Conseil d'arrondissement du 30 novembre 2021 : logement social, AirBnB, JO 2024 et démocratie locale



Nous avons tenu mardi 30 novembre notre 12e Conseil d’arrondissement de la mandature. Vous trouverez ici l’ordre du jour de la séance, ci-dessous un compte rendu synthétique des enjeux et de mes principales interventions, et ici le compte rendu intégral.


Budget primitif 2022 : quel pilotage politique pour les investissements d'intérêt local ?

Dans le cadre de la discussion du budget primitif 2022, j'ai interrogé la Maire du 8e arrondissement pour connaître le détail de plusieurs opérations concernant l'espace public, notamment la rue d'Amsterdam et la rue de Londres.


Aucun élu de la majorité n'a pu répondre à mes questions, pourtant simples, ce qui interroge quant à la réalité du pilotage politique local des aménagements de voirie et pourrait expliquer la survenance de certains problèmes, faute de contrôle suffisant de l'action municipale.


M'étonnant par ailleurs de la très faible participation des habitants à plusieurs réunions des conseils de quartier auxquelles j'ai pris part récemment, j'ai enfin appelé l'attention de la majorité sur la nécessité de revoir dans les meilleurs délais la communication à destination des membres de ces conseils de quartier afin de garantir leur bonne information et participation. La Mairie du 8e arrondissement préférerait-elle les réunions à huis-clos ? Attention à ne pas discréditer les conseils de quartier, outils indispensables au bon fonctionnement de notre démocratie locale, tout particulièrement au cours d'une mandature où les enjeux locaux sont nombreux !
 

Pour mémoire et information, les dates des Assemblées plénières des Conseils de quartier du 8e :


 

Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi).


Madame la Maire, chers Collègues,

Pouvez-vous, s’il vous plaît, nous indiquer les initiatives que vous avez prises depuis 2014 auprès de l’Hôtel de Ville de Paris pour renégocier à la hausse la dotation d’investissement de 140 000 €, constante depuis 2007 en dépit des évolutions intervenues en termes de démographie, d’accroissement des besoins, de diversification des usages, de dégradation du patrimoine de voirie, etc. ?

Pouvez-vous aussi, s’il vous plaît, nous détailler le contenu de plusieurs opérations concernant l’espace public qui seront financées par les investissements d’intérêt local (ILL) dans le cadre des budgets 2022 et 2023 :

  1. les 140 000 € inscrits au budget 2023 pour la chaussée de la rue d’Amsterdam ?

  2. les 308 000 € inscrits au budget 2023 pour la chaussée de la rue de Londres entre la place de l’Europe et la rue d’Amsterdam ?

  3. sur quel budget les travaux de pérennisation des coronapistes Amsterdam, Havre, Tronchet seront-ils financés ?

  4. pourquoi la coronapiste Tronchet ainsi que les rues aux écoles Florence et Moscou ne figurent-elles pas au budget des ILL ?

Enfin, j’ai récemment constaté une très faible participation aux réunions des conseils de quartier après qu’il a été décidé de ne plus adresser d’invitation imprimée aux conseillers de quartier. Or, 45 000 € sont budgétés pour l’affranchissement. Pouvez-vous, s’il vous plaît, nous préciser à quels affranchissements servent ces 45 000 € et nous faire connaître les améliorations que vous comptez apporter à votre communication à destination des conseillers de quartier afin de garantir leur bonne information et participation ?

Je vous remercie.


Logement social : non à la politique du "ghetto", oui pour aider les familles et les classes moyennes

Le grand garage Haussmann du 43-45 rue de Laborde voué à la disparition.
Le grand garage Haussmann du 43-45 rue de Laborde voué à la disparition.

Contrairement à la majorité d'arrondissement, je me suis abstenue sur deux délibérations sur le logement social dans le 8e - l'une concernant les 29-31 rue de Rome, l'autre les 43-45 rue de Laborde - après avoir rappelé ma position générale sur la politique du logement social mise en oeuvre par la majorité rose-rouge-verte de l'Hôtel de Ville : non à une politique du "ghetto" qui contribue à la fuite des familles et des classes moyennes ne parvenant plus à se loger, oui à une politique plus équilibrée qui re-conventionnerait certains logements sociaux "PLAI" et "PLUS" (s'adressant à des publics à faibles ou très faibles ressources) en "PLS" et "PLI" (s'adressant aux foyers dont les revenus sont trop élevés pour pouvoir accéder aux locations HLM ordinaires, mais trop bas pour pouvoir se loger dans le secteur privé, notamment dans les zones tendues). Oui aussi à une politique qui réserve un quota à tous ceux qui peinent grandement à se loger alors qu'ils font vivre notre quartier et notre ville - gardiens retraités, aides-soignants, infirmiers, hôteliers, cafetiers, restaurateurs, etc.


