent. Concernant la fiscalité, Mme HIDALGO a fait payer aux Parisiens sa gestion calamiteuse . Alors que la candidate en campagne avait promis de ne pas augmenter les taux des impôts locaux, la Maire une fois élue a finalement augmenté de + 52% la taxe foncière, pour récupérer 586 millions d'euros de recettes en "saignant à blanc" les propriétaires, sans prévoir de mesure d'économie ou de réforme. Mais, là aussi, en se défaussant de sa responsabilité sur l'État et en faisant du chantage à la dégradation des services publics. Je lance une nouvelle fois l'alerte : l'explosion de la dette pourrait finir par entraîner la faillite et la mise sous tutelle de Paris. C'est la droite qui incarne l'alternance L'accélération de la dégradation de la vie à Paris et le bilan très négatif de l'action d'Anne HIDALGO plaident en faveur d'une alternance et du choix d'une autre politique pour Paris et pour les Parisiens à l'occasion des prochaines élections municipales en 2026. Cette alternance n'est pas seulement souhaitable, elle est aussi possible. D'une part, les résultats du sondage exclusif du Parisien relèguent la Maire de Paris et son Premier adjoint - présenté comme son successeur - à l'arrière-ban des personnalités qui pourraient faire " un bon Maire de Paris ". La gauche socialiste n'incarne plus l'avenir à Paris. D'autre part, ces mêmes résultats placent la cheffe de l'opposition qu'est la Présidente du groupe Changer Paris largement en tête des personnalités qui pourraient au contraire incarner l'alternance politique . Pour un Paris plus sûr, plus propre et entretenu, plus fluide et apaisé, plus favorable aux familles et à la réussite scolaire, c'est la droite qui incarne l'avenir des Parisiens, une droite des convictions et de l'énergie, une droite libre, militante, fière de ses valeurs et force de proposition pour la reconquête. Pendant ce temps, dans le 8e arrondissement C'est cette droite que je m'efforce d'incarner dans le 8e arrondissement . Trois ans après le début de la mandature 2020-2026, je veux vous rendre compte de mon action prioritaire à votre service comme conseillère du 8e arrondissement de Paris, élue divers droite dans l'opposition à la Maire de Paris. Au cours de ces trois années, j’ai continué de me mobiliser à votre service et de combattre le fatalisme du "grand immobilisme" idéologique et des "petites résignations" quotidiennes . Je me suis rendue à votre rencontre pour échanger sur vos besoins, vos attentes, vos espoirs. Je suis intervenue à tous les Conseils du 8e arrondissement et j'ai participé à tous les Conseils de quartier. Ce bilan partiel ne prétend pas à l’exhaustivité mais présente les priorités sur lesquelles je me suis mobilisée depuis 2020. Pour approfondir votre lecture, je vous invite à poursuivre votre navigation sur ce site web.
- Soutien inconséquent
En conseil d'arrondissement, le 22 mai dernier, la Maire du 8e et sa majorité ont été les seuls élus de droite de tout Paris à voter POUR le projet de nouveau Plan local d'urbanisme (PLU) porté par Mme HIDALGO et sa majorité "rose-verte-rouge"... Un projet de collectivisation des logements, de décroissance de l'activité économique et de bétonisation densifiante, contraire à l'intérêt de Paris et des Parisiens dans de nombreux domaines, qui a déjà provoqué la fuite de 123 000 habitants depuis 10 ans. Catherine LÉCUYER ("tribune" publiée dans Paris Huitième n°145 de juillet-août 2023)
- Report des calendriers de la ZFE et de la ZTL: une pause utile pour des mesures enfin plus réalistes
A Paris, nous voulons tous que les politiques de la mobilité soient "durables", en poursuivant notamment des objectifs de qualité de l'air et de santé publique, tant le trafic routier est responsable de nombreux problèmes de santé, chez les adultes et chez les enfants - allergies, gênes respiratoires, problèmes cardiovasculaires, cancers, etc. Toutefois, j'ai déjà eu l'occasion d'alerter, encore récemment, sur le caractère disproportionné des externalités négatives de certaines mesures présentées comme "écologiques", en l'occurrence celles de la "zone à trafic limité" (ZTL) de Paris Centre et de la "zone à faibles émissions" (ZFE) du Grand Paris. En l'état, ces mesures sont en effet un danger pour la mobilité des Parisiens. La mobilité est au fondement de la vie urbaine. La corseter avec des mesures qui ne sont pas strictement nécessaires, adaptées et proportionnées à l'ensemble des besoins des Parisiens, mais qui répondent plutôt parfois à des considérations purement "idéologiques", c'est prendre le risque d'un rejet de mesures perçues par les particuliers et les professionnels comme inutilement "punitives" et "discriminatoires". A fortiori lorsque s'y ajoutent, par ailleurs, diverses autres restrictions de circulation et le renchérissement du stationnement payant des automobiles comme des deux-roues... Ces mesures ne sont donc pas réalistes et elles sont même nocives, à terme, puisqu'elles tendent à opposer la transition écologique et la justice sociale, l'une et l'autre étant pourtant consubstantielles. En raison de la faible "acceptabilité sociale" pressentie de ces mesures, les nouveaux reports des calendriers de la ZTL de Paris Centre et de la ZFE du Grand Paris annoncés début juillet étaient prévisibles. Concernant la première, il n'y a pas eu d'annonce officielle. Mais dans l'édition du Parisien du 10 juillet, les journalistes Marie-Anne GAIRAUD et Florent HÉLAINE rapportent dans leur article que le projet de ZTL de Paris Centre devrait être reporté après les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris 2024, soit probablement au début de l'année 2025. Le périmètre du projet pourrait par ailleurs être réduit à sa portion congrue : non seulement il ne comprendrait plus les rues des 5e, 6e et 7e arrondissements situées au Nord du boulevard Saint-Germain comme initialement prévu, mais le secteur Paris Centre serait lui-même amputé de ses deux îles (de la Cité et Saint-Louis) ainsi que des quais hauts de la rive droite. Dire que le Préfet de police de Paris est réservé sur l'ambition du projet de ZTL de Paris Centre - dans le temps comme dans l'espace - serait un euphémisme... D'autant qu'il ne pourra pas s'appuyer sur la police municipale pour faire respecter la réglementation et éviter que la ZTL ne devienne une passoire : la Ville de Paris peine en effet à recruter des policiers municipaux et aujourd'hui seuls 1 089 agents sont assermentés sur l'objectif de 3 400 policiers visés. Concernant la ZFE du Grand Paris, les conseillers métropolitains ont voté le 13 juillet le report au 1er janvier 2025 de l'interdiction à la circulation des 380 000 véhicules polluants classés Crit'Air 3 qui devait entrer en vigueur le 1er juillet 2023. Ils imputent la responsabilité de ce report à l'Etat, lequel n'a ni mis en place le prêt à taux zéro, ni augmenté les aides, ni amorcé l'expérimentation du contrôle automatisé. De son côté, le Gouvernement a finalement réduit le nombre des agglomérations devant mettre en place une ZFE. Seules y seront tenues les métropoles où les niveaux de pollution dépassent les seuils fixés par l'Union européenne. Il faut dire que plusieurs parlementaires avaient dénoncé dans leurs rapports "un calendrier impossible à tenir" et "un accompagnement défaillant de l'Etat", ne tenant pas suffisamment compte des "petits rouleurs" - par exemple des personnes âgées qui n'utilisent que rarement leur voiture - et des ménages modestes. Pour conclure, je forme le vœu que les pouvoirs publics locaux et nationaux mettent à profit ces "répits" dans la mise en œuvre de la ZTL de Paris Centre et de la ZFE du Grand Paris, pour recalibrer les restrictions à la mobilité aux seules mesures strictement nécessaires, adaptées et proportionnées aux besoins environnementaux, et pour renforcer les dispositifs d’accompagnement social de la nécessaire transition écologique de sorte que la greffe de cette dernière ne fasse pas in fine l’objet d’un rejet par nos concitoyens. Le report des calendriers de la ZFE et de la ZTL pourrait ainsi s'avérer être une pause utile s'il en ressortait des mesures plus réalistes.
- Code de la rue : donnons surtout la priorité aux sanctions pour faire respecter le Code de la route
Le "Code de la rue" présenté par Mme HIDALGO le 28 juin et adopté par le Conseil de Paris le 6 juillet reste largement au milieu du gué, faute de volonté politique pour renforcer la police municipale et donner la priorité aux sanctions pour faire respecter le Code de la route. La sécurité piétonne est devenue l'une des premières préoccupations des Parisiens ces dernières années, alors que se sont multipliés les conflits entre usagers d'un espace public de plus en plus anarchique . La triste actualité du décès d'une enfant de 7 ans renversée par un taxi sur l'avenue de Wagram nous le rappelle. Entre 2019 et 2021, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 3 642 piétons ont été accidentés sur la chaussée à Paris (parmi lesquels 52 décès et 273 blessés graves), les accidents sur les trottoirs ont doublé et ceux sur les pistes cyclables ont presque triplé (+ 165%). Depuis le début de l'année 2023, 10 piétons ont été tués à Paris. Usagers majoritaires (66% des déplacements à Paris) mais les plus vulnérables de l'espace public, les piétons ont le sentiment de subir la "tyrannie" des autres usagers : pour eux, les mobilités dites "douces" portent bien mal leur adjectif qualificatif, à commencer par le vélo et les trottinettes. Ce fut d'ailleurs l'un des déterminants du résultat de la votation négative qui aboutira au retrait de ces dernières fin août... Mercredi 28 juin, accompagnée de son Premier adjoint Emmanuel GRÉGOIRE, de son Adjoint en charge notamment des mobilités David BELLIARD et de son Adjoint en charge de la police municipale Nicolas NORDMAN, la Maire de Paris Anne HIDALGO a donc enfin présenté - à mi-mandat - son "Code la rue" pour Paris (voir la page dédiée du site de la Ville de Paris et la délibération débattue en Conseil de Paris). L'objectif affiché est " de repenser et de clarifier les règles de partage de l’espace public parisien : savoir vivre ensemble dans l’espace public, en protégeant en priorité les piétons, particulièrement les plus jeunes, les plus âgés et les personnes en situation de handicap ". Pour atteindre cet objectif, il est préconisé de s'appuyer sur trois leviers : " la sensibilisation, l’aménagement de voirie, la prévention et la régulation par la police municipale parisienne ". Ce "Code de la rue" présente notamment douze règles dites "essentielles". Les principales règles doivent faire l’objet d’une campagne d’affichage dans les rues de la capitale. Le "Code de la rue" a été adopté par les élus du Conseil de Paris le 6 juillet. Je crains qu'il ne soit doublement inefficace. Sur la forme, il est une simple "charte de bonne conduite" recyclant - sans oublier de les adoucir au passage... - les règles de base du Code de la route pour l'utilisation des voies publiques par les piétons, les cyclistes, les deux-roues, les automobilistes, etc. Sur le fond, il reste au milieu du gué . Certes, j'appelais moi aussi de longue date des campagnes de responsabilisation des cyclistes et des "trottinettistes" vis-à-vis des piétons... Mais pas seulement ! Il n'y aura pas de pacification durable du chaos dans l'espace public parisien tant que n'existera pas la volonté politique de renforcer rapidement la police municipale pour donner enfin la priorité aux sanctions du non-respect des dispositions du Code de la route . N'oublions pas les vertus préventives de la répression afin de prévenir certains usages inacceptables trop souvent faits des mobilités dites "douces". Or, plus de 18 mois après sa mise en place, la Ville de Paris peine à recruter et fidéliser pour sa police municipale , laquelle ne compte que 1 089 agents assermentés (dont 60 seulement dans le 8e arrondissement) sur l'objectif à atteindre de 3 400. Ce "Code de la rue" est d'autant plus incomplet qu'il aura finalement été adopté par le Conseil de Paris sans même avoir été préalablement débattu par les 17 Conseils d'arrondissement de la capitale, ce qui est regrettable pour notre démocratie locale... Un bon point important, toutefois, avec l'adoption de ce "Code de la rue" : l'engagement pris de supprimer les pistes cyclables sur les trottoirs . C'est d'ailleurs sur ce fondement que je remonterai rapidement au créneau pour améliorer d'urgence la sécurité des pistes cyclables du boulevard des Batignolles et de la rue de la Pépinière .
