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  • Rendre hommage à Julie Daubié : ça, c’est déjà fait !

    Au cours du Conseil d'arrondissement du 30 mars 2021, j’ai voté contre le vœu de notre collègue LREM pour rendre hommage à Julie Daubié dans le 8e arrondissement, non pas que le parcours de cette femme ne soit pas remarquable à divers titres, elle est la première femme française à avoir obtenu le baccalauréat en 1861, mais tout simplement parce que ce vœu était inutile : il existe déjà une rue Julie Daubié à Paris dans le 13e arrondissement ! Soit dit en passant, le lien entre Julie Daubié et le 8e arrondissement apparaît bien ténu… Logiquement, ce vœu a également été rejeté par la majorité.

  • Sécurité au 36 rue de Washington : il faut faire intervenir le GPIS

    Les locataires de la résidence de logements sociaux gérée par Paris Habitat au 36 rue de Washington subissent des troubles à la sécurité et à la tranquillité, notamment des trafics de stupéfiants, du fait d’une minorité d’individus, résidents et non-résidents. Alors même qu’il a précisément vocation à mener des actions de prévention et de surveillance sur le patrimoine social parisien, pour y assurer la paisible jouissance des lieux d’habitation sans surcoût pour les locataires, le Groupement parisien interbailleurs de surveillance (GPIS) n’est pas mobilisé au 36 rue de Washington, ni ailleurs dans le parc social du 8e arrondissement au demeurant. J’ai donc interrogé la Maire du 8e arrondissement pour connaître les initiatives qu’elle comptait prendre pour favoriser l’intervention du GPIS au 36 rue de Washington au cours de notre Conseil d'arrondissement du 30 mars 2021. Dans leurs réponses, la Maire du 8e arrondissement et son adjoint en charge de la sécurité ont estimé que l’intervention du GPIS n’était pas justifiée, ni au 36 rue de Washington, ni ailleurs dans l’arrondissement. Bien sûr, beaucoup est déjà fait, notamment par le Commissariat et les bailleurs. Mais cela ne suffit pas et les problèmes perdurent. Je resterai donc à l’écoute des locataires et ne manquerai pas de remonter au créneau aussi longtemps que la situation continuera de l’exiger. Retrouvez ci-dessous le courrier que j'avais adressé au Président de Paris Habitat Eric PLIEZ pour faire intervenir les agents du GPIS. En savoir plus sur le GPIS Le GPIS a pour vocation de répondre à un double constat effectué par les bailleurs membres : un besoin de mutualisation des services de prévention et de surveillance sur le patrimoine social parisien, et assurer la paisible jouissance des lieux d'habitation en soirée et au cours de la nuit. Eu égard à l'imbrication de l'habitat social et aux problématiques de sécurité et de tranquillité similaires d'un patrimoine à l'autre, les principaux bailleurs sociaux parisiens, avec le concours actif de la Ville de Paris, ont conçu un modèle innovant de prise en compte et de traitement des incivilités en temps réel, en créant en 2004 un groupement d'intérêt économique : le Groupement Parisien Inter-bailleurs de Surveillance (GIE-GPIS). Ce dispositif, gratuit pour les locataires, intervient en dehors des heures de travail des personnels de proximité des bailleurs. Il est coordonné par un poste de commandement opérationnel (PCO) et permet le traitement et l'analyse des informations recueillies, pour une adaptation quotidienne du dispositif sur le terrain. Le patrimoine couvert est défini par les bailleurs et répond à la double nécessité de conserver une cohérence territoriale et d'agir prioritairement sur les sites où les indicateurs relèvent un constat d'insécurité. L'action du GPIS cible spécifiquement les publics les plus fragiles, aussi bien les auteurs que les victimes d'actes de délinquance et d'incivilité dans le parc social parisien. Aller sur le site du GPIS

  • Trottinettes, monoroues, etc. : la sécurité des piétons menacée

    Je suis régulièrement saisie par des administrés du 8e arrondissement qui déplorent les comportements inciviques des utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés (trottinettes électriques, monoroues, gyropodes, hoverboards…). Ces comportements dégradent la sécurité des usagers de l’espace public, à commencer par les plus vulnérables d’entre eux que sont les piétons et les piétons à mobilité réduite. La réglementation en vigueur depuis 2019 interdit pourtant la circulation de ces “EDPM” sur le trottoir, à plus de 25 km/h, à plus d’un passager ou encore avec des écouteurs. Mais elle n’est pas suffisamment respectée et les sanctions prévues (des amendes de la 2e jusqu’à la 5e classe) sont trop peu appliquées. Le 21 juillet dernier, nous avions d’ailleurs adopté à l’unanimité un voeu pour limiter la vitesse des trottinettes en free floating. J’ai par conséquent interrogé la Maire du 8e au cours du Conseil d'arrondissement du 30 mars 2021 pour connaître les suites qui ont été données à notre précédent voeu ainsi que les initiatives supplémentaires que la majorité compte prendre en Conseil de Paris, et suivant quel calendrier, afin que la Mairie de Paris et la Préfecture de police de Paris renforcent enfin la sécurité des piétons menacée par les EDPM. Dans sa réponse, la Maire du 8e a indiqué avoir obtenu le bridage des trottinettes à 8 km/h dans le secteur des Champs-Elysées, ce dont je la félicite. Des campagnes de verbalisation seraient également menées par les services de police dans les secteurs les plus signalés. Je suivrai très attentivement l’évolution de la situation dans notre arrondissement tant le sentiment d’insécurité des piétons y reste élevé.

