Conseil du 8e arrondissement du 23 septembre 2025 : je vous rends compte
- Catherine Lécuyer

- 23 sept.
- 16 min de lecture
Dernière mise à jour : 5 nov.

Nous avons tenu mardi 23 septembre 2025 notre 36e Conseil du 8e arrondissement de la mandature. Vous trouverez ici l'ordre du jour de la séance, ici le compte rendu intégral et ci-dessous un compte rendu synthétique de mes principales interventions. J'ai défendu deux vœux, posé une question orale et concentré mes principales interventions sur les dossiers que je considère être prioritaires pour les habitants du 8e et pour l'arrondissement.
Sommaire
Logements sociaux : la préemption inutile éclipse la rénovation nécessaire
Le marché Treilhard, un symbole de la lutte pour le commerce local à Paris
Un logement à 1,6 M€ avenue George V : l'absurdité du logement social parisien
Stationnement : priorité aux familles et aux travailleurs, pas seulement à l'ESS !
L'argent des Parisiens ne doit pas financer une "Hidalgo Academy" !
Loger nos seniors : l'option Saint-Pétersbourg plus pertinente que le site de Constantinople
Avenue Beaucour : les riverains réclament des caméras de vidéoprotection
"Rue aux écoles" rue de Monceau : quelle réponse face aux inquiétudes des riverains ?
Logements sociaux : la préemption inutile éclipse la rénovation nécessaire

Je suis d'abord intervenue sur la délibération 2025 DLH 199 relative à la réalisation d'un programme de rénovation de 10 logements sociaux au 52 rue des Mathurins. Tout en votant pour ce projet, j'ai rappelé une nouvelle fois que la rénovation des logements sociaux est très en retard dans la capitale car la Mairie préfère mobiliser des moyens pour préempter à tour de bras et se lancer dans des opérations immobilières aussi pharaoniques et coûteuses qu'inutiles.
La Ville continue d'afficher des ambitions environnementales très ambitieuses et de rechercher les effets d'annonce pendant que des milliers de locataires attendent des travaux prioritaires pour la salubrité, l'isolation ou encore le chauffage de leur logement. Ce retard aggrave la précarité énergétique, nourrit le sentiment d'abandon dans certains quartiers et bâtit les ruines de demain...
C'est pourquoi je demande régulièrement à la Mairie de Paris de présenter et mettre en oeuvre un plan clair, précis, chiffré et planifié de rénovation du parc de logement social, et recommande pour cela, avec le groupe Changer Paris, de redéployer les investissements municipaux de la préemption vers la rénovation du parc social.
Le marché Treilhard, un symbole de la lutte pour le commerce local à Paris

J'ai voté pour la délibération 2025 DAE 67 relative au bail emphytéotique administratif accordé à la SEM Paris Commerces pour des locaux commerciaux, notamment les locaux de l'ancien marché couvert Treilhard.
Face à la vacance des locaux, à la spéculation immobilière, à la montée de la mono-activité et au développement dans le 8e arrondissement d’une activité économique tournée vers le tourisme au détriment des habitants, la Ville de Paris dispose de plusieurs outils pour soutenir l’artisanat, favoriser un tissu commercial varié et répondre aux besoins quotidiens des habitantes et habitants. Elle est notamment propriétaire de locaux commerciaux qu'elle peut allouer à sa politique de maintien de la diversité commerciale, de lutte contre la vacance commerciale et la mono-activité. C'est le cas des 2 locaux du marché Treilhard objet de cette délibération.
Grâce à ce dispositif, la maraîchère (local d’environ 50 m²) et la supérette (local d’environ 300 m²) du marché Treilhard sont toujours en activité et participent à la diversité commerciale de ce quartier où les commerces de proximité sont rares. Le maintien de la diversité commerciale et la préservation des commerces de proximité sont un enjeu majeur pour Paris. Cet enjeu est particulièrement sensible dans certains quartiers du 8e arrondissement, où la pression foncière et la transformation rapide du paysage urbain menacent l’équilibre entre commerces traditionnels, activités artisanales, nouvelles formes de consommation et grandes enseignes de luxe. Soit dit en passant, je regrette que les différentes initiatives prises par les commerçants n’aient pas été davantage soutenues par la Mairie du 8e...
Faute d'une stratégie commerciale et urbaine claire, la Mairie de Paris se trouve d'ailleurs souvent en porte-à-faux entre ses paroles pour le commerce de proximité et ses actes pour le commerce mondialisé. Dans le 8e arrondissement, tout en affirmant vouloir protéger le commerce de proximité, elle mène en effet une politique urbaine et économique qui favorise de fait le développement d’activités liées au tourisme, souvent au détriment de ces commerces essentiels à la vie de quartier...
Un logement à 1,6 M€ avenue George V : l'absurdité du logement social parisien