- Newsletter - juin 2023 | L'essentiel de mon actualité d'élue
Vous trouverez ci-après l'essentiel de mon actualité d'élue (actions, positions et propositions) au cours des dernières semaines. Au sommaire, notamment, le 22e Conseil d'arrondissement de la mandature, la sécurisation du quartier des Champs-Elysées et les suites de l'adoption du projet de Plan local d'urbanisme (PLU) de Paris . Sans oublier les rubriques "Le chiffre", "Le saviez-vous ?" ou "L'image". Je vous rendrai compte dans les meilleurs délais des assemblées plénières des sept Conseils de quartier du 8e arrondissement réunies du 13 au 29 juin. Pour ne rien manquer de mon actualité, je vous invite à suivre mes différents canaux de communication numérique - le site , la page Facebook , le compte Instagram , le profil LinkedIn , le compte Twitter et la chaîne Youtube . Je vous invite à les suivre en vous abonnant et en les partageant autour de vous - dans vos familles, à vos amis, entre collègues, et plus largement à tous ceux qui, dans vos divers réseaux, peuvent avoir de la sympathie pour nos actions et nos idées. Sur ces sujets comme sur tous les autres concernant le 8e arrondissement et plus largement Paris, je reste à votre entière écoute et disposition . Vos commentaires, vos observations et vos suggestions par retour d'email sont toujours les bienvenus. N'hésitez pas enfin à rediffuser cette newsletter à vos proches susceptibles d'être intéressés par ces sujets. Catherine LÉCUYER Conseillère du 8e arrondissement de Paris (divers droite) LES ACTUALITÉS Nuisances près des Champs-Élysées : le quartier Ponthieu, "un village le jour, un enfer la nuit" ? (Le Parisien, 20 juin 2023) Le journaliste du Parisien Paul ABRAN avait sollicité un entretien pour les besoins d'un papier consacré à la situation de la rue de Ponthieu et du quartier des Champs-Elysées. Son article et les citations qu'il a retenues de notre échange rendent bien compte de l'évolution contrastée du secteur : un cadre et une qualité de vie qui s'améliorent - enfin - en journée, mais des activités et des comportements qui troublent toujours gravement la sécurité et la tranquillité des riverains la nuit. C'est pourquoi j'avais interpellé le Préfet de police de Paris. Le journaliste du Parisien a rendu compte de la réponse de M. Laurent NUNEZ. Lire l'article sur le site web du Parisien Conseil du 8e arrondissement de Paris du 20 juin 2023 : je vous rends compte Nous avons tenu mardi 20 juin notre 22e Conseil du 8e arrondissement de la mandature (2020-2026) . Au contraire du précédent, le menu de celui-ci était relativement "frugal", avec surtout une pléthore de subventions à diverses associations parisiennes. Soucieuse du bon usage des fonds publics, et vu la dégradation (conjoncturelle et structurelle) préoccupante des finances municipales, j'avais décidé de voter "pour" les projets de délibération concernant des associations et des organisations agissant dans le 8e arrondissement, mais de largement "m'abstenir", voire de voter "contre", les projets de délibération concernant un trop grand nombre de structures agissant hors de l'arrondissement, sans possibilité de distinguer et donc de nuancer le vote. Lire la suite Sécurisation du quartier des Champs-Elysées : premiers éléments de réponse du Préfet de police Après qu'un homme a été tué par balle dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 mai 2023 devant l'établissement "Jet Set" rue de Berri, j'avais immédiatement interpellé le Préfet de police de Paris, M. Laurent NUNEZ, dans un courrier par lequel je sollicitais à nouveau le déploiement d'urgence d'un plan de sécurisation du secteur des rues de Ponthieu, du Colisée, La Boétie, de Berri et Washington , dans le voisinage immédiat de l'avenue des Champs-Elysées. Lire la suite Adoption du PLU : les Parisiens pourront maintenant exprimer leur avis lors de l'enquête publique Le projet de PLU bioclimatique de Paris a été adopté par le Conseil de Paris au cours de sa séance du 5 juin . Il doit maintenant faire l'objet de consultations puis il sera soumis début 2024 à une enquête publique, laquelle a pour objet d'assurer la participation du public et de recueillir son avis, avant un vote définitif fin 2024. Lire la suite LE CHIFFRE C'est la température en degrés celsius que les Parisiens pourraient subir dans les prochaines décennies du fait des vagues de chaleur provoquées par le changement - dérèglement - climatique, ce qui induit d'adapter d'urgence la capitale pour qu'elle demeure habitable. LE SAVIEZ-VOUS ? Renforcer la lutte contre la canicule à Paris Avec ses immeubles haussmanniens, ses façades en pierre et son sol bitumé, Paris est l'une des villes les plus denses et minérales au monde . Par ricochet, elle est aussi l'une des plus sensibles au changement climatique. Les Parisiens ont déjà subi plus de 42° C en juillet 2019. Dans les prochaines décennies, les températures moyennes annuelles devraient continuer d’augmenter de + 2°C à + 4°C, les vagues de chaleur devraient être plus régulières et plus intenses, et leurs effets devraient être accentués par le phénomène "d’îlot de chaleur urbain" qui aboutit parfois à des différences thermiques de 10 degrés entre Paris et sa banlieue. Chaque année, 400 personnes en moyenne décèdent prématurément dans la capitale en raison des fortes chaleurs. Selon une étude récemment publiée dans The Lancet Planetary Health , Paris serait d'ailleurs la ville où le risque de mourir de la canicule est le plus élevé en Europe. La Ville de Paris a pris des mesures et lancé un programme d'action et de communication pour prévenir et gérer le risque de canicule . La "gestion sanitaire des vagues de chaleur" a pour objectif de coordonner les acteurs du territoire (Préfecture de Police, Préfecture de région, ARS, etc.), de diffuser les recommandations sanitaires aux populations et de mettre en place des actions et des mesures de prévention du 1er juin jusqu’au 15 septembre, en portant une attention particulière aux populations vulnérables. Lorsque le niveau 3 "alerte canicule" est activé, la Ville de Paris ouvre des salles rafraîchies (dites "îlots de fraîcheur") en mairie d’arrondissement, renforce ses maraudes à l'attention des personnes à la rue, aménage les horaires des équipements municipaux, ouvre des parcs et jardins en nocturne et met en place des brumisateurs dans certains espaces publics. La Ville a par ailleurs créé le fichier REFLEX , un dispositif d’aide et d’accompagnement personnalisé en direction des Parisiens les plus fragiles et vulnérables pour intervenir en cas d’évènements exceptionnels (canicule, crue, épidémie, etc.). Nous devrons collectivement aller plus loin pour adapter "l'étuve parisienne" au changement climatique . Selon le rapport de la Mission d'information et d'évaluation du Conseil de Paris "Paris à 50°C" publié en avril 2023, la Ville de Paris devrait davantage arborer et végétaliser l'espace public, retirer plus du ⅓ du bitume du territoire parisien (d'ici 2040), créer dans chaque quartier une placette arborée avec une fontaine mise en eau, installer des ombrières et des pergolas, ou encore repeindre les toits en blanc. A suivre donc. L'IMAGE L'association "Les Amis du 8e" , en activité depuis plus de 50 ans, a organisé vendredi soir 16 juin un "concert piano et violon" à la bibliothèque musicale La Grange-Fleuret . Xavier AYMONOD au piano et Etienne ESPAGNE au violon ont interprété avec talent et sensibilité le compositeur italien Luciano BERIO, le compositeur allemand Johannes BRAHMS et le compositeur russe Sergueï PROKOFIEV. Le concert a été suivi d'un cocktail. L'AGENDA L'association Les Petits Nettoyeurs organise une "Opération Champs-Elysées" dimanche 2 juillet à 14h . L'association déclarée loi 1901 créée en 2021 dans le 8e arrondissement organise régulièrement des opérations de ramassage des déchets dans des lieux emblématiques (Champs-Elysées, Champ de Mars, Tuileries, Louvre, etc.) pour " réveiller les consciences " et faire évoluer les comportements. A ce titre, l'opération de dimanche sur "la plus belle avenue du monde" sera symbolique. Mercredi 5 juillet de 14h à 17h, la Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 8e arrondissement (MVAC 8) propose un "Forum des seniors" pour échanger avec des responsables associatifs et des professionnels sur les activités associatives locales dédiées à cette tranche d'âge. Equipement municipal de proximité au service des associations et des habitants installé au cœur de la ZAC Beaujon, la MVAC 8 informe sur la vie associative locale et organise des conférences, des animations, des ateliers sur des thématiques diverses. Le Conseil du 8e arrondissement n'est pas convoqué pendant les mois de juillet et août. Les prochains Conseils d'arrondissement se tiendront en Mairie du 8e arrondissement le mardi 19 septembre à 19h puis le mardi 31 octobre à 19h . La séance du Conseil est publique et ouverte à tous.
- Sécurisation du quartier des Champs-Elysées : premiers éléments de réponse du Préfet de police
Après qu'un homme a été tué par balle dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 mai 2023 devant l'établissement "Jet Set" rue de Berri, j'avais immédiatement interpellé le Préfet de police de Paris, M. Laurent NUNEZ, dans un courrier par lequel je sollicitais à nouveau le déploiement d'urgence d'un plan de sécurisation du secteur des rues de Ponthieu, du Colisée, La Boétie, de Berri et Washington , dans le voisinage immédiat de l'avenue des Champs-Elysées. Après une période de légère accalmie pendant la crise de la Covid, les riverains - habitants et commerçants - du secteur sont exaspérés par la dégradation de la situation. Du fait d'une concentration excessive d’établissements de nuit et d'activités "interlopes" liées à cet "écosystème", ils subissent depuis de trop nombreuses années, au quotidien, nuit et jour, de très graves troubles à l’ordre public : attroupements, hurlements, klaxons, trafics de stupéfiants et rixes les nuits, mais aussi les matins des fins de semaine, à proximité et à la sortie des établissements de nuit, vols à la roulotte et dégradations de véhicules, mendicité agressive et vols à l’arraché aux distributeurs automatiques de billets, sans oublier la prostitution et le proxénétisme. Ma conviction est de longue date la suivante : seul un plan de sécurisation mobilisant d'urgence des moyens humains et matériels exceptionnels à la mesure de la situation , avec notamment le renforcement significatif des patrouilles nocturnes et diurnes dédiées au secteur, ainsi que l'augmentation des caméras de vidéoprotection et des portiques de sécurité, permettra de restaurer enfin un peu de sécurité et de tranquillité publiques dans ce secteur du quartier des Champs-Elysées. Je suis déjà intervenue à plusieurs reprises pour obtenir une mobilisation exceptionnelle des pouvoirs publics en novembre 2017 , novembre 2019 , décembre 2019 , février 2020 . Dans son courrier de réponse en date du 30 mai 2023 , le Préfet de police de Paris liste les mesures prises en réaction à l'homicide de la rue de Berri . Il mentionne notamment le renforcement substantiel des équipages locaux dédiés aux opérations de sécurisation et la possibilité pour ses services d'intensifier pendant les 12 heures "critiques" de la soirée puis de la nuit, de 20 h à 8 h, " les contrôles d'identité, les visites de véhicules, les inspections visuelles et les fouilles des bagages à la recherche d'infractions ". Il rappelle par ailleurs que le Commissariat du 8e arrondissement peut continuer de s'appuyer sur les ressources humaines de la Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) du ministère de l'Intérieur et de la Police municipale parisienne. Si je veux voir dans la rapide réaction du Préfet de police de Paris la conscience aiguë d'un problème local devenu inacceptable et la volonté politique d'y apporter des éléments de solution, je reste circonspecte sur la portée et la suffisance des nouveaux moyens mobilisés . Avec les riverains, nous ne présumons pas l'issue de cette mobilisation et jugerons donc sur place l'évolution positive, ou non, de la situation . Mise à jour du 20 juin : le journaliste du Parisien Paul ABRAN a rendu compte de la situation dans un article titré "La rue de Ponthieu, 'un village le jour, un enfer la nuit' ?".
