Gymnase Roquépine : après la fin de la réquisition, l'exigence d'une sanctuarisation
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L'annonce de la libération du gymnase Roquépine en cette fin du mois d'août répond à une exigence constante portée par la Mairie du 8ᵉ arrondissement : rendre sans délai les lieux aux usagers avant les rentrées scolaire et sportive. Parce que l'humanité ne s'improvise pas sur un parquet de sport, je renouvelle ma demande d'une sanctuarisation totale et pérenne de cet équipement d'intérêt général indispensable à notre vie locale.
Un poumon sportif de proximité fragilisé
À deux pas de Saint-Augustin, le gymnase Roquépine n’est pas une infrastructure ordinaire. Dans un 8ᵉ arrondissement historiquement sous-doté en équipements municipaux, il constitue un véritable poumon vital de la vie associative, scolaire et familiale avec plus de 150 heures d'activités hebdomadaires pour nos écoliers, nos collégiens, nos aînés ainsi que nos clubs et pratiquants passionnés de sport.
Pourtant, durant une grande partie de l’été, ses portes sont restées closes aux usagers habituels après sa réquisition unilatérale par l’Hôtel de Ville au titre de l’hébergement d’urgence. Si le départ des occupants s'effectue à temps pour la reprise de septembre, ce soulagement légitime impose une vigilance absolue face aux méthodes employées.
Chacun garde en mémoire la crise traumatisante de 2019 : 7 mois d'occupation illégale par 150 personnes soutenues par le DAL dans des conditions d'insalubrité extrêmes avec seulement 2 douches et 2 sanitaires, la fermeture contrainte de deux bureaux de vote aux élections européennes de mai 2019, la liquidation judiciaire dramatique du club trentenaire Paris Escrime, ainsi que les très lourdes pertes financières infligées à nos structures partenaires de proximité - l'Institut Eva Ruchpaul, l'AGF8, Tai Chi Wu, Gym Suédoise, Dynamic Sport, le DSMCL et l'APBGL -, rompant de longs mois le service public dû aux riverains.
Sortir du bricolage et sanctuariser le site
La solidarité envers les personnes les plus vulnérables constitue un devoir républicain indéniable. Cependant, la gestion à la petite semaine de la Ville de Paris ne saurait constituer une politique d’accueil pérenne, digne et respectueuse des individus. Transformer un complexe sportif de proximité en dortoir improvisé relève d'un bricolage inadapté et indigne qui fragilise l'ensemble de notre équilibre local sans apporter de solution sociale durable. Un gymnase ne dispose ni des espaces d'intimité nécessaires ni de l'encadrement médico-social indispensable à un accompagnement digne et individualisé. Par ailleurs, les dégradations matérielles accélérées subies par les sols spécialisés et les blocs techniques engendrent d'importants frais de remise en état financés par les contribuables parisiens. Enfin, malgré le vœu que j’ai fait adopter au Conseil de Paris dès octobre 2019 et mes relances constantes auprès de l'Exécutif parisien, les préjudices financiers subis par nos associations locales n'ont jamais été indemnisés.
Le 8ᵉ arrondissement ne doit plus servir de variable d'ajustement aux défaillances de l'Hôtel de Ville. C'est pourquoi je demande dès cette semaine une remise en état soignée, une désinfection intégrale et des contrôles techniques rigoureux pour garantir une réouverture impeccable dès le 1er septembre. Je sollicite aussi l'inscription de Roquépine sur la liste des sites municipaux sanctuarisés et exclus de toute réquisition, la Ville devant mobiliser en priorité son patrimoine tertiaire vacant et ses bureaux inoccupés, bien plus adaptés à un accueil sécurisé et médicalisé. Je veillerai enfin à la sécurisation contractuelle de l'ensemble des 150 heures d'activités hebdomadaires au bénéfice direct de nos jeunes, de nos aînés et de l'ensemble de nos associations de quartier.
La pratique sportive et l'épanouissement de nos enfants sont des priorités. Ensemble, refusons la fatalité et protégeons durablement nos équipements de proximité.


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