  • Coronapiste rue d’Amsterdam : en attendant Godot ?

    Suite aux interpellations de riverains, de professionnels et d’usagers de la “coronapiste” rue d’Amsterdam, je suis régulièrement intervenue afin d’améliorer l’aménagement initial, en faisant des propositions pour sécuriser le cheminement des piétons et des cyclistes, tranquilliser les voies de report de circulation et rétablir la desserte des lignes de bus. Lors de notre Conseil d’arrondissement du 22 septembre 2020, Jean-Louis BARTHELEMY, élu en charge de la mobilité et des transports, m’avait alors répondu que des actions correctrices seraient bientôt réalisées. Six mois plus tard, au cours de la réunion “Embellir votre quartier” organisée en ligne le 15 mars, et bientôt un an après l’aménagement subreptice, il a été indiqué aux participants que plusieurs options d’actions correctrices seraient à l’étude. Le temps passe mais la dangerosité reste entière… D’où ma nouvelle question à la Maire du 8e arrondissement au cours de notre Conseil d'arrondissement du 30 mars 2021 : quelles initiatives précises a-t-elle déjà prises et compte-elle prendre encore, et suivant quel calendrier, pour faire enfin améliorer l’aménagement initial de la coronapiste rue d’Amsterdam ? Dans sa réponse, la majorité impute principalement le retard de la décision et des actions correctrices à la crise sanitaire. Un renforcement de la signalisation et l’installation de ralentisseurs demandés par la Mairie du 8e seraient en attente de l’arbitrage de l’Hôtel de Ville. Tous préféreraient par ailleurs inscrire l’amélioration de l’aménagement initial dans le cadre d’un traitement élargi du quartier. La crise a décidément bon dos… C’est pourtant cette même crise qui avait motivé l’aménagement initial de la coronapiste ! Une même situation sanitaire peut-elle être successivement un motif de réalisation d’un aménagement puis un motif de refus de correction de cet aménagement initial ? Je rappelle que cet aménagement reste très accidentogène aussi longtemps qu’il ne sera pas corrigé.

  • Valoriser le patrimoine culturel immatériel des luthiers de la rue de Rome

    Le journal du 8e avait mis à l’honneur dans son édition de mars la rue de Rome et ses dizaines d’ateliers et boutiques, comme “sanctuaire des instruments à vent et à cordes”. Un beau reportage. En effet, depuis 1911 et l’installation du conservatoire régional rue de Madrid, le quartier concentre de manière unique des artisans luthiers aux savoir-faire exceptionnels qui contribuent à son rayonnement. Or ces métiers sont particulièrement fragilisés du fait de la baisse tendancielle de la demande (réduction du budget des acheteurs, concurrence chinoise…) et doivent absolument être défendus et protégés. Ils constituent un patrimoine culturel immatériel précieux. C’est pourquoi j’ai interrogé la Maire du 8e au cours de notre Conseil d'arrondissement du 30 mars 2021 pour savoir quelles initiatives elle comptait prendre (et faire prendre par la Mairie de Paris) pour contribuer à valoriser et préserver les luthiers de la rue de Rome - par exemple un week-end annuel des métiers d’art et d’excellence, une tentative de classement au patrimoine mondial immatériel de l’UNESCO à l’instar de celui des couvreurs parisiens ou des bouquinistes ? Dans sa réponse, Jean-Pascal HESSE, adjoint à la Maire du 8e en charge de la culture, a indiqué que l’association caritative Passeurs d’Art fondée par l’artisan luthier Jean-Claude DECALONNE devrait bénéficier d’une subvention. Je me félicite de cette aide. La rue de Rome est toutefois sinistrée. Les artisans luthiers devront être aidés de façon plus ambitieuse et durable. En savoir sur l'association Passeurs d'Arts Passeurs d'Arts crée des orchestres d'enfants en secteurs défavorisés et mène des actions sociales en utilisant l'art comme vecteur. Aller sur le site de l'association Passeurs d'Arts

  • Quel bilan pour le contrat culture du 8e arrondissement ?

    En mai 2018, la Maire du 8e arrondissement avait signé avec l’alors Premier adjoint à la Maire de Paris Bruno JULLIARD, en charge de la culture, un “contrat culture pour le 8e arrondissement 2018-2020” pour “donner vie à des projets culturels pensés avec et pour les habitants et les acteurs de l’arrondissement”. Après le rappel des priorités culturelles de la Mairie d’arrondissement pour la mandature 2014-2020 et l’indication de ses axes de travail pour la période restante, ce “contrat culture pour le 8e arrondissement 2018-2020” déclinait plusieurs “fiches actions opérationnelles” pour les deux dernières années de la mandature, notamment : mettre en synergie les forces de l’arrondissement à travers un festival de musique, mettre en oeuvre la réforme des conservatoires dans le 8e arrondissement, ouvrir le conservatoire à rayonnement régional sur l’arrondissement, réaménager la bibliothèque Europe ou permettre aux publics éloignés d’accéder à l’art contemporain. J’ai donc interrogé la Maire du 8e au cours du Conseil d'arrondissement du 30 mars 2021 pour qu’elle communique le bilan de ce “contrat culture pour le 8e arrondissement 2018-2020”, en nous indiquant notamment ce qui a été réalisé, ce qui reste à réaliser et ce qui pourrait être mieux réalisé le cas échéant. Jean-Pascal HESSE, adjoint à la Maire du 8e en charge de la culture, a dressé un bilan globalement positif de la mise en œuvre du contrat culture pour le 8e par la Ville de Paris, tout particulièrement pour le conservatoire à rayonnement régional et même si le projet d’un festival de musique est ajourné sine die. Les travaux de réaménagement de la bibliothèque démarreront à la fin de l’année. A suivre donc.