- Conseil du 8e arrondissement du 22 mai 2023 : je vous rends compte
Nous avons tenu lundi 22 mai notre 21e Conseil du 8e arrondissement de la mandature (2020-2026) . Le menu était "copieux", avec un nouvel usage discutable de la dénomination des voies publiques, la privatisation souhaitable de la collecte des ordures ménagères après les trop nombreuses semaines de grève du mois de mars, l'indispensable sécurisation de la piste cyclable des Batignolles, l'actualité du programme de construction de l'opération au 25-27 rue de Constantinople, l'attribution aux scolaires de billets pour les JO de Paris 2024, sans oublier le "plat de résistance" : la révision du Plan local d'urbanisme (PLU) de Paris, avec entre autres la politique d'accélération à marche forcée du logement social dans la capitale en général et dans le 8e arrondissement en particulier. Vous trouverez ici l'ordre du jour initial , ici l'ordre du jour complémentaire de la séance, ici le compte rendu intégral et ci-dessous un compte rendu synthétique de mes principales interventions et prises de position. Soutenir la Société Historique et Archéologique du 8e arrondissement J'ai voté "pour" le projet de délibération 2023 DAC 254 prévoyant un soutien financier de 23 000 € à neuf associations, dont la Société Historique et Archéologique (SHA) des 8e et 17e arrondissements , ayant pour objet l'étude et la transmission de l'histoire et du patrimoine de nos arrondissements parisiens, via la recherche, l'archivage et la valorisation des savoirs et des savoir-faire locaux. Depuis sa création en 1899, la SHA des 8e et 17e a pour objet d'étudier l'histoire des rues, des monuments, des œuvres d'art et des hommes célèbres qui se rattachent à ces arrondissements . Dans ce but, elle publie un bulletin, elle organise des conférences, des expositions, des visites et des promenades à destination du grand public. Plus généralement, elle favorise par tous moyens la recherche et la conservation des souvenirs du passé local. Vous connaissez mon attachement à la préservation du patrimoine de notre arrondissement , notamment son patrimoine architectural, historique et cultuel. C'est pourquoi j'ai considéré que l'activité de la SHA des 8e et 17e arrondissements méritait d'être soutenue. La délibération a été adoptée à l'unanimité. Un nouvel usage discutable de la dénomination des voies publiques A l'occasion de l'examen de deux projets de délibération, la 2023 DEVE 25 et la 2023 DEVE 42 , j'ai exprimé des réserves sur le nouvel usage discutable de la dénomination des voies publiques fait par la Mairie de Paris. La première délibération - pour laquelle j'ai tout de même voté et qui a ainsi été adoptée à l'unanimité - visait à attribuer la dénomination "jardin de Kyiv" au jardin situé 14 Cours la Reine. Si je partageais l'objectif de la délibération d'honorer les Ukrainiens qui résistent à l'envahisseur russe, j'ai exprimé des réserves sur le nom retenu. "Jardin d'Ukraine" ou "Jardin de la résistance ukrainienne" n'aurait-il pas été plus compréhensible pour le grand public que cette "double métonymie" qui consiste à désigner le mouvement de résistance d'un pays par sa seule capitale ? La seconde délibération - sur laquelle je me suis en revanche abstenue et qui a été adoptée en dépit des divisions de la majorité d'arrondissement - visait à attribuer la dénomination "jardin des Ambassadeurs-Line Renaud" au jardin des Ambassadeurs situé dans le jardin des Champs Élysées. J'étais réservée sur ce projet car la règle en usage, issue d'une délibération du Conseil de Paris en date du 23 décembre 1932, veut que le nom d’une personnalité ne peut être attribué à une voie publique que 5 ans, au moins, après son décès . En voulant distinguer pour la toute première fois une personnalité de son vivant, le Conseil de Paris prend le risque que sa décision soit perçue comme une démarche plus intéressée, avec par exemple la recherche d'une contrepartie clientéliste, aux dépens même de la personnalité honorée… Deux délibérations pour une même tentation municipale : celle d'instrumentaliser l'actualité en cours - d'un mouvement ou d'une personnalité - à des fins de communication politique, sans plus attendre patiemment son entrée dans l'histoire... PLU : un autre urbanisme est souhaitable (et possible) pour Paris et les Parisiens Après avoir voté contre le projet de délibération 2023 DLH 91 prévoyant la préemption puis la location sociale de l'immeuble du n°31 rue de Berne, en faveur de laquelle la majorité a en revanche voté, je me suis opposée à la délibération 2023 DU 33 concernant l'arrêt du projet du futur PLU bioclimatique de Paris . Au terme de deux années de concertation, nous entrons enfin dans la dernière phase de la révision du Plan local d'urbanisme (PLU) en vigueur depuis 2006, qui doit aboutir à la finalisation et à l'adoption du futur "PLU bioclimatique de Paris" . Du 6 au 9 juin, le Conseil de Paris va arrêter le projet de futur PLU. Le texte fera ensuite l'objet d'un ensemble de consultations prévues par le Code de l'urbanisme (État, Autorité environnementale, Région Île-de-France, Métropole du Grand Paris, Chambres consulaires, Île-de-France Mobilités, etc.). Puis il sera soumis à une enquête publique début 2024. Enfin, le PLU bioclimatique sera approuvé par le Conseil de Paris au 2nd semestre 2024. Le PLU est un document transversal structurant. Il planifie l'aménagement, l'organisation et la transformation de l'urbanisme et du territoire de la commune pour les 20 prochaines années . Il concerne tous les Parisiens le temps d'une génération sur des enjeux majeurs pour la capitale : logements, bureaux, commerces, mobilités, environnement, nature, patrimoine, paysage de la rue, etc. Ce nouveau PLU intervient dans un contexte parisien particulier. Paris est en effet devenu difficile à vivre et à travailler pour les Parisiens et ses usagers, notamment pour les familles et les classes moyennes . La capitale a perdu 123 000 habitants en 10 ans et le nombre d'habitants est désormais à son plus bas niveau depuis 20 ans. Environ un tiers des Parisiens envisagent de déménager. Le nombre des naissances et des enfants de moins de 3 ans continue de baisser. Pour tenir compte de cette évolution à la baisse de la démographie scolaire, des fermetures de classe sont d'ailleurs programmées dès la rentrée 2023 dans le 8e arrondissement, dans les écoles Baudry, Bienfaisance, Monceau et Robert Estienne. Et la multiplication des canicules confirme les faiblesses de notre territoire urbain face aux impacts du dérèglement climatique... Sans oublier toutes les autres politiques municipales dont l'échec contribue à dégrader le rapport avantages / inconvénients de vivre et travailler à Paris : embouteillages, insécurité, intranquillité, saleté, etc. La révision du PLU était donc une occasion exceptionnelle à saisir pour proposer un autre urbanisme pour Paris et pour les Parisiens . En préalable, je dois confesser que la lecture de ces pages de logorrhée procédurale et de novlangue conceptuelle, s'attachant aux objectifs généraux plus qu'aux mesures opérationnelles, célébrant - je cite - un " dispositif de concertation sans précédent " et les bienfaits d'une " ville du quart d'heure " en dépit des contraintes d'une " ville du déjà-là ", fut pour le moins éprouvante. Et je regrette vivement que nous n'ayons disposé que de quelques jours, de surcroît au cœur du week-end de l'Ascension, pour étudier et analyser des milliers de pages... Si l'Exécutif municipal cherchait à empêcher les élus parisiens de contrôler son action et ses projets dans de bonnes conditions, il ne s'y prendrait pas différemment ! Certes, le projet de PLU bioclimatique prévoit plusieurs mesures positives. Je m'étais d'ailleurs mobilisée pour certaines d'entre elles . Je pense notamment : à la protection des commerces et de l'artisanat , avec l'interdiction du changement de destinations des locaux de commerce et d'artisanat situés en rez-de-chaussée sur certaines voies protégées ; à la lutte contre le développement des meublés touristiques ; à l'interdiction des dark stores et des dark kitchens dans les terrains comportant de l'habitation, ainsi qu'à l'interdiction de la transformation à cette fin de locaux situés en rez-de-chaussée ; ou encore à l'accroissement de la végétalisation de la ville , avec l'augmentation des emprises libres de construction et l'introduction de plus de pleine terre dans les projets. Mais ce projet de PLU bioclimatique prévoit aussi beaucoup de mesures négatives , contre lesquelles je m'étais également déjà mobilisée. Dans le domaine du logement, il poursuit un objectif idéologique qui va bien au-delà de l'obligation prévue par la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU) de 25% de logement social d'ici 2025 : il prévoit 40% de logements publics à Paris en 2035, dont 30% de logements sociaux et 10% de logements abordables . Pour cela, il s'appuie sur la possibilité d'imposer la réalisation de logements sociaux à l'occasion d'opérations immobilières, en abaissant le seuil de déclenchement, en augmentant la part minimale de logements sociaux à réaliser ou encore en multipliant le nombre des "emplacements réservés". Pour " rééquilibrer l’habitat et l’emploi sur un territoire " et y " réaliser certains types de logements ", le futur PLU bioclimatique grève de prescriptions de mixité fonctionnelle et de mixité sociale les projets immobiliers de " construction neuve, de restructuration lourde, d’extension, de surélévation ou de changement de destination ". Si ces projets concernent des surfaces dédiées à l’activité économique, ils devront comprendre dorénavant 11% de surfaces dédiées à l’habitation. Les projets concernant des surfaces dédiées à l’habitation devront comprendre de 35 à 50% de logement social, suivant que la zone est déficitaire ou hyper-déficitaire en logement social ; or, l'essentiel du 8e arrondissement se trouve en " zone hyper-déficitaire en logement social ". Enfin, 97 emplacements sont aussi réservés dans l'arrondissement pour réaliser certains types de logements, en l’occurrence exclusivement du logement social. > En savoir plus sur la liste des 97 emplacements réservés pour la création de logements sociaux dans le 8e arrondissement . Cette politique d'accélération à marche forcée du logement social est d'autant plus inacceptable qu'elle raréfie les surfaces de bureaux pourtant indispensables au dynamisme économique de la capitale, a fortiori dans le quartier central des affaires, qu'elle raréfie aussi les logements disponibles sur le marché locatif privé, et que les préemptions représentent un coût exorbitant pour le contribuable parisien. Alors, quelles sont les priorités d'un élu de droite pour un autre urbanisme au bénéfice de Paris et des Parisiens dans le cadre du futur PLU bioclimatique ? Premièrement, dans le domaine du logement, la priorité devrait être de maintenir les familles et les classes moyennes dans la capitale . Pour cela, il faudrait développer l'offre d'appartements familiaux et relancer l'accession sociale à la propriété, y compris en transformant 1% du parc de logements sociaux en "bail réel solidaire" (BRS), le dispositif d'accession sociale à la propriété en zone tendue pour les ménages modestes créé par la "loi Macron" du 6 août 2015 et qui dissocie la propriété du bâti du foncier qui est loué. Ainsi, l'acquéreur devient-il propriétaire des murs de son logement mais pas du sol qu'il loue à un organisme foncier solidaire (OFS). Mais ce dispositif n'est pas prévu par le PLU dans le 8e arrondissement… Pour lutter contre la surdensification du bâti et la bétonisation, la priorité devrait être d'accélérer la lutte contre la vacance et l'insalubrité des locaux (aujourd'hui, 3% des bureaux et 8,5% des logements sont vacants), de limiter la hauteur des immeubles à 37 m (voir 25 m et 31 m dans certains quartiers et aux abords de la Seine) et de réviser toutes les opérations d'aménagement dans le sens de projets "à taille humaine". Afin d'améliorer la qualité de vie, la priorité devrait être de fluidifier les déplacements , de rendre Paris enfin accessible pour tous (aux personnes en situation de handicap, aux seniors, aux familles avec enfant en bas âge, etc.), ou encore de redynamiser les rez-de-chaussée commerciaux vacants avec des services de santé. Dans le domaine de l'environnement et des espaces verts , la priorité devrait être de renforcer la protection des "espaces verts protégés", créés par l'ancien Maire de Paris Jacques CHIRAC, de créer de nouveaux espaces verts et de préserver, autant que possible, la pleine-terre. Pour préserver l'attractivité économique et commerciale, la priorité devrait être de ne pas excessivement compliquer le travail dans la capitale et de veiller à limiter les conséquences négatives de certains aménagements pour les habitants comme pour les commerçants. Enfin, il faudrait résolument préserver l'esthétique parisienne et entretenir le patrimoine architectural, historique et cultuel de la capitale. En contradiction directe avec la position de vote de la droite parisienne et du groupe Changer Paris au Conseil de Paris , sans explication véritablement convaincante autre que sa connivence habituelle avec la Maire de Paris, la Maire du 8e arrondissement a voté "pour" le projet de PLU bioclimatique. Les élus de sa majorité ont suivi . Pour ma part, j'ai voté "contre" ce projet. Sophie SEGOND s'y est aussi opposée. Mme d'HAUTESERRE a par ailleurs défendu sur cette délibération un vœu V08 2023 06 " relatif à une production équilibrée de logements pour le 8e arrondissement " . Si je pouvais partager l'objectif de ce vœu allant dans le sens de la position que je venais d'exprimer sur le projet de futur PLU pour maintenir les familles et les classes moyennes dans la capitale, j'ai toutefois posé une condition à mon soutien. J'aurais en effet préféré que le "dispositif" de la majorité n'adhère pas, sans la moindre réserve, à l'objectif purement idéologique de la Ville de Paris de 30% de logements sociaux d'ici 2035, un objectif qui va bien au-delà de l'obligation prévue par la loi SRU de 25% de logement social. J'aurais pour ma part retenu la répartition suivante : 45% pour le logement privé, 30% pour le "bail réel solidaire" et les 25% légaux pour le logement social - ni plus, ni moins ! La majorité d'arrondissement ayant préféré maintenir le taux de 30% de logement social, j'ai finalement dû m'abstenir sur son vœu. Nul n'est tenu de soutenir l'insoutenable... Hausse des tarifs des services municipaux : une politique de Gribouille J'avais prévu de profiter de l'examen du projet de délibération 2023 SG 13 relatif au quotient familial applicable aux services publics de la Ville de Paris pour dénoncer brièvement le mauvais bilan de la politique de révision de la grille tarifaire des services municipaux menée par la Maire de Paris depuis 2015 pour remplir les caisses de la Ville vidées par sa mauvaise gestion. L'impatience manifeste de la majorité à conclure au plus vite la séance de notre Conseil d'arrondissement m'a dissuadée... Depuis 2015, Anne HIDALGO a en effet modifié la grille tarifaire de nombreux services municipaux : les cantines scolaires, les activités périscolaires, les conservatoires, etc. Avec une constante : les nouveaux tarifs ont été significativement augmentés pour les familles dites "aisées" . Ainsi le tarif d'un repas pour la tranche n°10 (quotients familiaux élevés) de la grille tarifaire s'appliquant à l'ensemble des écoles maternelles et élémentaires publiques, des collèges publics et des lycées municipaux de Paris, atteint-il par exemple 7 €, soit le double d'autres grandes villes telles que Lyon, Bordeaux, Nice ou Toulouse ! Le résultat, c'est que Paris est devenu difficile à vivre pour les familles . La capitale a perdu 123 000 habitants en 10 ans et le nombre d'habitants est désormais à son plus bas niveau depuis 20 ans. Environ un tiers des Parisiens envisagent de déménager... C'est une politique de Gribouille ! Après des semaines de grève, privatisons la collecte