Propreté : après 6 ans d’occasions perdues, les Parisiens exigent des résultats !



La nouvelle adjointe à la maire de Paris en charge de la propreté, Colombe BROSSEL, a présenté dans Le Parisien un énième plan pour améliorer la propreté des rues de Paris.


Depuis l’élection d’Anne HIDALGO en 2014, il s’agit plus précisément du … 4e plan propreté ! Sur la répétition de l’histoire, on dit souvent que la première fois est une tragédie et la deuxième fois une farce. A la quatrième fois, j’ajouterais qu’il s’agit d’une mauvaise farce dont les Parisiens sont les dindons.


Le constat est partagé par tous (y compris les agents de la propreté) depuis au moins 2014 : Paris est sale et certains quartiers de la capitale sont de plus en plus sales, parfois en voie de “bidonvilisation”.


Anne HIDALGO a déjà perdu un mandat et de nombreuses occasions d’agir pour la propreté.


En 2017, elle avait fait exclure de la réforme du statut de Paris (par ses amis députés PS) deux évolutions décisives : la décentralisation aux mairies d’arrondissement des pouvoirs dans le domaine de la propreté, pour agir au plus près du terrain, et la création d’une police municipale, pour réprimer certaines infractions telles que les dépôts sauvages et les jets de mégots de cigarettes. Soit dit en passant, cette nécessaire police municipale fut ensuite rejetée une seconde fois, en 2019, par la majorité LREM de l’Assemblée nationale, à la demande du candidat Benjamin GRIVEAUX qui ne voulait pas faire en pleine campagne le cadeau de cette évolution à sa rivale Anne HIDALGO (qui avait entre-temps effectué une volte-face sur le sujet).


En 2017, toujours, la Maire de Paris n’a pas tenu compte des conclusions de la mission d’information et d’évaluation sur “la politique parisienne en matière de propreté” que le groupe Les Républicains et Indépendants (désormais Changer Paris) avait réclamée de longue date et présidé.


Pour que la “ville lumière” cesse d’être aussi la “ville poubelle”, les actions prioritaires à tous les niveaux (prévention, action, répression) sont en effet bien connues : délégation des pouvoirs aux arrondissements, lancement de campagnes de sensibilisation, extension des horaires de balayage, commandes d’aspiratrices et de laveuses supplémentaires, réorganisation des services de nettoyage, déploiement d’agents supplémentaires et renforcement de la verbalisation.


Existe-il pour cela une volonté politique à l’Hôtel de Ville ?


En 2020, les Parisiens exigent des résultats !



Rapport MIE politique parisienne propret
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© 2020 par Catherine Lécuyer