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  • Journées du patrimoine : entre splendeur et misère

    Tout au long du week-end, les différents espaces de la Mairie ont accueilli des concerts proposés par le Conservatoire Camille Saint-Saëns et le Conservatoire à Rayonnement Régional. Ce week-end, l'enthousiasme était au rendez-vous. Pour la 43e édition des Journées européennes du patrimoine, l'Hôtel Cail a ouvert grand ses portes, célébrant un siècle de vie commune au cœur du 8e arrondissement. Un succès populaire, une plongée suspendue dans les ors du Second Empire. Mais au-delà de cet événement très réussi, l'ombre d'un certain déclin plane sur le patrimoine de proximité. Protéger notre héritage n'est plus une évidence, c'est un combat de chaque instant. Ce week-end, nous avons célébré le centenaire de l'installation de la Mairie du 8e arrondissement dans les murs de l'Hôtel Cail, un événement qui a rassemblé près de 2 000 curieux et riverains, venus honorer cet anniversaire historique. L'occasion de redécouvrir les splendeurs de ce chef-d'œuvre de l'architecture du Second Empire, depuis ses boiseries minutieusement ouvragées jusqu'à ses plafonds richement ornés. En mêlant visites guidées de notre patrimoine historique, concerts et moments de convivialité dans les espaces majestueux de l'ancien hôtel particulier, nous avons rendu hommage à cent années de vie civique au cœur d'un bâtiment emblématique de la capitale. Dans la cour, la salle des mariages et le salon de la vénerie, plusieurs formations se sont succédé pour faire résonner les œuvres de compositeurs du début du XXe siècle. Des comédiens en costume ont fait revivre les personnages qui ont marqué l'histoire du lieu. De Jean-François CAIL à la maîtresse de maison, en passant par un artisan des ateliers Cail et un témoin des événements de 1871, les visiteurs ont découvert les différentes vies de ce bâtiment devenu, un siècle plus tard, la maison commune du 8e arrondissement. L'écrin préservé et le délaissement ordinaire Le thème de cette édition des Journées du patrimoine, "Patrimoine en péril", a sonné juste. Trop juste. Pendant deux jours, la Mairie a vibré. Franchir le porche de l'Hôtel Cail, c'est en effet mesurer l'héritage laissé par l'audace industrielle de Jean-François CAIL et le génie architectural d'Albert LABOURET. Pourtant, sitôt le porche franchi, la magie vacille. Si l'Hôtel Cail brille, notre patrimoine de proximité, lui, s'effrite dans un silence préoccupant. Le vrai péril à Paris, c'est ce délaissement municipal du quotidien. Prenez notre "petit" patrimoine - plus ou moins populaire : le célèbre théâtre de Guignol des Champs-Élysées, laissé à l'abandon. Nos kiosques, nos grilles historiques, nos fontaines. Tout ce mobilier, véritable ADN de nos quartiers, est sacrifié sur l'autel de la négligence. Des projets pour l'esthétique parisienne Face à cette lente usure, l'exécutif parisien détourne trop souvent le regard. Parfois même, il attaque. Sous couvert d'une transition écologique instrumentalisée, l'Hôtel de Ville s'aventure à saccager l'harmonie urbaine au profit d'aménagements bâclés. Les architectes des Bâtiments de France, vigies acharnées de notre beauté, sont alors raillés et rabaissés au rang d'empêcheurs de tourner en rond. L'idéologie piétine la transmission. Face à ce rouleau compresseur, notre devoir n'est pas de contempler le passé avec nostalgie, mais de défendre l'avenir avec humilité et ambition. Fiers de nos racines, nous devons continuer d'y bâtir nos projets. Dans cette perspective, plusieurs grands projets méritent notre mobilisation. Il s'agit d'abord de sanctuariser la place de la Concorde par une réhabilitation historique respectueuse, en la libérant enfin de l'excès d'événementiel commercial. Il faut ensuite sublimer le parc Monceau, rendre ce joyau à ses promeneurs en restaurant sa rotonde, ses quatre grilles historiques et ses allées. Nous devons enfin sauver de l'usure nos édifices cultuels - je pense notamment à l'église Saint-Augustin - en lançant leur rénovation d'envergure grâce à la mobilisation active du mécénat privé. Le patrimoine est une chair vivante, un repère commun. L'émotion de ce centenaire de la Mairie au sein de l'Hôtel Cail nous oblige : ne laissons pas le délaissement ordinaire ou l'aveuglement idéologique gommer l'identité du 8e arrondissement.

  • Visite papale : le 8e arrondissement à l'heure de l'Histoire

    Le Pape Léon XIV arrive à Paris. L'Histoire s'invite près de chez nous. Les 25 et 26 septembre, notre arrondissement sera le cœur battant de cet événement mondial, de la réception solennelle au Palais de l'Élysée le vendredi, à la messe géante sur la place de la Concorde le samedi, en passant par la descente de l'avenue des Champs-Élysées en papamobile. Accueillir une telle ferveur est bien sûr un honneur pour notre territoire. Un dispositif de sécurité strict Le dispositif de sécurité exigé est d'une ampleur inédite. Nous parlons de vastes périmètres antiterroristes, les fameux dispositifs "SILT", qui vont quadriller les quartiers. Des stations de métro majeures seront fermées et les rames y passeront sans marquer l'arrêt : Concorde, Franklin D. Roosevelt, Charles-de-Gaulle - Étoile, George V. Les lignes 1, 8, 9, 12, 13, ainsi que les principaux nœuds de RER, subiront des perturbations. Avec près de 600 000 fidèles attendus rien que sur l'avenue des Champs-Élysées et l'arrivée de 1 000 autocars, la fréquentation de l'espace public sera exceptionnelle ! La place de la Concorde sera totalement fermée à la circulation pendant plusieurs jours. Le timing est millimétré. Vendredi matin, le Pape rencontre le Président de la République à l'Élysée. Samedi, dès 14h15, le Souverain Pontife s'installera dans sa papamobile au rond-point de l'Étoile pour une descente historique. La messe débutera à 15h sur la place de la Concorde. Des centaines de milliers de regards. Une logistique titanesque. Les services municipaux sont sur le pont depuis des semaines. Dépose des mobiliers urbains, sécurisation des chantiers en cours, déminage des espaces publics... Rien n'est laissé au hasard. L'itinéraire du Pape à Paris les 25 et 26 septembre (source : France Info). Dans ces zones sous très haute protection, la règle est simple : la sécurité d'abord. Les professionnels appelés à intervenir devront présenter une pièce d'identité et un justificatif pour franchir les points de filtrage. Les interventions d'urgence seront traitées au cas par cas, sous le contrôle direct de la Préfecture de Police. Votre boussole La sécurité de chacun prime avant tout. Notre rôle est d'être à vos côtés sur le terrain au quotidien. Pour trier l'information, éclairer votre route, aider à surmonter certaines difficultés. Nous avons décrypté les directives, les plans de la Préfecture, les arrêtés de circulation et de stationnement. Anticipez au mieux. Consultez. Organisez-vous. Ne "subissez" pas ce bel événement. Toutes les informations pratiques, les cartes des périmètres de sécurité, les horaires d'ouverture et de fermeture des axes, l'essentiel est centralisé sur le site de la Mairie du 8e arrondissement. Retrouvez les principales mesures, mises à jour en temps réel, sur le lien suivant : https://mairie08.paris.fr/pages/visite-du-pape-a-paris-toutes-les-informations-pratiques-dans-le-8e-arrondissement-36207 Passons ce cap ensemble, avec ordre, pour que rien ne gâche cette parenthèse historique. Merci pour votre immense compréhension face à ces défis inédits. Les 25 et 26 septembre, le 8e arrondissement se tiendra debout, fier et accueillant.

  • Près de 200 volontaires pour lancer L’Heure Civique : le 8e s’engage !

    Près de 200 habitants ont répondu présent pour le lancement de "L’Heure Civique 8e" à la Mairie d'arrondissement le 1er septembre. Cette mobilisation collective massive démontre notre volonté farouche de retisser des passerelles de confiance et d’agir concrètement pour nos quartiers et nos voisins. De l’Europe à la Madeleine, du Faubourg-du-Roule à Monceau, cette affluence exceptionnelle prouve que le civisme de proximité n'est pas un vain mot : vous êtes nombreux à refuser l'indifférence et à choisir d'investir un peu de votre temps pour veiller les uns sur les autres. À hauteur d'yeux On enferme trop souvent le 8e arrondissement dans sa carte postale institutionnelle, ses ministères feutrés ou les vitrines de gala. Notre arrondissement est avant tout un quartier vivant. De l'Europe à la Madeleine, de Monceau au Faubourg-du-Roule, des milliers de familles et d'aînés y composent une communauté humaine particulièrement attachante. Mais derrière la pierre de taille haussmannienne, l'isolement frappe en silence. Dans les étages élevés sans ascenseur des rues de Rome, de Liège, de Courcelles ou de Lisbonne, la moindre course devient un parcours d'obstacles. Lors de cette soirée inaugurale, aux côtés de mon collègue Geoffroy BOULARD, maire du 17e, d'Atanase PERIFAN, le fondateur du dispositif national de L'Heure Civique, l'enthousiasme était palpable : nos voisins ne demandent qu'à tendre la main. Le bon sens Pendant des années, certains ont cru pouvoir administrer la générosité depuis des bureaux feutrés. À grand renfort de plans de communication coûteux et de formulaires dématérialisés, ils se sont perdus dans une approche technocratique qui décourage jusqu'aux bonnes volontés. La solidarité ne se décrète pas par circulaire : elle se vit sur le palier et dans le quartier. L'Heure Civique prend le contre-pied exact de ces schémas rigides. Ce dispositif national d'entraide apporte une réponse directe, souple et dénuée de lourdeur institutionnelle. Il redonne confiance aux riverains et valorise ce que le cœur de nos quartiers a de plus précieux : la bienveillance spontanée. Le dispositif de L'Heure Civique repose sur un principe fondamental : la complémentarité et non la substitution aux services publics. Les bénévoles interviennent en appui, jamais en remplacement des missions professionnelles des agents. Bâtir le maillage Ce bel élan populaire nous oblige. Pour transformer l’essai et ancrer cette énergie au coin de nos rues, j’en ai confié le pilotage politique à Ronan GUÉVEL, mon Adjoint chargé notamment de la vie associative, épaulé pour l'opérationnel sur le terrain par Sophie BOYER-CHAMMARD, ancienne élue de l'arrondissement. Pour tisser un réseau solide, nous allons associer les piliers de proximité. Les Conseils de quartier, bien sûr, mais aussi la Maison des Solidarités du 8e, seront étroitement articulés au dispositif pour cartographier les besoins oubliés et faire le lien avec les volontaires. Nous allons également activer les commerces sentinelles. Pharmaciens, boulangers et artisans constitueront une veille bienveillante pour nous aider à repérer les fragilités silencieuses. Propreté et sécurité aussi Pour donner corps à cette dynamique, je souhaite aussi engager nos forces sur deux priorités collectives majeures. D'une part, organiser des opérations citoyennes de nettoyage ciblé sur les points noirs d'insalubrité identifiés par les riverains afin de rendre à nos rues leur netteté et leur dignité ; ces opérations de nettoyage participatif pourront aussi concerner certains espaces verts, à commencer par le parc Monceau. D'autre part, bâtir une brigade de volontaires dévoués pour pourvoir l'ensemble des points écoles du 8e arrondissement, garantissant ainsi chaque matin et chaque soir des traversées parfaitement sécurisées à tous nos enfants. Engagez-vous ! Cette belle aventure collective ne fait que commencer. Rejoignez sans tarder notre réseau de volontaires sur paris8.lheurecivique.fr. Engagez-vous et faisons battre ensemble le cœur solidaire du 8e arrondissement ! Le journaliste Paul ABRAN a rendu compte de notre lancement dans l'édition du Parisien - Paris du 5 septembre.