des ordures ménagères dans le 8e J'ai défendu un vœu V08 2023 07 pour que la Maire de Paris privatise la collecte des ordures ménagères dans le 8e arrondissement de Paris . Le 8e a en effet été jonché de tonnes d'ordures pendant de trop nombreuses semaines, du 6 au 29 mars 2023, du fait d'une grève de la collecte des ordures ménagères par les éboueurs de la Ville de Paris. Cette interruption d'un service public pourtant essentiel a créé un risque sanitaire et sécuritaire démesuré pour les habitants et les commerçants, ainsi qu' un risque de "réputation" pour l'arrondissement. Ce risque a du reste été matérialisé par de dangereux feux de poubelles à l'occasion de manifestations nocturnes sauvages et violentes en marge de la protestation contre la loi réformant le système des retraites. Pour des raisons historiques , un compromis politique remontant au premier Maire de Paris élu Jacques CHIRAC pour éviter - déjà - la reproduction de la grève massive de la CGT de 1977, l'organisation de la collecte des ordures ménagères à Paris a été subdivisée et diffère suivant les arrondissements. Les services municipaux assurent la collecte en régie dans la moitié des arrondissements, le 8e ainsi que les 2e, 5e, 6e, 9e, 12e, 14e, 16e, 17e et 20e arrondissements, tandis que des prestataires privés (Derichebourg Polysotis, Urbapropreté, SEPUR, Pizzorno Propolys, Derichebourg Polyreva) assurent la collecte en délégataires du service public dans l'autre moitié des arrondissements, les 1er, 3e, 4e, 7e, 10e, 11e, 13e, 15e, 18e et 19e arrondissements. Alors que la Ville de Paris a pourtant l'obligation de collecter les déchets des ménages, la Maire de Paris a préféré soutenir la grève et refuser la réquisition de certains personnels grévistes, plutôt que de défendre les intérêts de ses administrés et mandants. Les habitants du 8e arrondissement subissent ainsi une inégalité de traitement du fait de ce système de collecte à deux vitesses . Ces habitants n'accepteront pas la reproduction dans l'arrondissement de la situation honteuse du mois de mars 2023. Contrairement à ce que certains allèguent paresseusement, en répétant une nouvelle fois les éléments de langage de la Maire de Paris sur la possibilité de grève des salariés des entreprises privées, et comme la Cour régionale des comptes l'a encore rappelé dans un rapport de mars 2022 , la privatisation de la collecte des ordures ménagères permettrait d'améliorer la gestion et la productivité des personnels, de réduire le coût de la collecte à la tonne et de redéployer des agents municipaux sur le nettoyage des rues . Enfin, la propreté est un enjeu réputationnel crucial pour la ville hôte des JOP de Paris 2024 et le 8e arrondissement accueillera des épreuves olympiques sur les sites de la place de la Concorde, du Grand Palais et du pont Alexandre-III. C'est pourquoi j'ai proposé à notre Conseil du 8e arrondissement de demander à la Maire de Paris de privatiser la collecte des ordures ménagères dans le 8e arrondissement de Paris. L'attente locale est très forte . La pétition en ligne que j'ai lancée fin mars pour privatiser la collecte des ordures a d'ores et déjà recueilli plus de 2 000 signatures. Bien sûr, la privatisation n'est pas la panacée... Mais elle est un moindre mal ! Pour rejeter mon vœu, alors même que d'autres arrondissements de droite ont défendu et adopté des vœux allant dans mon sens, la Maire du 8e arrondissement a fait feu de tout bois argumentaire : les éboueurs des entreprises privées et les personnels en charge des incinérateurs peuvent également faire grève, le 8e arrondissement aurait été nettoyé plus rapidement que d'autres arrondissement en sortie de grève du mois de mars, etc. Les administrés apprécieront... Clarifier et sécuriser le tracé de la piste cyclable des Batignolles J'ai ensuite défendu un vœu V08 2023 08 pour clarifier et sécuriser le tracé de la piste cyclable des Batignolles . Le tracé de la piste cyclable du boulevard des Batignolles - mitoyenne des 8e et 17e arrondissements - est dangereux pour tous les usagers de l'espace public, à commencer par les cyclistes et les piétons, sur tout son tracé, depuis la jonction des boulevards de Courcelles et des Batignolles à l'Ouest, jusqu'à la place de Clichy à l'Est. Ce tracé est d'abord compliqué et source de confusion . Le parcours s'apparente à un véritable "gymkhana", avec des allers-retours entre le terre-plein central et la circulation générale latérale, ainsi que plusieurs virages à quasi angle droit. La signalisation horizontale et verticale est peu lisible, parfois même effacée. Ce tracé est ensuite "conflictogène" . La piste cyclable est toujours à proximité immédiate des espaces dédiés au cheminement des piétons, y compris les passages pour piétons. Les cheminements cyclistes et piétons se croisent en plusieurs endroits, des situations génératrices de conflits potentiels entre les différents usagers de l'espace public. Et lorsque les piétons veulent quitter le terre-plein central, ils doivent franchir la piste cyclable sans que cette possibilité de franchissement soit matérialisée par une ligne discontinue, comme si les cyclistes avaient la priorité réglementaire sur les piétons, pourtant usagers les plus vulnérables. C'est pourquoi j'ai proposé que notre Conseil du 8e arrondissement demande à l'Adjoint à la Maire de Paris en charge de la transformation de l’espace public , des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie, M. David BELLIARD (auquel j'avais déjà adressé un courrier ), de prendre dans les meilleurs délais des mesures de correction et de réaménagement afin de clarifier et de sécuriser, pour les piétons et pour les cyclistes, le tracé de la piste cyclable du boulevard des Batignolles. A l'occasion de la discussion de ce vœu, qui n'a finalement pas été adopté, nous avons appris qu'une réflexion commune des 8e et 17e arrondissements sur le réaménagement des espaces verts du terre-plein central et mitoyen était en cours . A suivre attentivement donc. Proposer une alternative aux tensions sur la billetterie des JOP de Paris 2024 Nous avons aussi débattu du vœu V08 2023 09 de notre collègue Sophie SEGOND " relatif à l'accompagnement des centres de loisirs parisiens et des écoles parisiennes à venir assister à des épreuves lors des JOP 2024 ". C'était prévisible : les JOP de Paris 2024 étant un événement à dimension nationale et internationale, son système de billetterie est sous tension, et les modalités d'attribution ainsi que les prix des tickets suscitent des critiques . Ce sujet de la billetterie est complexe. N'oublions pas, par exemple, que les bénéfices réalisés sur les billets les plus chers compensent les déficits générés par les billets les moins chers, une compensation obligatoire selon le Comité d'organisation pour atteindre l'objectif de 1,4 G€ de recettes avec la billetterie, soit ⅓ de son budget global. En sa qualité de ville hôte, la Ville de Paris bénéficie d'un accès prioritaire à une "billetterie territoriale" , afin d'acquérir des billets pour les redistribuer à des publics qu'elle a définis comme "prioritaires", principalement les jeunes Parisiens et les contributeurs actifs à l'événement. Je ne suis pas dans le secret des dieux de l'Hôtel de Ville, mais je présume que la clef de répartition de ces billets de la Ville de Paris est extrêmement contrainte. Dans ces conditions, j'aurais voulu avoir le temps de rappeler deux principes et de formuler une proposition alternative . Le premier principe, c'est que le contribuable parisien - autrement dit, malheureusement, nos enfants et petits-enfants à travers la dette… - subventionne le moins possible l'achat de billets . Le second principe, c'est que la Ville de Paris se coordonne avec les autres collectivités éligibles à la "billetterie territoriale" - l'État, la Région Île-de-France et la Métropole du Grand Paris - pour ne pas doublonner les publics parisiens bénéficiaires. Dans ce contexte de billetterie contrainte, qui rend finalement peu probable qu'une majeure partie des billets acquis par la Ville de Paris "soit dédiée à cette action " pour les centres de loisirs parisiens et les écoles parisiennes comme le voulait le dispositif du vœu de notre collègue, ma proposition aurait été une alternative : c'est que la Ville de Paris permette a minima aux écoles parisiennes et aux centres de loisirs parisiens d'être téléspectateurs des épreuves dans de bonnes conditions, à défaut de pouvoir en être spectateurs . Là comme ailleurs, l'événement est parfois plus intéressant et spectaculaire à la télévision que dans le stade. A fortiori pour des enfants, alors que le Premier président de la Cour des comptes a encore récemment émis des points de vigilance sur le dispositif de sécurité des JOP. Où en est le programme de construction prévu au 25-27 rue de Constantinople ? J'ai enfin posé une question orale à la Maire du 8e arrondissement sur l'actualité et le calendrier du programme de construction de l'opération au 25-27 rue de Constantinople . En effet, le permis de construire du programme de construction de l'opération des 25-27 rue de Constantinople n'est toujours pas déposé sur le site de la Ville de Paris dédié aux demandes et autorisations d'urbanisme. Cette opération de construction d'un groupe scolaire de 8 classes, de près de 50 logements sociaux et d'une cuisine de production est programmée depuis bientôt 10 ans . En 2015, la Maire du 8e arrondissement avait elle-même indiqué avoir obtenu des assurances pour l'édification d'un nouveau groupe scolaire avant 2020 et la fin de la précédente mandature. Le concours d'architecture date déjà, quant à lui, de 2018. Et la DASCO a autorisé dans le budget 2023 la somme de 4 951 000 € pour l'opération libellée "Constantinople (8e) - EP 8 classes". De son côté, la Direction de l'Académie de Paris a confirmé que le Conseil départemental de l'éducation nationale (CDEN) du 6 mars 2023 avait acté des fermetures de classes dès la prochaine rentrée dans les écoles Baudry, Bienfaisance, Monceau et Robert Estienne, pour tenir compte de l'évolution à la baisse de la démographie scolaire à Paris en général et dans le 8e arrondissement en particulier. J'ai donc demandé à la Maire du 8e arrondissement de confirmer l'actualité du programme de construction de l'opération au 25-27 rue de Constantinople , y compris son "volet scolaire", et, le cas échéant, d'en préciser le calendrier prévisionnel. Dans sa réponse, Mme d'HAUTESERRE a indiqué que le permis de construire devait être affiché dans les tout prochains jours . L'agence en charge du projet est l'agence DATA Architectes . L'école devrait être livrée au début de l'année 2026. Là aussi, à suivre.
- Adoption du PLU : les Parisiens pourront maintenant exprimer leur avis lors de l'enquête publique
Le projet de PLU bioclimatique de Paris a été adopté par le Conseil de Paris au cours de sa séance du 5 juin. Il doit maintenant faire l'objet de consultations puis il sera soumis début 2024 à une enquête publique, laquelle a pour objet d'assurer la participation du public et de recueillir son avis, avant un vote définitif fin 2024. PLU = collectivisation + décroissance + bétonisation J'avais voté "contre" le projet de PLU bioclimatique lors de notre Conseil du 8e arrondissement du 22 mai car il s'agit d'un projet qui persévère sur la voie sans issue de la collectivisation des logements, de la décroissance de l'activité économique, de la bétonisation et de la densification à outrance, autant d'axes d'une politique urbanistique dont j'ai la conviction qu'elle est profondément contraire à l'intérêt de Paris et des Parisiens dans de trop nombreux domaines, et qui a déjà provoqué la fuite de près de 125 000 habitants depuis 10 ans. J'avais particulièrement dénoncé la politique d'accélération à marche forcée du logement social menée par la Maire de Paris et sa majorité bariolée "rose-verte-rouge". A ses yeux, la capitale sera toujours trop déficitaire en logements sociaux, même si elle dépasse déjà le taux légal de 25% prévu par l'article 55 de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU). Cette politique du logement social est d'autant plus critiquable : qu'elle raréfie les logements disponibles sur le marché locatif privé (600 des 1 000 parcelles pastillées sur l'ensemble de Paris sont en effet des logements...), qu'elle représente un coût exorbitant pour le contribuable parisien (le rachat des 1 000 parcelles pastillées ou préemptées dans Paris coûterait entre 60 et 100 milliards d'euros...), que ses principaux critères restent flous (le Premier adjoint à la Maire de Paris a informellement évoqué, au détour d'un entretien dans la presse, la "propriété monobloc", la "localisation" et la "mutabilité"), et qu'elle raréfie les surfaces de bureaux pourtant indispensables au dynamisme économique de la capitale, a fortiori dans l'arrondissement emblématique du quartier central des affaires qu'est le 8e. Dans son contre-projet de PLU intitulé "Un autre urbanisme est possible pour Paris", le groupe "Changer Paris" présidé par Mme DATI a lui aussi dénoncé "un nouveau PLU de tous les excès", avec notamment "l'accélération de la préemption de propriétés privées pour développer uniquement du logement social". La droite parisienne a ainsi logiquement voté "contre" le projet de PLU bioclimatique le 5 juin. Les groupes politiques "Indépendants et progressistes" et "Modem" ont également voté contre le texte. Je regrette vivement l'inconséquence de la Maire du 8e arrondissement et des élus de sa majorité qui ont été les seuls élus de droite à Paris à soutenir ce nouveau PLU de Mme HIDALGO lors de notre Conseil du 8e arrondissement du 22 mai. Ce faisant, ils ont une nouvelle fois distingué notre arrondissement des autres arrondissements de droite de façon bien peu enviable... Saisir l'opportunité de l'enquête publique sur le PLU En l'état du projet de PLU bioclimatique, 97 parcelles de terrain du 8e arrondissement font l'objet d'une prescription d'urbanisme et sont réservées pour réaliser certains types de logements, en l’occurrence exclusivement des logements sociaux. Quoique cette prescription d'urbanisme porte directement atteinte à leur droit fondamental de propriété, les propriétaires de parcelles dites "pastillées" n'ont jamais été destinataires d'une communication pour les informer de la prescription d'urbanisme dont leur parcelle de terrain fait l'objet et de la prochaine organisation d'une enquête publique sur le projet de PLU bioclimatique. C'est pourquoi j'ai écrit à la Maire du 8e arrondissement pour lui demander de bien vouloir nous indiquer les actions et les mesures que la Mairie du 8e arrondissement compte prendre, et suivant quel calendrier, pour informer dans les meilleurs délais ces propriétaires de l'existence d'une prescription d'urbanisme les concernant et de la possibilité de participer à l'enquête publique ad hoc. Alors, que faire à ce stade de la révision du PLU ? Certes, la Mairie de Paris ne sera pas tenue par l'avis rendu par la commission d'enquête publique en 2024, que cet avis soit positif ou négatif. La procédure de piétonnisation des voies sur berge Georges Pompidou l'avait rappelé en 2016... L'objectif de cette enquête publique est de permettre à la personne publique, en l'occurrence la Ville de Paris, de disposer des éléments nécessaires à son information. Au terme de l’enquête publique, le commissaire enquêteur rend un rapport et des conclusions motivées. Le rapport fait état des contre-propositions qui ont été faites au cours de l’enquête ainsi que des réponses apportées le cas échéant. L’ensemble de ces documents est rendu public. Mais participer à l'enquête publique reste une occasion à saisir pour tous les Parisiens en général, et tous les propriétaires du 8e arrondissement visés par une prescription d'urbanisme en particulier, de faire connaître et de faire valoir leur position, pour espérer dans un premier temps influer sur la décision politique finale ou, à défaut et dans un second temps, pour servir de point d'appui à un éventuel recours ultérieur.
