Enfin la 5 G à Paris (même si son arrivée est démocratiquement douloureuse...) !



Nous avons inscrit en urgence à l'ordre du jour de notre Conseil d'arrondissement du 23 février 2021 un projet de délibération pour l'adoption d'une nouvelle Charte relative à la téléphonie mobile et la création d'un observatoire de la téléphonie mobile.


Sur la forme, je me suis élevée contre le simulacre de démocratie régulièrement pratiqué par la Mairie de Paris en regrettant que nous devions rendre in extremis un avis sur un projet de délibération transmis quelques heures auparavant, alors même que le sujet est aussi important que sensible, et que la Charte compte 50 pages...


Sur le fond, je me suis en revanche réjouie de cette nouvelle Charte relative à la téléphonie mobile qui va enfin permettre le déploiement de la 5 G à Paris. Le déploiement de la 5G est en effet attendu par la plupart des habitants, des acteurs - notamment économiques - et des usagers de Paris. Ne serait-ce que parce que le réseau 4 G est bientôt saturé et que l’absence d’évolution serait synonyme de dégradation rapide de la qualité de service...


Le déploiement de la 5 G sera d’abord un facteur de progrès environnemental. A usage constant, j'ai rappelé que la 5 G est moins “énergivore” que la 4 G : elle consomme 10 à 20 fois moins d’électricité pour la même bande passante. Autrement dit, elle est en soi, et à usage constant, plus respectueuse de l’environnement et du climat.


Le déploiement de la 5 G sera ensuite un facteur d’innovation économique et sociale. Elle va favoriser le développement de nouveaux usages utiles : la télémédecine, bien sûr, mais aussi la numérisation des activités des TPE-PME, le télétravail, ou encore les services de la “ville intelligente”, lesquels, vous en conviendrez, ne seront pas inutiles pour améliorer la gestion des déchets, de la circulation ou des transports à Paris...


J'ai par ailleurs salué la volonté des cosignataires de la Charte de prévoir des campagnes d’information afin de promouvoir auprès des Parisiens la “sobriété numérique” et la “consommation responsable”. J’ai en effet toujours eu la conviction suivante, en matière de téléphonie mobile comme ailleurs : responsabiliser, ce n’est pas priver de la liberté de mal faire, c’est au contraire permettre de bien faire !


Je n'ai émis qu’une seule réserve : que la Charte ne prévoit pas de clause de revoyure dans 2 ans pour évaluer les enjeux sanitaires de la nouvelle 5 G dite “millimétrique” lorsque les opérateurs téléphoniques voudront la déployer.


En dépit de cette réserve, j'ai voté “pour” ce projet de délibération qui a été adoptée à l'unanimité.



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