J'ai aussi déploré la scandaleuse pratique des loyers capitalisés encaissés par anticipation par la Maire de Paris afin de combler l'endettement de la Ville. Anne HIDALGO voudrait transformer la dérogation exceptionnelle qui lui avait été accordée par François HOLLANDE en 2016 pour compenser une baisse ponctuelle de la dotation de fonctionnement en principe permanent pour financer sa gabegie structurelle... Cette facilité, dénoncée dès l'origine par la Cour des comptes, l'est désormais également par le ministre des Comptes publics.


J'ai enfin demandé à la Maire du 8e arrondissement si une alternative de stationnement serait bientôt proposée à proximité aux usagers du parking des 43-45 rue de Laborde.


Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi).


Madame la Maire, chers Collègues,

Je veux profiter de l’examen de cette délibération et de la suivante pour rappeler ma position constante sur la politique du logement social mise en œuvre par la Mairie de Paris.

La politique de l’Hôtel de Ville ne fonctionne pas à Paris. Cette politique, c’est celle du “ghetto”, avec toujours plus de préemptions dispendieuses et de re-conventionnement inutiles, et toujours moins de mixité. Ainsi le parc social compte-il plus de 70% de logements très sociaux et à peine 30% de logements pour les classes moyennes. L’année 2020 aura été celle de tous les records : 234 000 Parisiens attendent toujours un logement social. Pendant ce temps, les prix n’ont jamais été aussi élevés dans le parc locatif privé et plus de 10 000 Parisiens fuient chaque année la capitale. Il s’agit principalement de familles et de classes moyennes ayant des difficultés à se loger. Dans le 8e arrondissement, même si des meublés touristiques ont été récemment remis en location classique, le marché de l’immobilier reste très tendu du fait du nombre élevé des bureaux et des résidences secondaires, ainsi que d’un taux de vacance élevé.

Pour aider les familles et les classes moyennes, il faudrait inverser le rapport ci-dessus et par exemple re-conventionner certains logements sociaux PLAI et PLUS en PLS et PLI. Nous pourrions aussi réserver un quota aux gardiens retraités, aux employés des métiers en tension et en horaires décalés (aides-soignants, infirmiers, hôtels, cafés, restaurants, etc.), à l’instar de la réserve mise en place par la Mairie de Paris pour les agents de la collectivité.

Je conclus en indiquant que cette délibération est emblématique de la dérive budgétaire d’un Paris criblé de dettes (7,2 Mds €). Je veux en effet dénoncer le loyer capitalisé de 2 354 602 € qui sera encaissé par anticipation. Cette “manoeuvre” comptable de la Ville de Paris, pour reprendre la formule de la Chambre régionale des comptes, qui consiste à racheter des logements en utilisant son droit de préemption, à les convertir en logements sociaux et à demander au bailleur qui va les exploiter pendant les 50 prochaines années de lui verser en une seule fois l’intégralité des loyers, est une véritable bombe à retardement. C’est d’ailleurs une actualité brûlante puisque nous apprenons ce jour que le ministre des Comptes publics somme la Ville de Paris de remettre enfin de l’ordre dans ses comptes.

Compte tenu de ce qui précède, je vais voter “contre” cette délibération et la suivante.

Je vous remercie.


Locations meublées touristiques : mieux protéger les locaux d'habitation

J'ai voté "pour" deux délibérations ayant en commun l'objectif de préserver le parc de logements à Paris, l'une concernant le changement d'usage de locaux d'habitation, l'autre la location d'un local à usage commercial en tant que meublé de tourisme. Ces délibérations ont d'ailleurs été adoptées à l'unanimité.