J'ai profité du débat sur la délibération 2025 DAE 192 pour mettre une nouvelle fois en lumière l'une des dérives les plus emblématiques de la politique de logement social à Paris : le projet du 37 avenue George V.
Rappel de ma position sur le logement social. J'ai toujours été favorable au principe du logement social à Paris afin de loger les familles, les classes moyennes et les travailleurs des métiers dans la capitale. En revanche, je suis défavorable aux modalités de production et d'attribution du logement social par la Mairie de Paris.
J'ai rappelé à la Maire du 8e arrondissement que, depuis le début, elle s'était positionnée en rupture avec sa famille politique en défendant ce dossier. Elle a régulièrement avancé quatre arguments :
La perte de population dans le 8e et la demande de 2 000 familles.
La prétendue bonne affaire financière pour la Ville de Paris.
L'accès au logement pour les salariés du quartier.
L'intégration d'un cabinet médical et de locaux commerciaux.
Soyons clairs : seul son dernier point tient la route. La création d'un cabinet médical et de commerces est une initiative utile pour le quartier du Triangle d'Or.
C'est sur les trois autres arguments que je me suis interrogée. Contrairement à ce que la Maire du 8e affirme, elle n'a aucun pouvoir concret pour prioriser l'attribution de ces logements aux familles du 8e ou aux salariés du quartier. C'est la loi qui prévaut, pas les bonnes intentions !
Quant à la prétendue "bonne affaire" financière, c'est une fable, un tour de passe-passe comptable. La Ville de Paris cède un immeuble à Paris Habitat, son propre office public d'habitat. C'est de l'argent qui passe d'une poche à l'autre. Le contribuable parisien, lui, n'y gagne rien. La Mairie de Paris a même contribué à alimenter ainsi la spéculation immobilière qu'elle prétend combattre !
Ce dossier illustre parfaitement la politique coûteuse d'Anne HIDALGO. 48 M€ pour une poignée de 30 logements avenue George V (= 23 logements sociaux + 7 logements privés), c'est 1,6 M€ le logement et 16 707 € le m² ! Pour le prix de ce seul projet, nous aurions pu créer 3, 4, voire 5 fois plus de logements dans des quartiers moins chers. De plus, comment une famille éligible à un logement social peut-elle vivre décemment dans le Triangle d'Or, où le coût de la vie est exorbitant ? C'est une déconnexion totale avec la réalité !
Et alors que la durée d'attente moyenne d'un logement social est de 10 ans, la Ville aura laissé les logements de l'avenue George V vacants pendant… plus de 19 ans !
Mais le pire, c'est l'inefficacité de cette politique. C'est est un fiasco à tous les niveaux. Non seulement elle ne résout pas la crise du logement, mais elle l'aggrave. Alors que près de 300 000 ménages sont en attente d'un logement social, la Mairie de Paris continue de gaspiller l'argent public en multipliant les préemptions coûteuses et les reconversions inefficaces. Elle prive les bailleurs sociaux des moyens d'entretenir leur parc, laissant les locataires vivre dans des conditions indignes. La logique du "toujours plus de social, partout et à n'importe quel prix" mène la capitale dans l'impasse.
Plutôt que de continuer dans cette voie, je propose :
Un moratoire sur la transformation de logements libres en logements sociaux, pour réguler le marché privé.
La priorité aux métiers en tension pour l'attribution, afin d'aider les classes moyennes à se loger.
Un réinvestissement massif dans la rénovation du parc social existant, pour la dignité des locataires.
Un soutien fort à l'accession sociale à la propriété, pour permettre aux familles de construire leur avenir à Paris.
Il est temps de sortir de cette politique dogmatique et d'adopter une stratégie globale et efficace pour l'habitat parisien. C'est l'avenir de notre ville qui est en jeu !
Stationnement : priorité aux familles et aux travailleurs, pas seulement à l'ESS !