  • Point de vue | À Paris, la norme administrative tue la médecine de proximité

    L’histoire serait presque drôle si elle ne touchait pas à ce que nous avons de plus précieux : la possibilité de se soigner au bas de chez soi. Il y a peu, deux jeunes médecins parfaitement qualifiés se présentent en Mairie avec un projet exemplaire : reprendre un cabinet en rez-de-chaussée dans le 8e arrondissement. La patientèle les attend, les besoins sont manifestes, les praticiens sortants prêts à passer le flambeau. C’était compter sans l'enfer normatif parisien. Après un calvaire administratif, le couperet tombe : impossibilité de s'installer sans s'acquitter de pénalités financières exorbitantes. La raison ? Une petite ligne réglementaire qui étouffe à elle seule l’avenir médical de nos quartiers. Le piège des 50 m² Derrière cet épisode scandaleux se cache un verrou juridique méconnu : l’article 4 bis du règlement municipal des changements d’usage. Ce texte impose une restriction unique à Paris, réservée au seul 8e arrondissement : il limite strictement à 50 m² la surface pouvant faire l’objet d’un changement d'usage sans compensation pour l’exercice d’une profession libérale en rez-de-chaussée. Pensée à l'origine pour sanctuariser le logement face à la spéculation, cette règle appliquée aveuglément aux soignants vire à l'absurdité économique et sanitaire. Comment imaginer qu’un cabinet médical moderne puisse tenir dans 50 m² ? Entre les normes impératives d’accessibilité PMR, la salle d’attente et les espaces techniques, tout projet crédible dépasse ce seuil. Exiger de jeunes médecins des compensations financières au coût prohibitif - comme s'il s'agissait de fonds de pension ou de loueurs touristiques - pour quelques mètres carrés de soin supplémentaires relève du dogmatisme pur. Zéro logement, zéro soignant L'argument de la Mairie centrale est invariable : "il faut protéger le logement". Bien sûr. Mais de quoi parle-t-on sur le terrain ? Ces locaux en rez-de-chaussée, sombres, bruyants car sur des axes passants, n'attirent pas les familles. Y rétablir une habitabilité décente exigerait des travaux colossaux. Bloquer des soignants n'a jamais créé le moindre logement familial. Cela réussit uniquement à condamner la permanence des soins. C’est la double peine : zéro appartement gagné, un quartier privé de praticiens. Le temps presse. Dans les cinq ans, une part prépondérante de nos médecins de secteur 1 et 2 partiront à la retraite. Si la réglementation continue d’interdire la transmission de leurs locaux aux jeunes successeurs, l'Hôtel de Ville aura contribué à fabriquer de toutes pièces un désert médical au cœur de Paris. Le choc de bon sens Face à cette paralysie, la résignation n'est pas une option. J’interpelle l'Exécutif parisien pour exiger une mesure d'urgence : exclure explicitement et exclusivement les professionnels de santé du champ d’application de l’article 4 bis. Il ne s’agit pas d’ouvrir une brèche commerciale, mais d'adapter la règle à l'exigence de santé publique. Cela passe d'abord par une exonération automatique de compensation pour tout local en rez-de-chaussée destiné à des professionnels de santé. Cela exige ensuite une instruction accélérée des dossiers pour bannir définitivement l'inertie administrative. Cela nécessite enfin d'accorder un avis conforme à la Mairie d’arrondissement afin de valider sans délai les installations au plus près des besoins réels du terrain. Protéger le logement est une nécessité ; garantir l'accès aux soins est une obligation vitale. En tant qu'élue de terrain, je refuse que le dogme réglementaire sacrifie la santé des Parisiens. Secouons la poussière des normes obsolètes et redonnons enfin à la médecine de proximité la liberté d'exister à Paris. MISE A JOUR | Le Parisien rend compte de cette problématique dans les pages Paris de son édition du 20 août 2026 sous la plume du journaliste Thomas RIDEAU :

  • Gymnase Roquépine : après la fin de la réquisition, l'exigence d'une sanctuarisation

    Le soulagement s'accompagne d'une vigilance légitime. Chacun garde en mémoire la crise de 2019 : 7 mois d'occupation illégale par 150 personnes soutenues par le DAL. La fin de la réquisition du gymnase Roquépine en cette fin du mois d'août répond à une exigence constante portée par la Mairie du 8ᵉ arrondissement : rendre les lieux aux usagers avant les rentrées scolaire et sportive. Et parce que l'humanité ne s'improvise pas sur un parquet de sport, je renouvelle ma demande d'une sanctuarisation de cet équipement d'intérêt général indispensable à notre vie locale. Un poumon sportif de proximité fragilisé À deux pas de Saint-Augustin, le gymnase Roquépine n’est pas une infrastructure ordinaire. Dans un arrondissement historiquement sous-doté en équipements municipaux, il constitue un véritable poumon de la vie associative, scolaire et familiale avec plus de 150 heures d'activités hebdomadaires pour nos écoliers, nos collégiens, nos aînés ainsi que nos clubs et pratiquants passionnés de sport. Pourtant, durant une grande partie de l’été, ses portes sont restées closes aux usagers habituels après sa réquisition par l’Hôtel de Ville au titre de l’hébergement d’urgence. Si le départ des occupants s'effectue à temps pour la reprise de septembre, ce soulagement légitime impose la vigilance face aux méthodes employées. Chacun garde en mémoire la crise de 2019 : 7 mois d'occupation illégale par 150 personnes soutenues par l'association "Droit au logement" dans des conditions d'insalubrité extrêmes avec seulement 2 douches et 2 sanitaires, la fermeture contrainte de 2 bureaux de vote aux élections européennes de mai 2019, la liquidation judiciaire du club trentenaire "Paris Escrime", ainsi que les lourdes pertes financières infligées aux structures partenaires de proximité - l'Institut Eva Ruchpaul, l'AGF8, Tai Chi Wu, Gym Suédoise, Dynamic Sport, le DSMCL et l'APBGL -, rompant pendant de longs mois le service public dû aux usagers. Sortir du bricolage et sanctuariser le site La solidarité envers les personnes les plus vulnérables constitue bien sûr un devoir républicain. Mais la gestion à la petite semaine ne saurait constituer une politique pérenne, digne et respectueuse des individus. Transformer un complexe sportif de proximité en dortoir improvisé relève d'un bricolage inadapté et indigne qui fragilise l'ensemble d'un équilibre local sans apporter de solution sociale durable. Un gymnase ne dispose ni des espaces d'intimité nécessaires ni de l'encadrement médico-social indispensable à un accompagnement digne et individualisé. Par ailleurs, les dégradations matérielles accélérées subies par les sols spécialisés et les blocs techniques engendrent d'importants frais de remise en état financés par les contribuables parisiens. Enfin, malgré le vœu que j’ai fait adopter au Conseil de Paris dès octobre 2019 et mes relances constantes auprès de l'Exécutif parisien, les préjudices financiers subis par les associations locales n'ont jamais été - ne sont jamais - indemnisés. Les sportifs du 8ᵉ arrondissement ne doivent plus servir de variable d'ajustement de cette politique de l'Hôtel de Ville. Je demande une remise en état soignée, une désinfection intégrale et des contrôles techniques rigoureux pour garantir une réouverture impeccable dès le 1er septembre. Je sollicite aussi l'inscription du gymnase Roquépine sur la liste des sites municipaux sanctuarisés exclus de toute réquisition. Je veillerai enfin à la sécurisation contractuelle des 150 heures d'activités hebdomadaires au bénéfice de nos jeunes, de nos aînés et de l'ensemble de nos associations de quartier. La pratique sportive et l'épanouissement des enfants sont des priorités. Ensemble, refusons la fatalité et protégeons durablement nos équipements de proximité.

  • 100 jours d’action pour le 8e : le temps des preuves

    Avec les élus de la majorité d'arrondissement. De gauche à droite : Laurence RIOT LAMOTTE (Conseillère d'arrondissement déléguée), Sylvie DAO-BERNA (4e Adjointe), Eric SCHAHL (Premier Adjoint), moi-même, Stéphanie MAMAN (2e Adjointe), Erwan LECLERC (3e Adjoint) et Ronan GUEVEL (Conseiller d'arrondissement délégué). Un peu plus de 100 jours après le début de la mandature, il est temps de vous partager un premier compte rendu de notre action. Traiter des affaires du 8e, ce n'est pas contempler l'arrondissement depuis les bureaux de la Mairie. C'est arpenter le terrain, à hauteur de rencontres. C'est écouter, chercher des solutions, agir. Avec une équipe resserrée, réactive. Notre boussole ? Votre quotidien. Notre méthode ? Le sens des réalités et le souci du résultat. Voici les premiers jalons de notre contrat de confiance. Faire face aux réalités du terrain Même avec une "feuille de route", on est rapidement confronté aux urgences quotidiennes. La réalité s'impose sans délai. Chaque matin, les courriels et les courriers que vous nous adressez nous rappellent les priorités du quotidien : saleté, nuisances, insécurité, désordres en tous genres, etc. Autant d'interpellations et d'alertes qui exigent des réponses, fermes, précises, dans les meilleurs délais. Nous y répondons aussi par des décisions pragmatiques et aussi rapides que possible. Le 29 juin, notre Conseil d'arrondissement a adopté la "Charte de bonne tenue des chantiers du 8e" pour inciter les maîtres d'ouvrage et les maîtres d'oeuvre à respecter des règles plus strictes en matière de réduction du bruit et de maintien de la propreté autour des travaux. De même, face à la récente canicule, nous nous sommes mobilisés aux côtés de nos services et des acteurs privés locaux afin de contribuer à la protection des personnes les plus vulnérables de l'arrondissement, suppléant ainsi les carences - logistiques et organisationnelles - de l'administration centrale parisienne. MÉTHODE & ENGAGEMENT | Une Mairie de proximité, réactive et présente sur le terrain au quotidien pour traiter les urgences, préserver le cadre et la qualité de vie des habitants du 8e arrondissement. Apaiser et entretenir l'espace public La sécurité est la première des libertés. Aux côtés d'Éric SCHAHL, Premier Adjoint chargé de la sécurité, nous soutenons le déploiement d'une police municipale visible et dissuasive. Face aux débordements et aux troubles récurrents constatés sur l'avenue des Champs-Élysées en marge de divers événements festifs ou sportifs, j'ai sollicité le Préfet de police de Paris pour renforcer la prévention et demandé un suivi rigoureux des rassemblements. Nous travaillons également à la planification de l'installation de nouvelles caméras de vidéoprotection pour mieux sécuriser nos rues. L’espace public n’est pas une zone de non-droit ! Qu'est-ce que la propreté si ce n'est le visage d'une certaine dignité et du respect que nous devons à notre cadre de vie ? Avec Sylvie DAO-BERNA, Adjointe chargée notamment de la propreté et de l'espace public, nous luttons activement contre la dégradation des rues. Bien sûr, nous mesurons l'ampleur de la tâche et nous savons que nos démarches demandent une persévérance de chaque instant. Mais nous restons pleinement mobilisés aux côtés des agents pour maintenir la vigilance nécessaire sur l'ensemble de nos quartiers. Je suis la première à déplorer la saleté des rues de Paris et je n'ai de cesse de me mobiliser pour essayer d'améliorer les choses. En tout état de cause, les agents de la propreté exercent un métier difficile dans des conditions souvent dégradées. Je tiens ici à saluer leur professionnalisme et leur dévouement. SÉCURITÉ & TRANQUILLITÉ PUBLIQUE | Objectif "zéro casse" et "zéro rassemblement" : mobilisation permanente auprès du Préfet de Police et déploiement accru de la Police municipale sur les Champs-Élysées et dans nos quartiers. Avoir les pieds sur terre Notre action est guidée par le bon sens et l'écoute des réalités de quartier. Le pragmatisme, c’est savoir ajuster, voire stopper, ce qui échoue manifestement. Là où des plans de circulation ont provoqué des difficultés majeures en asphyxiant les rues de Vézelay puis de Téhéran, nous avons dit "stop" et acté le rétablissement du sens originel de la rue de Monceau (entre le boulevard Malesherbes et la place Rio de Janeiro) d'ici mi-septembre, pour mettre fin à des reports de trafic devenus intenables. C'est ce même sens des réalités qui guide notre action pour la place de Clichy ou nos réserves sur la suppression du sens giratoire de la place de la Concorde, dont nous craignons qu'elle ne permette pas de sécuriser suffisamment la traversée piétonne entre le terre-plein central et les jardins des Champs-Elysées. CIRCULATION & BON SENS | Fin des expérimentations pénalisantes : concertation de terrain et retour acté au sens originel de circulation rue de Monceau. Végétaliser notre arrondissement tout en préservant un maximum les usages de chacun est souhaitable et possible. Nous avons tenu notre promesse au parc Monceau avec la réouverture de l'espace de liberté pour les chiens, après un travail avec la Mairie de Paris pour garantir un usage harmonieux et sécurisé des pelouses. Ce projet s'inscrit dans notre volonté d'améliorer la qualité de vie des propriétaires de chiens dans l'arrondissement. Nous avons enfin obtenu l'accord budgétaire pour végétaliser la rue du Rocher entre les rues de Vienne et de Laborde : engagement honoré. Après les abandons successifs par l'Exécutif des projets de groupe scolaire et d'EHPAD associatif pour transformer la parcelle en friche du 25-27 rue de Constantinople, nous continuons d'échanger pour proposer un projet équilibré intégrant un espace vert de proximité, un centre de Protection maternelle et infantile (PMI) et des logements familiaux. Entre l'installation de la nouvelle municipalité le 6 avril et la réouverture de l'espace de liberté pour les chiens au parc Monceau le 8 juillet, nous avons travaillé avec la Ville de Paris pour reprendre le dispositif de 2025, optimiser les aménagements et bâtir un modèle d'usage sécurisé. Soutenir les familles et l'économie locale Notre arrondissement fait face à un défi démographique majeur. Avec près de 17 000 ménages dont la moitié sont des personnes seules, nous subissons une baisse continue des naissances. Pour encourager nos familles à s’épanouir et s'installer durablement dans le 8e, nous devons faire de nos écoles et de nos commerces des piliers de la vie de quartier. Pour nos enfants, nous restons pleinement engagés. Aux côtés de Stéphanie MAMAN, Adjointe chargée des affaires scolaires, nous dialoguons régulièrement avec la Rectrice de l'Académie de Paris pour préserver l'excellence de nos établissements en dépit des variations d'effectifs. Le 11 juin, nous avons accueilli avec une grande satisfaction l'annonce de la réouverture d'une quatrième division de 6e au collège Chaptal pour la rentrée de septembre 2026. C'est le résultat d'un travail collectif constructif, prouvant que l'action de terrain surclasse toujours les effets de manche. Nous poursuivons nos démarches pour le maintien des quatre divisions de 5e existantes. Lors de notre Conseil d'arrondissement du 29 juin, nous avons par ailleurs adopté à l'unanimité un vœu pour un plan d'isolation thermique global de nos écoles et crèches afin d'offrir enfin de meilleures conditions d'apprentissage et de travail à nos enfants et aux équipes éducatives. Le 8e vit par ses familles et ses commerçants. Avec Erwan LECLERC, Adjoint chargé du Commerce, nous travaillons à accompagner et dynamiser nos commerces de proximité. Des projets sont en cours de réflexion pour redynamiser les secteurs de la place Saint-Augustin, du marché Treilhard ou encore de la place de la Madeleine. Pour le chantier de la rue de Ponthieu, nous avons demandé un phasage très rigoureux des travaux jusqu'à fin octobre afin de limiter au maximum l'impact sur l'activité économique. De plus, nous structurons le fonds de dotation "Paris 8e Mécénat" afin de proposer aux entreprises locales de contribuer, selon leurs souhaits, à la vie associative, sportive, culturelle et patrimoniale de l'arrondissement. FONDS DE DOTATION "PARIS 8e MÉCÉNAT" | Mise en place officielle du fonds de dotation "Paris 8e Mécénat" : création d'un outil d'attractivité innovant permettant de lever des financements privés au service du patrimoine, de la culture et des projets d'embellissement du 8e. Face à la logique purement comptable qui guide parfois les décisions de l'administration, nous avons choisi de porter une voix claire et déterminée : la baisse de la démographie scolaire parisienne doit être l'occasion d'améliorer les conditions d'apprentissage, non un prétexte pour surcharger nos classes. Vous associer davantage La transparence et la démocratie de proximité sont au cœur de notre démarche. Le 2 juin, nous avons réformé notre règlement intérieur. Désormais, chaque séance du Conseil s'achève par un échange direct avec le public. Vous nous interrogez et nous prenons le temps de vous répondre. Nous avons également adopté une nouvelle Charte pour dynamiser nos sept Conseils de quartier, en leur donnant plus de souplesse pour porter des projets d'aménagement concertés. Pour vous associer pleinement à la vie de notre arrondissement, je vous invite à participer à nos moments d'échange réguliers. D'abord, bien sûr, les Conseils de quartier. Ils constituent l'espace privilégié pour co-construire l'avenir de nos espaces et de nos équipements publics. Ensuite, "Le Café de la Maire". Chaque premier vendredi du mois, mon équipe et moi-même venons à votre rencontre dans les différents quartiers du 8e pour échanger de manière informelle sur les problématiques de votre quotidien. Projeter le 8e dans l’avenir Notre action s'inscrit aussi dans le temps long. Dans le cadre du programme d'investissement de la mandature (PIM), nous portons auprès de la Ville de Paris des propositions d'aménagement et d'équipement pour notre arrondissement. Pour l'environnement et le cadre de vie, nous demandons l'étude afin de couvrir le faisceau de Saint-Lazare en "coulée verte", la reconfiguration de la place de Clichy, la restauration de la Madeleine ou encore la création de cœurs piétons (place Georges Guillaumin, marché Treilhard, place Jean-Pierre Lévy). Nous souhaitons également une bagagerie solidaire au Temple du Saint-Esprit et un accueil sécurisé pour les femmes victimes de violences en Mairie du 8e arrondissement. L'avenir de nos écoles passe aussi par les bâtiments et notamment la rénovation de Florence, de la façade de Surène, l'isolation thermique de Louis de Funès, l'adaptation de Robert Estienne, le cofinancement Ville-Région de la rénovation de la cité scolaire Chaptal. Sans oublier la sécurisation des trajets scolaires, ce que nous voulons faire avec cinq nouvelles "rues aux écoles" : Alfred de Vigny, Christophe Colomb, Monceau, Roquépine et Surène. Côté sport, nous sollicitons la réouverture du bassin Condorcet et la modernisation de la piscine Jacqueline Auriol. Pour notre patrimoine culturel et cultuel, nous demandons la renaissance du Théâtre de Guignol, la restauration de la rotonde du parc Monceau et de ses grilles extérieures et intérieures, ainsi que celle de nos églises de La Madeleine, Saint-Augustin et Saint-Philippe-du-Roule. Les mobilités et la sécurité devraient être consolidées par de nouvelles pistes cyclables (Haussmann, Friedland, Wagram, Marceau), le retour des bus 21 et 95 rue d'Amsterdam ou encore des radars sonores boulevard Malesherbes. Enfin, la Mairie devrait voir la restauration de sa salle des mariages classée monument historique et son raccordement au réseau Fraîcheur de Paris afin d'être un refuge thermique lors des prochains épisodes de canicule. RESTAURATION DU PATRIMOINE | Achèvement des travaux de restauration des éléments patrimoniaux Guimard de la station de métro Europe : préservation et mise en valeur de ce chef-d'œuvre de l'Art nouveau au cœur de notre arrondissement. Parce que l'entourage de l'accès au métro Europe est inscrit au titre des monuments historiques, il devait être restauré à l'identique, avec le matériau d'origine : la pierre de Comblanchien. Or, l'approvisionnement de ce calcaire bourguignon, dans les dimensions requises, est difficile. Les travaux, pilotés par la RATP, ont enfin pu reprendre dès la livraison de cette pierre tant attendue. Poursuivre avec humilité et rigueur Ce bilan partiel et très provisoire est une toute première étape qui nous invite à poursuivre nos efforts, avec humilité et rigueur. Le chemin est long. Nous restons pleinement mobilisés à votre service pour améliorer le cadre et la qualité de vie et de travail dans le 8e arrondissement. ÉVÉNEMENT HISTORIQUE ET RAYONNEMENT | Venue du Pape en France : célébration d'une grande messe sur la place de la Concorde le samedi 26 septembre 2026. Un événement d'ampleur mondiale accueilli au cœur du 8e arrondissement. Les administrés ont désormais la parole pendant 30 minutes après chaque séance du Conseil d'arrondissement. Afin de pouvoir vous apporter des réponses précises, vos questions peuvent être adressées par email 10 jours avant la séance.