  • Capteurs et purificateurs d’air dans les écoles : que de temps perdu !

    Suite aux nouvelles études scientifiques disponibles, j’ai renouvelé au cours de notre Conseil d'arrondissement du 30 mars 2021 la question déjà posée sur le même sujet lors du précédent Conseil du 8e arrondissement le 23 février. Depuis le 15 mars, nous savons en effet grâce aux résultats de l’étude menée par la plateforme de recherche technologique Virnext à l’initiative de la Région Auvergne-Rhône-Alpes que les filtres HEPA présentent une efficacité à 99% et que les particules de la Covid-19 piégées n’offrent une résistance que de 48 h, ce qui permet d’assurer la maintenance des filtres sans risque de contamination des manipulateurs. La Région Île-de-France s’apprête également à subventionner de telles installations. Lors du précédent Conseil le 23 février, la majorité m’avait répondu qu’elle attendait de disposer de certitudes scientifiques pour éventuellement projeter d’installer, ou non, des capteurs de CO2 et des purificateurs d’air dans les écoles maternelles et primaires. Suite aux nouvelles études scientifiques disponibles, je lui ai demandé si elle projetait de prendre enfin l’initiative, comme plusieurs maires parisiens l’ont déjà fait sans attendre les instructions de l’Hôtel de Ville, d’installer des capteurs de C02 et des purificateurs d’air dans les écoles maternelles et primaires du 8e. La majorité s’est enfin mobilisée, en complétant l’expérimentation de capteurs menée par la Ville de Paris pour qu’elle concerne 9 établissements de l’arrondissement et en s’associant à la centrale d’achat de purificateurs mise en place par la Présidente de la Région d’Île-de-France Valérie PÉCRESSE pour équiper les réfectoires. Mieux vaut tard que jamais ! Certains excès de précaution des pouvoirs publics ces derniers mois n’ont pas toujours été très probants… Il était temps que la Mairie du 8e prenne enfin une initiative, à l’instar d’autres arrondissements parisiens.