J'ai voté contre le projet de délibération 2025 DVD 98 prévoyant des aménagements des frais de stationnement de surface pour plusieurs catégories de structures de l'économie sociale et solidaire (ESS). Cette délibération proposait 1/ d'élargir aux structures de réemploi solidaire et aux Structures d’insertion par l’activité économique (SIAE) la gratuité du stationnement de surface déjà accordée en 2022 à certaines associations partenaires de la Ville de Paris, et 2/ d'élargir à toutes les entreprises de l’ESS œuvrant dans l’économie circulaire l’accès au tarif "Pro Mobile".
La Mairie de Paris a massivement réduit le nombre de places de stationnement et augmenté les tarifs de stationnement dans la capitale, compliquant le travail des commerçants et des artisans, notamment pour les dépannages et les livraisons, et pénalisant lourdement les familles ainsi que les professionnels indépendants. Et elle reconnaît maintenant, c'est-à-dire bien tardivement, qu'il n'est pas possible de tout faire à vélo ou à pied dans Paris... La belle affaire !
Si je soutiens les différentes structures qui jouent un rôle important dans la transition écologique, l'inclusion et la lutte contre le gaspillage, je soutiens aussi les familles, les commerçants et les artisans qui font vivre la ville au quotidien. Or, il n'existe aucune différence objective de situation justifiant que ces structures proches de la Ville soient prioritaires sur les commerçants, les artisans et les familles pour obtenir des allègements et que soient facilités leurs besoins de stationnement de surface. Je préférerais que la Ville révise à la baisse tous ses tarifs pour tous ces publics, en introduisant plus de souplesse et d’équité, par exemple en tenant compte du nombre d’enfants ou de l’absence d’alternative en transports en commun.
Ensuite, sur les véhicules de fonction utilisés par des salariés dont l’entreprise est domiciliée hors de Paris, alors même que leur activité s’exerce pleinement sur le territoire parisien. Aujourd’hui, ces véhicules ne peuvent pas bénéficier du tarif résidentiel, ce qui est incohérent. Cette situation pénalise à la fois les entreprises installées en petite couronne, ainsi que les salariés qui vivent et travaillent à Paris. Je préférerais que la Ville réexamine ce cas spécifique.
Plus largement, je regrette que la Ville n’ait pas de plan global de mobilité pour soutenir l’attractivité économique et commerciale de la capitale. La réduction massive du nombre de places de stationnement complique la vie des commerçants et des artisans, pénalisant l’attractivité de Paris.
Il est temps de déployer une politique de mobilité et de stationnement plus équilibrée qui réponde aussi aux besoins des commerçants, des artisans et des familles.
La majorité d'arrondissement a voté pour cette délibération...
Plan Paris pluie : une ambition à l'épreuve de la réalité