Dans les zones touristiques à forte densité de meublés, à l'instar par exemple des Champs-Elysées dans notre arrondissement, le développement des locations meublées touristiques saisonnières génère en effet de nombreuses externalités négatives, à commencer par la diminution de l'offre locative privée traditionnelle et la hausse du coût des logements, à la location comme à l'achat. Ainsi les locations meublées touristiques peuvent-elles représenter jusqu'à 20% de l'offre locative globale avec des prix frôlant ceux du secteur hôtelier, soit le double ou le triple du prix des locations traditionnelles... Ce faisant, un tel développement menace non seulement le logement des Parisiens, mais aussi le commerce de proximité et la qualité de vie locale dans les quartiers.


La première délibération obligeait les propriétaires à compenser au triple la transformation des m² de logement en location saisonnière dans les zones touristiques à forte densité de meublés. La seconde délibération soumettait à autorisation les transformations de commerce en rez-de-chaussée en meublé touristique.


J'ai enfin profité de mon intervention pour appeler l'attention de la majorité sur le développement d'un phénomène dans notre arrondissement : la transformation de commerces en rez-de chaussée en "dark commerce" (qu'il s'agisse de "dark store" ou de "dark kitchen"), comme par exemple rue d'Edimbourg. Avec là aussi des conséquences locales extrêmement négatives : nuisances sonores, disparition du petit commerce de proximité, extinction de la vie de quartier, etc.


Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi).


Madame la Maire, chers Collègues,

Cette délibération et la suivante - que je discute en commun - ont pour objectif de préserver le parc de logements à Paris sur un marché des locaux d’habitation marqué par la pénurie de logements. La DLH 459 et la DLH 460 visent principalement le développement des locations meublées touristiques de courte durée qui s’est beaucoup accéléré à Paris du fait de l’augmentation des offres via internet. Dans certains arrondissements, notamment le Centre et l’Ouest, les locations meublées touristiques peuvent en effet représenter jusqu’à 20% de l’offre locative globale et les prix frôlent ceux du secteur hôtelier, c’est-à-dire le double ou le triple du prix des locations traditionnelles.

Cette situation génère ainsi deux externalités très négatives : la diminution de l’offre locative privée traditionnelle et la hausse du coût des logements, à la location comme à l’achat. C’est pourquoi nous devons mieux protéger les locaux d’habitation contre ces usages qui menacent non seulement le logement des Parisiens, mais aussi le commerce de proximité et la qualité de vie locale dans les quartiers.

La Mairie de Paris veut d’une part obliger les propriétaires à compenser au triple la transformation de chaque m² de logement en location saisonnière dans les zones touristiques à forte densité de meublés, à l’instar du Marais, de Montmartre et, dans notre arrondissement, des Champs-Elysées. La Cour de cassation avait validé en février ce principe de la compensation, c’est-à-dire l’obligation, pour les propriétaires qui veulent mettre en location une résidence secondaire dans la capitale, d’obtenir une autorisation de changement d’usage et de transformer des surfaces commerciales en logements pour compenser la perte de surface d’habitation. Jusqu’à présent, la compensation de m² s’effectuait au simple voire au double dans certaines zones. Elle s’effectuera désormais au triple dans ces nouveaux secteurs de compensation très renforcée.

La Ville de Paris veut d’autre part soumettre à autorisation les transformations de commerce en rez-de-chaussée en meublé touristique. Elle en a la possibilité depuis la parution d'un décret en juin. Jusqu'à présent, les propriétaires de locaux commerciaux n'étaient soumis qu'à une simple déclaration et certains investisseurs s’étaient donc reportés sur la transformation de commerces en pied d’immeuble en AirBnB suite au durcissement des règles de location dans la capitale. Une commission va être créée pour étudier les demandes et la transformation sera par principe interdite dans les zones à forte pression touristique, dans les rues où le commerce est protégé par le Plan local d’urbanisme (PLU) et en cas de risques avérés de nuisances.

Ces mesures bienvenues pour renforcer la protection du logement et le contrôle sur les locations meublées touristiques complètent la récente mise en place d’un “Observatoire de la location meublée touristique à Paris”.