  • E-conseil d'arrondissement du mardi 23 février 2021

    Nous avons tenu mardi 23 février notre 6e Conseil d'arrondissement - toujours à distance compte tenu de la situation sanitaire - dont vous trouverez ici l'ordre du jour, ici le compte rendu intégral et ci-dessous le compte rendu synthétique de mes principales interventions. Réservée sur la date du 19 mars pour commémorer la fin de la guerre d'Algérie Lors de l'examen d'une délibération de subventions aux comités parisiens de la FNACA en faveur de laquelle j'ai voté, j'ai félicité la Fédération pour l'aide apportée aux anciens combattants de la guerre d'Algérie puis remercié la Maire du 8e arrondissement de commémorer chaque année nos morts pour la France au cours de cette guerre, tout en renouvelant mes réserves sur la date du 19 mars retenue par la loi de 2012 pour commémorer la fin de la guerre d'Algérie - date du cessez-le-feu suivant la signature des accords d'Evian. J'ai ainsi rappelé les mots tenus en 2016 par l'ancien Président de la République Nicolas SARKOZY - “Choisir la date du 19 mars que certains continuent à considérer comme une défaite militaire de la France, c'est en quelque sorte adopter le point de vue des uns contre les autres, c'est considérer qu'il y a désormais un bon et un mauvais côté de l'Histoire et que la France était du mauvais côté.” - et fait part de ma préférence pour la date du 5 décembre choisie par Jacques CHIRAC précisément parce qu'elle ne prêtait pas à polémique. Ce projet de délibération a été adopté à l'unanimité. Hommage au Commandant MASSOUD J'ai voté en faveur de la délibération pour dénommer "allée du Commandant Massoud" une allée située dans les jardins des Champs-Elysées, côté Est. Cette délibération rend hommage à un homme libre, courageux, qui a résisté dans les montagnes d’Afghanistan aux Soviétiques puis aux Talibans, avant d’être lâchement assassiné par Al-Qaïda il y a bientôt 20 ans. J'en ai profité pour rendre une nouvelle fois hommage aux 90 militaires français morts au champ d’honneur dans le cadre des différentes interventions de nos forces armées en Afghanistan depuis 2001. Cette délibération a été adoptée à l'unanimité. Enfin une place Théodore Chassériau dans le 8e ! Théodore Chassériau aura enfin sa place à l’intersection de l’avenue Myron Herrick et de la rue de Courcelles, à deux pas de Saint-Philippe du Roule. Tous ceux qui ont eu l’occasion de rentrer dans cette église n’ont pu qu’être saisis par la beauté de la monumentale fresque de 15 m de long représentant une descente de la Croix peinte au plafond de son abside entre 1852 et 1855. A la suite du vœu déposé par l’association des amis de Chassériau dans le cadre du Budget Participatif en février 2019, j’avais émis un vœu - lors du Conseil d’arrondissement du 23 mars 2019 puis du Conseil de Paris suivant - pour que la Ville de Paris attribue à la place située le long de l'église Saint-Philippe du Roule, place non baptisée, ou à tout autre lieu du 8ème, le nom de Théodore Chassériau à l'occasion du bicentenaire de sa naissance. Ce vœu avait reçu un accueil enthousiaste de Catherine VIEU-CHARIER, alors adjointe à la Maire de Paris chargée de la mémoire, puis avait été voté à l’unanimité en Conseil de Paris. Je me réjouis que, 2 ans plus tard, la Ville de Paris tienne enfin sa promesse et je félicite Arnaud et Jean-Baptiste NOUVION, les descendants de Théodore CHASSÉRIAU, qui font vivre la mémoire de leur illustre aïeul avec passion. Je me réjouis d'autant plus de cette bonne nouvelle qu'à la stupeur et à la déception de tous, la majorité du 8e arrondissement s’était abstenue lors de notre Conseil de mars 2019... Heureusement, le projet de délibération a été adopté à l'unanimité le 23 février ! Utilisation des cours d'école ouvertes au public : une précipitation injustifiée J’avais déjà fait part en novembre dernier de mes réserves et questions sur les modalités de mise en place de ce dispositif expérimental, quant à la gestion de la propreté, de la sécurité, du choix des associations, etc. Si certaines réponses sont apportées par le Règlement intérieur objet de la délibération, sa lecture en suscite de ... nouvelles ! Notamment sur les commissions mixtes d'arrondissement, l'accès libre au public et la qualité des agents publics qui veilleront à l'application de ce Règlement. Je me suis aussi étonnée qu’il nous soit demandé d’approuver le règlement d'une opération dont l'expérimentation a commencé un mois plus tôt... Certes, mieux vaut tard que jamais. Mais cela illustre une précipitation injustifiée ! Cette précipitation injustifiée était particulièrement évidente samedi 23 janvier, lors de la première ouverture au public de la cour de l’école Florence. J’étais présente. Une cour vide d’enfants, et seulement une poignée de parents présents, illustraient l’enthousiasme pour le moins "discret" des habitants… Si la météo n’était pas au rendez-vous et si la Covid continuait de sévir, tout s’est en fait passé comme si la Mairie du 8e arrondissement s’était portée volontaire sans se donner les moyens de son volontariat : aucune association locale n'a pu participer, aucune communication sur l'événement en amont dans le journal municipal... A moins bien sûr de considérer que le compte rendu de 35 pages du Conseil d'arrondissement du 30 novembre 2020, évoquant entre autres ce projet d'expérimentation, ne constitue une "communication" à destination des habitants et des associations de l'arrondissement ? Nous pourrions en rire si une élue de la majorité n'avait osé cette équivalence entre compte rendu des débats et opération de communication événementielle ! J'aimerais, moi aussi, que les comptes rendus de nos Conseils d'arrondissement soient largement lus et dans le détail par les habitants du 8e. Mais j'en doute malheureusement... N'ayant pas obtenu de réponses satisfaisantes à mes différentes questions, je me suis abstenue sur ce projet de délibération. Liberté versus discipline Après m'être déjà publiquement étonnée des revirements de position de vote de la majorité d'arrondissement sur des sujets importants entre les Conseils d'arrondissement et les Conseils de Paris (j'avais notamment évoqué le Plan Local d'Urbanisme), j'ai soulevé le 23 février un nouveau changement de position de vote entre fin janvier et début février sur un autre sujet important : le Budget Participatif, que la majorité avait voté sans la moindre réserve en Conseil d'arrondissement avant de s'abstenir deux semaines plus tard en Conseil de Paris. Si la Maire du 8e arrondissement a rappelé sa liberté de vote, la Conseillère de Paris déléguée aux affaires scolaires a rappelé, elle, les