A l'occasion de l'examen de la délibération 2025 DPE 39 sur la révision du zonage pluvial de Paris, je suis intervenue sur la communication de la Maire de Paris sur le "Plan Paris Pluie", un document intéressant qui appelait toutefois de ma part un certain nombre de commentaires.
Si je salue son ambition, j'appelle à un sursaut de pragmatisme et de responsabilité car c'est uniquement avec des aménagements de qualité, entretenus et cohérents, que nous réussirons à protéger Paris et à faire de la capitale la "ville-éponge" dont nous avons besoin pour être suffisamment résiliente face aux dérèglements climatiques.
Car la réalité d'aujourd'hui est implacable ! Paris est extrêmement vulnérable aux pluies extrêmes. L'épisode du 9 octobre 2024 a été une alerte sans précédent : 70 mm en 24 h, un record depuis... 1920 !
Or, que voit-on sur le terrain ? Des aménagements récents, en particulier les piétonnisations à la va-vite, réduisent la capacité d'écoulement naturel et transforment certaines rues en véritables rivières. Pire encore, nos bâtiments publics souffrent du manque d'entretien. Dans le 8e arrondissement, l'église Saint-Augustin a ainsi été victime d'infiltrations majeures il y a quelques mois.
La Ville affiche des objectifs chiffrés très ambitieux : 35% de surfaces désimperméabilisées d'ici 2030, 55% à l'horizon 2050. C'est une belle promesse, mais à quoi bon si elle n'est pas suivie d'un plan d'action précis et contrôlable ? L'absence de toute donnée budgétaire dans cette présentation est à ce titre pour le moins étonnante. Rappelons que chaque rue aux écoles coûte... un demi-million d'euros ! Il est impensable de parler de grands projets sans préciser le coût de ces promesses.
Face à ces constats, je formule avec le groupe Changer Paris plusieurs propositions concrètes :
Repenser notre doctrine d'aménagement : faisons un diagnostic précis, quartier par quartier, rue par rue, pour mesurer l'impact réel du ruissellement.
Intégrer des solutions pratiques : des grilles d'arbres, des avaloirs mieux entretenus, des pentes bien dessinées et des revêtements perméables compatibles avec l'accessibilité pour tous.
Développer les "jardins de pluie", à l'image de ce qui se fait à Berlin : donnons une fonction paysagère et écologique à l'infiltration.
Garantir un entretien régulier : un aménagement qui n'est pas entretenu est un aménagement voué à l'échec.
Utiliser davantage le réseau d'eau non potable : valorisons une partie des eaux pluviales pour l'arrosage, le nettoyage ou les parcs, et cessons de saturer nos égouts.

L'argent des Parisiens ne doit pas financer une "Hidalgo Academy" !

Je suis enfin intervenue sur le projet de délibération 2025 DDCT 75 pour dénoncer le partenariat du Théâtre de la Concorde avec la Fondation Jean Jaurès. Il y a un an, je lançai déjà l'alerte sur la dérive militante de la programmation du Théâtre de la Concorde et sur le manque de transparence concernant son financement. Aujourd’hui, un nouveau partenariat de 110 000 € avec la Fondation Jean Jaurès vient confirmer mes inquiétudes.
Soyons clairs : certains projets du Théâtre de la Concorde sont certes intéressants, mais un établissement public ne doit pas servir à faire la promotion militante d'une idéologie ! Or, la Fondation Jean Jaurès, créée par l'ancien Premier ministre socialiste Pierre MAUROY, présidée par l'ancien Premier ministre socialiste Jean-Marc AYRAULT, et dont le Conseil d'administration est 100% de gauche, est une fondation évidemment très marquée politiquement.
Après Le Nouvel Obs et des événements réunissant des personnalités très identifiées à gauche, voici encore une initiative politique voire partisane. Où est le pluralisme des idées ? Où est l’équilibre politique ? On aurait tout aussi bien pu imaginer une convention avec la Fondapol pour diversifier les points de vue…
Je le redis : pas de programmation militante avec l’argent des Parisiens ! Alors que la dette municipale atteint 10 milliards d’euros, la Maire doit cesser de multiplier les conférences, ateliers et autres spectacles qui sont en réalité des "événements" militants politiquement orientés largement à la charge des contribuables parisiens.
Pour savoir à quoi s'en tenir concernant la programmation militante du Théâtre de la Concorde, il suffit de parcourir la délibération 2025 DDCT 152 relative aux subventions à 12 associations au titre de l'appel à projet "Ma citoyenneté, mes rêves et mes droits au Théâtre de la Concorde". Prenons l’association EthnoArt qui intervient dans les collèges parisiens. Elle propose des ateliers mêlant ethnologie et art pour aborder des thèmes comme le racisme, le genre, l’écologie ou les migrations. Bien que ses intentions soient présentées comme strictement pédagogiques et sociales, plusieurs points appellent la critique. Son orientation idéologique : les ateliers portent une vision très engagée (anti-discrimination, féminisme, écologie, déconstruction des stéréotypes, etc.) qui manque de neutralité dans un cadre scolaire et n'est pas adaptée au jeune public ciblé. Son financement : l’association dépend fortement des subventions publiques, ce qui interroge sur sa pérennité et sur l’usage de fonds publics. L'évaluation de son impact : les indicateurs d’évaluation (assiduité, participation) ne permettent pas une évaluation rigoureuse de ces interventions…
Le Théâtre de la Concorde doit être au contraire un lieu de culture et de débat, une scène ouverte, pas une caisse de résonance idéologique ! Je refuse que la dette de 10 milliards d’euros serve à payer une “Hidalgo Academy" déguisée en théâtre.
Loger nos seniors : l'option Saint-Pétersbourg plus pertinente que le site de Constantinople

