Commémoration du 81e anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945
- 7 mai
- 2 min de lecture

Jeudi 7 mai, nous avons commémoré le 81e anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 au pied du Monument aux Morts de la Mairie du 8e arrondissement de Paris. À cette occasion, j'ai prononcé un discours devant les multiples représentants institutionnels, associatifs et citoyens présents - les représentants des autorités civiles et militaires, la Présidente de la section du 8e arrondissement du Souvenir français, les représentants des associations patriotiques, les porte-drapeaux, les élus du 8e et des élèves du Collège Condorcet qui, conviés pour participer à ce moment de transmission, ont lu un magnifique texte rédigé par eux.
Hommage aux disparus
La date du 8 mai 1945 marque la fin de l'occupation nazie et le retour à la liberté. Je suis d'ailleurs revenue sur l'annonce de la victoire par le Général de GAULLE, diffusée à la radio.
"La guerre a été gagnée ! Voici la victoire ! C'est la victoire des Nations Unies et c'est la victoire de la France !" (Général de GAULLE)
Cette victoire, s'il n'avait pas de prix, a eu un coût. Elle a été acquise par l'engagement de nombreuses personnes ayant sacrifié leur jeunesse. Les formes de résistance menées durant cette période furent diverses : la constitution de maquis, l'impression de tracts clandestins, les combats sur les barricades, la souffrance endurée dans les camps de la mort, etc. C'est l'action collective de tous ces individus qui a permis la restauration de nos libertés fondamentales.
La mémoire, un engagement actif
Mon intervention a également porté sur la nécessité de maintenir la mémoire collective. La paix est une construction fragile nécessitant d'être consolidée par la tolérance et la justice, elle n'est pas un acquis définitif.
Le devoir de mémoire n'est pas un acte ponctuel, mais un exercice quotidien, que nous pouvons comparer à un muscle qui s'atrophie s'il n'est pas utilisé. Elie WIESEL, rescapé des camps de la mort et Prix Nobel de la Paix l'a écrit :
"Le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l'oubli." (Elise WIESEL)


La transmission aux jeunes générations
Je me suis enfin adressée spécifiquement aux jeunes en général et aux élèves du Collège Condorcet en particulier. J'ai appelé cette jeunesse à la vigilance, en lui demandant de ne pas laisser la banalité du mal s'installer, de lutter contre l'injustice et de protéger la liberté acquise par les générations précédentes.

Commentaires