  • Le retour du marché de Noël sur les Champs-Élysées, une victoire du bon sens

    Le bas de l'avenue des Champs-Élysées ne devrait plus être seulement traversé à la hâte, mais redevenir un lieu de promenade, de partage et de chaleur humaine. L'annonce faite ce 4 août 2026 par Le Parisien est une bonne nouvelle pour notre capitale - et une information "rafraîchissante" en cette période de fortes chaleurs : près de dix ans après sa suppression, le marché de Noël devrait faire son retour sur l'avenue des Champs-Élysées. Pour tous ceux qui chérissent le 8e arrondissement et l'esprit authentique des fêtes, c'est une satisfaction. C'est la victoire du bon sens et de l'exigence pour le patrimoine parisien et l'art de vivre qui fait la renommée de notre capitale. Le bas de l'avenue des Champs-Élysées ne devrait plus être seulement traversé à la hâte, mais redevenir un lieu de promenade, de partage et de chaleur humaine. L’exigence plutôt que l'abandon En 2017, la Mairie de Paris décidait d'interrompre le marché de Noël historique. Le constat d'alors était indiscutable : chalets dépareillés, bimbeloteries industrielles importées du bout du monde, nourriture de médiocre qualité, esthétique indigne de la plus belle avenue du monde. Ce marché avait perdu son âme, dérivant vers une foire commerciale impersonnelle. Mais face à ces dérives, l'exécutif municipal avait choisi la facilité : supprimer purement et simplement l'événement. Supprimer plutôt que corriger. Effacer plutôt que sublimer. J’ai regretté cette politique du renoncement. Pourquoi priver les Parisiens et les visiteurs d'un moment d'émerveillement populaire sous prétexte qu'une organisation avait défailli ? Pourquoi condamner le 8e arrondissement au vide événementiel hivernal au lieu d'élever le niveau d'exigence ? Depuis 2017, au Conseil du 8e arrondissement comme au Conseil de Paris, j'ai donc mené un combat de conviction : ne jamais subir le déclin qualitatif, mais imposer l'excellence. Paris ne doit céder ni à la médiocrité marchande, ni à l'extinction de ses traditions festives. Une feuille de route pour l'excellence Le 5 novembre 2024, j’avais encore déposé lors du Conseil du 8e arrondissement un vœu (V08 2024 15) exigeant le retour d'un marché de Noël de qualité sur l'avenue basse des Champs-Élysées. J'y fixais trois principes. L'artisanat d'art et le savoir-faire au cœur du village. Inspirons-nous des modèles municipaux qui font la renommée de Strasbourg ou de Reims. Le futur marché de Noël doit devenir la vitrine rayonnante des talents français. Artisans d'art, créateurs franciliens, maîtres chocolatiers et producteurs de nos terroirs doivent peupler les chalets. Les produits industriels à bas coût en seront bannis. Une implantation exacte et respectueuse. Le marché doit s'épanouir sur l'avenue basse, sous le couvert végétal. C'est là que réside sa véritable féerie. En revanche, j'ai toujours défendu la protection absolue de la place de la Concorde. Ce joyau national ne doit pas devenir une foire commerciale. La Concorde garde sa solennité ; les festivités trouvent leur juste place sur l'avenue basse. Le respect strict des règles et du cadre de vie. Il est impératif d'appliquer la Charte des marchés de Noël de la Ville de Paris de 2015. J'exige un contrôle rigoureux : tout manquement qualitatif entraînera le retrait immédiat de l'emplacement. La propreté, la sécurité, la beauté de notre environnement et la quiétude des riverains constituent des priorités absolues et non négociables. Quand le bon sens rassemble Si cette vision s'est imposée, c'est d’abord et avant tout parce qu'elle répond aux attentes des habitants du 8e et des Parisiens. Elle s'appuie aussi sur le travail des acteurs du quartier. Je salue l'étude "Réenchanter les Champs-Élysées" du Comité Champs-Élysées, dont la proposition n°60 préconisait ce retour exigeant. Lorsque élus locaux, commerçants, artisans et riverains s'unissent pour le beau, la résignation s'efface. L'Exécutif parisien a fini par entendre la voix de l'intérêt général que beaucoup portaient depuis des années. Merci aux habitants du 8e dont le soutien et l'attachement au cadre de vie ont nourri ce combat. Cette belle avancée est la vôtre. Une annonce n'est qu'un début ; la réussite résidera dans l'exécution. Comme Maire du 8e et Conseillère de Paris, je suivrai pas à pas ce dossier. Je serai vigilante pour que le cahier des charges soit honoré, la sélection irréprochable et l'organisation garante de la sécurité, de la propreté et de la sérénité du quartier. Ensemble, nous allons prouver qu'il est possible de concilier tradition et excellence, rayonnement et respect d'un quartier. Les Champs-Élysées vont retrouver leur étincelle de Noël.

  • Bicentenaire du quartier de l’Europe : deux siècles d’une métamorphose parisienne

    Deux cents ans après l’intuition d’HAGERMAN et MIGNON, le Quartier de l’Europe demeure un phare : ouvert, audacieux, étincelant. Y marcher, c’est fouler deux siècles d’une histoire vive. En 2026, le 8e arrondissement célèbre un anniversaire d'exception : les 200 ans du quartier de l’Europe. Le 2 février 1826, une ordonnance royale signée par Charles X donnait le coup d'envoi d’une métamorphose urbaine majeure. Champs bucoliques et parcs de fête se sont alors transformés en cœur palpitant du Paris moderne. Un rythme de pierre et d’acier. Une respiration unique. Du charme sauvage aux féeries de Tivoli Avant les façades de taille et les larges perspectives, le secteur offrait un visage champêtre et truculent. À l’Ouest, la Petite Pologne dressait ses cabanes, ses moulins et ses ruisseaux. À l’Est, les Porcherons vibraient aux éclats de voix des cabarets. À "La Grande Pinte" ou "Chez Ramponneau", on trinquait joyeusement sans payer l’octroi. Puis surgit le temps des "folies". En 1766, le financier Simon-Charles BOUTIN y dessine un jardin féerique de huit hectares : la Folie Boutin, qu’il baptise Tivoli. Grottes mystérieuses, ruines romantiques et cascades s'y côtoient. On s’y presse en habits précieux, d’Élisabeth VIGÉE LE BRUN à la haute société des Lumières. Guillotiné sous la Terreur en 1794, BOUTIN laisse un domaine que la Révolution transforme en parc d'attractions populaire. Sous le Directoire, 10 000 Parisiens s’y ruent chaque dimanche. Feux d’artifice éclatants des Ruggieri, ballons aérostats, rires et parures audacieuses... Tivoli est un théâtre de lumière et de liberté ! Jardins de Tivoli (auteur inconnu - Collection en ligne des musées de la Ville de Paris). 1826 : l’intuition visionnaire de HAGERMAN et MIGNON Paris grandit. La ville étouffe dans ses coutures. En 1826, deux hommes perçoivent l’avenir : Jonas-Philip HAGERMAN, banquier suédois audacieux, et Sylvain MIGNON, serrurier du Roi. Leur pari ? Rassembler 50 hectares de friches et de jardins pour réaliser le plus grand lotissement privé de l'époque. Ils confient le dessin des tracés à l'architecte Etienne-Hippolyte GODDE. L'ordonnance du 2 février 1826 scelle leur ambition. Le plan est d'une géométrie parfaite. Au centre, la place de l'Europe, un octogone de 130 m de diamètre. Autour, une étoile de voies larges et aérées. Pionnier de l'urbanisme, le projet impose des règles novatrices : découpage ingénieux des lots, cours intérieures obligatoires pour l'air et la lumière, régulation des hauteurs et interdiction des ateliers polluants, etc. Pour donner une âme à ce réseau, une idée géniale émerge : attribuer à chaque rue le nom d’une capitale ou d'une métropole européenne. Londres, Madrid, Lisbonne, Vienne, Constantinople, Amsterdam, Rome, Naples, Saint-Pétersbourg… Chaque plaque bleue devient un passeport, une fenêtre ouverte sur le monde. L’Europe n’est plus seulement un continent : elle devient une adresse parisienne prestigieuse. Le fer, la vapeur et l’élan haussmannien Si le tracé dessine la toile, le chemin de fer lui souffle sa vitesse. En 1837, les frères PEREIRE inaugurent la première ligne ferroviaire vers Saint-Germain-en-Laye. L’embarcadère de l’Ouest voit le jour : c’est l’acte de naissance de la Gare Saint-Lazare. Le quartier s'adapte, innove, franchit les obstacles. En 1863, le Pont de l'Europe déploie sa structure de fer au-dessus des rails. En 1867, l'église de la Trinité dresse son clocher au bout de la perspective, côté 9e arrondissement. Fait remarquable : ce lotissement privé devance de vingt ans les travaux du Baron HAUSSMANN. Faisant évoluer les hôtels particuliers vers l'immeuble de rapport, l'urbanisme y déploie déjà larges voies, trottoirs alignés, éclairage moderne et immeubles cossus. Vers 1875, la mue est totale. Les anciennes masures ont cédé la place à une architecture d’une régularité remarquable. L’embarcadère de l’Ouest, d’après un document d’époque romantique appartenant à M. PEREIRE. Le berceau des peintres et la ruche des musiciens Un quartier ne vaut que par les artistes qui l'immortalisent. Et le Quartier de l’Europe fut une muse exceptionnelle. Sous les grandes verrières de Saint-Lazare, Claude MONET saisit la vapeur bleue et la force brute des locomotives. Gustave CAILLEBOTTE, au Pont de l'Europe ou rue de Turin, immortalise la lumière grise des trottoirs mouillés et l’élégance des silhouettes au parapluie. En 1911, l’installation du Conservatoire rue de Madrid sous la direction de Gabriel FAURÉ attire une ruche de talents. La rue de Rome devient le sanctuaire de la lutherie mondiale. Artisans d'art, archetiers et luthier y font résonner le bois noble. Du Casino de Paris aux brasseries emblématiques comme Mollard, le quartier vibre au rythme de la création. Gustave CAILLEBOTTE, Le Pont de l'Europe (1876). Gustave CAILLEBOTTE, Rue de Paris, temps de pluie (1877). Gravure du 19e sièce : pont au-dessus des lignes. L'intersection des rues de Moscou et de Turin (la future place de Dublin) vers 1900. La station de métro Europe en 1900. Le pont de l'Europe en 1900. Honorer la mémoire, écrire la suite Deux cents ans après l’intuition d’HAGERMAN et MIGNON, le Quartier de l’Europe demeure un phare : ouvert, audacieux, étincelant. Y marcher, c’est fouler deux siècles d’une histoire vive. Un quartier vivant ne se fige pas dans le marbre. Il se cultive. Il convient donc de préserver ce joyau d'architecture et d'urbanisme tout en répondant aux besoins de notre temps : végétalisation ciblée, soutien au commerce indépendant, mobilités apaisées, protection des luthiers de la rue de Rome, etc. Il nous incombe de préparer cet avenir, sans abîmer notre mémoire collective.

