Bonne année 2026 !
- Catherine Lécuyer

- 31 déc. 2025
- 4 min de lecture
Madame, Monsieur, chers Amis du 8e arrondissement,
Nous voici au seuil d'une nouvelle année. C’est traditionnellement le temps des vœux, de l'espoir et de la légèreté.
Mais je sais que l'année 2025 qui s'achève a laissé des traces. Je l'entends dans nos conversations, je le vois dans vos regards : il y a une fatigue, une lassitude légitime.
Nous sommes tous marqués par la crise politique qui secoue la France. Ce sentiment de flottement, d'incertitude au sommet de l'État, est délétère. Il crée de l'anxiété pour nos entrepreneurs, nos familles et pour notre avenir commun.
C'est précisément quand l'horizon national se trouble que l'échelon local doit être un repère, un refuge.
Notre quartier, notre arrondissement, notre ville, c'est le socle de notre vie quotidienne. C'est là que nos enfants grandissent, c'est là que nous tissons nos liens.
2026 ne sera pas une année comme les autres à Paris. C’est la fin d’un cycle. C'est la fin d'une mandature.
Il est temps d'en dresser l'état des lieux. Non pas le bilan que la Mairie de Paris vous vend sur papier glacé, mais le bilan que vous vivez, ou plutôt, que vous subissez, ici, au quotidien.
Le bilan de la majorité "rose-rouge-verte" sortante tient en un mot : accablant !
Il l'est d'abord financièrement. Les chiffres sont têtus : nous sommes passés d’un milliard d’euros de dette en 2001 à une course folle vers les 12 milliards d’euros en 2026 ! C'est un fardeau de 5 000 euros de dette qui pèse sur le dos de chaque Parisien !
Les caisses sont vides. Le duo HIDALGO-GRÉGOIRE a hypothéqué l'avenir de nos enfants.
Et la question que vous vous posez, que nous nous posons tous, c'est : "pour quel résultat ?"
Le résultat, c'est une ville sale. Et nous savons tous que le désordre appelle le désordre. La saleté n'est pas juste une nuisance visuelle, c'est le premier signal de l'abandon. Cela fait mal au cœur de voir Paris, jadis si admiré, aujourd'hui si abîmé.
Le résultat, c'est une insécurité grandissante. Elle n'épargne plus aucune rue, plus aucun quartier. Des abords de la gare Saint-Lazare aux rues plus résidentielles, l'inquiétude s'est installée là où la tranquillité devrait être la règle. Ce n'est pas la vie que nous voulons !
Le résultat, c'est l'anarchie des mobilités. Sans aucune vision globale, on a dressé les Parisiens les uns contre les autres : piétons contre cyclistes, cyclistes contre automobilistes. Au lieu d'apaiser la ville, on a créé des tensions permanentes ! L'agressivité a remplacé la convivialité !
Enfin, c'est une attaque en règle contre ce qui nous est cher. Avec le nouveau Plan local d'urbanisme et son "pastillage" massif, la Mairie de Paris s'attaque directement à la propriété privée et à notre cadre de vie, en fragilisant les propriétaires sans résoudre la crise du logement. Ce n'est pas de l'urbanisme, c'est de l'idéologie !
Face à ce délitement, face à cette gestion municipale "à la petite semaine", quelle a été ma place ? Quelle a été notre place ?
Certainement pas celle de spectateurs passifs !
Cette année encore, ma boussole a été la mobilisation. J'ai refusé de laisser faire. J'aime trop Paris et notre arrondissement pour baisser les bras.
Avec mon groupe "Changer Paris", avec Rachida DATI, nous avons tenu la barre.
J'ai lutté sans relâche pour exiger une police municipale armée et le maillage de notre arrondissement par des caméras intelligentes, seules réponses sérieuses face à la délinquance et aux trafics qui gangrènent certains quartiers, notamment à proximité des Champs-Elysées.
Pour votre cadre de vie, j'ai proposé des solutions radicales comme la privatisation de la collecte des ordures, pour que nos rues ne soient plus les otages des grèves à répétition.
J'ai défendu notre patrimoine, des grilles et des allées du parc Monceau au Théâtre de Guignol des Champs-Elysées, en passant par le réaménagement de la place de la Concorde et la rénovation des kiosques de la Madeleine. Parce que la beauté de Paris est notre bien commun, notre héritage et notre fierté.
Je me suis battue pour une écologie du réel et du quotidien. Pas celle des slogans, mais celle qui améliore la vie, comme rue de Constantinople pour créer un véritable îlot de fraîcheur, ou en exigeant la création d'un espace canin digne de ce nom.
J'ai contesté la stratégie de préemption de la Ville de Paris pour créer du logement social dans des immeubles de très haut standing, à l'instar du 37 avenue George V, jugeant cette politique "dogmatique et ruineuse".
Sur les mobilités, j'ai agi pour la sécurité de tous, en demandant la sécurisation des pistes cyclables, notamment rue de la Pépinière et boulevard des Batignolles, pour stopper les conflits entre piétons et vélos.
Enfin, je me suis mobilisée sur la plupart des grands projets d'aménagement de l'espace public, par exemple la piste cyclable du boulevard Malesherbes, afin de préserver un équilibre entre les intérêts de ses différents usagers - piétons, cyclistes, automobilistes, etc.
Mon cap est clair : l'intérêt des habitants du 8e arrondissement. Ma méthode aussi : être constructive chaque fois que c'est possible, mais m'opposer avec la plus grande fermeté dès que c'est nécessaire.
Alors, mes chers amis, ne laissons pas le fatalisme gagner.
On veut vous faire croire que le déclin de Paris est inéluctable. C'est faux !
Paris n'est pas condamné à la saleté, à la dette et à l'insécurité.
Il est possible de réconcilier les Parisiens, de stopper l'exode des familles et de rendre à Paris sa fierté. De retrouver le plaisir simple de vivre ici.
C'est une question de choix politique.
2026 sera l'année de ce choix. C'est l'heure de vérité.
Grâce à la réforme du mode de scrutin, votre voix dans le 8e pèsera enfin de tout son poids pour l'avenir de Paris.
Nous avons un projet immense à bâtir :
Pour redresser les comptes.
Pour rétablir l'ordre et la propreté.
Pour réconcilier les Parisiens.
Mais aujourd'hui, je veux d'abord penser à vous, à vos familles, à vos proches.
Dans ce contexte difficile, je veux vous souhaiter de trouver dans notre arrondissement, dans notre "village", des moments de joie et de sérénité.
Je vous souhaite une année 2026 de santé, de courage et de renouveau.
Soyez assurés de ma détermination, totale, passionnée, à défendre notre 8e arrondissement et ses habitants.
Bonne année à toutes et à tous !
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