Billet d'humeur | Notes de frais d’Anne HIDALGO : légal ne veut pas dire moral !
- Catherine Lécuyer

- 19 sept.
- 1 min de lecture

Les révélations sur les notes de frais d’Anne Hidalgo posent une question essentielle : peut-on se contenter du légal quand on exerce une responsabilité publique aussi élevée que celle de maire de Paris ?
Oui, la représentation d’une capitale mondiale exige une enveloppe dédiée. Oui, la maire doit incarner Paris lors de rendez-vous diplomatiques ou internationaux. Mais cela n’exonère en rien de l’exigence morale qui s’attache à chaque euro d’argent public dépensé.
Or, que voit-on ? Des factures atteignant plusieurs milliers d’euros pour des vêtements ou des soins esthétiques, parfois sans lien clair avec la représentation officielle. Des tickets de caisse pour le moins troublants, avec des incohérences flagrantes. Des dépenses rendues publiques uniquement après une bataille acharnée d’associations citoyennes, comme si la transparence devait être arrachée à la Ville plutôt qu’assumée par elle. Légal, peut-être. Moral, certainement pas.
Et ce silence assourdissant d’une grande partie des élus de gauche parisiens interpelle. Toujours prompts à donner des leçons de probité et de vertu républicaine, ils se gardent bien cette fois de dénoncer des pratiques qui heurtent le bon sens. Deux poids, deux mesures.
Pendant ce temps, les Parisiens vivent un quotidien bien éloigné de ces frais somptuaires : écoles qui fuient, propreté insuffisante, chaussée dégradée. Voilà le vrai scandale : l’argent existe pour la vitrine, mais pas pour l’essentiel.
La morale publique exige de la mesure, de la transparence et une hiérarchie claire des priorités. Représenter Paris doit se faire avec dignité, mais la véritable élégance d’un responsable public, c’est de savoir que chaque dépense doit être non seulement légale… mais aussi morale.



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