  • Canicules à Paris : le devoir d'anticipation reste en panne sèche

    Le changement climatique n'est plus une hypothèse lointaine discutée dans les salons. C’est une réalité brûlante qui tape sur le bitume parisien et s'engouffre dans nos appartements. La question n'est plus de savoir s'il faut agir, mais si l’Exécutif parisien a anticipé. Et après ce printemps et cet été 2026 sous haute tension, la réponse est un "NON" catégorique. Au Conseil de Paris, j’ai porté la voix des habitants du 8e arrondissement et de tous les Parisiens qui étouffent sous les postures dogmatiques d'une municipalité qui gère les crises à la petite semaine au lieu de planifier l'avenir. Chronique d'un chaos annoncé Rien de ce que nous vivons n’est une surprise. Dès 2023, la revue scientifique The Lancet plaçait Paris en tête des villes européennes les plus mortelles face aux vagues de chaleur. Notre capitale est prise au piège d'un urbanisme hyper-minéralisé qui transforme chaque rue bitumée en un accumulateur thermique, un véritable radiateur nocturne qui ne s'éteint jamais. Le diagnostic était sur la table. Quelle a été la réponse de l'Exécutif ? Une commande passée dans la panique la plus totale : 1 200 climatiseurs d’appoint pour 620 écoles. Soit à peine deux appareils par établissement, à "l'efficacité relative" - selon les propres mots de la majorité. Pire encore, ces équipements ont été livrés si tard que les derniers cartons sont arrivés pendant les vacances scolaires. Climatiser des salles de classe vides : voilà le chef-d’œuvre opérationnel de ce prétendu "changement de doctrine". L’écologie de façade face au mur du réel La politique environnementale ne peut pas se résumer à des promesses de transition non financées. L'Exécutif excelle dans l'affichage, mais recule devant l'exécution budgétaire : 12 millions d’euros retirés pour la transition écologique des écoles, 2 millions annulés pour les énergies renouvelables, budgets pour les pieds d'arbres rayés d’un trait de plume... Soit les budgets votés sont des mirages que la majorité municipale n'exécute pas, soit ses dispositifs ne fonctionnent pas. Dans les deux cas, le compte n'y est pas pour les Parisiens. Le fond du problème est idéologique. Cette majorité s'obstine à opposer l’atténuation du changement climatique à l’adaptation. C'est une erreur politique et humaine majeure. L’atténuation prépare le monde de demain ; l’adaptation protège les vies d’aujourd’hui. Il ne faut pas choisir, il faut mener les deux de front. Personne ne songerait à interdire le chauffage dans une crèche ou un EHPAD en hiver sous prétexte qu’il faut d’abord lutter contre le froid global. Pourquoi ce bon sens élémentaire s'évapore-t-il dès qu'il s'agit de protéger nos enfants et nos aînés de la canicule ? À force de s'enfermer dans le dogme, l'Exécutif en vient à formuler des propositions baroques, comme la réquisition des bâtiments privés climatisés. C’est une véritable "soviétisation de la fraîcheur" qui trahit un paradoxe insoutenable : interdire la climatisation dans nos équipements publics, mais compter sur celle des autres dès que l'air devient irrespirable. Tout cela alors que la Ville affiche près de 10 milliards d’euros de dette sans que Paris ne soit préparée au choc. Il y a trois ans, la Mission d’information et d'évaluation (MIE) "Paris à 50 degrés" votait 85 recommandations unanimes. Trois ans plus tard, aucun suivi sérieux n'est assuré. La municipalité a tout simplement enterré ses propres travaux. Le service public en panne de fraîcheur dans le 8e Pendant que les discours s'enchaînent, le service public recule. Au plus fort de la chaleur, alors que la Ville enjoint les Parisiens à chercher des îlots de fraîcheur, les piscines municipales ferment leurs bassins dès 18 heures. Dans le 8e, la situation de la piscine Jacqueline Auriol est devenue inadmissible. C’est l’unique piscine publique de l'arrondissement, et elle est fermée près d’un jour sur deux depuis le mois de mai en raison de grèves perlées, d’arrêts maladies à répétition et de défaillances techniques chroniques. C'est une triple peine pour les familles et les seniors du quartier qui se retrouvent privés du seul refuge aquatique de proximité. Je dénonce vivement la mauvaise gestion des piscines parisiennes en période de canicule en général, et spécifiquement celle de la piscine Jacqueline Auriol dans le 8e arrondissement. Face aux grèves, aux arrêts maladies ou encore aux pannes, je tiens à rappeler que la Mairie du 8e arrondissement n'est pas responsable, la Ville de Paris gérant seule les budgets et le personnel. L'Adjoint au Maire de Paris chargé du sport, Maxime SAUVAGE, a lui-même reconnu la spécificité du problème particulièrement aigu de la piscine Jacqueline Auriol. S'il le faut, je demanderai que cette piscine ne soit plus gérée en régie municipale mais en délégation de service public. Je tiens à saluer le bon réflexe de la victime et le professionnalisme exemplaire des agents qui ont permis l'interpellation du suspect. Pour un bouclier climatique pragmatique Face à cette gestion de crise permanente, nous proposons une approche pragmatique, lucide et débarrassée de toute posture idéologique. Nous demandons à la Ville de Paris de déployer enfin une programmation pluriannuelle d'investissement, adossée à un calendrier ferme, un budget sécurisé et un suivi public transparent des 85 recommandations de la MIE. L’adaptation de Paris doit devenir une priorité contractuelle, avec une obligation de résultats. Nos écoles, nos crèches et nos EHPAD doivent être sanctuarisés en priorité. Les Parisiens n'attendent plus des campagnes de communication de crise. Ils attendent, tout simplement, une ville qui les protège et qui les sécurise.

  • Rythmes scolaires à Paris : le verdict des familles face aux esquives de l’Hôtel de Ville

    Le verdict est tombé, net et sans appel. Les conclusions de la Convention citoyenne sur les rythmes scolaires à Paris sont désormais publiques. Réunis pendant un mois, 80 parents d'élèves tirés au sort ont tranché : une majorité claire se dégage pour réclamer le retour immédiat à la semaine de 4 jours. C’est le choix du bon sens, le choix du terrain. Et que fait l'Exécutif parisien face à ce signal limpide ? Il temporise. Il bégaye. Le Maire de Paris, Emmanuel GRÉGOIRE, repousse l’arbitrage à la fin de l’année 2026 pour une hypothétique mise en œuvre à la rentrée 2027. Sous prétexte d'éviter un choix "arbitraire", la municipalité refuse de trancher, alors que le cap lui est dicté par son propre outil de concertation. Lors de mon intervention en Conseil de Paris le 15 juillet dans le débat organisé à ce sujet, j’ai donc voulu porter la voix des familles du 8e arrondissement et de toute la capitale face à cette énième esquive politique. Nous ne pouvons plus attendre. La réalité du terrain n’obéit pas aux calendriers électoraux. Une usine à gaz qui épuise nos enfants Il aura fallu treize ans pour que la Ville reconnaisse enfin que l’organisation actuelle n’est "clairement pas satisfaisante". Treize ans d'obstination. Depuis 2013 et la loi Peillon, Paris s’est murée dans une exception devenue intenable. Notre modèle actuel est une machine lourde, rigide, une usine à gaz chronométrée qui fragmente les journées et épuise les enfants. À force de vouloir tout empiler - les savoirs fondamentaux, le périscolaire, les fameux "TAP" du mardi et du vendredi après-midi -, nous avons transformé le rythme de nos petits en une course d'obstacles permanente. Dès le mardi soir, dans nos écoles, les visages sont tirés. Le mercredi matin est devenu une contrainte de plus. On nous promettait l’éveil culturel ; la réalité du terrain, c'est trop souvent une garderie par défaut, faute d’encadrement qualifié. Pendant ce temps, 90 % des communes de France ont choisi le pragmatisme. Elles ont arrêté de s’épuiser. Elles sont revenues aux 4 jours, non pas par conservatisme, mais pour redonner de l'air aux familles et du sommeil aux enfants. Paris ne peut plus rester seule dans son couloir, agrippée à un totem idéologique qui ne produit plus que de la lassitude. Une crise sociale et sécuritaire systémique Aujourd’hui, le diagnostic n’est plus seulement technique ou pédagogique. Il est alarmant. Notre système n’est pas seulement fatigant : il a failli à protéger nos enfants. Le chiffre brut fait froid dans le dos : 132 animateurs ont été suspendus depuis le début de l’année 2026 à Paris, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles ou sexistes. C'est le révélateur tragique d'un naufrage systémique, reconnu à demi-mot par le Maire lui-même. La municipalité annonce en urgence un plan de 20 millions d’euros, complété par 10 millions d’euros pour sécuriser les toilettes ou les espaces isolés, et le recrutement de 15 contrôleurs pour des inspections inopinées. Sécuriser les locaux, s'assurer qu'aucun enfant ne soit laissé seul avec un adulte, c'est le strict minimum, et je soutiens évidemment chaque euro utile à la protection des petits Parisiens. Mais ne nous trompons pas de cible. On ne répare pas une structure profondément bancale avec des rustines financières. Le fond du problème est ailleurs : il réside dans la précarité érigée en modèle de gestion. Sur 13 500 animateurs que compte la Ville de Paris, 10 000 sont des vacataires. Promettre la contractualisation de 2 000 d'entre eux sur trois ans est un pansement dérisoire sur une voie d'eau. Tant que la Ville s'entêtera à maintenir la semaine de 4 jours et demi, en cherchant de savants lissages ou des regroupements artificiels le vendredi après-midi, elle condamnera ces agents à des contrats hachés et à des temps partiels subis. Le "sous-effectif chronique" dénoncé par les syndicats restera la règle. Sortir du dogme : le choix de la clarté La politique n’est pas une affaire d’orgueil dogmatique. Reconnaître qu’un dispositif s’est essoufflé n’est pas un aveu de faiblesse, c’est une preuve de respect pour les Parisiens. À la rentrée, trois scénarios vont être soumis au vote des conseils d’école. N'imposons pas aux enseignants, aux parents et aux directeurs des compromis boiteux qui ne feront que prolonger l'agonie des rythmes actuels. Ayons le courage de la clarté. Regrouper le temps périscolaire le mercredi, c'est la seule clé pour bâtir une filière stable, pérenne, attractive, avec des professionnels mieux formés, mieux rémunérés et mieux encadrés. Pour la sécurité absolue de nos enfants, pour la dignité des professionnels du périscolaire et pour le bon sens quotidien des familles, cessons de procrastiner. Paris doit acter, dès maintenant et sans détour, le retour à la semaine des 4 jours.

  • Rue du Rocher : arbitrage obtenu, bientôt du vert !

