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  • Le retour du marché de Noël sur les Champs-Élysées, une victoire du bon sens

    Le bas de l'avenue des Champs-Élysées ne devrait plus être seulement traversé à la hâte, mais redevenir un lieu de promenade, de partage et de chaleur humaine. L'annonce faite ce 4 août 2026 par Le Parisien est une bonne nouvelle pour notre capitale - et une information "rafraîchissante" en cette période de fortes chaleurs : près de dix ans après sa suppression, le marché de Noël devrait faire son retour sur l'avenue des Champs-Élysées. Pour tous ceux qui chérissent le 8e arrondissement et l'esprit authentique des fêtes, c'est une satisfaction. C'est la victoire du bon sens et de l'exigence pour le patrimoine parisien et l'art de vivre qui fait la renommée de notre capitale. Le bas de l'avenue des Champs-Élysées ne devrait plus être seulement traversé à la hâte, mais redevenir un lieu de promenade, de partage et de chaleur humaine. L’exigence plutôt que l'abandon En 2017, la Mairie de Paris décidait d'interrompre le marché de Noël historique. Le constat d'alors était indiscutable : chalets dépareillés, bimbeloteries industrielles importées du bout du monde, nourriture de médiocre qualité, esthétique indigne de la plus belle avenue du monde. Ce marché avait perdu son âme, dérivant vers une foire commerciale impersonnelle. Mais face à ces dérives, l'exécutif municipal avait choisi la facilité : supprimer purement et simplement l'événement. Supprimer plutôt que corriger. Effacer plutôt que sublimer. J’ai regretté cette politique du renoncement. Pourquoi priver les Parisiens et les visiteurs d'un moment d'émerveillement populaire sous prétexte qu'une organisation avait défailli ? Pourquoi condamner le 8e arrondissement au vide événementiel hivernal au lieu d'élever le niveau d'exigence ? Depuis 2017, au Conseil du 8e arrondissement comme au Conseil de Paris, j'ai donc mené un combat de conviction : ne jamais subir le déclin qualitatif, mais imposer l'excellence. Paris ne doit céder ni à la médiocrité marchande, ni à l'extinction de ses traditions festives. Une feuille de route pour l'excellence Le 5 novembre 2024, j’avais encore déposé lors du Conseil du 8e arrondissement un vœu (V08 2024 15) exigeant le retour d'un marché de Noël de qualité sur l'avenue basse des Champs-Élysées. J'y fixais trois principes. L'artisanat d'art et le savoir-faire au cœur du village. Inspirons-nous des modèles municipaux qui font la renommée de Strasbourg ou de Reims. Le futur marché de Noël doit devenir la vitrine rayonnante des talents français. Artisans d'art, créateurs franciliens, maîtres chocolatiers et producteurs de nos terroirs doivent peupler les chalets. Les produits industriels à bas coût en seront bannis. Une implantation exacte et respectueuse. Le marché doit s'épanouir sur l'avenue basse, sous le couvert végétal. C'est là que réside sa véritable féerie. En revanche, j'ai toujours défendu la protection absolue de la place de la Concorde. Ce joyau national ne doit pas devenir une foire commerciale. La Concorde garde sa solennité ; les festivités trouvent leur juste place sur l'avenue basse. Le respect strict des règles et du cadre de vie. Il est impératif d'appliquer la Charte des marchés de Noël de la Ville de Paris de 2015. J'exige un contrôle rigoureux : tout manquement qualitatif entraînera le retrait immédiat de l'emplacement. La propreté, la sécurité, la beauté de notre environnement et la quiétude des riverains constituent des priorités absolues et non négociables. Quand le bon sens rassemble Si cette vision s'est imposée, c'est d’abord et avant tout parce qu'elle répond aux attentes des habitants du 8e et des Parisiens. Elle s'appuie aussi sur le travail des acteurs du quartier. Je salue l'étude "Réenchanter les Champs-Élysées" du Comité Champs-Élysées, dont la proposition n°60 préconisait ce retour exigeant. Lorsque élus locaux, commerçants, artisans et riverains s'unissent pour le beau, la résignation s'efface. L'Exécutif parisien a fini par entendre la voix de l'intérêt général que beaucoup portaient depuis des années. Merci aux habitants du 8e dont le soutien et l'attachement au cadre de vie ont nourri ce combat. Cette belle avancée est la vôtre. Une annonce n'est qu'un début ; la réussite résidera dans l'exécution. Comme Maire du 8e et Conseillère de Paris, je suivrai pas à pas ce dossier. Je serai vigilante pour que le cahier des charges soit honoré, la sélection irréprochable et l'organisation garante de la sécurité, de la propreté et de la sérénité du quartier. Ensemble, nous allons prouver qu'il est possible de concilier tradition et excellence, rayonnement et respect d'un quartier. Les Champs-Élysées vont retrouver leur étincelle de Noël.