Permettez-moi de conclure mon intervention en appelant l’attention sur un autre phénomène au développement accéléré avec le e-commerce, la transformation de commerce en rez-de-chaussé en “dark commerce”, qu’il s’agisse d’un “dark store” ou d’une “dark kitchen”, comme par exemple rue d’Edimbourg, qui génère lui aussi de nombreuses externalités négatives, des nuisances sonores liées aux attroupements de livreurs à scooter à la disparition du petit commerce de proximité, en passant par l’extinction de la vie de quartier. Pour réguler ce phénomène, je crois d’ailleurs que nous aurions intérêt à mobiliser et moderniser sans tarder le dispositif existant “Vital Quartier”.

Vous m’avez comprise. Ces enjeux sont décisifs pour le cadre et la qualité de vie à Paris. Et c’est la raison pour laquelle je vote “pour” ces deux délibérations DLH 459 et DLH 460 qui vont dans le bon sens.

Je vous remercie.


JO de Paris 2024 : avons-nous toujours les moyens de notre ambition ?

Je suis intervenue dans la discussion d'une délibération sur les transformations olympiques ne concernant pas directement le 8e arrondissement pour exprimer deux réserves et un point de vigilance sur l'organisation des JO à Paris à l'été 2024, compte tenu de l'évolution du contexte depuis 2015 et la candidature de la Ville de Paris.


Ma 1ère réserve concernait la situation budgétaire municipale (et nationale, du reste...) de plus en plus dégradée dans laquelle se tiendront les JO : dans la situation budgétaire dans laquelle se trouve la Ville de Paris, avons-nous les moyens des inévitables surcoûts qu'engendre invariablement l'organisation des JO ? Poser la question, c'est en partie y répondre...


Ma 2nde réserve concernait la situation de plus en plus dégradée de l'espace public parisien. Or, les JO sont une vitrine d'exposition qui jetteront une lumière également crue sur certaines réalités parisiennes. Et il reste moins de 1 000 jours avant l'échéance... Attention à ne pas nuire gravement et durablement à l'image de la capitale !


Enfin, mon point de vigilance portait sur la transformation de la place de la Concorde, choisie pour accueillir les épreuves de sports urbains. Je ne laisserai pas le patrimoine de la place être saccagé, à commencer par ses fontaines et sa statuaire.


Compte tenu de ces réserves et de ce point de vigilance, je me suis abstenue sur cette délibération. Les autres élus ont voté "pour", sans guère se soucier des garde-fous souhaitables, voire indispensables.


Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi).


Madame la Maire, chers Collègues,

La présente délibération ne concerne pas directement le 8e puisque aucune des associations ayant répondu à l’appel à projet n’a son siège ou son activité dans l’arrondissement. Je veux donc en profiter pour partager des considérations plus générales sur les JO de Paris 2024.

Certes, la Ville de Paris s’est engagée, je la cite, “à organiser des jeux sobres et durables, utiles aux Parisiennes et Parisiens qui puissent servir d’accélérateur aux politiques publiques en faveur de notre territoire et de la construction métropolitaine”. Permettez-moi toutefois d’exprimer deux réserves et un point de vigilance.

Ma 1ère réserve concerne la situation budgétaire dégradée dans laquelle se tiendront les JO. Or, les surcoûts par rapport aux prévisions font partie des invariants de l’histoire des JO depuis 1984 : pour mémoire, + 108% à Séoul en 1988, + 156% à Barcelone en 1992, + 32% à Atlanta en 1996, + 93% à Sydney en 2000, + 109% à Athènes en 2004, + 1130% à Pékin en 2008, + 127% à Londres en 2021, + 247% à Rio en 2016 et + 108% à Tokyo en 2020. D’où ma question : avons-nous les moyens de tels surcoûts dans la situation budgétaire déjà très dégradée dans laquelle nous nous trouvons ?

Ma 2nde réserve concerne une autre situation dégradée, celle de l’espace public. Aujourd’hui, Paris n’est ni propre, ni sûr, ni fluide. Les touristes sondés expriment régulièrement leur déception après avoir constaté que Paris n’était pas la Ville Lumière espérée… Or, les JO sont une vitrine d’exposition qui jetteront une lumière également crue sur certaines réalités parisiennes. J’aimerais croire que l’Hôtel de Ville saisisse cette occasion unique de présenter Paris sous son meilleur jour pour réformer enfin ce qu’il faut afin d’améliorer le service public rendu en termes de propreté, de sécurité, d’aménagement des espaces publics et de mobilité. Mais les refus obstinés d’Anne HIDALGO d’appliquer la loi sur les 35 h aux agents municipaux ou d’armer la police municipale augurent mal des progrès qui doivent pourtant être rapidement réalisés à moins de 1 000 jours de l’échéance. Quant à la mobilité, comme l’a récemment rappelé Rachida DATI dans un quotidien du soir, la Mairie de Paris poursuit sa politique “de l’expérimentation anarchique et de l’empilement d’annonces non préparées”, sans anticipation ni vision, avec les Parisiens pour… cobayes !