contraintes de la discipline de groupe. A leur corps défendant, nous disposons là d'un commencement de réponse : les Conseillers de Paris élus du 8e arrondissement sont personnellement plus favorables à nombre d'initiatives de la Maire de Paris que ne l'est le Groupe "Changer Paris" (présidé par Rachida DATI) auquel ils appartiennent. Enfin la 5 G à Paris (même si son arrivée est démocratiquement douloureuse...) ! Nous avons inscrit en urgence à l'ordre du jour de notre Conseil d'arrondissement un projet de délibération pour l'adoption d'une nouvelle Charte relative à la téléphonie mobile et la création d'un observatoire de la téléphonie mobile. Sur la forme, je me suis élevée contre le simulacre de démocratie régulièrement pratiqué par la Mairie de Paris en regrettant que nous devions rendre in extremis un avis sur un projet de délibération transmis quelques heures auparavant, alors même que le sujet est aussi important que sensible, et que la Charte compte 50 pages... Sur le fond, je me suis en revanche réjouie de cette nouvelle Charte relative à la téléphonie mobile qui va enfin permettre le déploiement de la 5 G à Paris. Le déploiement de la 5G est en effet attendu par la plupart des habitants, des acteurs - notamment économiques - et des usagers de Paris. Ne serait-ce que parce que le réseau 4 G est bientôt saturé et que l’absence d’évolution serait synonyme de dégradation rapide de la qualité de service... Le déploiement de la 5 G sera d’abord un facteur de progrès environnemental. A usage constant, j'ai rappelé que la 5 G est moins “énergivore” que la 4 G : elle consomme 10 à 20 fois moins d’électricité pour la même bande passante. Autrement dit, elle est en soi, et à usage constant, plus respectueuse de l’environnement et du climat. Le déploiement de la 5 G sera ensuite un facteur d’innovation économique et sociale. Elle va favoriser le développement de nouveaux usages utiles : la télémédecine, bien sûr, mais aussi la numérisation des activités des TPE-PME, le télétravail, ou encore les services de la “ville intelligente”, lesquels, vous en conviendrez, ne seront pas inutiles pour améliorer la gestion des déchets, de la circulation ou des transports à Paris... J'ai par ailleurs salué la volonté des cosignataires de la Charte de prévoir des campagnes d’information afin de promouvoir auprès des Parisiens la “sobriété numérique” et la “consommation responsable”. J’ai en effet toujours eu la conviction suivante, en matière de téléphonie mobile comme ailleurs : responsabiliser, ce n’est pas priver de la liberté de mal faire, c’est au contraire permettre de bien faire ! Je n'ai émis qu’une seule réserve : que la Charte ne prévoit pas de clause de revoyure dans 2 ans pour évaluer les enjeux sanitaires de la nouvelle 5 G dite “millimétrique” lorsque les opérateurs téléphoniques voudront la déployer. En dépit de cette réserve, j'ai voté “pour” ce projet de délibération qui a été adoptée à l'unanimité. Fleurissement à venir du rond-point des Champs-Elysées : à juger sur place J'ai ensuite défendu en séance un vœu pour le fleurissement des parterres du rond-point des Champs-Elysées Marcel Dassault. Pendant des décennies, les parterres ont été de véritables chefs-d’œuvre d’art floral qui faisaient la fierté des Parisiens. Lorsqu'elle était à l'Elysée auprès de son époux Président de la République, Bernadette CHIRAC fut très attentive à la beauté de ces parterres situés dans l’axe des Champs-Elysées. Mais depuis l’installation des six nouvelles fontaines des frères BOUROULLEC, au demeurant très éloignées des fontaines d’origine, ces parterres se résument à de simples pelouses accentuant l’apparence très minérale du rond-point. C’est la raison pour laquelle, à l’heure où est évoquée la transformation des Champs-Elysées en un “grand jardin extraordinaire”, pour un budget probablement lui aussi "extraordinaire", j’ai proposé un vœu pour que la Ville de Paris fasse à nouveau de ce rond-point un lieu d’excellence de l’art floral à la française. Après avoir indiqué qu'un projet de fleurissement serait en cours, la majorité du 8e a voté contre ce vœu. Je le regrette pour plusieurs raisons. D'abord, ni les riverains ni les élus n'ont été informés du contenu de ce projet de fleurissement. Ensuite, voter ce vœu aurait permis aux élus du 8e d'intervenir sur ce thème en Conseil de Paris et de faire ainsi savoir à l'Hôtel de Ville qu'ils veillent attentivement au bon avancement d'un projet d'aménagement manifestement enlisé depuis de trop nombreuses années. Pour ma part, j'y veillerai. Et je jugerai sur place. Remise en état de la piste de roller du parc Monceau : une étude est en cours Le problème restant entier, j'ai à nouveau interrogé la Maire du 8e arrondissement pour connaître les projets de remise en état de la piste de roller du parc Monceau. La piste de roller du parc Monceau, très fréquentée et appréciée dans un arrondissement qui manque d’espaces dédiés aux activités d’extérieur pour les enfants, est en effet en dangereux mauvais état du fait notamment d’un arbre protégé dont les racines déforment sa chaussée. Dans la réponse qu'elle m'a faite, la Maire du 8e arrondissement a indiqué qu'une étude technique et financière de la Direction des espaces verts et de l'environnement (DEVE) de la Ville de Paris était en cours. Une option pourrait consister à débitumer le pourtour de l'arbre protégé de sorte que son système racinaire altère moins la chaussée. Je me réjouis de cette nouvelle prometteuse. Les choses bougent ! La Maire du 8e arrondissement pourra bien sûr compter sur mon soutien pour l'aider si besoin, et à la place qui est la mienne, à faire avancer ce dossier. Allée Louis de Funès : attention à l'abandon ! J'ai interrogé la Maire du 8e arrondissement sur l’entretien de l’allée Louis de Funès qui longe l’Hôtel Le Collectionneur. Une servitude de passage accordée par l’Hôtel Le Collectionneur à la Ville de Paris permet aux habitants, et en particulier aux usagers de la ZAC Beaujon, d’utiliser l’allée Louis de Funès qui longe l’hôtel entre le Boulevard de Courcelles et l’école Louis de Funès. Suivant la convention conclue entre l'Hôtel et la Ville, l'entretien de l'allée incombe au premier. Cette allée est très empruntée quotidiennement. Mais son entretien laisse trop souvent à désirer et des problèmes d’éclairage, de saleté, ainsi que la présence de jeunes désœuvrés, sont régulièrement signalés. Tout cela, accentué par la fermeture de l’hôtel depuis des mois du fait de la crise sanitaire, contribue à un fort sentiment d’insécurité dans cette allée qui, à la nuit tombée, s’apparente à un coupe-gorge. L’épisode neigeux du 10 février