  • 100 jours d’action pour le 8e : le temps des preuves

    Avec les élus de la majorité d'arrondissement. De gauche à droite : Laurence RIOT LAMOTTE (Conseillère d'arrondissement déléguée), Sylvie DAO-BERNA (4e Adjointe), Eric SCHAHL (Premier Adjoint), moi-même, Stéphanie MAMAN (2e Adjointe), Erwan LECLERC (3e Adjoint) et Ronan GUEVEL (Conseiller d'arrondissement délégué). Un peu plus de 100 jours après le début de la mandature, il est temps de vous partager un premier compte rendu de notre action. Traiter des affaires du 8e, ce n'est pas contempler l'arrondissement depuis les bureaux de la Mairie. C'est arpenter le terrain, à hauteur de rencontres. C'est écouter, chercher des solutions, agir. Avec une équipe resserrée, réactive. Notre boussole ? Votre quotidien. Notre méthode ? Le sens des réalités et le souci du résultat. Voici les premiers jalons de notre contrat de confiance. Faire face aux réalités du terrain Même avec une "feuille de route", on est rapidement confronté aux urgences quotidiennes. La réalité s'impose sans délai. Chaque matin, les courriels et les courriers que vous nous adressez nous rappellent les priorités du quotidien : saleté, nuisances, insécurité, désordres en tous genres, etc. Autant d'interpellations et d'alertes qui exigent des réponses, fermes, précises, dans les meilleurs délais. Nous y répondons aussi par des décisions pragmatiques et aussi rapides que possible. Le 29 juin, notre Conseil d'arrondissement a adopté la "Charte de bonne tenue des chantiers du 8e" pour inciter les maîtres d'ouvrage et les maîtres d'oeuvre à respecter des règles plus strictes en matière de réduction du bruit et de maintien de la propreté autour des travaux. De même, face à la récente canicule, nous nous sommes mobilisés aux côtés de nos services et des acteurs privés locaux afin de contribuer à la protection des personnes les plus vulnérables de l'arrondissement, suppléant ainsi les carences - logistiques et organisationnelles - de l'administration centrale parisienne. MÉTHODE & ENGAGEMENT | Une Mairie de proximité, réactive et présente sur le terrain au quotidien pour traiter les urgences, préserver le cadre et la qualité de vie des habitants du 8e arrondissement. Apaiser et entretenir l'espace public La sécurité est la première des libertés. Aux côtés d'Éric SCHAHL, Premier Adjoint chargé de la sécurité, nous soutenons le déploiement d'une police municipale visible et dissuasive. Face aux débordements et aux troubles récurrents constatés sur l'avenue des Champs-Élysées en marge de divers événements festifs ou sportifs, j'ai sollicité le Préfet de police de Paris pour renforcer la prévention et demandé un suivi rigoureux des rassemblements. Nous travaillons également à la planification de l'installation de nouvelles caméras de vidéoprotection pour mieux sécuriser nos rues. L’espace public n’est pas une zone de non-droit ! Qu'est-ce que la propreté si ce n'est le visage d'une certaine dignité et du respect que nous devons à notre cadre de vie ? Avec Sylvie DAO-BERNA, Adjointe chargée notamment de la propreté et de l'espace public, nous luttons activement contre la dégradation des rues. Bien sûr, nous mesurons l'ampleur de la tâche et nous savons que nos démarches demandent une persévérance de chaque instant. Mais nous restons pleinement mobilisés aux côtés des agents pour maintenir la vigilance nécessaire sur l'ensemble de nos quartiers. Je suis la première à déplorer la saleté des rues de Paris et je n'ai de cesse de me mobiliser pour essayer d'améliorer les choses. En tout état de cause, les agents de la propreté exercent un métier difficile dans des conditions souvent dégradées. Je tiens ici à saluer leur professionnalisme et leur dévouement. SÉCURITÉ & TRANQUILLITÉ PUBLIQUE | Objectif "zéro casse" et "zéro rassemblement" : mobilisation permanente auprès du Préfet de Police et déploiement accru de la Police municipale sur les Champs-Élysées et dans nos quartiers. Avoir les pieds sur terre Notre action est guidée par le bon sens et l'écoute des réalités de quartier. Le pragmatisme, c’est savoir ajuster, voire stopper, ce qui échoue manifestement. Là où des plans de circulation ont provoqué des difficultés majeures en asphyxiant les rues de Vézelay puis de Téhéran, nous avons dit "stop" et acté le rétablissement du sens originel de la rue de Monceau (entre le boulevard Malesherbes et la place Rio de Janeiro) d'ici mi-septembre, pour mettre fin à des reports de trafic devenus intenables. C'est ce même sens des réalités qui guide notre action pour la place de Clichy ou nos réserves sur la suppression du sens giratoire de la place de la Concorde, dont nous craignons qu'elle ne permette pas de sécuriser suffisamment la traversée piétonne entre le terre-plein central et les jardins des Champs-Elysées. CIRCULATION & BON SENS | Fin des expérimentations pénalisantes : concertation de terrain et retour acté au sens originel de circulation rue de Monceau. Végétaliser notre arrondissement tout en préservant un maximum les usages de chacun est souhaitable et possible. Nous avons tenu notre promesse au parc Monceau avec la réouverture de l'espace de liberté pour les chiens, après un travail avec la Mairie de Paris pour garantir un usage harmonieux et sécurisé des pelouses. Ce projet s'inscrit dans notre volonté d'améliorer la qualité de vie des propriétaires de chiens dans l'arrondissement. Nous avons enfin obtenu l'accord budgétaire pour végétaliser la rue du Rocher entre les rues de Vienne et de Laborde : engagement honoré. Après les abandons successifs