Mon 1er vœu demandait à la Ville de Paris de soutenir la création d'un établissement pour personnes âgées dans le 8e arrondissement en transformant l'immeuble de l'ancien centre des impôts du n° 32 rue de Saint-Pétersbourg plutôt qu'en construisant un nouvel immeuble sur la parcelle des n° 25-27 rue de Constantinople.
La Ville de Paris en général a besoin de créer des établissements pour personnes âgées afin de répondre à la diversité des besoins d'hébergement adapté induits par le rallongement de la vie et le vieillissement de la population. Le 8e arrondissement en particulier a besoin de créer de tels établissements adaptés pour les personnes âgées, du fait de sa population vieillissante et du coût élevé de son immobilier.
Or, le projet en cours de créer des logements pour personnes âgées sur la parcelle en friche des n° 25-27 rue de Constantinople n'apparaît pas optimal après que le projet d'un groupe scolaire y a été abandonné en 2024 en raison du coût élevé de la dépollution du site, suite aux recommandations de l'Agence Régionale de Santé (ARS) d'Île-de-France.
Le centre des impôts du n° 32 rue de Saint-Pétersbourg a définitivement fermé, ses Services des impôts des particuliers (SIP) et des entreprises (SIE) ayant été transférés dans d'autres centres. La transformation de l'immeuble du n° 32 rue de Saint-Pétersbourg en établissement pour personnes âgées présenterait au contraire de nombreux avantages par rapport à l'option de la construction d’un tel établissement au n° 25-27 rue de Constantinople :
la réduction des délais de mise en service,
l’évitement des coûts de construction,
l’emplacement privilégié à proximité de la Place de Clichy et de nombreux transports en commun,
sans oublier la valorisation par l’État de son patrimoine.
De plus, la rue de Saint-Pétersbourg compte déjà de nombreux logements sociaux et les n° 3 et n° 20 sont aussi des emplacements réservés à cette fin par le nouveau Plan local d'urbanisme bioclimatique (PLUb).
C'est pourquoi j'ai proposé que la Ville de Paris soutienne la création d'un établissement pour personnes âgées dans le 8e arrondissement en transformant l'immeuble de l'ancien centre des impôts du n° 32 rue de Saint-Pétersbourg plutôt qu'en construisant un nouvel immeuble sur la parcelle des n° 25-27 rue de Constantinople.
La majorité d'arrondissement a voté contre mon vœu en prétendant qu'il ne serait pas possible de créer un EHPAD au n°32 rue de Saint-Pétersbourg car "la parcelle est trop petite pour construire un établissement de 6 000 m²", superficie qui serait nécessaire pour construire un EHPAD qui devrait nécessairement comprendre un minimum de 100 places à Paris...
Cet argument ne me paraît pas recevable. Certes, un projet d'EHPAD doit respecter l'ensemble des règles du PLU (hauteur, emprise au sol, espaces verts, etc.) et des normes spécifiques aux établissements médico-sociaux (taille minimale des chambres autour de 20 m², espaces de circulation larges pour fauteuils roulants, espaces de vie communs, cuisines, locaux techniques), ce qui nécessite de facto une certaine surface de terrain pour être réalisable. La Mairie de Paris encourage d'ailleurs les projets de grande surface, souvent à partir de 500 m² de surface de plancher. Mais la superficie de la parcelle du n°32 rue de Saint-Pétersbourg dépasse les 600 m² et il n'existe pas de superficie minimale pour l'ensemble du bâtiment dans la mesure où celle-ci dépend directement du nombre de lits que l'établissement est autorisé à accueillir et donc de la surface cumulée des chambres et des espaces communs nécessaires pour ce nombre de résidents... CQFD !
Avenue Beaucour : les riverains réclament des caméras de vidéoprotection