a une fois de plus mis en évidence le manque d’entretien de ce passage et ses conséquences dangereuses avec des chutes sur un sol non déneigé. Le mauvais entretien de l’allée est d’autant moins acceptable qu’il s’agit d’un accès pompier qui doit toujours rester au maximum accessible. Dans sa réponse, la Maire m'a rassurée sur l'action de suivi menée avec le Commissariat du 8e pour prévenir l'installation d'un phénomène de "bandes". Je l'en remercie. En revanche, sa réponse concernant l'entretien des espaces publics de l'allée n'était pas satisfaisante : il n'existe manifestement pas, ni à la Mairie de Paris ni à la Mairie du 8e arrondissement, de volonté politique pour mieux faire respecter l'obligation d'entretien de l'allée qui incombe à l'Hôtel Le Collectionneur. Ce double attentisme n'est pas acceptable. Je ne manquerai pas de remonter au créneau. Air dans les écoles du 8e : pas d'initiative en vue J'ai interrogé la Maire du 8e arrondissement pour connaître les projets d’installation de capteurs de CO2 et de purificateurs d’air dans les écoles maternelles et primaires du 8e. Depuis le 1er février, le nouveau protocole sanitaire émis par le ministère de l’Education nationale préconise l’usage de capteurs de dioxyde de carbone (CO2) dans les lieux de restauration scolaire pour surveiller la qualité de l’air et, si besoin, le renouveler en aérant. Par ailleurs, plusieurs maires parisiens ont récemment fait installer dans les écoles maternelles et primaires de leur arrondissement des purificateurs d’air pour apporter une réponse concrète à l’enjeu de santé publique de la propagation de la Covid-19. Ces dispositifs innovants ont vocation à favoriser l’assainissement de l’air dans les établissements scolaires où nos enfants passent une grande partie de leur journée. Ils ont aussi vocation à rassurer des parents préoccupés par la crise sanitaire persistante. Comme le dispose le code de l’éducation, il appartient aux communes de réaliser les dépenses d’équipement et de fonctionnement des écoles publiques. Il m'a été répondu en substance qu'il n'existerait pas de consensus scientifique sur l'efficacité de ces installations et que la Mairie de Paris n'aurait pas encore engagé de crédits budgétaires pour cela. Ce vernis "scientifico-budgétaire" dissimule évidemment mal l'absence de volonté politique et d'initiative pragmatique de la part de la majorité du 8e. Les Maires des arrondissements voisins des 7e (Rachida DATI) et 9e (Delphine BÜRKLI) ont déjà financé et réalisé de telles installations depuis l'automne : pourquoi pas nous ? D'une part, le principe de précaution a précisément vocation à s'appliquer à ces situations où il convient de prendre des mesures et de mener des actions en dépit de l'absence de certitudes en raison d'un manque de connaissances scientifiques ou techniques. D'autre part, j'ai rappelé que les économies réalisées sur le budget "frais de bouche" de la Mairie du 8e arrondissement en 2020 pourraient être mobilisées en totalité ou en partie pour contribuer au financement de ces installations... L'entretien des terrasses éphémères est dans l'intérêt de tous Après avoir pu constater des problèmes sur le terrain et avoir été moi-même saisie par des riverains, j'ai interrogé la Maire du 8e sur l'entretien des terrasses éphémères dans l'arrondissement afin de connaître les actions menées pour faire contrôler et respecter les engagements de la charte des terrasses éphémères. Lorsqu’elle a décidé en septembre dernier de prolonger l’extension gratuite des terrasses provisoires pour les cafés, bars et restaurants jusqu’en juin 2021, la Ville de Paris a établi une nouvelle charte d’engagements des commerçants par laquelle chaque bénéficiaire s’engage notamment à maintenir propre l’espace occupé. Mais, dans le 8e comme dans tout Paris, certaines terrasses provisoires ne sont manifestement pas entretenues, leur saleté contribuant à alimenter un peu plus le sentiment d’abandon d’un espace public parisien qui ne brillait déjà pas, auparavant, par son impeccable propreté... Ces terrasses peu ou pas entretenues sont bien sûr minoritaires mais particulièrement visibles. Ne pas réagir, c'est prendre le risque de faire condamner un dispositif utile et indispensable pour nos commerçants par des riverains qui finiraient par être légitimement excédés. Je remercie notre collègue Virginie KRIKORIAN, Adjointe au Maire en charge des questions relatives au Commerce et à l'Artisanat, pour les éléments de réponse apportés. Je ne manquerai pas de faire remonter les défauts d'entretien que je pourrais continuer de constater ou qui continueraient de m'être signalés. Travaux rue de la Bienfaisance : les riverains doivent maintenant être écoutés Je voulais enfin poser une question à la Maire du 8e arrondissement sur la concertation des riverains pour les travaux de la rue de la Bienfaisance. Mais ma question n'a pas été inscrite à l'ordre du jour de notre Conseil d'arrondissement pour un motif de délai. Ce que je regrette, bien sûr, car le sujet est important et parce que la majorité accepte régulièrement des inscriptions à l'ordre du jour de nos séances en urgence - et encore ce 23 février concernant la nouvelle Charte de téléphonie mobile... Nous avons toutefois pu évoquer le dossier à l'occasion d'une question de notre collègue de l'opposition Sophie SEGOND. La rue de la Bienfaisance fait depuis le 15 février l’objet de travaux, dans le cadre de l’opération municipale dite “rues aux écoles”, avec la création d’une aire piétonne fermée à la circulation générale (sauf riverains et véhicules de secours), la mise en impasse de la rue à partir de la rue de Vienne, l’installation de barrières à l’angle des rues Portalis et de la Bienfaisance ainsi qu’au droit du n°10, et la mise à jour de la signalisation horizontale et verticale. S’ils approuvent eux aussi l’objectif impérieux de sécuriser le trajet des enfants jusqu’à leur école, les riverains regrettent vivement de n’avoir été prévenus que quelques jours avant le démarrage précipité des travaux, demandent à être véritablement concertés sur le contenu de l’aménagement et s’interrogent sur certaines modalités opérationnelles, notamment pour gérer les barrières pendant les week-ends et les vacances scolaires. Je partage leurs regrets, leurs interrogations et leur demande de concertation. La Maire du 8e a confirmé l'organisation d'une réunion d'information à distance avec les riverains de la rue de la Bienfaisance lundi 1er mars. Il était temps ! Ces riverains doivent enfin pouvoir faire connaître, valoir et prendre en compte leurs intérêts et leurs attentes dans le cadre de cet aménagement.