Enfin, mon point de vigilance. Je suivrai avec beaucoup d’attention la transformation temporaire de la place de la Concorde, choisie pour accueillir les épreuves de sports urbains. D’autant que cette transformation temporaire est officiellement présentée comme un aménagement préfigurant une réorganisation durable du site avec des évolutions importantes. Je ne laisserai pas le patrimoine de la place de la Concorde, à commencer par ses fontaines et sa statuaire, être saccagé, ni par les JO, ni par l’Hôtel de Ville !

Je vous remercie.


Oui au bridage des trottinettes électriques sur tout le territoire du 8e !

Parce que la circulation des trottinettes électriques en libre-service est l'une des principales menaces à la sécurité des piétons, notamment les plus vulnérables d'entre eux, j'aurais voulu voter pour le vœu de ma collègue Sophie SEGOND appelant à brider ces engins de déplacement personnel sur tout le territoire du 8e arrondissement.


L'Hôtel de Ville ayant entre-temps annoncé par voie de presse sa volonté de généraliser le bridage des trottinettes à tout Paris, ce vœu a été retiré et n'a donc pas fait l'objet d'une discussion.


Si j'avais pu intervenir, j'aurais aussi rappelé que la problématique des particuliers utilisant leur propre trottinette demeure toutefois entière tant que le législateur n'intervient pas pour doter les collectivités locales des outils juridiques pour agir.


Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (qui n'a finalement pas eu lieu).


Madame la Maire, chers Collègues,

Je suis également favorable à la généralisation du bridage des trottinettes électriques à 10 km/h sur tout le territoire du 8e arrondissement.

Dans le 8e arrondissement comme dans l’ensemble des arrondissements parisiens, la circulation des trottinettes électriques en libre-service est en effet perçue comme la principale menace à la sécurité des piétons, à commencer par les plus vulnérables d’entre eux, âgés ou à mobilité réduite. Madame la Maire avait du reste elle-même pris l’initiative de faire brider les trottinettes électriques dans le secteur du quartier des Champs-Elysées.

Il semblerait que votre vœu ait d’ores et déjà été entendu puisque la Mairie de Paris prévoit désormais de généraliser ce bridage à l’ensemble du territoire de la capitale, à l’exception de certains grands axes à déterminer sur lesquels la limitation de vitesse sera rehaussée à 20 km/h.

Reste la problématique des particuliers utilisant leur propre trottinette : ici, il incombe au législateur de légiférer afin de doter les collectivités des outils juridiques pour agir.

Si vous maintenez votre vœu en dépit de l’évolution parisienne, je voterai donc “pour”.


"Rue aux écoles" Moscou : une réunion de concertation est toujours nécessaire

L'aménagement provisoire problématique de la "rue aux écoles" Moscou.
L'aménagement provisoire problématique de la "rue aux écoles" Moscou.

Alors que l'aménagement provisoire d'une "rue aux écoles" rue de Moscou (entre la rue de Liège et la rue de Bucarest) impacte toujours significativement le quotidien des habitants et des commerçants du secteur, avec de nombreuses difficultés persistantes, aucune réunion publique de concertation n'a encore été organisée par la Mairie de Paris sur les modalités de son aménagement définitif. Même refus de concerter les riverains, soit dit en passant, pour l'aménagement de la rue de Turin...