- Exclusif PLU: la liste des 97 emplacements réservés pour la création de logements sociaux dans le 8e
Au terme de deux années de concertation, nous entrons enfin dans la dernière phase de la révision du Plan local d'urbanisme (PLU) en vigueur depuis 2006, qui doit aboutir à la finalisation et à l'adoption du futur "PLU bioclimatique de Paris". Du 6 au 9 juin, le Conseil de Paris va arrêter le projet de futur PLU. Le texte fera ensuite l'objet d'un ensemble de consultations prévues par le Code de l'urbanisme (État, Autorité environnementale, Région Île-de-France, Métropole du Grand Paris, Chambres consulaires, Île-de-France Mobilités, etc.). Puis il sera soumis à une enquête publique début 2024. Enfin, le PLU bioclimatique sera approuvé par le Conseil de Paris au 2nd semestre 2024. Dans le domaine du logement, ce projet de PLU bioclimatique poursuit un objectif idéologique qui va bien au-delà de l'obligation prévue par la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU) de 25% de logement social d'ici 2025 : il prévoit 40% de logements publics à Paris en 2035, dont 30% de logements sociaux et 10% de logements abordables. Pour cela, il s'appuie sur la possibilité d'imposer la réalisation de logements sociaux à l'occasion d'opérations immobilières, en abaissant le seuil de déclenchement, en augmentant la part minimale de logements sociaux à réaliser ou encore en multipliant le nombre des "emplacements réservés". Pour "rééquilibrer l’habitat et l’emploi sur un territoire" et y "réaliser certains types de logements", le futur PLU bioclimatique grève de prescriptions de mixité fonctionnelle et de mixité sociale les projets immobiliers de "construction neuve, de restructuration lourde, d’extension, de surélévation ou de changement de destination". Si ces projets concernent des surfaces dédiées à l’activité économique, ils devront comprendre dorénavant 10% de surfaces dédiées à l’habitation. Les projets concernant des surfaces dédiées à l’habitation devront comprendre de 35 à 50% de logement social, suivant que la zone est déficitaire ou hyper-déficitaire en logement social ; or, l'essentiel du 8e arrondissement se trouve en "zone hyper-déficitaire en logement social". Enfin, 97 emplacements sont aussi réservés dans l'arrondissement pour réaliser certains types de logements, en l’occurrence exclusivement du logement social. En l'état du projet de PLU bioclimatique de Paris, 97 parcelles de terrain du 8e arrondissement font donc l'objet d'une prescription d'urbanisme et sont réservées pour la création de logement social. Dans la terminologie de l'Hôtel de Ville, ce fléchage des parcelles est qualifié de "pastillage". Cette liste des "emplacements réservés" est enfin disponible dans la perspective de l'arrêt du projet de PLU bioclimatique lors du prochain Conseil de Paris des 6-9 juin. Dans la liste ci-dessous, les lettres "LS" indiquent qu’il s’agit d’un emplacement réservé en vue de la création de logement locatif social. Le premier nombre indique le pourcentage minimal relevant de la destination "habitation" que doit comporter la surface de plancher soumise à obligation de programme. Le second nombre indique le pourcentage minimal de logement locatif social que doit comporter la surface de plancher soumise à obligation de programme. Ces taux sont très élevés pour notre arrondissement... J'ai déjà vivement déploré le fond et la forme de ce projet de "pastillage" pour la création de logement social dans le 8e : il s'agit en effet d'une atteinte abusive au droit fondamental de propriété et la plupart des propriétaires n'en ont toujours pas été officiellement informés, ni de la part de la Mairie de Paris (qui décide), ni de la part de la Mairie du 8e arrondissement (qui émet un avis). Conformément à l’article L.152-2 du code de l’urbanisme, le propriétaire d’un terrain sur lequel est inscrite une servitude de ce type peut exercer son "droit de délaissement" et mettre en demeure la Ville de Paris de procéder à son acquisition en rachetant le bien au prix fixé par le juge de l'expropriation dans les conditions et délais mentionnés aux articles L.230-1 et suivants. Cette politique d'accélération à marche forcée du logement social est d'autant plus inacceptable qu'elle va raréfier les surfaces de bureaux pourtant indispensables au dynamisme économique de la capitale, a fortiori dans le quartier central des affaires, et que les préemptions représentent un coût exorbitant pour le contribuable parisien.
- Newsletter - mai 2023 | L'essentiel de mon actualité d'élue
Vous trouverez ci-après l'essentiel de mon actualité d'élue (actions, positions et propositions) au cours des dernières semaines. Au sommaire, notamment, la volonté de Mme HIDALGO de privatiser notre périphérique , notre Conseil du 8e arrondissement du 22 mai, la liste exclusive des 97 emplacements réservés dans le cadre du nouveau Plan local d'urbanisme (PLU) bioclimatique de Paris pour la création de logements sociaux dans le 8e, les premiers aménagements de la rue de Saint-Pétersbourg , les prochaines assemblées plénières des Conseils de quartier , la dégradation des finances publiques parisiennes . Sans oublier les rubriques "Le chiffre", "Le saviez-vous ?" ou "L'image". Pour ne rien manquer de mon actualité, je vous invite à suivre mes différents canaux de communication numérique - le site , la page Facebook , le compte Instagram , le profil LinkedIn , le compte Twitter et la chaîne Youtube . Je vous invite à les suivre en vous abonnant et en les partageant autour de vous - dans vos familles, à vos amis, entre collègues, et plus largement à tous ceux qui, dans vos divers réseaux, peuvent avoir de la sympathie pour nos actions et nos idées. Sur ces sujets comme sur tous les autres concernant le 8e arrondissement et plus largement Paris, je reste à votre entière écoute et disposition . Vos commentaires, vos observations et vos suggestions par retour d'email sont toujours les bienvenus. N'hésitez pas enfin à rediffuser cette newsletter à vos proches susceptibles d'être intéressés par ces sujets. Catherine LÉCUYER Conseillère du 8e arrondissement de Paris (divers droite) LES ACTUALITÉS Pour le périphérique, de la concertation, Mme HIDALGO ! J'avais déjà pris position contre le "projet de voie dédiée au covoiturage, aux transports collectifs et aux taxis sur le boulevard périphérique" , ainsi que sur la réduction de la vitesse de 70 à 50 km/h, un projet de "privatisation" partielle de la voie circulaire porté par la seule Maire de Paris qui interroge une nouvelle fois sur sa politique de la mobilité... Lire la suite Conseil du 8e arrondissement du 22 mai 2023 : je vous rends compte Nous avons tenu lundi 22 mai notre 21e Conseil du 8e arrondissement de la mandature (2020-2026) . Le menu était "copieux", avec un nouvel usage discutable de la dénomination des voies publiques, la privatisation souhaitable de la collecte des ordures ménagères après les trop nombreuses semaines de grève du mois de mars, l'indispensable sécurisation de la piste cyclable des Batignolles, l'actualité du programme de construction de l'opération au 25-27 rue de Constantinople, l'attribution aux scolaires de billets pour les JO de Paris 2024, sans oublier le "plat de résistance" : la révision du Plan local d'urbanisme (PLU) de Paris, avec entre autres la politique d'accélération à marche forcée du logement social dans la capitale en général et dans le 8e arrondissement en particulier. Lire la suite Exclusif PLU: la liste des 97 emplacements réservés pour la création de logements sociaux dans le 8e Au terme de deux années de concertation, nous entrons enfin dans la dernière phase de la révision du Plan local d'urbanisme (PLU) en vigueur depuis 2006, qui doit aboutir à la finalisation et à l'adoption du futur "PLU bioclimatique de Paris" . Du 6 au 9 juin, le Conseil de Paris va arrêter le projet de futur PLU. Le texte fera ensuite l'objet d'un ensemble de consultations prévues par le Code de l'urbanisme (État, Autorité environnementale, Région Île-de-France, Métropole du Grand Paris, Chambres consulaires, Île-de-France Mobilités, etc.). Puis il sera soumis à une enquête publique début 2024. Enfin, le PLU bioclimatique sera approuvé par le Conseil de Paris au 2nd semestre 2024. Lire la suite Premiers aménagements de la rue de Saint-Pétersbourg : et vous, qu'en pensez-vous ? Je ne reviendrai pas ici sur mes réserves générales vis-à-vis de la politique de mobilité et des déplacements de la Mairie de Paris , ni sur les modifications incessantes des plans de circulation que j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer à plusieurs reprises. Mais parce que les premiers aménagements de la rue de Saint-Pétersbourg sont "provisoires", je veux en signaler à temps certains "défauts" afin de pouvoir les faire corriger dans l'aménagement "définitif" . Des riverains m'ayant interpellée à leur suite, je me suis donc rendue sur place pour apprécier la situation et constater les premiers effets des aménagements pour apaiser et sécuriser la rue de Saint-Pétersbourg. Les effets d'autres aménagements en cours dans le secteur devront aussi être évalués : je pense notamment aux aménagements cyclables rue d'Amsterdam et rue de Londres, ainsi qu'à l'aménagement de la sortie du métro Liège. Lire la suite Assemblées plénières des Conseils de quartier : en juin, faites entendre votre voix ! Les prochaines assemblées plénières des sept Conseils de quartier du 8e arrondissement se tiendront du 13 au 29 juin. Qu'ils soient transversaux et communs à la plupart des Conseils de quartier, ou au contraire spécifiques et propres à chacun d'entre eux, les enjeux locaux sont nombreux. Autant de raisons pour lesquelles je vous encourage à participer à ces réunions publiques des Conseils de quartier , instances emblématiques de la démocratie locale participative, afin de vous tenir informés des projets en cours et à venir de la Mairie de Paris et de la Mairie du 8e arrondissement dans votre quartier, ainsi que pour faire connaître et valoir vos besoins, vos attentes et vos positions sur tel ou tel dossier ou projet. Lire la suite Il faut assainir d'urgence les finances publiques à Paris ! Contrairement à ce que voudrait faire croire la communication "méthode Coué" de l'Hôtel de Ville, les finances publiques de Paris ne sont pas saines . La structure du budget des collectivités locales est pourtant réputée plus saine que celle de l'État, puisqu'elles ont l'obligation d'équilibrer leur budget de fonctionnement et ne peuvent emprunter que pour financer leurs investissements… Mais les finances parisiennes se sont beaucoup dégradées depuis 2014 et l'élection de Mme HIDALGO ! Lire la suite LE CHIFFRE C'est le nombre des parcelles de terrain du 8e arrondissement qui font l'objet d'une prescription d'urbanisme dans le projet de PLU bioclimatique et sont réservées pour la création de logements sociaux. Dans la terminologie de l'Hôtel de Ville, ce fléchage des parcelles est qualifié de "pastillage". LE SAVIEZ-VOUS ? Grâce à l'active entremise de l'association des Amis de Saint-Augustin, la paroisse Saint-Augustin a obtenu de la Mairie de Paris qu'elle contribue à hauteur de 2 M€ au ravalement de la façade ouest du transept et à la restauration des toiles de Bouguereau de la Chapelle Ouest. La campagne de dons 2023 continue. L'IMAGE Sculpté par Henri BOUCHARD (1875-1960) pour évoquer la vie de Saint Pierre en bas-reliefs et haut-reliefs, le tympan enfin restauré de l'église Saint-Pierre de Chaillot vient d'être inauguré. L'église de style romano-byzantin, dont l'ossature est en béton armé et le revêtement en pierre, a été bâtie de 1933 à 1938 sur l'avenue Marceau, mitoyenne des 16e et 8e arrondissements, d'après les plans de l'architecte Émile BOIS (1875-1960). Son intérieur est orné de fresques peintes sur béton par Nicolas UNTERSTELLER (1900-1967). L'AGENDA Les prochaines assemblées plénières des sept Conseils de quartier du 8e arrondissement se tiendront du 13 au 29 juin : Hoche-Friedland : le mardi 13 juin à 19h à l'école Louis de Funès Monceau : le jeudi 15 juin à 19h à l'école Monceau Saint-Augustin : le lundi 19 juin à 19h30 en Mairie du 8e arrondissement Europe : le jeudi 22 juin à 19h à l'école Moscou Triangle d'Or : le lundi 26 juin à 19h à l'école Robert Estienne Elysée-Madeleine : le mercredi 28 juin à 19h à l'école Surène Saint-Philippe du Roule : le jeudi 29 juin à 19h à l'école Paul Baudry Le prochain Conseil du 8e arrondissement, le 22e depuis le début de la mandature 2020-2026, se tiendra le mardi 20 juin à 19h en Mairie du 8e arrondissement. La séance du Conseil est publique et ouverte à tous.
