[communiqué] Solutions de garde pour les chômeurs de longue durée





Catherine Lécuyer

Conseillère de Paris

Secrétaire nationale de l’UMP

en charge de la petite enfance


Paris, le 10 février 2015


Solutions de garde pour les chômeurs de longue durée :

De l’art de faire du neuf avec du vieux


La plupart des familles françaises font l’amère expérience des insuffisances de notre politique d’accueil de la petite enfance. Mais il est une catégorie particulièrement exposée au manque de solutions d’accueil : ce sont les chômeurs de longue durée.


Le gouvernement vient d’annoncer la mise en place d’un dispositif de réservation de places en crèche d'entreprise pour les demandeurs d'emploi parents isolés, destiné à combattre les « freins périphériques » à l’emploi.


Confrontés eux aussi à la pénurie de places de crèches (estimée à 400 000), ils se trouvent gravement handicapés dans leur recherche d’emploi, alors même qu’ils ne sont pas prioritaires quand ils font une demande de garde auprès de leur municipalité. Bien souvent, ces familles ne peuvent pas non plus se tourner vers des alternatives privées, faute de moyens financiers.


Nous partageons bien évidemment cet objectif, conscients que la situation actuelle pénalise les plus fragiles. En outre, nous ne pouvons que nous réjouir du fait que le gouvernement s’attaque - même de manière accessoire - au chômage endémique qui touche notre pays.


Néanmoins ce dispositif nous paraît relever une fois de plus d’un effet d’annonce.


Seul engagement tangible du gouvernement : des discussions vont s’engager entre les parties prenantes (Pôle Emploi, CNAF, entreprises de crèches) afin d’élaborer des solutions.


Cela dénote l’état d’impréparation de l’exécutif. Rien n’est chiffré, et le dispositif semble bien complexe à mettre en place.


Rappelons que le gouvernement avait promis la création de 275 000 places de crèche. Par peur des réalités ou par opportunisme politique, le coût de la réforme n’avait pas même été évoqué.


Or, sur la base de l’évaluation de la Cour des comptes, la seule création des nouvelles places de crèche représentera 2,16 milliards d’euros d’investissements. La CNAF a annoncé en septembre 2014 que, compte tenu des coupes budgétaires, elle ne pourrait pas créer l’ensemble des places de crèches prévues.


Alors qu’il faudrait déjà combler ce manque flagrant, le gouvernement préfère verser dans la communication et les annonces de façade déconnectées de la réalité. Il ressort comme par enchantement les vieilles promesses qu’il n’a pas su tenir.


Finalement, rien de neuf sous le soleil, et les familles françaises attendent toujours leurs places de crèche.

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© 2020 par Catherine Lécuyer