par l'Exécutif des projets de groupe scolaire et d'EHPAD associatif pour transformer la parcelle en friche du 25-27 rue de Constantinople, nous continuons d'échanger pour proposer un projet équilibré intégrant un espace vert de proximité, un centre de Protection maternelle et infantile (PMI) et des logements familiaux. Entre l'installation de la nouvelle municipalité le 6 avril et la réouverture de l'espace de liberté pour les chiens au parc Monceau le 8 juillet, nous avons travaillé avec la Ville de Paris pour reprendre le dispositif de 2025, optimiser les aménagements et bâtir un modèle d'usage sécurisé. Soutenir les familles et l'économie locale Notre arrondissement fait face à un défi démographique majeur. Avec près de 17 000 ménages dont la moitié sont des personnes seules, nous subissons une baisse continue des naissances. Pour encourager nos familles à s’épanouir et s'installer durablement dans le 8e, nous devons faire de nos écoles et de nos commerces des piliers de la vie de quartier. Pour nos enfants, nous restons pleinement engagés. Aux côtés de Stéphanie MAMAN, Adjointe chargée des affaires scolaires, nous dialoguons régulièrement avec la Rectrice de l'Académie de Paris pour préserver l'excellence de nos établissements en dépit des variations d'effectifs. Le 11 juin, nous avons accueilli avec une grande satisfaction l'annonce de la réouverture d'une quatrième division de 6e au collège Chaptal pour la rentrée de septembre 2026. C'est le résultat d'un travail collectif constructif, prouvant que l'action de terrain surclasse toujours les effets de manche. Nous poursuivons nos démarches pour le maintien des quatre divisions de 5e existantes. Lors de notre Conseil d'arrondissement du 29 juin, nous avons par ailleurs adopté à l'unanimité un vœu pour un plan d'isolation thermique global de nos écoles et crèches afin d'offrir enfin de meilleures conditions d'apprentissage et de travail à nos enfants et aux équipes éducatives. Le 8e vit par ses familles et ses commerçants. Avec Erwan LECLERC, Adjoint chargé du Commerce, nous travaillons à accompagner et dynamiser nos commerces de proximité. Des projets sont en cours de réflexion pour redynamiser les secteurs de la place Saint-Augustin, du marché Treilhard ou encore de la place de la Madeleine. Pour le chantier de la rue de Ponthieu, nous avons demandé un phasage très rigoureux des travaux jusqu'à fin octobre afin de limiter au maximum l'impact sur l'activité économique. De plus, nous structurons le fonds de dotation "Paris 8e Mécénat" afin de proposer aux entreprises locales de contribuer, selon leurs souhaits, à la vie associative, sportive, culturelle et patrimoniale de l'arrondissement. FONDS DE DOTATION "PARIS 8e MÉCÉNAT" | Mise en place officielle du fonds de dotation "Paris 8e Mécénat" : création d'un outil d'attractivité innovant permettant de lever des financements privés au service du patrimoine, de la culture et des projets d'embellissement du 8e. Face à la logique purement comptable qui guide parfois les décisions de l'administration, nous avons choisi de porter une voix claire et déterminée : la baisse de la démographie scolaire parisienne doit être l'occasion d'améliorer les conditions d'apprentissage, non un prétexte pour surcharger nos classes. Vous associer davantage La transparence et la démocratie de proximité sont au cœur de notre démarche. Le 2 juin, nous avons réformé notre règlement intérieur. Désormais, chaque séance du Conseil s'achève par un échange direct avec le public. Vous nous interrogez et nous prenons le temps de vous répondre. Nous avons également adopté une nouvelle Charte pour dynamiser nos sept Conseils de quartier, en leur donnant plus de souplesse pour porter des projets d'aménagement concertés. Pour vous associer pleinement à la vie de notre arrondissement, je vous invite à participer à nos moments d'échange réguliers. D'abord, bien sûr, les Conseils de quartier. Ils constituent l'espace privilégié pour co-construire l'avenir de nos espaces et de nos équipements publics. Ensuite, "Le Café de la Maire". Chaque premier vendredi du mois, mon équipe et moi-même venons à votre rencontre dans les différents quartiers du 8e pour échanger de manière informelle sur les problématiques de votre quotidien. Projeter le 8e dans l’avenir Notre action s'inscrit aussi dans le temps long. Dans le cadre du programme d'investissement de la mandature (PIM), nous portons auprès de la Ville de Paris des propositions d'aménagement et d'équipement pour notre arrondissement. Pour l'environnement et le cadre de vie, nous demandons l'étude afin de couvrir le faisceau de Saint-Lazare en "coulée verte", la reconfiguration de la place de Clichy, la restauration de la Madeleine ou encore la création de cœurs piétons (marché Treilhard, places Lévy, Chassaigne-Goyon, Chassériau). Nous souhaitons également une bagagerie solidaire au Temple du Saint-Esprit et un accueil sécurisé pour les femmes victimes de violences en Mairie du 8e arrondissement. L'avenir de nos écoles passe aussi par les bâtiments et notamment la rénovation de Florence, de la façade de Surène, l'isolation thermique de Louis de Funès, l'adaptation de Robert Estienne, le cofinancement Ville-Région de la rénovation de la cité scolaire Chaptal. Sans oublier la sécurisation des trajets scolaires, ce que nous voulons faire avec cinq nouvelles "rues aux écoles" : Alfred de Vigny, Christophe Colomb, Monceau, Roquépine et Surène. Côté sport, nous sollicitons la réouverture du bassin Condorcet et la modernisation de la piscine Jacqueline