    Tenir nos engagements est une priorité. C’est bientôt une réalité. L'Exécutif de la Mairie de Paris vient de valider l’arbitrage budgétaire pour achever l’aménagement de la rue du Rocher, entre la rue de Vienne et la rue de Laborde. Le budget de 800 000 euros est sécurisé. Nous avons été entendus. Une politique de la demi-mesure Souvenez-vous. D’un côté, une première phase : la transformation de la rue du Rocher en "rue aux écoles" a sécurisé les abords du lycée Racine. Mais de l’autre, un goût d’inachevé. Un chantier stoppé net par la campagne municipale, laissant un sentiment d'abandon. Un décor resté stérile : pas un seul bourgeon, aucun souffle de nature. Juste une chaussée traitée, sans âme, perçue comme austère et peu hospitalière au quotidien. Bref, le visage gris d’une politique de la demi-mesure. Pour les riverains comme pour nos commerçants de proximité, ce statu quo était devenu intenable. Végétaliser n’est pas un caprice esthétique ou un simple supplément d’âme : c’est le cœur même du projet, la condition sine qua non de sa réussite. Nous nous y étions engagés : nous en avions fait une priorité pour l'arrondissement. En haut de la pile Avec le changement de l’Exécutif parisien, le budget de la seconde phase menaçait de s’évaporer, faisant peser une hypothèque sur l'avenir du projet. Dès le 11 mai dernier, j’ai donc entamé un dialogue constructif avec l’Adjoint au Maire de Paris chargé de l’espace public, Thomas CHEVANDIER. Cet échange a porté ses fruits. Le 2 juin, en Conseil d’arrondissement, avec ma majorité, nous présentions un vœu. Ce vœu pour l'achèvement rapide des travaux a d’ailleurs été adopté à l’unanimité, soutenu par l'ensemble des élus, majorité comme opposition. Pourquoi ? Parce que le bien-être des habitants n’a pas de couleur politique. La rue du Rocher s'est retrouvée en haut de la pile des priorités du 8e arrondissement, aux côtés du projet de la rue de Ponthieu. Et l’arbitrage est tombé, favorable. L’enveloppe de 800 000 euros va être débloquée. L’argent public est devenu rare et les finances de la Ville sont aujourd’hui dans le rouge vif. Dans ce contexte de disette budgétaire généralisée, obtenir des financements de l'Hôtel de Ville demande aujourd'hui une persévérance de chaque instant. Rien n’est automatique, rien n’est offert. Chaque arbre à planter, chaque pavé à sceller exige dorénavant une bataille administrative de tous les instants. Face à la centralisation parisienne et à des caisses vides, les Mairies d’arrondissement doivent pleinement s'impliquer et défendre avec conviction chaque projet de proximité. 10 arbres, 7 jardinières, 65 m² de respiration Concrètement, qu’allons-nous faire ? Ramener un peu de fraîcheur et d'esthétique là où le bitume et le tout-minéral avaient fini par s’imposer. Le projet de végétalisation, qui sera mené sur la période 2026-2027, prévoit : La plantation en pleine terre de 10 arbres de haute tige ; L’installation de 7 grandes jardinières en granit pour habiller les trottoirs élargis ; La création de 65 m² d’espaces végétalisés au total. Cet aménagement n'est pas un simple ornement. Ces arbres vont tamiser le bruit, adoucir la chaleur étouffante de l'été et purifier l’air. C’est la nature réintroduite pour offrir aux riverains un environnement plus sain, apaisé et fier de son allure. Avant-projet d'aménagement de la "rue aux écoles" rue du Rocher entre la rue de Vienne et la rue de Laborde. Faire de la rue du Rocher une "destination" Cet aménagement est aussi une planche de salut pour le tissu commercial du quartier. La réduction du transit automobile a profondément modifié les flux. Moins de voitures, ce sont des clients de passage en moins pour les boutiques. Pour ne pas pénaliser durablement nos commerçants, la rue du Rocher doit changer de statut. Elle ne doit plus être un couloir d’évitement, mais une destination. Un lieu où l’on choisit de venir, de s'arrêter, de flâner. L’ombre des feuillages, la noblesse du granit, la fraîcheur des massifs : voilà les meilleurs leviers pour retenir les piétons, encourager la flânerie et restaurer l’attractivité de nos vitrines. Un travail qui commence Cette bonne nouvelle est le fruit de la mobilisation constante des riverains, de la patience de nos commerçants qui tiennent bon, et de l'unité des élus de l'arrondissement. C'est la preuve qu'en portant ses dossiers, le 8e sait se faire entendre. L’arbitrage est obtenu, le budget est sécurisé, mais le plus dur reste à faire : traduire ces lignes financières en pavés posés et en racines plantées. Nos services techniques de la STV Nord-Ouest sont déjà sur le pont pour que le calendrier de réalisation soit tenu sur 2026-2027. Je suivrai chaque étape de ce chantier avec la même exigence. Nous vous devons cette cohérence, nous vous devons ce respect des engagements et de la parole donnée. Le cap est fixé. Rendez-vous très vite, rue du Rocher, sous les arbres.

  • Parc Monceau : l’espace de liberté pour les chiens rouvre. Promesse tenue !

    Avec Aminata NIAKATÉ, Adjointe au Maire de Paris chargée de la végétalisation de l’espace public, de la biodiversité et de la condition animale, que je tiens à remercier pour le compromis que nous avons su trouver afin de reprendre l'expérimentation de l'espace de liberté pour les chiens dans le parc Monceau. Le dialogue porte ses fruits, et l'action de proximité se concrétise. À tous les propriétaires de chiens de notre arrondissement, à vous qui attendiez avec tant d’enthousiasme le retour de ce projet important, merci pour votre patience. Votre engagement et votre dynamisme ont été le moteur de notre mobilisation. Aujourd’hui, les grilles s’ouvrent. L’expérimentation reprend. La promesse est tenue. Un joyau partagé Le rôle d’un maire d’arrondissement est de répondre aux attentes du quotidien avec du bon sens, de l'énergie et un sens aigu du pragmatisme. Entre l'installation de la nouvelle municipalité en avril et la réouverture de ce mercredi 8 juillet, nous avons travaillé main dans la main avec la Ville de Paris au cours d'une instruction technique et politique approfondie. Deux mois utiles pour reprendre le dispositif, optimiser les aménagements et bâtir un modèle d'usage sécurisé. Des élus responsables agissent pour le bonheur de tous les usagers dans un cadre parfaitement serein. Le parc Monceau est un joyau partagé, un espace de convivialité et de rencontre où chaque usager doit pouvoir s’épanouir. Le bien-être de nos compagnons à quatre pattes devait s’accorder avec la tranquillité des familles et des promeneurs. Pour cette "saison 2", nous avons donc choisi le juste équilibre à travers un triptyque d’usage clair, innovant et harmonieux pour un partage réussi de l'espace public. Une sécurité totale par un espace dédié Une belle zone de 2 000 m² sanctuarisée a été aménagée au cœur du parc. C'est un périmètre qui permet aux chiens de se dépenser et de jouer en toute liberté sans laisse, tout en garantissant une totale sérénité aux joggers, aux sportifs et aux promeneurs. C'est la solution idéale pour que chacun profite du parc à son rythme. La carte de l'espace canin temporaire et des allées autorisées aux chiens en laisse. Une flexibilité maximale calquée sur la vie du parc La plus grande souplesse possible est offerte pour nos compagnons. L’espace de liberté franchit en effet une nouvelle étape puisqu'il s'aligne désormais sur les horaires officiels d'ouverture et de fermeture du parc Monceau. Tant que les grilles du parc sont ouvertes, l'espace l'est aussi. Un accompagnement humain La clé de voûte de cette réouverture réussie, c’est l’esprit de partage. Pour l'animer, un éducateur canin professionnel et qualifié est présent sur les lieux aux heures de pointe, entre 7h et 11h. Son rôle est d'accompagner, de conseiller gratuitement les maîtres, de guider les propriétaires et de veiller à la parfaite harmonie du site. Et parce que la proximité se traduit concrètement par des actes forts, la Mairie du 8e a pris ses responsabilités : nous finançons intégralement le coût de cette présence humaine sur notre budget propre... pourtant ô combien modeste ! Cet effort financier est un investissement de conviction pour la qualité de vie du quartier. La Ville de Paris et la Mairie du 8e ont finalement su unir leurs forces pour réussir cette reprise. Nous avons posé un cadre valorisant, ouvert les portes et financé un encadrement de qualité. Désormais, la balle est aussi dans le camp des propriétaires de chiens pour faire rayonner ce projet. La réussite de ces trois mois - qui nous mènera en toute convivialité jusqu'au 8 octobre - repose sur la responsabilité et le civisme de chaque maître. Prouvons tous ensemble que le bon sens de proximité est la plus belle clé pour faire vivre notre bien commun. L'espace est ouvert. Faisons-en un succès collectif !

  • Écoles, piscines, chantiers, commerces : le Conseil d'arrondissement déploie un bouclier d'action concret pour le 8e