J'ai donc déposé et défendu un vœu pour organiser une réunion de concertation afin d'améliorer l'aménagement de la "rue aux écoles" Moscou. Je regrette vivement que la majorité d'arrondissement se soit rendue complice de l'autoritarisme frileux de l'Hôtel de Ville en refusant de s'associer à ma demande, pourtant soutenue par la majorité des riverains, au prétexte qu'une réunion serait en cours d'organisation par les services techniques de la Ville de Paris. La majorité a perdu là une occasion de confirmer sa volonté politique de ne pas "subir" en renouvelant formellement sa demande à la Mairie de Paris. Inscrira-t-elle ce point prioritaire à l'ordre du jour de la prochaine réunion du Conseil de quartier le 10 décembre ?


Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi).


Madame la Maire, chers Collègues,

Cet aménagement provisoire d’une “rue aux écoles” rue de Moscou, entre la rue de Liège et la rue de Bucarest, a significativement impacté le quotidien des habitants et des commerçants du secteur, avec plusieurs difficultés persistantes : circulation très dangereuse de motos et de vélos sur le trottoir de la rue de Moscou emprunté par de nombreuses familles au droit de la place de Dublin ; difficulté pour de nombreux véhicules afin de tourner à droite depuis la rue de Moscou vers la rue de Bucarest ; difficulté pour les commerçants d’être livrés au droit de leur commerce, etc.

Mais aucune réunion publique de concertation n’a été organisée par la Mairie de Paris avec les riverains sur les modalités d’aménagement définitif des différentes rues aux écoles de l’arrondissement et, notamment, celle de la rue de Moscou. Pas davantage d’ailleurs pour la rue de Turin… Ces sujets seront-ils à l’ordre du jour du prochain Conseil de quartier Europe organisé le 10 décembre ?

C’est pourquoi je vous propose que notre Conseil du 8e arrondissement émette le vœu que la Mairie de Paris organise dans les meilleurs délais une réunion de concertation avec les riverains dédiée à l’aménagement de la “rue aux écoles” rue de Moscou au cours de laquelle elle dresse un premier bilan de cet aménagement provisoire et présente les corrections qu’elle compte apporter pour améliorer l’aménagement définitif, y compris sur le plan esthétique.

Je vous remercie.


Lutte contre les nuisances sonores routières : prioriser les axes dans le 8e

J'ai aussi déposé et défendu un vœu pour que la Mairie du 8e contribue à améliorer l'environnement sonore dans l'arrondissement en priorisant les axes sur lesquels nous devons concentrer l'effort de lutte.


La réduction des nuisances sonores est en effet un enjeu décisif de santé publique et de qualité de vie en zone urbaine, tout particulièrement à Paris, l’une des capitales les plus denses au monde. Le bruit routier reste la principale source de nuisances sonores à Paris, devant le bruit de voisinage, y compris celui des terrasses bruyantes. Ce bruit routier ferait perdre aux Parisiens 8,5 mois d’espérance de vie en bonne santé selon la communication de la Ville de Paris.


Or, Bruitparif cartographie la quasi-totalité du territoire du 8e arrondissement à des niveaux d’exposition excessifs, supérieurs à 40 dB(A) la nuit et à 50-55 dB(A) en journée, et certains axes à des niveaux d’exposition supérieurs à 80 dB(A).


Je regrette là aussi, vivement, que la majorité du 8e n'ait pas voulu s'associer à ce vœu qui aurait permis aux acteurs locaux de faire utilement valoir leur connaissance fine du terrain.


Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi).


Madame la Maire, chers Collègues,

La réduction des nuisances sonores est un enjeu décisif de santé publique et de qualité de vie en zone urbaine, tout particulièrement à Paris, l’une des capitales les plus denses au monde. Le bruit routier reste la principale source de nuisances sonores à Paris, devant le bruit de voisinage, y compris celui des terrasses bruyantes. Ce bruit routier fait perdre aux Parisiens 8,5 mois d’espérance de vie en bonne santé selon la communication de la Ville de Paris.

Or, Bruitparif cartographie la quasi-totalité du territoire du 8e arrondissement à des niveaux d’exposition supérieurs à 40 dB(A) la nuit et à 50-55 dB(A) en journée, et certains axes à des niveaux d’exposition supérieurs à 80 dB(A).

Divers dispositifs pour lutter contre le bruit routier sont mis en place et expérimentés à Paris pour améliorer l’environnement sonore : abaissement général à 30 km/h de la vitesse de circulation des véhicules, sauf sur certains grands axes à l’instar de l’avenue des Champs-Elysées et du boulevard Malesherbes dans le 8e ; revêtements acoustiques, à l’instar de celui expérimenté rue de Courcelles dans l’arrondissement ; et radars sonores, à l’instar de ceux expérimentés dans les 17e et 20e arrondissements.