Auriol. Pour notre patrimoine culturel et cultuel, nous demandons la renaissance du Théâtre de Guignol, la restauration de la rotonde du parc Monceau et de ses grilles extérieures et intérieures, ainsi que celle de nos églises de La Madeleine, Saint-Augustin et Saint-Philippe-du-Roule. Les mobilités et la sécurité devraient être consolidées par de nouvelles pistes cyclables (Haussmann, Friedland, Wagram, Marceau), le retour des bus 21 et 95 rue d'Amsterdam ou encore des radars sonores boulevard Malesherbes. Enfin, la Mairie devrait voir la restauration de sa salle des mariages classée monument historique et son raccordement au réseau Fraîcheur de Paris afin d'être un refuge thermique lors des prochains épisodes de canicule. RESTAURATION DU PATRIMOINE | Achèvement des travaux de restauration des éléments patrimoniaux Guimard de la station de métro Europe : préservation et mise en valeur de ce chef-d'œuvre de l'Art nouveau au cœur de notre arrondissement. Parce que l'entourage de l'accès au métro Europe est inscrit au titre des monuments historiques, il devait être restauré à l'identique, avec le matériau d'origine : la pierre de Comblanchien. Or, l'approvisionnement de ce calcaire bourguignon, dans les dimensions requises, est difficile. Les travaux, pilotés par la RATP, ont enfin pu reprendre dès la livraison de cette pierre tant attendue. Poursuivre avec humilité et rigueur Ce bilan partiel et très provisoire est une toute première étape qui nous invite à poursuivre nos efforts, avec humilité et rigueur. Le chemin est long. Nous restons pleinement mobilisés à votre service pour améliorer le cadre et la qualité de vie et de travail dans le 8e arrondissement. ÉVÉNEMENT HISTORIQUE ET RAYONNEMENT | Venue du Pape en France : célébration d'une grande messe sur la place de la Concorde le samedi 26 septembre 2026. Un événement d'ampleur mondiale accueilli au cœur du 8e arrondissement. Les administrés ont désormais la parole pendant 30 minutes après chaque séance du Conseil d'arrondissement. Afin de pouvoir vous apporter des réponses précises, vos questions peuvent être adressées par email 10 jours avant la séance.

  • Bicentenaire du quartier de l’Europe : deux siècles d’une métamorphose parisienne

    Deux cents ans après l’intuition d’HAGERMAN et MIGNON, le Quartier de l’Europe demeure un phare : ouvert, audacieux, étincelant. Y marcher, c’est fouler deux siècles d’une histoire vive. En 2026, le 8e arrondissement célèbre un anniversaire d'exception : les 200 ans du quartier de l’Europe. Le 2 février 1826, une ordonnance royale signée par Charles X donnait le coup d'envoi d’une métamorphose urbaine majeure. Champs bucoliques et parcs de fête se sont alors transformés en cœur palpitant du Paris moderne. Un rythme de pierre et d’acier. Une respiration unique. Du charme sauvage aux féeries de Tivoli Avant les façades de taille et les larges perspectives, le secteur offrait un visage champêtre et truculent. À l’Ouest, la Petite Pologne dressait ses cabanes, ses moulins et ses ruisseaux. À l’Est, les Porcherons vibraient aux éclats de voix des cabarets. À "La Grande Pinte" ou "Chez Ramponneau", on trinquait joyeusement sans payer l’octroi. Puis surgit le temps des "folies". En 1766, le financier Simon-Charles BOUTIN y dessine un jardin féerique de huit hectares : la Folie Boutin, qu’il baptise Tivoli. Grottes mystérieuses, ruines romantiques et cascades s'y côtoient. On s’y presse en habits précieux, d’Élisabeth VIGÉE LE BRUN à la haute société des Lumières. Guillotiné sous la Terreur en 1794, BOUTIN laisse un domaine que la Révolution transforme en parc d'attractions populaire. Sous le Directoire, 10 000 Parisiens s’y ruent chaque dimanche. Feux d’artifice éclatants des Ruggieri, ballons aérostats, rires et parures audacieuses... Tivoli est un théâtre de lumière et de liberté ! Jardins de Tivoli (auteur inconnu - Collection en ligne des musées de la Ville de Paris). 1826 : l’intuition visionnaire de HAGERMAN et MIGNON Paris grandit. La ville étouffe dans ses coutures. En 1826, deux hommes perçoivent l’avenir : Jonas-Philip HAGERMAN, banquier suédois audacieux, et Sylvain MIGNON, serrurier du Roi. Leur pari ? Rassembler 50 hectares de friches et de jardins pour réaliser le plus grand lotissement privé de l'époque. Ils confient le dessin des tracés à l'architecte Etienne-Hippolyte GODDE. L'ordonnance du 2 février 1826 scelle leur ambition. Le plan est d'une géométrie parfaite. Au centre, la place de l'Europe, un octogone de 130 m de diamètre. Autour, une étoile de voies larges et aérées. Pionnier de l'urbanisme, le projet impose des règles novatrices : découpage ingénieux des lots, cours intérieures obligatoires pour l'air et la lumière, régulation des hauteurs et interdiction des ateliers polluants, etc. Pour donner une âme à ce réseau, une idée géniale émerge : attribuer à chaque rue le nom d’une capitale ou d'une métropole européenne. Londres, Madrid, Lisbonne, Vienne, Constantinople, Amsterdam, Rome, Naples, Saint-Pétersbourg… Chaque plaque bleue devient un passeport, une fenêtre ouverte sur le monde. L’Europe n’est plus seulement un continent : elle devient une adresse parisienne prestigieuse. Le fer, la vapeur et l’élan haussmannien Si le tracé dessine la toile, le chemin de fer lui souffle sa vitesse. En 1837, les frères PEREIRE inaugurent la première ligne ferroviaire vers Saint-Germain-en-Laye. L’embarcadère de l’Ouest voit le jour : c’est l’acte de naissance de la Gare Saint-Lazare. Le quartier s'adapte, innove, franchit les obstacles. En 1863, le Pont