- Pour le périphérique, de la concertation, Mme HIDALGO !
J'avais déjà pris position contre le "projet de voie dédiée au covoiturage, aux transports collectifs et aux taxis sur le boulevard périphérique", ainsi que sur la réduction de la vitesse de 70 à 50 km/h, un projet de "privatisation" partielle de la voie circulaire porté par la seule Maire de Paris qui interroge une nouvelle fois sur sa politique de la mobilité... Autant je comprends parfaitement que l'Etat et la Ville de Paris se soient engagés, le temps de la durée des JOP de Paris 2024, à réserver des "voies olympiques" prioritaires sur le boulevard périphérique et les autoroutes franciliennes, afin de faciliter les déplacements des athlètes, des officiels et des secours vers, et depuis, les sites de compétition. Autant je comprends moins que la Maire de Paris veuille ensuite, une fois les JOP terminés, transformer ces voies "olympiques" en voies "dédiées". "Privatiser" une voie et réduire une nouvelle fois la vitesse sur le "périph", qui compte chaque jour environ 1,5 million de trajets, c'est prendre le risque de congestionner encore un peu plus une boucle de circulation déjà de moins en moins rapide... Quel est par ailleurs l'intérêt d'abaisser la vitesse maximale autorisée à 50 km/h alors que la vitesse moyenne en heure de pointe se situe entre 30 et 45 km/h ? Je persiste et signe la tribune intitulée "Pour le périphérique, de la concertation, madame Hidalgo !" lancée par les élus Vincent JEANBRUN et Rachida DATI, respectivement Maire de L'Haÿ-les-Roses et Maire du 7e arrondissement de Paris. Cosignée par près de 1 800 élus franciliens, cette tribune a publiée dans Le Journal du Dimanche du 28 mai (lire la tribune en ligne sur le site du JDD ou ci-dessous). Dans cette tribune, nous protestons énergiquement contre le fond et la forme de la nouvelle tentative de Mme HIDALGO de passer en force sur un projet structurant pour la mobilité parisienne et francilienne, ce que son Premier adjoint assume au demeurant toute honte bue dans un entretien au Parisien, sans la moindre concertation préalable avec les parties prenantes, notamment les élus franciliens, ni la moindre étude d'impact, non seulement sur la pollution, contre laquelle nous devons bien sûr tous lutter, mais aussi sur les inévitables rallongements des temps de parcours et reports de circulation, et ce en dépit des vives inquiétudes exprimées par les Parisiens et les Franciliens. Pour lutter efficacement contre les pollutions atmosphériques et sonores du périphérique, des alternatives existent pourtant, notamment la couverture partielle du boulevard, la généralisation des revêtements silencieux et les murs antibruit. Le financement de la couverture du périphérique pourrait être assuré par la vente des terrains adjacents. Quant aux tunnels et aux murs antibruit, ils n'isolent qu'un tiers de la longueur du périphérique alors que plus de 100 000 personnes sont immédiatement riveraines des voies. Enfin, les nuisances sonores du périphérique résultent principalement du roulement (le bruit des roues sur l'asphalte) et du surrégime des moteurs observé à faible vitesse, lors des ralentissements. D'après un rapport publié en mars 2020 par le cabinet Roland Berger et Kisio, les habitants de Paris représentent environ 20% des usagers du périphérique, les habitants de la petite couronne, vivant à proximité de l'infrastructure, en étant les principaux utilisateurs. "La raison d'être de ce boulevard périphérique est d'améliorer la circulation dans la région parisienne, et en particulier aux limites de Paris." (Pierre MESSMER, Premier ministre, le 25 avril 1973, lors de l'inauguration du dernier tronçon du boulevard périphérique, entre la Porte Dauphine et la Porte d'Asnières) Enfin, mobiliser les ressources humaines et matérielles qu'exigeraient le contrôle et la verbalisation des nouveaux usages sur l'éventuelle "voie dédiée" du périphérique, ce serait déshabiller Pierre pour habiller Jacques, alors que nombre d'arrondissements, et notamment le 8e arrondissement, réclament de longue date davantage de moyens pour vidéo-contrôler et vidéo-verbaliser certains usages dangereux de la route et de l'espace public.
- Premiers aménagements de la rue de Saint-Pétersbourg : et vous, qu'en pensez-vous ?
Merci d'avance de bien vouloir répondre à notre enquête de satisfaction anonyme et sans collecte de données . Pour de plus amples commentaires, observations et suggestions, vous pouvez m'écrire à l'adresse contact@catherinelecuyer.fr. Je ne reviendrai pas ici sur mes réserves générales vis-à-vis de la politique de mobilité et des déplacements de la Mairie de Paris , ni sur les modifications incessantes des plans de circulation que j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer à plusieurs reprises. Mais parce que les premiers aménagements de la rue de Saint-Pétersbourg sont "provisoires", je veux en signaler à temps certains "défauts" afin de pouvoir les faire corriger dans l'aménagement "définitif" . Des riverains m'ayant interpellée à leur suite, je me suis donc rendue sur place pour apprécier la situation et constater les premiers effets des aménagements pour apaiser et sécuriser la rue de Saint-Pétersbourg. Les effets d'autres aménagements en cours dans le secteur devront aussi être évalués : je pense notamment aux aménagements cyclables rue d'Amsterdam et rue de Londres, ainsi qu'à l'aménagement de la sortie du métro Liège. Comme nous l'avions souligné début mars , la réalisation du projet d'aménagement de la rue de Saint-Pétersbourg est prévue en 2 phases , l'une avant et l'autre après les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris 2024. Du point de vue des besoins des riverains, je regrette à nouveau que les aménagements "accessoires" soient réalisés rapidement, tandis que les aménagements "principaux" pour apaiser et sécuriser la rue le seront, au mieux, si le calendrier ne "dérape" pas d'ici-là, dans deux ans . L'élargissement de 2 m des trottoirs (le trottoir pair entre la place de l'Europe et la rue de Florence, le trottoir impair entre la rue de Florence et la place de Clichy), ainsi que la création de plateaux surélevés pour les traversées piétonnes à proximité des rues de Berne et de Florence, ne seront en effet réalisés qu'après les JOP. Au cours des vacances de printemps, de premiers aménagements dits "provisoires" ont donc été réalisés : la mise à sens unique "descendant" , avec 1 file de circulation générale depuis la place de Clichy vers la place de l'Europe et un contresens "bus" ouvert aux vélos depuis la place de l'Europe vers la place de Clichy ; l'installation de 3 "coussins berlinois" rectangulaires , visant à ralentir la vitesse des voitures sans gêner les autres usagers de la chaussée ; et la délimitation par des potelets de nouveaux espaces "entre-deux" , séparés de la chaussée sans être mis au niveau des trottoirs. J'ai d'abord observé les évidentes difficultés d'insertion sur la place de Clichy des bus en provenance de la rue de Saint-Pétersbourg . Ces difficultés génèrent en amont, sur le haut de la rue, une congestion récurrente et importante des véhicules (pas toujours autorisés...) qui circulent sur le contresens bus. Si la place de Clichy est saturée en quasi permanence et compliquée d'accès du fait de ses nouveaux aménagements, la circulation rue de Saint-Pétersbourg de bus souvent longs, dits "articulés", ne contribue probablement pas à faciliter leur bonne insertion, de même que le cadencement manifestement inadapté du feu tricolore... J'ai ensuite pu recueillir les réserves de riverains sur l'aménagement de nouveaux espaces "entre-deux" - une partie de la voirie qui est déjà séparée de la chaussée par des potelets mais qui n'est pas encore mise au niveau des trottoirs - en termes d'usages et d'entretien . Ce sont les " élargissements tactiques " des trottoirs, " préfiguration d'un recalibrage de la voie ", évoqués lors de la réunion publique du 10 mars dernier (cf. les pages 13 et 14 du document de présentation ). Quels y sont les usages autorisés et interdits (stationnement, vélo, etc.) ? Si les usages étaient les mêmes que sur les trottoirs, dont ils préfigureraient en quelque sorte l'élargissement post-JOP 2024, il serait alors utile de déposer rapidement les potelets qui se trouvent encore sur les trottoirs afin de marquer la continuité d'usages avec ces nouveaux espaces. Il faudrait également veiller à ce que cet "entre-deux" soit aussi "bien" entretenu que les trottoirs. A terme, nous devrons être très vigilants quant au calendrier de l'élargissement effectif des trottoirs , de sorte de ne pas rester avec deux "niveaux" de marche différents pour les piétons. Pour de plus ou moins bonnes raisons budgétaires, la tentation est parfois grande pour la Ville de Paris de ne pas achever des aménagements initialement présentés comme provisoires... J'ai enfin été interpellée par l'installation au droit du n°16 de la rue de Saint-Pétersbourg d'un nouveau panneau interdisant l'arrêt ou le stationnement " sauf aux autocars de tourisme " . Il ne figurait pas tel quel dans la présentation projetée lors de la réunion publique du 10 mars... La chaussée de la rue de Saint-Pétersbourg est déjà suffisamment encombrée par la surabondance des lignes de bus pour ne pas encourager les autocars de tourisme à l'emprunter eux aussi et à s'y arrêter ! D'autant qu'en l'absence de contrôle et de verbalisation en nombre suffisant, les arrêts pourraient rapidement dégénérer en stationnement gratuit long et illégal. Compte tenu des interrogations et des réserves soulevées par ces premiers aménagements "provisoires" pour apaiser et sécuriser la rue de Saint-Pétersbourg, j'ai écrit à David BELLIARD , Adjoint à la Maire de Paris en charge de la transformation de l’espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie, pour lui demander des éléments de réponse et des garanties .
