Il est temps d’agir pour sécuriser le carrefour Miromesnil / Monceau !



Au cours de notre Conseil d’arrondissement du 18 mai 2021, j’ai interrogé la Maire du 8e arrondissement sur la sécurisation du cheminement piéton au carrefour des rues de Miromesnil et de Monceau.


Bien que nous ayons adopté à l’unanimité le voeu que j’avais défendu à ce sujet lors de notre Conseil d’arrondissement du 21 janvier 2019, le problème demeure entier faute d’action : familles et usagers continuent d’alerter sur la dangerosité du carrefour des rues de Miromesnil et de Monceau pour le cheminement des piétons à proximité de plusieurs établissements scolaires (école primaire de la rue de Monceau, lycée Racine et Groupe scolaire Fénelon Saint-Marie rue de Naples, collège Octave Gréard et lycée Fénelon Sainte-Marie rue du Général Foy).


Usager le plus vulnérable de l’espace public, le piéton mérite pourtant de faire l’objet d’une protection renforcée toute particulière, a fortiori lorsque ce piéton est mineur.


Ma question était donc simple : quelles initiatives supplémentaires la Mairie du 8e arrondissement compte-elle prendre, et suivant quel calendrier, pour faire enfin sécuriser le cheminement piéton au carrefour des rues de Miromesnil et de Monceau, y compris par exemple et si besoin en anticipant la bascule en “zone 30”, voire en “zone de rencontre” limitée à 20 km/h, de l’ensemble du secteur des rues de Monceau, de Miromesnil, de Naples et du Général Foy ?


La réponse de Jean-Louis BARTHELEMY, Conseiller d’arrondissement en charge de la mobilité et des transports, illustre les limites de la démocratie participative lorsqu’elle est dévoyée par les élus. Si la Mairie de Paris nous y avait habitués, la Mairie du 8e arrondissement semble copier une mauvaise habitude. En résumé, la Mairie du 8e arrondissement n’aurait pas pris d’initiative sur ce dossier car aucune demande n’aurait été formulée dans ce sens sur la plateforme www.idee.paris.fr dans le cadre de la nouvelle démarche municipale “Embellir votre quartier”... Un vœu a pourtant déjà été voté à l’unanimité il y a plus de deux ans et nous sommes régulièrement interpellés par les familles et les usagers. Le temps n’est plus à la concertation mais à l’action !


Sur le principe, la démocratie participative doit être un complément utile de la démocratie représentative, elle ne saurait être le cache-misère de l’inaction politique. Représenter, c’est d’abord agir, ce n’est pas se retrancher derrière la concertation. Oui pour que les élus nourrissent leur action de leurs échanges, de leurs consultations et de leurs concertations des administrés, mais non pour que les élus excipent d’une énième concertation pour ne pas agir. Les électeurs attendent de leurs élus qu’ils agissent efficacement, non qu’ils les consultent sur tout et tout le temps avant toute prise de décision… D’autant que les biais sociologiques de la participation sont bien connus (à commencer par l’information et la disponibilité) et exacerbés à Paris par le foisonnement des concertations municipales.

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