de l'Europe déploie sa structure de fer au-dessus des rails. En 1867, l'église de la Trinité dresse son clocher au bout de la perspective, côté 9e arrondissement. Fait remarquable : ce lotissement privé devance de vingt ans les travaux du Baron HAUSSMANN. Faisant évoluer les hôtels particuliers vers l'immeuble de rapport, l'urbanisme y déploie déjà larges voies, trottoirs alignés, éclairage moderne et immeubles cossus. Vers 1875, la mue est totale. Les anciennes masures ont cédé la place à une architecture d’une régularité remarquable. L’embarcadère de l’Ouest, d’après un document d’époque romantique appartenant à M. PEREIRE. Le berceau des peintres et la ruche des musiciens Un quartier ne vaut que par les artistes qui l'immortalisent. Et le Quartier de l’Europe fut une muse exceptionnelle. Sous les grandes verrières de Saint-Lazare, Claude MONET saisit la vapeur bleue et la force brute des locomotives. Gustave CAILLEBOTTE, au Pont de l'Europe ou rue de Turin, immortalise la lumière grise des trottoirs mouillés et l’élégance des silhouettes au parapluie. En 1911, l’installation du Conservatoire rue de Madrid sous la direction de Gabriel FAURÉ attire une ruche de talents. La rue de Rome devient le sanctuaire de la lutherie mondiale. Artisans d'art, archetiers et luthier y font résonner le bois noble. Du Casino de Paris aux brasseries emblématiques comme Mollard, le quartier vibre au rythme de la création. Gustave CAILLEBOTTE, Le Pont de l'Europe (1876). Gustave CAILLEBOTTE, Rue de Paris, temps de pluie (1877). Gravure du 19e sièce : pont au-dessus des lignes. L'intersection des rues de Moscou et de Turin (la future place de Dublin) vers 1900. La station de métro Europe en 1900. Le pont de l'Europe en 1900. Honorer la mémoire, écrire la suite Deux cents ans après l’intuition d’HAGERMAN et MIGNON, le Quartier de l’Europe demeure un phare : ouvert, audacieux, étincelant. Y marcher, c’est fouler deux siècles d’une histoire vive. Un quartier vivant ne se fige pas dans le marbre. Il se cultive. Il convient donc de préserver ce joyau d'architecture et d'urbanisme tout en répondant aux besoins de notre temps : végétalisation ciblée, soutien au commerce indépendant, mobilités apaisées, protection des luthiers de la rue de Rome, etc. Il nous incombe de préparer cet avenir, sans abîmer notre mémoire collective.

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  • Catherine Lécuyer | Conseillère du 8e arrondissement de Paris

    Vous trouverez sur ce site l'essentiel de mon actualité d'élue, à savoir mes principales actions, interventions et prises de position au service des habitants et des acteurs du 8e arrondissement de Paris et de la capitale. Sur ces sujets comme sur les autres, je reste à votre entière écoute et disposition. Vous pouvez compter sur mes convictions et sur mon énergie ! Catherine LÉCUYER BIENVENUE ! Maire du 8ᵉ arrondissement et Conseillère de Paris, ce site est à votre disposition : un espace direct pour suivre mes mobilisations, mes prises de position et mes propositions. De la préservation de notre cadre de vie à l'avenir de la capitale, chaque dossier compte. Avec conviction, écoute et énergie, je suis mobilisée à vos côtés, sur le terrain comme à l'Hôtel de Ville. 100 jours d’action pour le 8e : le temps des preuves Bicentenaire du quartier de l’Europe : deux siècles d’une métamorphose parisienne Canicules à Paris : le devoir d'anticipation reste en panne sèche

  • Catherine Lécuyer | Le Conseil du 8e arrondissement

    Retrouvez sur cette page la présentation des principales attributions et compétences du Conseil du 8e arrondissement. Son pouvoir étant davantage un pouvoir d'avis qu'un pouvoir de décision, il lui appartient de s'en emparer pleinement pour avoir un maximum d'influence sur la politique de la Mairie de Paris. Retrouvez sur cette page la présentation des principales attributions et compétences du Conseil du 8e arrondissement. Son pouvoir étant davantage un pouvoir d'avis qu'un pouvoir de décision, il lui appartient de s'en emparer pleinement pour avoir un maximum d'influence sur la politique de la Mairie de Paris et ses conséquences locales. > Un pouvoir principalement d'avis | Un pouvoir de décision limité | Un pouvoir de relais entre la population et le conseil municipal | L'organisation territoriale de Paris et le rôle des mairies d'arrondissement | Les budgets 2024 à Paris Le Conseil du 8e arrondissement Le Conseil d'arrondissement (CA) est l'organe consultatif et décisionnel majeur de l'arrondissement. C'est un lieu d'information et de débat démocratique pour les différentes composantes politiques, ainsi qu'un relais entre la population de l'arrondissement et le Conseil de Paris. Un pouvoir principalement d'avis Consulté principalement pour avis, le conseil d'arrondissement se réunit avant chaque séance du Conseil de Paris. La loi a prévu que le Conseil d'arrondissement est obligatoirement saisi pour avis : sur les rapports de présentation et les projets de délibération concernant les affaires dont l'exécution est prévue, en tout ou partie, dans les limites de l'arrondissement ; sur le montant des subventions que le Conseil de Paris se propose d'attribuer aux associations dont l'activité s'exerce dans le seul arrondissement ou au profit des seuls habitants de l'arrondissement, quel que soit le siège de ces associations ; sur l'établissement, la révision ou la modification du plan local d'urbanisme (PLU). Le conseil d'arrondissement est consulté par le Maire de Paris avant toute délibération du Conseil de Paris