    Le Conseil du 8e arrondissement du 29 juin 2026 avec, de gauche à droite, Laurence RIOT-LAMOTTE, Erwan LECLERC, Eric SCHAHL, Catherine LECUYER, Sylvie DAO-BERNA, Ronan GUEVEL et Théa FOURDRINIER. Stéphanie MAMAN était excusée car elle devait participer à plusieurs Conseils d'école. Cliquez ici pour (re)visionner tout ou partie du Conseil du 8e arrondissement en vidéo J'ai tenu à précéder la séance de notre Conseil du 8e arrondissement par un premier bilan provisoire de la crise de la canicule qui vient de frapper Paris. Face à la "fournaise" que nous avons tous subie de plein fouet, j'ai d'abord salué le professionnalisme et le dévouement exemplaires des agents qui se sont engagés pour garantir la continuité du service public. Mais j'ai aussi déploré l'improvisation et le manque d’anticipation de l'Hôtel de Ville de Paris. J'ai opposé l’impératif immédiat de "l’adaptation", premier des boucliers humains, au dogmatisme de "l’atténuation" lointaine. Malgré nos ressources matérielles et humaines très modestes, la Mairie du 8e arrondissement a au contraire multiplié les mesures d'urgence, en ouvrant une salle rafraîchie à la Mairie, en prospectant de grands lieux partenaires pour des moments de fraîcheur (un grand merci au Petit Palais, à l'Hôtel Le Collectionneur et au cinéma Pathé Wepler), et en commandant en urgence 50 climatiseurs mobiles pour nos crèches et écoles. Pour sortir d'une gestion "à la petite semaine", nous avons fait le choix de l'ambition et du volontarisme à travers trois vœux déposés et défendus à l'occasion du Conseil d'arrondissement. Sommaire Un bouclier thermique global pour sanctuariser nos écoles et crèches Mobilisation générale pour élargir l’ouverture des piscines Des chaises-bancs patrimoniales pour nos aînés Collège Chaptal : action de terrain v. posture de tribune Une nouvelle Charte pour muscler les 7 Conseils de quartier Chantiers privés et publics : notre Charte contre toutes les nuisances Associations historiques : plein soutien à nos veilleurs de mémoire Le Théâtre de la Concorde trouve son bar-buvette Sport de proximité : l’héritage malmené des JO Solidarité Seniors : Octave & Arpège face au défi du grand âge Accueil de la petite enfance : pour un service public moderne et humain Salon d'Automne : l'excellence place de la Concorde Insertion professionnelle : une abstention de principe Le Fonds d'animation locale "Vie associative et citoyenne" mobilisé pour des projets utiles Plan alimentation durable : le verre est à moitié plein Le quartier Beaujon bientôt territoire zéro déchet ? A venir : du compostage de proximité dans l'arrondissement Pratiques artistiques amateurs : faire vivre l'école Octave et Arpège Cinq associations aidées par le Fonds d'animation locale "Culture" Champs-Élysées : le kiosque innovant de Timescope plébiscité L'avenir conditionnel de la logistique urbaine Paris Initiative Entreprise : un bouclier pour les entrepreneurs Questions / réponses avec le public : du pragmatisme face aux dysfonctionnements du quotidien Un bouclier thermique global pour sanctuariser nos écoles et crèches Sur ce premier voeu dont j'ai été la rapporteure, j'ai rappelé que face à la multiplication et au prolongement dramatique des vagues de chaleur estivales, la protection de notre jeunesse et de l'ensemble du personnel éducatif est devenue pour moi un impératif absolu de santé publique. Nos établissements doivent demeurer des sanctuaires de confort thermique. Avec ma majorité, nous avons exigé un diagnostic territorial sans complaisance pour repérer les "points noirs" du bâti scolaire. Le vœu planifie le déploiement de solutions passives et lourdes comme l'accélération massive de l'isolation, la généralisation du cool roofing par des peintures blanches réfléchissantes, la transformation de toutes nos cours de récréation en cours oasis végétalisées, et le raccordement systématique de nos structures au réseau de froid décarboné de Fraîcheur de Paris, fort du succès déjà validé sur le site Monceau. L'instauration d'un suivi annuel strict doté d'indicateurs transparents nous permettra d’évaluer pas à pas la performance énergétique bâtiment par bâtiment. Notre Conseil refusant de laisser les enfants en première ligne, mon vœu a été adopté à l'unanimité. Mobilisation générale pour élargir l’ouverture des piscines Rapporteure de ce deuxième vœu de bon sens, j'ai affirmé que face aux projections climatiques annonçant des pointes probables à 50°C, fermer les rideaux des bassins municipaux dès 18 heures ou couper les lignes d'eau au plus fort de la chaleur a constitué une aberration organisationnelle. Dès l'exercice de crise d'octobre 2023, ces bassins ont pourtant été identifiés comme des bouées de sauvetage thermiques indispensables. Plutôt que de piloter à vue en achetant frénétiquement des climatiseurs mobiles livrés au compte-gouttes, j'ai donc soutenu que la Ville devait libérer la puissance de son patrimoine bâti. Concrètement, ce vœu pragmatique a enjoint la Mairie centrale d’activer un protocole de choc dès le déclenchement des alertes canicule en imposant un élargissement massif des horaires des piscines municipales, allant au besoin jusqu’à l’ouverture continue 24 h / 24 lors des dômes de chaleur. Pour rendre la mesure viable, nous avons réclamé un plan d’urgence pour les ressources humaines et matérielles avec des plannings adaptés et des primes de crise attractives négociées en amont avec les syndicats pour les maîtres-nageurs et agents de sécurité, complété sans dogmatisme par des renforts privés ou associatifs en cas d'absentéisme. Enfin, pour éviter que ces havres de fraîcheur ne tournent à la foire d’empoigne, j'ai demandé le déploiement de la Police municipale pour réguler les flux aux abords, tout en demandant de sanctuariser les budgets de maintenance lourde pour la filtration et le traitement intensif des eaux. Ce voeu a été adopté par la majorité, avec l'abstention de l'opposition. Plus d'une cinquantaine de personnes ont assisté à la séance du Conseil d'arrondissement - sur place et en ligne. Des chaises-bancs patrimoniales pour nos aînés Pour ce troisième voeu déposé et défendu par Sylvie DAO-BERNA, nous avons réaffirmé que face au vieillissement de la population, l'accessibilité réelle de nos rues et le maintien à domicile de nos aînés constituent des exigences de santé publique et d'inclusion sociale qui ne pouvaient plus souffrir d'angles morts. Pouvoir s’arrêter régulièrement pour reprendre son souffle lors d'une simple course quotidienne s'est imposé comme la condition essentielle pour rompre l'isolement social et l’érosion urbaine des plus vulnérables. Pour sortir du faux dilemme opposant l’accueil légitime des passants à l'inquiétude légitime des riverains face aux risques d'attroupements, nous, élus de la majorité, avons proposé une solution d'assises compactes sous la forme d'une chaise-banc individuelle fixe. Ce mobilier monoplace, doté d'un piétement métallique robuste et de lattes de bois au vert parisien réglementaire, s’intègre harmonieusement dans notre patrimoine visuel traditionnel. Sa géométrie interdit physiquement tout allongement abusif, offrant une respiration urbaine fine et protectrice sans induire de squats. Concrètement, nous avons demandé à la Ville de Paris de lancer sans délai un diagnostic de terrain minutieux avec notre Mairie d'arrondissement pour cartographier les parcours de nos seniors et les trottoirs trop étroits, avant de planifier un déploiement strict respectant un espacement de 1,20 mètre. Ce vœu a été adopté par la majorité. Collège Chaptal : action de terrain v. posture de tribune J'ai pris la parole lors de la discussion du quatrième vœu, déposé par l'élue d'opposition Théa FOURDRINIER, qui s'est inquiétée des 139 fermetures nettes de classes annoncées par l'Éducation nationale dans l'Académie de Paris et a ciblé la menace de suppression d'une division de 5e au collège Chaptal. Si nous avons partagé sans ambiguïté l’objectif de défense absolue de l'école publique, j'ai dénoncé une divergence radicale de méthode en lui lançant que l'opposition commente quand nous agissons, et qu'elle regrette quand nous construisons. La preuve par les résultats est là, puisque la réouverture obtenue de la classe de 6e à Chaptal pour cette rentrée 2026 a démontré que nos démarches et nos plaidoyers quotidiens auprès du Rectorat ont payé. Et nous sommes déjà mobilisés en faveur du maintien de la 4e classe de 5e au collège Chaptal pour la rentrée scolaire 2026-2027. Ce vœu de l'opposition enfonçait donc des portes déjà largement ouvertes par notre action et feignait d’ignorer ses propres contradictions politiques car, plutôt que de rédiger de longues doléances, il lui aurait suffi de décrocher son téléphone pour convaincre le Maire de Paris, son ami, de soutenir notre Mairie d'arrondissement. Face à un texte superfétatoire qui n’apportait rien à l'édifice opérationnel, nous avons pris nos responsabilités et les élus de la majorité ont rejeté ce vœu. Une nouvelle Charte pour muscler les 7 Conseils de quartier Notre rapporteur Ronan GUÉVEL a présenté la délibération 08 2026 24 insufflant un vent de renouveau démocratique au cœur de nos instances participatives locales, portées par le succès historique de près de 300 candidatures citoyennes enregistrées cette année. Pour moderniser l’animation de nos 7 Conseils consultatifs et leur donner du muscle face au centralisme parisien, nous avons soutenu dans leur nouvelle Charte quatre innovations majeures. D'abord, nous avons abaissé l’âge minimal d'éligibilité à 16 ans pour parier sur l'énergie civique de notre jeunesse. Ensuite, nous avons instauré de stricts garde-fous démocratiques en limitant le cumul à 2 mandats consécutifs pour favoriser le renouvellement des visages, tout en confiant la présidence des comités d'animation directement aux habitants. Plus puissant encore, nous avons ancré un droit de vœu annuel formel permettant aux conseils de quartier de nous saisir officiellement 30 jours avant les séances, et nous avons autorisé la mutualisation stratégique de leurs budgets d’investissement. Cette souplesse comptable permettra aux Conseillers de quartier de financer collectivement des projets d'aménagement d'ampleur inédite. La délibération a été adoptée par les élus de la majorité, l'opposition s'abstenant. Chantiers privés et publics : notre Charte contre toutes les nuisances Présenté par notre rapporteure Sylvie DAO-BERNA, la délibération 08 2026 25 a rappelé que notre arrondissement subit une densité exceptionnelle de travaux qui, bien que légitimes pour moderniser nos quartiers, empoisonnent parfois le quotidien des riverains par des nuisances sonores, de la poussière et des trottoirs obstrués. Face à cela, le dernier protocole de partenariat de la Ville de Paris de 2021 souffre d'un angle mort juridique puisqu'il encadre exclusivement la voirie publique, laissant le champ libre aux chantiers privés. Nous, élus de la majorité, avons rédigé une Charte de bonne conduite des chantiers du 8e arrondissement imposant six engagements politiquement opposables à l'ensemble des maîtres d'ouvrage publics et privés. Nous avons ainsi instauré l'obligation d'informer les riverains 15 jours avant le démarrage de tout chantier long, interdit les bruits matinaux ou tardifs, garanti le maintien de la propreté des emprises et sanctuarisé l’accessibilité pour nos aînés. Nous avons également innové en créant un guichet unique garantissant aux habitants une réponse écrite sous 5 jours ouvrés en cas de manquement, les récidives pouvant entraîner la suspension de leurs facilités logistiques de voirie. La Charte de bonne conduite des chantiers a été adoptée. C'est une bonne nouvelle pour aider la Mairie d'arrondissement à assumer sa mission de médiation de proximité. Associations historiques : plein soutien à nos veilleurs de mémoire Laurence RIOT LAMOTTE a rapporté la délibération 2026 DAC 62 prévoyant le versement d'une enveloppe globale de 27 000 € de subventions de fonctionnement à 11 associations historiques parisiennes, gardiennes de notre identité commune. Dans notre arrondissement, nous nous sommes réjouis de voir la prestigieuse Société Historique et Archéologique des 8e et 17e arrondissements confortée à hauteur d’une aide de 2 000 €. Animée bénévolement par Danièle PRÉVOST depuis la rue de Lisbonne, cette structure réalise un travail culturel admirable, avec des conférences prévues en 2026 sur Colette, Spontini ou la famille des Rothschild. Tout en saluant l'engagement exceptionnel de ces bénévoles, nous avons regretté la pingrerie et le "deux poids, deux mesures" de la Mairie centrale. Allouer une telle somme pour couvrir à l'année l'histoire d'un territoire aussi dense, alors que d’autres structures reçoivent plus du double comme le Vieux Montmartre qui culmine à 5 500 €, s'apparente à une "aumône de papier". Nous avons finalement adopté le texte à l'unanimité pour ne pas priver nos bénévoles d'oxygène. Le Théâtre de la Concorde trouve son bar-buvette Erwan LECLERC a rapporté la délibération 2026 DDCT 134 visant l'exploitation d'un bar-buvette au Théâtre de la Concorde. Après deux consultations infructueuses en 2024 et 2025, l'Hôtel de Ville a enfin présenté un projet ficelé, porté par la société Le Traiteur Argentin, classée en première position face au concurrent unique Boya. Ce projet a satisfait les principaux critères : une logistique solide adaptée à l'absence de cuisine autonome de production sur place et un modèle d'économie circulaire adossé au zéro déchet avec contenants réutilisables. Du point de vue financier, l'exploitant a garanti une redevance plancher de 12 000 € par an adossée à un intéressement variable de 8,5 % du chiffre d'affaires. Si nous nous sommes réjouis de voir ce dossier sortir de l’ornière pour animer le site, nous nous sommes interrogés sur le manque flagrant d’émulation économique avec seulement deux candidats. Des cahiers des charges parisiens trop rigides découragent les talents locaux. Ces réserves exprimées, nous avons adopté cette délibération à l'unanimité. Sport de proximité : l’héritage malmené des JO Laurence RIOT LAMOTTE a rapporté la délibération 2026 DJS 108 octroyant 3 600 € de subventions annuelles de fonctionnement répartis entre deux clubs exemplaires de notre arrondissement, œuvrant pour l’inclusion par le sport. D’un côté, l’Association sportive du lycée Racine, rue du Rocher, a reçu 1 100 € pour ouvrir le multisport scolaire à 140 adhérents et développer le tir à l'arc ou la musculation adaptés aux élèves handicapés. De l’autre, l’Expatriés International Triathlon Club of Paris, rue Laure Diebold, a obtenu 2 500 € pour ses 270 membres de 25 nationalités, proposant des entraînements solidaires de guidage pour athlètes malvoyants. Nous avons regretté le gouffre entre les discours de l’Hôtel de Ville sur "l’héritage" des Jeux de 2024 et la réalité budgétaire, puisque l'AS du lycée Racine réclame 4 000 € pour financer son essor quand la Ville lui a jeté une aumône de 1 100 €. La Mairie centrale a brandi des totems bureaucratiques, empilé les critères complexes et appliqué un bonus-malus comptable qui a étouffé l'ambition de nos clubs au lieu de la libérer, alors même qu'ils ont dû faire avec un manque d'infrastructures sportives dans notre secteur. Refusant l’obstruction qui punirait d'abord nos sportifs de quartier, nous avons adopté la délibération à l'unanimité. Solidarité Seniors : Octave & Arpège face au défi du grand âge La délibération 2026 DSOL 49 répartissait un montant global de 32 875 € de subventions de fonctionnement entre 9 associations parisiennes au titre du Schéma Seniors. J'ai salué l’engagement admirable de ces acteurs qui recousent au quotidien le tissu déchiré de la solitude de nos aînés. Mais j'ai rappelé les limites de l'ambition de l'exécutif. À l'échelle d'une capitale confrontée au défi du vieillissement, une telle somme relève davantage du saupoudrage que de la contribution à une véritable politique publique. Les structures ont pourtant besoin d'investissements structurelles pérennes. Heureusement, nous nous sommes réjouis de la reconnaissance d'Octave et Arpège dans le 8e, dont la "Troupe du 3e Acte", dotée de 5 000 €, a prouvé que le talent n’a pas d'âge en