Communiqué de presse | Nouvelle réquisition du Gymnase Roquépine : Catherine LÉCUYER dénonce un "bricolage inadapté et indigne" et demande la sanctuarisation définitive du site

Alors que le gymnase Roquépine venait d'être restitué aux usagers après une réquisition estivale, la Mairie du 8e arrondissement et les associations sportives viennent d'apprendre avec stupeur sa nouvelle réquisition par la Ville de Paris. Du 26 octobre jusqu'aux vacances de Noël, ce véritable "poumon sportif" sera à nouveau transformé en centre d'hébergement d'urgence. Une décision unilatérale aux conséquences dramatiques pour la santé et le sport local.
Le couperet est tombé sans aucune concertation : la Mairie de Paris a informé les associations que le gymnase Roquépine sera réquisitionné à compter du 26 octobre pour l'hébergement d'urgence. Dès la première semaine des vacances de la Toussaint, les horaires seront drastiquement réduits, contraignant les usagers à vider leurs casiers en urgence avant le 23 octobre, date à laquelle le site leur sera définitivement interdit jusqu'à la fin de l'année.
Un coup d'arrêt brutal pour les clubs du 8e arrondissement
Dans un arrondissement historiquement sous-doté en équipements municipaux, le gymnase Roquépine accueille plus de 150 heures d'activités hebdomadaires. Cette nouvelle fermeture est une véritable catastrophe pour l'Office du Mouvement Sportif (OMS) Paris 8 et l’ensemble des clubs de l'arrondissement.
Les acteurs locaux pensaient légitimement que la réquisition de cet été correspondait à la part de solidarité - et de rotation - demandée à l'arrondissement. Il n'en est rien.
Le spectre de la crise de 2019 et l'absence de politique pérenne
Cette décision ravive les pires souvenirs. Chacun garde en mémoire la crise de 2019 : sept mois d'occupation par 150 personnes soutenues par le DAL dans des conditions d'insalubrité extrêmes (2 douches, 2 sanitaires), aboutissant à la liquidation judiciaire d'un club trentenaire d'escrime et à de lourdes pertes financières pour de nombreuses associations locales, qui n'ont jamais été indemnisées par l'Exécutif parisien.
"La solidarité envers les plus vulnérables est un devoir, mais la gestion à la petite semaine de la Ville de Paris ne saurait constituer une politique digne et pérenne », dénonce Catherine LÉCUYER, Maire du 8e arrondissement. "Transformer un complexe sportif en dortoir improvisé relève d'un bricolage inadapté et indigne : un gymnase ne dispose ni de l'intimité ni de l'encadrement médico-social indispensables. L'humanité ne s'improvise pas sur un parquet de sport."
L'exigence d'une sanctuarisation
Les sportifs, les écoliers et les patients du 8e arrondissement ne doivent plus servir de variable d'ajustement aux manquements de la politique d'hébergement de l'Hôtel de Ville.
La Mairie du 8e arrondissement demande :
L'étude immédiate de possibilités de report ou de relocalisation de ce centre d'hébergement vers des structures adaptées.
L'inscription officielle du gymnase Roquépine sur la liste des sites municipaux sanctuarisés, exclus de toute réquisition, afin de garantir la continuité du service public sportif.


![[Presse] "A Paris, le gymnase Roquépine est occupé depuis 5 mois" (Le Parisien)](https://static.wixstatic.com/media/016c19_be0cc6e3bb8448ee80a474c4beaddcd6~mv2.jpg/v1/fill/w_980,h_613,al_c,q_85,usm_0.66_1.00_0.01,enc_avif,quality_auto/016c19_be0cc6e3bb8448ee80a474c4beaddcd6~mv2.jpg)
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