portant sur l'établissement, la révision ou la modification du PLU lorsque le périmètre du projet de plan ou le projet de modification ou de révision concerne, en tout ou partie, le ressort territorial de l'arrondissement. Par ailleurs, le Conseil d'arrondissement peut également proposer au Conseil de Paris la modification de la partie du plan concernant l'arrondissement. Un pouvoir de décision limité, en matière d'implantation et d'aménagement des équipements de proximité Le Conseil d'arrondissement délibère sur l'implantation et le programme d'aménagement des équipements de proximité définis comme "les équipements à vocation éducative, sociale, culturelle, sportive et d'information de la vie locale qui ne concernent pas l'ensemble des habitants de la commune ou les habitants de plusieurs arrondissements ou qui n'ont pas une vocation nationale". Il appartient donc au Conseil d'arrondissement de décider, par délibération, la réalisation des équipements dont il aura à assurer la gestion, la réalisation en termes financier et logistique de ces derniers étant toutefois subordonnée à la décision finale du Conseil de Paris. Un pouvoir de relais entre la population et le conseil municipal Le Conseil d'arrondissement a pour mission de participer à l'administration et à l'animation de l'arrondissement. A cet effet, le Conseil d'arrondissement bénéficie d'un droit à l'information sur les affaires intéressant son arrondissement. Pour permettre l'exercice de ce droit à l'information, la loi donne au Conseil d'arrondissement la possibilité de poser au Conseil de Paris des questions écrites et des questions orales. Le conseil d'arrondissement peut également émettre des vœux. Toutes ces procédures permettent au Conseil d'arrondissement d'alerter le conseil municipal sur les préoccupations des Parisiens et d'obtenir des réponses dont ils pourront assurer la diffusion. Les questions écrites Le Conseil d'arrondissement peut adresser des questions écrites au Maire de Paris sur toute affaire intéressant l'arrondissement. Elles doivent normalement donner lieu à une réponse écrite qui doit intervenir dans un délai désormais fixé à 45 jours. Les questions orales Le Conseil d'arrondissement peut également adresser des questions orales au Maire de Paris. Pour être inscrite à l'ordre du jour du Conseil de Paris, la question doit être adressée au Maire de Paris huit jours au moins avant la séance. Les vœux Le Conseil d'arrondissement peut enfin émettre des vœux "sur tous les objets intéressant l'arrondissement ". Les vœux peuvent faire l'objet d'une inscription à l'ordre du Conseil ou être présentés en cours de séance selon une procédure prévue par le règlement intérieur. Normalement, le droit à l'information dont dispose le Conseil d'arrondissement ne peut porter que sur des problèmes limités à l'arrondissement. La procédure des vœux consiste en l'expression d'un souhait par le Conseil d'arrondissement dont la prise de décision ne relève pas de l'exercice de ses pouvoirs propres. Les désignations Le Conseil d'arrondissement désigne en son sein des représentants de la Ville de Paris dans les organismes dont l'activité est limitée à l'arrondissement et où la Ville de Paris doit être représentée (commissions d'admission à l'aide sociale, conseils d'administration des collèges et des lycées, conseils d'administration des conservatoires municipaux, office municipal des sports, conseils postaux d'arrondissement...). Les comités consultatifs Le Conseil d'arrondissement peut, à l'instar des conseils municipaux, se doter de telles formations dont ils fixent eux-mêmes la nature et la composition. L'institution d'un comité consultatif doit faire l'objet d'une délibération du Conseil d'arrondissement. Le comité consultatif comprend des personnes qui peuvent ne pas appartenir au Conseil d'arrondissement, notamment des représentants des associations locales. Par exemple, un comité consultatif peut être composé d'enfants ou d'adolescents. Le Conseil d'arrondissement définit, par délibération, les règles de fonctionnement du comité consultatif et peut lui donner diverses dénominations : par exemple, "conseil de la jeunesse", "conseil municipal d'enfants", etc. Le comité consultatif est présidé par un membre du Conseil d'arrondissement, désigné par le Maire d'arrondissement. Les CICA Selon le principe retenu par l'article L. 2511-24 du CGCT, "les associations participent à la vie municipale ". Au sein de chaque arrondissement, cette participation s'organise dans le cadre d'un comité d'initiative et de consultation d'arrondissement (C.I.C.A.). Le C.I.C.A. réunit les représentants des associations exerçant leur activité dans l'arrondissement, qu'il s'agisse d'associations locales ou d'associations membres de fédérations ou de confédérations nationales (les syndicats professionnels par exemple) qui en font la demande. Au moins une fois par trimestre, le Conseil d'arrondissement tient une réunion en présence des représentants des associations, membres du C.I.C.A. Les associations participent à cette séance avec voix consultative et peuvent exposer toutes questions intéressant leur domaine d'activité dans l'arrondissement et faire des propositions. Les CICA sont, en réalité, des Conseils d'arrondissements ouverts aux associations : ils fonctionnent selon les mêmes règles applicables aux Conseils d'arrondissement "classiques" (délais de convocation, quorum…). Des questions écrites ou orales au Maire de Paris ou des vœux peuvent être adoptés en cours de séance mais par les seuls conseillers membres du Conseil d'arrondissement. L'organisation territoriale de Paris et le rôle des mairies d'arrondissement Les budgets à Paris