écrivant une pièce inédite sur les enjeux climatiques. Nous avons finalement adopté cette délibération à l'unanimité. Accueil de la petite enfance : pour un service public moderne et humain J'ai rapporté la délibération 2026 DFPE 253 sur l'approbation du nouveau règlement de fonctionnement des structures municipales d’accueil de la petite enfance. Les crèches sont un service de proximité essentiel à nos familles. J'ai salué des choix de bon sens, comme les forfaits horaires différenciés adaptés aux besoins réels des foyers, l’élargissement protecteur des exonérations tarifaires pour les accueils adaptés et la sanctuarisation de l’admission d’urgence pour les enfants vulnérables ou handicapés. Nous avons toutefois exprimé une préoccupation. La délibération tend, sous couvert de modernisation, à imposer le déploiement généralisé d'un système de badgeage informatique obligatoire pour enregistrer les entrées et sorties des bébés. Pressée par la peur de devoir rendre des comptes à la CAF lors des contrôles a posteriori, la Ville transforme ainsi ses crèches en "usines à pointer". Ceci étant dit, nous avons émis un avis favorable. Salon d'Automne : l'excellence place de la Concorde J'ai rapporté la délibération 2026 DAE 86 concernant une convention d’un an avec la société ABELIS pour l’organisation conjointe de la foire "Moderne Art Fair" et du mythique Salon d'Automne sur la place de la Concorde, du 12 octobre au 2 novembre 2026. Si je souhaite de longue date réduire la suroccupation événementielle commerciale de cette place royale d'exception, confisquée et défigurée par exemple en 2018 près d'un jour sur deux par des manifestations marchandes, c'est aussi pour mieux valoriser son occupation par des événements patrimoniaux. Dans le cas d'espèce, nous avons précisément su séparer le bon grain de l'ivraie. Le Salon d'Automne est une vénérable institution populaire née en 1903, dont la valeur culturelle et artistique est historiquement reconnue. Le projet respecte pleinement l’âme du site tout en valorisant nos artistes, s'engageant contractuellement à offrir une gratuité totale aux moins de 14 ans et étudiants en art, ainsi que 600 visites guidées scolaires. Telles sont les raisons pour lesquelles nous avons adopté cette délibération à l'unanimité. Insertion professionnelle : une abstention de principe Erwan LECLERC a rapporté la délibération 2026 DAE 106 agglomérant une enveloppe massive de 3 115 000 € de subventions destinées à 100 structures de l'insertion par l'activité économique. Certes, ce tremplin social concret a permis de soutenir des milliers de salariés parisiens les plus éloignés de l'emploi. Et nous soutenons pleinement sur le fond le principe même de l'insertion professionnelle par l'activité. Mais nous avons pointé du doigt la cause réelle de cette détresse, que le document lui-même a reconnue noir sur blanc : ces structures ont été étranglées par des délais de paiement et des versements de subventions anormalement longs de la part de la municipalité parisienne. L’administration centrale a créé elle-même la crisis par sa lourdeur bureaucratique avant de se présenter en sauveur. Sur la forme, l'exécutif nous a de surcroît imposé un vote groupé d'un volume - liant 100 conventions distinctes en une seule décision globale - ne permettant pas aux élus de faire leur travail de contrôle individualisé sur les fonds publics. Face à ce déni démocratique, la majorité a choisi l’abstention de principe. Le Fonds d'animation locale "Vie associative et citoyenne" mobilisé pour des projets utiles Rapportée par Ronan GUÉVEL, la délibération 2026 DDCT 100 a attribué une enveloppe globale de 10 000 € de subventions de fonctionnement répartis entre 6 structures au titre du Fonds d'animation locale (FAL) de notre arrondissement. Si le dispositif a mis en lumière le paradoxe d’une mairie centrale qui empile les concepts ronflants d'Acte 2 de la territorialisation tout en distribuant des enveloppes minimalistes, ce texte a été le fruit direct de nos choix de terrain. Ces crédits, que nous avons fléchés avec soin, ont ciblé des projets utiles, avec par exemple 1 500 € pour l'association 3AC8 pour ses animations culturelles estivales au parc Monceau et 2 500 € à l’Office du Mouvement Sportif pour faire vivre l'héritage des Jeux de Paris 2024 auprès de toutes les générations. Cette délibération a été adoptée à l'unanimité. Plan alimentation durable : le verre est à moitié plein J'ai rapportée la délibération 2026 DEVE 46 pour souligner que nous avons une fois de plus assisté à un grand numéro municipal de claquettes vertes où les intentions ont brillé tandis que le tiroir-caisse grincait. Notre Caisse des écoles du 8e arrondissement, désireuse d'offrir le meilleur à nos enfants, avait déposé un projet global chiffré à 28 000 € pour acquérir des balances de précision et batteurs pour fabriquer des goûters maison, déployer des centrifugeuses anti-gaspillage dans 7 établissements scolaires, et investir dans des gobelets durables en inox pour éliminer le plastique pour 1 600 enfants. Mais l'arbitrage central a coupé, raboté et trié, et notre enveloppe finale s'est vue amputée de près d’un quart pour s'établir à 21 391 €, évinçant totalement les gobelets durables pour nos petits de maternelle. C'est le paradoxe permanent de cette gouvernance qui vote des plans à n'en plus finir à longueur de tribunes mais resserre les cordons de la bourse dès qu'il faut armer les mains de ceux qui font tourner nos cuisines. Ne boudant pas notre plaisir face au verre à moitié plein, nous nous sommes réjouis que ces crédits aillent directement sur le terrain pour la santé de nos rationnaires et avons émis un avis favorable. Le quartier Beaujon bientôt territoire zéro déchet ? Sylvie DAO-BERNA a rapporté la délibération 2026 DPE 21 attribuant 124 000 € de subventions à 9 associations œuvrant sur les territoires zéro déchet. Dans notre 8e arrondissement, c'est l'association 3 S Séjour Sportif Solidaire qui anime le quartier Beaujon depuis 2024. Le travail accompli par ces bénévoles constitue un modèle d'économie circulaire et de solidarité locale, fort de ses 84 animations l'an passé. Grâce à l’octroi d'une subvention de 10 000 € que nous avons soutenue, la structure pourra pérenniser son action, déployer des collectes en pied d’immeuble, lancer des ateliers de couture et de réparation de vélos, et poursuivre la sensibilisation des élèves de l'école Louis de Funès. Nous avons déploré cependant l’asymétrie géographique flagrante imposée par l’exécutif parisien car quatre territoires de la géographie prioritaire ont capté à eux seuls plus de 61 % de la manne financière globale avec 76 000 €. Cette politique partisane rationne les budgets de l'ouest parisien tout en affichant l'objectif de réduire les déchets de 100 000 tonnes d'ici 2030. Afin de protéger nos acteurs locaux, nous avons émis un avis favorable à l'unanimité. A venir : du compostage de proximité dans l'arrondissement J'ai rapporté la délibération 2026 DPE 25 visant à accompagner la valorisation à la source de nos déchets alimentaires, à travers l'octroi de 34 700 € de subventions de fonctionnement répartis entre trois associations. Pour notre arrondissement, la bonne nouvelle a résidé dans l’extension territoriale de l’association L’Accueillette du 9e au territoire du 8e. Forte de l’enveloppe principale de 25 000 €, cette structure va venir faire germer un nouveau réseau local, offrant un précieux soutien logistique et des ateliers pratiques aux copropriétés et établissements scolaires de notre arrondissement. Nous avons émis un avis favorable unanime sur cette délibération. Pratiques artistiques amateurs : faire vivre l'école Octave et Arpège Rapportée par Laurence RIOT LAMOTTE, la délibération 2026 DAC 191 visait à allouer une enveloppe globale de 40 000 € à 10 associations parisiennes de pratiques artistiques amateurs, dont l’offre de proximité vient utilement compléter l’action indispensable de nos conservatoires municipaux. Pour le 8e, l’association Octave et Arpège s'est vue allouer une subvention de fonctionnement de 3 000 €. Depuis 1991, cette école réalise un admirable travail musical et théâtral pour 350 élèves, impliquant directement les familles à travers des cours adaptés et innovants, avec depuis 2026 de nouveaux cours de musique assistée par ordinateur, complétant parfaitement le conservatoire Camille Saint-Saëns. Nous avons bien sûr regretté la petitesse de ce montant car 3 000 € pour couvrir l’année d’une telle école représente à peine 0,57 % de son budget global d’action. Malgré cette gestion au compte-gouttes, la délibération a été adoptée à l'unanimité. Cinq associations aidées par le Fonds d'animation locale "Culture" Rapportée par Laurence RIOT LAMOTTE, la délibération 2026 DAC 365 concernait des subventions d'un montant de 10 000 € au total pour 5 associations au titre du Fonds d'animation locale (FAL) "culture" attribué au 8e arrondissement. En tête, La Girafe Lyrique a obtenu 4 000 € pour un concert choral participatif d’excellence au Théâtre des Champs-Élysées, dont l’intégralité des bénéfices est reversée à l’Institut Pasteur pour la recherche sur la santé mentale, thématique majeure de l’année. Nous avons soutenu également à hauteur de 1 500 € chacun Allegro Pianissimo pour l’initiation musicale d'enfants porteurs de handicaps, Les Amis de la place Clichy pour un parcours d'expositions célébrant le bicentenaire de la photographie dans nos commerces, L’Invincible Été pour ses ateliers chorégraphiques, et Magriff pour ses performances poétiques de rue, menant à une adoption unanime. Champs-Élysées : le kiosque innovant de Timescope plébiscité Rapportée par Erwan LECLERC, la délibération 2026 DAE 147 concernait l'attribution d'un emplacement commercial sur le domaine public au 115 de l’avenue des Champs-Élysées pour l'exploitation expérimentale d'un kiosque hors presse pour une durée de cinq ans. C’est le projet "Time Travel Kiosk" de la société Timescope, qui l’a emporté, s'appuyant sur l'expertise de 150 expériences immersives en Europe. Les utilisateurs pourront voyager dans le temps pendant 15 minutes, découvrant l’histoire de la plus belle avenue du monde du XVIIe siècle à ses mutations contemporaines. L'ancrage économique local est réel grâce à un partenariat fort avec le Comité des Champs-Élysées, un cofinancement à 50/50 des 291 000 € d’investissement, un tarif accessible fixé à 9,90 €, une billetterie dématérialisée et la création de 5 emplois directs. L'opération est saine pour les finances municipales puisqu'elle devrait rapporter une redevance annuelle de 35 910 € à la Ville. Malgré la méthode centralisatrice de l’Hôtel de Ville qui n'a associé notre Mairie du 8e arrondissement que pour la sélection finale, nous avons émis un avis favorable unanime sur cette délibération. L'avenir conditionnel de la logistique urbaine Rapportée par Sylvie DAO-BERNA, la délibération 2026 DVD 66 méritait notre attention car elle abordait l'avenir de la logistique parisienne, un enjeu pour l'activité économique et la qualité de vie dans l'arrondissement. Les actions soutenues allaient globalement dans le bon sens puisque l’accompagnement proposé par l’association Certibruit pour 5 000 € est positif pour les quartiers résidentiels. Favoriser les livraisons silencieuses en horaires décalés, grâce à des matériels certifiés sous la barre des 62 décibels, est une réponse pragmatique pour désengorger les axes saturés en journée tout en protégeant le sommeil des riverains. De même, l’essor de la cyclo-logistique porté par Les Boîtes à Vélo-France par deux subventions de 25 000 € offre des solutions d'avenir pour le dernier kilomètre. Là comme ailleurs, la prise en compte de l'intérêt des riverains est déterminante. Cette condition rappelée, nous avons émis un avis favorable unanime sur cette délibération. Paris Initiative Entreprise : un bouclier pour les entrepreneurs Rapportée par Erwan LECLERC, la délibération 2025 DAE 11 concernait le soutien financier à l'association Paris Initiative Entreprise pour la mise en œuvre du "Dispositif Local d'Accompagnement". Ne boudons pas notre plaisir : un taux de survie à 5 ans de 87 % pour les entreprises accompagnées par Paris Initiative Entreprise constitue une performance et un bouclier contre la précarité entrepreneuriale. L'association, idéalement implantée boulevard Malesherbes, a prouvé l'efficacité des prêts d'honneur et des diagnostics ciblés. Le "Dispositif Local d'Accompagnement" a démontré son utilité concrète en soutenant plus de 300 emplois l'an dernier. Nous avons simplement regretté les angles morts de la politique de la Mairie centrale : à force de flécher la plupart des dispositifs vers les seuls critères de l’économie sociale et solidaire, elle a tendance à oublier en chemin tout un pan du commerce traditionnel. Nos artisans, TPE de quartier et indépendants ont subi de plein fouet l'inflation et les crises de mobilité sans jamais voir la couleur de ces ingénieries gratuites... Afin d'encourager nos entrepreneurs locaux, nous avons finalement émis un avis favorable pour que la Ville de Paris soutienne l'association Paris Initiative Entreprise (avec une enveloppe de 70 000 € et une adhésion de 500 €). Questions / réponses avec le public : du pragmatisme face aux dysfonctionnements du quotidien Pour cette première permise par notre nouveau Règlement intérieur, j'ai répondu de façon à trois questions de deux administrés importantes pour la vie de nos quartiers. Interrogée en premier lieu sur les aberrations successives ayant fractionné la circulation de la rue de Monceau entre le boulevard Malesherbes et l'avenue de Messine, j'ai partagé le constat exaspéré des riverains. Les multiples essais pratiqués depuis 2024 pour couper le trafic de transit ont engendré des reports de circulation non prévus et chaotiques, saturant la rue de Vézelay puis déversant début 2026 un flux massif depuis la rue de Téhéran. Tranchant avec pragmatisme, j'ai décidé de dire "stop" et j'ai demandé à la Direction de la voirie et des déplacements (DVD) de la Ville de Paris le rétablissement intégral du plan de circulation initial, qui a été confirmé pour une réalisation à la mi-septembre. C'est un retour à la raison rendu d'autant plus nécessaire que la création de la "rue aux écoles" en haut de la rue de Monceau limite le risque de report en provenance du boulevard des Batignolles. La même personne m'a alertée sur la dangerosité des comportements de nombreux cyclistes et le sentiment d'insécurité que font naître chez elle les contre-sens cyclables. J'ai rappelé le cadre réglementaire. En vertu de l'article R412-28-1 du Code de la route, les "zones 30" sont de plein droit à double sens pour les cyclistes et l'autorité de police ne peut y déroger qu'en cas de péril technique documenté, faisant de la suppression de ce contre-sens une impossibilité légale. En revanche, si la loi a accordé un droit, elle a également imposé des devoirs, et pour responsabiliser les usagers, nous, élus de la majorité, avons fait adopter lors de notre précédent conseil un vœu exigeant que la Ville de Paris lance des campagnes massives de communication. En tout état de cause, le respect de la vulnérabilité des usagers les plus fragiles reste une obligation d’ordre public. La seconde question a porté sur le devenir des travaux de végétalisation de la rue et de la place François 1er, promis pour 2025 dans le cadre de la programmation "Embellir votre quartier - Triangle d'Or", validée en Copil fin 2024 et présentée aux habitants. Ma réponse a été factuelle. A la suite du changement de mandature à l’Hôtel de Ville et compte tenu de l’évolution des orientations financières globales de la municipalité parisienne, les arbitrages centraux ont changé. La Ville de Paris a décidé de concentrer ses finances sur une seule opération structurante majeure par arrondissement, gelant tous les autres projets initialement projetés, ce qui fait que le lancement des travaux n’est officiellement plus d’actualité. Avec ma majorité, nous restons pleinement mobilisés pour engager un dialogue budgétaire offensif en vue du Budget primitif 2027 et nous ne manquerons pas de revenir vers vous dès que des arbitrages fermes nous seront communiqués.