  • Pour un printemps de la culture dans le 8e

    Le temps est venu de rouvrir progressivement les lieux de culture avec un protocole sanitaire strict. Je m’en réjouis, d’abord pour les acteurs de la culture. Le 8e est riche de ses musées, cinémas, théâtres, salles de spectacles. J’appelle de mes vœux une initiative forte de la Mairie pour encourager notre arrondissement à être à l’avant-garde des expérimentations de ce déconfinement de l’âme et de l’esprit ! Catherine Lécuyer ("tribune" publiée dans Paris Huitième n°124 mars 2021)

  • Concertation “Embellir votre quartier” pour les quartiers Europe, Saint-Augustin et Monceau

    Dans le cadre de la nouvelle démarche “Embellir votre quartier” initiée par la Mairie de Paris pour gérer les aménagements de l’espace public dans un même quartier, en les concentrant dans le temps sur une période donnée, la Mairie du 8e organise lundi 15 mars 19h00 une première réunion publique de concertation (en visioconférence) avec l’Adjoint à la Maire de Paris en charge de la coordination des travaux, Jacques BAUDRIER. En 2021, la démarche concernera les quartiers Europe, Saint-Augustin et Monceau du 8e arrondissement. C’est bien sûr une occasion pour les habitants et les différents acteurs des quartiers concernés de faire le point et de faire valoir leur point de vue sur plusieurs aménagements de l’espace public récents (la création de la coronapiste rue d'Amsterdam), en cours (le réaménagement de la place Saint-Augustin, la mise en voie piétonne de la rue de la Bienfaisance) ou éventuellement à venir (une autre “rue aux écoles” rue de Florence ?). Voici le lien pour accéder à la réunion publique : https://mairie08.paris.fr/pages/reunion-de-concertation-embellir-votre-quartier-16960

  • Budget Participatif 2021 : 56 projets déposés pour le 8e

    Au terme de l’appel à projets de l’édition 2021 du Budget Participatif, 56 projets thématiques ont été déposés pour le 8e arrondissement, répartis ainsi : 11 projets “culture et patrimoine”, 9 projets “cadre de vie”, 9 projets “transport et mobilité”, 7 projets “éducation et jeunesse”, 6 projets “prévention et sécurité”, 5 projets “sport”, 4 projets “environnement”, 3 projets “santé” et 2 projets “solidarité et cohésion sociale”. Certains de ces projets risquent d’être retoqués en raison notamment de la nouvelle règle de recevabilité édictée par la Mairie de Paris selon laquelle ne sont plus recevables les projets “d’aménagement lourd de l’espace public”, règle que j’ai déjà eu l’occasion de regretter en Conseil d’arrondissement tant la motivation invoquée de la coordination des chantiers dans l’espace public revient à rendre les Parisiens responsables de la mauvaise gestion municipale… Plusieurs projets concernent des aménagements d’espaces et d’équipements publics sur lesquels je suis moi-même mobilisée, parfois de longue date, notamment l’éclairage de l’allée Louis de Funès, l’aménagement complet de la rue de Ponthieu, la sécurisation du cheminement piéton rue Jean Mermoz, l’avenir du bassin de natation du collège Condorcet, la réussite du réaménagement de la place de la Madeleine ou la restauration des grilles du parc Monceau. J’y suis donc a priori favorable. Parmi les autres projets déposés, mentionnons entre autres la poursuite de la restauration de l’église Saint-Augustin, plusieurs demandes de pistes cyclables protégées (rue de Rome, avenue Winston Churchill), la sécurisation de la rue du Colisée ou la renaissance des Halles Treilhard. Vous pouvez suivre, commenter et éventuellement vous associer à ces projets. Vous trouverez ici les projets déjà déposés dans le 8e arrondissement et ici le Guide pratique de l'édition 2021.

  • Enfin une place Théodore Chassériau dans le 8e !

    Notre Conseil d'arrondissement du 23 février 2021 a confirmé que Théodore Chassériau aura enfin sa place à l’intersection de l’avenue Myron Herrick et de la rue de Courcelles, à deux pas de Saint-Philippe du Roule. Tous ceux qui ont eu l’occasion de rentrer dans cette église n’ont pu qu’être saisis par la beauté de la monumentale fresque de 15 m de long représentant une descente de la Croix peinte au plafond de son abside entre 1852 et 1855. A la suite du vœu déposé par l’association des amis de Chassériau dans le cadre du Budget Participatif en février 2019, j’avais émis un vœu - lors du Conseil d’arrondissement du 23 mars 2019 puis du Conseil de Paris suivant - pour que la Ville de Paris attribue à la place située le long de l'église Saint-Philippe du Roule, place non baptisée, ou à tout autre lieu du 8ème, le nom de Théodore Chassériau à l'occasion du bicentenaire de sa naissance. Ce vœu avait reçu un accueil enthousiaste de Catherine VIEU-CHARIER, alors adjointe à la Maire de Paris chargée de la mémoire, puis avait été voté à l’unanimité en Conseil de Paris. Je me réjouis que, 2 ans plus tard, la Ville de Paris tienne enfin sa promesse et je félicite Arnaud et Jean-Baptiste NOUVION, les descendants de Théodore CHASSÉRIAU, qui font vivre la mémoire de leur illustre aïeul avec passion. Je me réjouis d'autant plus de cette bonne nouvelle qu'à la stupeur et à la déception de tous, la majorité du 8e arrondissement s’était abstenue lors de notre Conseil de mars 2019... Heureusement, le projet de délibération a été adopté à l'unanimité le 23 février !