  • Catherine Lécuyer | Mon engagement

    Retrouvez sur cette page des éléments sur ma vie, mon engagement politique, les convictions et les valeurs qui guident mon engagement et orientent mon action. Découvrez sur cette page mon parcours, l'origine de mon engagement politique, ainsi que les valeurs et les convictions qui guident mon action au quotidien. > Mes racines bretonnes | Mon parcours politique | L'énergie des valeurs | La droite que j'aime | Combattre le fatalisme | Collaborer dès que possible, s'opposer chaque fois que nécessaire | Une ambition pour ma famille politique Mes racines bretonnes L'ancrage en Basse-Bretagne Ancrée en Basse-Bretagne, sur cette terre de granit où s’allient la ténacité et l’endurance. Mes racines plongent chez les Juloded , ces paysans-marchands de toile du pays de Léon. Des entrepreneurs audacieux qui cultivaient le lin, le tissaient et l'expédiaient aux quatre vents - de la Hollande jusqu'aux Amériques - avant de financer les célèbres enclos paroissiaux. Cet esprit de bâtisseurs s'est transmis intact : plus tard, ma famille traçait sa voie dans la grande aventure du rail français. Une même constante à travers les générations : le goût de l'effort, le sens du concret et l'envie de faire avancer. Au service du bien commun L'engagement public n'est pas une vocation soudaine, c'est un héritage. Une sève bretonne, discrète mais tenace, profondément républicaine. Sur les bancs de l'Assemblée comme du Sénat, mes aïeux ont tracé un même sillon : celui du bien commun. Je songe à Jacques QUEINNEC, député à la Convention. En 1793, en plein procès de Louis XVI, il a le courage de la nuance : "Je ne suis pas juge ", déclare-t-il, refusant la peine de mort et osant défier Marat. Un siècle plus tard, à l'aube de la Grande Guerre, le député François-Louis SOUBIGOU reprenait ce flambeau. Génération après génération, l'exigence demeure. Servir son territoire pour faire rayonner la France. Sans bruit, mais avec constance. C'est cette boussole, modeste et exigeante, qui guide aujourd'hui mon action. Une vie en garnison et l'amour de Paris Fille de militaire, j’ai grandi au rythme des mutations : Metz, Verdun, Sarrebourg… De ces terres d'histoire et de mémoire, j'ai gardé l'ancrage, le sens du devoir et le respect du temps long. Voilà plus de trente ans que Paris est mon port d’attache. J'aime passionnément notre capitale. Mais l'amour exige la lucidité : je refuse de la voir s'abîmer, engourdie par le manque de vision. Paris doit retrouver son souffle, sa tenue et son rayonnement. Redevenons cette "ville lumière" qui inspire le monde ! Mon parcours politique Responsabilités partisanes Mon engagement prend racine en 2008. Je suis rapidement confirmée dès 2009 au Conseil national de l'UMP. En 2015, le cap s'élargit : Nicolas SARKOZY me nomme Secrétaire nationale chargée de la petite enfance et m'associe à la Commission exécutive des Républicains. Du soin porté aux tout-petits jusqu'aux chantiers très concrets du logement et de l'urbanisme comme Déléguée nationale, j'ai bâti mon parcours pas à pas, sur le terrain et à l'écoute. Mandats locaux et métropolitains En mars 2014, les habitants du 8ᵉ arrondissement m’ont accordé leur confiance comme Conseillère de Paris. Un choix, un honneur, et le début d'un engagement sans relâche. Plongée au cœur de la machine parisienne - de la gestion de nos réseaux d'eau à l'aménagement urbain -, j'ai appris le terrain, dossier par dossier, pierre par pierre. En 2016, ce terrain s'est élargi à la Métropole du Grand Paris. Servir notre quotidien, tracer notre avenir : avec la même exigence, depuis le premier jour. Une candidate indépendante Engagée sur le terrain, fidèle à mes convictions. En 2018, forte de la confiance d’un adhérent sur quatre, je me suis portée candidate à la présidence de la Fédération LR de Paris pour faire entendre une droite libre, fière et moderne. Deux ans plus tard, aux municipales de 2020, j’ai porté haut les couleurs du rassemblement avec la liste "Une nouvelle énergie pour le 8ᵉ". Seule candidate indépendante élue à Paris lors de ce scrutin, j’ai arpenté chaque rue et siégé au Conseil d'arrondissement tout au long du mandat 2020-2026. Une boussole unique : l’action utile, l’écoute sans filtre et la fidélité absolue aux habitants. L'énergie des valeurs Des valeurs fortes ne sont pas de simples déclarations d'intention : elles sont à la fois notre ancrage et notre élan. Liberté, éducation, autorité, famille. Ces repères fondamentaux sont le socle de mon engagement. Ils irriguent chaque décision, chaque projet et chaque orientation au service du 8ᵉ arrondissement et de notre capitale. Servir nos habitants avec pragmatisme et conviction, c'est redonner tout son sens à l'action publique. La droite, le sens de l'action et du pragmatisme Être de droite, ce n'est pas une théorie. C'est une boussole très concrète. C'est croire au travail, au mérite et à la liberté d'entreprendre. C'est replacer l'école, la famille, le patrimoine et la transmission au centre de tout. C'est tenir bon sur le civisme, le respect de l'autorité, la laïcité et une solidarité fraternelle, de terrain. C'est opposer le bon sens du quotidien au dogmatisme hors-sol. Et sur le terrain, notre devoir reste simple : baisser le rideau du théâtre partisan, retrousser nos manches et agir pour une seule cause - le quotidien des Parisiens. Garantir la liberté à Paris Ma conviction première tient en un mot : la liberté. Liberté d’aller et venir - pour chacun, à commencer par nos familles. Liberté de travailler, d'entreprendre, de créer. Ce ne sont pas des options, ce sont des droits fondamentaux, le cœur battant de notre Constitution. La liberté n'est pas le désordre : elle s'épanouit dans un cadre juste, guidé par le seul intérêt général. Mais aujourd'hui, cette liberté étouffe sous un écheveau d'obstacles. Il est temps de lever ces freins, de redonner de l'air à nos quartiers et de rendre à notre capitale toute sa vitalité. J'attache de l'importance à la liberté, au sens de possibilité d'action et de mouvement, avec, le cas échéant, des contraintes strictement nécessaires, adaptées et proportionnées aux besoins collectifs qu'exige telle ou telle situation. La liberté d'aller et venir, la liberté du travail, la liberté du commerce sont des libertés fondamentales et des principes à valeur constitutionnelle. La Mairie de Paris doit mieux garantir l'exercice de ces libertés fondamentales dans la capitale. La droite que j'aime L'indépendance au service du rassemblement Ni chapelle, ni clan, ni écurie. Mon parti pris, c'est l'indépendance. Libérée des clivages qui divisent, ma seule boussole est l'intérêt général : rassembler, unir et faire avancer le 8ᵉ arrondissement. Les priorités d'une femme de droite engagée Mon engagement est clair : une droite de conviction, pragmatique et courageuse, tournée vers le résultat concret. S’agissant des deniers publics, la ligne ne varie pas. Il faut sabrer dans les dépenses superflues, alléger le fardeau fiscal et laisser respirer nos entreprises. Chaque euro engagé exige une rigueur absolue : l'orthodoxie budgétaire n'est pas un dogme, c'est un devoir d'exemplarité. Préparer l'avenir impose de briser les carcans bureaucratiques qui étouffent l'initiative, d'assurer la pérennité de nos retraites et de remettre l'exigence au cœur de l'école. Transmettre, c'est d'abord offrir des bases solides. Enfin, la tranquillité publique ne se négocie pas. La lutte contre la délinquance doit être implacable, la sécurité du quotidien garantie sans concession, et la maîtrise des flux migratoires fermement assurée. Restaurer l'autorité de l'État, c'est redonner confiance. Confiance et avenir La droite que je défends regarde devant. Sans dogme ni posture, elle fait confiance à l’esprit d'entreprise, à l’audace écologique et à la liberté responsable. Une droite qui défriche, invente et ose - ancrée dans le réel, tournée vers demain. Combattre le fatalisme Refuser le fatalisme, l'idéologie qui paralyse et la résignation du quotidien : c'est le cœur de mon engagement. Les seuls combats perdus d'avance sont ceux qu'on refuse de livrer. Mon rôle d'élue s'exerce les pieds sur le terrain et la voix haute dans les instances. Sur le pavé du 8e à votre rencontre, au cœur de vos conseils de quartier, comme à la tribune lors des Conseils d'arrondissement et de Paris : je suis là pour écouter, interpeller et agir. Sans posture, sans relâche, à votre service. Comme élue, j'ai toujours été mobilisée au service des habitants du 8e arrondissement pour combattre le fatalisme, celui de l'immobilisme idéologique et de la résignation quotidienne. Collaborer dès que possible, s'opposer chaque fois que nécessaire Le pouvoir parisien est concentré ; notre rôle est aussi de le ramener à hauteur d’homme. Le déséquilibre institutionnel À la Mairie de Paris, les clefs et le pouvoir. Dans les arrondissements, notre voix et votre soutien. L'essentiel des décisions juridiques et la tutelle des services municipaux restent à l'Hôtel de Ville. La Mairie du 8ᵉ ne détient ni les manettes ni l'autorité directe sur les équipes de terrain. Mais nous avons un levier précieux : un pouvoir de conviction, d'influence et de mobilisation au quotidien pour faire entendre le 8ᵉ. Ma ligne de conduite : coopération et vigilance Construire des ponts, pas des compromissions. Pour porter votre voix et faire avancer le 8ᵉ, travailler avec la Mairie centrale est un impératif de réalité. Nous le faisons sans dogme, avec l'unique ambition de vous servir. Mais tendre la main ne signifie pas plier l'échine : ce partenariat s'arrête net dès que vos intérêts sont menacés. Collaborer avec exigence, toujours ; céder sur nos convictions, jamais. Optimiser le pouvoir d'influence Sans pouvoir juridique direct, le Maire d'arrondissement avance à la force de sa conviction. Chaque avis est un levier, chaque proposition un rapport de force. C’est précisément parce que notre marge de manœuvre officielle est étroite qu’il faut l’investir pleinement, sans hésiter ni faiblir. Là où la loi fixe des limites, la détermination ouvre des brèches. Pour le 8e arrondissement, nous ne laisserons dormir aucune prérogative. Une ambition pour ma famille politique Mon ambition est simple : contribuer à incarner, à Paris et au niveau national, l'alternance que les Français et les habitants du 8ᵉ arrondissement attendent. Rebattre les cartes, reconquérir les cœurs. La conviction qui m'anime ne faiblit pas. En mars 2026, après vingt-cinq ans de dogmatisme municipal et quatre mandats d'un pouvoir parisien qui aura abîmé notre cadre de vie, l'aspiration au changement était immense. Mais une rupture ne se décrète pas seule : elle exige de savoir rassembler, dépasser les égos et sceller une coalition forte autour d'une priorité unique - redonner à Paris son éclat. Les conditions n'étaient pas pleinement réunies hier ; notre responsabilité est maintenant de les bâtir pour demain.

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