Tous mobilisés contre le paludisme



Je suis intervenue en Conseil de Paris au nom du Groupe Les Républicains et Indépendants pour nous féliciter que la Ville de Paris réaffirme son soutien et son engagement dans la cause mondiale de la lutte contre le paludisme, notamment en mettant à disposition les salons de l’Hôtel de Ville au profit de l’OMS.


Retrouvez ci-après le texte de mon intervention.


Madame le maire,
Mes chers collègues,
500 000 à un million de personnes meurent du paludisme chaque année. La moitié de l’humanité vit en zone impaludée. Tous les ans, 200 à 500 millions de personnes sont infectées par le paludisme, maladie grave, potentiellement mortelle.
Chaque année, ce fléau tue entre 500 000 et un million de personnes, essentiellement en Afrique et dans le Sud-Est asiatique.
Les moustiquaires et les traitements sont fort heureusement toujours efficaces. Cependant plusieurs médicaments anti-paludéens provoquent des effets secondaires, restent inaccessibles aux plus pauvres quand ils ne sont pas faux (25 % de contrefaçon). Certains de ces médicaments ont de plus commencé depuis 2006 à engendrer des résistances du parasite.
C’est pourquoi, avec justesse, l’OMS constate que la stratégie actuelle de lutte contre le paludisme a atteint une limite, et ne permet plus de faire reculer ce fléau qui demeure une des maladies les plus meurtrières du monde. Le nombre de malades augmente d’ailleurs pour la première fois depuis 10 ans. Il est donc primordial de rechercher des stratégies complémentaires simples et locales.
C’est l’occasion pour moi d’évoquer l’idée très intéressante d’agronomes, d’infectiologues et de pharmacologues d’essayer de traiter le paludisme simple à la façon des tradipraticiens locaux, au moyen d’infusions d’Artemisa annua (contenant de l’artémisinine) et d’Artemisia afra (n’en contenant que très peu), issues de plantes cultivées. Il s’agit là de remèdes ancestraux chinois et africain contre le paludisme. L’Artémisinine, l’un des principes actifs contenus dans l’espèce Artemisia annua, est aujourd’hui à la base des traitements recommandés par l’OMS, et a fait l’objet d’un prix Nobel de médecine en 2015. Les essais cliniques sont très prometteurs.
Nous ne pouvons donc que nous féliciter que la ville de Paris réaffirme son soutien et son engagement dans cette cause mondiale et approuvons sans réserve la mise à disposition à titre gracieux des salons de l’Hôtel de ville au profit de l’OMS.
Merci.

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© 2020 par Catherine Lécuyer