Le Conseil de Paris reprend mon vœu pour renforcer et améliorer la lutte contre l'affichage sauvage



J'ai à nouveau défendu en Conseil de Paris un vœu pour renforcer et améliorer la lutte contre l'affichage sauvage qui sévit dans l'espace public et sur les vitrines des commerçants.

Mon vœu a finalement été repris dans des termes similaires par la majorité municipale puis adopté à l'unanimité du Conseil de Paris.


Madame le Maire,
Comme je l’ai déjà évoqué ici même en mars dernier, notre ville et plus particulièrement les quartiers centraux de la capitale, sont depuis des années le terrain de jeu d’agences de street marketing qui profitent de tous les supports possibles, publics ou privés, pour coller les affiches publicitaires de leurs clients. Moins coûteux que des campagnes publicitaires traditionnelles, ce marketing non conventionnel joue, nous vend-on, « sur le côté « sauvage », proche des codes du « street art », pour attirer l'œil ».
Ce phénomène s’est beaucoup amplifié ces derniers mois et on ne compte plus les vitrines de commerces en faillite, en travaux, les palissades de chantier, les compteurs électriques et autres qui sont recouverts en toute illégalité de publicité plusieurs fois par semaines.
Outre le coût pour les Parisiens que constitue le nettoyage de cet affichage sauvage, il constitue une véritable pollution visuelle et environnementale qui participe au sentiment de saleté et d’abandon de la ville
En décembre 2016 vous vous engagiez par un vœu voté à l’unanimité à poursuivre judiciairement les marques et agences qui utilisent ces procédés de communication illégaux et à demander l’application des sanctions prévues par le code de l’environnement.
En décembre 2018 vous annonciez relever vos tarifs d'intervention.
Vœu pieu à l’évidence si l’on en juge les affiches qui recouvrent par exemple les panneaux en bois du 21 de la place de la Madeleine quasi quotidiennement ou la vitrine de l’agence ADREA rue de la Boétie, 2 exemples parmi tant d’autres.
Qu’en est-il donc réellement ?
La direction de la propreté aurait réalisé 560 constats de recouvrement pour affichage illicite en 2018 contre 76 en 2017. Un effort a été fait mais cela reste très insuffisant !
Je souhaite donc que vous nous détaillez votre bilan en matière de lutte contre l’affichage sauvage depuis 2016.
Et que vous mettiez en place des mesures préventives auprès des entreprises susceptibles de recourir à de telles pratiques (agences de street marketing..) du type charte de bonne conduite et que vous durcissiez davantage encore les sanctions à l’encontre des annonceurs.
Je vous remercie !

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© 2020 par Catherine Lécuyer