Mon 2nd voeu visait à ce que la Préfecture de police de Paris installe une ou plusieurs caméra(s) de vidéoprotection pour sécuriser l'avenue Beaucour dans le 8e arrondissement.
L'Association syndicale libre (ASL) de l'avenue Beaucour demande depuis 2017 d'y installer une ou plusieurs caméra(s) de vidéoprotection pour sécuriser cette voie privée ouverte à la circulation publique. Les riverains se plaignent en effet régulièrement d'un climat d'intranquillité et d'insécurité du fait d'attroupements sur la voie et d'intrusions dans les halls d'immeubles, avec notamment des activités de consommation d'alcool et de stupéfiants, de trafic de drogues et même de prostitution.
L'avenue Beaucour connaît par ailleurs une fréquentation importante du fait des accès des habitants des 11 immeubles riverains, des usagers de la résidence autonomie, du club senior, du foyer pour jeunes travailleurs, de la bibliothèque municipale et du relais petite enfance, ainsi que des nombreux prestataires et fournisseurs. Les publics du relais petite enfance et de la résidence autonomie sont bien sûr tout particulièrement sensibles et vulnérables.
La sécurité à Paris est une priorité absolue pour une majorité des Parisiens et l'installation de caméras de vidéoprotection est l'un des outils essentiels pour améliorer la dissuasion et la prévention de la délinquance dans la capitale. L'installation d'une ou plusieurs caméra(s) de vidéoprotection avenue Beaucour serait ainsi un signe fort de l'engagement des autorités en faveur de la sécurité des Parisiens et elle s'inscrirait aussi dans la logique du développement ciblé de la vidéoprotection recherché par le Plan de Vidéoprotection pour Paris (PVPP) géré par la Préfecture de Police en partenariat avec la Mairie de Paris. Enfin, le contrat de partenariat de 16 ans conclu en 2010 par la Préfecture de police de Paris avec la société IRIS PVPP doit être renouvelé l'année prochaine.
C'est pourquoi j'ai proposé que la Préfecture de police de Paris installe dans les meilleurs délais une ou plusieurs caméra(s) de vidéoprotection pour sécuriser l'avenue Beaucour.
La majorité d'arrondissement a voté contre mon vœu. En séance, elle a d'abord allégué que le Commissaire divisionnaire du 8e arrondissement ne considérerait pas prioritaire l'installation d'une caméra de vidéoprotection à cet endroit "au regard de la faiblesse des statistiques de délinquance". Puis, dans sa communication écrite rendant compte du Conseil d'arrondissement, elle a invoqué que "le déploiement de caméras de vidéoprotection n'est possible que sur le domaine public municipal". Qui dit vrai, la Maire du 8e qui s'exprime à l'oral en séance du Conseil d'arrondissement ou le chargé de communication qui rédige les newsletters de la Mairie ? En tout état de cause, la majorité d'arrondissement n'est manifestement pas déterminée à se mobiliser pour obtenir l'installation d'une caméra de vidéoprotection avenue Beaucour. Pour ma part, je remonterai prochainement au créneau.
"Rue aux écoles" rue de Monceau : quelle réponse face aux inquiétudes des riverains ?