  • Utilisation des cours d'école ouvertes au public : une précipitation injustifiée

    J’avais déjà fait part en novembre dernier de mes réserves et questions sur les modalités de mise en place de ce dispositif expérimental, quant à la gestion de la propreté, de la sécurité, du choix des associations, etc. Si certaines réponses sont apportées par le Règlement intérieur objet de la délibération examinée au cours du Conseil d'arrondissement du 23 février 2021, sa lecture en suscite de ... nouvelles ! Notamment sur les commissions mixtes d'arrondissement, l'accès libre au public et la qualité des agents publics qui veilleront à l'application de ce Règlement. Je me suis aussi étonnée qu’il nous soit demandé d’approuver le règlement d'une opération dont l'expérimentation a commencé un mois plus tôt... Certes, mieux vaut tard que jamais. Mais cela illustre une précipitation injustifiée ! Cette précipitation injustifiée était particulièrement évidente samedi 23 janvier, lors de la première ouverture au public de la cour de l’école Florence. J’étais présente. Une cour vide d’enfants, et seulement une poignée de parents présents, illustraient l’enthousiasme pour le moins "discret" des habitants… Si la météo n’était pas au rendez-vous et si la Covid continuait de sévir, tout s’est en fait passé comme si la Mairie du 8e arrondissement s’était portée volontaire sans se donner les moyens de son volontariat : aucune association locale n'a pu participer, aucune communication sur l'événement en amont dans le journal municipal... A moins bien sûr de considérer que le compte rendu de 35 pages du Conseil d'arrondissement du 30 novembre 2020, évoquant entre autres ce projet d'expérimentation, ne constitue une "communication" à destination des habitants et des associations de l'arrondissement ? Nous pourrions en rire si une élue de la majorité n'avait osé cette équivalence entre compte rendu des débats et opération de communication événementielle ! J'aimerais, moi aussi, que les comptes rendus de nos Conseils d'arrondissement soient largement lus et dans le détail par les habitants du 8e. Mais j'en doute malheureusement... N'ayant pas obtenu de réponses satisfaisantes à mes différentes questions, je me suis abstenue sur ce projet de délibération.

  • Réservée sur la date du 19 mars pour commémorer la fin de la guerre d'Algérie

    Lors de l'examen au cours de notre Conseil d'arrondissement du 23 février 2021 d'une délibération de subventions aux comités parisiens de la FNACA en faveur de laquelle j'ai voté, j'ai félicité la Fédération pour l'aide apportée aux anciens combattants de la guerre d'Algérie puis remercié la Maire du 8e arrondissement de commémorer chaque année nos morts pour la France au cours de cette guerre, tout en renouvelant mes réserves sur la date du 19 mars retenue par la loi de 2012 pour commémorer la fin de la guerre d'Algérie - date du cessez-le-feu suivant la signature des accords d'Evian. J'ai ainsi rappelé les mots tenus en 2016 par l'ancien Président de la République Nicolas SARKOZY - “Choisir la date du 19 mars que certains continuent à considérer comme une défaite militaire de la France, c'est en quelque sorte adopter le point de vue des uns contre les autres, c'est considérer qu'il y a désormais un bon et un mauvais côté de l'Histoire et que la France était du mauvais côté.” - et fait part de ma préférence pour la date du 5 décembre choisie par Jacques CHIRAC précisément parce qu'elle ne prêtait pas à polémique. Ce projet de délibération a été adopté à l'unanimité.

  • Travaux rue de la Bienfaisance : les riverains doivent maintenant être écoutés

    Au cours de notre Conseil d'arrondissement du 23 février 2021, je voulais poser une question à la Maire du 8e arrondissement sur la concertation des riverains pour les travaux de la rue de la Bienfaisance. Mais ma question n'a pas été inscrite à l'ordre du jour de notre Conseil d'arrondissement pour un motif de délai. Ce que je regrette, bien sûr, car le sujet est important et parce que la majorité accepte régulièrement des inscriptions à l'ordre du jour de nos séances en urgence - et encore ce 23 février concernant la nouvelle Charte de téléphonie mobile... Nous avons toutefois pu évoquer le dossier à l'occasion d'une question de notre collègue de l'opposition Sophie SEGOND. La rue de la Bienfaisance fait depuis le 15 février l’objet de travaux, dans le cadre de l’opération municipale dite “rues aux écoles”, avec la création d’une aire piétonne fermée à la circulation générale (sauf riverains et véhicules de secours), la mise en impasse de la rue à partir de la rue de Vienne, l’installation de barrières à l’angle des rues Portalis et de la Bienfaisance ainsi qu’au droit du n°10, et la mise à jour de la signalisation horizontale et verticale. S’ils approuvent eux aussi l’objectif impérieux de sécuriser le trajet des enfants jusqu’à leur école, les riverains regrettent vivement de n’avoir été prévenus que quelques jours avant le démarrage précipité des travaux, demandent à être véritablement concertés sur le contenu de l’aménagement et s’interrogent sur certaines modalités opérationnelles, notamment pour gérer les barrières pendant les week-ends et les vacances scolaires. Je partage leurs regrets, leurs interrogations et leur demande de concertation. La Maire du 8e a confirmé l'organisation d'une réunion d'information à distance avec les riverains de la rue de la Bienfaisance lundi 1er mars. Il était temps ! Ces riverains doivent enfin pouvoir faire connaître, valoir et prendre en compte leurs intérêts et leurs attentes dans le cadre de cet aménagement.

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