Sécurité au 36 rue de Washington : il faut faire intervenir le GPIS



Les locataires de la résidence de logements sociaux gérée par Paris Habitat au 36 rue de Washington subissent des troubles à la sécurité et à la tranquillité, notamment des trafics de stupéfiants, du fait d’une minorité d’individus, résidents et non-résidents.


Alors même qu’il a précisément vocation à mener des actions de prévention et de surveillance sur le patrimoine social parisien, pour y assurer la paisible jouissance des lieux d’habitation sans surcoût pour les locataires, le Groupement parisien interbailleurs de surveillance (GPIS) n’est pas mobilisé au 36 rue de Washington, ni ailleurs dans le parc social du 8e arrondissement au demeurant.


J’ai donc interrogé la Maire du 8e arrondissement pour connaître les initiatives qu’elle comptait prendre pour favoriser l’intervention du GPIS au 36 rue de Washington au cours de notre Conseil d'arrondissement du 30 mars 2021.


Dans leurs réponses, la Maire du 8e arrondissement et son adjoint en charge de la sécurité ont estimé que l’intervention du GPIS n’était pas justifiée, ni au 36 rue de Washington, ni ailleurs dans l’arrondissement. Bien sûr, beaucoup est déjà fait, notamment par le Commissariat et les bailleurs. Mais cela ne suffit pas et les problèmes perdurent. Je resterai donc à l’écoute des locataires et ne manquerai pas de remonter au créneau aussi longtemps que la situation continuera de l’exiger.





Retrouvez ci-dessous le courrier que j'avais adressé au Président de Paris Habitat Eric PLIEZ pour faire intervenir les agents du GPIS.

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En savoir plus sur le GPIS


Le GPIS a pour vocation de répondre à un double constat effectué par les bailleurs membres : un besoin de mutualisation des services de prévention et de surveillance sur le patrimoine social parisien, et assurer la paisible jouissance des lieux d'habitation en soirée et au cours de la nuit.


Eu égard à l'imbrication de l'habitat social et aux problématiques de sécurité et de tranquillité similaires d'un patrimoine à l'autre, les principaux bailleurs sociaux parisiens, avec le concours actif de la Ville de Paris, ont conçu un modèle innovant de prise en compte et de traitement des incivilités en temps réel, en créant en 2004 un groupement d'intérêt économique : le Groupement Parisien Inter-bailleurs de Surveillance (GIE-GPIS).


Ce dispositif, gratuit pour les locataires, intervient en dehors des heures de travail des personnels de proximité des bailleurs.


Il est coordonné par un poste de commandement opérationnel (PCO) et permet le traitement et l'analyse des informations recueillies, pour une adaptation quotidienne du dispositif sur le terrain.


Le patrimoine couvert est défini par les bailleurs et répond à la double nécessité de conserver une cohérence territoriale et d'agir prioritairement sur les sites où les indicateurs relèvent un constat d'insécurité. L'action du GPIS cible spécifiquement les publics les plus fragiles, aussi bien les auteurs que les victimes d'actes de délinquance et d'incivilité dans le parc social parisien.


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