- Conseil du 8e arrondissement du 9 mars 2023 : je vous rends compte
Nous avons enfin tenu le jeudi 9 mars notre 20e Conseil du 8e arrondissement de la mandature (2020-2026). Enfin, car la Maire de Paris asphyxie chaque jour un peu plus la démocratie parisienne. Pour la première fois hors période électorale, seules trois séances du Conseil de Paris - et donc du Conseil du 8e arrondissement - sont programmées au 1er semestre 2023 : les assemblées délibérantes de la Ville de Paris ne seront ainsi réunies qu'en mars, juin et juillet… Au menu, notamment : le développement des commerces de proximité en pieds d'immeubles, la restauration complète de l'église de la Madeleine, les fermetures de classes, la tenue des emprises de chantier sur le domaine public, le calendrier du réaménagement de la rue Saint-Pétersbourg, ou encore l'audit global de la ZAC Beaujon. Vous trouverez ici l'ordre du jour de la séance, ici le compte rendu intégral et ci-dessous un compte rendu synthétique de mes principales interventions. Soutenir le commerce de proximité qui fait vivre nos quartiers Je suis d'abord intervenue sur le projet de délibération 2023 DAE 77 concernant les commerces en pieds d'immeubles des programmes de logements du bailleur social de la Ville de Paris Elogie-Siemp. Depuis 2017, Elogie-Siemp a rejoint les deux autres bailleurs sociaux de la Ville, Paris Habitat et la RIVP, pour former une structure unique, le GIE Paris Commerces, chargée de commercialiser plus de 7 000 locaux d'activités en pieds d'immeubles dans l'ensemble des arrondissements parisiens. Nous avons tous pris - ou repris - conscience, pendant la crise sanitaire et les confinements, de l'importance des commerçants et des artisans de proximité pour tisser et entretenir le lien social dans nos quartiers. Toutes les initiatives contribuant à faciliter l'installation d'activités économiques et associatives de proximité qualitatives et utiles pour les Parisiens méritent à ce titre d'être soutenues. Le GIE Paris Commerces facilite cette installation en proposant des conditions de location particulièrement attractives, avec des loyers raisonnables, sans droit d'entrée, sans caution et sans honoraires. Le projet de délibération qui nous était soumis visait trois locaux commerciaux en pied d'immeuble dans notre arrondissement : le 26 et 26 bis rue de Saint-Pétersbourg, le 73 rue d'Amsterdam et le 12 rue de Monceau. J'en ai profité pour souligner tout l'intérêt que nous aurions à favoriser l'installation d'un cabinet médical dans l'un de ces locaux, compte tenu de de la difficulté d'accès à certains soins dans notre arrondissement. Compte tenu de ce qui précède, j'ai émis un avis favorable. Bientôt une restauration complète de l'église de la Madeleine La restauration complète de l'église de la Madeleine va bientôt pouvoir se poursuivre grâce à un legs formalisé en 1974, il y a bientôt 50 ans ! Alors que les travaux de restauration du pronaos de l'église de la Madeleine s'achèveront à l'été, ce legs consenti à la Ville de Paris pour l'église dont elle est propriétaire, objet de la délibération 2023 DAJ 2, va en effet permettre de poursuivre dans de bonnes conditions financières la restauration de l'édifice du 19e s. construit par les architectes VIGNON et HUVÉ. Pour mémoire, commencée en mai 2021, la restauration du pronaos s'achèvera à l'été. Sur les 10 M€ du coût total de l'opération, 8 M€ auront été financés par un bâchage publicitaire renouvelé tous les mois. Ce financement via la publicité est opportun compte tenu de la situation dégradée des finances municipales. Et je me félicite que le continu publicitaire n'ait jamais posé de problème à ma connaissance. Mais une fois achevée la restauration du pronaos sur la façade Nord, des travaux complémentaires seront indispensables pour la restauration des autres façades du bâtiment - Ouest, Nord et Est. Ces travaux sont chiffrés à 19 M€. La présente délibération par laquelle la Ville de Paris accepte le legs universel de plus de 5 M€ consenti par Madame Amélie DAOUT en faveur de l'église de la Madeleine va donc permettre de financer une partie significative du coût de ces travaux. C'est une excellente nouvelle ! J'ai donc évidemment émis un avis très favorable sur ce projet de délibération. Justifier les emprises de chantier dans l'espace et le temps J'ai défendu un premier vœu pour que la Maire de Paris s'engage à garantir des emprises de chantier sur le domaine public strictement nécessaires, adaptées et proportionnées, dans l'espace et le temps, aux besoins justifiés pour la réalisation des travaux. De nombreux administrés se plaignent en effet de la superficie excessive et de l'inoccupation fréquente des emprises de chantier sur l'espace public dont ils sont les riverains. Ils déplorent notamment des travaux suspendus pendant des semaines, puis repris soudainement, la plupart du temps sans la moindre information... Ces plaintes ont augmenté depuis l'entrée en vigueur en 2016 du nouveau Règlement de voirie adopté par la Mairie de Paris. L'une des conséquences de ce nouveau Règlement de voirie est en effet le dérapage du calendrier et la dégradation de la qualité des travaux de remise en état de la voirie. Pourquoi ? Parce que ces travaux ne sont désormais plus assurés par la Direction de la voirie et des développements (DVD) de la Ville de Paris mais par les intervenants sur l'espace public... dont ce n'est pas le métier d'origine ! Dans le 8e arrondissement, par exemple, les riverains de l'avenue de Messine se plaignent de la saturation de l'espace public par les emprises des chantiers publics (SNCF) et privés réalisés sur le tronçon de la voie entre les n°1 et n°18, ainsi que de l'utilisation faible, parfois même inexistante, de ces emprises de chantier. J'avais écrit un courrier à la Maire du 8e arrondissement à ce sujet en décembre dernier. Mais mon courrier était resté sans réponse. C'est pourquoi j'ai proposé dans mon vœu en Conseil d'arrondissement que la Mairie de Paris s'engage à garantir des emprises de chantier sur le domaine public strictement nécessaires, adaptées et proportionnées, dans l'espace et le temps, aux besoins justifiés pour la réalisation des travaux. Mais la réponse de Mme la Maire n'a pas été satisfaisante. Elle considère qu'il n'y aurait pas de marge de manœuvre pour améliorer la tenue des emprises de chantier sur l'espace public. Je suis d'autant plus étonnée de cette réaction que le groupe "Changer Paris", auquel la majorité d'arrondissement appartient pourtant, défend un vœu qui va dans le même sens au cours du Conseil de Paris ce mois de mars... Vite, accélérons le réaménagement de la rue de Saint-Pétersbourg ! J'ai défendu un second vœu pour que la Maire de Paris accélère le calendrier du réaménagement de la rue de Saint-Pétersbourg et élargisse les réunions préparatoires à l'ensemble des parties prenantes du projet. Depuis 2020, les riverains et les usagers de la rue de Saint-Pétersbourg subissent les externalités négatives du réaménagement de la rue voisine d'Amsterdam, avec les reports de la circulation générale et des lignes de bus 21 et 95 qui génèrent des embouteillages, des comportements routiers dangereux et des pollutions atmosphérique et sonore mettant en danger leur sécurité et leur santé. Pour autant, ces riverains et ces usagers ne sont pas au bout de leurs peines ! Le futur aménagement de la rue de Clichy dans le 9e arrondissement créera inévitablement un nouveau report de circulation supplémentaire dans la rue de Saint-Pétersbourg, qui pourrait s'en trouver davantage encore embolisée. Ces riverains et usagers de la rue de Saint-Pétersbourg ont déjà posé le diagnostic de la situation et formulé des propositions. Ils attendent maintenant des actes. Une pétition en ligne "pour apaiser et sécuriser la rue de Saint-Pétersbourg" lancée par des riverains a d'ores et déjà recueilli plus d'un demi-millier de signatures. Le problème est le calendrier prévisionnel de la Ville de Paris pour le réaménagement de la rue de Saint-Pétersbourg, lequel, avec une première réunion publique d'information le 10 mars 2023 puis un début des travaux à la fin de l'année seulement, n'a pas pris la mesure de l'importance et de l'urgence de la situation. La sécurité et la santé des riverains et des usagers ne peuvent attendre une année d'immobilisme supplémentaire. La rue de Saint-Pétersbourg devrait être apaisée et sécurisée dans les meilleurs délais. Enfin, le format des réunions sur le projet de réaménagement de la rue de Saint-Pétersbourg n'a pas été, jusqu'à présent, élargi à l'ensemble des parties prenantes du projet - la Mairie du 8e arrondissement, les représentants des habitants et des commerçants, y compris les collectifs divers, Île-de-France Mobilités, la RATP, mais aussi la Mairie du 9e arrondissement pour la cohérence d'ensemble du plan de circulation générale. Là aussi, j'avais interpellé dans des courriers la Maire du 8e arrondissement et l'Adjoint à la Maire de Paris en charge notamment de la voirie sur l'urgence d'un réaménagement. Faute de réponse satisfaisante, j'ai donc proposé d'émettre le vœu que la Maire de Paris accélère le calendrier du réaménagement de la rue de Saint-Pétersbourg et élargisse les réunions préparatoires à l'ensemble des parties prenantes du projet. Attention : l'enfer municipal peut être pavé de bonnes intentions démocratiques Je me suis ensuite abstenue sur le vœu de notre collègue d'opposition Sophie SEGOND pour donner la faculté aux maires d'arrondissement de pouvoir adosser aux référendums organisés par la Ville de Paris une consultation d'arrondissement portant sur une question d'intérêt local. Je partageais largement l'esprit de l'exposé des motifs du vœu. Tout en ayant conscience de ses limites, notamment en termes de biais sociologiques dans la mobilisation des citoyens et de volonté parfois plus ou moins discrète d'habiller la décision politique d'un "vernis" citoyen, je suis moi aussi favorable à plus de démocratie participative - à tous les niveaux d'ailleurs - en introduisant une dose de démocratie directe et continue pour compléter notre démocratie représentative et intermittente. J'ai bien dit "compléter" et non pas… remplacer ! Mais j'étais très réservée sur la lettre du dispositif de ce vœu. Il s'agissait, je le cite, de "pouvoir adosser aux référendums organisés par la Ville de Paris une consultation d'arrondissement portant sur une question d'intérêt local, préalablement votée en conseil d'arrondissement". Ma réserve était double : Adosser une consultation d'arrondissement aux référendums organisés par la Ville de Paris aurait d'abord compliqué la bonne compréhension des enjeux du référendum local principal, lequel concerne une collectivité territoriale pour un projet concernant une affaire locale significative et prioritaire, par exemple la création d'une police municipale. Adosser une consultation d'arrondissement aux référendums organisés par la Ville de Paris aurait ensuite dénaturé le référendum local qui doit être décisionnel et non pas simplement consultatif. Ce faisant, le remède serait pire que le mal et contre-productif pour la démocratie participative ainsi que pour le lien de confiance entre les électeurs et leurs élus : il ne faut pas laisser croire aux citoyens qu'ils peuvent changer les choses si les choix sont déjà faits ! Telles étaient les raisons de mon abstention. ZAC Beaujon : réaliser un audit global avant la fin de la garantie décennale J'ai posé une question à la Maire du 8e arrondissement sur la réalisation d'un audit global de fin de garantie décennale des différents lots du projet de la ZAC Beaujon pour lesquels l'expiration de cette garantie est imminente. La ZAC Beaujon, ce sont 96 logements sociaux, 4 600 m² d'équipement sportif, 3 commerces, 1 580 m² d'équipement destinés à la petite enfance, 1 groupe scolaire de 5 000 m², 53 chambres dans un foyer de jeunes travailleurs et 1 square centrale de 1 823 m², mais aussi beaucoup de défauts et de malfaçons, tantôt une mauvaise isolation thermique, tantôt des éléments extérieurs défectueux, tantôt des panneaux solaires installés en toiture sans raccordement, etc. La Maire du 8e arrondissement l'avait d'ailleurs elle-même reconnu en réponse à la question orale que je lui avais posée lors de notre Conseil du 8e arrondissement du 27 septembre 2022 pour la réalisation d'un audit global de fin de garantie décennale de l'école élémentaire Louis de Funès. Elle avait alors rappelé, je la cite, que "les équipements livrés dans le cadre de l'aménagement de la ZAC Beaujon comportent des malfaçons et des défauts de conception", puis elle avait précisé que "le centre sportif et l'école Louis du Funès, livrés début 2014, souffrent notamment de nombreux défauts." Or, l'approche du 10e anniversaire de la livraison de certains lots du projet de la ZAC Beaujon est synonyme d'expiration de leur garantie décennale. Je pense notamment au centre sportif et au pôle petite enfance, livrés en 2014, ainsi qu'à l'école élémentaire Monceau et à certains logements sociaux livrés en 2015. D'où ma question à Mme la Maire : "pouvez-vous, s'il vous plaît, nous indiquer les démarches que vous comptez effectuer, et suivant quel calendrier, afin de faire réaliser un audit global de fin de garantie décennale des différents lots du projet de la ZAC Beaujon pour lesquels l'expiration de cette garantie est imminente ?". Pour mémoire, j'étais déjà intervenue pour que soit réalisé un audit thermique de l'école Louis de Funès. Le Conseil de Paris l'avait d'ailleurs voté en 2019. Comme trop souvent, la Ville de Paris n'a toutefois toujours pas donné suite à ce que son propre Conseil a pourtant voté il y a près de quatre ans... Dans sa réponse, Grégoire GAUGER a indiqué que des recours seraient en instance mais il n'a pu détailler davantage... Mise à jour du 13 avril 2023 : j'ai depuis reçu une réponse à mon courrier sur ce sujet de la part de la Directrice générale du bailleur social Elogie-Siemp. Dans sa réponse, Mme Valérie de BREM indique notamment que le raccordement des installations photovoltaïques est en cours de contractualisation avec EDF. Je continuerai de suivre avec attention le bon avancement de ce dossier. Maintenir les familles et les classes moyennes pour maintenir les classes Enfin, nous avons accepté de débattre séance tenante d'un vœu présenté par Athénaïs MICHEL relatif à la préparation de la rentrée scolaire 2023 dans les écoles et les collèges publics. J'étais favorable à ce que nous débattions sur ce vœu et sur la problématique d'actualité des fermetures de classes à Paris. Invoquant la baisse de la démographie et du nombre d'élèves (Paris a perdu 27 500 écoliers en 10 ans, soit - 20 %), l'Académie de Paris projette en effet de fermer des classes dans tous les arrondissements dès la rentrée scolaire 2023, y compris dans le 8e arrondissement dans les écoles publiques Baudry, Bienfaisance, Monceau et Robert Estienne. J'avais d'ailleurs interpellé le Directeur de l'Académie de Paris dans un courrier dès février à ce sujet. Au premier abord, l'Académie peut apparaître confortée dans son choix par l’évolution de la démographie scolaire, laquelle ne devrait pas s’améliorer à moyen terme, compte tenu de la baisse structurelle de la natalité, des conséquences durables de la crise sanitaire et des loyers élevés dans la capitale, et de manière générale de la dégradation de la qualité de vie pour les familles à Paris... La communauté éducative est fermement opposée à ces projets de fermeture. Elle ne voit pas dans la baisse du nombre d'élèves une contrainte pour fermer des classes mais, au contraire, une opportunité pour améliorer le quotidien des élèves et des enseignants, en diminuant le nombre d'élèves par classe, en renforçant le soutien scolaire aux élèves les plus en difficulté et en garantissant mieux les remplacements. Cette dernière position m'apparaît plus vertueuse et cohérente avec la volonté régulièrement affichée par les pouvoirs publics de faire de l'éducation une grande cause nationale. Dans la mesure du possible, je soutiens l'idée selon laquelle la vision éducative doit l'emporter sur la vision comptable pour la gestion des classes sur le territoire et la qualité du service public de l'éducation. La problématique des fermetures de classes s'inscrit dans un contexte parisien multifactoriel qui ne cesse de se dégrader depuis une dizaine d'années. Et les perspectives sont particulièrement sombres. Paris est devenu difficile à vivre et à travailler pour les Parisiens, notamment pour les familles et les classes moyennes. Le prix moyen du mètre carré à l'achat a été multiplié par près de 4 entre 2000 et 2022. La capitale a perdu 123 000 habitants en 10 ans et le nombre d'habitants est désormais à son plus bas niveau depuis 20 ans. Environ un tiers des Parisiens envisagent de déménager. Enfin, le nombre des naissances et des enfants de moins de 3 ans continue de baisser. Sans oublier les autres politiques municipales dont l'échec contribue à dégrader le rapport coût / avantage de vivre et travailler à Paris : insécurité, embouteillages, bétonisation, etc. C'est pourquoi nous devons prioritairement défendre, pour Paris et les Parisiens, le maintien des familles et des classes moyennes dans la capitale. Pour tous les élus, le futur PLU bioclimatique sera d'ailleurs l'occasion de prendre position et de formuler des propositions. Pour en revenir à ce vœu sur la préparation de la rentrée scolaire 2023, j'ai approuvé certains motifs génériques de notre collègue mais j'ai désapprouvé les "considérants" dans lesquels notre collègue socialiste se félicitait sans raison de l'action de la Maire de Paris dans le domaine des affaires scolaires. J'avais donc prévu - avant d'être interrompue - de faire amender ce projet de vœu en y ajoutant cinq propositions portées par le groupe "Changer Paris" au Conseil de Paris : que des animateurs qualifiés soient recrutés pour améliorer la qualité éducative du périscolaire ; que les investissements dans les écoles et les collèges soient rehaussés au niveau de 2017 ; qu'un bilan de la réforme des rythmes éducatifs soit réalisé ; que la continuité du service public soit assurée en période de grève dans les crèches et le périscolaire ; que l'attractivité des métiers de la petite enfance à Paris soit renforcée.
