Faisons vibrer l’esprit du 18 Juin dans le 8e arrondissement
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Une voix dans la nuit. Une étincelle face à l’effondrement.
Il y a 86 ans, le 18 juin 1940, la France s’asphyxiait dans le renoncement. Souvenons-nous de ce début de mois de juin critique, de l'exode, de ces millions de civils fuyant éperdus sur les routes l'avancée inexorable des troupes allemandes. Souvenons-nous du traumatisme du 14 juin, ce jour terrible où l’ennemi défilait dans les rues de notre capitale, à Paris. L'ombre de la servitude s’allongeait sur notre sol, et le maréchal PETAIN s’apprêtait à négocier les conditions d’un armistice. C’était l’heure sombre des genoux à terre.
Pourtant, au cœur du désastre, un homme refuse la fatalité.
Sous-secrétaire d'État à la Défense nationale et à la Guerre, envoyé à Londres pour arracher des renforts, le Général de GAULLE fait le choix de l’insoumission. Face au consensus de l’abandon qui s'installe à Bordeaux, il repart dès le 17 juin. Le 18 juin au soir, sur les ondes de la BBC, son cri brise le silence de la capitulation : "Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas".
Ce jour-là, de GAULLE n’a pas seulement prononcé un discours : il a insufflé une force, rallumé le flambeau de l’espérance et fondé la France Libre. Dès l'été 1940, quelques milliers de volontaires le rejoignaient pour poursuivre le combat aux côtés des Alliés. Cet acte de foi, célébré chaque année depuis 1941, est devenu le symbole absolu du refus de la défaite.
La mémoire face au présent : une boussole pour notre action

Ce jeudi 18 juin 2026, nous nous sommes rassemblés devant le Monument aux Morts de la Mairie du 8e arrondissement pour commémorer cet appel fondateur. Aux côtés de Ronan GUEVEL, Conseiller délégué au Monde combattant, des élus et des associations d'anciens combattants, nous avons honoré ceux qui ont bravé l'impossible pour que nous soyons libres.
Venir ici, ce n'est pas accomplir un simple rite formel ou une politesse de calendrier. C'est affirmer que l’esprit du 18 Juin est un souffle vivant. Une boussole pour notre engagement républicain et notre unité.
Cet héritage ne doit pas être figé sous le vernis des commémorations. Il est une arme contre les lâchetés contemporaines, les renoncements confortables et les fragmentations qui menacent notre pacte social. De GAULLE nous crie par-dessus le gouffre des décennies que l'histoire n'est jamais écrite d’avance, et que la France n'est elle-même que lorsqu'elle est debout.
La jeunesse du 8e : cœur battant de la transmission
La grande fierté de cette journée nationale commémorative réside dans sa force de transmission. Je veux saluer la participation active et exemplaire des collégiens d’Octave Gréard.
Leur présence est le vecteur essentiel du souvenir, le pont indispensable entre le sacrifice d'hier et le monde de demain. En s'associant à ces hommages, ils engagent une réflexion profonde sur nos valeurs républicaines. La liberté n’est pas un acquis de naissance, c’est un plébiscite de chaque instant. Le courage de 1940 doit être leur carburant pour bâtir l'avenir.
Ne laissons pas la flamme s’éteindre sous la cendre de l’indifférence. Faisons vibrer l’esprit de Résistance dans notre quotidien, dans nos engagements. Ensemble, faisons résonner l’esprit du 18 Juin !

























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