C’est pourquoi je vous propose que notre Conseil du 8e arrondissement émette le vœu que la Mairie du 8e priorise dans l’arrondissement les espaces stratégiques en termes de nuisances sonores routières et formule des propositions, en concertation avec les membres des conseils de quartier concernés, pour contribuer à améliorer l’environnement sonore dans l’arrondissement.

Je vous remercie.


Secteur de la Madeleine : la Mairie du 8e pourrait (si elle le voulait) contribuer à redynamiser l'activité

Les défauts de la coronapiste contribuent à tarir les flux passants rue Tronchet.
Les défauts de la coronapiste contribuent à tarir les flux passants rue Tronchet.

J'ai enfin posé une question orale à la Maire du 8e arrondissement pour connaître les initiatives d'aménagement et d'animation qu'elle compte prendre pour contribuer à redynamiser les flux passants et l'activité commerciale dans le secteur de la place de la Madeleine. Dans ce secteur, le taux de vacance commerciale atteint en effet un niveau inédit, notamment rue Tronchet. Parmi les principales causes, le montant élevé des loyers et le tarissement durable des flux passants, notamment piétons. D'autant que la réunion du 24 novembre sur l'aménagement définitif des coronapistes n'aura guère permis d'améliorer la piste cyclable de la rue Tronchet. Si une mairie peut difficilement agir sur les loyers, les élus peuvent en revanche contribuer aux initiatives locales d'aménagement et d'animation.


Mais pour mon collègue Vincent BALADI, il n'existerait aucune difficulté locale particulière... La principale cause de l'atonie commerciale serait la disparition des touristes depuis le début de la pandémie, tandis que le taux de vacance actuel des commerces serait routinier et, somme toute, acceptable. Je regrette ce déni mâtiné de passivité.


Vous trouverez ci-après le texte prévu pour mon intervention (NB : seul le prononcé fait foi).


Madame la Maire,

Dans le secteur de la place de la Madeleine, le taux de vacance commerciale atteint un niveau inédit avec la multiplication des annonces de “bail à céder” et de “fonds de commerce à vendre”. La rue Tronchet, où travaillent surtout des indépendants, est particulièrement dévitalisée avec environ ¼ de boutiques inactives.

Au-delà des crises (gilets jaunes, grèves, Covid-19, etc.), deux hypothèses sont régulièrement émises par les commerçants pour expliquer la difficile équation commerciale locale : le montant élevé des loyers et le tarissement durable des flux passants, notamment piétons. Concernant les causes de ce tarissement des flux passants, sont souvent évoqués les défauts de la coronapiste rue Tronchet ainsi que l’absence d’animations et d’événements dans le secteur. Si une mairie peut difficilement agir sur les loyers, les élus peuvent - et doivent - en revanche contribuer aux initiatives locales d’aménagement et d’animation.

Ma question est donc la suivante : quelles initiatives locales d’aménagement et d’animation la Mairie du 8e compte-elle prendre, et faire prendre par la Mairie de Paris, afin de contribuer à redynamiser les flux passants et l’activité commerciale dans le secteur de la place de la Madeleine, par exemple en améliorant le marché existant, en le complétant d’un marché alimentaire bio de qualité sur le parvis Nord de la place, en restaurant et valorisant le patrimoine des lavatories de la place de la Madeleine, etc. ?

Je vous remercie.


Des subventions exceptionnelles pour la Caisse des écoles du 8e arrondissement


Nous avons enfin voté à l'unanimité les délibérations (ici et ici) concernant les subventions exceptionnelles aux Caisses des écoles, dont celle du 8e, notamment pour la restauration scolaire, périscolaire et extrascolaire.


Stop aux dénonciations calomnieuses !


A l'occasion de l'approbation du compte rendu de la précédente séance du 2 novembre et puisqu'elle n'avait pas daigné répondre au courrier que je lui avais adressé dans ce sens, je suis revenue sur les propos accusatoires inacceptables que Jeanne d'HAUTESERRE avait tenus à mon encontre lors du Conseil d'arrondissement du 2 novembre.


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