- Révision du PLU : point d'information sur le pastillage du logement social dans le 8e arrondissement
Avertissement préalable Cette communication n'a pas pour objet d'inquiéter inutilement. La majorité des habitants du 8e n'est pas et ne sera pas concernée par le "pastillage" des projets de création de logement social dans le cadre de la révision du PLU de Paris. Cette communication vise à informer la minorité des habitants qui sera concernée, certes imparfaitement mais aussi en amont que possible d'une décision qui devrait intervenir au Conseil de Paris de juin. Aujourd'hui, ces "victimes" du futur "PLU bioclimatique" n'ont été destinataires d'aucune information, ni de la part de la Mairie de Paris, ni de celle de la Mairie du 8e arrondissement. Demain, une fois informées, elles pourront peut-être mieux anticiper pour faire connaître et faire valoir leur position et leurs droits, notamment auprès de la Mairie du 8e arrondissement, laquelle a pour mandat prioritaire de défendre les intérêts de ses administrés en Conseil de Paris. En l'état des informations dont je dispose au terme du long processus de révision du Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Paris, près d'une centaine de parcelles de terrain du 8e arrondissement pourraient faire l'objet d'une prescription d'urbanisme en étant réservées pour la création de logement social dans le futur "PLU bioclimatique". L'arrêt de ce dernier est désormais prévu au cours du Conseil de Paris de juin 2023. Dans la terminologie de l'Hôtel de Ville, le fléchage des parcelles est qualifié de "pastillage". Soit dit en passant, c'est dans ce même "PLU bioclimatique" qu'Anne HIDALGO et sa majorité devraient rendre obligatoire de réserver de 30 à 50% de logements sociaux dans toute nouvelle construction de plus de 500 m²... En tant qu'élue, j'ai déjà vivement déploré le fond et la forme du projet de "pastillage" pour la création de logement social dans le 8e arrondissement : il s'agit d'une atteinte au droit fondamental de propriété et la plupart des habitants concernés - propriétaires ou locataires - n'ont toujours pas été officiellement informés d'un commencement de début d'intention... ni de la part de la Mairie de Paris (qui décide), ni de la part de la Mairie du 8e arrondissement (qui émet un avis)... c'est inacceptable ! Une telle prescription d'urbanisme s'imposera au propriétaire de l'immeuble en cas de changement, qu'il s'agisse d'une vente, d'une évolution de la destination, d'une réhabilitation, d'une démolition de tout ou partie de l'immeuble, mais aussi d'une simple mise aux normes. Son projet devra alors respecter la nouvelle destination prescrite pour la parcelle. Ainsi la mise aux normes d'un immeuble de bureaux devra-t-elle prévoir la transformation de 10% de la surface de bureaux en logements sociaux. Dans l'hypothèse où le propriétaire le refuserait, il pourra exercer son "droit de délaissement" en incitant la Ville de Paris, bénéficiaire de la servitude prescrite, à exercer son droit de préemption urbain renforcé et à racheter le bien au prix fixé par le juge de l'expropriation. Depuis l'automne 2022, j'essaie d'obtenir de la Mairie de Paris et de la Mairie du 8e arrondissement les adresses précises des parcelles pressenties pour être "pastillées". En vain... L'opacité perdure. Encore récemment, le cabinet de M. Emmanuel GRÉGOIRE, Premier adjoint à la Maire de Paris en charge de l’urbanisme, de l’architecture, du Grand Paris, des relations avec les arrondissements et de la transformation des politiques publiques, a répondu à ma demande que "nous ne pouvons pas encore vous communiquer ces éléments car à ce stade partiels et non finalisés". Et dans la mesure où il s'agit d'un document préparatoire à une décision qui n'interviendra qu'au cours du prochain Conseil de Paris de juin, cette liste n'est pas qualifiée de "document administratif", au sens juridique du terme, type de document auquel la loi et la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) garantissent l'accès de tous les citoyens. C'est pourquoi j'ai dressé moi-même la liste des parcelles de terrain potentiellement "pastillées" pour du logement social dans le 8e arrondissement à partir des informations partielles et datées dont je dispose : les plans communiqués au cours d'une pseudo "consultation" conduite (discrètement...) en septembre 2022. Cette liste est donc à considérer sous toutes réserves puisqu'elle est évidemment susceptible d'avoir évolué depuis. Les seules informations disponibles à date sur le "pastillage" du logement social dans le 8e arrondissement datent de l'automne 2022. Alors, que faire ? L'arrêt du projet de PLU "bioclimatique" étant inscrit à l'ordre du jour du Conseil de Paris de juin 2023, il ne reste que quelques semaines utiles pour agir et essayer d'influer sur le travail en cours de "pastillage" des parcelles de terrain. Certes, des marges d'évolution du texte existeront encore après juin, avec les phases ultérieures de la procédure de révision du PLU : les consultations obligatoires de l'autorité environnementale et des personnes publiques associées ; et, comme pour tout projet d'aménagement susceptible de porter atteinte à l'environnement, l'enquête publique pour prendre en compte les intérêts des tiers et recueillir l'avis du public. Mais le texte va rapidement se "figer" à compter de juin. Si la Maire du 8e arrondissement a émis à l'automne 2022 un premier "avis réservé" sur les propositions de réserves de logements envisagées par la Ville de Paris, elle ne les a pas refusées fermement, à l'instar de ce qu'a pu faire, avec une détermination courageuse que je salue, le Maire du 17e arrondissement voisin. Or, Mme d'HAUTESERRE a pour mandat prioritaire de défendre et promouvoir les intérêts de ses administrés en Conseil de Paris. Si votre parcelle de terrain est potentiellement "pastillée" par une prescription d'urbanisme pour la création de logement social, je vous encourage donc à faire connaître et à faire valoir votre position et vos droits auprès de la Maire du 8e arrondissement.
- Rue de St-Pétersbourg : une 1ère réunion très attendue par les riverains, des questions en suspens
La première réunion d'information sur le projet d'aménagement de la rue de Saint-Pétersbourg s'est - enfin ! - tenue vendredi 10 mars à l'école de la rue de Moscou en présence de l'Adjoint à la Maire de Paris en charge notamment de la voirie, M. David BELLIARD, de la Maire du 8e arrondissement, Mme Jeanne d'HAUTESERRE, du responsable local de la Direction de la voirie et des déplacements (DVD) de la Ville de Paris, M. Maël PERRONNO, et de nombreux habitants. Bien que très directement concernée, la RATP n'était toujours pas représentée... Pour mémoire, riverains et usagers de la rue de Saint-Pétersbourg subissent depuis 2020 les externalités négatives du réaménagement de la rue voisine d'Amsterdam en "vélorue", avec les reports de la circulation générale et des lignes de bus 21 et 95 qui génèrent des embouteillages, des comportements routiers dangereux et des pollutions atmosphérique et sonore mettant en danger leur sécurité et leur santé. Aujourd'hui, de l'aveu même de la Mairie de Paris, 16 000 voitures et 200 bus circulent tous les jours rue de Saint-Pétersbourg ! Le contenu de l'aménagement Si l'aménagement proposé l'est à titre provisoire, il a vocation à être pérennisé. Doté d'un budget de 500 à 600 K€ (sur les 5 M€ alloués au réaménagement global du quartier "Europe"), il prévoit la création d'un sens unique "descendant", avec 1 file de circulation générale depuis la place de Clichy vers la place de l'Europe et un contre sens bus ouvert aux vélos, la création de plateaux surélevés pour les traversées piétonnes à proximité des rues de Berne et de Florence, l'élargissement de 2 m du trottoir pair entre la place de l'Europe et la rue de Florence et l'élargissement du trottoir impair entre la rue de Florence et la place de Clichy. En raison des réseaux concessionnaires, la végétalisation est en revanche techniquement impossible. Ce recalibrage de la voirie doit notamment permettre de créer un élargissement de trottoir devant l'église, de raccourcir les traversées piétonnes à 8 m, de créer une zone d'arrêt pour les cars du lycée Condorcet et de créer une zone de livraison en Lincoln près de la rue de Moscou. Il s'accompagne aussi de la suppression de 21 places de stationnement et du déplacement des places pour les personnes à mobilité réduite (PMR) dans la rue de Turin. Mais alors que la majorité des riverains demandaient à ce que les lignes de bus 21 et 95 retrouvent leur trajet originel rue d'Amsterdam, David BELLIARD leur a opposé qu'un retour en arrière ne serait plus possible. En revanche, il s'est engagé à ce que le dévoiement des bus 21 et 68 de la rue de Clichy vers la rue de Saint-Pétersbourg le temps des travaux ne soit pas pérennisé... Encore heureux ! Le calendrier de l'aménagement Le calendrier de réalisation des travaux prévoit deux phases, l'une provisoire avant les jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris 2024, l'autre définitive après. La mise à sens unique de la circulation générale de la rue de Saint-Pétersbourg doit intervenir dès avril 2023. Idem pour ce que les intervenants qualifient dans le jargon municipal "aménagements tactiques", à savoir l'installation de "coussins berlinois" rectangulaires visant à ralentir la vitesse des voitures sans gêner les autres usagers de la chaussée. Les travaux de la rue de Londres démarrés en janvier se poursuivent jusqu'en mai. Ceux de la rue d'Amsterdam (entre Londres et Saint-Lazare) s'étalent de mars à juin. En revanche, les travaux définitifs de la rue de Saint-Pétersbourg - notamment les élargissements des trottoirs et les surélévations des traversées piétonnes - ne seront réalisés qu'après les JOP de Paris 2024. En d'autres termes, du point de vue des besoins et des attentes des riverains, "l'accessoire" est réalisé rapidement mais le "principal" le sera au mieux dans deux ans... Les questions soulevées Le projet d'aménagement de la rue de Saint-Pétersbourg présenté, quoique constructif, laisse plusieurs questions en suspens. J'avais déjà eu l'occasion d'en lister certaines dans un courrier à M. BELLIARD et à Mme d'HAUTESERRE fin janvier, dans lequel je les appelais à clarifier le contenu, accélérer le calendrier et informer les riverains sur le projet de réaménagement de la rue de Saint-Pétersbourg. Dès après la réunion publique d'information du 10 mars, j'ai donc à nouveau interrogé dans un nouveau courrier l'Adjoint à la Maire en charge de la voirie. Première question : quelle mesure la Ville de Paris compte-elle prendre pour que l'aménagement projeté ne transforme pas la rue de Saint-Pétersbourg en une véritable "rue aux... bus !" qui aggraverait le problème initial d'insécurité piétonne et de pollution atmosphérique, alors que près de 200 bus empruntent déjà chaque jour la voie et que de nouvelles lignes vont y circuler, certaines de façon définitive depuis les travaux rue d'Amsterdam (les bus 21 et 95 dans le sens descendant), d'autres le temps des travaux sur la rue de Clichy de juillet 2023 à mars 2024 (les bus 21 et 68 dans le sens montant) ? Deuxième question : pourquoi le calendrier des travaux définitifs de la rue de Saint-Pétersbourg, qui comprennent notamment le volet "sécuritaire" du projet avec l'élargissement des trottoirs et la surélévation des traversées piétonnes, lequel est prioritaire, est-il différé à l'après JOP de Paris 2024, en dépit de l'urgence à sécuriser l'axe ? Comment pourrait-il finalement s'écouler près de 5 ans entre le réaménagement de la rue d'Amsterdam (2020), source des problèmes de sécurité des riverains de la rue de Saint-Pétersbourg, et les travaux supposés apporter une solution, au mieux fin 2024, plus vraisemblablement en 2025 ? Troisième question : quels sont les critères à l'aune desquels la Mairie de Paris décidera, ou non, de pérenniser l'aménagement provisoire - la mise en sens unique de la rue ? L'évolution des embouteillages, celle des comportements routiers dangereux, autre ? Sans oublier les autres questions : la réalisation et la communication d'une étude d'impact, qui objective les reports de circulation et les rallongements des temps de parcours ; la possibilité d'installer un radar pour la vidéo-verbalisation des excès de vitesse ; la difficulté voire l'impossibilité pour certains habitants de rentrer ou sortir du quartier "Europe", à commencer par les habitants de la rue de Bucarest durant toute la durée des travaux de la rue de Clichy ; le refus de certains taxis de pénétrer dans ce secteur dont ils peinent désormais à s'extraire ; la dangerosité du carrefour à l'intersection de la rue de Saint-Pétersbourg avec la rue de Berne ; le chassé-croisé des bus place de l'Europe du fait du nouvel itinéraire via la rue de Londres ; l'engorgement de la place de Clichy après les nouveaux aménagements cyclables ; ou encore l'absence manifeste et persistante de toute concertation, a minima coordination, avec la Mairie du 9e arrondissement... Le Parisien a rendu compte de la réunion publique d'information dans un article daté du 19 mars. Vous trouverez ici et ci-dessous le document projeté au cours de la réunion publique. * Ici mes dernières interventions sur le dossier de la rue de Saint-Pétersbourg.