Enfin, ma question orale adressée à la Maire du 8e arrondissement portait sur plusieurs projets de "rue aux écoles" et notamment celui de la rue de Monceau entre la rue de Courcelles et le boulevard Haussmann.
Rappel de ma position sur les "rues aux écoles". Contrairement à ce que prétend la Maire du 8e arrondissement, j'ai toujours été favorable au principe des "rues aux écoles" afin de sécuriser les cheminements piétons des élèves. En revanche, j'émets parfois des réserves sur les modalités de leur réalisation. Ces réserves permettent souvent d'améliorer le projet initialement envisagé, à l'instar du projet initial de "rue aux écoles" rue de la Bienfaisance qui a pu être amélioré grâce à notre mobilisation avec un collectif de riverains.
A date, pour des motifs sécuritaires, environnementaux et de qualité de vie, 5 rues du 8e arrondissement ont déjà été aménagées en "rues aux écoles" (Bienfaisance, Florence, Moscou, Naples et Robert Estienne) et 3 doivent encore l'être (Baudry, Bucarest, Monceau). J'ai d'abord demandé à la Maire du 8e arrondissement de nous communiquer les calendriers prévisionnels mis à jour de ces 5 derniers projets.
En l'état du projet, la "rue aux écoles" rue de Monceau entre la rue de Courcelles et le boulevard Haussmann, au droit de l'école polyvalente du 15 rue de Monceau, inquiète les riverains :
le fonctionnement en double impasse des deux tronçons de la rue de Monceau de part et d'autre de la "rue aux écoles" risque d'être inconfortable, voire dangereux, avec de nombreuses manœuvres de retournement, tout particulièrement pour les livraisons quotidiennes et les déposes des taxis ;
l'opération des barrières aux extrémités de la "rue aux écoles" risque d'être pénible, notamment pour les riverains qui doivent sortir du parking du 16 rue de Monceau, lequel est inclus dans cette "rue aux écoles" ;
la suppression de la place de stationnement pour les personnes en situation de handicap au droit du 17-21 rue de Monceau risque d'être pénalisante, alors même que le secteur en compte déjà peu.
En l'état du projet, ces conséquences indésirables que les riverains risquent de subir ne leur apparaissent pas strictement nécessaires, adaptées et proportionnées au besoin de sécurisation du cheminement des piétons invoqué pour la réalisation du projet.
J'ai donc demandé à la Maire du 8e arrondissement quelles réponses elle entendait apporter à ces inquiétudes des riverains sur les conséquences du projet de "rue aux écoles" rue de Monceau entre la rue de Courcelles et le boulevard Haussmann ?
Pour la majorité d'arrondissement, il n'y aurait aucune inquiétude à avoir : les manœuvres de retournement seraient effectuées sans difficulté ni danger ; les riverains devraient pouvoir sortir sans problème du parking du 16 rue de Monceau ; la place de stationnement pour personnes handicapées serait déplacée rue de Courcelles. Je suivrai attentivement les premiers mois de fonctionnement de cette rue aux écoles.
Quant à la "rue aux écoles" rue du Rocher, que j'ai incidemment évoquée après avoir été interpellée à ce sujet le matin même de notre Conseil d'arrondissement par des riverains surpris des nouvelles modalités de fonctionnement du barriérage, la Maire du 8e arrondissement a reconnu que les affichages continuant d'inviter les habitants à se procurer une clef en Mairie pour opérer le cadenas de la barrière devaient être retirés dans les meilleurs délais par les services municipaux puisque ce dispositif n'était plus d'actualité... Je suivrai aussi très attentivement le fonctionnement quotidien de cette rue aux écoles.

Je suis concerné au premier chef par la "rue aux écoles" au bas de la rue de Monceau.
Pour l'instant c'est le grand n'importe quoi:
signalisation et barrières installées. Les barrières restent ouvertes. La circulation et le stationnement se font dans le désordre. Des voitures descendent la rue à vive allure (et même très vive allure pour celles munies de gyrophares), d'autres la remontent puisque plus rien ne s'y oppose !
rien ne prévient les automobilistes rue de Courcelles qu'il vont tourner dans une impasse.
Quelques commentaires :
l'un des deux accès au 14 reste libre. Il paraît que cela suffit.
lors de la réunion d'information au mois de juin, la directrice de l'école et quelques parents étaient à fond…