  • Canicule rouge, piscines closes : l'urgence d'agir

    Samedi 27 et dimanche 28 juin, les usagers venus trouver refuge à la piscine Jacqueline Auriol ont une nouvelle fois trouvé une porte close et une affichette laconique : "Grève des maîtres-nageurs". Cette semaine, Paris étouffait, le thermomètre s’affolait, le bitume fondait, et la capitale traversait une semaine inédite de vigilance rouge canicule. Face à cette urgence climatique et sanitaire, quel fut le réflexe légitime de chaque habitant ? Chercher un îlot de fraîcheur. Pourtant, samedi 27 et dimanche 28 juin, les usagers venus trouver refuge à la piscine Jacqueline Auriol n'ont trouvé qu'une porte close. Un coup de massue pour les familles, les seniors et les sportifs du 8e arrondissement. Pendant que le site internet de la Ville de Paris affichait en page d'accueil des alertes clignotantes appelant à la plus grande vigilance et au rafraîchissement des corps, ses propres infrastructures de baignade baissaient le rideau. Ce décalage est inacceptable. Un constat accablant : le service public à sec La situation actuelle n'est plus tenable. Je ne parle pas ici d'un simple désagrément de loisir, mais d'une rupture caractérisée de la continuité du service public en période de crise. Comment la Mairie Centrale peut-elle se laisser surprendre par un conflit social prévisible en plein pic de chaleur annoncé depuis des jours ? En période de vigilance rouge, l'accès à l'eau n'est plus un confort, c'est une mesure de salut public. Laisser les bassins vides, c’est abandonner les Parisiens les plus vulnérables face à la canicule. Cette déconnexion permanente entre les discours d'adaptation au changement climatique et la réalité opérationnelle du terrain doit cesser. Rappelons une réalité politique et administrative : la gestion du personnel, le dialogue social et les budgets des piscines relèvent exclusivement de la Mairie Centrale. Les Mairies d'arrondissement, en première ligne face au mécontentement légitime des riverains, se retrouvent les mains liées, privées de tout pouvoir de réquisition ou de gestion directe, et la plupart du temps mises devant le fait accompli. Mes propositions : pour un bouclier fraîcheur garanti Face à cette inertie, je refuse de baisser les bras. Nous ne pouvons pas nous contenter de déplorer le statu quo à chaque pic de chaleur. Il faut réinventer la gouvernance des équipements de crise. Je veux donc porter des propositions fermes et pragmatiques : 1. Instauration d'un service minimum d’urgence canicule Le droit de grève est un principe constitutionnel que personne ne conteste. Cependant, la protection de la vie humaine et la santé publique en cas de crise climatique majeure doivent primer. Nous demandons la mise en place d'un protocole de service minimum contraignant. Dès le déclenchement de la vigilance orange ou rouge par Météo-France, un nombre plancher de maîtres-nageurs et de personnels de sécurité doit être légalement réquisitionné pour maintenir les bassins ouverts. 2. Décentralisation de la gestion des équipements de proximité La centralisation outrancière de la Ville de Paris paralyse l'action. Il faut donner aux Mairies d'arrondissement l'autonomie et les leviers juridiques nécessaires pour piloter leurs propres infrastructures. Si la Mairie Centrale échoue à régler un conflit social, la Mairie d'arrondissement doit pouvoir contractualiser en urgence avec des structures privées ou des maîtres-nageurs certifiés indépendants pour assurer l'ouverture des lignes d'eau. 3. Création d’une cellule de crise "eau et fraîcheur" interconnectée Il est indispensable de créer une task-force municipale capable de réorienter les effectifs non grévistes d'un arrondissement à l'autre en quelques heures. Si une piscine dispose de personnels disponibles ailleurs dans Paris, ils doivent être redéployés prioritairement vers les zones les plus denses et les équipements stratégiques comme Jacqueline Auriol. L'urgence d'agir Le climat change, nos règles du jeu doivent changer aussi. On ne combat pas une canicule historique avec des communiqués de presse et des fiches de conseils théoriques. On la combat en ouvrant grand les portes des services publics de fraîcheur. Avec mon équipe, nous restons pleinement mobilisés pour que la Mairie de Paris sorte de sa torpeur politique et administrative, et assume enfin ses responsabilités logistiques. Les Parisiens ne demandent pas la lune, ils demandent simplement que leurs services publics fonctionnent quand ils en ont le plus besoin.

  • Canicule à Paris : la Mairie du 8e arrondissement agit

    Une opération « ciné-fraîcheur » au Pathé Wepler : nous avons négocié et pris en charge financièrement une projection spéciale ce jeudi après-midi. Près de 250 élèves de l'arrondissement ont ainsi pu être mis à l'abri de la chaleur étouffante dans des salles parfaitement climatisées. Nous avons passé la mi-temps de cette semaine de crise inédite due à la canicule. Le constat sur le terrain est sans appel. D’un côté, une administration centrale hors-jeu, incapable d'anticiper, de gérer et de protéger les Parisiens, notamment nos enfants ; de l’autre, des mairies d’arrondissement qui déploient toute leur énergie pour pallier les défaillances de l'État et de la Ville. En tant qu'élus de proximité, nous refusons de regarder les bras croisés nos écoles se transformer en étuves, nos espaces publics se dégrader et les familles être prises en otages par une gestion bureaucratique totalement dépassée. J'ai consacré l'essentiel de la semaine à réaliser la tournée des établissements et des publics les plus "sensibles" et "vulnérables" du 8e arrondissement. Seulement 2 climatiseurs livrés et déjà 4 écoles fermées Depuis le début de cet épisode de chaleur extrême, la Mairie de Paris et l’Éducation Nationale brillent par leur absence, leur immobilisme et des opérations de communication "venteuses". Nous assistons à un véritable "black-out" : la communication envers les parents et les équipes éducatives est souvent inexistante ou au mieux délivrée au compte-gouttes à des heures indues, plongeant chacun dans l'incertitude la plus totale. Sur le terrain, la réalité dément cruellement les effets d'annonce : les fontaines à eau sont trop souvent hors service et la carte des points de fraîcheur promise par la Mairie de Paris reste inaccessible au moment où les habitants en ont le plus besoin. Sur le plan logistique, la situation dans les établissements scolaires trahit une impréparation coupable. Le Maire de Paris a bien annoncé dans l'urgence l'achat de 1 200 climatiseurs. Mais la réalité de cette première salve est dérisoire : seuls 150 appareils sont effectivement en cours de répartission pour l'ensemble des 620 établissements parisiens ! Pour le 8e arrondissement, au moment de la rédaction de ces lignes, l'Hôtel de Ville n'avait été capable de livrer que 2 pauvres climatiseurs pour l'ensemble des 9 écoles du 8e arrondissement ! À la crèche Laure Diebold, l'équipe déploie les moyens du bord pour maintenir une température respirable et assurer le bien-être des enfants malgré l'absence d'infrastructures adaptées. L'heure de la débrouille : faute de structures d'ombrage pérennes, c'est une couverture de survie qui fait office de bouclier thermique improvisé pour les écoliers et les enseignants de l'école Louis de Funès. Une protection réfléchissante et insolite contre le soleil de plomb. Au niveau parisien, seuls 36 climatiseurs ont été partagés entre les mairies des 6e, 7e, 8e, 15e, 16e et 17e arrondissements, alors que ces secteurs comptent un total de 168 écoles. Face à cette pénurie organisée, je refuse qu'une logique partisane ou des arbitrages opaques créent un traitement différencié entre l'est et l'ouest parisien au détriment de la santé des enfants. C’est pourquoi, avec mes collègues du groupe "Paris Liberté !", nous avons exigé la publication des critères d'attribution (exposition des bâtiments, températures relevées, présence d'enfants vulnérables) et du calendrier complet de déploiement. À force de naviguer à vue et de refuser d'anticiper, la machine administrative a fini par craquer sous le coup des "autorisations spéciales d'absence" (ASA). L'Éducation nationale a ainsi dû acter la fermeture - brutale - de quatre établissements scolaires de l'arrondissement, paralysés par un manque d'effectifs : École primaire Bienfaisance : 100% des professeurs des écoles sont absents. École maternelle Bienfaisance : 100% des professeurs ainsi que la directrice manquent à l'appel. École primaire Robert Estienne : 100% des enseignants du niveau élémentaire sont absents. École primaire Baudry : 100% des professeurs et le directeur sont absents. Jeudi 17h, nous sommes informés de la probable fermeture ce vendredi des écoles Florence et Surène... Cette paralysie laisse des centaines de familles du 8e sans solution de garde du jour au lendemain, prises au piège d'un système qui s'effondre à la moindre alerte météo ! Face à la vague de chaleur intense de ces derniers jours, nos enseignants ont fait preuve d'un professionnalisme et d'un dévouement exemplaires. Ici à l'école Monceau. Au sein de la résidence Beaucour, les équipes se mobilisent quotidiennement avec bienveillance et dynamisme pour garantir le confort, la sécurité et le bien-être des résidents. Pas de budget, mais des idées Cette situation met en lumière un paradoxe insupportable, comble de la gestion parisienne : l'Hôtel de Ville dispose de moyens financiers, matériels et humains colossaux qu'il ne mobilise pas ou qu'il déploie avec une lenteur exaspérante. À l’inverse, à l'instar de nombreuses Mairies d'arrondissement, la Mairie du 8e arrondissement, dépourvue de budget autonome d'investissement pour ce type de crise, a réussi à débloquer des solutions concrètes et immédiates là où l'administration centrale échouait. C'est l'illustration parfaite de notre méthode de terrain : dans le 8e, nous n’avons pas le budget de la Mairie centrale, mais nous avons des idées et une volonté politique à toute épreuve ! Face à l'inertie, nous nous substituons aux carences de l'exécutif pour protéger les habitants. Une semaine sur le terrain au plus près des habitants. J'ai multiplié les déplacements pour dresser un diagnostic précis des problématiques locales. Une démarche de proximité essentielle pour constater les réalités du terrain, échanger avec les riverains et coordonner immédiatement des solutions concrètes. A l'accueil de la piscine Jacqueline Auriol. Des oasis de fraîcheur activées sur le terrain Face à ce chaos et à la démission des autorités centrales, la Mairie du 8e arrondissement a refusé de céder au fatalisme. Contraints de pallier seuls l'absence de réponse opérationnelle de l'exécutif central, nous avons pris nos responsabilités. Plutôt que d'attendre les livraisons hypothétiques de la Mairie centrale, nous avons pris l’initiative de passer commande, sur nos propres ressources, de 40 climatiseurs mobiles (pour un budget d'environ 20 K€). Initialement attendus ce jeudi, un retard de livraison bien indépendant de notre volonté décale légèrement leur arrivée. Dès leur réception, ils seront déployés en urgence afin d'équiper chaque école et crèche de l'arrondissement d'au moins deux appareils et d'y créer de véritables oasis de fraîcheur. Parce que l'urgence pour vos enfants était immédiate, nous avons aussi multiplié les solutions de repli temporaires ce jeudi : Un accueil au Petit Palais : grâce à un accord trouvé avec la Direction du musée, que je tiens ici à remercier, les enfants et leurs parents ont pu bénéficier dès 10h00 d'un accès libre et entièrement gratuit au parcours permanent. Un espace culturel exceptionnel et parfaitement rafraîchi. Une opération "ciné-fraîcheur" au Pathé Wepler : nous avons négocié et pris en charge financièrement (pour un budget d'environ 1 K€) une projection spéciale ce jeudi après-midi. Près de 250 élèves de l'arrondissement ont ainsi pu être mis à l'abri de la chaleur étouffante dans des salles parfaitement climatisées. Un refuge municipal ouvert 7j/7 : la "salle rafraîchie" aménagée au sein de la Mairie du 8e arrondissement reste ouverte en continu. Pour faire face à la persistance des fortes températures cette fin de semaine, ses horaires sont élargis : elle vous accueillera tous les jours, y compris ce samedi et ce dimanche de 10h00 à 18h00. Au cinéma Pathé Wepler, aux côtés du Directeur, Arnaud GANNE, et de mon Adjointe chargée notamment des Affaires scolaires, Stéphanie MAMAN. Pourquoi le ramassage des poubelles coince Cette gestion de crise en surchauffe ne touche pas que nos écoles ; elle affecte l'ensemble de l'espace public et les agents qui le font vivre. Vous êtes nombreux à nous signaler des difficultés logistiques, notamment concernant le ramassage des poubelles dans l'arrondissement, tout particulièrement dans le quartier Europe et au sein du Parc Monceau. Nous tenons à vous apporter une explication transparente : le rythme des tournées est actuellement perturbé en raison des conditions de travail très dégradées subies par les agents de propreté. Travailler de longues heures sous un soleil de plomb, manipuler des charges lourdes par des températures extrêmes sans vêtement adapté ni aménagement suffisant des horaires par la Mairie centrale met les organismes à rude épreuve. Par solidarité avec ces personnels en première ligne et pour garantir leur sécurité, des adaptations de service sont nécessaires. Vous êtes nombreux à nous signaler des difficultés concernant le ramassage des poubelles dans l'arrondissement, tout particulièrement dans le quartier Europe et au sein du Parc Monceau. Ce jeudi matin au parc Monceau. Une nouvelle fois, la Mairie de Paris n'a pas fait le nécessaire afin de permettre à ses collaborateurs de travailler dans de bonnes conditions. À vos côtés face à la crise Sachez que toute l’équipe de votre Mairie d'arrondissement - moi-même, Eric, Stéphanie, Erwan, Sylvie, Laurence et Ronan - reste pleinement mobilisée, à votre écoute et à votre entière disposition pour vous accompagner et vous orienter au fil des heures. Cette crise de la gestion urbaine et scolaire n'est pas la nôtre. Elle est le pur produit d'un manque d'anticipation chronique de la Ville de Paris et des services de l'État. Mais parce qu'il s'agit de la santé de vos enfants, de votre quotidien de parents et de la qualité de notre cadre de vie, nous considérons qu'il nous incombe d'agir au-delà de nos compétences. Tous les Parisiens doivent être protégés, et de la même manière. Vous pouvez compter sur notre engagement total, notre transparence et notre réactivité. Nous restons sur le terrain, à vos côtés.

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